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Publié le 23 Mars 2011

Roman - Edition J'ai lu - 125 pages - 3.70 €

 

 

4ème de couv' : " J'étais, sans le savoir, un enfant heureux, relativement heureux, il est vrai. Mais ce n'était qu'une impression d'ensemble. Car ma vie, même alors, ne manquait pas de petits malheurs auxquels je n'arrivais pas à m'habituer. Il faut remonter à novembre 1944. J'avais treize ans. " Jeff porte sur la lèvre un petit bec-de-lièvre que tout le monde nomme la " cicatrice ". Une infirmité dont il ne connaît pas la cause et qui lui vaut moqueries et méchancetés de toutes sortes. Parce qu'il ne sait s'en défendre, il intériorise toute cette douleur, toutes ces blessures morales répétées. A cet âge si sensible, s'enfermant peu à peu, il souffre et fait souffrir ceux qui l'aiment sans réserve...

 

 

 

 

Billet publié dans la catégorie "L'avis des ados" donc... écrit par ma nièce.

 

 

 

 

 

 

 

L'avis de Camélia, 14 ans : Dans ce roman, un jeune américain garçon de treize ans, pendant la Seconde Guerre Mondiale raconte une période décisive de sa vie. Jeff porte sur la lèvre supérieur un bec de lièvre que ses parent lui ont toujours expliquer comme un accident lorsqu'il était petit. En cours d'année, il doit changer d'école. Là, il sera confronté à un milieu social aisé qui n'est pas le sien. Les enfants de sa classe le refusent dans leurs jeux et font souvent allusion à sa cicatrice en le surnommant "grosse lèvre". Finalement, Willie, un élève, invite Jeff à venir jouer avec eux et le prend sous son aile. Une amitié qui rempli de joie Jeff naît doucement entre les deux garçons.
 
Un soir, Willie invite Jeff pour lui présenter sa collection de timbres. Appelé au salon par sa mère il laisse son ami quelques minutes seul dans sa chambre. Pendant ce temps, Jeff lui vole ses plus beaux timbres et les fourre dans sa chemise. Lorsque Willie revient, il constate la disparition mais n'ose fouiller Jeff qui lui fait remarquer que, étant son ami, il pouvait lui faire confiance et que les timbres étaient sûrement tombés sous un lit ou avaient glissé entre deux feuillets. Puis, prétextant l'inquiétude de se parents il se retire chez lui.
 
Le lendemain, à l'école, Jeff qui commençait à s'intégrer dans la classe, se fait rejeter par ces camarades qui ont appris l'incident de la veille. Pour Jeff commence un interminable tourbillon qui l'emporte très loin. Commençant par voler son ami, il lui ment pour l'assurer de son innocence ainsi qu'a ses parents et Bubby son petit frère avec qui il s'entendait si bien. Se trouvant indigne de l'affection de sa famille, il la repousse en devenant méchant avec ses proches. Pourtant il ne peut se résigner à rendre ces timbres, trops heureux d'avoir quelque chose de Willie avec qui il a cassé toute amitié, celui qui un jour l'avait invité a jouer pendant la récréation.
 
J'ai beaucoup aimé se livre car il montre bien la difficulté de s'intégrer quand on est différent et tout l'engrenage du vol. Il est facile à lire et très bien écrit.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 3 Mars 2011

Roman - Editions Albin Michel - 102 pages - 10 €

 

 

Parution en avril 2009, existe aussi en poche

 

 

 

L'histoire : Jung est un adolescent japonnais révolté en rupture familiale... Alors pour survivre, il vend des bricoles dans les rues de Tokyo et fait les poubelles pour manger.

Il rencontre un maître sumo. Celui ci dit voir le gros dans le maigre Jung et avec ruse, parvient à l'attirer à un match de sumo. Pour Jung, c'est la révélation. Il veut devenir sumo. Problème, il ne parvient pas à grossir. Pourquoi ? Le maître sumo est là pour le guider...

 

 

Tentation : L'auteur que je n'ai pas lu depuis trop longtemps !

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Voilà encore un livre que j'ai emprunté à la bibliothèque et je n'aurais pas du. Car de ce fait, je vais devoir rendre ce roman que j'aurais bien gardé pour le relire encore et encore, en faire un livre de chevet, une bible en quelque sorte.

Je me demande comment Eric Emmanuel Schmitt a pu écrire un livre qui me corresponde autant, un livre dont j'avais tant besoin, sans me connaître !!! Car c'est sûr, c'est pour moi qu'il a écrit ce livre !!!

Le sumo qui ne pouvait pas grossir est un conte, une fable, une magnifique parabole écrit dans un style soigné, limpide, jamais ampoulé, accessible à tous, tellement plaisant à lire. Il y a ce rapport de maître à l'élève qui m'a bien plu, avec des personnages très attachants. Et surtout, là où certains auteurs auraient fait de cette histoire un pavé soporifique de 600 pages, E.E Schmitt écrit un roman très court, dynamique, condensé, qui va à l'essentiel.

C'est aussi une formidable leçon de vie, de tolérance, de persévérance. Une histoire qui apprend à voir l'essentiel, à voir derrière les apparances. L'importance de connaître notre propre valeur, à nos yeux mais aussi aux yeux des autres est joliment mise en scène. Un cours de philosophie simple pour celles et ceux qui aiment être touchés, réfléchir, avancer dans leur vie sans se faire de noeuds au cerveau, et en ayant le sourire aux lèvres. Car malgré la gravité du sujet, c'est avec une fausse légèreté qu'il est traité, ce genre de légèreté qui peut parler à tout le monde, tant aux complexés inférieurs qu'aux complexés supérieurs. Pas de pathos, mais en échange bienvenu, de l'humour deci delà.

Je me suis vraiment régalée lors de cette lecture et, même s'il est certainement écrit pour moi, c'est avec plaisir et un enthousiasme non feint que je le partage avec vous ! Sentez vous ce souffle d'optimisme et de fraicheur qui s'échappe de ses pages ? Non, c'est que vous n'avez pas encore acheté ce livre...

 

 

"Tu penses mal Jun. D'abord parce que tu penses trop, ensuite parce que tu ne penses pas assez".

 

"C'est toi qui appauvris ta perception parce que tu n'y vois que ce que tu y mets : tes préjugés".

 

" Tu agonises parce que tu as tout recouvert, tes émotions, tes problèmes, ton histoire. Tu ne sais pas qui tu es, donc tu ne construit pas à partir de toi."

 

"Plus je persistais dans mon idée de devenir un champion, plus je paraissais incapable d'accomplir ma volonté."

 

" Jun, si ce que tu dis n'est pas plus beau que le silence, alors tais-toi."

 

 

L'avis de Liliba

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 26 Février 2011

Roman - Editions Gaïa - 327 pages - 21 €

 

 

Rentrée littéraire septembre 2010

 

 

L'histoire : Une peur immense et des cris.... Le choc. Clothilde, mère de 4 enfants, perd sa voix. Elle se croit d'abord aphone, mais le mal est plus profond, c'est une dysphonie spasmodique du larynx. Elle est alors réduite au silence et confrontée à l'irritation et la distance de ses proches. Elle entame un long chemin de rééducation. Au cours d'une séance, Clothilde réalise que si elle ne peut pas parler, elle peut chanter. Elle est musicienne depuis toujours... Elle s'inscrit à des cours de chants. C'est un autre monde, un autre univers, une autre vie qui s'ouvre à elle.

  

 

 

Tentateur : La blogo

Fournisseur : Clara, merci pour le prêt de ce livre voyageur  

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : J'ai lu ce livre avec une émotion et une attention particulière. Voici deux ans, j'ai été atteint, pendant 3 mois, de la même maladie que Clothilde, le personnage principal de ce très beau roman : la dysphonie spasmodique du larynx. Encore aujourd'hui, un stress, la fatigue ou certains sujets de conversations peuvent me ramener ses troubles du langage d'origine neurologique, déclenchés le plus souvent par un choc ou un gros stress psy.  Sous un spasme généré sur le larynx (pourquoi, on ne sait pas vraiment) par le cerveaux, les cordes vocales s'entrechoquent. Le résultat est un bégaiement, une voix hachée, une voix de robot, de convulsions sur certaines lettres, une élocution de "gogol" si vous me permettez l'expression.... le tout au prix de terribles efforts, au risque d'abîmer définitivement les cordes vocales. Ceci peut aussi réduire au silence, suivant les cas.

 

Bref, tout cela pour dire que je connais bien une partie du sujet du livre, ce qui a certainement influencé ma lecture. Je suis sans doute plus compréhensive et touchée sur certaines choses ou plus sévère sur d'autres. Je vais donc commencer par ce qui m'a dérangé dans ce livre...

Lorsque Clothilde perd sa voix après cette peur et ses cris, je trouve ses réactions plutôt curieuses. En effet, elle envisage très vite de ne plus jamais parler... Étrange, quand on se retrouve aphone, on se dit que c'est un mauvais moment mais on n'imagine pas que soudain l'on puisse être atteint de gros troubles du langages de façon aussi soudaine sans qu'il n'y ait eu de cas similaire dans notre entourage. Comment pourrait on savoir ? Non, quand cela arrive, on se dit : "une bonne nuit de sommeil, du sirop, du miel, une écharpe et cela ira mieux demain". Il faut tout de même quelques jours pour se dire "là, c'est grave et pas du tout normal".

Au niveau médical, elle se contente du médecin de famille et d'une phoniatre et d'une fibroscopie nasale.... Aucune batterie de test neurologiques. Elle refuse toute thérapie psy et le traitement par injection de toxine botulique dans le larynx, qui lui rendrait la parole. Ca pourquoi pas.... L'auteur n'évoque que discrètement les risques de cette intervention qu'elle fait passer pour assez bénigne... Et surtout, ce qui m'a manqué, c'est la raison de ce refus de Clothilde à consulter un psy ou à procéder à ces injections. Nous avons le NON, mais pas le pourquoi, qui aurait été intéressant. Le sujet n'est pas assez creusé. J'ai trouvé Clothilde assez peu révoltée ou frustrée, par moment comme extérieure à cette injustice qu'elle subit. Elle semble s'y soumettre, ne cherche pas plusieurs avis médicaux...

Dans la première partie, le personnage de Beau le chien m'a royalement agacée tant il était trop envahissant dans le récit. Il semblait être là pour remplir une histoire qui n'en a pas.

Enfin, sur la fin, dans les descriptifs des exploits musicaux de Clothilde, mon attention s'est relâchée face à certaines longueurs.

 

Alors pourquoi lire ce livre me direz vous ? Pour plein de bonnes raisons qui ne manquent pas.

L'écriture, déjà, est magnifique, très soignée et subtile, douce, maîtrisée. Lyrique et musicale, comme une bonne partie de l'oeuvre. Et l'histoire est, dans l'absolue, bien menée.

Ce roman montre parfaitement ce que c'est que de ne pas pouvoir parler. Il met en lumière une maladie peu connue, considérée comme orpheline. C'est déjà un énorme mérite doublé d'un second, celui de l'exactitude de la mise en scène du fossé, que dis-je du canyon d'incompréhension et de difficulté de communication qui peut se creuser entre un patient atteint d'une maladie (qui ne se prouve par aucun scanner ni aucune analyse sanguine) et son entourage. Un entourage qui vous dit que vous avez changé.... Un entourage que votre maladie dérange. Une maladie qui trouve son origine dans les méandres mystérieuses du cerveaux et du psychisme (dysphonie, dépression etc...)."Tu n'as qu'à.... il suffit de... tu ne devrais pas...Tu n'es pas la seule... fais un effort !!!!"

Enfin, les mères de famille trouveront sans doute dans Clothilde une "porte parole" sans parole d'ailleurs... Même si leur vie de famille et leurs enfants leur sont essentiels, ils peuvent ne pas suffir à son total épanouissement. Une mère peut espérer et souhaiter faire autre chose que du repassage, elle a le droit de tomber malade, d'avoir des projets personnels, des passions. Elle peut changer, évoluer. Ne pas forcément toujours correspondre à l'image que l'on a d'elle, qu'elle a toujours donné et que chacun estime pouvoir attendre d'elle. C'est vrai pour une mère de famille, mais aussi pour n'importe quelle personne.

 

Voilà, ce roman a donc beaucoup de qualités pour séduire, pour intéresser, même s'il comporte quelques maladresses et invraissemblances, comme on peut avoir des défauts et être cependant charmant. Que vous soyez père, mère, enfant, amie, handicapé, mélomane, chanteurs.... ce livre a de quoi vous séduire et vous parler dans le silence de la lecture.

 

L'avis de Sandrine; Cynthia; Leiloona; ClaraSaxaoul; Alex; Lystig; lasardine 

                                                                                2%     14/14

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 20 Février 2011

 

Roman - Ana Edition - 71 pages - 9.50 €

  

Parution en 2008

 

Méfiez-vous, il y a aux terrasses des cafés, des gens qui vous inventent une vie ... 

 

L'histoire : Corinne et Paul se retrouve tous les jours dans le même café, avec un whisky. Ensemble, ils parlent de leurs lectures. D'ailleurs, ils sont tous deux libraires. Et c'est tout ce qu'ils savent de l'autre. Jusqu'au jour où Paul ne vient plus au rendez vous tacite... Jusqu'au jour où plus d'un an après, Corinne croit le reconnaître sur une photo d'une exposition... Une exposition de cliché de visages défuns... Corinne "enquête"... et rencontre quelques succulents personnages.

 

 

Tentation : La blogosphère

Fournisseur : Livre voyageur de Liliba, merci livre_voyageur_logo

 

 

 

   

 

étoile3etdemi

 

Mon humble avis : Depuis le temps que ce livre me faisait de l'oeil. "La libraire a aimé" tourne pas mal sur la blogosphère et d'ailleurs, derrière son auteur se cache la blogueuse Ficelle.

Voici une histoire très touchante et servi par une écriture soignée, élégante et fluide, mélancolique. L'auteur nous fait éprouver des sentiments et des comportements très évocateurs de notre époque : la résignation au "médiocre" par habitude, la fuite devant le bonheur certain qui pourrait devenir un malheur éventuel, le surplace par peur de perdre le précaire équilibre, la vie par procuration (à travers les livres, on vit la vie des autres), l'amour et l'influence des livres dans notre vie, les années qui passent et puis...  Mais les thèmes principaux restent la solitude, le vide, l'absence de l'autre, la reconnaissance de l'amour et la résurrection lorsque l'on ressent les premiers symptômes de l'amour. Ce livre résume parfaitement les adages : "Un seul être vous manque et tout est dépleuplé" et "L'amour vous donne des ailes"

La relation qu'entretiennent Paul et Corinne montre bien que l'on sait très peu des gens que l'on fréquente, tant on cloisonne nos vies, tant on craint stupidement une invasion de notre espace intime. On ignore même l'importance qu'ils prennent à nos yeux et dans notre vie. La preuve, Corinne ne connaît pas le nom de famille de Paul, son adresse... En partageant leurs lectures, ils pensaient certainement que cela leur suffisait, ils leur semblaient vivre l'essentiel...

Un petit bémol pour moi : Il me manque un petit pourquoi à une question que je ne peux révéler sous peine de spoiler un peu l'intérêt du roman...!!! Et puis la fin... Je l'aurais préférée moins évasive, plus sûre, moins sujette à mon interprêtation personnelle... à moins que quelque chose m'ait échappé.

A travers son personnage, Sophie Poirier affirme qu'aucun livre, aucune phrase, aucun  style ne pourrait décrire avec perfection les battements d'un coeur, le manque de l'essentiel, une nuit de vide et la peur d'être seul, la respiration vaine, la souffrance et les heures de silence. Pourtant, je l'ai aperçu cette perfection dans ces pages. Même s'il s'agit là de sentiments à la fois universels et intimes, ils ne se suffisent pas de formules toutes faites. Il leur faut du talent, du coeur et de la justesse et une pointe d'originalité. Et manifestement, Sophie Poirier n'en manque pas.

 

 

"... Pas la peine d'en faire un livre, il devrait plutôt se méfier de cette habitude à mettre du relief et de la beauté où il n'y avait rien, ou pas grand chose. Evidemment, tout pouvait paraître mystérieux, si exhaltant, à coup de chapitres structurés. Même la douleur donnait envie avec des belles phrases..."

 

"Il y a un homme , et au début je ne savais pas que je l'aimais, mais maintenant je suis sûre, certaine de l'amour pour lui, cet homme-là a disparu. C'est quand il a disparu que j'ai compris pour l'amour. Oui, je sais, c'est bête de comprendre ces choses-là trop tard. Mais bon, j'avais tellement arrêté de vivre que je ne pouvais pas me rendre compte."

 

 

L'avis de Liliba, d'Aifelle; de Chaplum; et de Keisha

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 14 Février 2011

Roman - Livre de Poche (Grasset) - 185 pages - 5.50 €

 

 

 

L'histoire : Le narrateur est fils unique et chétif de parents athlètes. Pour tromper la solitude, il s'invente un frère costaud qui le domine. Il découvrira bientôt qu'il n'est pas loin d'une terrible verité, une vérité que tout le monde tait, que personne ne nomme. C'était pendant la deuxième Guerre Mondiale. L'auteur reconstitue donc l'histoire familiale qui rejoint la grande Histoire et l'époque où les Grimbert s'appelaient Grinberg.

 

 

 

 

Tentation : Rencontre avec l'auteur et réputation du roman

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

 

 

 

 

 

 

étoile3etdemi

Mon humble avis : J'ai encore découvert un conteur hors pair : Philippe Grimbert. L'auteur retrouve ses yeux d'enfant, d'ado puis de jeune adulte pour nous offrir une version romancée d'une tragédie familiale et historique. On comprend le poids d'un secret d'une famille entière et les conséquences, conscientes ou non qu'il peut avoir sur un enfant. S'il ne sait pas qui il est, un enfant peinera à se construire. Et puis, que connaît t-on de nos parents, de nos ancêtres... ce que l'on a bien voulu nous dire...

Ce roman est captivant. Ce ne sont pas tant les personnages qui m'ont accrochées, certains ne m'ont d'ailleurs pas été franchement sympathiques, même si des comportements s'expliquent. Par contre, j'ai adoré Louise, et j'aimerais qu'elle soit le personnage principal d'un prochain roman de l'auteur pour mieux la connaître. (Je dis ça comme ça ! Il  m'arrive souvent de vouloir faire d'un rôle secondaire dans l'histoire des autres le centre de sa propre histoire).

Au delà de ce récit bouleversant, ce qui m'a le plus plu et marqué au fil de ma lecture, c'est la qualité de style et d'écriture. Quelle plume élégante, délicate, fluide et juste ! Aucune grandoloquence dans ces lignes, pas de grandes phrases à répéter dans un dîner pour attirer l'attention. Pas de mots compliqués, même pour les descriptions qui tiendraient plus de la psychanalyse. C'est écrit avec simplicité mais énormément de soin, de la classe en fait, pas de bling bling. L'auteur ne cherche pas à épater la galerie, juste à parler à tout le monde. Il n'en rajoute pas, aucun besoin, les faits parlent hélas d'eux mêmes. Vraiment, cette capacité à dire les choses sans les nommer directement est admirable. C'est inviter le lecteur à s'investir dans sa lecture et l'estimer capable d'intelligence et de sensibilité pour comprendre et se révolter devant l'innommé et l'innomable, le secret. Oui, comme si Philippe Grimbert appliquait le titre de ce livre dans chaque phrase... Certains mots sont contournés, mais le sens toujours atteint !

Par contre, à un moment, j'ai un peu cafouillé dans ma lecture et ne savais plus situer avec précisions les liens familiaux entre les protagonistes. (qui était la belle soeur, le beau frère, le frère...). A moins que ça ne fut un défaut de concentration de ma part.

Un secret a été adapté au cinéma il y a 3 ans, avec dans les rôles principaux Patrick Bruel et Cécile de France. Je ne l'ai pas vu mais maintenant, je me demande vraiment comment l'on peut porter à l'écran un tel roman, tout en lui restant fidèle. Alors, curieuse comme je suis, je vais essayer de me procurer le DVD !

En attendant, je vous conseille chaleureusement ce magnifique roman, véritable quête identitaire.

 

Prix Goncourt des lycéens en 2004 et le prix des lectrices Elle en 2005

L'avis de Karine , Joelle et de Calypso

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 13 Février 2011

Roman Jeunesse - Editions Téqui Défi - 118 pages - 10 €

 

 

 

Parution en 2000

 

 

 

 

La littérature jeunesse, c'est le rayon de mes nièces...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'avis de Camélia, 14 ans : Ce livre nous transporte vers la fin du 17ème siècle dans les étendues canadiennes, la Nouvelle France à cette époque. L'histoire se passe donc dans les colonies. L'héroïne est Henriette, 14 ans, fille de monsieur de Verchères qui habite un solide fort avec une garnison pour se protéger des attaques des Iroiquoise, ennemis jurés des français.

Par un hasard malheureux Henriette se retrouve seule dans le fort lorsque les Iroquois décident une offensive. Son père est à Québec pour une réunion avec le gouverneur et sa mère en séjour à Villemarie. Lorsque la tribus indienne attaque, les soldats responsables du fort sont irraisonablement partis à la chasse. Et leurs canoës sont lâchement emporté plus loin par un traître ; la garnison est donc coincée sur une île et ne peut arrêter le massacre des paysans. Henriette n'a donc que le temps de rentrer dans l'enceinte du fort et de la barricader.
Ne pouvant entrer les Iroquois assiègent le fort.
La jeune fille, pleine d'énergie et d'espoir prend les choses en main, mettant à l'oeuvre les deux soldats de garde, un valet et ses deux jeunes frères. Chacun sur un bastion différent, fusils en main, il surveillent l'ennemi nuit et jour. Toutes les heures, des coupsde canon sont lancés afin d'essayer de prévenir les villes voisines que Vèrchère est dans une fâcheuse position. Mais les secours tardent à venir et Henriette ne comprend pas pourquoi la garnison de son père n'est toujours pas revenu de cette partie de chasse .
Finalement un hommes ose sortir de l'enceinte au péril de sa vie et part chercher du renfort dans la ville voisine afin que le fort soitlibéré de ses assiégeants. En effet à l'intérieur du fort, la nourriture commençait à manquer ainsi que le courage...
 
J'ai beaucoup aimé ce livre pour son suspens. De plus, il permet de découvrir la vie des colons, le danger des nombreuses attaques des tribus indiennes et découvrir  quelques paysages au fil des magnifiques descriptions !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 2 Février 2011

Roman - Livre de Poche (Acte Sud) - 252 pages - 6.50 €

 

 

 

L'histoire : En 2000, Marie se réveille un matin auprès de Pablo qu'elle croit avoir rencontré la veille. Hors, il s'avère qu'elle est mariée avec cet homme, dont elle a 3 enfants, depuis douze ans. Amnésie ? Quelle en est la cause ? Que veut elle fuir, que veut elle sauver ? Que s'est il passé durant ces douze années oubliées ? C'est une quête qui commence pour Marie, une découverte de ce qu'elle était et surtout, une épreuve constante : personne ne doit savoir...

 

 

 

Tentateur : La blogo

Fournisseur : Dans ma PAL depuis cet été...

 

 

 

 

 

   

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Mon humble avis :Ce livre a été largement chroniqué sur la blogo au printemps dernier (je sais, je suis souvent en retard) et les billetsétaient souvent élogieux (d'où mon achat) et parfois mitigés. Mon avis rejoint cette dernière catégorie. But why ? me demandez vous ? Because...

Alors, un billet clair, net, précis comme on me le demande parfois...

Le pour  : Cette histoire propose un oeil neuf (c'est le cas de Marie) sur un couple de 12 ans d'âge. Il en ressort une analyse assez fine et originale de l'usure des couples, de ce que l'on devient malgré nous au contact du quotidien, des différents points de vue sur les souvenirs et enfin, sur ce qu'un esprit peut imposer à un corps pour dire ou taire quelque chose.... Les personnages  sont attachants (Marie et Pablo en tête) et l'histoire fonctionne plutôt bien. Les questions "Pourquoi Marie a -t-elle perdu la mémoire, va-t-elle le découvrir et récupérer ses souvenirs" me taraudaient et maintenaient chez moi un intérêt suffisant pour poursuivre ma lecture... qui n'a hélas jamais atteint l'état d'exaltation...

Le contre : Les réactions de Marie à la découverte de son amnésie m'ont parues sous estimées et parfois improbables. Certes, elle cherche les toilettes et découvrent sa garde robe, mais s'y retrouver dans les tiroirs de sa cuisine ne semble pas lui poser de problème... De même, elle passe du statut de célibataire à celui de mère de 3 enfants et semble gérer cela de façon assez naturelle, (malgré quelques ratés ou oublis évidemment) , même si je ne renie pas ses efforts pour cacher son amnésie. Franchement, je suis célibataire... Si d'un seul coup vous me mettez 3 enfants dans les pattes H24 (les miens d'un seul coup qui plus est), avec tous les efforts du monde, j'aurais des réactions bien plus étranges,incohérentes et paniquées que celle de Marie.

Bref, je trouve que Marie s'adapte bien vite à sa nouvelle vie, sa nouvelle famille famille et sa nouvelle époque (le roman se déroule sur 9 semaines)... Malgré cela, j'ai constaté de multiples longueurs et redondances... J'ai donc mis un certain temps à lire ce livre, sans être débordée d'émotion.

Alors : Distrayant, de bonnes réflexions, on veut savoir... Mais pas plus, pour ma part. Je suis beaucoup moins convaincue que je ne l'espérais... Je pense que dans 12 ans, j'aurais oublié ce livre et même bien avant.

 

 

Les avis de Clara, Chaplum et Liliba

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 29 Janvier 2011

Roman - Editions Stock - 108 pages - 13 €

 

 

Parution Août 2010 - Rentrée littéraire sept. 2010

 

 

L'histoire : Shimura- San, quinquagénaire, vit seul à Nagasaki (Japon). Météorologue, il part travailler tous les matins. Mais il garde un oeil, (via une webcam) chez lui... En effet, depuis quelque temps, des objets bougent. Dans son réfrigérateur, le niveau de jus de fruit baisse sans son intervention, des yaourts disparaissent...

 

D'autres résumés en disent plus, je préfère en rester là, pour garder entier un mystère certain. Mais sachez qu'il n'y a pas de science fiction dans ce livre...

 

 

"Tentation : La blogosphère

Fournisseur : La bib'

 

  

 

étoile3etdemi

 

 

 Mon humble avis :Il suffit parfois d'une deuxième lecture pour se réconcilier avec un auteur, c'est le cas ici. J'avais détesté "Le syndicat des pauvres types". Eric Faye me rallie ici à sa cause en quelques pages. Ce roman est court, efficace, sans fioriture, sans remplissage inutile et j'aime ça. Ça n'empêche pas l'émotion bien au contraire et le questionnement intérieur sur ce qui importe dans notre vie, sur notre façon d'être "chez nous", sur la solitude des temps modernes, sur notre intimité et notre propriété privée...et surtout, sur les effets de l'intrusion des autres dans notre intimité. Cette histoire fait vraiment frémir. Je me pose la question et vais me la poser encore un moment je pense : comment aurais-je réagi à la place de Shimura ? Ces réactions, quelque part hésitantes, sont subtilement décrites.

Trois narrateurs se passent le relais : Shimura, la victime, puis "l'accusée" et enfin l'auteur lui même va-t-on dire. Le tout dans une écriture agréable, fluide, parfois cynique, toujours adaptée. Bons mots et vérités vraies et glaciales sur notre époque ne manquent pas. A ce réel plaisir de lecture, je ne repprocherais que le côté un peu "abrupte" de la fin. Pourquoi pas quelques pages de plus pour approfondir un élément étonnant et non dénué d'intérêt ?

 

A savoir : ce roman s'inspire d'une histoire vraie paru dans plusieurs journaux japonnais en 2008.

Ce roman a reçu à l'automne dernier le prix de l'Académie Française.

 

 

 

L'avis d'Alinéa

 

                                                              2% : 13/14

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 15 Janvier 2011

Roman - Editions Actes Sud - 198 pages - 18 €

 

 

Parution : Janvier 2011 - Nouveauté

 

 

 

L'histoire : Antoine, la quarantaine, retourne vivre chez ses parents. Il est en rupture amoureuse et en RTT forcées. Ouvrier dans la sidérurgie, comme son père. Il s'interroge sur sa vie et celle de ses parents, sur son usine, son militantisme syndical et les autres, au bout du monde, qui lui prennent son travail pour moins cher... Alors, il va aller à leur rencontre, comprendre, et tisser un lien. Au fil des pages, nous assistons à un réveil, à une renaissance, à une insurrection singlière, parmi d'autres...

 

 

 

Tentation : La qualité de la plume de Jeanne Benameur

Fournisseur : Et bien Jeanne Bennameur elle même, avec une gentille dédicace. Merci pour ce merveilleux cadeaux de Noël !

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Voilà un livre que j'aurais pu (aimé) écrire si j'en avais le talent et la dimension...

Jeanne Benameur s'installe dans la peau d'Antoine pour observer, nommer, comprendre, dénoncer les maux de notre société à l'époque de la mondialisation. Elle s'intéresse aux conséquences autant sociales qu'intimes, locales ou internationales, de ce mot qui pourrait donner envie pour la grandeur qu'il évoque et qui, pourtant , résonne comme une menace. L'écriture de Jeanne Benameur est un travail d'orfèvre, minutieux, soigné, riche, travaillé, précis, intime et intense. Elle suit un rythme, une forme, une courbe, une musique, un corps, une poésie.  Comme une robe de Haute Couture, elle est au service de la beauté qu'elle révèle, qu'elle met en valeur. Les mots s'ajustent parfaitement à chaque instant de l'histoire. L'impression de sur mesure est là. Collection à modèle unique. Ici, c'est la beauté de chacun. Jeanne Benameur transforme le banal en singulier, l'actuel en intemporel. Et tout de suite, la dimension change.

 

Jeanne Benameur ne séduit pas au fil des pages comme lors d'une danse nuptiale. Elle plait tout de suite, dès les premières pages. Il suffit d'un mot, d'une expression bien placée, une phrase qui vous pénètre en plein coeur et vous devinez ce que va être le livre : ce que vous êtes précisemment venus y chercher. Une expérience de lecteur rare, unique. Et cette impression ne vous quitte plus jusqu'à la dernière page. C'est un livre qui se savoure et qui se réfléchit. On ne le traverse pas comme ça. Jeanne Benameur pose des questions, invite qui veut à y répondre. Alors, avant de poursuivre votre lecture, vous revisionnez le film de votre vie et trouvez vos réponses intérieures, sans biaiser, honnêtement, même si celles-ci n'appartiennent qu'à vous. Et d'un seul coup, vous êtes fiers ou déçus, mais vous savez, vous avez compris vous aussi. Chez Jeanne Benameur, on est fier de ressembler à un personnage. Ou alors, on est un peu rassuré que celui ci nous ressemble. On se sent alors moins seul. On comprend des choses. On ne se regarde pas le nombril mais l'intérieur, ce qu'il faut pour avancer. Comme Antoine, le lecteur est incité à se placer dans LA vie et dans SA vie. Il y a quelques auteurs qui ont le talent pour mettre les mots adéquats sur votre vie, sans vous connaître, en parlant d'un personnage qui serait à priori votre opposé. Jeanne Benameur fait partie de ces magiciens. Je ne détaillerai pas la multitude et la justesse des sujets abordés dans ce roman d'une force incroyable ni la chronologie de l'histoire, vous êtes assez grands et curieux pour découvrir cela par vous même. Rappelez vous qu'il y a beaucoup de réponses dans les livres, et pas seulement à la question "qui a tué Roger Ackroyd" ? !

 

J'aimerais vous écrire quelques passages, issus de "mes petites croix" dans la marge. Mes petites croix sont trop nombreuses, plusieurs par pages, alors comment choisir ?

 

"Parce que les révolutions sont d'abord intérieures. Et parce qu'on n'a pas l'éternité devant nous. Juste la vie".

 

 

Jeanne Benameur est intervenue sur ce blog en avril dernier, et elle a évoqué ce futur livre devenu bien réel.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 7 Janvier 2011

Roman jeunesse - EditioN Folio Junior - 216 pages - 6 €

 

 

 

 

L'histoire : Pour avoir aidé le directeur du chantier archéologique de Sakkara à retrouver le trésor d'Hor Hotep volé par un dangereux trafiquant, Rami et Hammouda vont étudier ans un prestigieux collège du Caire.
Mais le bandit est évadé et réclame vengeance. Le directeur prend Rami sous sa protection. Ensemble ils tentent de déchiffrer des papyrus aux étranges pouvoirs. Quels mystérieux secrets vont-ils livrer ?

 

 

 

 

Pour la littérature Jeunesse, j'embauche mes nièces. Aujourd'hui, c'est Camélia

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'avis de Camélia, 14 ans : Ce livre est le deuxième tome de la série sortilège du Nil.
L'histoire tourne autour d'un trésors retrouvé près des rives du Nil et très convoité par les collectionneurs. Mais il appartient avant tout au musée du célèbre archéologue français Alain Dupré travaillant au Caire. Depuis que le trésors d'Hor Hotep est entre ses mains le professeur essaye de décrypter les papyrus qui se trouvaient avec. Il prend avec lui le jeune Rami, qui l'a beaucoup aidé dans son aventure précédente, afin de l'initier dans ce domaine. Lorsqu'ils déplient les papyrus un gaz provenant sûrement du précédent millénaire se répand autour d'eux. Les deux héros sont comme en transe, projetés dans l'étrange monde qu'est l'Egypte ancienne... Rami est demandé par les dieux pour sauver une ville tourmentée par les forces du mal.
 
Pendant ce temps la, le trésors est volé par un trafiquant très perfectionné. Le musée doit ouvrir dans une semaine et la pièce principale se retrouvera vide... Heureusement, un jeune garçon d'un prestigieux collège trouve l'entrée d'un souterrain dont la superficie est à peu près la même que celle du Caire. Les bandit s'y étant réfugiés, il met en pratique les nombreuses prises de judo qu'il connaît ! Après de maint retournements de situation, le trésor sera à sa place pour l'ouverture du musée et Alain Dupré et Rami revenu de leur péripétie dans le temps.
 
Ce livre est très bien pour découvrir l'Egypte aussi bien ancienne qu'actuelle, de plus il contient un lexique très complet sur le vocabulaire égyptien utilisé dans le texte.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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