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Publié le 12 Novembre 2012

Roman - Editions Cherche midi - 112 pages - 13 €

 

 

Parution le 23 août 2012

 

Rentrée littéraire sept 2012

 

 

L'histoire: Le narrateur, parisien jeune marié, part avec son épouse en Samouse, faire la connaissance de sa belle famille. Le plus gros choc sera-t-il celui de la province ou du comportement beau-parental... A moins qu'il y ait un lien de cause à effet entre les deux...

 

 

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Olivier et Price Minister, dans le cadre du match de la rentrée littéraire. Merci pour l'envoi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :Ah, comme j'attendais ce livre avec impatience ! Il affichait tous les ingrédients pour me plaire : de l'humour, des règlements de comptes familiaux et une épaisseur à faire pâlir de jalousie ma chère Amélie Nothomb : moins de 120 pages !

Et pourtant, comme ce livre m'est paru long ! La 4ème de couv m'annonçait un livre désopilant (ce qui signifie très drôle, hilarant). Même si j'ai souri à 3 ou 4 reprises car quelques flèches bien taillées font mouche, j'ai tourné les pages avec une lassitude croissante, et si j'ai ri, mon rire était soit jaune, soit nerveux d'agacement.

Evidemment, on s'attend à du cynisme, du grinçant qui serait jubilatoire. Ce que j'aime dans le grinçant, c'est la finesse, le froid dans le dos qui s'écoule d'un seul coup, l'offuscation, l'attente de la situation qui finira par exploser... Cynique, grinçant... Imaginez une porte que l'on ouvre discrètement et qui peut-être va grincer. Ca c'est excitant ! Comme l'est encore plus le vieil escalier que l'on pourrait descendre pour faire le mur à l'insu des parents... Quelle marche va grincer et trahir notre petit forfait ? C'est ce cynisme et cet humour que j'aime trouver dans un livre, celui qui vous prend par surprise, qui menace, qui plane et qui n'arrive pas forcément au moment prévu. Le problème avec ce "week-end en famille", c'est que "l'humour", plutôt noir, est dans toutes les phrases, paragraphes, chapitre, pages.... A tel point que cela est devenu pour moi lourd, lourd et insupportable. Aucune finesse. Côté famille, celle-ci est assez vite ejectée pour que le narrateur s'enfonce dans un roadbook bien seul, bien délirant, pendant que l'auteur s'amuse à remplir de digressions incessantes le pourtant petit nombre de pages.

 A mes yeux, le pire est le ton méprisant utilisé tout au long du livre, et qui le rend d'autant plus improbable. Le narrateur méprise la province, les provinciaux et même sa femme qui "fait partie de ces connes qui n'hésitent pas à...".

Alors même si la fin, très surprenante explique et justifie l'aspect complètement décalé, qui se révèle même déjanté, elle ne compense pas ma désagréable impression de lecture qui fut mienne pendant le 109 premières pages.

Le sujet et l'objectif étaient pourtant louables : satire sur la société de consommation uniformisée. Mais quelques zestes de délicatesse et de finesse n'auraient point nuit à ce récit.

Vous l'aurez compris, rendez vous complètement raté entre ce livre et moi ! Mais peut-être aimez vous l'humour très noir et les livres qui partent complètement en vrille ?!

 

L'avis de Hérisson, Stéphie, Noukette 

Lu dans le cadre du challenge 1% Rentrée littéraire : 6/7

 

Lu aussi dans le cadre du Match de la Rentrée littéraire organisée par Price Minister

 

Rentrée Littérraire 2012

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 6 Novembre 2012

Roman - Edition J'ai Lu (Mercure de France) - 159 pages - 5.60 €

 

 

 

 

Parution chez J'ai lu en Mai 2012

 

 

L'histoire : Michel, éminent chirurgien plasticien, emmène sa femme Eva passer un weekend de luxe chez un non moins éminent client : un acteur célèbre qui côtoie les plus grand. Arrivés sur place, le luxe n'est pas là, mais une atmosphère étrange, oppressante. Le passé d'Eva va remonter en surface : le remettra t-elle sur le devant de la scène ou dilapidera -t-il un présent déjà bien abîmé ?

 

   

 

 

Tentateur : Le pitch

Fournisseur : Les éditions J'ai lu et Silvana, merci

 

 

 

 

 

 

 

 

  étoile2.5

 

Mon humble avis :  Tout d'abord, mise en garde : ne pas lire la quatrième de couv qui, comme bien souvent, en raconte beaucoup trop !

Ensuite, ce roman me laisse perplexe. Son sujet est bien plus ambitieux que les apparences ne le laissent entendre. Point de légèreté people ou autre,  mais une atmosphère oppressante. Nous voici dans un huit clos. On ignore s'il va se passer quelque chose ou s'il s'est passé quelque chose (si l'on ne lit pas la 4ème bien sûr). Dans l'absolu, on est plus dans l'observation des personnages, de leurs gestes, de leur gène, de leurs faux semblants, que dans l'action. Ce qui se passe sous nos yeux serait presque dans le non dit, comme si l'auteure laissait à son lecteur le choix de "l'action", même si, bien sûr il s'agit ici d'une action... disons... contemplative.

Astrid Eliard décrit très bien ces petits rien qui trahissent un malaise, une fragilité, un aveuglement, ces manipulations... Le verbe et la langue sont étudiés, de belles envolées littéraires, même si les souvenirs d'Eva revêtent parfois un vocabulaire plus cru. Car les souvenirs d'Eva sont là, qui occupent quelques chapitres.

Dès le début, on devine un problème chez ce personnage, qui semble comme apathique, obéissant au doigt et à l'oeil à son pédant de mari, fier de se montrer avec une aussi jolie femme au bras. Car Eva a sa réputation : elle serait de toute beauté. Elle agace d'abord quand elle accepte même que ce soit son mari qui la maquille, lui mette son rouge à lèvres, lui dise de se couvrir... Au fil des pages et des souvenirs, c'est une autre femme qui se dévoile, d'une extrême fragilité. La question du roman sera donc : quelle traumatisme a-t-elle vécu pour ne devenir même plus l'ombre d'elle même, mais l'ombre de son mari épousé pour se protéger, pour qu'il ne lui arrive plus rien.... Le plus rien sera total.

Comme je le disais plus haut, le livre est une réussite au sujet du style, des très belles phrases et des métaphores qui parsèment le livre, des descriptions des objets, des lieux qui font appels aux cinq sens. Eva m'a touchée et toutes proportions gardées, m'a rappelé de douloureux souvenirs...

Mais les personnages sont un peu trop survolés (donc peu attachants, à part Eva), le sujet pas assez creusé. Pour une fois, je regrette le petit nombre de pages qui fait que même la fin, semble arriver là parce qu'il en fallait bien une. Il faut toujours sortir les personnages de la situation dans laquelle ils se trouvent et hélas, quelques soient les moyens.

Bref, un roman prometteur qui aurait mérité mieux et plus, un petit supplément d'âme en fait. Voilà mon impression de lectrice qui n'a pas été happée par cet automne précoce !

 

L'avis de Nanet, Natiora, Antigone

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 31 Octobre 2012

 

Roman – Edition Fleuve Noir – 250 pages – 18,90

 

 

Parution le 11 octobre 2012

 

 

 

L'histoire : La clope... Grâce elle, Stéphane et Norah se rencontrent sur le trottoir d'un bar. Coup de foudre ? Tout porte à le croire. Six mois plus tard, c'est ensemble qu'ils s'installent à Rennes. Leur amour de folie résiste à tout : les secrets, les mystères, la truanderie de Stéphane, la classe de Norah. Puisque 13 ans après, ils s'embrassent passionnément en partant au travail. Oui mais... Un jour, Stéphane a fouillé le passé de Norah... Et là, il s'est vu, lui, exactement le même visage, entourant des bras Norah, sur un lieu de vacances où il n'est jamais allé. Rien ne va changer, en apparence. Mais pour Stéphane, c'est une véritable descente aux enfers...

 

 

Tentateur : L'auteur

Fournisseur : L'auteur et l'éditeur, merci pour l'envoi

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :Voici une œuvre que je dirais inclassable et qui offre ainsi plusieurs livres en un ! Le deuxième homme s'ouvre comme un roman noir. Le style y est, une narration à la première personne du singulier et pas mal de zones d'ombre dans la vie du narrateur. Il y a même un flingue dans un coin. Puis Stéphane rencontre Norah et s'installe alors une fulgurante et romantique histoire d'amour, faite de fleurs, de surprises, de mots doux au téléphone, de séparations déchirantes sur des quais de gare, avant qu'un nid douillet ne se crée à Rennes. Cette partie là m'est parue longue, elle aurait presque pu me perdre car, toute à ma lecture tout de même, je ne remarquais même pas que l'auteur me manipulait déjà, juste par un changement de temps qui pourrait paraître pour une maladresse mais qui dans le dernier quart du livre, prend l'aspect d'un coup de maître.

 

Puis vient le moment où Stéphane découvre la photo où il se reconnaît , sauf qu'il sait parfaitement que ce n'est pas lui, puisqu'il n'est jamais allé... Cette montre à son poignet ne lui appartient et le paysage... il ne le connaît pas. Questionnement, enquête sur le passé de Norah et l'affreuse vérité pointe le bout de son nez. Une vérité à faire frémir, à remettre en cause un amour, une personnalité, une raison d'être. Alors le roman prend peu à peu des allures de thriller tant la tension devient palpable, présente à chaque page. On redoute la pire des vengeances. D'ailleurs, quelle serait elle, cette pire des vengeances ? Elle pourrait avoir tous les visages, mais Hervé Commère ne lui donne évidemment pas celui que l'on osait imaginer, et un visage plutôt inédit pour un amour aussi passionnel.

 

Hervé Commère, pour son 3ème roman, nous offre donc un livre qui, sous couvert du roman noir, étudie avec précision l'implosion d'un couple qu'un secret inavoué déchire de façon unilatérale... Un couple ou chacun ne s'aime pas pour les mêmes raisons, pour les bonnes raisons. Une histoire diabolique, un dénouement aussi émouvant que machiavélique, une véritable machination. J'aurais aimé un peu plus de pourquoi dans cette ressemblance qui ne paraît que le fruit du hasard, un style plus régulier dans sa qualité (en même temps, il s'agit d'un récit d'un gars plutôt truand, mais les envolées lyriques cotoyent trop souvent les banals « j'ai fait, je suis allé, j'ai vu, nous avons... »

 

Mais tout de même, sacrée histoire, construction romanesque manipulatrice à souhait : fallait y penser.

 

Dernier regret, Hervé Commère a quitté Rennes. Snif, Rennes pouvait se targuer d'abriter un bon auteur, à suivre, sans hésitation. J'espère que la capitale l'appréciera à sa juste valeur !

 

 

 

5ème livre lu dans le cadre du challenge 1% rentrée littéraire organisé par Hérisson et Mimipinson

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 17 Octobre 2012

Roman - Editions Autrement - 142 pages - 13 €

 

 

Parution le  7 mars 2012

 

 

L'histoire : François Vallier est un jeune pianiste célèbre. Un jour, un homme lui écrit un mail et évoque une jeune patiente qui n'écoute que des CD de François Vallier. Celui ci en détuit qu'il s'agit de Sophie, son unique et ancien amour, qu'il a abandonné dans d'étrange circonstane il y a quelques années. Depuis, Sophie vit donc internée et ferrée dans son mutisme. François va bousuler sa vie pour la retrouver.

 

 

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :Une chronique écrite une semaine après ma lecture. Que me reste-t-il de ce livre ? Un doux souvenir, une lecture agréable, une attraction livresque qui m'a fait lire ce roman d'une traite. Pourtant, au fil des pages, ma lecture se teintait d'une légère déception. J'attendais une histoire plus centrée sur la maladie de Sophie, sur les retrouvailles entre Sophie et François et les effets bénéfiques ou non de celles ci sur l'état de Sophie. En ce sens, le livre cesse presque là où j'aurais aimé qu'il commence. Que le livre s'étende moins sur les "lamentations" et l'autocritique trop tardives, et quelque part toujours égocentriques, de François. François, malgré son cheminement, ne m'est pas paru plus sympathique que cela.

Mais que mon impression ne vous éloigne pas de ce livre qui témoigne une fois de plus de l'extaordinaire talent de Gaëlle Josse, tant pour mettre en scène histoire et personnages, que pour l'écriture. Sa plume est merveilleuse, soignée, délicate, juste, empreinte de poésie (ce qui était déjà le cas dans Les heures silencieuses ). Ce texte ravira aussi les mélomanes, il y a souvent questions de musique, de piano, de grands compositeurs...

J'ai beaucoup aimé la façon dont Sophie et François se sont rencontrés, toute âme romantique se prend à y rêver bien sûr. Comme à ses deux âmes qui semblent si bien accordées et complémentaires mais qui, hélas, vont s'éloigner, sans forcément le réaliser tout de suite. Il y a l'égoïsme de l'un et son espoir que sa façon simpliste, détachée de voir et de vivre certains événements arrangera les choses. Et puis il y a l'isolement de l'autre, sa solitude, son effroi devant la solution que lui propose son âme soeur : oublier, passer à la suite. La littérature montre une fois de plus que dans un couple ou simplement dans la vie sociale, chacun ne porte pas en même temps le même regard sur une épreuve et ne se doute pas un instant des répercutions sur de regard désaccordé sur autrui

 

 

L'avis de Lucie, Audouchoc, Clara

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 13 Octobre 2012

Roman - Editions J'ai Lu - 222 pages - 5.70 €

 

 

Parution en format poche en mars 2012

 

 

 

L'histoire : Dix huit chapitres, dix huit séances sur un divan de psy.... La vie de John Lennon, racontée par John himself mais sous la plume et l'appréciation de l'auteur, David Foekinos.

 

 

 

 

 

Tentation : 3 livres m'ont suffit pour adorer l'auteur

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Je ne connaissais pas les Beatles, ni John Lennon

Mais si !  Je vous ai bien eus ! Je chante par coeur Help, et phonétiquement Let it be, Imagine, Lucy in the Sky, All you need is love....

Mais tout de même, j'avais une image quelque peu erronée et limitée du groupe mythique : 4 garçons dans le vent et plutôt peace and love.

Et bien c'est avec un talent extraordinaire que David Foekinos revient sur la carrière inouïe du groupe le plus célèbre de l'univers et de toutes les années lumières, et surtout sur chacun de ses membres.

David Foekinos prend la voix de John Lennon qui s'allonge sur le divan de son psy à intervalle régulier pendant 5 ans. Tout y est, où l'essentiel et pas mal de détails, depuis la naissance et l'enfance particulière de Lennon, en passant par ses rencontres progressives avec Paul Mc Cartney, George Harrisson et Ringo Star, par l'explosion délirante du groupe, jusqu'à son implosion et les balles tirées sur Lennon par un dégénéré en 1980. Les évènements relatés sont vrais, l'auteur s'est forcément documenté sur Lennon (magazines, livres, enregistrement TV, concerts, interviews). Donc bien des propos sont ceux de Lennon, d'autres sont l'interprétation, les réflexions et les réactions de l'homme écrivain.

L'ensemble est passionnant, même si ce livre ne changera pas ma vie, c'est pour cela qui je ne lui ai pas octroyé 4 étoiles complètes. Et puis John a parfois tendance à se répéter... Normal me direz vous, la vie des Beatles était finalement répétitive (disque - tournée - disque - tournée- disque...) et sur le divan d'un psy, on revient sur les sujets jusqu'à ce qu'ils soient digérés !

Mais tout de même, je suis effarée de la différence entre ma vision du groupe, et l'image que celui ci donnait à l'époque, et l'envers du décors...

Foekinos nous plonge dans l'Angleterre modeste de Liverpool des années 50... Lennon est jeune, rejetté par ses parents, déjà différent, persuadé qu'un grand avenir l'attend. L'égo de Lennon deborde très vite, même si après, cela s'explique... Forcément, ensuite, à force d'être attendu et reçu comme Dieu partout où vous allez, vous pouvez avoir la tête qui enfle. L'égo s'explique aussi car personne ne niera le génie musical des Beatles, qui ont révolutionné la musique et bousculé une époque. Dans le groupe, une amitié à la vie à la mort, mais aussi des conflits de euh... coqs ! Nous assistons à la montée en puissance de la Beatlesmania, et c'est vrai que c'est du délire ! Foekinos explique parfaitement comment ce phénomène s'installe, et quelles sont les conséquences sur les sujets idôlatrés et leurs familles, comme sur les fans, les gouvernements, la politique ! Quand on a 40 ans et que la seule "Mania" que l'on ait vécue en live fut la Bruelmania, et bien la Beatlesmania laisse pantoise. Je dirais presque que c'est l'intérêt principal du livre, un intérêt quasi sociologique pour le coup.

On y apprend aussi la genèse de quelques chansons, les chansons préférées de John et celles honnies (comme Let it be première version). Mais on y découvre surtout le malheur de John, son incapacité à apprécier et à sauvegarder le bon, son indifférence face à son premier fils. Et pour tous les Beatles et Yoko, la drogue, toutes les drogues, l'héro, le LSD, le shit, l'alcool, et les filles, des milliers de filles. J'avoue que cela fout un coup tout de même. Et l'on constate que le côté "Imagine" est venu assez tard dans la vie de Jonh Lennon, et qu'il s'est passé bien des choses avant...

Un livre passionnant, éclairant, servi par la délectable plume de Foenkinos, dans lequel j'ai coché plein de croix...
Allez, un petit Let It Be pour faire plaisir à John et  rendre hommage au plus grand groupe de tous les temps !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 25 Septembre 2012

Roman - Editions Gallimard - 160 pages - 16.90 €

 

 

Parution le 30 août 2012

 

Rentrée littéraire septembre 2012

 

 

L'histoire : Pauline et Nicolas ont la trentaine. Ils s'aiment dans une époque où l'individualisme règne en maitre. Chacun s'interroge donc sur cet amour, qu'il concoit différement. Et puis, lorsque l'enfant parait, l'amour disparait. Pourquoi ?

En comparant le couple à l'Europe, Florian Zeller constate et souligne ce qui fait mal. Sous le prétexte de la sacro sainte liberté, c'est toute une génération qui ne construit plus : finit les sacrifices, vive la jouissance. Et où va-t-on... Plutôt droit dans le mur, et loin du bonheur...

 

 

Tentation : Envie de relire l'auteur + le pitch

Fournisseur  : Ma CB lors de la Forêt des livres à Loches

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : En commençant la rédaction de mon humble avis, j'ignore encore si j'ai aimé ce livre, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie. Non, à la folie, je le saurais je pense. Ce billet va donc m'aider à y voir clair sur un roman qui me laisse perplexe.

Tout d'abord, je salue l'audace de ce livre, qui ne ressemble à rien de ce que j'ai pu lire jusqu'ici. Malgré une histoire d'amour on ne peut plus banale, en la comparant à l'Europe et en argumentant par des faits et anecdotes historiques, l'auteur a donné une véritable identité  à son oeuvre. Par contre, de là à qualifier La jouissance de roman Européen, ce que répètent tous les grands critiques, je suis sceptique. Surtout que ce sous titre, annoncé par tout le monde, je ne le constate nulle part...

Alors, comme je n'y vois pas très clair, rédigeons simplement ce billet en 3 actes :

 

- Ce qui m'a dérangée... ou perturbée...

Le style narratif. Original certes, mais qui résonnait étrangement en moi... L'auteur alterne présent et passé, avec des flash back dans l'histoire du couple. L'auteur est spectateur de ses personnages, et je dirais presque leur metteur en scène (Florian Zeller a, ces dernières années, beaucoup écrit pour le théâtre). Cela se ressent dans le style qui m'a fait penser à une description de pièce de théâtre (Il se lèvre, il fait trois pas, il traverse la pièce).... Une écriture presque factuelle, qui constate, qui décrit, le tout à la 3ème personne du singulier ou du pluriel. Et puis, d'un seul coup, un "Je" apparait, l'auteur intervient dans le récit, se mettant en scène, prenant la place de l'observateur pour disparaitre aussitôt. Bref, tout cela m'a paru étrange et n'a pas provoqué en moi une profonde empathie envers les personnages, mais plutôt une distance.

Enfin, je me serais bien passée de descriptions approfondies de quelques pratiques et paysages sodomiques. Comme si un livre écrit par un jeune au 21ème siècle, pour être tendance, ne pouvait se passer de ce genre de scène...

 

- Ce que j'ai aimé... ou ce qui m'a intéressée...

Tout le reste !!! Non franchement, je trouve que le portrait que Florian Zeller dresse de notre génération et de notre époque sonne très juste. Même si cette génération n'est plus vraiment la mienne, puisque Zeller évoque les trentenaires que je viens de quitter... Ce portrait est non seulement juste, il est intéressant car mis en scène d'une façon novatrice.... La construction de notre génération et du couple est comparée à celle de l'Europe, et les anecdoctes ou faits historiques relatés ici par un auteur érudit sont plus que plaisants : amusants et passionnants aussi. C'est un livre où j'ai coché pas mal de phrases dans la marge et surtout, la Jouissance amène chacun à s'interroger, à réfléchir sur les thèses de l'auteur.

Il est clair que notre génération pronne aveuglement l'égoisme, craint que n'importe quel engagement sentimental deviennent une prison... On s'engage bien plus facilement auprès d'un opérateur téléphonique qu'auprès d'un homme ou du femme que l'on pourrait aimer... Nos soucis sont personnels et professionnels, et non plus historiques. L'Histoire, on la vit à travers un écran de télévision. Comme nous avons la chance de vivre dans un pays plutôt stable, cette Histoire n'impacte que très peu notre vie de tous les jours. A la limite, personnelement, j'ai presque l'impression que le seul impacte réel de l'Histoire actuelle dans mon quotidien est.... le prix du carburant à la pompe.

Mais revenons en au couple, sujet principal de ce livre que j'ai senti plus proche de l'essai que du roman, car Pauline et Nicolas ne sont pour moi qu'un prétexte de l'auteur pour évoquer ses interrogations, constations et inquiétudes sur notre époque. Par le passé, la naissance d'un enfant était une évidence, un ciment pour le couple, la garantie de la suite d'une lignée, la nécessité d'un héritié mais aussi, la promesse d'un bonheur immense. Il semble que maintenant, la venue d'un enfant soit plutôt synonyme de sacrifice incommensurable, de désaccord, d'éloignement, d'intrus dans le couple et surtout, d'intrus dans l'espace personnel... Un enfant empêche de jouir de l'entière liberté d'adolescent éternel que nous permet et nous offre notre époque de jouisseur et de zappeur. Zeller dit : "Nous sommes la première génération a avoir désappris à faire des enfants". Le constat est pessimiste, mais plutôt réaliste, au vu du nombre de divorces qui ne cesse de croitre.

 

Au final : Il semble que j'ai bien apprécié le contenu, et moins le contenant, le fond et moins la forme. Donc un livre pertinent qui mérite d'atterrir sur votre table de chevet !

 

 

 

Livre lu dans le cadre du challenge 1% rentrée littéraire organisé par Hérisson et Mimipinson 

                                                                                          4/7

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 6 Septembre 2012

Roman - Editions Points - 75 pages - 4.60 €

 

 

Parution chez Points en août 2010

                 aux Editions de l'Olivier en avril 2009

 

 

L'histoire : L'auteur évoque Bousia, son grand père, qui n'est en fait pas son grand père, mais le remplaçant. Le remplacement du grand père biologique qui n'est pas revenu des camps de concentrations. Ce grand père de remplacement, c'est le seul qu'elle ait connu. C'était aussi un conteur d'histoire...

 

 

 

Tentation : Curiosité

Fournisseur : la bib

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :A l'heure où je rédige ce billet, j'ignore encore quand je le publierai. Mais ce livre est pour moi une façon de préparer "ma" rentrée littéraire. Un nouveau roman de l'auteure est attendue lors de cette rentrée, une conférence est déjà annoncée à Rennes et je ne connais rien d'Agnès Désarthe. Lacune réparée !

J'ai adoré ce livre que j'ai dévoré ! Vous me direz "facile", il ne dépasse pas les 75 pages. Certes, mais tout de même... Et cependant, je ne parviens pas à en faire un coup de coeur car deux petites choses m'ont dérangée, alors autant les évoquer immédiatement pour susciter ensuite votre envie en citant les qualités indéniables de cet écrit...

Agnès Désarthe parle de ce grand père de remplacement comme d'un conteur... Dommage que c'est aspect là ne soit pas plus développé, il aurait permis alors un texte plus long et sans doute moins frustrant, plus envoûtant.

L'auteure avoue qu'à l'origine, le personnage central de ce livre ne devait pas être ce grand père remplaçant mais   "Janusz Korczak(1878-1942), écrivain, médecin et grand éducateur polonais" et aussi père remplaçant auprès des orphelins du ghetto juif de Varsovie pendant la 2ème Guerre Mondiale. Quelque part, l'auteure semble presque avouer un échec de plume en proposant finalement deux portraits d'hommes (au parallèle évident) mais qui me semblent du coup incomplets. Pourquoi un texte si court avec de tels hommes comme héros ? Et la "pirouette" qui introduit alors Janusz Korczak m'a paru comme... Comment dire... Comme si l'auteure n'avait pas assez de matière sur chacun des deux hommes pourtant exceptionnels et romanesques pour compléter son oeuvre. Je précise qu'il s'agit ici vraiment d'un ressenti personnel qui plus est pas très clair. Quoique, ça y'est, j'ai trouvé. J'ai eu l'impression que ce livre ne suivait aucune construction et ne choisissait pas vraiment son genre.

A part cela... L'écriture d'Agnès Désarthe se déguste. Le remplaçant est un hommage à Bouz, ou Boris, le 2ème mari de sa grand mère que certains trouvent médiocre mais que la jeune Agnès, puis l'adulte, adule. Car il se révèle un excellent papi, drôle et conteur entre autre. J'ai aimé le regard et les questions d'enfant de l'auteure sur l'histoire familiale, intimement liée à la religion juive, à l'émigration, à l'exil, à la persécution, aux disparitions, aux silences, aux secrets. Je me suis retrouvée notamment dans ces questionnements géographiques qui m'ont bien amusée lorsqu'il est question, dans la famille, des origines russes, roumaines, polonaise, moldave, de bessarabie... que l'enfant à du mal à différencier et à situer sur une carte (idem pour moi quand je suis confrontée à ces régions lors de mes lectures !) La bessarabie.... Des russes qui seraient devenu arabes et juifs ! Agnès Désarthe distille beaucoup d'humour dans son texte qui n'est pas juste amour, tendresse pour un homme qui a fait sienne une famille qui ne l'était pas. Le sujet des  filiations biologiques, affectives ou administratives est abordé de façon passionnante et touchante. Je l'ai en tout cas vu d'une manière qui ne m'avait jamais effleurée. Agnès Desarthe parle aussi de la douleur (que je connais) de ne pas être mère, d'être une mère sans enfant. Les souvenirs d'enfance de l'auteur, les visites chez les grands parents, l'attention portée sur certains objets et habitudes m'ont touchée et remémoré les miens. Surtout qu'à quelques années près, nos souvenirs remontent à la même époque. Enfin, le rapport de l'auteure à l'écriture et avec ses personnages fait bien sûr son apparition. Le tout, je le redis, avec une écriture élégante et sensible qui sait se partager entre émotion et malice. Une très très belle lecture si l'on attend pas un vrai roman... dont voici quelques extraits

 

" C'était cela la vraie douleur : être une mère sans enfants, un écrivain sans livres, un chanteur sans voix, un conteur sans histoire. Avoir le désir et l'envergure, l'ambition et les dispositions nécessaires, mais échouer malgré tout, par manque d'initiative, de chance, ou encore par hasard".

 

"Certains objets sont voués à nous échapper, à nous manquer, d'autres les remplacent. On veut écrire un livre et c'est un autre qui vient. On croit inventer un héros et il a la tête de notre voisin de palier. J'écris toujours l'histoire d'à côté, jamais celle que j'avais prévue"

 

"Bousia a fait office de grand-père pour des petits enfants qui n'étaient pas les siens, Janusz Korckzak a servi de substitut parental a des milliers d'orphelins. Ils furent tout deux des remplaçants. Je ne parviens toujours pas à cerner ce qui me touche dans ce statut. Le dévouement. La gratuité."

 

"Mais quand on ne les a pas mis au monde, qu'on est soit même un père ou une mère sans enfants et qu'on choisit néanmoins de les cotoyer, que se passe-t-il ?

On les regarde, délivré de l'obsession de se reconnaître ou pas en eux. On les observe, et on apprend."

 

 

L'avis de Noukette, de Sylire, de Gambadou

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 2 Septembre 2012

Roman - Edidions Gallimard - 361 pages - 21.50 €

 

 

Parution en avril 2012

 

 

 

L'histoire : A 15 ans, Al Kenner approche les 2.20 mètres et son QI frôle celui d'Einstein. Sans lien de cause à effet, le jour de l'assassinat de Kennedy en 1963, il tue ses deux grands parents d'une balle dans la nuque.

Cinq ans plus tard, il sort de l'hopital psychiatrique, considéré comme guéri. Combien de temps cet homme d'intelligence supérieure saura faire illusion auprès des autres et surtout, auprès de lui même. C'est l'un des nombreux sujets de ce roman qui nous emmène dans les tréfond de l'âme de ce criminel.

 

  

Tentation : L'auteur à la Grande Librairie + la blogo

Fournisseur : la bib

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Avertissement !!!! Marc Dugain s'étant inspiré d'un personnage réel pour écrire ce roman, inutile de d'en lire trop à son sujet avant d'entamer votre lecture, ou votre plaisir risque d'être entamé à mesure que votre surprise diminuera. Certains billets livrent d'entrée le nom du tueur de référence, et même si celui ci est livré par l'auteur en dernière page, je vous jure, moins vous au saurez et plus se livre vous captivera.

Malgré un début de lecture au ralenti, pour cause d'environnement "plage", Avenue des géants a par la suite vite fait de me captiver, au point d'opérer sur moi une attraction terrible, dont la seule issue fut d'en découdre au plus vite avec ce livre.

Les neuf dizièmes de la narration se font à la première personne du singulier. C'est Al qui raconte, commente, explique, détaille, raisonne, démontre, expie, avoue, s'amuse, critique, provoque, se vante, souffre, réfléchit, lutte contre son mal, se livre du plus profond de lui même. De ce qu'il a de pire en lui, comme le meilleur qu'il tente réellement d'atteindre. Le dizième restant est à la 3ème personne du singulier, c'est donc Marc Dugain qui reprend sa place. Nous sommes alors dans le parloir d'une prison, où Al est enfermé depuis des decennies et commence à écrire sa bio qui serait ce roman.... Alors, comme on sait rapidement qu'Al sort de HP cinq ans après le meurtre de ses grands parents, on se demande tout au long du livre quel autre crime ou carnage le mènera derrière les barreaux pour la vie entière. La tension monte alors petit à petit pour le lecteur, on s'attend à tout moment à ce qu'Al perde son sang froid.... le roman devient un page turner et pourtant, nous ne sommes pas dans un thriller. Nous sommes néamoins dans un désert de sentiment, comme l'est la vie du personnage... De ce fait, il y règne quelque part toujours comme une distance.

Nous sommes plutôt dans une étude psychologique, voire psychiatrique romancée d'un serial killer, le tout sous fond d'une Amérique qui fait le grand écart entre la guerre du Vietnam et la jeunesse qui prend la route et crée le mouvement libertaire hippy...

Cette histoire aurait pu aboutir à un roman classique, sauf que, pas du tout, en tout cas, pour ma part. Ce récit vous balotte, vous remue, vous met à mal dans les pensées qui se diffusent en vous. Le manichéisme est complètement absent de ce livre. Moi, pauvre lectrice, j'en suis venue à douter de ma définition du bien et du mal. En effet, Al, très intelligent et forcément manipulateur (comme le sont souvent les tueurs de son espèce), parvient à vous faire penser qu'il n'a pas tord, que son raisonnement tient plus que la route, même si celui ci est condamnable par les lois. Il faut dire qu'Al a un paquet d'excuse dans son histoire familiale... mais néanmoins, moi lectrice, je suis presque parvenue à le comprendre, à avoir de l'empathie pour lui qui n'en a jamais ressenti pour personne, à l'admirer pour la justesse de certaines réflexions, à apprécier son cynisme sur certaines situations sociales, à être ahurie face à sa lucidité mêlée de distance froide et pragmatique devant ses crimes.... Bref, je suis tombée dans le piège que tend souvent ce genre d'individu à ses victimes et à la société.

Si je devais rédiger une dissertation sur tous les sujets évoqués dans ce roman (le mal est il en nous dès la naissance, la rédemption est elle possible, qui est responsable (celui qui tient le fusil, ou celui qui a donné le fusil), le bienfondé ou non du mouvement hippy et ses multiples contradictions, un meurtre individuel dans un certain contexte est il plus condamnable qu'un meutre collectif dirigé par un gouvernement donc légalisé, peut on être réellement responsable de tels actes sans être dérangé du cerveau... etc...), bref, si je devais rendre une copie de philo là dessus, je serais bien incapble de distinguer la thèse de l'antithèse. Une synthèse serait encore plus impensable, tant les idées du personnage s'insinuait en moi au point que je ne parvenais plus à différencier les siennes des miennes. bref, j'ai vraiment été remuée par ce livre magistralement écrit (malgré quelques longueurs) par Marc Dugain (qui s'amuse d'ailleurs à affubler un personnage majeur d'un nom annagramme du sien). Si l'objectif de Marc Dugain d'éprouver son lecteur et de le faire osciller entre empathie, dégoût et une certaine fascination pour Al au point de se sentir mal à l'aise avec ses sentiments émergeants, je dois dire que l'objectif est grandement atteint.

Heureusement, le final glaçant de ce livre nous remet dans le droit chemin de nos idées et valeurs et nous permet de remettre une dimension manichéenne dans le monde, cette dimension qui sans doute, lui assure un relatif équilibre. Et de conclure : quel livre ! Chapeau Monsieur Marc Dugain.

 

 

" Mets toi dans la tête que la société te reconsidérara le jour  où tu sentiras coupable  de ce que tu as fait, que tu auras de l'empathie pour tes grands-parents. Sans culpabilité, pas de civilisation, Al, on redevient des animaux... et toi, un cas pathologique"

 

 

L'avis de Clara

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 29 Août 2012

Roman - Editions J'ai lu - 89 pages -4.50 €

 

 

 

Parution en poche chez  J'ai lu en Mars 2012

 

 

 

 

L'histoire : Magdalena est la femme que l'on voit, de dos. Elle se confie a son  journal intime qui nous plonge dans le 17ème siècle en Hollande. Son enfance, son adolescence, son travail auprès de son père pour La compagnie des Indes Orientales, puis sa vie d'épouse et de mère. Ses joies, ses peines, ses angoisses, ses traumatismes.

Et surtout, on apprendra pourquoi elle a choisi de se faire peindre... de dos...

 

 

 

 

Tentation : Silvana des Editions J'ai lu

Fournisseur : Les editions J'ai lu, merci !

 

 

 

 

 

 

 

  

   

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Mon humble avis : Je vais très rarement vers les romans historiques, et j'avoue que le petit nombre de pages de celui est la raison qui a facilité l'entorse à mon orientation naturelle. Bien m'en a pris.

Orginalité de ce roman : L'auteur, Gaelle Josse, s'inspire du célèbre tableaux d'Emmanuel de Witte, "Intérieur avec une dame au virginal" pour créer son roman. Elle donne une vie à cette femme, qu'elle baptise Magdalena, une contemporaine du peintre.

C'est donc un journal intime que nous lisons, écrit jour après jour, en novembre 1667.

Au tout début, j'ai cru que le livre ma plairait énormément +++, Magdalena avouant pour la première fois un traumatisme lui venant de l'enfance : elle a été témoin d'un crime, s'est toujours tu et de ce fait, c'est une innocente qui est passé au bûcher. Ce début d'histoire me semblait très prometteur. Hélas, de cet aveux, il n'est plus question dans les pages suivantes... Et finalement, peu importe, car je me suis laissée emportée par les mots gracieux, doux, lucides, blessés, fiers, courageux, déçus de cette femme cultivée, attachante, qui malgré une intelligence et une position rare pour son époque, reste à sa place d'épouse. L'écriture de Gaëlle Josse est on ne peut plus fluide et délicate en même temps, et elle nous emmène dans un voyage dans le temps, un temps où à 36 ans une femme cachait déjà les veines saillantes de ses mains qui trahissaient sa vieillesse. Magdalena semble aussi une femme en avance sur son temps... Fille et épouse d'administrateurs de Compagnies des Indes Orientales (marine marchande)., elle se refuse à remplacer le commerce des épices périclitant par celui des esclaves.... Elle préférera miser sur le thé... Nul doute que son choix fut judicieux !

Ce roman a juste les petits défauts de m'avoir fait entrevoir une énigme policière et de s'achever un peu abruptement. Pour une fois, je reproche à ce livre d'être un peu court, car Magdalena est une femme très intéressante dans ces propos et ses questionnements.

Petit regret aussi... que la couverture poche ne montre pas le tableau dans sa totalité, comme l'a fait la version originale du livre... qui nous permet de mieux comprendre que l'on se trouve dans une chambre... un peu plus lumineuse...

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Les avis de Sylire, de Clara, de Chaplum, de Mango, de Livresse

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 23 Août 2012

Roman - Editions Albin Michel - 170 pages - 16.50 €

 

 Parution le 22 septembre 2012, RENTREE LITTERAIRE

 

 

L'histoire : Suite à une annonce dans la presse, Saturnine se présente pour devenir la colocataire d'un riche ermite Grand d'Espagne dans un hôtel particulier du beau Paris. Dans la salle d'attente, parmi une quinzaine de curieuses, Saturnine semble être la seule à ignorer que le 8 colocataires précédentes ont mystérieusement disparues. C'est elle que Don Elmirio Nibal y Milcar choisit pour partager son toit et ses dîners...

Où comment Amélie Nothomb revisite, à sa façon, le célèbre conte de Barbe Bleue.

 

 

  

Tentatrice : Moi même !!!!

Fournisseur : Abeline Majorel et  "les chroniques de la rentrée littéraire". Merci !

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : La la la la belle saison le Nothomb est là ! Un an d'attente joliment récompensé !

Vingt ans après son premier succès, "L'hygiènede l'assassin", Amélie Nothomb s'offre le plaisir d'écrire un nouveau roman ressemblant assez à son premier opus. Pour son plaisir et celui de ses fans, à n'en point douter !

Les détracteurs habituels de l'auteure retrouveront leur tracteur pour labourer ce roman. Les admirarateurs, où en tout cas les friands de notre belge préférée seront ravis de retrouver toute la verve, la folie, le décalé, l'humour, l'autodérison, la plume propre à l'auteur. Je fais indéniablement partie de cette deuxième catégorie mais jamais aveuglément. Je ne me suis pas gênée pour tacler ici même "La fait d'un prince" ou "Journal d'Hirondelle". Tout Amélie Nothomb se retrouve dans ce roman, le 21ème publié. Lors d'interviews, Amélie Nothomb ne cache pas qu'il lui est finalement plus aisé de parler d'elle dans les romans fictifs que dans ses oeuvres plus autobiographiques. Barbe Bleue est totalement fictif, même si inspiré d'un célèbre conte. Aussi, on a le plaisir de découvrir diverses facettes de la personnalité de l'auteure dans la peau du diable, de son avocat, et de son innocente et éventuelle prochaine victime. Innocente, Saturnine ne l'est pas tant que cela. Le personnage étrange de Don Almério et l'inquiétante rumeur qui l'entoure ne l'inquiète pas, bien au contraire. Tout cela  l'intrigue et emmène avec elle le lecteur, surpris de trouver autant de suspens dans un roman rédigé par une auteure qui ne s'estampille pas "ni polar, ni thriller". Ainsi, nous assistons avec autant de crainte que de jouissance à un nouveau huit clos entre Saturnine et Don Almirio. Chaque personnage semble aussi brillant l'un que l'autre, même si les idées de l'un sont largement contestables, détestables et pédantes. Mais quel bonheur de participer à cette joute verbale que se livrent les deux personnages de ce roman ! Car oui, le lecteur participe à ces échanges de hautes volées sur les sujets qui hantentnotre chère Amélie : l'amour, la mort, l'autre, la passion, le mystère, le droit qu'à chacun à sa zone de secret et les risques qui prend quiconque à s'y aventurera. Qui est coupable  ; celui qui délimite un secret ou celui qui dépasse ses limites ?  Serait-ce un avertissement de la part d'une romancière présente dans la presse à chaque rentrée littéraire, mais que les médias n'évoquent qu'à propos de son oeuvre ou de ses légendaires chapeaux, et rarement un millimètre de sa vie privée qu'elle n'aurait choisi de livrer en pature.

En tout cas, je suis ravie de constater que la planète Amélie Nothomb, si éloignée de notre système solaire, brille toujours autant d'originalité, de distinction, d'unicité, de flamboyance et d'intelligence. A l'aveugle, je pourrais reconnaître la galaxie d'Amélie Nothomb dès les 3 premières pages et ça, j'adore ! Je n'en  dirais pas plus sur ce roman, car lorsque l'on observe une voûte étoilée, un oeil averti et volontaire ne perçoit pas la même chose qu'un regard qui vise le lampadaire. A chacun le plaisir et l'envie de voir, de découvrir et de ressentir ce qu'il veut, ce qu'il est près à accueillir.

En tout cas, Amélie Nothomb, souvent raillée sur le faible nombre de pages de ses romans dit " Les bons romans sont toujours trop courts, les mauvais toujours trop longs". Pour moi, Amélie Nothomb reste la reine du bon et court roman, avec un style de plus en plus épuré qui va droit à l'essentiel, tout en laissant à chacun le choix (ou pas) de s'interroger sur les questions ouvertes dans ses pages, ou d'y voir une simple distraction.

Mon seul regret, ce n'est pas au champagne élevé au rang d'élixir dans ce roman que j'écris ce billet, mais au Gamay de Touraine. Mais ce n'est déjà pas mal, bien fruité, comme Barbe Bleue restera un bon millésime dans la bibliogaphie de la romancière.

A l'année prochaine, pour des nouvelles de la Galaxie Nothombienne littéraire.

 

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                                                                                   2/7

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Rédigé par Géraldine

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