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Publié le 15 Juin 2019

Nouvelles - Editions Livre de poche - 216 pages - 6.90 €

Parution d'origine chez Albin Michel en 2010

L'histoire... ou plutôt les histoires... Ont comme fil rouge Ste Rita, la sainte des causes désespérées... L'on rencontre une supposée empoisonneuse de maris qu'un prêtre mènera peut-être à la rédemption. Un marin qui apprend en pleine mer le décès de l'une de ses filles... Une première dame de France qui exècre et menace la réélection de son président de mari... Un escroc qui vend des bondieuseries en Chine et qui va retrouver son bourreau vingt ans plus tard. La question au fil des pages est : sommes nous accrochés à un destin ou libres de changer ?

Tentation : Un bon Schmitt fait toujours du bien

Fournisseur : Ma PAL !

 

Mon humble avis : Quelques jours à passer loin de chez moi et incapable de choisir un livre dans ma PAL organisée pour les mois à venir. Je prends un livre que je repose et ainsi de suite. Bref, pas inspirée. Alors, la solution, un livre d'Eric-Emmanuel Schmitt, car je sais que je vais aimer et l'aspect terrain connu me rassure. Et puis, à l'époque de sa sortie, ce recueil a reçu le prix Goncourt de la nouvelle... 

Une fois de plus, Schmitt me divertit comme j'en ai besoin et me plonge aussi dans de profonde réflexion. Ce que j'aime particulièrement chez cet auteur, c'est qu'il met la philosophie au rang du divertissement, sans prise de tête. Et toujours dans un style fluide et agréable.

Schmitt se penche ici sur le courant de pensée du déterminisme... Tout serait déterminé d'avance, et quoique l'on puisse faire, rien ne changera notre destin. Bien sûr, même s'il se penche sur ce sujet, on voit bien que l'auteur de l'approuve pas. Il est donc question aussi de rédemption qui n'efface pas les maux commis ou de damnation, de conscience individuelle. Mais surtout, Schmitt s'interroge sur le moment où nous devenons ce que nous sommes amené à être réellement et comment nous y parvenons.

Ces quatre nouvelles sont d'égales qualités, même si celle qui apporte son titre à ce recueil est sans doute celle qui m'a la plus touchée et embarquée, car elle prend la teinte et le rythme d'un thriller. La dernière nouvelle, "un amour à l'Elysée", montre comme les autres que la distance que l'on prend sur certains événements nous donne une autre vision, d'où émane l'essentiel... 

Cerise sur le gâteau, le livre s'achève sur le journal d'écriture d'Eric-Emmanuel Schmitt. Passionnant à lire  et à méditer ! Il y défend l'art de la nouvelle, du travail que cela demande et disserte sur la nuance de taille entre la simplicité et le simplisme, sur la plupart des romans qui n'ont pas leur juste taille.... Bien trop longs ou trop court. L'essentiel étant d'aller à l'essentiel sans prendre de détours inutiles. Et ça, mon auteur chouchou sait parfaitement le faire ! Donc, ne faites pas de détours lorsque vous croiserez ce recueil, allez à l'essentiel et lisez le !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 7 Juin 2019

autofiction, justine levy, livre audio, avis, critique

Roman - Editions Audiolib -4h d'écoute - 18.30 €

Parution d'origine chez Stock en février 2010

 

L'histoire : Alors qu'Alice, sa mère, se meurt à l'hôpital d'un cancer, Louise apprend qu'elle est enceinte. Une vie s'en va, une autre arrive. Et si celle-ci se nourrissait de l'autre, prenait la place de l'autre.  

 

 

Tentation : Ma PAL audio (et oui, elle existe !)

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Estampillé roman, ce livre est tout de même une autofiction. A une époque, je me régalais de ce type de littérature, surtout quand elle émanait d'auteurs bien ni dans leurs têtes, ni dans leur corps... Bref, j'aimais cette littérature tendance nombriliste et auto-apitoiement. Il semble que j'ai évolué car Mauvaise fille ne m'a pas prise aux tripes et m'a par moment agacée par la répétition des propos tenus.

Il n'empêche la fragilité de Justine Levy reste touchante et l'on en comprend les racines (ou du moins en partie). Cette mère qui n'a jamais été adulte, qui l'a négligée à un point inimaginable et même irresponsable... A 5 ans, la petite Louis -Justine finissait ivre en vidant les fonds de verre lors des soirées chez sa mère, soirées au minimum alcoolisées, cannabissées voire plus, était oubliée à l'école, j'en passe et des meilleurs. Bref, c'est une enfant qui n'a pas été considérée comme telle, qui n'a reçu ni amour ni tendresse maternels... Et dont le célèbre père BHL, parcourait le monde. Et pourtant, cette Louise adulte semble adorer sa mère et l'accompagne dans sa dernière ligne droite. Mais elle pense que sa fragilité fait d'elle une mauvaise fille. Et l'on peut aisément comprendre ses peurs et angoisses face à la maternité qui s'annonce. Comment être une bonne mère quand on n'a pas vraiment été une petite fille, que l'on n'a pas reçu ce que l'on doit transmettre ?

Le chassé-croisé de la mort et de la naissance est un sujet évidemment intéressant à sonder, tout comme celui du deuil qui suit et qui se superpose avec les premiers mois de vie de l'enfant.

L'écriture est simple et enjouée, un peu comme parlée, cela s'écoute bien, d'autant que Marielle Ostrowski, l'interprète, met vraiment ce texte en valeur.

Mais voilà, comme je l'ai dit, j'ai trouvé certains propos répétitifs et je ne suis pas entrée en empathie avec cette mère agonisante, ni avec Louise /Justine en deuil et ses lamentations. C'est peut-être stupide de ma part, mais je pense que l'ensemble m'aurait plus touchée s'il était le témoignage d'une illustre inconnue, ou alors, un vrai roman. Mais là, le fait de pouvoir mettre de réels visages sur certains des protagonistes a mis à mal mon émotivité. A moins que j'aie un coeur de pierre.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres audio, lectures audio, #Littérature française

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Publié le 24 Mai 2019

Amélie Nothomb, philosophie, Marianne Chaillan

Roman - Editions Albin Michel -204 pages - 17 €

 

Parution le 27 février 2019

L'histoire : Amélie Nothomb est morte. Au paradis, elle est accueillie par Plectrude et Déodat... Comme c'est étrange, ce sont les noms de certains de ses personnages ! Déodat lui explique comment fonctionne le paradis. Il y a celui des musicien, des boulangers, des cinéastes... Bref, les défunts se retrouvent autour d'une passion commune. Amélie Nothomb se voit attribuer sa place au paradis des philosophes. Quelle imposture se dit elle, aussi, fait elle appel de cette décision. Un procès est donc organisé et à la barre, se succèdent des témoins inattendus... Une brochette de feu philosophe qui semblent tous s'accorder sur l'idée qu'Amélie Nothomb mérite sa place parmi eux... mais pour des raisons bien différentes !

 

 

Mon humble avis : Quelle idée extraordinaire que ce roman... philosophique !

Du pur Nothomb, sans être du Nothomb. Les situations incongrues, le style narratif ne sont vraiment pas sans rappeler mon auteure fétiche ! On s'y croirait vraiment, sauf que la plume et l'idée sont de Marianne Chaillan, professeure de philosophie.

Via ce roman, Marianne Chaillan offre une autre lecture possible de la bibliographie d'Amélie Nothomb. Une autre lecture pour moi en tout cas, qui lit ses romans par pur plaisir des bons mots et excellentes citations, par amusement, par comparaison des personnages avec ma petite personne, et pour les réflexions qui en émane.... Mais ma culture philosophique personnelle datant de mon âge de pierre, je n'ai jamais creusé plus loin et ne me suis jamais poser la question suivante : "Amélie Nothomb est elle une écrivaine philosophe. "

"Amélie Nothomb écrit des récits fictionnels dans la forme. Mais dans le fond, ce sont des ouvrages philosophiques" dit ici Annah Arendt. Et Nietzsche précise : "Les livres d'Amélie sont très puissants. Sous leur apparente simplicité, se cache de la dynamite philosophique".

Le roman débute sur une atmosphère bien barrée et drôle, puis l'ensemble devient plus sérieux, au fil des passages  des témoins à la barre. Ainsi, défilent des philosophes très connus, d'autres sans doute un peu moins, mais dont tous les discours et les analyses des romans de Nothomb sont passionnants. J'aime la philo, j'ai fait deux terminales littéraires (mais sans redoubler mon bac, astuce ou os médicale), avec 8 heures hebdomadaires de cette matière. Et je me suis régalée à retrouver ses réflexions. Ce roman peut être donc aussi perçu comme une bonne révision de certaines bases de la philo, et notamment des grands courants de pensée, et des différentes écoles. Les démonstrations des témoins sont assez simples au début (genre un peu la philo pour les nuls), puis le tout s'approfondit et va crescendo... Au point que certains passages sont devenus un peu ardus pour moi. Mais rassurez-vous, qui dit "passages" dit "pas longs".

Ainsi, avec Ciceron, Nietzsche, Rousseau, Heiddeger, Sartre, Spinoza, Kant, Jankélévitch, Hannah Arendt, Lévinas, nous révisons les grandes idées, sujets ou courants que sont le stoïcisme, le déterminisme, la question du langage, l'Autre, la banalisation du mal, la beauté, la laideur, la liberté, l'existence, le moi, l'épicurisme, l'existentialisme, le fatalisme etc... au grès de certains romans d'Amélie Nothomb dont est donné à chaque fois un court résumé.

Et aux détracteurs de ma chère Amélie qui reprochent le peu de pages de ses romans, et bien voici la réponse qu'Heidegger donne : "Comme Gide, Amélie Nothomb n'écrit pas seulement pour être lue, mais pour être relue. N'est-ce pas pour cette raison que ces textes sont courts ?" Et tac !

Ce roman de Marianne Chaillan me donne en tout cas bien envie de relire mes Nothombs (donc tous moins un, le premier, que je garde avoir encore du Nothomb à lire lorsqu'elle ne sera plus) et d'y trouver ce que je n'ai peut-être pas vu...  Et que je verrai éclairée par cette lecture... ou tout simplement parce qu'au fil des années, on change et l'on voit les choses différemment. Mais peu importe en même temps, la lecture est un espace de liberté, où chacun peut voir ce qu'il veut voir, ce dont il a envie ou besoin !

Et petit rappel, cet ouvrage est un roman... il finit donc par une chouette et amusante pirouette, on ne peut plus digne du personnage mis à l'honneur ici !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 22 Mai 2019

Roman - Editions Audiolib - 6h10 d'écoute - 20.90 €

Parution d'origine chez Stock en mars 2018

 

L'histoire : Sur une ile de l'archipel du chien, les habitants vivent tranquillement, loin des tracas du monde. Le maire attend qu'une station thermale s'installe, qui créerait de l'emploi pérenne et amènerait des visiteurs... Tout semble remis en cause lorsque trois cadavres sont découverts un matin sur une plage... Ce sont trois jeunes noirs... manifestement des migrants. Le maire, le prête, le médecin, l'instituteur, s'entendent pour "taire cette affaire" et décident de jeter les corps dans l'antre du volcan. Mais dès lors, la vie ne sera plus jamais pareille sur l'île, et l'arrivée d'un mystérieux commissaire de police ne fera qu'accroître les inquiétudes.

Tentation : La blobo

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Philippe Claudel livre ici une parabole, qui sous les traits d'une tragédie antique, fait effroyablement échos à l'actualité. Ce roman est donc aussi contemporain qu'atemporel, et dans le style narratif choisi par l'auteur, prend presque un ton désuet.

L'actualité dont il est question ici, mais qui a toujours existé, c'est l'exil, la migration, le refuge recherché ailleurs. D'où ces trois noyés, qui représentent les milliers d'hommes, de femmes et d'enfants qui se sont noyés dans la Méditerranées ces dernières années, pour fuir l'enfer de leur pays, en ignorant qu'ils "s'aventuraient" dans un autre enfer, celui couronné par la pire des choses, l'anonymat. Et bien sûr, derrière tout cela, se cachent des trafics en tout genre, et notamment le trafic humain avec des passeurs peu scrupuleux.

Dans l'Archipel du chien, Philippe Claudel examine à la loupe les comportements humains, qu'ils soient collectifs, individuels, ou gouvernementaux (même si c'est ici à la taille d'une île, d'un microcosme) devant ce drame... La politique de l'autruche est représentée ici par le fait que les notables de l'île décident d'enterrer littéralement le problème, en jetant les trois corps dans le cratère du volcan. La nature profondément lâche de l'humain est donc mise en exergue ici, tout comme la difficulté, le danger même d'avoir raison seul contre tous, la raison individuelle face au déni collectif. L'étranger, l'homme venu d'ailleurs sera toujours l'indésirable et la victime ou le bouc émissaire idéal. L'idéalisme sans compromis peut être dangereux. Claudel fait donc le douloureux constat que fonctionnement et dysfonctionnement d'une société ne peuvent se faire sans "petits arrangements entre amis. Et le premier talent de l'Homme, est de se détruire en détruisant ce qui le fait vivre.

Le socle de ce roman est donc solide et bien pensé. Néanmoins, j'émets plus de réserve sur la forme fable prend peut-être trop de place dans la narration pour me captiver. Ce roman ne m'a pas passionnée alors que la quatrième de couv me promettait une atmosphère proche du thriller. Je pense aussi que la version audio ne rend pas service à cette oeuvre. La lecture en est trop lente pour être entraînante. Et les voix prises par le lecteur Féodor Aktine, pour interpréter chacun des personnages ne sont pas toujours judicieuses. Certaines frôlent la caricature. La voix du commissaire m'a même fait penser à la voix française de Tanos, le grand méchant de la série ciné les Avengers...

Une lecture en demi-teinte pour moi malgré le talent de Claudel. A vous de voir.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Mai 2019

Roman - Editions Sonobook - 3h05 d'écoute - 17.50 €

 

Parution d'origine aux Editions Rivages en janvier 2015

L'histoire : Celle d'Octavio, un paysan vénézuélien analphabète, qui part dans un long périple lors du quel il refera son histoire et celle de son pays, où il rencontrera des brigands chevaleresques, des hôtes et un peuple étranges, et traversera une rivière.... un voyage initiatique.

 

Tentation : Mon beau coup de coeur pour Sucre noir, du même auteur

Fournisseur : La bib' N°3

 

Mon humble avis : J'ai tellement aimé Sucre Noir, deuxième roman remarqué de Miguel Bonnefoy, que lorsque je suis "tombée" sur son premier roman à la bibliothèque, j'aurais pu tuer pour être la première à l'avoir en main ! Bon heureusement, je n'ai pas tué ! Parce qu'Octavio ne m'a pas embarquée dans ces tribulations.

Oh, j'ai aimé le style, la langue évidemment. J'ai même (fait très rare) apprécié les descriptions, qui m'ont emmenée ailleurs, vers des terres que j'aime tant, autour des tropiques. Les manguiers, les frangipaniers, les fleurs, le piaillement des oiseaux de là-bas. Cela m'a bercé.

Et pourtant, l'onirisme et le sens complexe à me yeux de cette histoire m'ont laissée sur mon siège de voiture, là où j'ai écouté. Oui, je n'ai pas vraiment saisi le message que l'auteur souhaite délivrer. Le symbolisme et les métaphores sans doute présents dans ce roman m'ont également échappés. Aucun des événements de ce voyage ne m'a vraiment accroché, j'ai finalement écouté ce roman sans l'entendre, à moins que ce ne soit le contraire, que je l'ai entendu sans l'écouter. Sur la fin néanmoins, quelques phrases m'ont marquée, évoquant , résumant l'Histoire, la situation et la "personnalité" du Venezuela comme nation.

Bref, ma rencontre avec Octavio ne sera pas mémorable du tout, dommage ! Par contre, ce qui est étrange, c'est qu'il me semble que le roman s'ouvre sur l'incendie d'une église. Et j'ai entamé cette écoute le lendemain du brasier de Notre Dame de Paris. En tout cas, je me souviens, sur le coup, ça m'a fait tout bizarre.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 2 Mai 2019

Roman - Editions Audiolib -11h44 d'écoute - 23.90 €

 

Parution d'origine chez Grasset en août 2016

L'histoire : 1945, Dresde... Sous les bombes, une femme accouche et juste avant de décéder de ses blessures dit : Il s'appelle Werner Zylch, il est le dernier des nôtres. Surtout faites qu'il garde toujours ce nom.

1969, Manhattan. Werner est adulte. Il se sait adopté mais ignore tout de son histoire. Il rencontre Rebecca dont il tombe immédiatement amoureux. Mais l'Histoire va se mêler de leur histoire et la rendre difficile, voire impossible.

 

Tentation : Blogo + sujet

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Ce roman a reçu le prix de l'Académie Française et c'est je trouve assez mérité, car il est fichtrement bien ficelé et nous emmène dans une histoire captivante, très romanesque et fort agréable à lire... ou à écouter, selon le format que vous choisirez.

Effectivement, c'est un livre que l'on ne lâche que très difficilement. Deux époques s'alternent au fil des chapitres. 1945 en Allemagne et 1969 à New York. 1945 et ce qui s'en suit possède un intérêt historique indéniable et le récit de l'accouchement sous les bombes est glaçant, bouleversant. En effet, l'auteure se penche sur le destin de certains allemands... Les scientifiques, les ingénieurs, qui vivent quelque part loin de la guerre et ignorent la finalité de leur travail. Bien entendu, leurs destins n'en n'est pas plus doux pour autant, même si certains d'entre eux parviennent à migrer aux Etats-Unis qui les accueillent de façons plus ou moins officielles et plus ou moins "accueillantes"... Mais à cette époque, c'était la "guerre" entre les Russes et les Américains à qui récupérerait le plus de scientifiques Allemands.

1969 et les années qui suivent... Werner est un jeune homme démonstratif, assez sûr de lui, ambitieux, qui réussit dans les affaires immobilières avec son ami Marcus. A eux d'eux, ils s'enrichissent bien vite et fréquentent alors le "Tout New York" de l'époque, genre Andy Warhol  et autres célébrités. Le fameux Werner ne m'a pas été plus sympathique que cela. Les personnages qui l'entourent sont bien plus attachants (comme Marcus ou sa soeur Lorraine)...

Et puis, il y a la rencontre avec Rebecca, puis avec les futurs beaux-parents et les révélation de la mère de Rebecca qui vont agir comme un tremblement de terre mais qui permettra à Werner, de relier son présent à son passé, de connaître ses premières années, de savoir comment il est devenu américain adopté avec un patronyme allemand et de savoir, en fait, qui il est vraiment.

Même si ce roman se lit fort bien et captive et divertit, j'avoue avoir été un peu déçue par une partie du dénouement qui explique pourquoi "le dernier des nôtres". Je m'attendais à quelque chose de plus, comment dire... de plus... non, de moins annoncé au fil des dernières pages en fait. J'espérais un uppercut, que je n'ai pas eu. Et il m'a semblé qu'un "petit trou" de l'histoire de Werner n'était pas bouché. Dommage... Mais pas bien grave, j'ai passé un très bon moment d'écoute avec ce roman.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 26 Avril 2019

Littérature, roman, Emmanuel Carrère, la classe de neige, prix fémina 1995

Roman - Editions Folio - 148 pages - 6.80 €

 

Parution d'origine chez Gallimard en 1995

 

L'histoire : Dès le début de cette classe de neige, Nicolas est différent des autres enfants... Son père craignant un accident de car scolaire, conduit lui-même Nicolas jusqu'au chalet... Nicolas arrive donc un jour en retard, alors que l'ambiance est déjà installée et les groupes formés. Qui plus est, la valise de Nicolas est resté dans la voiture du père reparti... Tout commence mal pour Nicolas... L'ombre d'un danger semble planer sur l'enfant...qui imagine tant d'histoires... Mais les histoires qu'il imagine, où qu'il entend chez lui, son aussi proche de la réalité mais si loin de la vérité qui modifiera à jamais la jamais la vie de Nicolas. Pour lui, il y aura toujours une vie d'avant la classe de neige... et une autre, celle d'après.

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

Mon humble avis : Ce roman, qui a reçu le Prix Fémina en 1995, est resté au moins 7 ou 8 ans dans ma PAL. Il faut dire que mon exemplaire comporte une dédicace de l'auteur, rencontré lors d'une conférence. Celle-ci dit :" A Géraldine, en espérant qu'elle lise avec plaisir cette lecture pas vraiment plaisante". Curieuse dédicace, qui m'a donc refroidie un bon bout de temps... A tort !

C'est une histoire d'enfants... mais évidemment pour adultes tant elle est, mine de rien, sordide. Et pourtant, l'auteur nous épargne les détails, l'horreur est plus suggérée, et ce en quelques lignes. Au lecteur "d'imaginer" le reste.

Les lecteurs rapides dévoreront ce roman en une fois, tant il est captivant... Le mot captivité partage évidemment la même racine... Nous sommes presque dans un huit clos (entre le chalet et les montagnes enneigées) où, dès le début, nous devinons que quelque chose ne tourne pas rond. La tension augmente, sans jamais que le lecteur puisse deviner d'où viendra la catastrophe... D'autant que Nicolas est le premier à échafauder des histoires glaçantes pour impressionner un camarade de classe, d'autant aussi que les enfants ne sont point tendres entre eux... Et puis il semble que Nicolas soit un angoissé "de nature"

Bref, la menace semble partout, tout près... Elle éclatera finalement si loin, et si près aussi.

Dans ce roman, Emmanuel Carrère se penche sur le sujet du mensonge comme naissance du mal... Sujet qui sera développé quelque temps plus tard par l'auteur dans "L'adversaire". Autre thème dans ce roman : la peur, celle de tous les jours, des enfants qui se sentent différents, qui ont du mal à s'intégrer. Alors, plutôt que d'être victime, autant devenir martyr... 

En tout cas, aussi glauque et glaçante puisse être l'atmosphère (qui tient presque du thriller psychologique) de ce court roman, cette lecture est en fait bien plaisante et saisissante, car le sujet parfaitement maîtrisé. Bref, de la bonne littérature !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 18 Avril 2019

Roman - Editions Livre de Poche - 285 pages - 4.90 €

Parution d'origine en 1952

4ème de couv' :  En Nouvelle-Guinée, une équipe de savants auxquels s'est joint le journaliste Douglas Templemore cherche le fameux " chaînon manquant " dans l'évolution du singe à l'homme. En fait de fossile, ils trouvent une colonie, bien vivante, de quadrumanes, donc de singes. Mais a-t-on jamais vu des singes troglodytes et enterrant leurs morts ? Tandis que les hommes de science s'interrogent sur la nature de leurs " tropis ", un homme d'affaires voit en eux une potentielle main-d'oeuvre à bon marché. La seule parade aux noirs desseins du sieur Vancruysen est de prouver l'humanité des tropis. Pour obtenir la preuve nécessaire, Doug risquera sa tête d'une façon surprenante qui conduira à de longs débats !

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

Mon humble avis : Celui-ci n'arrivera jamais à la cheville de ce roman et ne pourra ni le résumer, tant cette histoire est dense en sujets, ni lui rendre l'hommage qu'il mérite... Parce que je ne n'ai ni le style ni la culture pour cela... juste des sensations, de la réflexion, de la curiosité.

Les animaux dénaturés... Un livre qui a rejoint ma PAL il y a deux ans... Suite au choc littéraire reçu lors de la lecture de La planète des singes, de Pierre Boulle et quelques recherche sur la toile, j'ai appris que Pierre Boulle s'était (entre autre) inspiré de ce roman de Vercors. Vercors, pour moi, c'était la résistance et Le silence de la mer.

Il m'a fallu du temps pour lire Les animaux dénaturés. Pas par manque d'intérêt bien au contraire, mais pour analyser et digérer tout ce que j'y lisais, et comparer tout cela avec mon propre système de pensée, mes observations, mes expériences etc... Aussi, si vous cherchez un roman à dévorer, changez d'adresse. Celui-ci se déguste, et chaque ingrédient mérite toute l'attention et la concentration pour ruminer, être d'accord, pas du tout d'accord, changer d'avis, retrouver le sien, douter, hésiter, bref, être emmené dans une débat kafkaïen sur ce qui différencie l'homme de l'animal. Une question que finalement, on  se pose rarement dans notre quotidien.

J'ignore si c'est vrai, mais Vercors part du principe qu'à l'époque de son roman, l'Humain n'était pas défini... Hors comment décider si une nouvelle espèce est humaine ou animal si l'Homme n'a pas de définition précise.

La mise en bouche des animaux dénaturés ressemble à une petite bluette charmante dans les environs de Londres. Puis, vient l'expédition en Nouvelle Guinée et la découverte de ces fameux tropis... Les questions commencent, avec quelques expériences éducatives, découvertes... qui se répandent bien vite, jusqu'aux oreilles d'industriels peu scrupuleux... Doug souhaite protéger ces êtres de tous projets qui les exploiteraient... Alors, pour savoir si Homme ou Animal, Doug expérimentera l'impensable et réalisera l'inimaginable... (Je ne dis rien, sinon, ce serait spoiler).

Le débat Kafkaïen débute lors de son procès tout aussi Kafkaïen ou divers scientifiques témoignent à la barre, se contredisent les uns les autres, laissant les membres du jury déconcertés... Si les tropis sont des hommes, alors il y a meurtres. Mais si les tropis sont des animaux, alors, il n'y a point de meurtres. Mais personne dans la cour n'est capable de définir l'humain. Alors, une cession de scientifiques est créée pour aboutir à une définition... et ceci se poursuivra jusqu'à la Chambre des Communes...pour revenir à la cour et achever le procès de Doug...

Discrètement usant de cynisme et d'humour, Vercors profite de son sujet pour se moquer de la justice et de ses limites, mais aussi des politiques et de leurs contradictions évidentes. ("En théorie, vous avez mille fois raison peut-être. mais vous savez bien qu'en politique, avoir raison ne sert à rien") Bien sûr, il démontre que l'Homme croit tout savoir et qu'il se sent supérieur en tout. Autre question qui ressort : Naissons nous hommes ou le devenons nous ?

Et les animaux dénaturés dans tout cela ? Vous le devinerez bien... C'est nous, les Hommes. Dénaturés par les lois, par la civilisation, par les croyances, par les religions, la métaphysique, l'éducation qui font de nous des êtres avares, égoïstes, menteurs etc... "L'animal fait un avec la nature, l'homme fait deux. Pour passer de l'inconscience passive à la conscience interrogative, il a fallu ce schisme, ce divorce, il a fallu cet arrachement. N'est-ce point là la frontière justement ? Animal avant l'arrachement, homme après lui ? Des animaux dénaturés, voilà ce que nous sommes....... Ne traitez-vous pas la nature en étrangère, sinon même en ennemie ? Or que ferions nous sans elle ?.... Il y a longtemps que Marx et Engels se sont employés à prouver que l'homme se définit par les transformations qu'il impose à la nature..."

Honnêtement, j'espère que mon billet vous incitera à lire ce roman presque philosophique passionnant, même si ardu tout de même, si on veut le lire autrement que comme un pur divertissement. D'ailleurs, si vous le lisez comme tel, vous serez sans doute déçus et y trouverez des longueurs dans les dialogues et débats. Mais dites vous bien que mon billet ne peut évoquer et louer qu'une partie infime des animaux dénaturés, qu'il faut déguster, digérer, méditer, méditer, méditer.

Tout au long de ma lecture, je n'ai cessé de me demander... Et si Vercors vivait encore et se lancer demain dans l'écriture de ce roman... Qu'y dirait-il ? Quelles questions poserait-il ? Puisqu'en 60 ans, le monde a évolué, les lois également, et surtout, la condition et la protection animale est de plus en plus au coeur des débats... Depuis quelques années, l'animal est reconnu comme un être doté de sentiments et de sensibilité... La maltraitance animale est légalement sensée être devenue un délit... mais pas encore un crime... beaucoup de progrès restent à faire...

Enfin, il y a quelques jours, une nouvelle espèce humaine a été découverte aux Philippines...

Quand une lecture d'un livre vieux de plus de 60 ans est rejointe par l'actualité !

Comme animaux dénaturés, la chance que nous avons, est de savoir et de pouvoir lire ! Alors, amis animaux dénaturés, lisez ce roman si passionnant et enrichissant !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 12 Avril 2019

Roman - livre audio - amitié - deuil
Les témoins de la mariée, de Didier van Cauwelaert

Roman - Editions Audiolib - 4h58 d'écoute - 18 €

Parution d'origine chez Albin Michel en 2010.

L'histoire : Roissy. Ils sont les les 4 meilleurs amis du futur marié et donc ses témoins... Sauf que le futur marié est décédé la veille dans accident de voiture... Et que, dans quelques instants, descendra d'un avion en provenance de Chine la promise, dont ils ne connaissent rien et à vrai dire... ne savent pas bien trop quoi faire. Que lui dire, que lui avouer, que lui cacher, elle qui ignore encore qu'elle est veuve avant d'être devenue épouse ?

 

Tentation : Sujet + le nom de DVC

Fournisseur : La bib N°3

 

 

Une belle histoire d'amitié, même post mortem !

Mon humble avis : Un chouette coup de coeur pour ce roman polyphonique qui surprend beaucoup, divertit pas mal, questionne souvent et émeut quand il faut, à savoir de temps en temps, tout en amusant le lecteur. Et évidemment, sans genre de pathos qui dégouline et me fait dorénavant fuir ! Non, ici, il y a du rythme, et l'auteur part d'un drame pour nous emmener dans une drôle d'aventure, toujours entre un genre qui frôle le burlesque, le comique et le profond... Car bien sûr, Les témoins de la mariée peut conduire à deux niveaux de lectures, suivant les envies du lecteur.

En fait, mon coup de coeur pour Les témoins de la mariée vient surtout du fait que, comme les personnages, j'ai été complètement menée par le bout du nez par Didier Van Cauwelaert. Tout un labyrinthe d'indices, de retournements de situations et un final des plus inattendus, surprenant, inédit et en fait, véritablement bouleversant, qui remet les compteurs à zéro, qui encouragerait presque à relire le livre, différemment, éclairé par cette finale.

Le roman s'ouvre sur la voix de l'auteur... qui met en place l'histoire et les personnages. Ensuite, chacun des personnages s'exprimera à son tour, et nous aurons ainsi différentes perceptions de mêmes événements. Nous pénétrons dans l'esprit et l'âme de chacun.

Le défunt, Marc, photographe célèbre était un homme à femmes.... Qui avait subitement annoncé son mariage avec une chinoise inconnue de tous et surtout de ses 4 meilleurs amis. Ces meilleurs amis, si proches de Marc et des un des autres, vivaient presque grâce et sous la protection de Marc, qui fournissait emplois, gites etc... Et tout au long de cette longue journée (c'est d'ailleurs mon seul mini bémol...c'est fou tout ce que ces personnages parviennent à faire en une seule journée, parisienne qui plus est....), chacun se demandera s'il est manipulé par l'autres, ou les autres... Qui peut-être voudrait prendre sa place ? Est-ce que la fiancée voudrait les voir se quereller pour mieux régner... Et pourtant, les témoins, par instinct de protection, se trouvent obligés de manipuler la fiancée... Derrière tout cela, il y a le frère du défunt... qui déteste cette bande d'amis parasites...

Et avec ce dénouement des plus inattendus, qui donne toute son originalité au roman, nous réalisons que nous venons de lire une magnifique histoire d'amitié, bouleversante en fait, qui commence dans le vivant et se prolonge bien après la mort. Bref, j'ai adoré ! Une histoire qui fait du bien et qui manipule en même temps, c'est chouette non ?!

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 6 Avril 2019

Littérature, lecture, avis, Sucre Noir, Miguel Bonnefoy, roman

Roman - Editions Rivage livre audio - 4h29 d'écoute - 19.60 €

 

Parution d'origine chez Acte Sud en août 2017

L'histoire : Dans les Caraïbes... Quelque part au Venezuela... Au 18ème siècle, un navire de pirate fait naufrage... après une mutinerie, mais surtout, après avoir caché et protégé un inestimable trésor. Depuis, les légendes vont bon train sur ce trésor. Au début du 20ème siècle, la famille Otéro est rattrapée par cette légende. Et, sur plusieurs générations, il y aura ceux qui cherchent le trésor, et ceux qui ne le cherchent pas. Qui le trouvera ?

Tentation : La renommée du roman lors de sa sortie

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Le premier chapitre m'a fait peur, comme si ce choix de lecture ne me correspondait pas... L'impression d'être sur le Black Pearl de Pirates des Caraïbes. Et puis, toute réticence s'est envolée et je me suis laissé happée par cette chasse au trésor, qui est en fait assez secondaire dans cette histoire, mais qui permet une passionnante et intéressante observation de l'Humain dans ce qu'il a de pire, comme de meilleur.

Le ton du roman, tout à fait maîtrisé, est assez suranné.... Comme si cette histoire émanait des profondeurs d'une mémoire collective, et d'une transmission trans-générationnelle orale. La lecture assez neutre qui en est faite m'a dérangée au début, puis plus du tout, tant elle était adéquate par rapport au texte.

Roman vous avez dit ? Oui, mais bien plus ou tout autre.... Récit d'une légende, saga, fable, conte, héritage familial, récit biblique genre premier testament, parabole ? Un peu tout à la fois mais sans jamais désordonné.

Outre le dépaysement exotique et temporel, voire atemporel, Sucre Noir déploie une force symbolique d'une puissance rare... Oui, tout y est symbole, depuis le caractère des personnages et leur évolution, jusqu'à évidemment, cette cherche de trésor. Le trésor... Ce peut -être un simple rêve inaccessible ou une richesse inestimable. On peut parcourir la planète à sa recherche sans se rendre compte qu'il est à nos côtés. Il est espéré grandiloquent et prendre en fait une forme toute simple... Comme le bonheur. Souvent sans le savoir, on vit tous sur un trésor, nous même... A nous de le faire grandir, de l'aimer, et surtout, de le partager. Un trésor, le nôtre comme celui que dame nature nous offre, non partagé ne mène à rien qu'à la perte, à la folie, à l'obsession, à l'exclusivité dangereuse. Tout cela est au niveau personnel... Mais l'auteur développe aussi ce sujet à la dimension sociétale (avec la découverte du pétrole au Venezuela etc).

Bref, un texte puissant et simple et divertissant à la fois, comme déterre d'une autre époque (comme un trésor, on y revient !) et qui dit tant sur l'humanité en 200 pages. Une belle leçon de vie et d'amour.  Et qui dit aussi que l'Histoire est un éternel recommencement ! A lire sans hésiter !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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