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Publié le 19 Octobre 2022

Film de Cédric Jimenez

Avec Jean Dujardin, Sandrine Kiberlin, Jérémie Renier, Anaïs Desmoutier

Synopsis : Une plongée au cœur de l’Anti-Terrorisme pendant les 5 jours d'enquête qui ont suivi les attentats du 13 novembre

Mon humble avis : Cela pourrait être un superbe film d'action, bien documenté, efficace à souhait, sous tension permanente, mais c'est bien plus que cela. C'est aussi un bel hommage aux hommes et femmes qui ont traqué 5 jours durant les 2 terroristes en fuite après les attentats des terrasses. Nuits et jours... Et même après la fin "publique" de cette traque, puisque l'enquête a duré encore cinq longues années pour remonter à toutes les têtes dans toutes les ramifications. On entre vraiment en apnée, c'est du non-stop jusqu'à la fin. Et pourtant, même si l'on connaît l'issue et le contexte, on est crispé à son siège. Chapeau donc à tous ces corps de métiers de la police et de l'Anti-terrorisme. C'est rassurant de voir que de tels hommes et femmes et de telles technologies nous protègent, et en même temps, c'est flippant de constater que, malgré tout cela, les drames ont tout de même lieu....

On se rend bien compte du poids et des responsabilités qui pèsent sur ces policiers de l'Anti terrorisme... Croire ou ne pas croire un témoin par exemple... Car dans un sens comme dans un autre, les conséquences sont énormes et peuvent être fatales... Comme peuvent l'être aussi celles d'une enquête qui ne respecterait pas à la lettre les procédures...

Des acteurs exceptionnels, qui font oublier qu'ils sont des acteurs, tant ils sont dans leur job, dans leur rôle. Pas de premier rôle ou de rôles secondaires ici, les temps d'apparition sont assez semblables d'un comédien à un autre...même si c'est Jean Dujardin qui est seul sur l'affiche. Le film est porté par tous, et j'ai une mention spéciale pour la comédienne Lyna Khoudry, qui est vraiment bluffante dans le rôle de Samia, la jeune femme qui a appelé les services de police pour leur dire qu'elle savait où se trouvaient les terroristes. Et l'on se rend compte que sans cette "Samia", l'issue de cette enquête aurait été bien plus longue, car jusque-là, la police n'avait que des fausses pistes.

Les attentats, on ne les voit pas, pas plus qu'on ne voit les visages des terroristes. Ils ne sont qu'ombres et silhouettes. On suit par des allocutions télé de François Hollande les événements du Stade de France et du Bataclan... mais Novembre se concentre uniquement sur la traque des deux terroristes en fuite. Il n'y a pas de place pour l'émotion, les épanchements ou le "brodage". On ne se sait rien des policiers et de leur vie personnel, tout se passe dans l'action, pas de digression...

Après, chacun vit, revit, digère, cette sombre période comme il le ressent, suivant aussi sans doute sa proximité personnelle ou relationnelle avec les attentats. Deux films sont sortis récemment sur le sujet des attentats... Revoir Paris, qui donnent la parole aux victimes, et Novembre, au coeur de l'anti terrorisme... L'un complète l'autre je trouve. Et tous deux sont un bel hommage 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 5 Octobre 2022

Film de Lauriane Escaffre et Yvo Muller

Avec Karine Viard, Grégory Gadebois, Noée Abita

Synopsis : Maria est femme de ménage. Mariée depuis 25 ans, réservée, timide et maladroite, elle ne quitte jamais son carnet à fleurs dans lequel elle écrit des poèmes en secret. Lorsqu’elle est affectée à l'École des Beaux-Arts, elle rencontre Hubert, le gardien fantasque de l'école, et découvre un lieu fascinant où règnent la liberté, la créativité et l'audace... Dans ce monde si nouveau, Maria, qui a toujours été dévouée et discrète, va-t-elle enfin se laisser envahir par la vie ?

Mon humble avis : Un "petit" film que j'aime... Qui n'élude pas les difficultés de la vie ni les aberrations de nos sociétés, mais qui offre un oeil différent, qui aère les couloirs d'une fraicheur bienvenue, et qui donne envie de s'envoler. Bref, un film qui détend, divertit, amuse gentiment avec délicatesse et finesse sans en faire des caisses mais qui nous enserre subtilement. Les dialogues font sacrément mouche, et tant dans le visuel que dans les situations, Maria Rêve est parsemé de jolies trouvailles, touchantes ou drôle.

On ne peut qu'admirer encore une fois l'énorme talent de Karine Viard, très émouvante dans le rôle du femme gauche, timide, réservée, recluse, voire éteinte dans sa petite vie sans couleurs. On sent et on voit vraiment la transformation du personnage, ne serait-ce que dans sa démarche etc... Karine Viard, via Maria, nous montre parfaitement qu'il n'y a pas d'âge pour devenir papillon, pour se regarder enfin, pour s'envoler, se réaliser et ouvrir les yeux sur les possibilités de la vie, bref pour s'émanciper. Avec Grégory Gadebois, elle forme vraiment un joli et émouvant couple de cinéma, avec une "parade nuptiale" poétique hors des sentiers battus, on ne peut plus délicieuse pour le spectateur ! Les réalisateurs ont vraiment bien fait de réunir ces deux magnifiques comédiens, d'où jaillit une belle alchimie.

Ce film interroge aussi sur l'art, la création et ses extrêmes : l'art révélateur, déclencheur et l'art pédant et prétentieux, voire "masturbation intellectuelle" pour donner du sens là où il n'y en a pas.

Maria Rêve est avant tout un bel hommage à toutes les personnes invisibles de notre entourage, invisibles car ils savent être discrets comme il leur est demandé de l'être. Mais invisible ne veut pas dire vide, non existant, sans potentiel etc.

Bref, un film vraiment charmant et ce n'est pas péjoratif !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 24 Septembre 2022

Film de Christian Carion

Avec Dany Boon, Line Renaud, Alice Isaaz

Synopsis : Madeleine, 92 ans, appelle un taxi pour rejoindre la maison de retraite où elle doit vivre désormais. Elle demande à Charles, un chauffeur un peu désabusé, de passer par les lieux qui ont compté dans sa vie, pour les revoir une dernière fois. Peu à peu, au détour des rues de Paris, surgit un passé hors du commun qui bouleverse Charles. Il y a des voyages en taxi qui peuvent changer une vie…

Mon humble avis : Une belle course est indéniablement un beau film... qui donne à réfléchir... Sur l'évolution de nos villes qui remplace tout pour uniformiser et lisser, sur nos agacements inutiles et futiles qui nous pourrissent la vie... sur la beauté de Paris... Voilà pour la "surface". Dans le fond, Une belle course est très émouvant, car c'est la rencontre de deux être qui vont changer la vie de l'autre pour toujours, même si, le toujours pour l'un peut ne durer qu'une journée.

Une belle course nous dit aussi l'importance de prendre le temps d'écouter l'autre, et notamment l'ancien. Une dame de 92 ans a forcément des choses à nous apprendre, à nous révéler, nous rappeler la valeur des souvenirs. Et effectivement, Madeleine nous bouleverse avec l'histoire d'une partie de sa vie, qui fut à une époque une succession de drames qui la bande annonce ne laisse pas imaginer. C'est vraiment bouleversant, révoltant aussi, et on ne peut que ressentir une admiration devant cette femme qui s'est relevée, qui a survécu aux drames pour aboutir à une certaine sagesse et à une réelle facétie !

Le casting pourrait laisser croire à une comédie amusante, ce n'est pas du tout le cas. Mais entre la narration de deux drames (jamais dans le pathos), on en vient à sourire, à se sentir dans ce taxi comme dans un cocon, et l'on se dit qu'une telle parenthèse ferait du bien à tous. 

Une belle course est aussi un film sur la vieillesse et fin de vie, la liberté et le libre arbitre perdus des âgés qui rentre en maison spécialisée. Le renoncement en quelque sorte.

Une belle course, c'est un trajet en taxi... mais c'est aussi le regard que nous portons sur notre vie passée... La vie est aussi un trajet !

Malgré les cruautés de la vie qu'il met en scène, ce film fait du bien en fait.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 16 Septembre 2022

Film d'Alice Winocour

Avec Virginie Efira, Benoît Magimel, Grégoire Colin

Synopsis : Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

A Paris, Mia est prise dans un attentat dans une brasserie. Trois mois plus tard, alors qu’elle n’a toujours pas réussi à reprendre le cours de sa vie et qu’elle ne se rappelle de l’évènement que par bribes, Mia décide d’enquêter dans sa mémoire pour retrouver le chemin d’un bonheur possible.

Mon humble avis : Un film juste, sobre, bouleversant. Les avertissements ne sont "valables" que parce que ce sont des scènes "vécues"... Mais que l'on voit en tant que fiction dans d'autres films... Par ailleurs, ce film est également une fiction, même s'il s'inspire des attentats des terrasses parisiennes et du Bataclan, il ne traite pas spécifiquement de l'un d'eux.

Revoir Paris donne la parole aux victimes survivantes d'attentat et à leur entourage, tout en nous plongeant au coeur de leur vécu et de leur vie abimée, qui tient plus de la survie. Cela permet de saisir au plus près le traumatisme vécu et ses innombrables conséquences, même si invisibles. Virginie Efira est une fois de plus grandiose.

Je n'en dirai pas plus... Pour le reste, seul le silence s'impose.

A voir, autant comme un devoir de mémoire aussi, comme un chemin de résilience et de reconstruction.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 9 Septembre 2022

Film de Murielle Magellan

Avec Sara Giraudeau, Grégoire Ludig, Pierre Deladonchamps, Sara Suco

Synopsis : Adaptation libre de la bande dessinée éponyme de Boulet et Pénélope Bagieu parue aux éditions Delcourt.
Eloïse se retrouve assise seule sur un banc parisien. Qui est-elle ? Que fait-elle là ? Elle ne se souvient de rien ! Elle se lance alors dans une enquête, pleine de surprises, pour découvrir qui elle est. Et si cette amnésie lui permettait de trouver qui elle est, qui elle aime, et de réinventer sa vie ?

Mon humble avis : Je n'ai pas lu la bande dessinée éponyme, donc je ne peux pas dire à quel point ce film y est fidèle ou non.

Quoiqu'il en soit, j'ai passé un savoureux moment avec cette "Page blanche". Savoureux et lumineux, voire aérien parfois, tant la réalisation est délicate et sublime Paris et ses quelques lieux majeurs dans le scénario. Il y a comme un petit côté Amélie Poulain.

Avec Eloise, on s'inquiète, on s'émeut, on s'amuse, on tremble, on rit aussi un peu, on sourit. Un film sérieux et léger à la fois, souvent poétique, qui fait du bien. Qui pose la question de ce que l'on est et du pourquoi, de ce que l'on pense être, de ce que l'on accepte d'être pour s'inclure dans un groupe et entrer dans le moule, même si cela nous éloigne parfois de nos valeurs, et de notre moi intérieur et profond, que l'on malmène pour ressembler aux autres.

La page blanche nous parle aussi de la vie et de ses accidents, qui parfois, nous permettent de repartir sur de meilleures bases, de recommencer à zéro ou presque, de prendre de meilleures décisions. Enfin, il est question de ce qui nous relie aux autres, surtout à notre époque hyper connectée. Pour Eloise, perdre la mémoire lui permettra de se retrouver.

Sara Giraudeau interprète à merveille cette jeune femme perdue, fragilisée, ingénue. Elle est à la fois émouvante et solaire. Bon, j'avoue j'ai un peu de mal parfois avec sa voix (mais qui est très adaptée au rôle). Et puis à travers son joli visage, j'en vois deux autres simultanément, celui de son père et de sa mère.

En résumé, un très bon film, qui détend, et qui pose de bonnes questions. A ne pas bouder !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 22 Août 2022

Film de Christophe Duthuron

Avec Pierre Richard, Eddy Mitchell, Bernard Le Coq, Alice Pol

Synopsis : Pour venir en aide à des migrants qu’il cachait à Paris, Pierrot les conduit dans le Sud-Ouest chez Antoine qui lui-même accueille déjà Mimile, en pleine reconquête amoureuse de Berthe. S’attendant à trouver à la campagne calme et volupté, les six réfugiés goûteront surtout à la légendaire hospitalité d’un village français. L’occasion rêvée de secouer les peurs et les préjugés pour Sophie et nos trois Vieux Fourneaux, promus consultants inattendus d'une campagne électorale que Larquebuse, le maire de Montcoeur n’est pas près d’oublier.

Mon humble avis : Autant j'avais adoré, en grande fan que je suis de la série BD éponyme, l'adaptation du premier tome, autant cette fois-ci, je suis déçue.

Je n'ai pas été embarquée, j'ai peiné à rire, je me suis par moment ennuyée. J'ai trouvé le film désordonné, les dialogues pas assez travaillés et manquant de finesse, le jeu des principaux acteurs très poussifs, limite grotesque ou pas inspiré, comme s'ils déployaient une énergie considérable pour combler les défaillances du film.

Seuls les moments qui portent sur la vraie thématique du film - à savoir l'accueil des migrants, les à-priori et les stupidités administratives à leur égard offrent un beau message, bien mis en scène, réveille un peu les consciences. Mais ces moments n'arrivent que dans la dernière partie du film, dommage. 

Bref, la sauce n'a pas pris pour moi, donc je déconseille, d'autant que pas mal de (normalement) bons films sont annoncés prochainement !

Je vais donc attendre aussi la sortie BD du tome 7 avec impatience (est-il seulement prévu ?) et éviter les potentielles suites Vieux fourneaux au cinéma !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 5 Juillet 2022

Film de Quentin Dupieux

Avec Alain Chabat, Marie Drucker, Benoît Magime, Anaïs Demoutier

Synopsis : Alain et Marie emménagent dans un pavillon. Une trappe située dans la cave va bouleverser leur existence.

Mon humble avis : Si on ne m'y avait pas invitée, je ne serais pas allée voir ce film, et pourtant, aucun regret.

Oui, c'est complètement barré, du moins dans les 2 situations de départ qui sont exploitées ici. C'est le fond mais pas la forme qui est complètement loufoque.  Mais est-ce moins barré que la société dans laquelle nous évoluons ? Non en fait.

Dans ce film, Quentin Dupieux pointe habillement du doigt le grotesque de notre époque : le culte du jeunisme et le tout électronique et connecté ! Oh, je ne vous dirai pas comment, ce serait complètement spoiler... Mais deux couples vivent des expériences incroyables... mais vraies ! C'est donc une satire sociale bien réussie, très rationnelle en fait, avec des concepts simples ! Qui dit les choses et interroge comme il faut sur la distance entre les préoccupations des uns et des autres, ceci par quelques dialogues bien sentis.

Le réalisateur a la bonne idée de ne pas en faire des tonnes, de ne pas surexploiter ses sujets, de ne pas tomber dans le graveleux et le vulgaire.

Des comédiens au diapason nous montrent parfaitement le ridicule de notre ère dans ses obsessions de l'apparence et de la propriété et de l'usage de certains biens... Qui ne sont pas sans rappeler Maggy, la chanson de Renaud ! Bref, une bonne comédie (pas hilarante, mais fine malgré le "farfelu" du concept de départ) à ne pas bouder !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 2 Juin 2022

Film d'Arnaud Desplechin

Avec Marion Cotillard, Melvil Poupaud, Benjamin Siskou, Patrick Timsit

Synopsis : Un frère et une sœur à l’orée de la cinquantaine… Alice est actrice, Louis fut professeur et poète. Alice hait son frère depuis plus de vingt ans. Ils ne se sont pas vus depuis tout ce temps – quand Louis croisait la sœur par hasard dans la rue, celle-ci ne le saluait pas et fuyait… Le frère et la sœur vont être amenés à se revoir lors du décès de leurs parents.

Mon humble avis : 1h48... Qui en parait le double... Un ennui mortel... Je n'avais pas vu avant la séance que le film était d'Arnaud Desplechin... Ceci explique sans doute cela, du moins à mes yeux...

Pas vraiment de scénario... Un film familial (sur une famille, hein, pas pour passer une chouette soirée ciné avec les enfants) qui se veut intimiste... Et qui n'est qu'une longue masturbation cérébrale de bobos... Rien qui ne m'ait accrochée, et encore moins raccrochée : ni les dialogues, ni le rythme qui n'en n'est pas un, ni les images (c'est sombre, triste, il pleut, c'est tourné à Lille). Ni le jeu des acteurs dont on se demande ce qu'ils font là... Bon, comme d'hab, Marion Cotillard montre ce qu'elle sait faire : passer du sourire figé à l'hystérie... Aucun des personnages principaux n'éveille la moindre empathie. Quant aux personnages secondaires, on ne sait pas qui ils sont vraiment, si on les a déjà vu ou non...

Desplechin s'interroge ici sur le pourquoi de la haine ? C'est bien beau de s'interroger, mais si on ne propose pas une amorce de réponse, à quoi bon s'interroger à voix haute ? Bref, au bout de presque deux heures, on ignore toujours pourquoi le frère et la soeur se haïssent autant, et la réconciliation vient comme un cheveu sur la soupe, comme la fin d'un jeu, d'un caprice... genre on a joué, on arrête... Mais le jeu a tout de même pourri toute l'ambiance familiale pendant vingt ans.

Bref, du vide, de l'ennui, des personnages égoïstes, qui s'ennuient autant qu'ils nous ennuient avec leurs lamentations familiales... Mais le pire dans tout cela, c'est que cette famille semble tellement dysfonctionnelle sans que l'on nous en donne les raisons, et bien on nous laisse complètement à l'extérieur de son histoire. Tout se déroule comme si nous n'étions pas là. De là à dire que le film est à l'image de ses personnages, il n'y a qu'un pas. Un film égoïste que ne s'intéresse pas à ses spectateurs, qui ne les invite pas à entrer...

Et bien dans ce cas, je préfère franchement la sauce US Top Gun qui m'invite dans un cockpit ! Bref, ce n'est pas avec des films comme Frère et soeur que les salles de cinéma vont se remplir de nouveau. Désespérant ! Mais la presse, et notamment Cannes, porte ce film aux nues !

Mais Desplechin ne m'aura plus ! Son cinéma et moi, on fait deux ! Au cinéma, je veux de l'émotion, de la découverte, de la peur ou du plaisir simple ou du grand spectacle. Là, je n'ai rien eu.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 19 Mai 2022

Film de François Uzan

Avec Jacques Gamblin, Pascale Arbillot, Pablo Pauly, Agnès Hurstel

Synopsis : Thierry passe ses journées à classer ses photos de famille, persuadé que le meilleur est derrière lui. Lorsque Claire, sa femme, lui annonce qu’elle le quitte, Thierry, dévasté, lui propose de refaire « Grèce 98 », leurs meilleures vacances en famille. Officiellement, il veut passer une dernière semaine avec leurs enfants avant de leur annoncer la séparation. Officieusement, il espère reconquérir sa femme ! En tentant de raviver la flamme de son couple, Thierry va mettre le feu à sa famille...

Mon humble avis : Un film qui fait du bien, qui divertit, qui ne nous parle pas de guerre, de Covid, d'élections, de pénurie et de pouvoir d'achat ! Bref, un film qui change les idées avec les péripéties d'une famille que le père tente de garder intacte. Il faut composer avec le caractère et les petits vices de chacun, et se faire à l'idée que les enfants n'en sont plus, du moins, sur la carte d'identité.

Alors ça s'engueule, ça se claque les portes au nez, ça multiplie gaffes, taquineries et malchance... pour le plus grand plaisir du spectateur.... Car derrière la façade, et bien ce petit monde s'aime tout de même ! On rit juste ce qu'il faut, pas trop. D'ailleurs, ce film a reporté le prix du jury au festival de l'Alpe d'Huez en 2021.

Voyage donc dans le passé, pour le meilleur et pour le pire. Et même si rien ne se passe comme prévu, on envie les vacances de la famille Hamelin pour les lieux qu'elle arpente. Elle est belle la côte Grecque ! On s'assirait à une table d'un de ces petits restos de bord de mer, à siroter un ouzo ou un rosé, avec une bonne salade grecque, en laissant le temps filer !... Avant de filer nous aussi visiter l'Acropole.

Un savoureux mélange de mélancolie et de drôlerie, avec de bonnes idées, mené énergiquement par un Jacques Gamblin plein de ressources, un Jacques Gamblin trop rare sur les écrans depuis quelques années. Un grand plaisir pour moi que de l'y revoir, cet acteur m'a toujours touchée !

Malgré des dialogues corsés et épicés, ça reste bien savoureux et bienveillant. Et le message est le suivant : Certes, on a de bons souvenirs, certes il ne faut pas oublier, mais garder en tête que le plus beau souvenir est toujours le prochain.

Un film très bien écrit et réaliser, pour se faire du bien, à ne pas bouder !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 8 Mai 2022

Film de Claude Zidi Junior

Avec Michèle Laroque, MB14, Guillaume Duhesme 

Synopsis : Antoine, jeune banlieusard parisien, suit des études de comptabilité sans grande conviction, partageant son temps entre les battles de rap qu’il pratique avec talent et son job de livreur de sushis. Lors d’une course à l’Opéra Garnier, sa route croise celle de Mme Loyseau, professeur de chant dans la vénérable institution, qui détecte chez Antoine un talent brut à faire éclore. Malgré son absence de culture lyrique, Antoine est fasciné par cette forme d’expression et se laisse convaincre de suivre l’enseignement de Mme Loyseau. Antoine n’a d’autre choix que de mentir à sa famille, ses amis et toute la cité pour qui l’opéra est un truc de bourgeois, loin de leur monde.

Mon humble avis : J'aime ce genre de film où il y a confrontation / rencontre entre des milieux que tout oppose. J'aime ces histoires où des jeunes plutôt mal partis dans la vie trouve une main tendue qui leur révèle leur voie, leur donne une chance et qu'ainsi se réalise une belle destinée... Le déterminisme social n'est pas toujours une fatalité. D'autant que ces films finissent en général bien etc...

Ténor est donc dans la droite ligne d'autres films du même style que j'ai vu récemment (comme Compagnons).  L'histoire tient la route, tout comme la réalisation et le jeu des acteurs. Mais ce que je reproche en fait, c'est que ce type de sujet est toujours traité de la même façon, sur le même rythme, dans le même ordre... Présentation des milieux opposés et de la vie des deux personnages principaux... La rencontre... Puis le "pétage de plomb" du jeune, le rejet de sa nouvelle vie par entourage, puis happy end ! Ici, les personnages m'ont paru tout de même bien caricaturaux. Mais c'est peut-être réaliste après tout ? Que ce soit dans les banlieues ou dans les milieux très huppés, les gens ne répondent-ils pas souvent aux stéréotypes de leur environnement ?

Mais l'ensemble reste sincère et touchant, en rapprochant deux univers à priori bien lointain : l'opéra et le Rap ! Et le film nous offre une visite de l'Opéra Garnier avec des images à couper le souffle !

A noter, Ténor est le premier film en tant qu'acteur pour MB14, rappeur, beat boxer et autre réputé, connu du grand public grâce à sa participation remarquée à The Voice il y a quelques années. La comédie, une nouvelle corde à son arc déjà bien garni !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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