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Publié le 21 Août 2020

cinéma, film, Belle-fille, Miou Miou, Alexandra Lamy, avis, chronique, blog

Film de Méliane Marcaggi

Avec Miou Miou, Alexandra Lamy, Thomas Dutronc

 

Synopsis :  Découvrant que son mari la trompe, Louise décide de penser enfin à elle et part décompresser en Corse le temps d’un week-end. Elle passe une folle nuit avec un bel inconnu... Une seule puisque, au petit matin, il ne se réveille pas. Andréa, la mère de celui-ci,  débarque sur les lieux et prend immédiatement Louise pour la belle-fille dont elle a toujours rêvé! Prise au piège, Louise va devoir jouer le rôle de la belle-fille idéale pour quelques jours. Problème : sa nouvelle belle-mère ne veut plus la lâcher...

 

Mon humble avis : Quel franc bon moment j'ai passé avec cette comédie tout aussi charmante que caustique. Les quiproquos se multiplient sans lourdeur, jusqu'à mener chaque personnage dans un imbroglio à l'échappatoire bien imperceptible. On ne se tape pas les mains sur les cuisses mais l'on rit et sourit avec plaisir, parce que le scénario est conçu en finesse. Devant cette façade comique, ce film déploie une belle tendresse, et de l'humanité.

Miou Miou et Alexandra Lamy sont tous les deux solaires et pétillantes, pour des raisons différentes. L'une pour la fragilité qu'elle surmonte, l'autre pour celle qu'elle va laisser s'exprimer. Les réparties entre personnages sont très bien senties et cerise sur le gâteau, nous sommes béats devant les magnifiques paysages corses, et amusés par ses clichés corses que la réalisatrice prend manifestement plaisir à manipuler ! Belle-fille oscille entre cocasseries et réflexions, sans se perdre dans des extrêmes pesants ou l'indigeste.

Bref, un film qui détend agréablement ,servi qu'il est par la douce musique de Thomas Dutronc, dans cette période morose et incertaine, qui voit pour tout le monde la fin des vacances approcher. Allons au ciné !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 30 Juillet 2020

 cinéma, film Adorables, Solange Cicurel, comédie, adolescence, Elsa Zylberstein, Lucien Jean Baptiste, avis, blog, chronique

Film de Solange Cicurel

Avec Elsa Zylberstein, Lucien Jean-Baptiste, Ioni Matos, Hélène Vincent

 

Synopsis :  Emma et Victor sont les parents de Lila. Alors qu’elle fête ses 14 ans, Lila commence sa crise d’ado et passe d’une enfant parfaite à une adolescente insupportable. Victor tente d’apaiser les tensions mais entre mère et fille, la guerre est déclarée ! Tous les coups sont permis et plus question d’être adorables...

Mon humble avis : Une comédie familiale, qui se regarde sans déplaisir, notamment grâce à ses interprètes, sur un sujet... récurrent au cinéma : l'adolescence ! Il y a un côté "Guerre des roses" dans ce film, même si c'est évidemment plus soft. Mais il n'empêche tous les coups sont permis !

La différence de ce film, même s'il ne révolutionne pas le genre et n'évite pas certains clichés, est qu'il traite de l'adolescence au coeur d'un couple divorcé et qu'il nous en donne la vision de la mère, la lumineuse et formidable Elsa Zylberstein... qui joue Emma. Emma, qui fut une ado rebelle, s'était toujours juré de ne jamais ressembler à sa toxique de mère et de ne jamais faire vivre à sa fille ce qu'elle avait elle-même vécu à cette période de sa vie... Oui, mais il semble que l'on oublie.... Les grandes théories d'Emma, sur la bienveillance, l'écoute, la communication vont voler en éclats ! Et oui, face à certaines situations, il faut passer à la vitesse supérieure et taper un bon coup de poing sur la table, quitte à déclarer la guerre, même si l'autre belligérante l'a déjà déclarée depuis un moment ! Et c'est ainsi qu'Emma va reproduire le schéma "héréditaire".

Adorables n'est pas un film hilarant, mais il est bien senti,  intelligent et rondement mené après un départ un peu lent. Un film diesel donc, vous voilà prévenus. Il permet à toutes personnes concernées par cette période ingrate (ado et parents) de comprendre le point de vue de l'autre rivage lorsque l'on patauge dans le delta !

Sympathique mais pas mémorable. Mais en cette période de désert cinématographique, c'est déjà pas mal !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 2 Juillet 2020

Film d'Anastasia Mikova et Yann Arthus-Bertrand

 

Synopsis :  Ce documentaire est l’occasion de révéler au grand jour les injustices que subissent les femmes partout dans le monde. Mais avant tout, il souligne la force intérieure des femmes et leur capacité à changer le monde, en dépit des multiples difficultés auxquelles elles sont confrontées. WOMAN, qui repose sur des entretiens à la première personne, aborde des thèmes aussi variés que la maternité, l'éducation, le mariage et l'indépendance financière, mais aussi les règles et la sexualité.

 

 

Mon humble avis : Je voulais voir ce documentaire avant le confinement... pas eu le temps, et le voici reprogrammer dans mon Gaumont donc Hop ! On y va.

Ce n'est pas une virée ciné pour la distraction, car ce documentaire prend vraiment aux tripes et émeut beaucoup. Il bouleverse même, il oscille, en fonction des témoignages, entre moments de grâce et moments de glace. Moment de grâce lorsqu'une femme raconte que lorsqu'elle a donné naissance à sa première fille, elle s'est sentie comme une super héroïne capable de donner la vie. Moment tendresse lorsqu'une vieille dame sans doute originaire d'un pays de l'Est, raconte comme elle aimait son mari et comme elle l'aime encore 15 ans après son décès. Moment de colère et d'effroi devant le récit des jeunes filles vendues et violées et mutilées à vie par Daesh ou Boko Haram. Emotion lorsqu'une vieille asiatique constate qu'elle n'a plus rien de jolie, la peau fripée, les os sous la peau, les dents tombées, les yeux presque blanc... mais que dans son village, on l'appelle "Jolie Mamy". Moment qui dit tout lorsqu'une jeune femme du proche orient ou d'inde, le visage brûlé à l'acide par son mari dit : qu'est-il arrivé à l'humanité pour qu'un homme puisse faire cela ?

Bref, c'est toute une série de portraits de femme qui témoignent d'un sourire, d'un regard, de quelques phrases, d'un rire, ou d'un regard presque vide. Le tout filmé avec grande sobriété, même lorsque pointe le sujet de la maladie (cancer du sein) ou de la vieillesse. Quel que soit leur témoignage et leur histoire, que ceux-ci soient proches de nous culturellement ou à l'antipode, toute ces femmes ont quelques choses à dire, quelque chose de fort. D'ailleurs, on aimerait parfois faire arrêt sur image pour réfléchir sur ce qui est dit et penser "Et moi par rapport à cela, qu'est-ce que j'ai à dire, qu'est-ce que j'ai vécu, qu'est-ce que je ressens ?

Ce documentaire est un magnifique hommage à la femme d'aujourd'hui. Certaines vivent au XXIème siècle, d'autres, par leur pays de naissance, vivent encore cent ans en arrière. Même si le chemin de l'égalité homme/femme et du respect de la femme a encore un bon chemin à parcourir en occident, dans d'autres contrées tout reste à faire, et sous le poids de violentes traditions ancestrales et religieuses. Le tout passera par l'information et l'éducation.

Chacune des femmes qui passe devant la caméra des réalisateurs est belle... Ah pas selon de critères hollywoodiens. Non, elles sont belles parce qu'elles sont elles, qu'elle s'aime malgré leurs "imperfections", qu'elles sont fières d'être ce et qui elles sont, parce qu'elle lève la tête et nous regarde bien en face, malgré le poids qui pèse sur les femmes pour être belles et tant d'autres choses encore. 

Ce documentaire est à voir absolument, qui permet aussi de relativiser certains de nos petits tracas quotidien. Si vous ne pouvez vous rendre au cinéma, patientez un peu, je pense qu'il sera bientôt disponible en VOD ou qu'il sera diffusé à la télévision.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 26 Juin 2020

Cinéma, film, La bonne épouse, Martin Provost, Juliette Binoche, émancipation, libération de la femme, avis, chronique, blog

Film de Martin Provost

Avec Juliette Binoche, Yolande Moreau, Noémie Lvovsky

 

Synopsis :  Tenir son foyer et se plier au devoir conjugal sans moufter : c’est ce qu’enseigne avec ardeur Paulette Van Der Beck dans son école ménagère. Ses certitudes vacillent quand elle se retrouve veuve et ruinée. Est-ce le retour de son premier amour ou le vent de liberté de mai 68 ? Et si la bonne épouse devenait une femme libre ?

 

 

Mon humble avis : La bonne épouse est celle qui sait tenir son foyer, être au service de son époux et soumise à lui... Et c'est maintenant un film sympathique, qui se regarde avec plaisir mais, malgré le fait que ce soit une comédie, on ne peut pas dire que l'on rit beaucoup. On est souvent dans le désuet et le fond est de fait assez sombre. Mais les dialogues font cependant sacrément mouche ! Pour moi qui suis née dans les années 70, c'est même atterrant de constater à quel point les femmes étaient avant presque réduite au rôle de bonniches bien sages et qu'il y avait des écoles pour cela... des écoles ménagères. A ce titre, le film de Martin Provost est intéressant, qui témoigne d'une autre époque, pas si lointaine, et qui montre le chemin parcouru par les femmes pour l'égalité et l'émancipation, même si le chemin est encore long. Nombre des préceptes de la bonne épouse d'alors paraissent maintenant si aberrants, si humiliants... Et pourtant, sous d'autres latitudes et longitudes, il est triste de constater que pour certaines femmes, les choses n'ont que peu changer.

Martin Provost montre bien tout cela, ainsi que l'émancipation qui approche... Nous sommes en 1967-1968 et à Paris, cela commence à gronder. En Alsace où se déroule l'histoire du film, des jeunes filles élèves de l'école ménagère commencent à se rebeller contre l'avenir, ou plutôt le non avenir que l'on trace pour elles. En fait oui, le film est plus intéressant sur la période socio-historique que drôle, même si les tentatives d'humour ne manquent pas, en frôlant même le burlesque via le personnage de Soeur Marie Thérèse, surprenante et méconnaissable Noémie Lvovsky. Juliette Binoche fait bien le job, tout comme Yolande Moreau, comme d'hab en fait. Trop comme d'hab pour cette dernière que l'on voit toujours dans le même type de rôle au cinéma. Comme si les réalisateurs manquaient d'imagination pour proposer un rôle vraiment à contre-emploi à cette grande comédienne. C'est dommage.

Dommage aussi cette fin rocambolesque qui ajoute un style chorégraphié qui tombe comme un cheveu sur la soupe... qui sonne faux !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 16 Mars 2020

Cinéma, Film, Une sirène à Paris, Nicolas Duvauchelle, Matthias Malzieu, Dionysos

Film de Matthias Malzieu

Avec Nicolas Duvauchelle, Marilyn Lima, Rossy de Palma, Romane Bohringer

 

Synopsis :  Crooner au cœur brisé, Gaspard s’était juré de ne plus retomber amoureux. Quant à Lula, jolie sirène, elle n’a que le chant pour se défendre des hommes, en faisant s’emballer leur cœur jusqu’à l’explosion. Lorsque la Seine en crue vient déposer Lula au pied du Flowerburger, la péniche-cabaret où chante Gaspard, c’est un mini-tsunami qui va bouleverser leur existence. Lui, l’homme qui a souffert d’avoir trop aimé, et elle, la créature qui n’a jamais connu l’amour, vont apprendre à se connaître. Et à chanter d’une même voix…

 

 

Mon humble avis : Ah, l'univers de Matthias Malzieu, qu'il soit littéraire ou cinématographique, ou visuel, on ne s'en lasse pas !

Que ce film fait du bien ! Que du bien en cette période morose et crispée. Ce n'est pas compliqué, une sirène à Paris nous emmène dans un autre univers, comme dans un autre espace-temps, un autre monde, une autre époque pourtant bien dans le présent. C'est onirique, enchanteur, drôle, touchant, émouvant, merveilleux, sain, poétique, (faussement) bon enfant, tendre, fantaisiste, délicieux (comme un bonbon acidulé que l'on aime sucer doucement), charmant... Bon, c'est déjà pas mal pour vous convaincre non

Oui, Matthias Malzieu fait de chaque spectateur "une Alice au pays des merveilles". Tant de trouvailles visuelles qu'on ne s'est presque plus où regarder pour qu'aucun détail mignon tout plein ou malicieux ne nous échappe. (il y a un peu, visuellement, un côté Amélie Poulain dans ce film). On est les yeux grands ouverts, souvent bouche bée et le coeur en Chamallow . Ce film est un surprisier, à un d'un titre d'ailleurs. Musique et chansons sont aussi très présentes dans ce film, pas étonnant venant de son réalisateur Matthias Malzieu (Chanteur du groupe Dionysos, qui fait d'ailleurs une apparition dans le film)

Une sirène à Paris est une magnifique histoire d'amour, ou de non amour. De coeur brisé qui lutte mais qui, tant qu'il est brisé restera en vie. Mais dur de lutter contre l'amour, qui lutte lui-même pour s'insérer dans votre coeur, alors que le cerveau bloque l'accès pour se protéger.

Les personnages sont très forts, très caractérisés visuellement et donne une atmosphère années 50. Nicolas Duchauvelle est épatant et étonnant, avec une gentille pêche incroyable, alors qu'on le voit plus souvent dans des rôles inquiétants dans des films sombres.

Chacun verra dans ce film les métaphores qu'il souhaite, ou qu'il ressent, par rapport à son histoire personnelle. En tout cas, que vous ayez ou pas un coeur brisé, si vous aimez le merveilleux, être transporté ailleurs tout en étant là, ce film très coloré est fait pour vous !

 

PS : Si la situation actuelle vous empêche d'aller au cinéma... Pas panique,  ce film est l'adaptation du roman éponyme de Matthias Malzieu. Donc un petit tour en librairie et puis revient, et c'est parti !

Correction quelques heures après la rédaction de ce billet et l'intervention du 1er ministre : bon plus de ciné, plus de librairie ouverte... Vous pouvez toujours télécharger légalement le roman en version audio ou liseuse et vous garantir alors un excellent moment de lecture !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 10 Mars 2020

cinéma, Biopic, de Gaulle, Lambert Wilson, Gabriel de Bomin, avis, blog, chronique, appel du 18 juin 1940

Film de Gabriel Le Bomin

Avec Lambert Wilson, Isabelle Carré, Olivier Gourmet

 

Synopsis :  Mai 1940. La guerre s’intensifie, l’armée française s’effondre, les Allemands seront bientôt à Paris. La panique gagne le gouvernement qui envisage d’accepter la défaite. Un homme, Charles de Gaulle, fraîchement promu général, veut infléchir le cours de l’Histoire. Sa femme, Yvonne de Gaulle, est son premier soutien, mais très vite les évènements les séparent. Yvonne et ses enfants se lancent sur les routes de l’exode. Charles rejoint Londres. Il veut faire entendre une autre voix : celle de la Résistance.

 

 

Mon humble avis : J'ai beaucoup aimé ce film, parfaitement mis en scène, en lumière, en images, en dialogues précis et compréhensibles et bien sûr, interprété avec brio.

De Gaulle (le film) se penche sur les quelques semaines qui ont précédé le fameux "appel du 18 juin. Ce qui rend le film passionnant car les détails de cette période sont très peu connus de nous tous (exceptés peut-être des passionnés et spécialistes de cette période". Dans ma tête et mes souvenirs scolaires, cela se résumait ainsi : Charles de Gaulle est parti à Londres et à lancer son fameux appel. Oui, mais pourquoi, dans quelles conditions, suite à quelle situation précise en France, je n'en savais fichtre (plus) rien. Ce film est donc une bonne révision de l'Histoire française (et mondiale)... Puis nous étions tout de même en Guerre Mondiale, donc les répercussions de cet appel n'ont pas dû se limiter à l'Hexagone. 

Le réalisateur Gabriel Le Bomin nous permet en même temps de ré-appréhender la vie de nos concitoyens d'aller, de reprendre la mesure du climat sous lequel il vivait alors, et sans doute, pour quelques temps pour le spectateur, de remettre les pendules à l'heure par rapport à la crise sociale que la France traverse depuis quelque temps.

Avec certains de mes compagnons de séances, nous étions d'accord sur le fait que le film nous laissait un peu sur notre "faim". C'est rare dans un biopic, mais nous aurions souhaité qu'il dure un peu plus de temps, afin de nous montrer en image les premiers effets de cet Appel, les premiers soldats, hommes, officiers, résistants rejoignant de Gaulle. De même nous aurions apprécié que les explications aillent jusqu'à nous rappeler comment la France s'est retrouvée divisée en deux, entre la France occupée et la France du Gouvernement de Vichy. Après, honte à moi, je ne  m'en souviens plus, mais cette division s'est peut-être installée plus tardivement, et le film ne pouvait pas non plus durer cinq heures.

Bref, grâce à ce film, on ne peut que reprendre conscience et admirer que le courage, l'intelligence, le patriotisme et la ténacité de Charles de Gaulle. Cet homme à qui nous devons certainement (ainsi qu'un des milliers d'autres), la chance d'être encore Français. Mais manifestement, cet appel fut manifestement un tournant décisif.

A voir évidemment !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 19 Février 2020

Film, cinéma, La fille au bracelet, Roshdy Zem avis, blog, chronique

Film de Stéphane Desmoutier

Avec Roschdy Zem, Anaïs Desmoutier, Mélissa Guers

 

 Synopsis :  Lise, 18 ans, vit dans un quartier résidentiel sans histoire et vient d'avoir son bac. Mais depuis deux ans, Lise porte un bracelet car elle est accusée d'avoir assassiné sa meilleure amie.

 

Mon humble avis : J'avoue, ce film m'a laissée perplexe, mal à l'aise, et je ne sais trop qu'en penser. Bien sûr, il est très subtil, bien réalisé et interprété avec la sobriété nécessaire au sujet. D'ailleurs, celui-ci est inspiré d'une histoire vraie argentine, qui a déjà donné lieu à un film, mais selon un regard différent. Ici, Stéphane Desmoutier s'intéresse à celui des parents envers Lise, leur fille accusée de meurtre. Le film étant avant tout centré sur le personnage ô combien complexe et au comportement si déstabilisant de Lise... Dont, comme le dit l'avocate générale, les silences sont si assourdissants, que le film en devient souvent étouffant.

La fille au bracelet est un film de procès et de justice. Plus de la moitié des scènes se déroule en cours d'assise, à grand renfort de plaidoiries.

L'histoire met deux générations face à face... Et comme le rappel l'avocate de l'accusée, la justice ne doit pas juger la morale et la façon de vivre du suspect mais bien l'acte qui lui est ou pas reproché. C'est donc un film sur le doute. Le doute est constant et le spectateur repartira avec son intime conviction ou son doute, quelques soient les délibérés des jurés. Quant à moi, j'ai bien ma version possible des faits, mais celle-ci n'est ni évoquée ni suggérée dans le film.

Le film se penche beaucoup sur la jeunesse actuelle, l'adolescence qui se cherche et qui, via les réseaux sociaux, perd plus de repères qu'elle n'en trouve, au point de ne même plus trop savoir ce qui est bon ou redoutable.

Je regrette et trouve même étrange qu'il ne soit jamais question d'expertise psychologique de Lise, ni même d'un suivi médical. Les scènes de procès sont très réalistes et minutieusement tournées jusque dans le moindre détail judiciaire, dommage qu'il y ait cependant un petit arrangement avec le réel : chaque soir après le procès, Lise rentre chez elle, alors qu'elle devrait être incarcérée.

Enfin et dernière chose, la question principale que pose le film de Stéphane Desmoutier est : "A quel point connaît-on ses enfants, si toutefois on les connaît vraiment" ?

En fait, je pense que c'est un bon film, mais j'en suis sortie vraiment mal à l'aise et perturbée, limite glacée, à un moment où je n'avais pas envie de l'être. J'aurais sans doute eu besoin de plus d'éclaircissements et surtout de moins de suggestivité... puisqu'en fait, ce film pose le spectateur dans le rôle de juré, mais qui n'a pas toutes les cartes en main (on ne peut abattre toutes les cartes d'un procès qui dure des jours en à peine 2 heures).

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 11 Février 2020

cinéma, film #jesuislà, Alain Chabat, Eric Artigau, avis, blog, chronique

Film d'Eric Lartigau

Avec Alain Chabat, Blanche Gardin, Doona Bae

 

Synopsis :  Stéphane mène une vie paisible au Pays Basque entre ses deux fils, aujourd’hui adultes, son ex-femme et son métier de chef cuisinier. Le petit frisson dont chacun rêve, il le trouve sur les réseaux sociaux où il échange au quotidien avec Soo, une jeune sud-coréenne. Sur un coup de tête, il décide de s’envoler pour la Corée dans l’espoir de la rencontrer. Dès son arrivée à l’aéroport de Séoul, un nouveau monde s’ouvre à lui…

 

Mon humble avis : La bande annonce me tentait, par cette "promesse" de passer la moitié du film en Corée du Sud, donc au bout du monde, un bout que je ne connais pas. Et puis Eric Lartigau étant le réalisateur de l'excellent et remarqué "La famille Bélier", je me suis dit que #jesuislà ne pouvait pas être mauvais.

Et bien j'avais faut sur toute la ligne. Ce film est en fait... navrant. Pas drôle du tout, pas triste non plus, mais pas émouvant pour autant. La première partie en France, il faut tendre l'oreille car les comédiens n'articulent pas et leur filiation/parenté ne saute pas aux yeux, il faut donc un petit temps pour constituer l'arbre généalogique... qui en fait n'apporte pas grand-chose de plus. Les dialogues sont d'un banal à mourir et Blanche Gardin, qui tente l'accent du sud-ouest mais sans articuler est limite incompréhensible.

Puis enfin, le film semble démarrer, puisque l'on s'envole pour Séoul. On y atterrit même ! et puis c'est presque tout. Puisqu'Alain Chabat ne quitte pas l'aéroport pendant 11 jours, puisqu'il attend sa dulcinée virtuelle IRL, qui a priori à du retard... Comme Chabat poste sur Instagram plein de photos sur ses rencontres, aventures et mésaventures dans l'aéroport, toujours accompagné du #jesuislà, dans l'espoir que la jolie Soo les lise, et bien il devient une star d'Instagram avec plus de 900 k de followers, donc une célébrité dans l'aéroport. Bref, c'est d'un pauvre, d'une vacuité navrante, tant dans la forme que dans le fond. Même si, au final, on gagne tout de même (et enfin), 10 minutes de balade dans Séoul.... Bon, cette balade n'est pas plus passionnante que le reste... et nous nous distrait pas vraiment de notre ennui.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 7 Février 2020

Cinéma, film, L'esprit de famille, François Berléand, avis, chronique, blog

Film d'Eric Besnard

Avec François Berléand, Josiane Balasko, Guillaume De Tonquédec

 

Synopsis :  Alexandre s'embrouille une nouvelle fois avec son père Jacques. A priori, il ne devrait pas, car ce dernier vient de décéder, mais Jacques, ou plutôt son esprit, est bien là, à râler à ses côtés. Et comme Alexandre est le seul à le voir et donc à lui parler, sa mère, sa femme et son frère commencent à s’inquiéter de son étrange comportement.

 

 

Mon humble avis : L'esprit de famille est un beau film mais inégal... Qui peine à trouver son genre, ce qui est sans doute voulu par le réalisateur, mais qui à mes yeux, n'est pas une bonne idée. En effet, affiche et bande annonce laissent penser que nous allons voir une comédie, ce que ce film n'est pas du tout... A part quelques situations qui prêtent à sourire, mais qui se rapprochent d'un burlesque caricatural inutile, déplacé, pas vraiment inspiré. Alors que le reste sonne juste, entre sobriété, onirisme et douce fantaisie, émotion et nostalgie.

L'esprit de famille porte sur le deuil, les regrets et les non-dits d'une famille, la filiation, le lâcher prise. Le tout avec de beaux dialogues, même s'ils sont parfois cruels, mais qui vont permettre à certains personnages de se relever, et surtout de se révéler. Rien de bien nouveau, mais une autre version bien à elle.

Le lieu de tournage, sur la côte Morbihannaise, offre des images, des paysages et des lumières justes splendides. On aimerait tant y être !

Je salue la prestation de Guillaume de Tonquédec qui sait être vraiment touchant, même bouleversant, lors de sa mue... de la paix qu'il fait avec feu son père et surtout avec lui-même et son entourage. Vraiment, chapeau !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 3 Février 2020

cinéma, film les traducteurs, Lambert Wilson, Thriller, avis, blog, chronique

Film de Régis Roinsard

Avec Lambert Wilson, Riccardo Scamario, Olga Kurylenko, Frédéric Chau, Alex Lawther

 

Synopsis :  Isolés dans une luxueuse demeure sans aucun contact possible avec l'extérieur, neuf traducteurs sont rassemblés pour traduire le dernier tome d'un des plus grands succès de la littérature mondiale. Mais lorsque les dix premières pages du roman sont publiées sur internet et qu'un pirate menace de dévoiler la suite si on ne lui verse pas une rançon colossale, une question devient obsédante : d'où vient la fuite ?

 

 

Mon humble avis : Le coup de coeur envers ce film ne saute pas aux yeux. Celui-ci commence en mode diesel et il faut un certain temps pour que le rythme prenne et que la "fuite" explose et rende alors chaque protagoniste comme un coupable potentiel. Il faut aussi s'habituer aux bonds dans les temps passé et présents... Et aux multiples accents des traducteurs, ceux-ci étant tous de nationalités différentes mais s'exprimant en français. Donc concentration, sinon, vous serez un peu perdus. Mais d'un coup, la tension monte et va crescendo... jusqu'au final qui vous laisse éberlués et abasourdis ! Parce que vous n'avez rien imaginé de tel, rien vu venir ! (même si vous attendiez ! ) Mais une fois que le scénario se ré-enroule devant nous sur l'écran, on crie alors au génie ! Quelle histoire à placards et tiroirs, quelle histoire en trompe l'oeil ! Tout le monde est manipulé : personnages et spectateurs. Vraiment, ce scénario original super bien ficelé mérite les palmes de la surprise et mérite à lui seul le déplacement !

Trois styles de thriller en un... Un genre Agatha Christie (on pense évidemment aux dix petits nègres, au crime de l'orient express), un genre arnaque... Le troisième genre, vous le découvrirez dans la salle, dans les dernières minutes du film. Et l'on pourrait dire que certaines scènes rappellent certaines émissions de téléréalité (enfermement, pas de contact à l'extérieur, grand luxe des installations mises à disposition etc...

Mais ce thriller est aussi un merveilleux hommage à la littérature, aux lecteurs, et surtout, aux traducteurs, qui sont payés en droits d'auteurs (2%) sur les ventes en France, mais qui sont rémunérés à la page le plus souvent à l'étranger. Les traducteurs dénoncent aussi l'aspect marketing primant sur le littéraire dans l'édition où certains romans se vantent comme un tube de dentifrice !

A savoir, c'est d'une situation réelle dont s'est inspiré Régis Roinsard pour écrire son incroyable et captivant scénario. Il y a quelques années, les traducteurs d'Inferno, roman de Dan Brown, avaient aussi été enfermés dans un bunker pour que ne filtre aucune information sur le futur best-seller tant attendu.

Bref, scénario et huis clos géniaux ! A voir (en étant concentré !)

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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