SOMBRE DIMANCHE, d'Alice ZENITER
Publié le 17 Juin 2026
Roman - Editions CDL - 7h30 d'écoute - 22 €
Parution d'origine chez Albin Michel en 2013
Mon pitch : Une fresque familiale, sur cinq générations, en Hongrie, dans la même maison posée au milieu des rails de la gare de Budapest.
Il est question du communisme, de sa chute, et de la vie d'après.
Tentation : le sortir de ma PAL audio
Fournisseur : Ma PAL audio (bib de Rennes)
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Mon humble avis : Il y a un an et demi, j'entrais enfin dans l'univers d'Alice Zeniter via sa dernière parution : "Frapper l'épopée". Avant de rédiger ce billet ci, j'ai relu celui de Frapper l'épopée.... Et cela m'a vraiment "frappée". Car quelque part, je pourrai écrire la même chose mot pour mot... La seule différence étant le contexte géopolitique (La Nouvelle Calédonie pour Frapper l'épopée et la Hongrie avant et après la chute du mur de Berlin pour ce roman ci.)
J'ai mis des années à sortir ce roman de ma PAL audio, tout simplement parce que les dimanches, quand j'étais jeune, je n'aimais pas cela... Messe, repas de famille puis devoirs scolaires dans ma chambre. Rien à voir avec le contenu de cette histoire finalement.
Comme pour "Frapper l'épopée" j'ai été intéressée par ce roman qui m'a fait prendre conscience à quel point la chute du communisme et du Mur de Berlin n'a pas été perçu de la même façon, selon que l'on était ou non, directement concernés par cette barrière. Car avec Sombre dimanche, Alice Zeniter nous montre bien que même si d'un coup les frontières sont tombées et le monde s'est élargi, pour les petites gens de Hongrie, la vie a gardé la même étroitesse.... par manque de moyen.... Et puis, finalement, par culture peut-être. Les personnages reprochent au système et à l'Histoire leur immobilisme...Alors que finalement, aucun d'entre eux n'a eu l'idée ou le courage de monter dans un de ces trains qui cernaient la maison familiale pour aller voir l'ailleurs...
Mais comme pour "Frapper l'épopée", malgré mon intérêt, et bien ce roman n'a fait naître aucune émotion en mois (excepté lorsque l'on découvre la lettre du grand-père, qui mène à la fameuse question "et si j'étais né à Leidenstadt qui me plait tant). L'écriture d'Alice Zeniter est soignée et belle mais elle a quelque chose de trop factuel et de distant qui me laisse émotionnellement au dehors de l'histoire qui m'est contée. Une fois de plus, je ne me suis attachée à aucun personnage, d'autant que le récit est plutôt terne, sans événement qui paraisse majeur.
Je crois juste qu'en fait, Alice Zeniter, malgré sa réputation et les nombreux prix littéraires qu'elle a reçu, ne me convient pas. Et pourtant, la Hongrie me bottait bien comme destination littéraire...
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