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Publié le 31 Mars 2013

http://images.gibertjoseph.com/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/i/107/9782070140107_1_75.jpgRoman - Edition Gallimard - 330 pages - 19.50 €

 

 

 

Parution le 10 janvier 2013

 

 

 

L'histoire : Un dimanche, le narrateur ressent une vive douleur dans le dos. Une nouveauté. Sur un barème de 1 à 10, cette douleur ne la quittera plus pendant des semaines. Tour à tour inquiet ou résigné, il se met à la recherche d'une solution, qu'elle soit médicale... ou non... au point de remettre toute sa vie en question. Car qui sait, si ça se trouve, il en a juste plein le dos ?

 

 

 

 

Tentation : Ma fanitude pour l'auteur

Fournisseur : La bib

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Foenkinos approche de la quarantaine... Partagerait-il avec nous ses angoisses de ce tournant douloureux ? Celui où les enfants grandissent tellement qu'ils quittent la maison ? Celui où l'on ne sait plus si l'on s'aime d'amour ou d'habitude ? Celui où tout semble parfait en apparence mais où tout s'écroule dès que l'on gratte un peu un delà de la surface ? Celui où l'on se retourne et où il faut bien regarder devant tout de même ? Le tournant du bilan ? De la remise en question nécessaire ? Celui où, si votre esprit ne voit rien, votre corps est là pour vous le rappeler ?

Car c'est bien de tout cela, en un hyper résumé, dont il s'agit dans ce livre. Suite à une subite mais continue douleur dorsale, le narrateur va faire un voyage médical certes, mais aussi un voyage un coeur de sa vie et de son entourage. Il va réaliser qu'il subit bêtement ce qu'il pensait apprécier. Malgré les IRM, les psy, les magnétiseurs and co, l'homme va, plus ou moins délicatement, faire le ménage dans sa vie. S'en sentira-t-il mieux ou pas ? Le livre vous le dira. A-t-il une maladie grave ou une douleur psychosomatique ? Réponse dans les dernières pages. Mais quoiqu'il en soit, la maladie, c'est le corps qui se manifeste d'une façon ou d'une autre, qui s'exprime. Littéralement, le mal a dit...

J'avoue avoir été moins emportée par ce roman que par mes précédentes lectures Foekiniennes... Moult raisons à cette sensation...

Une douleur, comme un mal de dos, devient lancinante... Et je pense que pour bien faire comprendre cette présence qui vous empêche de vous asseoir ou modifie votre humeur, l'auteur a choisi quelques redondances dans les propos.

Je n'ai pas lu ce livre au bon moment dans ma vie. Hélas, ce n'est pas un choix dans un sens ni dans l'autre. Sans trop spoiler, le narrateur perd son travail au moment où mes patrons nous annoncent notre licenciement économique à tous dans ma petite entreprise. Donc je me suis retrouvée dans la même situation que le personnage, avec la sensation de vide devant moi. Mais en même temps, quand on réussit à être la première sur liste d'attente à la bib pour le nouveau Foenkinos... et bien on le prend...

J'ai trouvé le style de l'auteur légèrement différent... En fait, l'ensemble est moins léger que les autres oeuvres de l'auteur. A sujet grave, développement plus grave, moins enjoué, un peu moin fantaisiste. Même si, à droite à gauche, on retrouve les incongruités dont seul David Foenkinos a le secret (comme dans les comparaisons entre autre), les petites évidences de la vie qui deviennent très drôles, cocasses ou cyniques sous cette plume que l'on aime. Même si l'auteur ne se départit pas de son côté "décalé" et de son optimisme, qu'il donne joliment à réfléchir sur les événements de nos vies par de chouettes aphorismes ou de simples phrases, j'aurais préféré un peu plus de légèreté... Mais ce livre est à ne point bouder, outre le réel plaisir de lecture, il vous donnera plein de petits et grands conseils, finalement, pour peut-être, vous aussi, aller mieux... Et puis du Foenkinos, c'est toujours plus réjouissant, plus joyeux à lire, plus "pas comme les autres" et moins répugnant que du... bon non, je ne donne pas de nom aujourd'hui. Allez, allons mieux, lisons ! 

 

 

 

 

L'avis de l'Irrégulière

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 22 Mars 2013

http://1.bp.blogspot.com/-ro-C7tgwVsQ/UOSOaSV-KFI/AAAAAAAAH8E/nznGxwAk9kU/s1600/06.jpg     

Roman - Editions Buchet Chastel - 240 pages - 15 €

 

 

Parution le 3 janvier 2013

 

 

L'histoire : Troyes. Après un énième weekend passés chez ses parents vieillissants, Cécile Duffaut monte dans le train de 06h41, qui la ramène à Paris, dans sa vie.

Une place reste libre à ses côtés. Un homme s'y assoit. Il s'agit de Philippe Leduc, un homme qui va sur Paris rendre visite à un ami.

Ces deux êtres se connaissent et ne se sont pas vus depuis 27 ans, lors d'un séjour Londonnien où l'un des deux avait rejeté l'autre dans la plus pure tradition de la goujaterie.

Une heure et demie de voyage jusqu'à Paris... Cécile et Luc vont ils se reconnaître, se pardonner, se raconter ces 27 dernières années ou de simples banalités. Vont-ils simplement s'ignorer ?

 

 

 

Tentation : Le "label" Blondel

Fournisseur : La bib

 

 

 

 

 

 

 

 

 

étoile3etdemi

 

 Mon humble avis : Qu'ai-je fait de ma vie ? Qu'es tu devenu ? C'est la question que se posent deux voix en parallèle tout au long de ce livre. Tout aussi parallèles que les rails qui forment les voies de chemin de fer. D'ailleurs, l'histoire se passe dans un train province/Paris. Deux quadra bien avancés se retrouvent voisins. Ils ne se sont pas vu depuis 27 ans, depuis leur désastreuse rupture après une courte histoire d'amour de 4 mois.

J'ai beaucoup aimé ce livre, même si ma préférence va à l'opus Blondel de l'an dernier "Et rester vivant". Le style est percutant, vif, les phrases courtes, et les mots justes. Pas de fioriture, nous sommes dans la tête de deux humains ordinaires. Le roman se lit vite. Je suis sûre que c'est un livre qui peut se lire en temps réel (train TER Troyes /Paris pour tout lecteur moins lent que moi).

Alors, ces deux voix parallèle.... Vont elles se rejoindre à l'infini comme en mathématiques ? Vous n'aurez pas à attendre aussi longtemps, juste à vous laisser plonger dans les souvenirs de ces deux personnes. L'une touchante dans sa victoire contre les élements, l'autre touchante de tant de gâchis.... ce qui fait que pour ce personnage là, j'ai plus éprouvé de la pitié, voir du mépris... En même temps, ne l'a-t-il pas un peu cherché ? Mais, notre comportement à 20 ans doit il nécessairement nous poursuivre toute notre vie ?

Chacun leur tour, Cécile et Luc s'interrogent intérieurement sur eux mêmes et sur l'autre." Me reconnait elle" ? "Mais si, c'est lui, comme il a changé".  Un frôlement de genou et une excuse lorsque l'un se lève pour aller aux toilettes. Puis chacun retourne dans ses pensées.

Il y a 27 ans, l'un d'eux était transparent, insignifiant et prenait les quelques grammes d'amour que l'autre lui donnait. L'autre était la classe, l'aisance, la fierté, la provocation, la goujaterie personnalisée. Aujourd'hui, la tendance s'est inversée. Ce n'est plus le même personnage que tout le monde remarque dans ce train. L'un a tout réussi ou presque, l'autre a tout râté ou presque. Que reste il de leur histoire ? De la haine, de la rancoeur, une envie de pardon ? Et l'un de se dire... Si ça se trouve, c'est grâce à son ignominie envers moi que je suis devenu ce que je suis, par cette décision soudaine prise 27 ans plus tôt que jamais, non plus jamais, on ne me traiterait comme ça. Peut on sortir victorieux et le devoir entre autre à notre pire ennemi, ou en tout cas, à notre pire souvenir ? Parler, il faut parler.

De très très belles réflexions dans ce livre sur l'influence d'événements douloureux sur notre vie et la façon que l'on a de la prendre en main, avec les moyens du bord. Bien sûr, chacun pourra se reconnaître plus ou moins dans l'un ou l'autre des personnages (dont je tais volontairement ici les qualités et défauts afin que la découverte soit totale pour vous. On ne sait dans ce billet qui est dans la "loose").

Et moi, que ferais-je si je me retrouvais dans une telle situation.... Tout d'abord, choisir la personne qui m'a fait le plus de mal dans ma vie de lycéenne mal dans sa peau et d'amoureuse en général... Pffou, ça fait du monde... Il y a ceux qui l'ont fait par action, d'autre par omission.Le problème, c'est qu'il y a de forte chance que je sois du côté de la loose et que je ne puisse me targuer de grand chose. Pas de vengeance de l'opprimée ! Bon, je choisis une cible... A y'est, j'ai trouvé... en piochant dans la catégorie "action" : Je lui demande : Pourquoi  ? Pourquoi moi et ensuite, je lui tord le cou. La vengeance est un plat qui se mange froid, quelques soient les couverts. Mais là, je sors complètement du sujet de 06h41. Pour remonter dans le train, achetez et lisez le bouquin qui fait d'ailleurs un tabac. Cinquième réimpression, je ne suis pas la seule à l'apprécier !

 

 

 

 

 

L'avis de Clara, Stéphie, Lucie, Antigone

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 16 Mars 2013

http://i.ebayimg.com/00/s/NDUwWDUwMA==/$(KGrHqN,!jME-eD9m)g2BP)fwJc25!~~60_1.JPG?set_id=8800005007     

Roman - Editions Lire dans le Noir - 5h d'écoute environ - 21 €

 

 

 

Parution en Août 2005.

 

 

L'histoire : Le célèbre romancier remonte dans son arbre généalogique, peuplé de personnage très fantasques et dont l'héritage, encore aujourd'hui, est parfois lourd à porter.

 

 

Tentation : La curiosité

Fournisseur : La bib

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Et bien pour une fois, je ne vous conseillerai pas ce format de lecture - donc d'écoute - pour ce roman. Car mon premier désagrément est arrivé bien vite... et sans doute le format audio en est responsable. C'est Alexandre Jardin, donc l'auteur, qui lit lui même son texte. Problème : sa voix ne m'a pas été particulièrement agréable, mais surtout, il lit à une vitesse supersonique... Comme s'il ne prenait ni le temps de respirer et encore moins de déglutir. Et moi, lectrice, cela m'a empêcher de déguster le style et la langue, qui bien sûr, sont de belle qualité et très enjoués. Mais à peine mon cerveau remarquait une jolie phrase ou une expression amusante et bien visée que l'auteur changeait presque de chapitre. Dommage, dommage, un livre desservi par son propre auteur...

Qui plus est, le contenu réel de ce roman ne m'a pas captivée plus que cela. Déjà, j'avoue m'être bien perdue dans cette arbre généalogique qui pourtant ne remonte que sur 3 ou 4 générations. Mais des pièces rapportées viennent compliquer les choses, quand ce ne sont pas les surnoms où les initiales qui nomment ces personnages. Et les amours des uns et des autres qui se transmettent de père en fils. Mouais... Sans plus.

Certes, l'aspect fantasque et naturellement romanesque de la famille Jardin et de tous ceux qui la composent donnent lieu à de sympathiques moments, où le burlesque se dispute avec le réel. Mais comme l'auteur ne nous laisse pas vraiment le temps de nous y attarder, on passe vite à la suite.

D'autres passages m'ont plus intéressée. Ce sont ceux où Alexandre Jardin conte son rapport avec l'écriture et le grand écart qu'il y a souvent entre ce qu'il écrit et ce qu'il vit. Ainsi, plus jeune, je le prenais pour un grand romantique en lisant l'ïle des gaucher, l'autobiographie d'un amour... Sauf que sa vie personnelle était alors bien moins merveilleuse que le monde merveilleux qu'il créait dans ses romans.

Une lecture écoute supersonique, qui sortira sans doute aussi vite de ma mémoire. Dommage je le redis !

 

 

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                                                          Challenge chez Val, 3ème participation

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 28 Février 2013

 Roman - Editions J'ai Lu - 191 pages - 4.80 €SAM_1671.JPG  

 

 

Parution chez J'ai lu en mars 2012

 

 

L'histoire : Ah, le couple, l'Amour, les années !

Méfiez vous d'un homme qui devient suprenant et qui s'affale dans un hamac... Cela peut conduire à des ruptures amoureuses et une suite de conséquences inimaginables... 

 

 

 

 

 

 

 

Tentation : Bah, le nom de l'auteur pardit !

Fournisseur : Ma PA J'ai Lu, merci Silvana

 

 

 

 

 

 

 

 

 étoile3etdemi

 

 Mon humble avis : Encore un livre emmené sous les tropiques et finalement lu sous la couette bretonne !

Alors, je peux un peu développer le pitch... Jean Jacques et Claire sont maintenant mariés depuis plusieurs années. Ils ont une petite fille. Ils partagent réussite professionnelle et familiale (quel modèle aux yeux du monde), routine et le repas dominical chez les beaux parents, incontournable, et qui s'achève par le "vous boirez bien une petit prune" que Jean Jacques bois et déteste.

Envie d'autre chose, l'adultère et ses merveilles du début, le soupçon de l'autre, qui pousse chaque membre du couple à se deviner cocu... La séparation et là.... Le manque.

David Foenkinos décortique ici le couple, son usure jusqu'à la ruine... Vous me direz, rien de particulièrement original jusqu'ici. Oui, sauf que sous la plume de Foenkinos, l'amer prend une toute autre saveur ! Ton décalé, tendre et cruel, drôle et cynique mais jamais méchant, même si très vrai... Les travers des uns et des autres, le tout dans l'allégresse d'une écriture dont seul notre auteur fétiche a le secret ! Il faut dire qu'il manie aphorismes et métaphores, aussi pertinentes qu'incongrues, comme personne ! C'est jubilatoire ! Et ce drame que nous lisons se transforme en comédie satirique ! Même si ma culture dans ce domaine est minime et lointaine, j'ai comme l'impression que le procédé de Foenkinos, version 21ème siècle, n'est pas si éloigné de celui d'un certain Molière en fait. Bon que les puriste de Molière me pardonne si je me trompe, mais mon impression est sincère.

On pourrait craindre que l'histoire se perde en longueur, mais c'est sans compter les facéties de l'auteur qui exécute parfaitement deux pirouettes triple salto arrières pour relancer la machine, ce qui fait que la sensation de longueur approchante dans la deuxième partie s'efface très vite.

Dans cet opus, David Foekinos a posé ses obsessions sur les ascenseurs, les portes dans les bureaux,les hamacs, les gigots, la petite prune, la routine...

Mais que l'on se rassure, nous avons affaire à un auteur résolument optimiste, qui croit bien à l'amour d'ici et maintenant, pas à celui d'hier, ni à celui promis par le bureau d'à côté, par la nouveauté et la jeunesse. Non, il croit bien à l'amour lorsque celui ci est reconnu dans son ensemble, et pas forcément dans un petit détail.

Encore un livre qui fut un délice à lire, que j'ai parsemé de petite croix... Allez, j'en partage quelques unes :

 

"La séduction nous pousse à paraître plus qu'à être"

 

" Ce ne sont jamais les couples qui s'effritent ; ce sont les restes du monde et de l'humanité qui, lentement, reprennent leur place ; qui lentement, grignotent le terrain momentanément cédé à l'amour."

 

"Il y a des gens formidables qu'on rencontre au mauvais moment de notre vie. Et il y a des gens qui sont formidables parce qu'on les rencontre au bon moment de notre vie"

 

"On avait des assurances pour la mort, pour la voiture, et pour la mort en voiture. Mais qui nous protègera du bonheur ? Il venait de comprendre que ce bonheur, en devenant si fort, était la pire chose qui pût lui arriver."

 

"Il était Christophe Colomb. Le corps de Sonia, après temps de monogamie et d'appauvrissement sensuel, son Amérique. Et face à l'Amérique, on se sent toujours un peu petit."

 

 

 Je vous en promets plein d'autres bien meilleurs, mais qui doivent être lues dans leur contexte, sous peine de perdre saveur et drôlerie !

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 24 Février 2013

http://www.valerietongcuong.com/images/couvertures/latelierdesmiracles.jpgRoman - Editions JC Lattès - 266 pages - 17 €

 

 

Parution en janvier 2013

 

 

L'histoire : Millie, Mariette et Monsieur Mike sont tous les 3 au bout du rouleau. L'un est SDF, l'autre en burn out professionnel et familial, et la dernière Millie... Est bien elle n'a rien, personne, un désert de solitude et le poids de la culpabilité... Tous 3 bien cabossés par la vie, hospitalisés pour des raisons différentes... A leur sortie, ils s'ont accueilli par Monsieur Jean, responsable d'une association caritative, qui leur propose une petite étape par l'atelier des miracles. Là, ils pourront se reposer, se réapporprier leur vie avant de s'envoler à nouveau avec des nouvelles armes pour affronter l'extérieur. Un coup de main pour revenir de plein pieds dans la vie !

 

 

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Ma CB, achat compulsif...

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : J'aime ces livres qui mettent en scène la fragilité des personnages... Sachant que chaque fragilité a son histoire et qu'il n'y a pas un chemin précis pour "en arriver là"... Il suffit d'un abandon ou d'un reproche familial, de la persécution et l'humiliation venant tant des élèves que d'un mari dominant, ou encore, d'un désaccord avec la hierarchie suprême, qui mène à la désertion, donc à l'abandon de l'uniforme, ce qui vous rendait admirable au yeux des autres. C'est en tout cas l'histoire de nos 3 personnages principaux.

Tout d'abord, j'ai été très surprise, tant ce roman m'a fait penser à Tout près, le bout du monde, de Maud Lethielleux. Certes, les 3 personnages de Maud Lethielleux sont des enfants ou des ados... mais ils sont "récupérés" aussi dans un lieu particulier et comme dans l'Atelier des miracles, s'expriment chacun leur tour par chapitre, avec leur style bien à eux. Je me suis demandé s'il n'y avait pas une forte source d'inspiration ici... Mais ce doit être ma pauvaise petite voix...

Il n'empêche que j'ai beaucoup aimé le roman de Valérie Tuong Cong. Car il est criant de vérité et de ne se cache pas les yeux. En effet, le caritatif est mis en exergue bien sûr, mais les jalousies des uns, les mauvaises intentions des autres, les manoeuvres plus ou moins respectables et les motivations pas uniquement altruistes sont mises au grand jour... Comme quoi, nul n'est parfait, même celui qui, à raison, reçoit l'admiration et les remerciements de tous... En même temps, l'objectif est atteint, puisque les pensionnaires se remettent sur pieds et retrouvent leurs propres armes, celles enfouies à l'intérieur d'eux même depuis trop longtemps, voire en découvrent de nouvelles. Cette belle histoire montre bien que lorsque l'on touche le fond, on ne peut s'en sortir seul, sans solidarité, sans chaine humaine... Mais là, attention à qui vous croisez, tout le monde n'est pas forcément bien intentionné. Il s'avère qu'ici, ce Monsieur Jean, même s'il use de méthodes parfois contestables, tire le meilleur de ses portégés et les révèle à eux mêmes... au point qu'il est lui même dépassé par ses révélations et leurs conséquences.
Car la question du livre est la suivante : Faire du bien aux autres, oui, mais à quel prix ? La fin justifie-t-elle les moyens ? J'avoue que je n'ai pas de réponse bien nette dans mon esprit (pour ce qui est des personnages et du roman en lui même).
La lecture est agréable, pleine de révoltes, de bons sentiments et d'espoir renaissant, cela ne nuit à personne. On s'attache au personnage... Celui dont je me suis sentie la plus proche est Millie, bien que Mariette se révèle pleine de ressource admirable. Comme quoi, quand on a pas la tête tenue sous l'eau par la vie, l'entourage, le monde, on peut être une personne formidable et de caractère.

Maintenant, un petit bémol... L'aspect un peu simpliste du message de Jean "la solution est en vous" et la rapidité avec laquelle nos 3 abimés remontent la pente. J'ai un peu de mal à y croire. Mais c'est un roman ! Peut-être me faudrait il un atelier des miracles ?

 

 

 

 

 

 

 

L'avis de Lucie, d'Antigone, Clara

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 20 Février 2013

http://www.laprocure.com/cache/couvertures/9782877634359.jpgRoman - Editions Orphie - 264 pages - 17 €

 

 

 

Parution fin 2008

 

 

 

L'histoire : L'histoire vraie et romancée (par lacunes historiques) de Sitarane, personnage célèbre à la Réunion, enterré au cimetière de St Pierre. Depuis plus de 100 ans, un culte survit autour de sa tombe... On l'invoque pour commettre un méfait plus ou moins grave et il provoque toujours la terreur.

Car Sitarane, faisait partie de la bande du Sud, bande menée par Saint Ange Gardien, alias Pierre Elie Calendrin.

La bande du Sud, de menus larcins, est passée à l'étape de voleurs hors paire avant de passer à l'irrévocable statut de tueurs en série faisant régner la terreur dans toute la Réunion du Sud. Ils deviennent alors la bande des buveurs de sang, puisqu'ils boivent le sang de leurs victime.

Un roman entre Histoire, légende et vérité, supposée sorcellerie, magie noire, meurtres, mais surtout, la naissance d'une secte.

 

 

 

Tentation : Achat à Hellebourg, après la visite du cimetière de St Pierre de la Réunion. Donc grosse curiosité bien récompensée !

Fournisseur : MA CB et ma PAL !

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Amis lecteurs, pas d'inquiétude, je ne me passionne pas d'un seul coup pour la bite litt... Non, juste une curiosité pour l'Histoire de la Réunion visitée récemment... Nous sommes loin ici des vampires, mais bien plus proche de la magie noire qui a court dans certaines îles aux croyances confondues.

Tout d'abord, un petit mot sur l'auteur, afin de donner toute crédibilité à ce roman -récit : Daniel Vaxelaire est un écrivain et historien français, devenu spécialiste de l'île de la Réunion.

L'histoire commence en 1906... Saint Ange Gardien, alors misérable hère en fuite, demande pour une nuit le gite et le couvert chez Marie et sa fille Pauline. Il ne repartira plus jamais de chez elles. Dominateur, manipulateur, pervers et narcissique, Saint Ange vient de créer la bande du sud. Avec Pauline, il parcourt les villages et, de ses soit disant dont de guérisseurs et de connaisseurs de plantes, guérira et exorcisera les cas les plus possédés. Ainsi, sur toute cette partie de l'île, il gagnera une réputation et deviendra un homme admiré et respecté.... La population ignorant tout de ses activités nocturnes.... Au fil des mois, Saint Ange recrute pour agrandir sa bande.... Et ainsi, à la moitié du livre, apparait Sitarane, grand noir engagé du continent, aux dents taillés en pointes, au regard aussi inquiétant que son impassibilité en toute situation. L'histoire vous dira pourquoi, de second couteau dans l'histoire, l'Histoire ne retiendra que lui... Peut-être une erreur de signature, au plus haut degré de l'Etat...

Pourquoi ai-je tant aimé ce livre... Déjà, parce que le mystère est intact.. Tout au long du livre, on se pose la question : mais pourquoi Sitarane dans l'Histoire, et non Saint Ange...

L'écriture est agréable, soignée, parfois quelque peut désuette, tout à fait adéquate à la description du début du 20ème siècle. Et puis, le livre est parsemé de quelques dialogues en créole, ce qui ajoute un charme et un exotisme certain à l'ouvrage. Vous n'y connaissez rien en créole : rassurer vous, soit ces dialogues restent tout à fait compréhensibles ou alors, ils ne sont pas nécessaires à la compréhension de l'action.

Les buveurs de sang nous ramène dans la Réunion de 1906, et cet arrière plan historique et local est très intéressant. A l'époque, la Réunion n'était qu'une colonie délaissée par la France, un paquebot arrivait par mois.... Alors que 100 ans plus tard, ce sont au moins deux avions qui viennent de Paris chaque jours... Une Réunion délaissée par la France plus intéressée par ces nouvelles colonies (Madagascar et autre), une réunion où règne une pauvreté extrême, car la crise du sucre est passée par là. Une Réunion créole, ou le mélange des races et leur hiérarchie est bien expliquée. Une Réunion où 5 heures de train séparaient St Denis de St Pierre, où l'on marchait pied nus. Une réunion où l'esclavage n'avait plus lieu d'être et où les esclaves étaient alors remplacé par ces Africains engagés "volontairement" et que l'on ne traitait guerre mieux. Bref, nous avons là une leçon d'histoire... du bout du Monde, et d'un bout de France.

Enfin, il y a l'histoire pour elle même... J'avoue avoir ressenti quelques longueurs, mais vite oubliées par l'effet hypnotique du livre. Car cette histoire pourrait être on ne peut plus actuelle dans le fond. C'est la naissance d'un gourou, d'une intelligence extrême, qui se fera perdre par son excès de croyance en ces pouvoirs qu'il n'avait pas. Il est sidérant de constater comment un tel homme peut ainsi prendre l'ascendant sur ces troupes, même si l'obéissance est plus obtenu ii par une certaine terreur que par une réelle conversion.

Enfin, le livre est postfacé par l'auteur, qui ainsi, fait la part de la fiction et de l'Histoire et s'amuse tout de même à laisser planer un doute. A savoir que la tombe de Sitarane fait toujours l'objet d'un culte plus ou moins sataniste, plus de 100 ans après...

Une lecture très instructive et plaisante, que je ne regrette absolument pas !

 

PS : Conseil, si vous voulez acheter ce livre, rendez vous directement sur le site de l'éditeur.... Car sur d'autres sites marchant, comme A....Zon, il est proposé d'occas à 20 € de plus par un vendeur peu scrupuleux.

 

 

 

 

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Voici la fameuse tombe du triangle de la bande des buveurs de sang, au cimetières de St Pierre de la Réunion : Saint Ange, Fontaine et Sitarane... 3 personnages autant vénérés que craints...

 

 

 

 

 

ILE-DESERTE2

                                                                            Pour l'île de la Réunion

 

 

 

 

 

Logo Lystig

                                                ème participation, avec La Réunion, puisque les DOM sont acceptés.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 16 Février 2013

http://www.laprocure.com/cache/couvertures/9782356415684.jpgNouvelles - Editions Audiolib - 7h d'écoute - 19 €

 

 

 

Parution Audiolib : Janvier 2013

Albin Michel : 31 octobre 2012

 

 

L'histoire : Donc les histoires, 5 nouvelles plus ou moins longues.

Un couple homosexuel qui se marie symboliquement dans la cathédrale Bruxelloises en même temps qu'un couple hétéro, et la vie parallèle de ces deux couples, jusqu'à la jonction.

Un médecin qui semble n'aimer que les chiens, les chiens d'une race précise... Durant la guerre 39-45, jeune juif enfermé dans un camp, il doit son retour à la vie à un chien...

Une veuve d'un artiste raté épouse en secondes noces un baron qui tombe en amour pour le défunt et son oeuvre et fera tout pour la faire connaitre.

En Islande, deux soeurs, deux fils différents... La tante qui préfère son neveux à son fils... jusqu'au décès de celui ci.... et la transplantation cardiaque du neveux...

Un couple séparé... alors qu'auparavant, ils étaient un modèle de l'Amour. Ils avaient même résisté à la douleur d'un avortement, le foetus étant atteint d'une maladie grave... Jusqu'au jour où un accident place cet enfant qu'ils n'ont pas eu sur leur chemin.

 

 

 

Tentation : L'auteur et le lecteur ne sont qu'une seule et même personne, et pas n'importe laquelle !

Fournisseur : Chloé, d'Audiolib, merci pour l'envoi !

 

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 Mon humble avis :

1/ Résumer un livre n'est point chose aisée... Allumer l'envie sans en dire trop... Résumer 5 nouvelles aussi denses en si peu de lignes relèvent de l'exploit, et je trouve que je m'en sors fort bien !

2/ Quand j'ai rencontré E.E Schmitt l'an dernier, je lui ai avoué l'un de mes fantasmes... Avoir 5 ans, être sa petite fille pour qu'il puisse me raconter des histores avant que je m'endorme... Et bien avec cet Audiolib, certes, j'ai toujours 40 ans, mais j'ai eu E.E Schmitt pour moi toute seule et il m'a raconté des histoires, de belles histoires :

 

- Les deux messieurs de Bruxelles : Je pense que c'est ma nouvelle préférée, même si la suivante m'a profondément émue dans la symbolique. Un couple d'homosexuels, au fond d'une église, profite d'un mariage officiel pour se promettre amour, assistance... pour le reste de sa vie. Et toute leur vie, ces hommes s'aimeront et garderont un oeil protecteur sur leur couple jumeau et sa descendence, sans que ceux ci n'en savent rien. Nouvelles qui tombent à pique dans l'actualité de notre pays. Le mariage, l'amour, l'enfantement pour les homosexuels. Le parti pris de l'auteur est net, parfait, il rejoint le mien. Beaucoup de tendresse dans ce texte, de l'humour aussi, et de la douleur. Un début et une chute orginaux qui encadrent ce réçit et qui prouve que l'engagement et l'amour sont aussi forts ou fragiles, quelques soient le sexe des amants. En conclusion, l'auteur explique qu'un couple homosexuel, une fois qu'il est accepté, à même parfois plus de chance de réussir qu'un couple hétéro...En effet, on attend rien d'un couple homo, pas de déscendance, rien, donc pas de pression sociale... Alors que les hétéros la subissent... Il faut montrer le bonheur parfait !

 

- Le chien : l'histoire de ce médecin, qui vient de se suicider à la mort de son chien, Argos, un Beauceron. Le village reprochait au médecin de préférer les bêtes aux hommes... Où l'on découvre que depuis des dizaines d'années, ses chiens ont toujours été des Beaucerons et se sont tous nommés Argos.

Il est encore question d'amour, d'humanité. Un récit dur, qui se passe en partie dans les camps que E.E SChmitt d'écrit d'un réalisme glaçant... A l'époque, le jeune garçon avec la peau sur les os, traité comme moins qu'une bête par les Allemands, était à un doigt de la tombe... Jusqu'au jour où, à travers le grillage, apparait un chien... le jeune homme joue avec, partage avec lui sa nourriture..A la libération, les deux êtres ne se quitteront plus...

Un texte bouleversant ou la nature s'inverse. C'est l'animal qui rend à l'homme sont humanité et c'est lui aussi qui empêche ce même homme de tomber dans la bestialité. Un chien, qui ne suit et ne répond à aucune idéologie, prend comme il est celui qui le regardera et l'aimera. Et il lui rendra au centuple... bien plus fidèle et bien plus humain que certains hommes qui ne seront délivrés de leur honte (si toutefois ils en ressentent), que par la mort.

 

- Ménage à trois : Une jeune femme se retrouve veuve, avec des enfants et les dettes de son mari sur le dos. Son mari, un coureur de jupon et un artiste raté... Pour sa bonne fortune, un baron danois la demande en mariage. Ce baron se voue d'une passion sans borne pour l'époux défunt et son oeuvre. Il n'a de cesse que de lui rendre justice, tant son talent était immense. J'avoue, cette nouvelle me touchait moins, je la trouvais moins saine... Un mort entre deux vivants... Jusqu'à ce que viennent la dernière phrase (qui commença par me révolter), puis le dernier mot, qui me fit sourire et rire de mon ignorance. Toute cette nouvelle m'est apparue sous un jour nouveau et montre, en un seul mot, l'immense talent de l'écrivain. Renverser une situation avec un seul mot, inattendu, et le dernier ! Il s'est bien joué de moi !

 

Je n'en dirais pas plus et vous laisse découvrir les histoires suivantes, qui ont en commun avec les premières de parler d'amour, d'amour différent, caché, sous-jacent... Il est question en fait de l'invisible amour sous celui de surface... Qu'il soit léger ou beaucoup plus lourd à porter.

Gros bonus de cette version Audiolib, 3 plages de lectures sont consacrées au journal d'écriture d'E.E.Schmitt. Ces sources d'inspirations, la construction de ses personnages, le fil central de ce recueil qui ne lui apparait qu'à la fin et bien sûr, de bonnes réflexions philosophiques à méditer.... Donc à réécouter !

 

 

L'avis d'Yv , de Leiloona

 

Si l'envie vous prend, et je vous comprends : http://www.audiolib.fr/livre-audio/les-deux-messieurs-de-bruxelles-de-eric-emmanuel-schmitt-lu-par-eric-emmanuel-schmitt

 

 

Livres lu dans le cadre de... et bien 3 challenges !

 

 

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chez Val 2ème                    Chez hérisson  10/7                                       

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 4 Février 2013

 http://3.bp.blogspot.com/_bmQ2EaZJC28/TH-pJf28MNI/AAAAAAAAAMw/bFZJACPAkMY/s1600/eldorado.jpg

 Roman - Editions Babel (Actes Sud) - 247 pages - 7.50 €

                                                          

 

 

Parution en 2008

 

 

 

L'histoire : Catane, un jour de marché... Une femme suit un homme... qui finit par la reconnaître et l'invite chez elle. Cette femme, il l'a rencontrée il y a deux ans, sur le pont d'un bateau d'immigrants clandestins. Lui, le commandant Piracci, navigue jour et nuit pour intercepter, ou sauver ces malheureux depuis 20 ans... La femme lui demande une arme, pour se venger....

Parallèlement, au Soudan, deux frères s'apprêtent à quitter leur pays, à entamer ce grand voyage vers l'Europe, voyage qui pour certains, dure des années... Des années pour rejoindre l'Edorado. 

 

 

Tentation :curiosité, envie de découvrir l'auteur.

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Quel livre ! Il m'a prise aux tripes, noué la gorge, ouvert les yeux, révulsée et révoltée devant la vérité qu'il dévoile, et fascinée devant ces portraits de gens qui ont un courage hors du commun... Devant lesquels je suis si petite, si insignifiante.

Eldorado est un peu une immersion totale dans le monde des immigrés clandestins et ceux chargés de les traqués. Ces immigrés qui paient une fortune des passeurs pour monter par centaines dans des bateaux insalubres.... Entassés, puis abandonnés par l'équipage, donc promis à des morts certaines. Ces personnes qui fuient la pauvreté se fient à des gens, souvent de leurs concitoyens, qui n'ont aucune pitié à les saigner aux 4 veines tout en leur réservant un sort funeste. Des criminels impunis, de la pire espèce. D'autres passeurs emmènent leurs clients crédules dans des lieux isolés, et là, les tabasses à mort et leur volent leur dernière richesse.... Première constatation : La pourriture humaine est partout, que ce soit dans les pays pauvres ou les pays riches.

Enfin, il y a ce témoignage poignant du commandant Salvatore Piracci, qui de sa frégate, est gardien de la citadelle. Il parcourt la Méditerrannée à la recherche de ces bateaux emplis de clandestins, pour que cesse ce trafic et ce flux migratoire toujours plus important. C'est là que jaillit toute l'ambiguïté du métier de cet homme, c'est là que nous, lecteurs, nous sentons le plus concernés par cette état de fait... Lorsque la frégate de Piracci approche d'une embarcation, il ne sait jamais s'il va trouver des cadavres ou des êtres vivants, ou des survivants, hagards, après des jours d'errance sans eau, sans ombre... Tantôt, lors de l'abordage, c'est la crainte qu'il lit dans les yeux des immigrants qui constatent leur échec, tantôt, c'est la joie d'être sauvés, tantôt il n'y a plus rien dans le regard, ni joie ni peur.... Piracci passe autant de temps à sauver des hommes qui, par la suite, seront arrêtés, mis dans un camp, puis renvoyés dans leur pays.... Avant de revenir dans un an ou dans 10. Un jour où un clandestin demande à Piracci de le sauver tout à fait en le cachant, celui ci refuse... Piracci réalise que sa vie, son métier n'ont plus de sens.... Commence alors pour lui une vie d'errance... qui me convaincra un peu moins sur la fin, mais ce bémol est si minime qu'il n'ôte en rien la qualité de ce roman.

Eldorado est un roman qui amène moult réflexions personnelles devant ces gens qui doivent déployer tant de hargne et de courage, perdre tant aussi pour entrer chez nous en Europe, leur Elodorado. Certains en paient de leur vie, d'autres de celles de leurs enfants... Et paient leurs passeurs 5 fois plus cher qu'un billet d'avion...

Leur Elorado est chez nous. Le nôtre est parfois chez eux, mais juste pour quelques jours de vacances ensoleillés.

Quand je constate que grâce à mon passeport français, je bondis de frontières en frontières, en bateau, en avion, au gré de mes envies (bon de mes moyens aussi) mais toujours pour mon plaisir, en TOUTE LIBERTE. Mon passeport Français me permet d'aller là où bon me semble, parfois juste pour le prix modeste d'un visa qui  ne m'est jamais refusé. Et quand j'en vois qui crachent sur cette liberté là, cela me donne envie de vomir.

Mais heureusement, il y a des personnages qui, comme celui de Soleiman, donnent encore envie de croire en l'homme et font dire que celui ci mérite bien plus sa place en Europe que certains Européens de souche... Encore une fois, tout n'est qu'une question de valeur, et la solution n'est pas née, ni nette ! 

Lisez ce livre, il est poignant et enrichissant de la force, de la ténacité de ceux qui n'ont rien que l'espoir. Et l'écriture est juste sublime. Elle semble douce, et pourtant l'ensemble est un véritable hupper cut

 

"Elle lui avait offert cela, peut-être, la giffle des pauvres, l'impérieux besoin de désirer"

 

lectures_communes    Lecture commune avec Enna

 

 

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En lançant mon challenge Des Livres et des îles, je voyais plutôt cocotiers et eaux turquoises... Et bien non... C'est aussi Lampedusa, en sicile...là où sont parqués les immigrants arrêtés.

 

http://www.amnesty.fr/sites/default/files/Whenyoudontexist%20SOS.jpg

 

 

 

     

 

                                                      

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 30 Janvier 2013

 SAM_1668.JPGRoman - Livre de Poche - 235 pages - 6.60 €

 

 

Parution en livre de poche le 29 août 2012

 

 

 

L'histoire : A sept ans, Edouard écrit un court poême de 4 rimes qui le propulse au rang d'écrivain de la famille, cette famille qui n'a de cesse de le voir devenir écrivain, même si la vie en décide autrement. Mais la famille s'éparpille et les mots ne finissent pas toujours dans un roman ! Quoique ?!

 

 

 

Tentation : Mon adoration pour La liste de mes envies, du même auteur

Fournisseur : Ma PAL, acheté à Orléans, en compagnie de l'Irrégulière !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Une fois n'est pas coutume, je décore ce billet d'une photo de ce roman que j'ai prise lors de mes vacances à La Réunion en novembre. J'y avais amené ce livre.... que je n'ai pas eu du tout le temps de lire dans l'hémisphère Sud. La vie au Nord est plus calme, et voici ce livre lu !

Estampillé roman, l'écrivain de famille est très proche de l'autobiographie, sans doute légèrement romancée, mais guerre plus je pense. Je me suis régalée ! Partons donc du postulat que cette histoire est vraie. Elle est donc simple, proche de nous et profondément sincère. Même si l'auteur l'écrit par moment avec humour, que l'on sourit avec plaisir des facéties linguistiques de l'auteur, il n'en reste pas moins des passages beaucoup plus graves dans le sens et les sentiments qu'ils développent. Que le bonheur semble être l'inaccessible étoile ! Que le chemin est long, tortueux et parfois sans issue lorsqu'on suit celui que l'on vous montre (ou conseille fortement) pour ne pas décevoir l'entourage. Que ce soit l'épanouissement professionnel ou le bonheur conjugal, voire parental. Je disais que c'est la sincérité que je retiendrais le plus de cette lecture. Car elle est permanente. Beaucoup de choses sont avouées, parfois avec plus ou moins de grâce. Depuis la mise sous antidépresseurs d'un enfant de 8 ans juste parce qu'il est différent, à un homme qui, 30 ou 40 ans plus tard, sait à peine qui il est... Dans cette démarche de sincérité, l'auteur ne se montre pas toujours sous son meilleur angle et l'on pourrait presque lui en vouloir sur son comportement parental par exemple... sauf que l'on se dit "et si j'étais né en 17 à... Bref, et si j'avais été lui ?

Si j'avais été lui, je ne sais pas si j'aurais osé évoquer ma vie sexuelle, et surtout dans ces termes crus, qui m'ont gênée, tant ils tranchaient avec la délicatesse, le soin, et le rythme portés au style. Oui, pourtant pas prude, j'ai parfois été choquée. En même temps, l'auteur restait fidèle à sa démarche de sincérité. Aucune délicatesse dans ces moments là, alors pourquoi en mettre dans les mots ?

Grégoire Delacourt déroule donc le ruban de ces 40 premières années de vie, ainsi que celle de sa famille... Et rien n'est un long fleuve tranquille. Il y a les épreuves, les séparations, les maladies, la vieillesse, les traditions familiales qui s'éteignent, la mort, la maladie mentale. Mais jamais de pathos, ce livre se lit facilement, reste divertissant, parfois drôle, et très instructif aussi. Car ensuite, commence la carrière de publicitaire de l'auteur, qui, pas à pas (heu, plutôt grands les pas !), va atteindre des sommets. Vous n'imaginez pas le nombre de pubs ou de slogans qui circulent dans votre tête et qui sortent de la sienne. Intéressant et passionnant de voir l'évolution d'une telle carrière, de connaître un peu l'envers du décors et surtout, le processus de création, le déclic qui donne un slogan qui entrera dans l'Histoire ! Il est aussi très amusant de se remémorer les petits et les grands événements de ces 40 dernières années, que ce soit l'avènement du TGV ou la mort de Jim Morrisson etc... Bref, de retrouver des points de repères dans le temps et nos propres vies.

Enfin et surtout, mise à part la sincérité qui décrit cet ouvrage, on peut dire que ce roman est un magnifique témoignage sur l'Amour, la tendresse et la dévotion. D'un fils pour ses parents, pour son frère, sa soeur, d'une femme pour son mari, d'un mari pour sa femme, malgré tout.

Une lecture et une écriture délicieuse et émouvante, et un livre désormais parsemé de petites croix dans la marge ! Des mots peuvent détruire, mais d'autres peuvent sauver en étant bien moins nombreux... Vraiment superbe, je ne sais comment le dire autrement. Aucun slogan ne me vient en tête.... Si je vais tourner ma phrase autrement, pour une campagne pour l'amour  et contre la solitude :

 

Ce ne sont pas les mots les plus longs, ni les plus nombreux, qui sauvent. Pensez y en regardant autour de vous ! (GB)

 

  Et dans deux jours, ici même, une interview exclusive de l'auteur !

 

 

L'avis de Sylire 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 18 Janvier 2013

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Roman - Editions Léo Scheer - 125 pages - 18 €

 

 

 

Parution le 16 janvier 2013

 

 

 

L'histoire : La narratrice évoque sa mère, avec la tendresse que celle ci n'a jamais eu vraiment à son égard, avec des mots plus doux que ceux qu'elle a reçu. Mouche', c'est le surnom de cette vieille femme, n'a pas été épargnée par la vie, mais l'auteur manie un humour qui repousse le pathos. 

 

 

 

 

 

 

Tentation : Gilles Paris

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Il est des livres qui n'ont pas de chance, qui n'arrivent pas chez nous au bon moment sans doute. Mouche' a débarqué chez moi peu avant les fêtes, époque où l'on court partout avant de passer quelque temps en famille et de lire... en pointillé. C'est le sort qu'a subi Mouche' chez moi, malgré sa faible épaisseur, je n'ai pu le lire d'une traite. Est-ce la raison pour laquelle je n'ai jamais vraiment pénétré dans l'intime de cette famille et que les personnages ne sont restés que des personnages, et non comme des gens que j'ai l'impression de connaitre, d'aimer ou d'être à force de les lire. Les débuts m'ont pourtant semblés prometteurs, et c'est armée de mon crayon à papier que j'ai entamé et annoté de petites croix dans la marge ce roman. Hélas, les pagesne m'ont pas apporté de fil conducteur, ni d'ordre chronologique, malgré un arbre généalogique un peu trop complet qui me perdait en route... avec une impression que tout partait dans tous les sens, que trop de sujets étaient vite avortés, et les portraits inachevés. Finalement, dans mes souvenirs de ce livre que j'ai terminé il y a deux jours (chronique écrite le 26/12), le personnage principal ne m'est pas parue être Mouche' mais la narratrice, comme si celle ci, voulant rendre hommage à sa mère, s'en éloignait et s'octroyait la place que Mouche' ne semble pas lui avoir laissée en temps voulu... même si l'on peut en comprendre le "pourquoi" en partie. Mais là, je me tairai, car chaque roman garde ses soupçons de surprise et de révélation... ou d'événement déclencheur.

Par contre, je reconnais que Marie Lebey possède une sacrée plume, bien agréable à lire, et maitrise l'humour à bon escient, ce qui évite le pathos et apporte tout de même des sourires mérités et une admiration pour ce rythme et cette écriture que je trouve très enviable. Alors si vous aimez les bonnes plumes et que, dans ce genre de sujet, vous êtes prêts à oublier une certaine Delphine, cette Mouche' pourra sans doute vous séduire.

 

 

Ce roman entre dans le cadre de ce challenge, catégorie "Nom, Surnom"

 

     

 

                                                                                            

  L'irrégulière a beaucoup aimé 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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