Articles avec #litterature francaise tag

Publié le 15 Janvier 2009

 Résumé : Le temps que vous lisiez ces lignes, sept cents millions de fourmis seront nées sur la planète. Sept cents millions d'individus dans une communauté estimée à un milliard de milliards, et qui a ses villes, sa hiérarchie, ses colonies, son langage, sa production industrielle, ses esclaves, ses mercenaires... Ses armes aussi. Terriblement destructrices.

Lorsqu'il entre dans la cave de la maison léguée par un vieil oncle entomologiste, Jonathan Wells est loin de se douter qu'il va à leur rencontre.

A sa suite, nous allons découvrir le monde fabuleusement riche, monstrueux et fascinant de ces "infra terrestres", au fil d'un thriller unique en son genre, où le suspense et l'horreur reposent à chaque page sur les données scientifiques les plus rigoureuses.

 

 

 

 

 

 

 

 



                                          


Mon humble avis :Tout d'abord, il faut savoir que ce roman est resté presque 10 ans dans ma PAL, qu'il a même vécu deux déménagements entre la métropole et la Guadeloupe. J'ai lu les premières pages à plusieurs reprises, sans parvenir à poursuivre.
Et puis un jour, je me suis dit, courage, ce ne sont pas quelques fourmis qui vont te faire peur. J'ai pris mon livre à deux mains et m'y suis remise sous 30 ° à l'ombre. Les premiers chapitres me furent pénibles et puis, je me suis un peu laissée prendre dans l'histoire même des fourmis. C'est vrai, j'ai appris des tas de choses qui j'ignorais sur ses redoutables petites bébêtes...choses que j'ai vite oubliées, n'étant pas essentielles à ma vie. Même si, je le reconnaît, les techniques guerrières de ces insectes sont fascinantes... un moment.... oui, un moment, ça suffit, après, çe tourne au cauchemar, impressions de tranchées....Quand au  thriller des personnages qui descendent dans la cave, je n'ai pas été captivée du tout au point que cela ne m'a pas donné envie de lire la suite.
Même si chaque page repose sur des données scientifiques précises, je ne sais pas, c'est j'ai un peu ressenti la même impression qu'avec le Da Vinci Code (pourtant aucun point commun entre ces 2 romans).... Je finissais par me demander ce qui était vrai, réaliste ou purement imagination de l'auteur...
En fait, plutôt que de classer cette histoire dans la catégorie Thriller, je la rangerais plutôt dans "récits" de guerre...
Voilà les souvenirs que je garde un eu plus d'un an après ma lecture... Et je n'ai pas eu l'occasion de lire une autre oeuvre de cet auteur prolifique qui paraît tout à fait sympathique.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 13 Janvier 2009

Une jonque qui transporte une troupe de comédiens accoste un jour dans l’île où vivent nos amis Jeanne, son frère Thomas, M. Henri… Le soir-même, ils jouent "Roméo et Juliette", faisant rêver d’amour tous les habitants de l’île. Le lendemain, stupeur ! la jonque est partie. Elle a emporté avec elle les accents et les épices. L’île découvre alors comme la vie est morne sans eux. Comment avaler, jour après jour, du riz sans safran ? Comment s’émouvoir ou s’émerveiller s’il n’y a plus d’accent aigu sur le e ? Jeanne décide de partir à leur recherche, d’autant plus que son frère s’est embarqué avec la troupe pour travailler comme souffleur. Son périple va la mener jusqu’en Inde, dans une vallée magique où se réunissent chaque année des comédiens du monde entier pour un festival secret de théâtre et d’épices. Ne viendraient-ils pas là pour se faire épicer ?
Mais les accents se sont installés plus haut, sur les contreforts de l’Himalaya. Elle a retrouvé Thomas, qui mènera l’expédition jusqu’à la villégiature des accents, où se rassemblent régulièrement tous les accents du monde. Sur ces hauteurs, Jeanne va commencer à découvrir ce que c’est qu’aimer : accentuer sa vie.

                                         

Mon humble avis :3ème et dernier (me semble-t-il) livre de la trilogie d'Erik Orsenna consacrée à la langue Française. Cette trilogie est vraiment à mettre dans toutes les mains de 10 à 100 ans.  Qui n'aime pas la grammaire, les mots, la conjugaison les découvrira magique et apprendra à les aimer ! Ce volume là est, comme les autres, truffés de superbes jolies phrases si douces, si vraies, si poétiques que l'on a envie de les recopier dans notre cahier de citation... En tout cas, elles donnent lieu à de nombreuses croix dans les marges !!!

On retrouve avec plaisir Jeanne, notre fouineuse préférée qui cette avoir découvert l'île de la grammaire et des mots, l'île du Subjonctif, part ici à la recherche des accents qui ont déserté son île.

Et l'on retourne dans notre enfance tant l'histoire nous est une fois de plus contée dans le style : "Il était une fois", et les pages sont parsemées de belles illustrations, comme lorsqu'on lisait des "livres avec des images" ! On s'évade dans ce pays imaginaire, par mésaventure, on réalise combien la vie a besoin de saveur, d'accentuation ! Nos repas seraient bien terne sans épices, notre langue française monotone sans accent et notre vie, bien morne sans amour.
Encore une fois, la recette d'Erik Orsenna fonctionne parfaitement pour nous rendre léger comme un accent circonflexe qui prendrait son envol. Par contre, suffira-t-elle à m'empêcher toutes fautes d'orthographe à l'avenir, j'ai des doutes. Ça relèverait plus du miracle !!!


Du même auteur sur ce blog : "La grammaire est une chanson douce" et "Les chevaliers du subjonctif

L'avis de Liza sur la Révolte des accents ICI
L'avis de leiloona sur La Grammaire est une chanson douce ICI

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 10 Janvier 2009

Résumé : Les boires et les déboires de Marc Marronnier. Déçu par la vie, par l'amour, par ses amis... par le monde, il ne peut supporter l'idée de divorcer d'une femme qu'il n'aimait plus vraiment et se doit chaque jour se battre pour trouver un sens à son existence.
«La troisième année, il y a une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle : dégoûtée, votre femme vous quitte. La mauvaise nouvelle : vous commencez un nouveau livre.»






                                      

Mon humble avis :C'est un constat presque statistique, l'amour dure 3 ans, même si, dès les premiers jours, chaque protagoniste veut croire qu'il durera pour l'éternité. L'amour serait il le plus grand mensonge de tous les temps... en tout cas, c'est ce que semble penser le personnage principal, aussi touchant qu'irritant.
J'ai lu ce livre sous les tropiques,  il y a un an et demi. J'en garde un excellent souvenir, surtout celui d'avoir dévoré la fin, quitte à bacler les quelques clients qui se présenter sur mon lieu de travail !
Ici, Beigbeder nous explique avec justesse, nous dévoile le mécanisme de l'éloignement, du refroidissement, de l'indifférence, voire de la haine qui guette les couples. Il nous dévoile les pièges et les illusions de l'amour dans lesquels nous tombons tous pour la plupart d'entre nous.La théorie de Beigbeder est que l'amour dure 3 ans. Moi je dirais s'il pouvait au moins durer 3 ans. Mais bon, c'est un autre sujet !!!
Ce  "couple mode d'emploi" se lit très vite, même s'il est parfois,très souvent d'ailleurs, il est  cruel de s'y reconnaître,  de retrouver des souvenirs difficiles vécus. Mais rassurez vous, on sourit, voire on rit aussi beaucoup de situations cocasses ou des maladresses mignonnes que l'on s'attribue. Malgré une légèreté d'apparence, ce roman offre une véritable réflexion sur les sentiments. Vraiment, ce fut une lecture plus que plaisante, légère dans le sens positif du terme, pleine d'ironie et d'humour, de bons mots ou de belles citations sur l'amour, le bonheur. J'ai lu quelque part que ce livre est "une hsitoire simple sur le plus compliqué des sentiments.". Ah l'amour, qu'il dure 3 jours, 3 ans ou toute la vie ou qu'il brille par son absence, quel vaste sujet !


Sébastien a écrit un billet intéressant sur "le cas beigbeder"! en se penchant sur plusieurs de ces oeuvres dans le même article.

L'avis de Mademoiselle Swan

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 23 Décembre 2008

Résumé : Jamais le célèbre psychiatre Baumffel Girard n'aurait imaginé tomber sur un tel concentré de barjots en acceptant de se rendre en Touraine pour y évaluer l'état mental du comte Des Rancins. Mais comment dire non au président de la République qui songe à nommer ministre cet excentrique châtelain ?
Un comte faussement tranquille, une comtesse aux dents longues, une milliardaire qui communique avec l'au delà, la fille cachée de l'évêque d'Eveux, une femme de chambre qui veut devenir chanteuse, une cuisinière alcoolique, un neveu à priori désoeuvré sont les héros de cette comédie déjantée.




                                             


Mon humble avis :J'ai reçu ce livre par la poste, envoyé par Silvana Bergonzi, attachée de presse Des Editions du Rocher. J'étais flattée que Madame Begonzi me demande mes coordonnées postales afin de m'envoyer un livre dont j'ignorais tout ! Mais ma curiosité était piquée !!!
Lorsque j'ai découvert le titre et la quatrième de couverture, mon avis s'est divisé en 2 ! D'un côté, j'étais ravie de me lancer dans la découverte d'un livre qui se veut léger. De l'autre, comme je reste encore traumatisée par l'extrême nullité du film "Les Aristos" (avec De Turckeim...), je craignais de m'embourber dans le même marasme, le sujet de fond de "Petits Désordres au château" s'attaquant lui aussi aux aristocrates. Fort heureusement, la comparaison s'arrête ici !
J'ai vraiment passé un bon moment de lecture. C'est une bonne comédie, parfois loufoque, mais qui ne frise jamais le ridicule ni le vulgaire. Moqueur certes, mais méchant, jamais ! Et point majeur pour tenir tout lecteur entre ses pages, on se demande vraiment comment cela va se terminer.
Impossible de nier que Stéphanie Mesnier maîtrise bien le milieu, les manières, les codes, les coutumes, les petits travers, les convictions de l'aristocratie Française. Peut-être en vient elle ? Peut-être s'y est elle frottée  ? A moins qu'elle en  ait fait une longue étude. En tout cas, le rendu est parfait ! Le style, l'histoire et la morale sont très nobles, avec ou sans particule. D'ailleurs, les plus nobles de l'âme ne sont pas forcément à particules et certains titulaires de particule se moque éperdument de leur référence noblière. Nombreuses sont les  phrases et réparties qui, vraiment ciselées de pierres précieuses,  pourraient devenir symboles d'armoiries ou de devises familiales. Les personnages sont truculents et leur caricature flagrante les rend attachants, gaffeurs et bien sûr, amusants !. D'ailleurs, n'est pas psy qui croit, n'est pas ministre qui veut, et qu'est-ce qu'un comte sans comtesse. Ce roman regorge de malentendus, d'imbroglios, de rebondissements, de quiproquos jubilitatoires, de personnages qui se croient, se croisent et se décroisent, croissent et décroissent, et croassent au lieu de parler, oubliant qu'une mauvaise parole peut les transformer de comtesse en crapaud !!.
J'ai passé quelques journées sympathiques avec ces personnages divertissants, me télé portant par l'esprit dans ce château et son parc, dans lequel il doit faire bon flâner. J'aimerais y être invitée à boire le thé, je promets de bien me tenir !
Et, au fil des pages, une idée me trottait dans la tête... Qu'il serait plaisant de retrouver ces personnages et leurs mésaventures dans une bonne pièce de théâtre. Car vraiment, à mon goût, ce livre en contient tous les ingrédients.

                                                     

Je remercie encore Sylvana Bergonzi, Cécile Bourhis et les Editions du Rocher pour leur confiance.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 30 Novembre 2008

Résumé : Un jour, il est parti.
Lui qui l'avait vue naître et accompagnée depuis toujours, il s'est retiré dans la solitude. Dix ans plus tard, elle retrouve sa trace et le rejoint pour comprendre ce qui s'est passé. Dans une maison aux apparences trompeuses commence un huis clos où les cauchemars se confondent avec le réel. Les souvenirs ressurgissent à travers les contes de fées qu'une main invisible dépose chaque soir à son chevet.
De l'éveil de La Belle au bois dormant au crépuscule de La Petite Marchande d'allumettes, elle franchit les étapes d'une étrange initiation qui la mène à un secret bouleversant. Aura-t-elle la force d'aller au bout de la vérité, de sa vérité. Sur le chemin des sortilèges, le destin attendait son heure.

 

                                    
 

Mon humble avis : Nathalie Rheims a écrit ici un très beau livre, aussi intime et boulversant que douloureux, avec une fin inattendue. Ce roman se lit dans un lieu confiné, au calme. Ainsi, on perçoit sa subtile caresse et l'on entend ce qu'il a à nous dire, ce qu'il nous murmure en douceur. Avec un style soigné et poétique, l'auteur nous prend par la main et par le coeur pour un voyage aux pays des songes. Elle utilise avec émotions quelques contes célèbres pour nous parler de sujets personnels qui peuvent tous nous concerner : l'abandon, les relations parentales, la recherche de la reconnaissance du père. Mais il me semble que le sujet principal soit le deuil en général... et en particulier, celui de notre enfance, de nos chimères, de nos actes manqués, de nos illusions, de nos chers disparus. De Cendrillon au Petit Poucet en passant par le Petit Chaperon rouge, l'héroine entraîne le lecteur à la lisière du rêve, du cauchemar et de la réalité, de la folie. L'histoire est celle d'un huit clos tantôt rassurant et réconfortant, parfois étouffant, toujours envoûtant. Le lecteur est pris dans ces sortilèges. C'est comme une thérapie qui  conduirait à affronter nos démons et à se confronter à la réalité, voire à l'accepter pour enfin tourner la page, à moins que...?  Le chemin des sortilèges, un premier pas pour un nouveau départ ?

 

Je remercie Suzanne de "chez-les-filles.com" et les éditions Léo Scheer de m'avoir permis de découvrir ainsi ce magnifique roman. (Blog des Editions Léo Scheer)

                                                               

L'avis de Julien ICI et de ThaïsLA

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 24 Novembre 2008

Résumé : Alors que la rentrée littéraire approche, Christine Anxiot n'a toujours pas remis son manuscrit annuel. Son éditeur déclenche une enquête sur l'inexplicable disparition, mais les enlèvements d'écrivains continuent. Dans les milieux feutrés de l'édition s'engage alors une impitoyable chasse à l'homme de lettres…

Pour résoudre l'enquête, il a été fait appel aux plus grandes plumes de la littérature française : Denis-Henri Lévy, Christine Anxiot, Fred Wargas, Marc Levis® , Mélanie Notlong, Pascal Servan, Bernard Werbeux, Jean d'Ormissemon (de la française Académie), Jean-Christophe Rangé, Frédéric Beisbéger et Anna Galvauda.

 

 

 

                             

 

 

Mon humble avis : Drôlissime ! Tel est l' adjectif qui convienne à ce livre ! Comme j'ai ri, comme je me suis régalée à la lecture de ses moqueries burlesques de ces célèbres auteurs ! Dans chaque chapitre, Pascal Fioretto s'attaque à une nouvelle victime dont il imite le style... dans un style tout à fait bluffant. On reconnait ou on découvre les travers et  spécificités des tempéraments et plumes de chacun. Bien sûr Pascal Fioretto prend un plaisir manifeste à les exagérer mais juste ce qu'il faut pour que cela soit hilarant. On imagine aisément comme Fioretto a du s'amuser en décortiquant ainsi ces victimes et en posant le doigt sur leurs petits ou grands défauts qui les rendent tantôt attachants, tantôt agaçants. Sincères félicitations à Pascal Fioretto pour la gymnastique de passer d'un style à l'autre avec tant de brio. En effet, chaque pastiche est criante de vérité et plus drôle encore que la précédente. Je connais chacune des victimes de ce livre (Vargas exceptée) mais cela n'est pas nécessaire pour apprécier pleinement ce livre et s'éclater ! On dit qu'il faut rire 10 mn par jour pour être en forme. Lisez ce livre, vous prendrez une bonne avance pour les semaines à venir !

 

                                           

 

AGFH a aussi aimé et chroniqué ce livre. Son billet est excellent et je ne voudrais pas l'imiter. Alors cliquez !

Et ici, Catherine décortique pour vous chaque chapitre.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 23 Novembre 2008

 Résumé : Le 8 mai 2001, jour de ses vingt ans, Jeremy se suicide. Victoria, la femme qu'il aime, l'a rejeté.
Le 8 mai 2002, il se réveille près de Victoria, folle d'amour pour lui.
Est-il vraiment mort ?
Jeremy devient alors le spectateur d'une vie qui lui échappe. Une vie étrange, dans laquelle sa personnalité est différente, change, évolue, l'inquiète.
Au fil des jours et des réveils, Jeremy va dérouler le fil d'un destin qu'il n'a pas choisi... le sien.

 

 

 

 

                            

 

Mon humble avis : J'ai emmené ce livre dans ma valise lors de mon voyage au Moyen Orient... Ah ! Enfin une bonne lecture de vacances, captivante et divertissante à souhait dès les premières pages ! ( chose de plus en plus rare). J'ai réellement dévoré les quelques 200 pages de cette émouvante et éprouvante histoire d'amour absolu dans les couloirs du temps ! Le suspens y est papable et les rebondissements inattendus mais cohérents ... et pourtant, ce n'est pas un thriller, ni un polar. C'est juste une histoire de fou, rocambolesque ! En tout cas, telle était mon impression lors de ma lecture. Et c'est aussi ce que pense Jérémy, le pauvre héros à chacun de ses réveils... il a de quoi s'arracher les cheveux. Que se passe-t-il ? Comment Jérémy va-t-il s'en sortir ? Bien sûr, la réponse nous est donnée dans les dernières pages et elle n'est pas forcément celle que j'attendais. L'auteur aurait pu nous servir une fin ressemblant à "Ils vécurent heureux et eurent...." pour coller aux succès littéraires romantiques actuels. Il n'a pas cédé à cette "facilité" bien au contraire ! Mais je l'avoue, l'explication paranormalo / religioso / surnaturello m'a un peu déçue par sa "simplicité". Mon imagination débordante s'attendait à quelque chose de plus tordu, sans être pour autant capable de mettre des mots et une idée précise sur ce "quelque chose de plus tordu" ! Cette fin est donc en harmonie avec le corps du roman et le message sans doute souhaité par l'auteur. D'ailleurs, on peut tout à fait ne pas être d'accord avec ce message et garder un excellent souvenir de notre passage dans ces pages ! J'ai trouvé sur internet une bande annonce pour ce livre, comme s'il s'agissait d'un film. Curieux ! Prémonitoire ? Je l'espère ! Un tel roman serait une très bonne matière première pour le cinéma, à condition d'exploiter un max le côté suspens insensé de cette oeuvre ! En attendant, courrez acheter le bouquin car, on ne sait jamais, le temps pourrait presser !

 

 Bande annonce de "J'aurais préféré vivre", lauréat du Grand Prix Jean d'Ormesson 2007 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 6 Novembre 2008

Résumé : Epiphane Otos serait-il condamné, par sa laideur, à vivre exclu de la société des hommes et interdit d'amour ? Tour à tour martyr et tortionnaire de ses contemporains, il sera ambassadeur de la monstruosité internationale, juré d'un concours de beauté au Japon, mais aussi et surtout, amoureux. Car que peut une âme sensible enfermée dans un corps disgracié, sinon vénérer l'absolu sous les traits d'une femme ?








                                          

Mon humble avis :Tout d'abord, je précise que ma première lecture de ce livre date de juin 2001. Pour en parler "en toute connaissance de cause", j'en achève tout juste ma relecture de ce "vieux Nothomb" de 1999.
Amélie Nothomb attire autant détracteurs que fans inconditionnels, alors je commence par satisfaire les premiers d'entre eux... Oui, j'ai trouvé quelques longueurs dans l'action d'"Attentat". Voilà !
Maintenant, en temps que fan inconditionnelle, j'encense !
Quel délice de renouer avec la plume singulière d'Amélie Nothomb : directe et efficace, elle ne perd pas le lecteur dans un dédale de détails gnangnans. Elle use d'un français toujours aussi bien maîtrisé, à tel point que lectrice, je découvre avec plaisir des mots qui me sont inconnus et aussitôt savoureux. Ces mots me mènent naturellement dans les pages de mon dictionnaire trop inusité.
Grâce à des personnages loufoques aux qualités et aux travers exagérés, l'auteure nous propose une vision non complaisante, mais autant cynique que réaliste de notre société. Sous les feux de la rampe de ce roman : l'amour et l'hypocrisie qui fait prétendre chacun que la beauté intérieure prime sur la beauté physique. Foutaise, il n'y a qu'à voir les modèles dont nous assomme la publicité ! Et quels traits résument notre description du prince charmant ? La laideur ? Certainement pas ! Bien entendu, on remarque des parcelles de nous même dans chaque personnage...Une fois de plus, Nothomb nous renvoie avec humour nos contradictions en pleine figure. Et là, qu'elle conforte ou qu'elle dérange, Amélie nous interpelle !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 31 Octobre 2008

Résumé : Dans trois heures, le lieutenant Pontoise pourra quitter son commissariat. À cet instant précis, une femme entre dans le commissariat désert et demande à être arrêtée pour avoir assassiné son mari. « Comment ? » En le poussant pas la fenêtre de leur appartement du 11e étage. « Quand ? » Il y a dix ans. « Pourquoi ? » Parce qu'il était sadique, irresponsable et qu'il la battait, elle et ses enfants. « Comment se fait-il qu'elle n'a jamais été inquiétée ? » Parce qu'elle a dit qu'il s'agissait d'un suicide et comme son mari sortait d'un hôpital psychiatrique après avoir plusieurs fois tenté de se tuer, tout le monde l'a crue. « Pourquoi se dénoncer si longtemps après ? » Parce qu'elle a des remords. « Et pourquoi justement ce soir ? » Parce que c'est, jour pour jour, le dixième anniversaire du décès et que demain le crime sera prescrit… Le lieutenant n'en croit pas ses oreilles. Pendant quelques heures, la meurtrière et le policier vont s'affronter avec une violence rare. Elle veut qu'on l'arrête. Il s'y refuse absolument.

                                          

Mon humble avis :Ce livre de Jean Teulé s'est retrouvé dans ma PAL suite à un achat compulsif. La 4ème de couv' m'a tant interpellée. C'est vrai qu'elle semble promettre un bon moment de lecture...
Certes, l'idée d'origine est excellente : un huit clos entre une meurtrière qui supplie un flic de l'arrêter. Hélas, le reste ne suit pas. En tant que lectrice, j'ai trouvé le temps aussi long que le protagoniste qui trouve interminables  les 3 heures le séparant de minuit. Le roman est pourtant très court, 130 pages. L'écriture manque de limpidité. Je ne compte pas le nombre de fois où j'ai repris des phrases à leur début pour bien en distinguer le sujet, le complément d'objet direct ou indirect, le verbe... bref, pour trouver le sens des phrases. C'est dommage. Par contre, comme l'idée est bonne je le répète, je me disais pendant ma lecture qu'avec un bon scénario et des dialogues piquants, cela ferait certainement un film original et prenant, à condition qu'on y trouve Agnès Jaouis et Jean Pierre Bacri dans les rôles principaux. Les imaginer dans ces rôles a tout de même épicé un peu ma lecture qui manquait cruellement de saveur. 

                                       
                

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 29 Octobre 2008

Résumé : Oscar a dix ans et il vit à l'hôpital. Même si personne n'ose le lui dire, il sait qu'il va mourir. La dame rose, qui le visite et "qui croit au ciel", lui propose, pour qu'il se sente moins seul, d'écrire à Dieu.







                          

Mon humble avis : Oscar est en phase terminale de la leucémie. Mamie Rose lui rend visite et parle avec lui afin de l'accompagner dans son épreuve et de l'aider à appréhender la vie, la mort et la souffrance sous un autre angle. Ainsi, lorsqu'Oscar lui avoue sa peur de mourir jeune et vite, elle lui propose de faire comme si chaque journée durait 10 ans. Oscar décide donc de vivre les grandes étapes de la vie en quelque jours. Et le soir, il se confie à Dieu. Ainsi, nous lisons les dix lettres qu'Oscar adresse à Dieu à chaque âge de la vie (ainsi chaque lecteur peut s'y retrouver et se sentir concerné). Tout cela pour dire que ce petit livre d'une cinquantaine de page est un grand conte philosophique accessible à tous. Eric Emmanuel Shmitt traite ici d'un sujet insupportable : l'agonie et la mort d'un enfant. Et pourtant, ce livre se lit avec émotions certes, mais facilement. Schmitt use de moult métaphores comiques (jusque dans le surnom des autres petits malades). De son génie, il transforme l'hôpital en lieu "vivant". De plus, Schmitt a eu l'audace de distiller beaucoup d'humour dans cette innocente correspondance. Car Oscar écrit avec son coeur et avec ses propres mots. Ses lettres débordent d'amour, d'incompréhension, de joie mais aussi de révolte face au comportement des autres devant sa maladie. Pour lui, rien de pire que le silence. Et je ne sais pas, la mort est sensée être froide. Pourtant, je suis sortie de ce livre avec une sensation douce et chaude de tendresse... Oscar et la dame rose : un livre magique alors ? Peut-être. En tout cas, Oscar et Mamie Rose resteront longtemps dans mon esprit !

 

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Rédigé par Géraldine

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