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Publié le 16 Octobre 2013

http://www.froggydelight.com/images/octobre2013/bernadette_pecassou.jpgRoman - Editions Flammarion - 306 pages - 20 €

 

 

 

Parution le 9 octobre 2013

 

 

 

L'histoire : Celle d'Ashmi, jeune népalaise des montagnes, qui a accès à l'éducation, puis devient journaliste, ce qui est extrêmement rare pour une femme dans ce pays. Mais Ashmi doit faire face à une société sclérosée par les traditions millénaires et le système des castes. Elle finit par déranger...

 

 

 

 

Tentation : La magnifique couv + le pitch

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Un intéressant voyage sur les chemins du Népal ou dans les ruelles de Katmandou, mais une lecture oh combien fastidieuse...

Sous toit du monde nous emmène dans les veines (ce que l'on voit) et les artères (ce que l'on ne voit pas) du Népal. A ce titre, ce roman retient l'attention. La place des femmes dans ce pays, la violence de la guerre (terminée) invisible aux touristes, le système des castes dont on ne se rend pas plus compte lorsque l'on est sur place, voilà quelques uns des nombreux thèmes développés dans cette histoire. Qui plus est, ces sujets sont abordés sous des prismes différents qui en donnent une vision globale : Le népalais qui a grandit en France et qui revient aux pays, l'Anglaise qui a fait sienne cette terre, l'étudiante Népalaise que des fonds humanitaires ont sortie d'une extrème pauvreté, des journalistes, des directrices d'université, des voyageurs. On sent une romancière assez bien documentée sur la société népalaise et ses clivages. Quant à Ashmi, la jeune héroïne, elle est attachante, vraiment.

Mais le bât blesse au niveau de l'écriture, du style. Il fait même plus que blesser, il horripile et a failli avoir raison de mon endurance et de ma patience livresques...

Ce roman est édité par une maison de renom qui possède quelques moyens. Et pourtant, sur les 100 premières pages, j'ai cru que ce texte n'était pas passé par la case correction, ou encore que l'éditeur avait, sans s'en rendre compte, envoyé une mauvaise version à l'imprimeur... Ensuite, soit cela s'est un peu arrangé, soit je me suis "habituée", mais j'ai moins saisi mon crayon à papier pour entourer et souligner en soupirant d'agacement.

Poncifs à la pelle, répétitions tant dans le verbe que le sentiment exprimé, du pathos à noyer un himalayen, présence d'adjectifs systématique et multiple à côté de chaque nom commun, bons sentiments qui dégoulinent enrubannés de miel...

Sans compter que touristes, voyageurs, marcheurs, trekkeurs, grimpeurs se font rhabiller pour l'hiver, et ce de manière métronomique et quasi sans distinction. Toutes les cinq pages où presque, le refrain revient "méchants touristes, grimpeurs inconscients, pollueurs, exploitants, forcément richissimes, irrespectueux et désintéressés de la culture locale, prétentieux, capricieux...."

Fin 2005, je suis allée au Népal, au Camp de Base de l'Annapurna (ABC - 4200m). Et bien non, il n'y a pas que ce genre de personnes au Népal. Je ne doute pas qu'il existe, mais il est minoritaire. Nous accompagnait un himalayiste plus que confirmé, un amoureux du Népal et de son peuple, et je peux vous dire qu'il ne ressemblait à rien aux abrutis de la course aux sommets décrits ici. De la tempérance dans le propos aurait été la bienvenue pour remplacer d'autres incohérences flagrantes.
Dommage, un livre à l'intérêt certain mais desservi par son écriture.

 

 

 

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                                                                                     7/6 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 8 Octobre 2013

 http://www.evene.fr/files/imce_dates/2013/08/sorj-chalandon-le-quatrieme-mur.jpg Roman - Editions Grasset - 327 pages - 19 €

 

 

Parution le 21 septembre 2013, rentrée littéraire !

 

 

 

L'histoire : Années 80... Georges est un éternel étudiant, engagé, révolté.

Son ami Sam, mourant, lui fait promettre de reprendre et de faire aboutir un projet qui semble inconcevable : mettre en scène Antigone d'Anouilh à Beyrouth, en réunissant des acteurs de toutes confessions et de tous camps... Faire taire les bombes, faire cesser la guerre, le temps d'une représentation de théâtre... Georges est fidèle, envers et contre tout...

 

 

 

Tentation : Deux ans d'attente !!!!

Fournisseur : Ma CB

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Le Liban, la "guerre de mon enfance", à laquelle je n'ai jamais rien compris. Peut-être parce qu'il n'y a rien à comprendre dans une guerre, c'est juste l'enfer, l'abjecte. Parce que de loin, le méchant est celui que nous proposent certains médias, et sur place, l'ennemi est celui qui tue les enfants, qui occupe les terres. Il est donc partout, dans les deux, trois, cinq, dix camps. Sorj Chaladon nous emmène à Beyrouth, sous les bombes, derrière la ligne verte, chez les chiites, chez les Palestiniens, chez les Chrétiens, les Druzes, les Phalangistes etc. Après cette lecture, la situation de cette ville, de ce pays ne m'est pas plus claire, mais là n'est pas l'essentiel. D'ailleurs, cette situation inextricable échappe à Georges, le personnage principal. Il est là pour montrer que c'est encore moins simple vu de près que vu de loin, de notre écran de TV. Je pense n'avoir jamais "vécu" la guerre d'aussi près, même si confortablement assise dans mon canapé. De confortable, il n'y avait que le canapé d'ailleurs, car la lecture ne l'était point. Il me semble que jamais un livre qui traite de la vérité ne m'a autant noué la gorge, assommée, laissée sans voix, remuée, au point qu'il m'était impossible de rester durablement dedans, petite nature que je suis. Oui, il faut s'accrocher. Car les ressentis, les moments et les images décrits sont vécus pour la plupart, vécus par Chalandon lui même, alors qu'il couvrait cette guerre en tant que journaliste. Cette guerre que nous voyons de l'intérieur, par un regard extérieur de position comme d'opinion. La guerre qu'écrit Chalandon, c'est la vraie, pas celle qui dure deux minutes trente à la télé avant les résultats sportifs. C'est celle qui gangrène tout, même le plus innoncent, même le "moins" concerné... qui finira, lui aussi, par s'habituer aux explosions des bombes la nuit. Là-bas, c'est l'absence de bombes qui inquiète, car elle annonce leur arrivée, et oblige à guetter.

Et puis il y a le théâtre, cet espoir, ce répit, ce repos, cette trêve possible, peut-être. Tout semble réunis. Mais George doit composer avec les croyances et les divergeances parfois ancestrâles des comédiens qui viennent de toutes les factions présentes à Beyrouth, des factions qui se déchirent ou se soutiennent en camps. Mais grâce à Sam, à Georges, un représentant de chaque religion, de chaque camp acceptera de jouer le jeu, de passer escorté de l'autre côté, d'entrer ou non dans la peau d'un personnage, d'oublier ou non ses préjugés et peut-être, de tendre la main à l'autre. Cela peut sembler dérisoire, c'est pourtant magnifique, fort, et très symbolique. Comme l'est Antigone, la révoltée.

Pourquoi "le quatrième mur" : Le quatrième mur, en langage théâtrale, c'est le mur invisible que créent les acteurs entre eux et le public. Une scène de théâtre ne comportent que trois murs, à chacun le soin d'imaginer son quatrième, comme vous le ferez sans doute vous même. Le mur qui protège, le mur qui osbtrue et rend aveugle, les murs dressés par les hommes entre eux... Des quatrièmes murs, il y en a plus d'un au fil de ces pages.

Le quatrième mur raconte l'amitié, l'absuridité de la guerre, sa cruauté, l'indiscible et l'espoir. 

Georges ne rentrera pas intact du Liban, et nous ne sortons pas idemnes de cette histoire. Manifester, voter, se révolter, maugréer, s'insurger devant les images que nous montrent les médias ou contre une décision "politique" ne sert à rien si nous ne sommes pas capables de lire un tel livre, et de savourer notre chance de vivre dans un pays en vraie paix, celle qui est importante, vitale dans tous les sens du terme et que nous oublions souvent, trop souvent.

 

 

 

L'avis de Gambadou, d'Hérisson

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 26 Septembre 2013

 

 http://media.rtl.fr/online/image/2013/0325/7759852427_la-femme-de-nos-vies.jpg

 

Roman - Editions Albin Michel - 294 pages - 19.50 €    

 

 

 

Parution le 1er mars 2013

 

 

L'histoire : Voilà près de 50 ans que David n'a pas de nouvelles d'Ilsa, depuis qu'enfant, elle l'a sauvé de l'ignoble barbarie nazie, puis mis dans un avion direction les USA. Puis une alerte internet lui apprend qu'Ilsa est mourante, là où toute à commencer. David revient en Allemagne. Au chevet d'Ilsa, il rencontre Marianne, la petite fille de cette dernière. De sa grand mère, Marianne ne connait que sa réputation encombrante de nazie, mais absolument pas son Histoire. David raconte la vraie Ilsa à Marianne qui verra enfin sa vie chamboulée. Et pendant qu'il y est, David avouera sa véritable identité.

 

 

 

 

 

Tentatrice : L'Irrégulière

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Un véritable coup de coeur, coup de poing dans le ventre et caresse des mots ! Si cet exemplaire n'appartenait pas à la médiathèque, j'en ferais un livre de chevet, pour en relire encore et encore des passages, des phrases, des pages.

Cette histoire est faite de flash back dans la grande Histoire, la 2ème Guerre Mondiale... Et je me suis instruite, beaucoup, sur ce qui se déroulait à l'époque de l'autre côté de notre frontière. A vrai dire, j'en ignorais tout. Je n'avais jamais entendu parlé de ces enfants allemands, juifs, soit disant handicapés, qui échappaient à la chambre à gaz parce qu'ils possédaient un savoir, un génie, que ce soit dans les mathématiques, les sciences physiques ou naturelles etc... Le IIIème Reich les dressaient à devenir les meilleurs, et attendait d'eux qu'ils trouvent la recette de la race parfaite, de la bombe atomique, j'en passe et des meilleurs. David était de ceux là, il est le seul survivant. Survivant de deux massacres. Le premier qui lui a fait endossé l'identité de son copain David 1er, qui a préféré rejoindre sa mère défunte. Le deuxième, parce qu'il a été expédié In Extremis en Amérique pour y rencontrer Albert Einshten et devenir son assistant.

Avec ce roman, nous plongeons donc au coeur de la Résistance Allemande, ultra discrète mais pas moins efficace. Et de découvrir un Hitler encore plus stupide que je ne l'imaginais. J'ignore si la stupidité détaillée ici est historique ou "invention" de l'auteur, peu importe, notre idée est de toute façon faite sur ce fou à moustache. Voilà donc le premier argument qui rend déjà ce livre incontournable. Comme j'aime apprendre, comme j'aime lire !

Vous pensez sans doute que ce livre est dur et larmoyant ? Pas du tout ! Malgré un sujet sensible et douloureux, Didier Van Cauwelaert a fait de son narrateur un personnage alerte, facétieux, taquin, séducteur malgré ses 7 dizaines, aussi émotif que drôle.  Quel sens de l'humour même... Un sacré Papy ! On ne peut que l'aimer et tourner les pages avec lui !

Autre richesse de ce roman si dense : les relations qui se créent dans le passé, qui survivent au temps et au silence, et celles qui naissent dans le présent. Entre David l'enfant puis l'adolescent et Ilsa, sa sauveuse qui doit se montrer rude envers lui. Entre David et Marianne, la petite fille, avocate paumée qui subit la réputation erronée de sa grand mère. Dans ce roman, tout y est écrit, décrit et suggéré à la perfection quelques soient les sujets traités et leur abandonce. Le principal est bien sûr la Résistance, dans toutes ses nuances et sous toutes ses formes, depuis celle des enfants à celles des adultes, même si ceux ci paraissent soumis. Se méfier de l'eau qui dort, de l'Histoire officielle. Le poids des secrets de familles et des schémas, le devoir d'insolence pour échapper à ceux ci, les choix de vie, le pouvoir que nous avons sur nous même. Je ne vous les citerai pas tous, découvrez les ! Il me faut conclure ce billet et je n'ai même pas encore évoqué le style si savoureux, précis, délicat, parfois brutal mais toujours choisi avec soin. Admirable ! Chapeau ! Mille maximes et aphorismes à noter, à retenir et à appliquer pour se débarasser de l'encombrant, l'inutile, le douloureux, l'invisible...Mais aussi des phrases qui claquent, qui glacent, qui font ouvrir les yeux. Je ne peux m'empêcher de vous citer quelques extraits, mais avant... Sans doute vous demandez vous pourquoi ce titre, pourquoi "La femme de NOS vies" ? Parce que David a vécu pour deux, comme il l'avait promis à David 1er, avant que celui-ci ne passe à sa place sous "la douche à gaz" expérimentale... Cette histoire est celle d'un destin extraordinaire, au sens littéral du terme et d'une formidable réhabilitation. Puissant ! Poignant ! Magnifique !

  

"Plus l'intelligence est vaste, moins elle doit se voir, et c'est à cela qu'on la reconnaît"

  

"Tu n'es pas fou du tout, tu as l'intelligence du coeur comme ils disent, la seule qui permettrait de comprendre le fonctionnement de la vie"

  

" La vérité, ce n'est qu'une question de temps. Quand votre milieu vous discrédite au lieu de vous contredire, c'est toujours la preuve que vous avez raison : le tout est de survivre aux censeurs"

 

" Quand les gens ne sont plus que des numéros, il suffit de changer un chiffre pour devenir un autre"

 

" Les gens heureux sont beaucoup plus efficaces, à condition que le bonheur soit pour eux un moyen et non une fin"

 

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 L'avis de l'Irrégulière, de Clara, Saxaoul

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 12 Septembre 2013

http://3.bp.blogspot.com/-Y5q1bn6KAKw/Uc0gT7rUSXI/AAAAAAAAQLc/cmA8yRjrcys/s320/la+servante+du+Seigneur.jpg Roman - Editions Stock - 155 pages -14 €

 

 

 

Parution le 21 août 2013 - Rentrée littéraire !

 

 

L'histoire : L'auteur, que nous nommerons ici JLF (Jean Louis Fournier) se livre... Il s'adresse à sa fille, à lui même et au lecteur potentiel. Il essaie de comprendre... Comprendre pourquoi sa fille est entrée dans les Ordres à plus de 30 ans et pourquoi elle a tant changé depuis, au point de presque l'ignorer...

 

 

 

Tentation : Voir dans "mon humble avis"

Fournisseur : MA CB !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

étoile2.5

 

 

"Dieu est très fair play avec moi. Après tout ce que j'ai écrit sur lui, il me donne une fille religieuse.  Il n'est pas rancunier" p12

 

 Mon humble avis : Il est partagé et cette chronique ne sera pas facile à rédiger. En résumé, j'ai beaucoup aimé le style, très touchant, plein de poésie, mais aussi de cynisme, de sacarsme et d'humour noir et de l'humour tout court ! Certaines questions lancées sont intéressantes, méritent réflexion. Les métaphores sont nombreuses, joliement écrites et trouvées. Sur tout cela, je n'ai rien à dire, je me suis délectée... Juste en passant.... J'ai encore mis moins de temps à lire ce livre que le dernier Nothomb... Celle ci n'est donc pas la seule à faire court pour  15 €, à bon entendeur ! 

Par contre, l'atmosphère de ce livre qui n'a rien d'un roman m'a déplu, mise mal à l'aise... Mais prenons les choses par le début... La genèse de mon achat compulsif.

J'ai acheté ce livre le jour de sa sortie, le 21/08 sans aucune préméditation puisque j'ignorais tout de son existence. Mais à la recherche de "Mon Nothomb", je tombe sur ce titre, cette couverture et ce pitch... Cela me bouleverse car le matin même, je quittais ma jeune nièce qui m'avait annoncé qu'elle rentrait dans les ordres 3 semaines plus tard. Autant dire que j'étais franchement chamboulée et que "La servante du Seigneur" ne pouvait que m'interpeler... Je pensais y trouver quelques réponses, même si mon cas diffère de JLF... Dans l'histoire, je ne suis que tante et non mère et fatalement, encore moins père ! Voilà l'état d'esprit dans lequel j'ai lu cet écrit... Bien entendu, je n'ai trouvé aucune réponse à mes questions, sans doute parce que chaque personne, chaque relation, chaque vocation, chaque comportement, chaque relation diffère... comme varie aussi chaque ressenti, point de vue sur le sujet. Pour ma part, je suis athée, ma famille est catholique de même que mon éducation, et dans la globalité, j'exècre les religions, les dogmes et les clergés. Mon avis se forge ensuite au cas par cas, au fil des rencontres, puisque je ne mets personne dans le même sac. Je campe sur mes positions mais suis ouverte à toutes discussions si celles ci sont constructives, respectueuses de chacun et enrichissantes.

Et c'est là que le bât blesse dans les propos de JLF... Certes, le lecteur surfe sur différentes vagues, qui vont du SOS d'un père en détresse, au cri du coeur, à déclaration d'amour d'un père à sa fille, jalousie, réglement de compte, moquerie, irrespect, tendresse, tristesse, colère, crise infantile, à la souffrance.

JLF demande pourquoi, mais j'ai comme l'impression qu'il n'écoute pas la réponse. Surtout que lorsque l'on touche aux vocations religieuses (et même aux autres), y a t-il un pourquoi que l'autre peut comprendre sans le ressentir ou le vivre ?

JLF reproche à sa fille d'avoir changé, d'avoir abandonné une carrière qui s'annonçait au mieux, de ne plus aimer les mêmes musiques, de ne plus être drôle... Serait il jaloux d'un équilibre trouvé par sa fille ? Il reconnait pourtant que les gens les plus drôles sont rarement les plus heureux... Qui ne change pas, recluse dans un couvent ou libre de parcourir la terre entière ? Qui ne grandit pas, n'évolue pas au point de modifier ses goûts ? Sa fille n'aime plus Bach, et alors, libre à elle.

JLF semble perdu. Il oscille entre fierté et déception parternelle. Sa relation avec sa fille se distand... Je ne connais pas sa fille, mais de ce que j'ai lu dans ce livre, ça ne m'étonne pas. S'il était moins moqueur, s'il acceptait plus sa fille telle qu'elle est, s'il se séparait de son amertume cynique, sa fille aurait peut-être plus envie de le voir.... Il ne serait alors plus JLF ? Et bien il faut peut-être accepter d'avoir des vies et des caractères incompatibles.  Et puis l'affection, l'amour ne se quémandent pas, mais ce méritent et se recoivent... naturellement ! Vous allez me répondre que lorsque l'on a pas d'enfant, il est très facile à dire que "les enfants n'appartiennent pas aux parents" et qu'on ne fait pas des enfants pour soi.... En tout cas, JLF semble l'oublier dans cet ouvrage qui prend plus l'apparence d'un réglement de compte qu'un calumet de la paix... même si, et heureusement, JFL a eu la délicatesse de laisser le dernier mot à sa fille, enfin, les dernières pages. Nous avons ainsi son avis sur la question, ce qui rééquilibre dignement un peu les choses. D'ailleurs, je n'aime pas la façon dont certains médias présentent ou évoquent ce livre.... Sur France 2, c'est un père blessé, abandonné par sa fille... Sur je ne sais plus quel web média littéraire... La fille de JLF lui réponds publiquement.... bref, une fois de plus, de l'intime, on fait un buzz en le sortant de son contexte....

Quant à ma nièce et moi... Et bien alors que j'écris ces mots, elle entre justement dans sa communauté. J'ai beaucoup discuté avec elle, de façon légère ou profonde. Elle sait ce qu'elle fait, elle rayonne. Elle est toujours un amour, je l'adore. On est diamétralement opposées au niveau des convictions religieuses et pourtant, nos conversations sont passionnantes, enrichissantes et respectueuses. Fort possible que le choix de ma nièce, même s'il nous éloignera forcément physiquement, nous rapprochera dans l'intime. Je le souhaite, car la présence d'une aussi belle personne dans ma vie est indispensable.

La servante du Seigneur, une confession maladroite qui aurait mieux fait d'être couchée sur un divan que sur le papier. Ce n'est la que mon humble avis. 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 29 Août 2013

 http://belleetcultivee.com/wp-content/uploads/2013/07/La-Nostalgie-heureuse-Am%C3%A9lie-Nothomb1.jpg    

Roman autobio - Editions Albin Michel - 148 pages - 16.50 €

 

 

 

Parution le 21 août 2013

 

 

L'histoire : En mars 2012, la romancière a eu l'occasion de retourner sur les traces de son enfance, au Japon. Une émission de France 5 voulait en faire un reportage. Amélie Nothomb revient sur cette expérience autant désirée que crainte, et nous livre ce que la caméra ne pouvait capter.

 

 

 

 

Tentation : Pas besoin, grand messe de l'année !

Fournisseur : Ma CB le jour J

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Les romans autobiographiques d'Amélie Nothomb ne sont pas mes préférés : je n'y retrouve pas l'imagination sans borne et l'originalité des sujets qui font d'Amélie ce qu'elle est, et de surcroit ma romancière favorite.

Et pourtant, cette Nostalgie Heureuse m'a bien plus et même plus que cela : m'a parlé, à moi, rien qu'à moi, rien que pour moi ! (même si chaque lecteur conquit se dit certainement la même chose).

Point de grande fantaisie ni d'exubérance Nothombiesques dans ces pages plutôt calmes et sereines, même si elles partagent des remue-ménages intérieurs. Même si l'humour et l'autodérision de l'auteure sont bien présents et rendent ainsi la signature inutile. On sait toujours qui nous lisons. Mais La Nostalgie Heureuse me semble vraiment différent des  20 et quelques opus précédents de l'écrivaine : c'est pour moi le roman le plus intimiste d'Amélie. J'ai lu ce texte comme une conversation que je pourrais partager avec Amélie, sur le ressenti profond face à des événements personnels vécus. Bien entendu, intime chez Amélie Nothomb ne signifie pas graveleux ni vie personnelle qui ne nous regarde pas ! Mais ici, Amélie nous livre ses doutes, ses joies, ses craintes, ses failles, ses forces, ses petits défauts amusants, ses regrets, ses maladresses, ses regrets ou ceux qui n'en sont plus, son excitation à l"idée de revoir le Japon, pays de son enfance qui l'a tant marquée et pour qui elle voue un véritable amour passionnel. Seize ans qu'elle n'y a pas mis les pieds. Elle y retourne à l'occasion de la sortie Japonnaise d'un de ces romans, et d'un tournage d'un documentaire sur sa relation avec le Japon. Ce reportage, je l'ai vu, diffusé sur France 5. Intéressant et très émouvant. Amélie livre ici l'envers du décors du tournage, ce que la caméra n'a pu décelé car intérieur, ce que la caméra n'a pas filmé, ce que la caméra aurait dû cesser de filmer.

Le Japon est un pays qui ne m'attire pas plus que cela, touristiquement parlant. Je préfèrerais traverser tous les déserts et accoster sur toutes les îles du monde  avant de me rendre au Japon. Mais Amélie saurait presque me faire changer d'avis, tant elle sait parler, décrire ce Japon qu'elle aime et connait si bien. La nostalgie heureuse pourrait presque être un guide touristique intitulé : comprendre la mentalité japonnaise !

Et si La Nostalgie Heureuse m'a tant parlé, c'est parce que je partage ce type d'expérience, je l'ai vécu. Le retour sur une terre où vous avez véçu l'extraodinaire, la magie, l'indicible. Une terre d'où l'on vous a arraché ou dont vous vous êtes arrachés pour des raisons que vous jugiez bonnes. Et les retrouvailles qui s'annoncent. Les lieux seront ils les mêmes, l'atmosphère, les amis, moi ? Mon passion amoureuse n'est point nippone mais Antillaise et se nomme Guadeloupe. Et ce qu'Amélie a ressenti lors de son retour au Japon, je l'ai éprouvé à chacun de mes retours Caraibéens.

La Nostalgie Heureuse est un récit qui s'adresse à tous, mais particulèrement à tout lecteur qui vit cette nostalgie pour un lieu, une époque de sa vie... et qui s'apprête à des retrouvailles, ou qui en revient mais voudrait les prolonger. 

 

 

   

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 21 Août 2013

 Peintures-2-1607.JPG Roman - Editions J'ai Lu -  151 pages - 4.80 €

 

 

 

Parution chez J'ai lu en octobre 2006

 

 

L'histoire : Mathias est trentenaire lorsqu'il perd sa mère. Le voilà devant un mur à affronter : le vide, l'absence, le deuil.

Sur le parking de l'hôpital, il rencontre Jack... un géant de 4.50 et de plus de 130 ans... Diplomé en ombrologie, celui ci confie à Mathias 3 livres et une ombre pour le protéger et le soutenir dans son épreuve. Mathias suit son chemin et apprend à maitriser son ombre, sous les conseils du géant, qui n'est jamais très loin.... Surtout, ne jamais cesser de rêver...

 

 

Tentation : Curiosité envers l'auteur + la blogo

Fournisseur : Silvana et J'ai Lu, merci

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis :  C'est un gros coup de coeur et un coup au coeur, tout noué et tout joyeux en même temps. Emerveillé en fait !

Comme j'aime cette sensation liée à la découverte réussie d'un auteur  ! C'est comme si l'horizon s'éloignait encore, multipliant les possibilités. Ici l'horizon nous mène bien plus haut que là où monte l'avion et pourtant, il réchauffe tant notre petit nous. Et cela me donne envie de dire, Mathias, je suis entrée dans votre monde, bienvenue dans ma vie, car vous en ferez partie tant que vous écrirez d'aussi beaux livres.

Comment a -t-il fait ce magicien des mots pour me laisser sortir d'un livre sur un sujet à priori pas gai (la mort, le deuil), avec un sourire qui traverse mon visage et rejoint mes deux oreilles. Et une merveilleuse impression de douceur, de bien être, comme si je me lovais dans un cocon.

Mathias est le héros du livre. Il a 30 ans dans le corps, même s'il n'est pas grand. Mais il garde dans l'esprit une grande place pour l'enfance, ces questions, ces images, ces certitudes, ces doutes. Nous sommes dans les mots d'un adulte qui essaie de rester enfant et fils de ses parents. Mais la vie, ou plutôt la mort de sa mère va l'obliger, quelque part, à grandir. Et comme les enfants se créent souvent un ami imaginaire, Mathias est accompagné de Giant Jack.

Cette histoire sur un sujet difficile n'en devient plus une, puisque Mathias Malzieux a le génie et le talent de la transformer en conte. On évolue presque dans un univers qui pourrait paraître magique, et qui laisse libre court à nos âmes d'adultes et anciens enfants de visualiser. Les métaphores sont justes splendides, touchantes, naïves et drôles aussi.  Et toujours poétiques. Oui, c'est un livre qui émerveille ! C'est fort tout de même quand il est question de mort. C'est normal, car ce roman est là pour donner de la force lorsque l'on n'en a plus. Alors il faut le garder près de soi, ne jamais trop s'en éloigner, ou alors s'en souvenir très fort.

" Je vis dans ton rêve, personne ne peut me voir... Tu dois continuer à rêver de toutes tes forces"

" Rêver maintenant ?"

" Maintenant ! C'est ta meilleure arme pour rester vivant. C'est d'ailleurs le cas pour tout le monde. Mais vu ta situation, c'est une priorité ! Ah oui !

" Ah oui ? Je ne suis pas sûr de savoir encore comment sa marche, les rêves"

....

" Tu es vivant ! Tu es donc une machine à rêves en état de marche. Tu dois seulement continuer à actionner le mécanisme !

Evoquer la mort et le deuil dans une atmosphère onirique, pour moi, c'est de l'inédit. D'autant plus que ce roman se revèle une ode tendre et majestueuse pour les rêves et un vibrant hommage à la mère défunte et tous les souvenirs qu'elle laisse derrière elle. Les ombres posent un voile délicat de pudeur sur une expérience que l'on devine partiellement vécue.

Quant à moi, je suis tombée en amour pour une plume. Et je déménage, enfin, je pars en vacances quand je veux, puisqu'un nouvel univers s'ouvre devant moi. Et dans un univers, il y a des étoiles, des planètes, des systèmes solaires, des satellites, des lunes et que l'on est libre de voir ce que l'on veut, de croire à que l'on veut et d'attraper ce que l'on veut. Même la lune, même des morceaux de lune ou d'étoiles brisées. Ca brille toujours, nuit et jour chez Mathias Malzieu. Un univers que je peux imaginer intersidéral pour voir loin ou à ma petite taille pour être bien au chaud, sur un duvet de plumes, et pas tout à fait seule !

 

 

 

L'avis de Constance

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 17 Août 2013

http://ec56229aec51f1baff1d-185c3068e22352c56024573e929788ff.r87.cf1.rackcdn.com/attachments/large/9/7/7/001314977.jpg Roman - Editions Gallimard - 3h30 d'écoute - 20 €

 

 

Parution en livre audio en 2008 (original en 1942)   

 

Lu par Michael Londasle

 

 

L'histoire : "Aujourd'hui, Maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. Ainsi commence la narration de Meursault, ce français qui vit à Alger. Les évènements glissent sur lui, rien n'a d'importance. Ce qui va le rendre étranger à sa propre vit, et l'étranger d'un monde qu'il lui est tout autant étranger.

 

   

tentation : Pourquoi pas ? "Culturons" nous !

Fournisseur : La bib

 

 

 

 

 

 

étoile2.5

 

Mon humble avis : Alors, je ne suis pas une pro des classiques, et encore moins une pro des chroniques de classiques. Quitte à m'attirer les foudres des puristes, je me lance juste avec.... ce que je suis !

Camus...Un auteur pour moi ? Pas sûr. Il y a 20 ans, alors que je comptais sur ma culture littéraire scolaire, j'avais lâchement abandonné "La peste" à quelques dizaines de page de la fin...

Vingt ans plus tard, sans plus aucune culture scolaire mais juste ma curiosité et mon plaisir (ou non) de lecture... Je suis arrivée au bout de ce livre par ce que je l'ai lu en marchant, puis au soleil. Mais ai-je pris plaisir : non. D'ailleurs, à la mi temps, un petit tour sur Wikipédia m'a permis d'apprécier plus la deuxième partie, qui est de toute façon plus intéressante, un peu plus "animée"...

Et pourtant, je constate que ce roman, considéré comme majeur dans l'oeuvre de l'écrivain, atteint on ne peut plus son but, et donc, dans ce cas, est parfaitement réussi. C'est juste qu'il m'a ennuyé tout comme la lecture soporifique qu'en fait Michael Lombasle en usant une tonalité neutre nécessaire à l'oeuvre : la monotonie, l'indifférence, la distance.

L'étranger prend place dans une tétralogie nommée par Camus "Cycle de l'absurde". Et effectivement, on semble évoluer dans l'absurde dans cette histoire. Oh pas l'absurde louffoque non, loin de là. L'absurde où l'on sent que quelque chose ne tourne pas rond, dès les premiers instants.

Le personnage semble sincère mais naïf. On pourrait le croire simplet, mais on réalise qu'en fait, il ne l'est pas. Il est juste indifférent à tout : A la mort, à l'amour, à l'amitié, à la vie qu'il mène, à la violence de ses voisins. Rien ne lui parait étrange et tout lui est égal : "tu voudrais m'épouser ?" - " Si tu veux, ça m'est égal". Alors que l'on pourrait sentir la touffeur des rues et des plages d'Alger en plein été, c'est un roman où il fait froid glacial.

Wiki dit que la narration à la première personne du singulier incite le lecteur à s'identifier au personnage. Comment m'identifier à un tel personnage, qui n'éprouve rien, ni colère, ni révolte, ni compassion, ni amour ? Impossible pour moi. Je n'ai développé aucune empathie pour ce Meursault, même si les derniers moments m'ont tout de même amenée à le plaindre d'être tombé dans un procès aussi absurde, où l'on lui reproche plus sa façon d'être, étrangère, que son crime. Un procès où le jury juge et condamne plus ce que nous sommes que ce que nous faisons, plus ce que nous refusons que ce que nous acceptons, ce que nous n'éprouvons pas que ce que nous éprouvons... Bref le résultat de l'absurde normalité. 

L'écriture et la langue sont très belles. Il n'y a de hasard et de fatalité que dans la vie de l'anti-héros, pas dans les mots qu'il énonce.

Ce livre est ce qu'il dit être, on retrouve dans ces pages ce que Camus en a l'époque. Il semble que j'en ai saisi l'essence principale... Sauf une. Camus a écrit ce livre avec l'objectif de distraire. Ce roman ne m'a pas distrait, il m'a plutôt ennuyé, malgré son intérêt littéraire, il ne m'a pas plu franchement. Mais aucun regret de lecture non plus, c'est le prix à payer parfois pour étoffer sa culture

 

 

 

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                                                            Chez Val

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 7 Août 2013

Etoiles-d-Avis-0592.JPG Roman - Editions Buchet Chastel - 208 pages - 15 €

 

 

 

Parution le 6 septembre 2012

 

 

 

L'histoire :  Claire, fille de paysans du Cantal, sent bien que son avenir n'est plus là, dans son pays et un monde en pleine mutation. Grâce à une bourse, elle monte à Paris et étudie à La Sorbonne. Ce sera alors le choc des cultures, et le croisement de plusieurs pays.

 

 

 

 

 

Tentation : Un apéro avec l'auteur

Fournisseur : Les étagères de mon oncle.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : J'ai lu ce livre de façon tout à fait inédite... Sur 24h, et le terminant un quart d'heure avant de rencontrer l'auteure, Marie Hélène Lafon, en privé, durant mes vacances dans le Cantal. J'avoue que c'est excitant et que la concentration est alors maximale, afin qu'aucun détail ne s'enfuit.

Ce roman, Les pays... D'ailleurs, en voyant la romancière, je me suis dit que Les Pays n'est pas un roman, mais une autofiction. Ce en quoi Marie Hélène Lafon ne m'a pas contredit. L'exemplaire que j'ai lu été dédicacé, j'y ai donc reconnu l'écriture que l'écrivaine décrit. Ses propos sur Madame Bovary, je les avais entendu quelques semaines plus tôt lors de la dernière Grande Librairie. D'autres détails, plus personnels, m'invitent à cette déduction.

Les pays se lisent bien plus facilement que L'annonce, roman sur lequel j'avais quelque peu buté récemment. Pour moi, l'Annonce représentait un enfermement, là où les Pays sont une ouverture. Donc point de sensation d'étouffement. Bien sûr, l'austérité reste de rigueur, les points d'exclamations ne courent pas les phrases ! Mais l'ensemble est agréable, fluide. L'écriture est très travaillée, mais point trop. On sent les mots choisis précisement parmi des milliers. On s'émerveille et l'on s'interroge : comment trouver une telle expression : "des chaussettes effondrées" (j'adore). C'est la conjugaison du talent et de l'imagination d'un romancier je suppose. Mais moi, cela m'épate !

Selon moi, ce livre aurait pu s'intituler "Les distances", titre trop explicite aux yeux de Marie Hélène Lafon. Car c'est de distances et de pays dont il est question ici...

Le pays que l'on quitte, le pays que l'on trouve, celui que l'on se crée aussi, dans l'imaginaire, souvent pour relier les deux pays. Il y a aussi  "Le pays", celui qui partage les mêmes origine et que vous rencontrez au hasard de votre nouvelle vie.

Et les distances... Celles qu'il y aura toujours entre vous et le nouveaux pays, quelques soient vos efforts d'intégration et d'adaptation. Les distances qui se crée avec le pays d'origine, la famille, les amis d'enfance. Car loin, on devient différent, la culture se diversifie, les références se multiplient, le rythme de vie s'intensifie. Même la réussite sociale et professionnelle, quand elle est intellectuelle et non plus terrienne mets une distance avec les personnes de votre sang. C'est tout cela que nous conte Marie Hélèle Lafon dans cette oeuvre, pleine de tendresse, de délicatesse, de clairvoyance, mais où l'essentiel est implicite. Il m'a été bien plus facile de m'identifier à Claire qu'à Annette (L'annonce). Car même si mes origines sont dans le plat pays, j'ai vécu dans nombre d'autres, depuis la capitale, l'Angleterre, les Etats Unis, la Guadeloupe et maintenant la Bretagne. Des pays où il faut s'adapter parfois au risque de souffrir et de lutter. Des pays que l'on apprend à aimer, à adorer même, mais des pays à qui l'on appartiendra jamais.... et qui ne nous font jamais oublier celui qui nous a vu naitre et grandir.

 

 

L'avis de Clara, Mango, Sylire

 

 

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  Challenge régions Aspho 2013_2                                                        Pour l'Auvergne et l'Ile de France 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 20 Juillet 2013

 Iphone-015.JPG Roman - Editions Flammarion - 285 pages - 4.90  €

 

 

 

Parution d'origine en 2002, réédition en avril 2013

 

 

L'histoire : Icare, c'est pour l'état civil. Tout le monde l'appelle Courgette, sa mère en premier. Il a 9 ans et depuis longtemps, il veut tuer le ciel pour qu'il ne pleuve plus des malheurs. Dans le tiroir de sa mère, il trouve un révolver. Vite, dehors ! Il pointe l'arme vers le ciel, mais c'est l'accident. Sa mère est arrivée et s'écroule devant lui. Sans le vouloir ni le savoir, Courgette a tué sa maman. Alors, il va aller grandir aux Fontaines, un foyer. Il y fera connaissance d'autres pensionnaires, des éducateurs.... Pour le meilleur ou pour le pire ?

 

 

 

 

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Au début, j'ai été toute colère. Parce que. Dans cette édition, y'a un monsieur avant qui présente le livre et qui dit plein de blabla. Et ben dans le blabla, y raconte en partie la fin du livre. C'est trop nul, je voulais pas la savoir avant moi, je voulais la découvrir ou la deviner toute seule ! Je dis ça pour vous prévenir. Le début lisez le à la fin, parce qu'il est quand même vachement intéressant.

Ca n'empêche, j'ai adoré et dévoré cette histoire. J'aimerais vraiment être amie avec La Courgette. Au début, il est mallheureux, mais on sait qu'il est intelligent et rêveur. C'est normal, c'est pas trop génial chez lui. Moi aussi j'aime bien rêver. Et Courgette, il est trop chouette pour faire briller ce qui est sombre. Il a toujours la patate, il est courageux et c'est un vrai ami avec les autres, même si des fois y fait quand même des bêtises d'enfants.

Le monsieur qui a écrit ce livre et ben il est doué. Parce qu'il écrit comme un enfant de 9 ans et on devine même pas que c'est un vieux de plus de 40 ans. Bon des fois, ça m'a énervé qu'il écrive toujours : la tante à Camille, le dossier à Courgette. Parce que c'est pas français du tout, même si y'a plein de gens qui le disent !

Avec son livre, l'écrivain se moque pas du monde. Comme diraient les grands, "il maîtrise son sujet". D'ailleurs, c'est expliqué au début. Il a fait vachement de recherches, il est retourné à l'école en primaire, trop drôle, je sais même pas si y'avait une table à sa taille ! Il a rencontré des juges pour enfants, des zéducateurs, des directrices de foyer. C'est comme ça qu'il a pu construire plein de personnages avec des défauts et des qualités et toujours très zémouvant. C'est tous des enfants qui ont des problèmes avec leurs parents, ou alors c'est les parents qui ont des problèmes et des fois, ils sont carrément mort. Et quand on est mort, c'est pour toujours. Et ça, ça m'a émue car au début, Courgette, il a du mal à le comprendre. Et puis j'ai bien aimé vivre avec ces zenfants et tous les gens qui les entourent. J'ai eu plein de sensations dans mon coeur et j'ai ressenti du gros amour. Je donnerais bien mon paquet de bonbecks pour que Rosy me prenne dans ces bras et me cagole. Rosy, c'est l'éduc. Elle a pas d'enfant, mais avec tous ceux du foyer, elle est maman puissance 15 !

En tout cas, le livre y montre bien que ces foyers, quand on y est pas, on pense que c'est l'enfer. Et ben en fait, ça dépend. Y'a des mômes qui y sont très contents et qui redécouvrent la vie en vrai, et d'autres qui voudraient que partir de là. C'est pas tout noir et c'est pas tout blanc. Alors du coup, c'est intéressant vous trouvez pas ?

Ce qui est cool, c'est que même si le sujet est triste, et ben le livre il l'est pas du tout en fait. Ca c'est grâce à Courgette, il a la positive attitude ! N'empêche que j'ai quand même était bien chamboulée par son histoire à Courgette, et puis par celle des autres aussi. Et je me suis dit, heureusement que le romancier n'a pas écrit l'autobiographie d'un oignon, parce que dans la gorge j'aurais toujours eu un ballon. Et puis j'aurais pleurer comme une madeleine ! Mais avec Courgette, la vie rime avec le mot fête !

 

Voilà, c'est mon avis à moi, Géraldine, de quand j'étais en CM1. Alors du coup, pour une fois, et ben les fautes d'ortho, elles sont pardonnées. Peut-être même qu'elles sont fait exprès, mais ça, vous pouvez pas le savoir ! Na !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 16 Juillet 2013

 http://ecx.images-amazon.com/images/I/51bu4nxJFzL._SY300_.jpg    

Roman - Audiolib - 5h18 d'écoute - 18.30 €

 

 

Existe aussi en format poche : 6.60 €

 

 

Parution d'origine : Janvier 2012

 

 

L'histoire : Après le départ de ses enfants et petit enfant pour "la ville", Ferdinand se retrouve bien seul dans sa grande ferme. Le hasard lui fait rencontrer Marceline, dont la maison prend l'eau de toute part. Ferdinand écoute le conseil de ses petits fils et offre l'hospitalité à Marceline, son chat et son âne.... Puis c'est Guy, son amis, qui devient veuf... et seul.... qui va rejoindre la ferme. Et ainsi de suite, la ferme de Ferdinand va devenir l'arche de Noé de plusieurs personnes, d'origines et de générations très diverses, chacun apportant à la communauté naissante son savoir et ses compétences... Et puis viendra Paulette...

 

 

Tentation : Envie de découvrir l'auteure

Fournisseur : La bib !

 

 

 

Lu par Daniel Nicodème

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Je n'irai pas par quatre chemins, je suis déçue. J'attendais tellement de cette lecture, de cette auteure à propos de qui j'ai lu tant de billets élogieux sur la blogo. Disons que je suis passée plutôt à côté de ce roman, que je ne me suis pas laissé pénétrée par sa magie supposée. Bref, je n'y ai pas été sensible, l'émotion ne m'a pas submergée et c'est même parfois l'agacement qui m'a envahi. Pourtant, l'histoire possède nombre d'arguments pour être sympathique, intelligente, et plutôt plaisante. Mais non, avec moi, ça n'a pas tout à fait marché. Certes, les personnages sont attachants, l'ensemble part d'un bon sentiment.... qui devient des bons sentiments dans lesquels je me suis noyée. J'ai trouvé ce roman, selon l'expression consacrée, trop pétri de bons sentiments au point que d'une idée louable - celle de la communauté intergénérationnelle- et certainement bonne solution sociale, on arrive ici à un récit où l'utopie atteint son paroxyme.... Tous ces gens qui se regroupent au fur et à mesure, c'est bien beau. Mais la façon dont "Et puis Paulette" livre ce récit fait que je n'y ai pas vraiment cru, car tout s'y passe dans le meilleur des mondes possibles. Chacun s'habitue à l'autre sans problème, il n'y a pas de tension, tout le monde est toujours d'accord, tout le monde accepte les nouveaux venus sans broncher, comme par miracle tout ceux à qui s'ouvrent les portes de la ferme acceptent et possèdent LE savoir faire manquant de la communauté. J'aurais préféré un peu plus de réalisme, car chacun sait que la vie en communauté n'est pas simple et c'est justement la gestion des petits et grands conflits qui aurait donné de l'épaisseur à ce roman A mes yeux, Et puis Paulette tient alors plus d'une fable sur un monde merveilleux. Enfin, comme ma copine L'Irrégulière, la fin qui voit l'arrivée de cette fameuse Paulette (je n'en dis pas plus, le mystère et le surprise restent entier pour vous), j'ai vraiment trouvé ça too much.

Quid du style et de la narration : Pas convaincue non plus je suis ! Le style est simple dans l'absolu, pourquoi pas, cela permet une écoute (ou lecture) plus fluide. Ce qui m'a gêné, c'est que je l'ai trouvé irrégulier... même en dehors des dialogues... Car on est d'accord que dans les dialogues, le style se doit de s'adapter aux personnages. Et bien ici, on passe du langage châtier, au désuet, au familier, au vulgaire (toute proportion gardée, vu la moyenne d'âge des protagonistes !). Certains passages me paraissaient même niais dans le contenu comme dans le contenant. Un "ensemble c'est tout" mais qui a sonné faux à mes oreilles
Bref, pour résumer, une histoire pas désagréable, légère mais qui n'était pas faite pour moi !

 

 

 

 

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                                                              Chez Val

 

Stéphie a adoré, coup de coeur pour Lasardine, Alex s'est finalement laissée séduire, Sylire trouve l'histoire craquante !

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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