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Publié le 24 Juin 2014

Roman - Editions Belfond - 371 pages -18 €

 

Parution le 7 mai 2014

 

L'histoire : Dans un centre de thalasso breton, en hiver. Une poignée de curistes va vivre quelques jours pas si reposants que ça, à l'opposé de ce qu'ils avaient imaginé. Alors qu'ils n'ont rien en commun, leur destin va s'entrelacer et les laissera, sans doute, différents à jamais. Et puis, au milieu d'eux, il y a la jeune masseuse Guillemette, dont le passé douloureux revient comme un boomerang parti très loin. Tout cela sous le regard de Cyrille, le bienveillant réceptionniste.

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Belfond, merci pour l'envoi.

 

 

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Mon humble avis : Ce roman est une véritable pépite, caché derrière un titre et un pitch qui ne lui correspondent pas. Dans l'objet même, seule la couverture l'illustre parfaitement : un poisson qui saute hors de son bocal. C'est ce que vont faire chacun des personnages de cette histoire, chacun à sa façon, à son rythme, sur un mode brutal suite à une révélation ou pas à pas, suivant le conseil d'un être croisé, rencontré, observé. Que cette personne soit agréable ou complètement antipathique, mystérieuse ou à priori lisse comme une rocher poli par la mer, celle ci influencera, de gré, de force ou à son insu, ces hommes et femmes croisées pendant ces quelques jours de thalassothérapie.

Le pitch annonce ce livre comme une comédie pétillante. Je ne suis pas d'accord avec cette description. J'ai été très touchée par ces histoires qui s'entrecroisent, même émue. Bien sûr, certaines scènes frôlent parfois le rocambolesque, malgré l'arrière plan plutôt dramatique, l'intime fissuré, blessé, malmené, blackboulé de tous ces personnages. Au premier abord, certains peuvent paraître caricaturaux, mais la suite du roman nous prouve qu'une fois de plus, il ne faut pas se fier aux apparences.

Les changements ont un prix. Chacun va l'apprendre ici à ses dépents. Ils sont issus aussi d'un choix, parfois difficile, par peur des conséquences dans la vie personnelle. Bien sûr, dans ce roman, chacun se soucie peu, ou est loin d'imaginer les retentissements en cascade de ses actes sur son entourage affectif ou de proximité géographique.

Petit aperçu de ces personnages, très attachants, qui se cotoient plus ou moins ici... Il y a les gentils qui aimeraient apprendre à être méchants parfois, et les méchants qui voudraient savoir être gentils, parfois aussi.

Claudine, caissière d'hyper marché en Ile de France, qui a gagné ce séjour grâce au concours d'une marque de yaourt. Elle se retrouve alors dans un monde qui n'est pas le sien et réalise à quel point elle se laisse marcher sur les pieds par son employeur, son mari, ses enfants. Ce séjour la changera a tout jamais, par des détails qui peuvent paraitre infimes.

Marion et Thomas, riches parisiens. Après la naissance de leur 3ème enfant, ils s'offrent un break. L'un est sûr de son mariage, l'autre a des doutes. Pendant ce séjour, la tendance s'inversera.

Iris, executive women on ne peut plus imbuvable. Pourquoi est elle aussi acariâtre ? Ses attaques ne sont en fait que défenses, et vengeance d'un traumtisme qui remonte à l'enfance. Un truc de gosses, de sales gosses, mais qui a façonné sa vie malgré tout.

Mona, septuagénaire richissime, se fait harcelée par son Victor de fils pour quelques centaines de millier d'euros, afin d'ouvrir un business à Londres. D'ailleurs, pour faire plaisir à sa mère et la faire plier, cet homme d'affaire sans pitié ni sentiment débarque à la thalasso.

Guillemette, jeune masseuse de l'hôtel, vient d'apprendre que sa mère, qu'on lui avait toujours dit morte, ne l'est pas.

Et Solange, cette même mère, qui se sent enfin prête à rencontrer sa fille. Que s'est il passé il y a 20 ans ?

Tout ce petit monde va donc sortir de sa coquille, de son bocal. Bocal qu'il s'est imposé pour plaire et surtout ne pas déplaire, pour épater sans en avoir besoin, pour se protéger, pour supporter son quotidien, pour être comme les autres, pour correspondre à l'image qu'il faut renvoyer, à l'image que la société ou les proches attendent "certainement".

Vous voyez, avec ce petit trombinoscope, que l'on est loin de la comédie pétillante. Non, nous sommes dans un livre profondément humain, intelligent, sensible, où les relations entre chacun sont subtilement fouillées et décrites. Qui plus est, cette histoire est servi par une écriture très agréable, soignée sans trop l'être non plus, bref, fluide.

J'ai vraiment adoré "Le bonheur n'est pas un sport de jeune fille" et si j'ai mis du temps à le lire, c'est parce que ces derniers temps, je consacre moins de temps à la lecture. Mais pour vous, il est grand temps de vous plonger dans ce magnifique roman aux allures légères, mais au sens profond.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 15 Juin 2014

Roman - Editions Gallimard - 1h10 d'écoute - 13.10 €

 

Parution en audio livre en 2009

 

L'histoire : Aussi scandaleuse pour son époque que fragile, Zelda nous raconte sa vie auprès de Francis Scott Fitzgerald, pour le meilleur et pour le pire, depuis son mariage en 1918 jusqu'au décès de son époux, alors qu'elle est internée...

 

Tentation : Pourquoi pas ?!

Fournisseur : La bib

 

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Mon humble avis : Déjà, la voix chaude, suave et pénétrante de Fanny Ardant, interprête de cette lecture, ne peut que séduire et envouter ! Bon point pour ce livre audio !

Les petits reproches que je pourrais adresser à ce livre audio, c'est que le mot "extraits" n'est pas franchement mis en valeur, du coup, je découvre à l'instant que je n'ai pas eu le roman en entier. Est-ce grave ? Pas forcément mais... Et puis, je suis toujours un peu déroutée quand un roman est à la fois biographie et saupoudré d'imaginaire, car j'ignore alors ce que je peux prendre comme argent comptant et culture acquise et sûre, pouvant me faire briller dans un diner !!!

A part cela, ce récit est délicieux. Je ne connaissais de Zelda et Scott Fizgerald que leur réputation mais ne m'étais jamais penchée sur leur histoire et leur destin hors du commun.  Lestyle fluide, soigné, poétique, très agréable, ajoute un intérêt littéraire indéniable aux confessions de Zelda. C'est assez bluffant de constater l'aisance de Gilles Leroy à se glisser dans l'âme et le corps du femme qu'il n'a évidemment pas connue.

Les excès du couple, sa déchéance, ses ambiguités sont extrêment bien rendus. Zelda et Scott Fitzgerald se sont servis l'un de l'autre pour arriver à leurs fins. Pour l'une, quitter son Alabama natal et gagner New York. Scott Fitzgerald pour accéder à la célébrité. Une histoire de couple qui aurait pu être belle, mais Zelda réalise que l'amour, elle ne l'a connu qu'un mois, avec un autre, pendant que son mari épanchait ses penchants homosexuels. Zelda et Fitzgerald se sont aimé à la folie à leur façon, se sont détestés, se sont détruits, mais ce sont toujours respectés. A leur époque, ils defrayaient la chronique. Au XXIème siècle, on les dirait "people".

La détresse, la douleur de Zela transperse de toute part de ce récit, émeut beaucoup. Certaines phrases de Zelda sont forte comme un coup de poing dans le plexus et m'ont bien remuée,  voire bouleversée.   Et bien entendu, j'ai dorénavant le projet (sans DLC) de me plonger un peu plus dans l'univers de ce couple maudit et quelque part, fascinant.

NB : A savoir... ou pas, Alabama Song a remporté le prix Goncourt en 2007 !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 11 Juin 2014

Roman - Editions Livre de Poche - 190 pages - 4 €

 

Première parution en 1997

 

L'histoire : Traducteur de métier, Gilles débarque et s'installe sur une île au large de la Bretagne. Il pense avoir trouvé un havre de paix qui lui permettra de se remettre au travail. Un éditeur parisien lui demande alors une traduction d'Ada ou l'ardeur, chef d'oeuvre intranduisible de Vladimir Nabokov. Gilles peine néanmoins à la tâche, dépasse les délais alloués par les parisiens... Mais sur une île, on n'est jamais seul ! Deux étés, ou les péripéties de la traduction pas comme les autres, d'un livre pas comme les autres, par des gens pas comme les autres !!!

 

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL !

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Mon humble avis : J'ai pioché ce livre dans ma PAL un soir de désespoir... 3 semaines que je peinais sur un autre roman. Alors vite, un livre de faible épaisseur et me voici, à l'approche de l'été, à pénétrer dans ces Deux Etés ! Et bien, quel délice ! J'ai ainsi dévoré ce livre en deux séances de lecture.

Erik Orsenna nous emmène sur une île bretonne non nommée. Mais des indices jaillissent de ci, de là, des descriptions et enfin, une initiale : "B". Il s'agit donc de l'île de Bréhat et des îlots qui l'entourent. Nous voici  sur Bréhat, à en découvrir les paysages, les us et coutumes (dont celles auxquelles on ne pense pas au premier abord !!! - Les grandes marées représentent un sacrée opportunité pour une pêche à pieds bien particulière ;) et les habitants. Les vrais, les purs, qui sont nés iliens, vivent iliens et mourons iliens. Les touristes de quelques jours. Et les autres. Ces familles qui se lèguent leur maison de génération en génération et qui, bien souvent, sont devenus très parisiennes.

Erik Orsenna nous décrit tout cela avec une écriture savoureuse, élégante comme toujours, une culture savamment distillée et un humour jubilatoire, qui vogue entre ironie et cynisme et gentille moquerie. Jubilatoire car très fin, presque discret. Ce n'est point l'humour qui nous plie en deux, mais qui nous fait nous étendre de bien être et sourire béatement.

Le système narratif possède son originalité, puisque narrateur et auteur semble n'être qu'une seule et même personne. Mise en scène et imagination d'Orsenna ou réalité romancée, l'histoire ne le dit pas, et peu importe.

Ce qui est délectable, ce sont les quiproquos entre parisien et iliens (bretons qui plus est), les situations décalées, fantaisistes ou burlesques quelque part, et cette formidable solidarité qui s'exerce autour du traducteur en difficulté, solidarité qui vide les stocks de dictionnaires Français /Anglais du libraire le plus proche et qui traverse océans et continents ! Comment ? Je vous laisse découvrir ces pages fabuleuses, proches du conte ! Un roman qui donne la banane et qui permet à Erik Orsenna, grand défenseur de notre langue, de lancer un nouvel appel à la sauvegarde du français et des idiomes régionaux. Les personnages sont attachants et hauts en couleur, depuis le recteur en passant par la postière ou MMe née de Saint Exupéry.

Il ne vous faudra pas deux étés pour lire ces Deux Etés, mais quelques heures qui vous donneront l'impression de tenir un merveilleux bijou entre vos mains. Pour moi, c'est un véritable coup de coeur !

 

L'avis de l'Irrégulière

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 22 Mai 2014

Roman - Editions Thélème - 4h d'écoute - 21 €

 

Parution en audio en mars 2012

 

L'histoire : Un petit port du sud de la France, de nos jours. Un cercle d'amitiés se forme autour de Florian, peintre vieillissant, iconoclaste, pyromane et réputé fou. Avec l'aide de ses compagnons, l'artiste se lance alors dans une oeuvre monumentale illustrant le Déluge..

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Sylire, merci !

 

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Mon humble avis : Je suis restée complètement imperméable à ce roman, malgré sa renommée et celle de son auteur. Pourtant, la langue est belle, l'écriture fine, soignée tout en restant simple. Peut être est-ce dû à la lecture de Michael Lonsdale. Pourtant, celui ci est aussi très réputé en qualité de lecteur dans le monde du livre audio. Mais son interprétation était pour moi bien trop mélancolique. Sa voix se fait presque murmure, aussi, certains mots ou sens profond de passages ont dû m'échapper. Je suis peut-être méchante, mais j'ai eu souvent envie que Lonsdale se racle la gorge pour mieux repartir.

Il est question ici de l'art, de la création, de la maladie, de l'approche de la mort, de peinture, de folie, d'amitié. L'histoire de Florian, ce peintre qui brûle ses toiles, est pourtant peu commune. Mais elle ne m'a pas touchée. Comme autres personnages et leurs intéraction. Je n'ai rien ressenti, mon coeur est resté de pierre. Cette amitié mise en exergue dans le pitch manque pour moi d'engouement et de clareté pour être vraiment palpable.

De même, je ne suis parvenue à me figurer la création de cette oeuvre picturale gigantesque sur le déluge. Malgré les descriptions des couleurs, des lumières, des clair-obscurs, aucune image n'est née en moi.

Enfin, même la narration m'a égarée. Je n'ai jamais vraiment su si le narrateur était extérieur (l'auteur) ou Florence, l'un des personnages.

Certaines critiques, amatrices ou professionnelles parlent de chef d'oeuvre. Sans doute votre propre sensibilité vous permettra d'apprécier ce roman à sa juste valeur.

 

Sylire a été transportée !

 

Ce roman existe bien sûr en format poche

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 14 Mai 2014

Roman - Editions Flammarion - 363 pages -19.90 €

 

Parution : le 9 avril 2014 - Nouveauté

 

L'histoire : Samuel, écrivain à succès à tout perdu en gagnant la célébrité. Certes, il évolue dans la Jet Set new-yorkaise, mais sa fille ne lui parle plus guère.

Addict à certaines substances, Samuel l'est aussi de Facebook, dont il fait son terrain de chasse parmi les lectrices qui l'adulent. Jusqu'au jour où un contact homonyme lui annonce "je suis toi dans 20 ans, et je vais t'avertir des drames à venir".

Foutaise, possibilité, réalité paranormale ou machination, que se cache-t-il derrière ces messages récurrents ? Samuel perd pied mais n'imagine pas un instant l'horreur qui l'attend.

 

Tentation : Ma BAL qui me sait fidèle à l'auteur !

Fournisseur : Flammarion, merci pour l'envoi !

 

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Mon humble avis : Et bien mes amis, quel livre, quelle intrigue, quel suspens ! Au point que ce roman, qui n'est pas estampillé comme tel, prend bel et bien l'allure d'un thriller tant le mystère s'épaissit et que la course contre la montre s'accélère de façon on ne peut plus.... infernale. On n'ose y croire. Seule la dernière page nous délivrera du mal... ou pas (ne craigniez rien, pas une once de spoiler dans ce billet !).

"A la fin de ce roman, je serai mort". C'est ainsi que le narrateur introduit le récit de sa vie. A priori, il n'est pas question de maladie, ni d'envie morbide. Alors pourquoi un tel présage ?

Thierry Cohen vous offrira bien quelques indices ça et là... Mais ceux ci seront tellement subtils que vous n'y verrait que du feu, pour tomber de très haut lorsque le dénouement s'annoncera. Rien, vous n'aurait rien vu venir !

La construction de cette histoire se révèle bien savante. Ce n'est pas la première fois qu'un auteur use de la formule, qui plait tant, du roman dans le roman. Sauf qu'ici, on finit par ne plus savoir ce qui tient du roman ou du "réel", et on se demande combien de romans se cachent dans ce roman ! Vous me suivez ? Non, et bien lisez ce livre, vous me comprendrez.

Un petit mot sur l'histoire, les personnages. L'action se déroule à New-York. Je suppose que l'auteur a choisi ce lieu afin de justifier la démeusure du succès littéraire de Samuel, mais aussi, la présence du personnage Nathan, en qualité d'agent. (Ce système n'existant pas encore vraiment en France). Samuel avait tout pour être heureux. Femme, enfant, travail. Il lui manquait l'écriture. Sa femme l'encourage dans ce sens. Et le premier roman de Samuel est un succès tel qu'il se trouve directement en tête des ventes. S'en suit un contrat signé avec l'un des plus prestigieux éditeurs américains. Un contrat comme un piège qui obligera Samuel à livrer chaque année un nouveau roman sur le même canevas (Sentiments, Suspens, Sexe). Une recette où Samuel se montre romantique à souhait, alors que dans la vie, il devient détestable, égoiste, prétentieux. Le succès lui monte à la tête, mais aussi à celle de son entourage professionnel.Jusqu'aux jours où ces fameux messages anonymes lui remettent la tête sur  les épaules, tout en lui faisant perdre la tête d'une autre façon.

Alors, vous trouverez dans "Je n'étais qu'un fou" une multitude de sujets traités avec justesse : Les dérives d'internet et des réseaux sociaux, la fabrication d'un produit commercial marketing : le livre / l'auteur. Certaines émissions TV (genre du samedi soir avec 2 pitt buls) qui ne sont qu'un spectacle de mise à mort orchestrée le plus souvent. Les démons de la célébrités même si votre socle semble bien solide, la guerre que se livrent les éditeurs, les affres de l'écriture, de l'inspiration, l'énergie que l'on dépense pour se faire une place dans la société au lieu de soigner celle que l'on a auprès des siens...

Je suis une fidèle de Thierry Cohen depuis son premier roman, et je peux dire que celui ci est mon préféré aexequo avec "Je le ferai pour toi", tant pour moi les constructions de ces deux intrigues relèvent d'une imagination qui n'est pas donnée à tout le monde et d'un certain génie. Car dans cette histoire, rien n'est gratuit, tout prend son sens au fil des pages, des chapitres et surtout, dans le dénouement innimaginable. D'ailleurs, j'espère que la dernière page n'est ni prémonitoire ni trop personnelle, car j'attends déjà le prochain Cohen, Thierry du prénom !

 

 

 

JE N'ETAIS QU'UN FOU, de Thierry COHEN

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 5 Mai 2014

 Roman - Editions Léo Scheer - 299 pages - 19 €

 

Parution le 8 janvier 2014

 

L'histoire : Aimer et attendre un homme marié... Alice jure que plus jamais on ne l'y reprendra. Pourtant, quelque temps plus tard, elle jette son dévolu sur un célèbre chirurgien esthétique, pas plus libre que ces précédents amants. Mais lui l'aime, la couvre de fleurs, l'innonde de textos. Cette relation prend des proportions telles que Camille, meilleure amie et exact contraire d'Alice, s'en inquiète. A-t-elle raison ? Ne risque t-elle pas ainsi de mettre en péril son propre équilibre familial ? Car l'amour serait une maladie, qui serait contagieuse...

 

 

Tentation : J'aime Nathalie Rheims

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi

 

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Mon humble avis : Ce roman qui, au premier abord, semble ne se pencher que sur la passion amoureuse nous entraine dans les confins de l'obsession, quand celle ci devient pathlogique et se nomme : érotomanie. On le savait déjà, Nathalie Rheims possède un certain talent pour disséquer les coeurs. Souvent, c'est le sien qu'elle "autopsie". Cette fois ci, ce sont ceux de ces deux héroïnes aussi amies que différentes : Alice, célibataire au coeur tendre, comédienne en "devenir". Et Camille, bourgeoise, mère de famille aimante et aimée. Alors oui, l'amitié aussi est analysée dans ce roman. Dans une amitié à priori improbable, les protagonistes se nourissent elles des différences de l'autre, de leur vie qu'elles n'ont pas, ou auraient aimé avoir... Quelles sont les limites entre protection amicales et jalousie ?  Jusqu'où une amie peut-elle s'immiscer dans votre vie sous prétexte de l'inquiétude. Ce sujet m'a touchée car il ne m'est pas étranger. Il m'a d'ailleurs coûté une amitié jusqu'alors pourtant sincère.

Mais le sujet principal de ce roman reste la folie amoureuse. Quand le fantasme devient il pathologique ? Comment distinguer la réalité du mensonge ? Les personnages de cette histoire s'y perdent, qu'ils soient directement concernés ou non. Très vite, des incohérences dans le comportement d'Alice nous amènent à soupçonner un problème, qui au fil des pages, devient une pathologie. Extrêment bien décrite par l'auteure, cette érotomanie a vraiment quelque chose d'effrayant, tant pour l'être de tous les désirs, que pour l'entourage du malade.La souffrance du malade nous est insupportable. Comment être sûr, comment agir ? Et là, Nathalie Rheims a la bonne idée de laisser toujours le lecteur dans le doute : délire ou pas ? Responsable mais pas coupable, coupable mais pas responsable ? Victime innocente ou tombeur de ces dames ? Le doute reste et demeure, même pour Camille qui perd quelques plumes dans cette histoire qui prend la tournure d'un thriller sentimental très plaisant à lire. Nathalie Rheims montre ainsi que même les êtres vivants sur les bases les plus solides en apparences ne sont pas à l'abri de quelques ébranlements.

Le style est fluide, mais pour moi cette fois ci trop parsemé de verbes auxiliaires qui seraient évitables par un vocabulaire plus recherché. Et puis, j'aurais aimé que Nathalie Rheims aille plus loin dans les explications médicales, que ce basculement dans la folie et ses raisons soient plus expliqués et détaillés. Je pense que je préfère Nathalie Rheims dans ses romans plus intimistes, même si je suis sûre que celle-ci se cache de ci de là dans cette Maladie d'Amour.

Il en reste que les romans sur les maladies psychiques / psychiatriques exercent toujours intérêt, voire fascination sur moi et que je ne boude jamais mon plaisir, ni n'emêche ma curiosité de se satisfaire et mes connaissances de s'élargir.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 29 Avril 2014

 Roman - Editions Belfond - 285 pages - 19 €

 

Parution le 3 avril 2014

 

L'histoire : William Baker fut une star d'Hollywood, avec une carrière récompensé par 3 oscars. Mais un stupide accident, le laissant claudiquant, l'a remisé au statut de souvenir.

Voulant s'éloigner de Los Angeles, William achète une superbe villa sur la petite île de Martha's Vineyard, au large de Boston.

A peine arrivé sur l'île, William rencontre Lisa Hamilton, une jeune new-yorkaise. Leur histoire ne fait elle vraiment que commencer ?

 

Tentation : Le pitch, une île !

Fournisseur : Les éditions Belfond, merci pour l'envoi.

 

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Mon humble avis : Ce roman est plein de bonnes intentions, mais hélas, rarement atteintes, à mon humble avis !

Le pitch me tentait vraiment, mais son développement m'a déçue, bref, la rencontre n'a pas eu lieu. Pourtant, j'ai aimé l'insularité de l'histoire, m'imaginer sur les plages, sur le port, à vélo dans les allées arborées. Les rencontres et les amitiés qui se fait William m'ont rappelé ma propre histoire, puisqu'il y a bientôt 15 ans, je m'installais aussi sur une île où je ne connaissais personne. Ces petits plaisirs n'ont cependant pas compensé d'autres désagréments de lecture.

J'ai trouvé les personnages stérotypés et les dialogues caricaturaux. Les propos et ressentis exprimés ou non des personnages sont pour moi bien trop redondants. Enfin, le style manque cruellement d'harmonie. Je ne supporte pas le mélange d'envolées lyriques et poétiques avec du vocabulaire ou des expressions on ne peut plus famililères ou incorrectes. Ex : Sortir jouer dehors... ou des termes comme godasses et bagnole n'ont pour moi pas leur place dans des phrases aux tournures plutôt apprêtées. N'est pas Renaud qui veut !

Le fond de l'histoire n'est pas désagréable, l'aspect surnaturel des choses ne m'a pas dérangée, au contraire, j'avais hâte qu'il advienne afin de réinsuffler du rythme dans l'ensemble. Par contre, le comportement final d'un des protagonistes, qui participe ainsi au dénouement, m'a paru hautement improbable, démeusuré, mal conçu.

Mais heureusement, j'étais sur une île...

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Avril 2014

http://static.fnac-static.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/9/3/8/9782952152839.jpg Recueil - Editions Lire dans le noir - 1h30 d'écoute - 15€20

 

Parution en 2004

 

Le pitch : Brèves de comptoir, adieux sur un quai de gare, échange de texto. Des fragments de vie pas si anecdotiques que ça, en fait...

 

Tentation : Honte sur moi, jamais lu Delerm

Fournisseur : J'ai gagné ce livre audio sur le blog de Valérie !

 

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Mon humble avis : Quelle écoute délicieuse ! Je m'en explique...

Enregistrements pirates est un recueil de textes si courts qu'ils ne peuvent prétendre au nom de nouvelles. D'ailleurs, des nouvelles sont censées être fictionnelles, alors que ces fragments de vie ne le sont point. L'auteur y a assisté, les a vécu ou ressenti et sans doute un peu romancé sous sa plume. Ce format littéraire est donc inédit pour moi, les fragments amoureux de Barthès étant tout de même plus longs.

Chaque saynète ne dure guère plus que quelques minutes et est lue par Philippe Delerm lui-même. Si la première n'a pas eu le temps de me capter, je me suis laissée royalement immergée par les 34 suivantes ! Car bien vite, j'ai noté que l'auteur, même s'il semblait évoquer des petits évènements de la vie de parfaits inconnus, parlait en fait de moi, de vous, de mes voisins, des gens que je croise, en les regardant... ou pas. La différence, c'est que Delerm semble regarder tout le monde et extrait mille petites "merveilles" de ses observations. Je mets merveilles entre guillemets car certaines saynètes sont plus mélancoliques que d'autres. Quoiqu'il en soit, Philippe Delerm plonge dans l'intime de chacun, cet intime qu'il devine d'après une posture, un mot perçu, un échange. Il nous parle ici de choses simples, mais tellement vraies, qu'il fait bon de ralentir notre vie pour les écouter, les réfléchir, les méditer et se dire que "oui, je ressens également cela", où, "c'est curieux, je n'y avais pas prêté attention", ou encore "je l'ai déjà vécu, je ne suis pas seule" !

La langue sublime et lecture paisible laisse entrevoir des regrets, des joies, des rires, des moqueries, un doux cynisme et un océan de clairvoyance subtile sur notre époque et les contemporains que nous sommes.

Je me suis particulièrement délectée des fragments suivants :

- La main au fond des poches (sur la solitude de ceux qui promènent leur chien)

- Les dénicheurs (ces gens qui semblent vivre dans des maisons de magazines déco et qui dénichent tout, partout, surtout le plus loin possible)

- Les vrais problèmes (Ces gens qui se réunissent mais n'ont rien à se dire)

- Visiteurs programmés (Ces touristes qui suivent une visite guidée mais qui en savent toujours plus que le guide)

- Vincennes - La Défense (ou l'échange inattendu entre une personne âgée un "djeuns").

Je pourrais encore en citer d'autres. D'ailleurs, j'ai bien envie de les réécouter encore et encore, pour mieux m'en imprégner !

A noter que ce format audio est suivi d'une interview de l'auteur, Philippe Delerm.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 10 Avril 2014

http://cache.20minutes.fr/illustrations/2014/04/02/memoire-fauve-1548729-616x0.jpgRoman - Alma Editeur - 270 pages - 18 €

 

 

 

Parution le 17 avril 2014 (Nouveauté)

 

 

L'histoire : La narratrice dit s'appeler Antigone. Elle fréquente le Hell's, une salle de sport à la mode. Là, elle y noue ne relation passionnelle (mais purement platonique), avec un Nouveau. Un beau jour, mue par une force étrange, qu'elle nomme "La Mission" elle sort un long couteau de sa manche et frappe au hasard... Elle ne se réveillera que bien plus tard, dans une chambre entièrement blanche et capitonnée !

 

 

 

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Les premières pages m'ont franchement fait sourire, voire rire ! On y visite une salle de sport dans toute sa splendeur à travers le regard de la narratrice. Tout y passe, depuis les pétasses en fluo ou les bodybuildés au cerveau sans doute atrophié. De même, l'envie de la narratrice d'y passer le plus inaperçu possible et les méthodes pour y parvenir... J'y ai retrouvé pas mal de mon vécu personnel de ces derniers mois ! Et ce fut bien jouissif

Puis le récit a semblé partir dans un live de délire, au point de risquer me perdre... jusqu'au moment où j'ai saisi ce qui se passait... La jeune femme est en pleine crise de schizophrénie, même si le diagnostic médical apportera plus tard un autre terme, que l'on connait aussi. Antigone, alias Anne, souffre de Paranoïa aigue. Alors, mes chers lecteurs, si mon billet vous dirige vers ce roman, ne vous découragez pas sur ce premier tiers très spécial, qui ne fait qu'installer la suite, certes de façon originale et très audacieuse.

Car oui, ce bouquin m'a captivée. Arrivée en unité HP Haute Sécurité, notre "héroïne" réserve bien des surprises, tant pour nous lecteurs, que pour Kalb, son psychiatre référent. En effet, Anne/Antigone possède une connaissance très poussée en psychologie, mais ne se souvient de rien de sa vie, si ce n'est sa période "Fauve", lorsqu'elle fréquentait la salle de sport.

Tout le livre durant, on se demande donc, tout comme Kalb, si Anne simule et manipule son entourage, ou si elle est vraiment victime d'une forme rare d'amnésie, liée à sa paranoïa. Le climat est assez tendu, on ne sait jamais si cette patiente va redevenir animal et bondir ou si elle ne représente vraiment plus un danger ni pour elle ni pour la société. Quoiqu'il en soit, aidée de son thérapeute, elle ira jusqu'au bout et découvrira sa vérité. On rencontre aussi d'autres patients, forcément originaux à leur manière, de cette unité de soin. Notamment, le sosie de Johnny Halliday, même si certains prétendent qu'il s'agit de l'original. Aucun des personnages de ce roman n'est lisse, tous possèdent quelques tiroirs à ouvrir... 

Philippe Will, l'auteur, développe pas mal de théories socio médicales sur la paranoïa et le fonctionnemet cérébrale. Intéressantes, surprenantes, amusantes ou glaçantes... et toujours bien menées jusqu'à une certaine perversité... Ah, qui nous gouverne ?....

Là où le bât blesse un peu pour moi, c'est que j'ignore si le bienfondé de ces théories est réel ou pas, s'il faut prendre cela comme argent comptant ou comme un délire littéraire. Il en est de même pour les raisons qui expliquent le geste d'Anne/Antigone. Cette capacité mentale existe-t-elle vraiment et est-elle reconnue en psychiatrie ? Comme je n'ai pas le courage de me lancer dans des recherches fastidieuses, je n'aurais sans doute jamais la réponse. Dommage que dans des romans traitant de tels sujets, une post face n'éclaire pas un tant soit peu le lecteur sur la véracité et les sources de ces théories, afin de savoir quel crédit y porter. Just for fun ? Où bien puis-je étaler ma "science" lors d'un diner sans me couvrir de ridicule ?!

Quoiqu'il en soit, Mémoire Fauve est un roman plutôt atypique, qui pourra désarçonner ou captiver... Où les deux !

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 27 Mars 2014

http://lacollineauxlivres.files.wordpress.com/2012/05/fabrique-du-monde1.jpg   Roman - Editions Buchet-Chastel -156 pages - 13 €

 

 

 

Parution le 22 août 2013

 

 

 

 

L'histoire : Celle de Mei, jeune chinoise des campagnes venue à la ville pour travailler dans une usine de fabrication textile. Elle vit, mange, dort dans les bâtiment de l'usine et reste courbée toute la journée sur sa machine à coudre, craignant les représailles en cas de rythme non respecté. Un jour, elle ose se dresser devant le contremaitre. Les conséquences ne se font pas attendre : privée de paie pour un mois, la voici contrainte à retourner dans sa famille pour y célébrer le nouvel an, faute d'argent. Quatre jours à rester seule dans les locaux de l'usine déserte. A moins que...

 

 

 

 

tentation : le pitch, 

Fournisseur : la bib

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Le hasard fait parfois bien les choses. A chaque visite à ma bib, je fais le tour du tourniquet des nouveautés, souvent bien vide. L'autre jour, ce roman y trônait, seul. J'ai pris ce signe pour un appel !!!

Et bien m'en a pris. Même si les 2 ou 3 premières pages m'ont inquiétée par leur style très vif, fait de phrases très courtes, la suite fut un véritable délice de lecture. Car une fois sortis du rêve de Mei, l'auteure nous régale d'une plume élégante, très agréable à lire, fluide. Et l'histoire que Sophie Van der Linden nous conte est saisissante. Le réalisme tout d'abord. Car nous voici assistant à la genèse des vêtements que nous portons, ce prêt à porté souvent fabriqué dans d'immenses usines textiles chinoises. C'est Mei qui nous raconte sa vie, son enfer, son quotidien, sa routine révoltante, son emploi gagne misère, et surtout, ses rêves, son rêve. Partir. Nous "vivons" à l'intérieur de cette fourmilière, ou des centaines de jeunes filles et de petites mains ne font plus qu'une avec leur machine à coudre, répétant mille fois les même gestes sous l'oeil aux aguets du contremaitre qui ne pardonne rien, pas la moindre petite fatigue. Nous voici au coeur de la Chine industrielle, ultra compétente et rentable... mais à quel prix.. Et qui dit Chine, dit dictature. Aucun droit du travail. Imaginez : une remarque, un comportement qui déplait à la direction et vous voilà privé de votre salaire pendant un mois, malgré les heures travaillées et les heures sup non comptabilisé.

Mei est donc au fond du gouffre et honteuse, par rapport aux autres et par rapport à sa famille qu'elle n'a pourtant pas vu depuis 2 ans.. Les 4 jours fériés s'annoncent pour elle comme un enfer : personne pour lui tenir compagnie et pas un sous à aller dépenser en ville... Et pourtant, elle vivra les plus beaux jours de sa vie,  qui la transformeront à jamais. Cette jeune fille qui ne connait de la vie que la campagne et l'usine va s'initier à l'amour, envers et contre tout, et d'une façon inattendue. Elle découvre qu'elle vibre, qu'elle aime, qu'elle est désirable. Et elle y croit. Elle s'éveille au monde, et à elle même. Pour elle, c'est pour la vie. Impossible de redescendre d'un tel paradis.

Des mots d'une incroyable justesse évoquent tous les sentiments par lesquels passe cette jeune fille et nous permettent de bien saisir le cauchemard vécu par ces chinoises harrassées de travail et qui ne connaissent rien que ça.... Qui tremble de peur à l'idée de croiser le regard du contremaitre qui a tout pouvoir sur elle. Et puis, l'auteure nous fait aimer cet amour si soudainement apparu de nulle part. Il nous apporte légèreté, bonheur, espoir pour Mei qui le mérite tant. Mais la vie n'est pas un roman....Et là, Sophie Van der Linden nous plonge dans l'effroi, d'une manière rapide, efficace, sans appel. Une chute vertigineuse... et un court roman remarquable empli d'émotions. Vraiment. J'ai été profondément touchée par cette belle et sombre histoire. Je pense que Mei restera en moi un moment. A lire et à méditer... alors que la colère gronde partout.

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                        11ème

 

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Rédigé par Géraldine

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