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Publié le 29 Août 2012

Roman - Editions J'ai lu - 89 pages -4.50 €

 

 

 

Parution en poche chez  J'ai lu en Mars 2012

 

 

 

 

L'histoire : Magdalena est la femme que l'on voit, de dos. Elle se confie a son  journal intime qui nous plonge dans le 17ème siècle en Hollande. Son enfance, son adolescence, son travail auprès de son père pour La compagnie des Indes Orientales, puis sa vie d'épouse et de mère. Ses joies, ses peines, ses angoisses, ses traumatismes.

Et surtout, on apprendra pourquoi elle a choisi de se faire peindre... de dos...

 

 

 

 

Tentation : Silvana des Editions J'ai lu

Fournisseur : Les editions J'ai lu, merci !

 

 

 

 

 

 

 

  

   

  étoile3etdemi 

 

 

Mon humble avis : Je vais très rarement vers les romans historiques, et j'avoue que le petit nombre de pages de celui est la raison qui a facilité l'entorse à mon orientation naturelle. Bien m'en a pris.

Orginalité de ce roman : L'auteur, Gaelle Josse, s'inspire du célèbre tableaux d'Emmanuel de Witte, "Intérieur avec une dame au virginal" pour créer son roman. Elle donne une vie à cette femme, qu'elle baptise Magdalena, une contemporaine du peintre.

C'est donc un journal intime que nous lisons, écrit jour après jour, en novembre 1667.

Au tout début, j'ai cru que le livre ma plairait énormément +++, Magdalena avouant pour la première fois un traumatisme lui venant de l'enfance : elle a été témoin d'un crime, s'est toujours tu et de ce fait, c'est une innocente qui est passé au bûcher. Ce début d'histoire me semblait très prometteur. Hélas, de cet aveux, il n'est plus question dans les pages suivantes... Et finalement, peu importe, car je me suis laissée emportée par les mots gracieux, doux, lucides, blessés, fiers, courageux, déçus de cette femme cultivée, attachante, qui malgré une intelligence et une position rare pour son époque, reste à sa place d'épouse. L'écriture de Gaëlle Josse est on ne peut plus fluide et délicate en même temps, et elle nous emmène dans un voyage dans le temps, un temps où à 36 ans une femme cachait déjà les veines saillantes de ses mains qui trahissaient sa vieillesse. Magdalena semble aussi une femme en avance sur son temps... Fille et épouse d'administrateurs de Compagnies des Indes Orientales (marine marchande)., elle se refuse à remplacer le commerce des épices périclitant par celui des esclaves.... Elle préférera miser sur le thé... Nul doute que son choix fut judicieux !

Ce roman a juste les petits défauts de m'avoir fait entrevoir une énigme policière et de s'achever un peu abruptement. Pour une fois, je reproche à ce livre d'être un peu court, car Magdalena est une femme très intéressante dans ces propos et ses questionnements.

Petit regret aussi... que la couverture poche ne montre pas le tableau dans sa totalité, comme l'a fait la version originale du livre... qui nous permet de mieux comprendre que l'on se trouve dans une chambre... un peu plus lumineuse...

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Les avis de Sylire, de Clara, de Chaplum, de Mango, de Livresse

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 23 Août 2012

Roman - Editions Albin Michel - 170 pages - 16.50 €

 

 Parution le 22 septembre 2012, RENTREE LITTERAIRE

 

 

L'histoire : Suite à une annonce dans la presse, Saturnine se présente pour devenir la colocataire d'un riche ermite Grand d'Espagne dans un hôtel particulier du beau Paris. Dans la salle d'attente, parmi une quinzaine de curieuses, Saturnine semble être la seule à ignorer que le 8 colocataires précédentes ont mystérieusement disparues. C'est elle que Don Elmirio Nibal y Milcar choisit pour partager son toit et ses dîners...

Où comment Amélie Nothomb revisite, à sa façon, le célèbre conte de Barbe Bleue.

 

 

  

Tentatrice : Moi même !!!!

Fournisseur : Abeline Majorel et  "les chroniques de la rentrée littéraire". Merci !

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : La la la la belle saison le Nothomb est là ! Un an d'attente joliment récompensé !

Vingt ans après son premier succès, "L'hygiènede l'assassin", Amélie Nothomb s'offre le plaisir d'écrire un nouveau roman ressemblant assez à son premier opus. Pour son plaisir et celui de ses fans, à n'en point douter !

Les détracteurs habituels de l'auteure retrouveront leur tracteur pour labourer ce roman. Les admirarateurs, où en tout cas les friands de notre belge préférée seront ravis de retrouver toute la verve, la folie, le décalé, l'humour, l'autodérison, la plume propre à l'auteur. Je fais indéniablement partie de cette deuxième catégorie mais jamais aveuglément. Je ne me suis pas gênée pour tacler ici même "La fait d'un prince" ou "Journal d'Hirondelle". Tout Amélie Nothomb se retrouve dans ce roman, le 21ème publié. Lors d'interviews, Amélie Nothomb ne cache pas qu'il lui est finalement plus aisé de parler d'elle dans les romans fictifs que dans ses oeuvres plus autobiographiques. Barbe Bleue est totalement fictif, même si inspiré d'un célèbre conte. Aussi, on a le plaisir de découvrir diverses facettes de la personnalité de l'auteure dans la peau du diable, de son avocat, et de son innocente et éventuelle prochaine victime. Innocente, Saturnine ne l'est pas tant que cela. Le personnage étrange de Don Almério et l'inquiétante rumeur qui l'entoure ne l'inquiète pas, bien au contraire. Tout cela  l'intrigue et emmène avec elle le lecteur, surpris de trouver autant de suspens dans un roman rédigé par une auteure qui ne s'estampille pas "ni polar, ni thriller". Ainsi, nous assistons avec autant de crainte que de jouissance à un nouveau huit clos entre Saturnine et Don Almirio. Chaque personnage semble aussi brillant l'un que l'autre, même si les idées de l'un sont largement contestables, détestables et pédantes. Mais quel bonheur de participer à cette joute verbale que se livrent les deux personnages de ce roman ! Car oui, le lecteur participe à ces échanges de hautes volées sur les sujets qui hantentnotre chère Amélie : l'amour, la mort, l'autre, la passion, le mystère, le droit qu'à chacun à sa zone de secret et les risques qui prend quiconque à s'y aventurera. Qui est coupable  ; celui qui délimite un secret ou celui qui dépasse ses limites ?  Serait-ce un avertissement de la part d'une romancière présente dans la presse à chaque rentrée littéraire, mais que les médias n'évoquent qu'à propos de son oeuvre ou de ses légendaires chapeaux, et rarement un millimètre de sa vie privée qu'elle n'aurait choisi de livrer en pature.

En tout cas, je suis ravie de constater que la planète Amélie Nothomb, si éloignée de notre système solaire, brille toujours autant d'originalité, de distinction, d'unicité, de flamboyance et d'intelligence. A l'aveugle, je pourrais reconnaître la galaxie d'Amélie Nothomb dès les 3 premières pages et ça, j'adore ! Je n'en  dirais pas plus sur ce roman, car lorsque l'on observe une voûte étoilée, un oeil averti et volontaire ne perçoit pas la même chose qu'un regard qui vise le lampadaire. A chacun le plaisir et l'envie de voir, de découvrir et de ressentir ce qu'il veut, ce qu'il est près à accueillir.

En tout cas, Amélie Nothomb, souvent raillée sur le faible nombre de pages de ses romans dit " Les bons romans sont toujours trop courts, les mauvais toujours trop longs". Pour moi, Amélie Nothomb reste la reine du bon et court roman, avec un style de plus en plus épuré qui va droit à l'essentiel, tout en laissant à chacun le choix (ou pas) de s'interroger sur les questions ouvertes dans ses pages, ou d'y voir une simple distraction.

Mon seul regret, ce n'est pas au champagne élevé au rang d'élixir dans ce roman que j'écris ce billet, mais au Gamay de Touraine. Mais ce n'est déjà pas mal, bien fruité, comme Barbe Bleue restera un bon millésime dans la bibliogaphie de la romancière.

A l'année prochaine, pour des nouvelles de la Galaxie Nothombienne littéraire.

 

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                                                                                   2/7

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 21 Août 2012

Roman - Editions Léo Scheer - 254 pages -19 €

 

 

Parution 22 août 2012 - RENTREE LITTERAIRE

 

 

L'histoire : La narratrice a perdu sa mère il y a dix ans.... Mais le lien était déjà brisé depuis plus d'une décennie. Elle était encore adolescente lorsque sa mère l'abandonna pour un jeune Artiste à qui elle sacrifiera tout. De cette blessure, nait un livre et ainsi, les cendres pourront enfin s'envoler.

 

 

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Gilles Paris et les Editions Léo Scheer, merci pour l'envoi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 étoile3etdemi

 

 

Mon humble avis : Ainsi commence ce roman : "J'ai perdu ma mère. Elle a disparu il y a plus de dix ans. Ma mère est morte, je le sais. Mais lorsque j'y pense, je ne ressens aucun chagrin, pas la moindre émotion".

Le livre n'est pas épais, les marges importantes et la police de caractère assez grande. Je pensais ne faire qu'une bouchée de ce roman... Et bien non, car je me le suis pris de plein fouet, alors il m'a fallut autant déguster que digérer. Laisser les cendres s'envoler est un roman qui camouffle à peine une histoire pleinement autobiographique. Certes, les personnages ne sont jamais nommés autrement que par leur titre (mon père, ma mère, mon grand père, l'Artiste). Certes, les lieux sont modifiés (j'ai tapé sur Google Chateau de Gombière... pour aboutir sur une photo représentant une chambre de maison de retraite...) Bien sûr, on s'interroge sur les frontières romanesques et autobiographiques de l'oeuvre, ce qui est ajouté, édulcoré, romancé.... Mais en même temps, je n'ai cessé de me dire : cela sonne si vrai.

Nathalie Rheims appartient à une dynastie de richissime et reconnus banquiers instaurée depuis des générations et dotée d'une particule. Une famille où la bienséance, l'apparence et la réputation priment sur les sentiments, l'émotionnel et la vérité. Une famille carcan qui met le coeur en cage, et qui, comme les célèbres 3 singes, se cache les yeux, se bouche les oreilles et ferme la bouche... Une famille où le silence est roi !

C'est au sein de cette famille, dont elle se sent étrangère, que grandit la narratrice qui dit " A 9 ans, j'aimais encore ma mère. Quand ai-je perdu sa trace ?"Dans cette quête du "pourquoi un lien se rompt" , l'auteure se retourne sur sa vie, depuis sa tendre enfance familiale jusqu'à son âge adulte où, pour apparaitre et renaitre aux yeux des autres, elle décide de disparaitre dans l'anorexie. Ainsi, elle effacerait le trait posé sur elle en rétraicissant. Par tous les moyens, la narratrice cherche à retrouver sa mère. Parce que depuis des années, celle ci ne fait plus aucun cas d'elle et que l'Artiste, le nouveau mari de cette dernière, occupe toute la place. Il n'est pas ici question de jalousie, puisque cet Artiste évince complètement la jeune femme de leur existence. Au point qu'à la mort de sa mère, l'auteure ne récupèrera pas un objet et encore moins une fortune dilapidée. Il ne lui restera que de lointains souvenirs et des "pourquoi" ?

Il y a dans ce livre toute la souffrance de l'auteure, son désarroi, son incompréhension, son besoin d'amour maternel absent et les conséquences présentes de cette privation. Mais pas de pathos ou de larmoiement. Une écriture très travaillée et succulente, parfois jusqu'à l'extase. Comme j'ai aimé l'humour dont fait preuve l'auteur, et l'ironie, le cynisme élégant avec lequel elle dresse le portrait vritiolé de cette famille. Certes, je me suis parfois égarée dans certain lien familiaux, j'ai remarqué certaines redondances dans les propos, mais en même temps, certains m'ont parfois poussé jusqu'à l'effroi... Comment ont-ils pu aller jusque là ??? Ca, c'est pour la forme.

 Dans le fond, c'est un roman très intimiste, qui a reçu un nombre si incroyable de petites croix dans les marges que je ne lâchais plus mon crayon. C'est un roman sur le deuil.... Sur une page qui se tourne... Sur l'oubli ou plutôt la distance nécessaire pour renaître, ou naitre, même si c'est à 30 ans passés. Des sujets qui semblent cher à Nathalie Rheims, puisque je les avais relevés dans "Le chemin des sortilèges", autre roman de Nathalie Rheims.

Comme tout ce qui traite de l'intime, au delà de la qualité littéraire indéniable de ce roman, celui ci plaira à tout à chacun en fonction de son propre vécu. De mon côté, si cette lecture m'a pris autant de temps, c'est qu'au fil des pages, j'avais l'impression de me regarder dans un miroir, un miroir déformant et déformé certes car différent, mais un miroir. J'y ai trouvé les mots de mon silence. Car oui, l'essentiel de chacun est trop souvent dans le silence.

 

 

Exemple d'ironie : J'étais bien décidé à prendre le temps nécessaire pour commettre un meutre littéraire, un assassinat de papier. Mais les années passaient, et je devais me rendre à l'évidence : je n'étais pas la mieux armée pour ce genre d'homicide"

 

"Je découvre aujourd'hui que ce que je prenais à l'époque pour un carcan moral pesant sur cette famille était, en réalité, le véritable secret de la réussite. L'art de prévoir le pire, tel était le savoir faire à transmettre pour fabriquer ces princes de la finance..."

 

"Pouvoir faire des choix. Etre libre, même si ce n'était qu'une apparence. Je ne désobéissais jamais, de peur que l'on m'abandonne."

 

 

Une rentrée littéraire qui commence fort bien pour moi. En effet, livre lu dans le cadre du

                                          Chez Hérisson et Mimipinson

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 17 Août 2012

Roman- Editions Albin Michel - 344 pages - 20 €

 

 

 Parution en aout 2011, rentrée litt sept 2011

 

 

  

L'histoire : Benjamin, un écrivain sans inspiration, Héloise, une faiseuse de miracles, un violon qui apparait, un hamster qui mange des pommes, une étrange concierge qui disparait, des péroquets poêtes, des artistes plastiques qui ressemblent à des clowns et sortent dont ne sait quelle époque, un philosophe qui est peut-être mort.... C'est tout ce petit monde que nous suivons à travers l'Europe, l'Histoire et ces pages.

 

 

 

tentatrice : L'auteure au salon du livre de Rennes

Fournisseur : Ma CB

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :Voici un roman qui me laisse perplexe, dubitative et sans avis réellement tranché. Entre réalisme et fantaisie, entre onirisme et vérité historique, le roman vogue et la lectrice que j'étais ignorait si le livre voguait, tanguait volontairement, avec un but précis, où s'il errait un peu au hasard, là où les personnages plus incongrus les uns que les autres voulaient bien mener tout le monde. A la toute fin, j'ai cru apercevoir, l'espace d'un instant, l'endroit où l'auteur a voulu nous conduire et depuis ma lecture (4 jours), j'ai oublié... Je n'ai gardé que le classique toute vérité n'est pas bonne à savoir, la vérité libère quelqu'elle soit, et il ne faut négliger personne. Rien de bien nouveau en soit. ERRATUM... Après la réaction de ce billet, j'a reparcourru mes petites croix... Et j'ai retrouvé un message fort dans ce livre, un message qui me touche personnellement... La nuit n'éclaire pas tout parle aussi de ces familles, ou des ces gents qui pensent que le silence est "leur seul royaume" et n'y voient pas "leur prison".

Et pourtant, ce livre est très original en soit, par sa forme narrative entrecoupée de poèmes, par sa légèreté apparente qui contredit les vérités historiques qu'il décrit (celle qui se déroule entre la Russie et l'Europe dans le première moitié du 20ème siècle. L'écriture est très agréable et ponctuée de belles phrases comme on les aimes et d'aphorismes que l'on coche dans la marge. 

 Mais dès le début, pour moi, une sauce n'a pas prise... la rencontre entre Benjamin et Héloise, rencontre qui semble comme arriver par magie ou du ciel.... Pourquoi ces deux personnages se rencontrent -ils ? Parce qu'ils sont seuls et on un compte à régler avec leur passer pour que leur avenir s'ouvre. Certes, mais cela n'explique pas comment Héloise se retrouve à côté de Benjamin dans un bar, lui parle, et que sans question ni "rebellion" celui ci la suive dans toute l'Europe. Pour moi, cet aspect là a sonné creux, surtout que les dialogues entre les deux personnages principaux ne remplissent pas grand chose. On est dans une quête identitaire d'où ne sort que fantaisie et légèreté (excepté les événements historiques cités) et cela ne donne lieu à aucun dialogues intéressants entre les deux héros, même si ces mêmes dialogues ne sont pas dénués d'humour. Comme si nous restions toujours à distance, parce que même les personnages qui livres les clés de son passé à Héloise, semblent tous sortir d'un monde improbable... En fait, il règne dans ce livre une atmosphère qui mélangerait Alice au Pays des merveilles et Minuit à Paris de Woody Allen. Car moult écrivains, musiciens, artistes américains, anglais, russes des années entre les deux guerres sont cités. Malheureusement, une fois de plus, ma pauvre culture sur ces époques m'ont fait survoler cet aspect sans doute très recherché et approfondit du roman.

Et puis il y a aussi ce Markus, genre de philosophe et meilleur ami de Benjamin, qui disparait, meurt, ne meurt pas, finalement, on ne sait pas ni vraiment ni pourquoi...

Ce livre est vraiment déconcertant, je l'ai lu rapidement et avec plus d'agrément que de désagrement malgré quelques longueurs et répétitions. Il  en émane un hommage à la littérature et à ses pouvoirs (ou ses prétendus pouvoir), ça c'est sûr. Je pense que ce livre a beaucoup pour plaire aux lecteurs qui aiment le décalé, ce qui frôle l'absurde, le fantaisiste, le contenu à l'opposé du contenant. Faites vous partie de ces lecteurs ? (en tout cas, je pense à quelqu'un en particulier !!!)

 

"La vérité ! La vérité ! Qui veut la savoir bon Dieu ?! Pas moi, certainement. La littérature, c'est beaucoup mieux. Un petit monde docile, chatoyant et contrôlé. Des personnages riches, bancals, touchants. Des poètes, des équilibristes, des belles dames au grand coeur. Des villes pleines de lumières, des Babels pleines de langues ou chacun cherche son chemin et le trouve, même, peut-être...Pourquoi vouloir la vraie vie, la vérité vraie ? La vraie vie ne marche jamais."

 

" J'ai soupiré en pensant aux vérités qu'il fallait apprendre à fréquenter, sans peur et sans colère".

 

"La vie est envisageable que si on lui prête ce qu'elle n'a pas"

 

" Avec tout ce que je n'avais pas su accomplir, il y avait justement de quoi écrire tout un livre".

 

" Ma mère, la seule gardienne d'une mémoire familiale qui n'était pas la sienne et dont elle ne possédait que des bribes formant un puzzle à jamais impossible à reconstituer".

 

"Je pensais que le silence était notre seul royaume. Et notre prison. Je ne savais pas qu'au dehors, il y avait es êtres humains qui échangeait des considérations sur ces choses. Je croyais qu'il n'y avait que la poésie ou l'écriture pour contourner tout ce monstrueux et dégoutant foutoir, ce scandale assourdissant ! La disparition des nôtres !"

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 13 Août 2012

Roman - Editions Sabine Wespieser - 182 pages - 18 €

 

 

Parution le 12 janvier 2012

 

 

L'histoire : Alice et Cécile sont des amies d'enfance. Presque quincagénaires, elles ont tout vécu ensemble, fidèles l'une à l'autre, inséparables, fusionnelles...

Mais depuis quelques années, la vie les a éloigné. La vie ou autre chose ? Et puis, c'est l'accident...

Cécile, dans le coma, se souvient et s'adresse en silence à son amie Alice. Alice se souvient aussi, mais à la terrasse d'un café, sans rien connaître de l'état de son ancien ami.... Jusqu'à ce que les deux récits se rejoignent....

  

Tentation : La blogo + passage de l'auteur à la Grande Librairie

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

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Mon humble avis : J'attendais beaucoup de ce livre dont j'ai lu nombre d'éloges. Au final, il me laisse un goût peut-être amer, car très réaliste. Si l'âme de livre m'a totalement séduite, il n'en est pas de même pour la forme narrative qui a mis du temps à m'accrocher et qui a lutté pour ne pas m'égarer trop souvent.

Commençons par ce point là... 2 voix, voire 3....Je n'ai jamais réellement su, en plus de Cécile allitée dans son coma et d'Alice attablée dans un café, si  l'auteur n'intervenait pas directement lors de certains chapitres. D'ailleurs, ceux ci sont plutôt courts et permette un rythme de lecture soutenu. Mais j'ai parfois eu du mal à deviner qui parlait, à vraiment séparer les deux voix, d'autant plus que de nombreux personnages apparaissent, nommés différemment selon que ce soit Cécile ou Alice qui les évoque. J'ai donc mis un temps certains à superposer le personnage de "mon père" et de "Laurent" par exemple...Je n'ai jamais saisi non plus avec certitude la situation matrimoniale actuelle d'Alice. Autre point qui m'a souvent déroutée... Les deux amies se remémorent toute leur vie, depuis leur première rencontre dans la petite enfance à la dernière, à la dernière il y a quelques années où un mur de glace les séparait. C'est très sympa de traverser à nouveau les années 80, 90, les années Mitterrand etc... Mais aucune des deux narratrices ne suit une chronologie précise, de ce fait, elles évoquent des mêmes faits à des moments et parfois avec des points de vue différents. Difficile alors de départager la répétition et le regard différent, et surtout, pas évident pour moi de placer certains événements à leur bonne place dans l'histoire... Cet aspect "désordonné" m'a fatiguée et supprime donc une étoile dans ma "notation".

Parlons du contenu du livre maintenant.  De ce côté là, je n'ai aucun reproche à lui faire. Ce roman est magnifique et décrit à merveille le sentiment de l'amitié et tous les stades qui jalonnent cette longue aventure, souvent bien plus longue que l'amour. Je lève mon chapeau à l'auteur qui a sur décrire l'infime, ce qui ne se dit pas dans l'amitié, ce qui ne se soupçonne même pas. Car ici, Kéthévane Davrichewy se penche sur l'amitié totale, fusionnelle, celle où tout se partage : les secrets, les joies, les peines, l'avenir, les rêves, les passions, les illusions. TOUT. On essaye de devenir ce que l'autre attend de nous. Et malgré cet absolu, l'auteur lève le voile sur des secrets plus ou moins importants cachés par l'une ou l'autre des protagonistes. Il y a celle qui admire l'autre et celle qui envie l'autre. Il y a les jalousies qui s'installent, même si elles sont tues, voire étouffées pour ne pas blesser l'autre et maintenir le lien, la relation sans laquel le monde s'écroulerait. Car dans cette relation, il y a notre histoire, notre passé, nos repères et nos promesses d'avenir.

Et puis il y la vie. Chacun prend sa route, quitte à décevoir l'autre ou à se tromper soit même. Il y a les mots qui blessent, la jalousie encore plus forte devant ce qui ressemble au succès dans la vie de l'autre. L'envie de ce que l'on a pas, plus ou jamais eu et avec quoi "tout aurait été différent". Comme le décrit l'auteur, il y a le passage à l'âge adulte. Il y a la perte des illusions, la fin du pacte. Mais pourtant, le lien est toujours là. L'amitié sous toutes ces coutures,admirablement décortiquée par Kéthévane Davricheny. Alors malgré mes réserves sur la forme narrative, je vous recommande tout de même chaleureusement ces "Séparées". Si vous vivez ou avez vécu cette amitié absolue, ce livre ne pourra que vous interpeller. Un livre imparfait qui évoque parfaitement cette relation forte, exigeante, parfois envahissante mais incontournable.

 

 

L'avis de Gambadou, Clara, Audouchoc

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 9 Août 2012

Roman - Livre de Poche - 217 pages - 6.00 €

 

 

 

Parution en poche en août 2009.

 

  

L'histoire : Fin des années 70. C'est l'histoire d'un luthier parisien qui rencontre l'Histoire en Irlande. Il y pénètre avec son ignorance. Celle ci deviendra révolte, partage, passion, admiration, question, opinion, amitiés, adoption. Le combat de l'IRA devient le sien, lui qui sera toujours le petit français. Et puis, il y aura la trahison.

 

 

 

Tentation : Le choc reçu avec Retour à Killibegs

Fournisseur : Ma PAL, achat au salon de Rennes, exemplaire dédicacé !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Mon traître précède Retour à Killybegs. Avec ces deux romans, il ne s'agit pas de début et de suite, aussi, ils peuvent être lus dans l'ordre qui se présentera à vous. Il s'agit en fait de deux voix, de deux versions différentes de la même histoire... Retour à Killibegs donne la parole au traître, grand homme de l'IRA, Thyron Meehan. Mon traître, et bien c'est le narrateur qui s'exprime, ce narrateur qui est le trahi, et aussi, sous couverture d'un personnage romanesque, l'auteur. Sorj Chalondon a vécu cette histoire qui ne cicatrise pas. A la différence près qu'il n'était pas luthier, mais journaliste.

Nous avons donc ici le regard de l'étranger, Antoine : étonné, curieux, maladroit, attentif, l'enthousiaste, naïf, volontaire, fier "d'assister à" puis de "faire partie de". Un regard auquel le lecteur éloigné de la cause irlandaise peut facilement s'identifier. Que l'on soit dans un pays en guerre ou paradisiaque, juste loin de chez soi et de notre quotidien, vient cette question de savoir si l'on en fait vraiment partie, si l'on est intégré, question légitime qui ne trouve pas forcément de réponse ferme et définitive.

Dans "Mon traître", Antoine tombe amoureux d'un pays en guerre intérieure, contre l'occupant anglais principalement. Malgré l'horreur générée par le conflit, Antoine découvre une chaleur humaine sans borne, l'accueil, les bières qui coulent dans les pubs, les chants en l'honneur des hommes tombés au combat. C'est une immersion totale dans l'Irlande du Nord que nous décrit Sorj Chalandon. Très vite, Antoine rencontre Thyron, monument de l'IRA, qui le prend sous son aile et l'appelle "fils". Avec Sheila sa femme et quelques autres irlandais, il deviendra la famille de coeur d'Antoine, l'AMI comme la vie vous en apporte peu. Ce n'est un secret pour personne, puisque le titre le crie déjà haut et fort, cet ami se révélera être un grand traître de l'IRA. Pour quelle raison ? Les deux livres donnent des soupçons de réponses, mais aucun n'est forcément dans l'âme de Thyron. Aucun ne le juge vraiment.

Alors que Retour à Killybegs pose surtout la question de la trahison face à la patrie, aux frères d'armes, aux idéaux, "Mon traître" évoque en plus cette question au sujet de l'amitié. Car ce roman est surtout le récit d'une amitié presque filiale, où l'un admire et l'autre protège et initie. Dès les premières pages, dès la première rencontre d'Antoine avec Thyron, l'auteur nomme l'irlandais par ces mots glaçants et durs, même si justifiés : Mon traître. Ils sont douloureux, en tant que lecteur, on les trouve violents, peut-être même trop forts et injustes. Et pourtant, la vérité ne les démentit pas.

Une amitié peut elle tolérer le mensonge, peut-elle survivre à la trahison, peut-elle même avoir exister dans ces conditions ou n'était elle qu'hypocrisie et manipulation ? Je n’ai pas la réponse non plus. Parfois, il me semble la tenir dans mes mains et l’instant d’après, je me dis.... “Oui, mais tout de même”....

Quant à l'intégration de l'étranger en terre inconnue, je n'ai pas forcément de réponse, mais celle qu'apporte ce roman me met du baume au coeur tout de même. Malgré la tragédie, Mon traitre  donne une note optimiste et prouve que rien n’est simple, rien ne se résume en un mot ou une personne. Tout est l’ensemble composés de uns.

 

 

 

L'avis de Clara, Constance, Midola, AGFE

 

 

PS ; Depuis ma lecture, je suis passée, par hasard, devant un luthier à Rennes. Je suis entrée dans la boutique pour discuter avec le luthier et lui dire qu'il existait un livre dont le personnage était un luthier.... Bien entendu  mon luthier aux yeux bleus avait lu Mon traitre. Nous voici à discuter de Sorj Chalandon... Et d'après mon luthier, les descriptions que l'auteur fait de ce métier sont parfaites, très réalistes, tant dans la description que le ressenti... 

 

 

Ce livre peut entrer dans mon challenge ILE-DESERTE2

                                                                   Pour l'Irlande

 

Les falaises de Killybegs

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 18 Juillet 2012

 

Roman - Edition J'ai lu - 153 pages - 4.80 €

 Parution chez J'ai lu en Juin 2012, sinon, 2010

  L'histoire : Bastien est un septuagénaire, qui vit isolé, fui de tous ou presque et qui depuis toujours, est gardien d'école...

Rose et son fils Paul habitent le même immeuble que lui et vont lier connaissance, puis s'attacher au vieil homme. Il s'avère que Bastien est un passionné de bouddhisme et du tibet. L'enfant comme la mère se régalent de son savoir.

Une belle amitié va naître, qui va mener Rose et Bastien sur le toit du monde, au Tibet...

 

 

 

 Tentation : La couv, et le pitch

Fournisseur : J'ai lu éditions, merci !

  

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 Mon humble avis : Si la fin avait été autre, ce livre aurait été un vrai coup de coeur, voire une petite pépite qui fait tant de bien...

Mais revenons en au début. Comment rester de glace devant cette couverture et ce bâtiment reconnaissable entre mille : il s'agit du Potala, à Lhassa, palais où demeurait le Dalaï Lama avant de se voir contraint à l'exil en Inde devant l'invasion chinoise et l'annexion du Tibet par ces derniers. Bref, une telle promesse de voyage ne se refuse pas !

Ce roman est court mais cela ne l'empêche pas d'être bien complet. Tout d'abord, l'histoire d'amitié naissante entre une mère, son jeune fils et un vieillard qui cache bien des secrets touchera tout le monde.

Bastien, malgré le secret qu'il porte, est un homme d'une richesse intérieure exceptionnelle. Outre la sagesse acquise dans la pratique du bouddhisme et d'arts martiaux orientaux liés à la circulation de la force intérieure, Bastien connaît parfaitement la culture lamaïque, tibétaine, les mandalas, leur signification... Plus tard, Rose réalisera même que le vieil homme parle couramment le tibetain, ce qui n'est pas courant dans nos contrées. D'où lui vient tout ce savoir ? D'une passion qui remonte à l'enfance ou d'un passé inavouable ? Mystère, lire le livre pour savoir. Mais on se régale des échanges entre Bastien et le petit Paul, de la complicité qui naît entre eux. Et surtout, que l'on possède quelques connaissances sur le Tibet et le Bouddhisme, ou que l'on soit complètement profane en la matière, en se délecte et l'on s'enrichit des explications données par l'auteur via son personnage, explications accessibles à tous. Je ne connaissais pas les symboles des Mandalas et bien me voici moins ignare. Et surtout, quand vous lirez le passage où Bastien décrit et explique son mandala à Paul, vous comprendrez clairement le chemin qui mène à l'Eveil, au nirvana.

Ensuite, vient la partie du voyage, puisque Rose emmène Bastien à Lhassa, et lui offre ainsi le rêve d'une vie. Quel bonheur de se balader dans les rues de la ville, de visiter temples en ruine ou bien debouts, de pénétrer dans l'antre suprême, le Potala. Et quelle horreur de constater à quel point l'occupation chinoise détruit la culture Tibétaine, et de réaliser qu'à l'époque où se déroule l'histoire (je pense fin des années 80), Lhassa comptait plus de militaires chinois que de Tibétains. Voici encore un livre qui sait intelligemment rappeler qu'il existe au loin des pays occupés, et hélas, sans pétrole...

Dommage que les 10 dernières pages s'achèvent sur ce qui ressemble presque à un cours magistral sur la littérature autour du lien supposé entre le Tibet et les nazis... Cette partie m'a semblée fastidieuse à lire et a perdu mon intérêt. J'aurais préféré qu'elle suive le rythme du livre, par des explications accessibles à tous... Mais j'en retiens tout de même que Jean-Marie Blas de Roblès dénonce les méfaits d'une certaine littérature qui fait passer pour vrais des faits historiques absolument pas avérés, voire complètement inventés par des auteurs en mal de sensation, où juste mal intentionnés, qui font croire qu'ils ont effectué telle expédition en 1939, sans avoir quitté leur confortable Allemagne.

Néanmoins, que ces 10 dernières pages ne vous décourage pas de lire ce livre, car limite, vous pouvez presque vous passer d'elles.

Un mot sur la forme narrative originale et bien menée par l'auteur... Un livre à quatre mains... Paul est devenu grand, et raconte l'histoire de leur rencontre avec Bastien, puis le voyage de sa mère avec le vieil homme au Tibet. Il soumet chaque chapitre au regard de sa mère, qui intervient alors, donne sa vision des événements, corrige un peu, ou s'étonne tout simplement des souvenirs de son fils, et de l'impact que ce vieil homme au savoir incommensurable à eu sur l'enfant.

Une très belle histoire. Un livre pour ceux qui aiment voyager loin ou dans leur fauteuil, que la culture Tibétaine attire un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, ou pas du tout, c'est l'occasion de s'initier avec plaisir.

 

 

 

Et moi, j'en profite pour ajouter cette image que beaucoup connaissent en autocolant ou portent en pin's sur le revers de le veste pour manifester leur soutien au Tibet occupé par la Chine...

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 9 Juillet 2012

Roman - Editions J'ai Lu - 94 pages - 4.95 €

 

 

 

Parution en format poche en janvier 2012

 

 

L'histoire : C'est l'histoire d'un homme et d'une femme qui partagent l'essentiel, mais pas tout. Qui n'insistent pas sur l'Amour, peut-être par confort. Qui sont marqués autant par ce qu'ils sont l'un pour l'autre que par ce qu'ils ne sont pas.

Jusqu'au jour où le temps a passé... Il est trop tard. Reste à s'interroger, à regretter, à aimer, toujours, finalement ? C'est une histoire par défaut.

 

 

 

 

Tentatrice : Silvana de chez J'ai Lu

Fournisseur : J'ai Lu, merci.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Les aimants.... On pourrait s'attendre à deux amoureux fusionnels, toujours incrustés l'un dans l'autre. Non, ils le sont "au sens des lapidaires du Moyen Âge : de fer et de diamant. Ils s'aiment sans le savoir, sans en être sûr, sans se le dire. Puis ils se séparent, mais la vie les ramène l'un vers l'autre, inexorablement. Inséparable, par confort (liberté) sans doute, ils deviendront âme soeur, comme s'ils formaient une fratrie. Et leur relation sera celle de la confidence, du partage culturel.

Ce roman est avant tout un magnifique portrait d'une femme exceptionnelle, hors normes aux yeux du narrateur, comme s'il devait toujours lever les yeux pour la regarder et la voir. Il semble qu'il ne puisse pas lui donner ce "secret" qu'elle recherche et qu'elle a en elle. Le narrateur dit toute son admiration pour cette femme, Ava. " Seule sur la plage, elle lançait des boules de neige à la mer et elle remontait le niveau des eaux".

Les aimants, c'est aussi l'histoire d'un Lien qui unit deux être différents mais complémentaires. Ce lien nait au début des années 80 et tiendra 25 ans.... Alors l'auteur distille quelques descriptions des décriées 80's qui, finalement, étaient encore bien douces comparées aux années 2000, où nous vivons "dans un monde de damnés, paniqués, fous d'eux- mêmes, prêts à tout pour cannibaliser l'autre.

En lisant, j'ai ressenti une étrange impression. Comme ci l'histoire était secondaire devant l'incroyable qualité d'écriture. Aphorismes, réfléxions philosphiques, poésie, tout est formidablement relié par une prose qui ressemblerait à un ruban de soie que l'on aime faufiler sans fin entre ses doigts pour en jouir encore de la douceur sans aspérité, de la pureté, du sacré. Quelle prose ! Je me demande, en lisant ce type d'écriture, comment et où les auteurs apprennent à manier aussi bien la langue française. J'en conclus que cela doit être un don ! Car même si j'ai suivi un enseignement supérieur, même si je baigne dans les livres depuis toute petite, et bien je me sens minuscule devant un telle écriture. Je ne parle pas de mes fautes d'orthographe qui résultent plus souvent de mon inattention, mais de cette fluidité, de la rareté du vocabulaire choisi et maîtrisé sans que cela paraissent pompeux. Amoureux et fascinés de proses exceptionnelles, ce livre est pour vous.

Il est court et néanmoins, je pense que ma culture et ma personnalité me font dire que même si je remarque le diamant, et bien celui ci brille un peu trop pour conserver mon attention et mon confort de lecture. J'ai apprécié que ce livre ne s'étendent pas plus sur un sujet pourtant traité avec maestria.

Petit bonus bien plaisant : en fin de livre, l'auteur nous offre quelques explications sur le genèse de ce roman, sur sa méthode d'écriture....

Un livre proche de la perfection donc, mais qui m'a un peu lâchée sur la fin, sans doute par son aspect bien plus "contemplatif" et très peu flamboyant. C'est une très belle littérature, sans doute trop haut de gamme pour moi, je n'en ferai donc pas un coup de coeur mais vous le conseille chaleureusement, si vous êtes sensibles aux très belles plumes.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 5 Juillet 2012

 Roman - Edtions Robert Laffont et Audiolib - 8h d'écoute - 21.90

 

 

Parution du roman le 29/03/2012

 

 

 L'histoire Andrew Stillman, grand reporter au New York Times, se fait assassiner le lendemain de son mariage quelque peu mouventé. Mais il reprend connaissance 3 mois plus tôt... Il a donc 3 mois pour changer le cours des choses et surtout, découvrir qui sera son assassin. Une intrigue pleine de suspens qui, des rues New York, nous entraine aussi au fin fond de la Chine et de l'Argentine.

 

 

 

tentatrice ; Chloé, d'Audiolib

Fournisseur : Audiolib, merci pour l'envoi.

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Les vieux adages ont la peau dure. Genre, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, ou ne jamais dire fontaine je ne boirai pas de ton eau mais pour l'instant, je n'ai pas soif... j'en suis, avec ce roman, la preuve vivante.

Mes dernières lectures de Marc Levy m'avaient tellement déçue, que l'année dernière, je décidais de tourner la page sur cet auteur. Et puis voici qu'Audiolib me propose le dernier Levy en partenariat, et je dis oui, car j'aime les livres audio et me suis dit, tiens, une autre façon de lire l'auteur, donc peut-être de le ressentir.

Ah ah, bien m'en a pris car j'ai vraiment apprécié cette lecture écoute ! Je pense que le lecteur n'y est pas pour rien, car il met vraiment une vie vive dans ce roman, vie et rythme que ma propre lecture n'aurait peut-être pas apporté. Il faut dire que Michelangelo Marchese, dont j'ai déjà apprécié la voix dans "Le mec de la tombe d'à côté" (billet à venir), sait parler à son auditeur. Une voix grave et chaude. J'adore. Il m'a raconté une histoire huit heure durant. Franchement, en cette période de vacances, je recommande le livre audio à tout ceux qui : prévoient un voyage en train, en avion, des après midi sur les plages bruyantes. Difficile dans ces conditions de se concentrer sur un livre. Avec l'audiolib, en fermant les yeux, il est possible de se croire seul au monde au beau milieu d'une foule et d'être ainsi au calme, à écouter et suivre une histoire. Autre avantage de ce format sur la plage : pas d'ombre du livre sur le corps, donc bronzage intégral !

A propos de l'histoire, qu'ai-je pensé du nouvel opus de Marc Levy ? Bon, très bon. De tous petits bémols sur de toutes petites longueurs, sur une fin que j'aurais préféré autre (mais bon, c'est strictement personnel !) et parfois, un style qui se fait, en quelques occasions, un peu gnangnan et cassant ainsi le rythme. En effet, l'usage du terme "automobile" dans un dialogue entraîne chez moi un certain blocage de désuétude. Bagnole, voiture, auto, caisse, tire, carrosse, Fiat, Peugeot ou Ford, mais pas automobile Monsieur Levy ! Ca m'a vraiment fait drôle dans la bouche d'un personnage d'à peine 30 ans. De même, il me semble bien qu'un Scanner ne fait pas de bruit de martellement, par contre, un IRM oui, ç'est pire qu'un marteau piqueur.

Cela mise à part, cette histoire, à priori rocambolesque, est savamment construit, les personnages très humains, avec défauts et qualités, donc très attachants. Le suspens est double. Que va-t-il advenir de la romance entre Andrew et Valérie (bluette qui devient presque secondaire), et surtout, qui est le futur assassin d'Andrew. Alors s'il avait eu des pages, mon livre audio aurait été un page turner.

Dans ce roman, j'ai l'impression de retrouver en partie le Marc Levy "Des enfants de la liberté". En effet, sous prétexte d'une forme romanesque, l'auteur dénonce des fais avérés, historiques et graves. Il est en effet question de vol d'enfants par le gouvernement chinois pour les mettre à l'adoption et générer des devises... Et des conséquences sur les familles adoptantes lorsque ce scandal est révélé par la presse sous la plume d'Andrew Stilman. Puis, le journaliste est confronté à d'autres vols d'enfants, dans un contexte historique qui tend à disparaître de nos mémoires et que Marc Levy remet à sa juste place : La dictature Argentine de la fin des années 70, avec ses disparus, ses torturés, les mères de la place de Mai et ses tortionnaires impunis. Certains passages sont même durs à écouter. Alors franchement, je trouve que Marc Levy a ici écrit un livre qui peut réunir bien plus de monde, lecteurs à la recherche de livres léger pour les vacances mais aussi, lecteurs qui aime qu'on lui rapelle certaines vérités. Je pense que l'auteur pourra regagner certains lecteurs perdus, même si je ne me suis jamais inquiété pour ses ventes !

Dernières petites ou grosses questions soulevées dans ce livre... Les journalistes qui dévoilent des scandales (etc) sont ils en droit de le faire s'ils ruinent la vie de milliers d'innocents. Jusqu'où va le devoir de vérité de la presse.... Et autre question; s'il vous était donné la chance de revivre les événements, voire de les modifier, que feriez vous ? En tout cas, Si c'était à refaire, et bien je relirais (écouterais) ce livre sans hésitation !

 

 

  

 N'hésitez pas à consulter le catalogue bien fourni d'Audiolib !  http://www.audiolib.fr/

                                                                                  https://www.facebook.com/audiolib

 

  Et puis si la force de la persuasion n'a pas été assez avec moi, glissez votre prise de casque sur votre PC, fermez les yeux et écoutez cet extrait !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 27 Juin 2012

Roman - Editions Albin Michel - 455 pages - 22.30€

 

 

Parution en août 2011 - Rentrée litt septembre 2011

 

 

L'histoire : Anne vit à Bruges au temps de la Renaissance, Hanna dans la Vienne impériale de Sigmund Freud, Anny à Hollywood de nos jours. Toutes trois se sentent différentes de leurs contemporaines; refusant le rôle que leur imposent les hommes, elles cherchent à se rendre maîtresses de leur destin. Trois époques, trois femmes: et si c'était la même?

 

 

Tentation : La conférence de l'auteur à laquelle j'ai assisté

Fournisseur : La bib

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Ce billet risque d'être court car ma lecture remonte à fin février et la vie fait que je ne le rédige que mi mai, soit 3 mois plus tard. Ce sera donc plus un billet souvenir et ressenti.

Je sais que j'ai adoré ce livre, que j'en ai fait un livre hérisson plein de petits post it avec des citations que j'ai recopiées. L'écriture d'Eric Emmanuel Schmitt m'a une fois de plus été douce,naturelle et soignée, poétique et imagée. Bref, une écriture qui me plait et me touche beaucoup.

Le livre m'a bouleversée à plusieurs reprises, tant je me suis sentie proche de ces 3 femmes, malgré nos différences sociales, culturelles et séculères certaines. Toutes 3 se posent des questions existencielles sur l'amour, la mort, la vie, leur devoir conjugal, la maternité, le regard et les attentes du monde sur elles. Alors, chacune va, à sa manière, tenter de prendre les choses en main pour rester maitresse de sa vie quitte a bousculer l'ordre préconçue ou même sa petite vie tranquille.

Anne, dans le Bruges de la Renaissance, est celle qui m'est la plus lointaine par son mysticisme qui par moment m'a dépassée. Hanna dans le Vienne de Freud, m'a fascinée avec sa découverte de la psychanalise et de son bien fait. Anny m'a émue, car elle vit dans mon époque. Nos difficultés ne sont pas les mêmes, mes les résultats se rapprochent, même si je ne suis pas une star Hollywoodienne, je partage certain de ses démons finalement.

Eric Emmanuel Schmitt, par ce livre, voulait montrer à quel point être une femme libre était dur, quelque soit la période, sachant que chaque époque a proposé ou propose, face au mal être, à la révolte ou à une certaine "hérésie", son remède : la religion à la Renaissance, la psychanalyse au 20ème siècle, et les solutions chimiques, légales ou non, au 21ème siècle.

Et moi, femme de mon époque, et bien j'avoue user des deux derniers remèdes, suite à une overdose du premier !

Schmitt admire la femme dans ce livre et lui offre un miroir à travers l'Histoire (qu'aurai-je été en ces temps là), et chaque époque est extrêmement bien décrites. Le cynisme et l'humour qui décrivent l'univers impitoyable d'Hollywood apportent des moments truculents.

Chacun des personnages devient bien plus complexes qu'aux premiers abords. Les 3 femmes prennent la parole, à leur façon, à tour de rôle au fil des chapitres, ce qui est parfois cruelle pour le lectrice que je suis et qui aurait bien lu l'histoire d'Hanna d'une traite, sans l'interrompre par le destin des deux autres. Mais, bien sûr, le destin des 3 se rejoindra... Surprise et fin sympatique, bien trouvée.

C'est un livre aussi passionnant qu'émouvant à lire. Et puis derrière chaque livre de Schmitt, il y a une bonne dose de philosophie qui donne toujours à réfléchir à son propre niveau. Une philosophie universelle, accessible à tous. Le chemin vers soi est long, est pas toujours confortable. Par contre, cette lecture est délicieuse et enrichissante, je ne peux donc que vous la conseiller.

 

 

 

 

 

« Oui, celle qui rédige ces pages ne sait plus quoi penser. Je crains d'être différente. Affreusement différente. Pourquoi ne puis-je me contenter de ce qui enthousiasmerait une autre ? » Hanna

 

« je ne sais pas être la femme que notre époque exige. Je peine à m'intéresser aux sujets de notre sexe, les hommes, les enfants, les bijoux, la mode, le foyer, le cuisine et... ma petite personne. Car la féminité ordonne qu'on porte un culte à soi, à son visage, à sa ligne, à ses cheveux, à son apparence. » Hanna

 

« Simple fillette égarée au pays des femmes et contrainte à mimer l'adulte, je vis dans l'imposture. » Hanna



 « Plus le prodige se reproduisait, moins il l'intriguait. La rareté crée le miracle, la répétition l'efface. » Anne.

 

« Pourtant, je comprends bien : une part de moi souffre. J'ai l'impression d'être une erreur. Une erreur complète. En fait, je ne me hisse à la hauteur de rien, ni de ce que la vie m'offre, ni de ce qu'elle attend de moi ». Hanna

 

«  Anny, le public t'adore pour l'histoire que tu lui racontes. Pas pour ce que tu es. » Anny



 « je suis gaie, oui, mais je ne suis pas heureuse. Les autres me considèrent comme une fille marrante, une fêtarde sans complexes, mais cette agitation cache ma vérité. Un maquillage. En général, les gens qui se badigeonnent de fond de teint dissimulent une vilaine peau. » Anny.

 

« Je crois que ma tristesse a un rapport avec l'amour. J'ai besoin d'aimer, d'aimer plus, d'aimer vraiment. J'ai l'impression que je n'y suis pas arrivée. » Anny


 « Avec le recul, il explique pourquoi Hanna ne s'accordait ni avec elle même ni avec les autres. Elle s'estimait toujours en situation d'imposture. Elle se voyait à distance, se blâmait, se condamnait »

 

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Rédigé par Géraldine

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