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Publié le 12 Juillet 2013

 Peintures-2-0051.JPG Roman - Edition Folio (Gallimard) - 151 pages - 5.40 €

 

 

Parution en folio en avril 2011

 

 

 

L'histoire : Paul, quadra avancé, vit avec les oncles et la soeur dans la ferme du Cantal. Il passe une annonce pour trouver femme et ne pas finir comme les autres. C'est Annette, de Bailleul (Nord), qui y répond. Avec son fil, elle vient s'installer dans la ferme. Y sera-t-elle acceptée ???

 

 

 

 

Tentation : Envie de découvrir l'auteur

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Comme j'avais envie d'aimer ce livre, de m'y plonger, surtout que l'histoire se déroule sur les terres de la romancière, là où je vais passer quelques jours de vacances. Je pensais me perdre dans l'étendue des paysages... Je suis restée enfermée, au point presque d'étouffer, dans la ferme et cette famille qui n'accepte pas l'étranger. Et pourtant, dès les premières pages, j'ai eu la sensation de tenir dans les mains une oeuvre trop grande pour moi, trop littéraire dans l'écriture, extrêmement soignée et soutenue. Tout est dit en finesse, quand pas sous entendu. Mais ma lecture en fut moins fluide. D'autant que l'ensemble ne sort pas d'une certaine mélancolie. Les dialogues sont absents. On est extérieur, on regarde, on observe, on écoute des faits et des sensations maintes fois répétés. C'est un roman plutôt "contemplatif" et ce n'est pas ce genre qui me sied le mieux. Dommage, rencontre ratée pour moi, malgré la qualité manifeste de cet écrit.

Et puis, originaire du Nord, j'ai été agacée que celui ci soit une fois de plus évoqué sous couvert des cas sociaux, de la misère, de l'alcool. Mon Nord est riche de bien d'autres choses, dont on ne parle jamais dans les livres ou les films, à moins que ces derniers soient de la pure comédie.

Quant au Cantal que j'espérais visiter au fil des pages, je vais attendre d'y être pour profiter de l'espace et de l'air pur des volcans d'Auvergne... Un livre se ferme, un autre s'ouvre !

 

http://madansedumonde.files.wordpress.com/2013/01/a-tous-prix.jpg?w=253&h=384 

 

 

 

Prix Page des Libraires 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 23 Juin 2013

http://www.laprocure.com/cache/couvertures/9782290034606.jpgRoman - Edition J'ai lu - 125 pages - 5.60 €

 

 

 

Parution chez J'ai lu le 2 mai 2013 (Albin Michel en août 2010)

 

 

 

L'histoire : Il y a le grand père, qui est arrivé de Majorque pour fuir la guerre d'Espagne. Sans le sou, Il s'est arrêté à Quimper, puisqu'il ne pouvait plus aller beaucoup plus loin. En quelques années, il a fait fortune dans les fruits et légumes sur les halles de Quimper.

Il y a le père qui s'est aussi installé comme marchand de fruits et légumes . Mais ce n'est plus la même époque. Et c'est la chute.

Il y a les étés passés à Majorque dans la maison de famille.

Il y a Marie.

Et il y a le fils, qui regarde ce passé et qui le raconte.

 

 

 

Tentatrice : Silvana

Fournisseur : J'ai Lu, Merci !

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : C'est l'histoire d'une ascension et du chute familiale, vu à travers le prisme des souvenirs d'un enfant devenu adulte. Les chapitres sont très courts, dynamisant ce qui pourrait devenir longuet et de ce fait, la lecture est très agréable et rapide, presque légère. Elle donne comme l'occasion de feuilleter un album photo qui couvrirait presque un demi siècle : La Bretagne profonde, Majorque, la vie sur les marché, le labeur, les halles de Quimper, leur incendie. Les fruits et légumes sur les étales et les clientes, qui sentent et qui tâte, parfois trop.

Ce commerce de proximité et de courage qui ne tiendra pas longtemps devant les mastodonte qui s'installent à l'entrée de la ville : les hypermarchés....

L'écriture est soignée, l'humour subtile qui cache même un certain cynisme. Ce roman balance entre mélancolie et nostalgie. Sourd de la colère face à cette fatalité quelque part. L'enfant voulait voir son père en héros, il n'en fut pas. L'enfant a tout fait pour ne pas ressembler à son père et au final...

Un livre plaisant, qui dépeint une famille, une région et une époque hélas révolue.

 

 

L'avis de Val  , de Sophielit

 

 

Ce roman a reçu le prix littéraire des Deux Magots, en 2011. Prix créé en 1933, à la terrasse du café "Les deux Magots" à St Germain des Prés

A tous prix

 

 

 

                                                                         Pour le Finister

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 21 Juin 2013

 http://www.librairiepantoute.com/img/couvertures_300/alice-ferney-les-autres.jpgRoman - Editions J'ai Lu - 374 pages - 7 €

 

 

Parution chez J'ai lu en 2009 (origine Actes Sud 2006)

 

 

L'histoire : Elle est racontée 3 fois, sous 3 points de vue....

Dans une maison, une famille et quelques amis fête l'anniversaire du benjamin. Théo a 20 ans. Pour l'occasion, Niels, son frère, lui offre un jeu de société qu'ils "s'empresseront" de tester. Un jeu fait de questions destinées à mieux se connaître les uns les autres. C'est alors que certains se révèlent et que d'autres se découvrent. Qui se connaît vraiment ? Faut il tout savoir des autres ?

 

 

 

 

Tentation : Le pitch et une auteure à découvrir

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

étoile3etdemi

 Mon humble avis : Très vite, je me suis dit que ce livre allait être un énooooorme coup de coeur ! Et puis finalement non, mais il s'en est fallu de peu !

Dans sa forme, "Les autres" montre une belle audace. L'idée d'Alice Ferney de narrer la même histoire sous trois aspects (ou points de vue) différents se révèle rare et très judicieuse. Tout d'abord, place aux "choses pensées" nous font pénétrer par de courts passages (entre une et trois pages), dans l'esprit des protagonistes. Nous savons alors ce qu'ils pensent durant cette soirée mouvementée, ce qu'ils craignent, ce qu'ils observent ou remarquent. Ensuite, ce sont les "choses dites" qui s'expriment. Le texte prend alors plus la forme de dialogues et nous suivons en direct échanges paisibles et altercations entre les personnages. Enfin, les "choses rapportées" épousent la forme classique du roman, apportant un oeil, une oreille extérieurs... sans doute ceux d'Alice Ferney, de l'auteure... ou de nous, lecteurs, si nous avions assistés à cette soirée et avions dû en faire un récit. Nous discernons donc de nouveaux détails qui nous font concevoir ces gens encore différemment. Et puis c'est un peu comme la vie qui est toujours vue sous prismes hétérogènes. Il y a ce que l'on ressent de soi, ce que l'autre pense de nous, et ce que nous imaginons que l'autre perçoit de nous. La boucle est bouclée, et pourtant, rien à voir avec le point de départ.

Ces trois procédés accolés sont très intéressants. Ils m'ont permis de constater que les formes narratives qui me captivaient le plus étaient les "choses pensées", car écrites à la première personne du singulier. Le sentiment d'identification avec certains personnages devenait paroxystique. Ensuite, "les choses dites" m'ont placée au milieu de la scène, me donnant presque un rôle de participante.... bien qu'inactive. Enfin, "Les choses rapportées" m'ont laissée plus distante, comme extérieure... et c'est d'ailleurs là que mon entrain et mon attrait de lectrice se sont émoussés. La cause à la narration, où au fait que je connaissais déjà l'issue ? Je l'ignore, mais c'est là que ma quatrième étoile s'est coupée en deux !

Sortons du procédé littéraire et intéressons nous à l'histoire, au style, au personnage, au talent exceptionnel d'Alice Ferney. Son sens de l'observation, sa claivroyance, son acuité, sa psychologie et la finesse de l'ensemble m'ont bluffée au plus haut point. Je ne pense pas avoir déjà mis autant de petites croix dans les marges pour relever la crème d'un roman. Alice Ferney détaille avec une sensibilité et une cruauté sans faille les dits et les nons-dits, les secrets, les gestes, les hypocrisies, les regrets, les craintes, les regards, les boutades qui n'en sont pas, les récriminations, les larmes ravalées, les secrets de familles qui remontent à la surface. C'est un sacré trajet que nous faisons dans le labyrinthe et les voies sans issue des liens entre les Hommes. Alice Ferney suggère ou met des mots sans complaisance sur nos travers et notre intime. Ce livre criant de vérité pourrait servir de base à l'écriture d'un traité sur la complexité de l'individu et des relations (in)humaines. Pourquoi le regard que l'autre pose sur nous prend il tant d'importance, pourquoi se ment on à soit même avant de mentir au autre, pourquoi la critique nous est si pénible, pourquoi nous détestons nous au lieu de nous aimer, pourquoi ce jeu que nous montrons à l'autre et que l'autre prend pour argent content ? Pourquoi nous connaissons nous si peu les uns les autres, et soi même. Un roman d'une fabuleuse richesse sur le MOI, le TOI, le IL et ELLE, le VOUS, le ILS et ELLES, bref, le NOUS à découvrir, comme ce livre. Car Les Autres, c'est forcément un peu de nous quelque part. Nous sommes tous l'autre de quelqu'un, voire de quelques uns ou d'une multitude.

 

 

 http://p0.storage.canalblog.com/04/52/864271/84686081_o.jpg

 

 

 

 

 

 Avec Tiphanie

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 17 Juin 2013

http://p3.storage.canalblog.com/33/69/289417/80289608.jpgRoman Historique - Edition J'ai lu - 410 pages - 7.60 €

 

 

Parution J'ai lu Juillet 2012 (d'origine juin 2011)

 

 

 

L'histoire : Dans les années 1640... En Bretagne.... Emilie est une adolescente rêveuse, ambitieuse, éprise de lettre et de culture. Elle parle même le Français. Au décès de son père, sa mère l'envoi à Paris, auprès de la Comtesse de La Tour. Elle y sera gouvernante de deux de ses enfants. La comtesse relève vite les talents de plume d'Emilie, et commence à l'emmener dans les salons. Dès lors, Emilie n'aura de cesse que d'être incluse dans ce cercle fermé des ruelles, des jours, des salons des précieuses.... Pour cela, il faudra que sa condition et ses origines soient, si pas oubliés, du moins acceptés. Les efforts d'Emilie suffiront-il ?

 

 

 

Tentatrice : Silvana et le pitch

Fournisseur : J'ai Lu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

étoile3etdemi

 

 

 Mon humble avis : Me voici dans des contrées littéraires que je fréquente très peu, le roman historique. Et pourtant, comme  ce roman m'a plu ! Je me suis tout de suite attachée à Emilie, cette jeune fille qui se trouve encore, au début, au fin fond de sa Bretagne, à Locronan. Emilie ne peut que plaire, en jeune fille éprise de littérature, ambitieuse, qui malgré l'époque, rêve déjà d'émancipation féminine. Les premières pages me fond découvrir une époque de ma Bretagne d'adoption dont j'ignore tout, et dont je pourrais apprendre par coeur quelques mots et expressions Breizhou !

Puis, nous suivons Emilie à Paris et son destin peu commun me fascine, me captive, me fait tourner les pages, toujours et encore, sans m'en rendre compte.

On ne peut qu'être séduite par l'écriture savoureuse et soignée, digne de l'époque, d'Emmanuelle de Boysson. Ensuite, ce sont les recherches que l'on imagine faramineuses que l'on salue, tant Emmanuelle de Boysson réunit ici une multitude d'informations, de personnages et d'événements historiques. Je découvre la vie à Paris au 17ème siècle, lorsque Louis XIII et Richelieu décèdent et sont remplacés par la régence et un Mazarin ô combien décrié, en personnage central de nombre d'événements historiques cités ici. Il en devient presque amusant, voire déprimant, c'est à vous de choisir, de constater que politiquement, la France n'a pas beaucoup changé en 350 ans... même sans monarchie....Les "tracas" sont toujours les mêmes, sauf les proportions diffèrent. Le roman se déroule presque entièrement durant La Fronde, période historique complexe. L'auteure donne moult détails des stratégies politiques et militaires d'alors. J'avoue que ces passages m'ont perdue, devant la multitude des personnages aux noms ressemblant ou nommés différemment suivant les pages. Et c'est là que ce roman a buté contre ma très petite culture dans ce domaine, culture que l'on peut dire "scolaire", et qui donc, ne date pas d'hier. J'aurais pu, ou dû m'informer au cours de ma lecture. Je ne l'ai pas fait, trop prise pas l'histoire d'Emilie. Aussi, je vous encourage, avant d'entrer dans ce livre à cliquer sur le lien que j'ai mis sur le mot Fronde, et qui vous mènera sur Wikipédia. Ce sont ces égarements passagers, liés à la foule de personnages, qui m'ont fait amputer une de mes étoiles et qui ne mène pas ce roman sur le podium de mes coups de coeurs. J'imagine qu'un lecteur cultivé ou friand ce cette période de l'Histoire pourrait qualifier Le salon d'Emilie de chef d'oeuvre.

Qu'en est il d'Emilie d'ailleurs ? Elle est admirable, intègre, naïve aussi (comme le sont toutes jeunes provinciales débarquées à Paris), passionnée, courageuse, persévérante, humble mais loin d'être idiote. Elle a jouit d'une très bonne éducation, et très vite, apprend les manières qui lui permettent de s'intégrer à la société noble et aristocratiques du Paris d'alors. Manières que je découvre en même temps qu'elle, que je trouve souvent drôles, hypocrites et ridicules, et parfois, très classes ou curieuses. Nous voici dans les salons d'alors, où les précieuses se jouent des mots ou manigancent contre l'une ou l'autre, sous couvert de lettres soient disant égarées. Des noms célèbres apparaissent, telle Madame de Sévigné, Lafayette, Ninon de Lenclos, des Comtesses ceci, des duchesses cela. Corneille et Descartes sont cités, un certain Jean Baptiste Poquelin, encore méconnu, traîne aussi par là.... Quelques années plus tard, il parlera de ces femmes comme de précieuses ridicules ou des femmes savantes.

Suivre l'ascension d'Emilie dans cet environnement m'a réellement fascinée, tant j'ai aimé ce personnage qui sait allier ambition et respect des traditions et des autres. Malgré sa force de caractère, elle subit encore le poids des us et coutumes séculaires qui font que le femme est loin d'être libre. Avec Emilie, j'ai donc découvert le Paris du 17ème siècle, que ce soit dans les rues aristocratiques où des les rues boueuses infestées de rats et de brigands crevant la faim. Je me suis introduite dans ces salons où, malgré des bouches parfois édentées, les femmes brillaient par leurs tenues et leur élocution. C'était l'époque où, bien avant Georges Sand, les femmes n'avaient pas le droit de publier, usaient donc de pseudonymes et gardaient, autant que faire se peut, l'anonymat. Une époque pas si lointaine encore où le mariage n'apportait qu'une garantie et statut social et où l'on cherchait officiellement l'amour auprès des amants.

Je ne vous dirais rien des aventures et mésaventures d'Emilie dans son ascension sociale, ni des révélations qui parsèment son parcours. A vous de les découvrir en  lisant ce livre magnifiquement écrit et qui saura vous captiver par ses multiples rebondissements. Sachez qu'il a une suite "La revanche de Blanche", que je vais m'empresser de me procurer. Bonne lecture, et bon voyage dans l'Histoire.

 

 

L'avis d'Hérisson

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 15 Juin 2013

http://www.laprocure.com/cache/couvertures/9782356410047.jpgRoman - Audiolib - 2h45 d'écoute - 15.30 €

 

 

 

 

Parution en février 2008

 

 

L'histoire : En 1942, Joseph, garçonnet juif de 7 ans, est caché et recueilli avec d'autres enfants par le père Pons, dans un pensionnat catholique. Ce prête qui, tel Noé, fera tout pour protéger ces enfants d'un déluge de violence et surtout, qui les encouragera à conserver leur indentité et à en être fiers. Une affection particulière le liera à Joseph. Il lui ouvrira la porte du monde et l'instruira, pour que rien ne disparaisse.... Et pourtant, de toute son âme d'enfant, Joseph souhaite devenir chrétien.

 

 

 

Tentation : L'occasion qui fait le larron !

Fournisseur : la compagnie aérienne Corsaire !

 

 

 

 Lu par Eric-Emmanuel Schmitt lui même !!!

 

 

 

 

étoile3etdemi

 

 Mon humble avis : Loin de moi l'envie de faire de la pub... mais quelle bonne surprise ! La compagnie aérienne Corsaire a renouvelé sa flotte en direction des DOM TOM et lors de mon récent voyage pour la Guadeloupe, j'ai pu jouir d'un écran individuel. Habituellement, je boude ce genre d'équipement pour préférer mes livres mais là, quelle ne fut pas ma surprise  de constater qu'une dizaine de livres audio étaient proposés à l'écoute individuelle. Entre ceux qui j'avais déjà lus et ceux qui duraient trop longtemps, mon choix s'est porté volontairement sur L'enfant de Noé. Lors de mon écoute des Deux Messieurs de Bruxelles, j'avais déjà admirer le talent de lecteur et de narrateur de l'auteur. Aussi, imaginez mon plaisir, à 15 000 pieds au dessus de la terre, de me laisser bercer par ce grand conteur qu'est Eric Emmanuel Schmitt. Bon, ça, c'était pour l'anecdote. Qu'en est il du livre maintenant ?

Sur le moment, j'ai bien évidemment été transportée, fascinée, captivée, émue par cette histoire magnifique qui prone avant tout l'ouverture d'esprit, la curiosité pour la culture de l'autre, l'importance de la survie de cette (ou ces) cultures, qu'elles aient traits à la religion ou non. C'est une histoire sur la tolérance, le respect.

Le père Pons, qui recueille Joseph et bien d'autres petits garçons de sa condition, est un fabuleux personnage de roman. Comme il m'a plu, ce prêtre qui, sous sa chapelle, a construit une synagogue dans laquelle il lit la Torah, la Kabbal et autres textes de culture juive parce qu'il sent celle ci en danger. On apprendra en fin de livre qu'ensuite, ce père s'est consacré à la survie d'autres cultures menacées. J'ai aimé la façon que ce prêtre catholique a d'initier ces enfants juifs à leur culture et leur religion à une époque où l'horreur les éloignait de leur famille, de leurs origines, de leur identité. Cette notion d'adulte qui transmet à l'enfant un savoir, une croyance, même si ceux ci ne sont pas siens, juste pour leur survie est une magnifique leçon de grandeur d'âme. Apprendre et transmettre, au delà de nos croyances et de nos confessions, pour que le monde garde la richesse de sa diversité.

Et puis il y a Jospeh, ne l'oublions pas, ce petit garçon, personnage central de cette belle histoire. Au contact du père Pons, il souhaite de tout coeur devenir chrétien... et ce père Pons qui fera tout pour que ce garçon reste juif, manquant presque une bonne occasion facile d'évangélisation ! Peut-être parce que la sagesse voudrait aussi que toutes les religions se ressemblent et ne soient qu'une : l'humanisme.

Une très belle histoire, émouvante. Maintenant, pour être honnête, plus de 15 jours après ma lecture écoute, c'est une impression et une sensation générales qu'il me reste. Les détails seront sans doute plus vite oubliés. A suivre... Puisqu'en écrivant ce billet, certains d'entre eux me reviennent. D'où l'utilité de tenir un blog !!!

 

 

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                                                         Challenge chez Val

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 3 Juin 2013

Gwada2013-065.JPGRoman - Editions Flammarion- 335 pages  19.90 €

 

 

Parution le 2 mai 2013

 

L'histoire : Seul l'amour réunit Clara et Gabriel, puisque tout le reste les sépare. Tout le reste, c'est bien sûr les origines sociales, les amis, la famille, la fortune, le statut socioprofessionnel, les préjugés et les vies soit disant tracées d'avance par respect pour les traditions et la réputation familiale. L'amour suffit il ? Et quand en plus la mort s'en mêle, cela devient plus compliqué et surtout, très urgent d'agir...

 

 

 

  Attention : Aucun livre maltraité pour cette photo.... Deux sacs plastiques de congélation ont fait l'affaire... 

 

 

 

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Mon humble avis : Il est des auteurs qui allient amour, suspens et paranormal et que l'on connaît maintenant depuis pas mal de temps. Ils vendent beaucoup, sont décriés par ceux qui ne les lisent pas. Ils sont au nombre de deux en tête des ventes... Et bien je subodore que bientôt, ce duo deviendra trio, avec l'affirmation du talent de Thierry Cohen qui publie ici son 5ème roman.

Un roman doudou, qui fait du bien dans un monde de brutes, même s'il n'est pas toujours doux : la cruauté humaine est bien présente et la mort rode...

Clara est une jeune danseuse issue d'une cité de banlieue et d'une famille lourde à porter...

Gabriel a suivi le chemin que sa respectable famille a tracé pour lui. Grande école de commeeeerce, job de consultant grassement rémunéré avant de reprendre la boite de Papa. C'est la rencontre, le coup de foudre. La méfiance de Clara devant un amour qu'elle pense ne pas mériter, et le rejet sans appel de Clara par la famille de Gabriel. "Une danseuse, tu n'imagines pas ". C'est la première partie du roman, celle où Thierry Cohen nous parle d'amour avec le coeur, comme il sait si bien le faire, sans fermer les yeux sur les difficultés pour maintenir en vie ce sentiment dans un monde impitoyable où tout et tout le monde, jusqu'à vos collègues, vous suggère de ne pas vous éloigner de ce qui vous ressemble, au risque de voir votre bel avenir en péril.... L'amour pétille de partout, mais l'une doute et l'autre se bat contre la terre entière. Les maux de notre époque examinés à la loupe : les différences sociales et la peur de l'engagement.

Et puis, une soirée, un affrontement verbal entre Clara et la mère de Gabriel. Clara est bouleversée, et quitte la soirée avec Gabriel... Et c'est l'accident.... Ainsi s'achève la première partie du livre, que l'on lit avec plaisir devant la clairvoyance de la révolte et l'amour auquel on veut autant croire que les tourtereaux.

Et c'est là que s'ouvre la deuxième partie du roman, celle qui scotche celui ci à vos mains. La mort est là, oui, mais sous une forme inattendue et très originale...Malgré sa mort, un passeur d'âme octroie 8 jours à Gabriel pour sauver Clara qui dépérit peu à peu. Les situations peuvent être cocasses ou bouleversantes, on se demande où l'auteur veut nous mener. Et bien laissez vous guider dans une histoire haletante, pleine de rebondissements, où le thriller fait même son apparition et se lie très bien d'amitié avec le surnaturel. On tourne les pages, on se demande avec Gabriel jusqu'à quel point nous pouvons, pour le bien des autres, nous mêler de leur vie. Les personnages sont tous attachants (mis à part les ignobles parents de Gabriel) car Thierry Cohen nous invite à regarder au delà des apparences, et donne ainsi à ses protégés l'occasion de se racheter, de montrer leur vraie valeur.

La fin est inattendue, car personnellement, je ne voyais pas comment Thierry Cohen pouvait renverser la situation à ce point. Mais à auteur de talent, rien d'impossible. Oui, une fin digne et qui ne choisit pas la facilité, car le pincement au coeur est bien là.

Petit message personnel.... J'aimerais une suite à ce roman, afin de savoir comment Alexandre réintègre sa vie....

Si un jour la vie t'arrache à moi.... Un livre sans temps morts, à ne pas manquer pour vos lectures d'été. Et si l'été n'arrive jamais, et bien ce livre saura vous le faira oublier et vous réchauffera par de belles leçons de vie et de l'Amour qui fait rêver.

 

PS : Bien sûr, toute ressemblance du titre du roman avec les paroles de l'Hymne à l'amour d'Edith Piaf n'est pas fortuite !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 30 Avril 2013

http://www.franceinter.fr/sites/default/files/imagecache/scald_image_max_size/2013/03/21/591976/images/la%20premi%C3%A8re%20chose%20qu'on%20regarde.jpg Roman - Edition JC.Lattès - 264 pages - 17 €

 

 

 

Parution le 20 mars 2013

 

 

L'histoire : En Picardie, Arthur, jeune garagiste, regarde tranquillement la télé. Quelqu'un sonne... Et la porte s'ouvre sur Scarlett Johansson, la célèbre actrice américaine fantasme d'Arthur, et considérée comme l'une des plus jolie femme du monde.

Est-elle vraiment Scarlett ? Que vient elle faire dans ce trou perdu et chez Arthur précisément ? Que cherche-t-elle et que va-t-elle trouver ?

 

 

 

 

Tentation : Mon coup de coeur pour "La liste de mes envies"

Fournisseur : KDO d'anniv de mes amis, merci !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

étoile2.5

 

 Mon humble avis : Ah comme je l'attendais ce livre ! Ah comme il me laisse mitigée, indécise, perplexe, divisée, écartelée !

Comme dans La liste de mes envies, Grégoire Delacourt s'intéresse aux petites gens dont le destin ordinaire devient extraordinaire. Mais nous descendons plus au Sud, pour passer d'Arras à la Picardie. Le postulat de départ est aussi orginal, facétieux que judicieux, et surtout, très prometteur. Vraiment, il fallait penser à une idée pareille et pour ça, chapeau l'auteur.

Cette histoire rocambolesque, quoique moins qu'elle n'y parait à l'origine, est l'occasion pour l'auteur d'évoquer les dégâts du vedettariat, tant sur les stars elles mêmes que sur les fans qui ne savent plus différencier fantasme, imaginaire et réalité. De même l'auteur invite son lecteur à s'interroger sur ce qu'on regarde en premier chez quelqu'un... et pas forcément dans le bon ordre. Le dictat du physique à détriment de l'âme et du coeur. Ou encore, la quête d'identité : comment vivre quand on ne vous voit pas comme vous êtes. Delacourt décortique de façon tantôt poétique et tantôt simplismes le sentiment le plus complexe qui soit : l'amour. Même si ce n'est pas toujours optimiste. En fait, c'est ce qui fait la différence entre ce roman et les précédents de l'auteur. Celui ci, sous des airs légers, est plutôt cruel : " Il comprend qu'on ai jamais aimé pour soi mais pour ce qu'on comble chez les autres. On est ce qu'on manque aux autres." On retrouve la jolie plume de l'auteur dans des aphorismes splendides et quelques phrases plus tard, une brutalité qui fait mal et qui nous fais dire : Ai-je bien lu ?

Autant le fond de ce roman avait tout pour me plaire, autant la forme m'a laissée sur le bord de la route le plus souvent. Oui, cette cruauté de certains mots et passages (la mort de la soeur d'Arthur lorsqu'elle était enfant).. Mais c'est surtout l'exercice et le style littéraires, choix manifestes qui m'ont dérangée. Beaucoup de références littéraires et surtout, une collection d répétitions de digressions aussi intéressantes qu'agaçantes (genre le nombre de km entre de ville, qui si on conduit à tant de km/h on parcourt en tant de temps... Julie la 3ème femme de PP, oui, on le sait déjà !) qui ont pour moi alourdi tant le livre que ma lecture. Je mourrais d'impatience de recevoir ce livre, et force est de constater que je ne l'ai pas dévoré.

On dit toujours jamais deux sans 3. Grégoire Delacourt a déjà écrit deux excellents romans (L'écrivain de la famille et la liste de mes envies".) Je pense que le 3ème bon roman n'est pas celui ci, mais sera le prochain !

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Avril 2013

    http://pmcdn.priceminister.com/photo/gaude-laurent-le-soleil-des-scorta-cd-album-872788198_ML.jpg 

Roman - Editions VDB pour France Loisir - 6h43 d'écoute - Prix ????

 

 

 

Parution chez France Loisir en 2005

 

 

L'histoire : La saga sur 130 ans d'une famille les Scorta. En plein sud de l'Italie, dans la région des Pouilles, est un village pauvre nommé Montepuccio. C'est là, vers 1866, que née la lignée des Scorta. Naissance dans l'oprobbe, car tout le village la croit issue d'un viol. La famille sera donc maudtite, mais n'aura de cesse, sur des générations, de ce battre pour l'honorabilité, et pour transmettre au sien un héritage, plus moral que matériel

 

tentation : Le pitch et le livre rentre très bien dans deux challenges

Fournisseur : La bib !

 

 

Interprêté par Yves Mugler et Véronique Groux de Miéri

Musique de Thierry Duhamel

 

 

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 Mon humble avis : Tout d'abord, laissez moi vous dire que je suis plus que sous le charme du format sous lequel j'ai découvert ce texte mémorable et couronné du prix Goncourt lors de sa sortie en 2004. Un peu plus haut, j'ai bien noté interprète par... et  non lu par... Car ici, l'histoire est vraiment mise en scène, ce qui la rend on ne me plus envoûtante et captivante. Véroniqu Groux de Miéri interprête les voix féminines, et surtout celle de Carmelia Scorta, le personne centrale de cette saga, le personnage qui devient presque le narrateur puisque une bonne partie de l'histoire provient de sa "confession" auprès d'un prêtre. Carmelia perd la mémoire, alors elle veut que l'histoire des Scorta, la vraie, ne se perde pas et puisse ensuite être transmise. Toujours est il que Véronique Groux de Miéri est la voix de Carmélia, aussi bien lorsque celle ci était adolescente que lorsqu'elle se livre au prête, de sa voix tremblante d'octogénaire. C'est vraiment magistralement interprété.

De même, certains bruitages accompagne la narration, comme les toc toc aux portes qui vous surprennent  dans votre écoute, le grincement de celles ci lorsqu'elles s'ouvrent, le brouhaha d'une foule lors d'une fête, le bruit de la mer, du vent. Tout ces effets vous mène vraiment sur cette terre écrasée de chaleur où seuls poussent des oliviers. Sinon, ce n'est que terre ocre et soleil, le soleil des Scorta. Oui,il y a 100 ans c'était le bout du monde, une terre pauvre et de désolation. Maintenant, c'est devenue une terre de richesse envahie par les touristes. Et la famille Scorta a vécu tout ces changements. Enfin, une musique bien agréable vient en interlude ou en prélude. Alors, vraiment, je ne peux que vous orientez vers cette collection de qualité rare si vous souhaitez découvrir ce texte.

Mais parlons du roman en lui même : La talent de Laurent Gaudé est indéniable pour installer ses personnages, tant dans le temps, que le lieux. Le livre s'ouvre sur un homme, à dos d'âne depuis des jours, qui suit un chemin à travers des paysages désolée, cuit sous le soleil. Son objectif, Montepuccio, le bout de l'Italie. Dès ces premières pages, Gaudé nous emmène là-bas, dans ce village que nous ne quitterons pas, que nous habiterons pendant 130 ans. Nous ressentirons tout. La pauvreté, la haine, la sueur, la beauté des champs d'olivier, la fierté, la jalousie, la méfiance, la fierté, le clan, l'union, le soleil qui rend le temps immobile, les vieux qui jouent aux cartes à la terrasse d'un café.... C'est une immersion totale dans ce village des Pouilles que nous propose Laurent Gaudé. Grandiose. Des personnages qui, même si leur passé nous fait toujours craindre le pire quelque part, sont très vite attachants.

Les sujets développés par l'auteur sont si multiples qu'ils rendent ce roman très très dense. Et de là viendraient mes mini bémols, qui sont vraiment minimes fassent à une telle oeuvre... L'histoire se déroule sur environ 130 ans, aussi, certains sujets sont un peu trop survolés pour moi. J'aurais aimé rester plus longtemps dans certaines époques, sur certains événements vécus par cette famille hors du commun. Et ainsi, peut-être l'émotion m'aurait plus submergée. L'oeuvre est vraiment de toute beauté, on peut effectivement parler de chef d'oeuvre sur l'union et l'héritage familiale qui n'est pas une fatalité systématique pourvu que vous ne craigniez pas la sueur, et que vous profitiez de cette sueur. C'est un livre sur des hommes et une femme qui, toute leur vie, ont juste essayé d'être hommes et femme, de le mieux. Juste cela, mais c'est déjà si énorme. Une histoire poignante, une très belle plume, de la grande littérature !

 

 

 

 

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4ème participation. Ce mois ci, le théme est : livre ayant reçu un prix.

En l'occurence, le soleil des Scorta a reçu le prix Goncourt  2004

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 A tous prix

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 10 Avril 2013

http://www.babelio.com/couv/CVT_Demain_3100.jpegRoman - X.O Editions - 430 pages - 21.90 €

 

 

 

Parution le 28 février 2013

 

 

 

 

L'histoire : Emma vit à New York en 2010... et Matthew en 2011 à Boston. Un phénomène étrange leur permet de communiquer via un PC... Alors, évidemment, quand Matt propose un rendez vous à Emma, ils partagent l'amère sensation du lapin....

Puis Matt réalise que Emma vit quelques jours avant le décès de sa propre femme un an plus tôt. Il va la supplier de tout faire pour la sauver... Mais que peut on face au destin ? Et d'ailleurs, faut il chercher à le contrarier celui là ?

 

 

 

 

Tentation : Envie de me faire du bien !

Fournisseur : Kdo de mon amie AGFE, merci 1000 fois !

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Chez les libraires, les livres de Guillaume Musso sont classés dans la littérature française. Certes ! Mais s'il n'était cet aspect romance et bluette qui fait la marque de fabrique (revendiquée) de l'auteur, celui ci pourrait placer ses oeuvres dans le rayons d'en face : catégorie Thrillers. Juste à côté de ceux de son frère sans doute ! (que je n'ai toujours pas lu soit dit en passant). Certes, le style n'est pas celui d'un thriller, mais le rythme et l'intrigue le sont ! 

Guillaume Musso est l'auteur français qui vend le plus de livre en France, normal donc qu'il soit celui qui ait le plus de détracteurs qui ne l'ont peut-être jamais lu d'ailleurs. "C'est toujours pareil" est un refrain qui revient souvent à l'évocation de Guillaume Musso.

Alors peut-être qu'il y a un canevas de fond, mais honnêtement, c'est comme la recette Coca, j'aimerais en connaitre le secret... car j'ai englouti "Demain" en très peu de temps. Et pourtant, ce n'était pas gagné. L'aspect bluette des premières pages m'a un peu fait tiquer, mais surtout, j'ai cru que le personnage d'Emma ne me divertirait pas du tout de ma propre personne. Je m'en ouvre par texto à AGFE qui me répond : sûr que la plume Musso va mener vers l'optimisme. Ma blogo copine s'y connait en Musso, car prévision vérifiée !!!! En fait, on quitte assez vite la romance pour voyager dans les couloirs du temps, puis dans une enquête qui va nous mener euh... Non, je ne peux pas le dire, juste que c'est incroyable, inimaginable, super bien trouvé et surtout, on ne peut plus captivant. "A page turner", avec moult rebondissements ! Même si la toute fin est relativement prévisible, tous les élements et événement qui y mènent sont surprenants. Juste un problème Guillaume, si vous passez par là, je n'ai pas vu ou compris le pourquoi des images truquées... Mystère évoqué mais qui ne revient pas en surface avec une explication claire.

Y'a pas à dire, l'auteur a le sens du rythme, du récit, du suspens. Les personnages sont creusés, l'intrigue bien ficelée et le tout vraiment plaisant... au point que je viens d'y passer mon après midi non stop, moi qui ait de plus en plus de mal à lire de façon suivie et continue.

Il y a quelques jours, via Le Journal d'un serial Killer de Frédéric Mars, je vous conseillais de vous méfier de l'ami bien attentionné qui vous tendra un verre d'aspirine lors de votre prochaine céphalée...

Avec Demain de Guillaume Musso, je vous conseille de bien y réfléchir à deux fois avant de dire Oui devant Monsieur le Maire. C'est vrai quoi, on ne sait jamais qui on épouse !

Efficace, un bon cru Musso ! 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 6 Avril 2013

 http://actualitte.com/blog/sophielit/files/2013/01/Quand-nous-serons-frere-et-soeur.jpg Roman - Editions Myriapode - 217 pages - 18 €

 

 

 

Parution le 17 janvier 2013

 

 

 

L'histoire : Louisa est une jeune métisse parisienne qui ne ménage pas ses efforts pour "Réussir". De sa mère décédée, il lui reste une couleur et des origines inconnues. De son père absent depuis toujours, juste un nom de famille.

Jusqu'au jour où un courrier notarié lui apprend le décès de celui ci et l'existence d'un héritage conséquent. Mais pour le toucher, Louisa devra vivre un mois en compagnie de Matthias, son frère de sang, venu de nulle part, et dont elle ignorait même l'existence... Louisa imagine tout ce qui pourrait l'attendre, sauf la réalité.

 

 

 

 

 

Tentation : Le pitch et la curiosité, l'auteure étant une blogueuse

Fournisseur : Ma CB

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Avec un tel titre, je ne pouvais que lire ce livre... Quand nous serons frère et soeur... C'est souvent la question que je me pose avec des variantes... Sommes nous frère et soeur ? Quand nous étions frère et soeur avant que la vie nous mène dans 3 directions diamétralement opposées. Est-ce l'état civil qui fait de nous des frère et soeur, le sang qui coule dans nos veines, le temps que nous passons ensemble, l'éducation commune que nous avons reçue, l'obligation, l'envie, le désir, l'évidence, le partage, l'amour ? Bref, autant de questions que je me pose, moi qui suis la 2ème d'une famille de 3... Une soeur ainée très pratiquante et mère de 9 enfants... moi, athée, célibataire, sans enfant et en galère, et mon frère, qui a vécu 9 ans au Mexique et qui réussit maintenant en France sa vie personnelle et professionnelle. Pas de jalousie, mais des pourquoi. Et puis beaucoup de silence, une famille bavarde mais une famille de taiseux sitôt que l'on aborde l'intime...

Aussi, j'ai lu ce livre avec une émotion intense, parfois la gorge nouée. Non parce que nous nous empations dans le pathos, mais juste parce que cette histoire est belle. Belle et simple.

Louise va donc aller à la rencontre de son frère Matthias, au fin fond de la France, là où son portable ne capte pas... Une hérésie pour elle qui travaille dans la téléphonie mobile. Un mois à tenir avec cet être aux abords bourru. On se demande vraiment comment Sophie Adriansen va faire évoluer cette histoire, rien n'est écrit à l'avance, sauf peut-être la fin qui se devine avec les derniers rebondissements. On est tenu en haleine. Avec Louise, on écoute chaque mot et tous ces moments de silence que la fratrie partage. Car ces deux êtres que tout oppose sauf le sang vont devoir s'accepter, se découvrir, faire fi de leurs différences, s'apprivoiser. Et pour cela, il faudra compter sur le temps et remettre en cause les idées reçues. Et surtout, être curieux de l'autre, patient, à l'écoute. Recevoir le moindre mot comme une invitation ou un cadeau.

Sophie Adriansen nous emmène alors à Lougeac, en Haute Loire, pour 200 pages lumineuses et fraiches. L'écriture l'est sans aucun doute, même si j'ai parfois regretté l'usage trop récurrent des verbes auxiliaires. Mais les sons, les sensations, les couleurs, les odeurs, la lumière du soleil parfois écrasant sont là. Sans connaitre le village, on imagine parfaitement les scènes et les lieux. Oui, je réalise maintenant qu'il n'y a pas une page ni un lieu décrit (la maison, la place du village...), que j'ai lue sans m'en dessiner une idée précise dans la tête. Le personnage de Louisa n'y est pas étranger. On l'imagine féline, naturelle, l'urbaine qui devient belle des champs. Je me suis installée dans le hamac du jardin, et j'étais là sur le banc de pierre quand le frère et la soeur échangeaient 3 mots ou partageaient un silence.

C'est un roman sur deux mondes parallèles : Le Paris bruyant et excluant... contre le village où tout le monde se connait et où l'on prend le temps de ne rien faire.

C'est un monde sur deux époques opposées : Celle du XXI siècle à Paris où l'on panique sitôt que l'on n'est plus relié au monde par un fil ou une onde... et celle du XXI siècle dans un village où rien n'a changé depuis une éternité.

C'est un roman qui incite à réfléchir sur le sens que l'on donne à sa vie et à sa réussite. Qui prouve une fois de plus qu'en rencontrant l'autre, on se découvre soit même. C'est un roman centré sur l'essentiel, et qui vous invite à y retourner. Oui, un roman essentiel sur l'essentiel. Une très belle histoire, qui fait du bien...

 

 

PS 1 : Une lecture qui laisse présager que mes vacances de juillet dans un lieu aussi reculé mais dans le Cantal ne pourra que m'être bénéfique.

 

PS 2 : Un livre qui donne envie de réécouter la chanson "L'agriculteur" de Ridan

 

PS 3 : Un livre qui, par certains points, m'a fait pensé à la liste de mes envies de Grégoire Delacourt 

 

 

                                                                             5ème participation : Haute Loire

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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