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Publié le 4 Juin 2018

Roman - Editions Gallimard - 224 pages - 19 €

 

Parution le 22 mars 2018

 

L'histoire : Antoine Duris, trentenaire, débarque à Paris et postule comme gardien de Musée à Orsay, pour devenir invisible, taiseux et mystérieux aux yeux des autres. Mais surtout, Antoine se tourne vers la beauté, et notamment vers un portrait de Jeanne Hébuterne de Modigliani, dont il a la chance d'être le gardien.

Pourtant, quelques semaines plus tôt, Antoine Duris était encore un éminent prof des Beaux-Art de Lyon. Quel traumatisme l'a poussé à changer ainsi de vie ? 

 

Tentation : Ma fanitude envers l'auteur !

Fournisseur : Bib N°1

 

 

Mon humble avis : Ce livre est sans doute le plus grave, dramatique et remuant roman de Foenkinos qu'il m'ait été donné de lire (A part Charlotte, mais qui était une biographie historique). Et pourtant, il est aussi celui qui me déroute le plus car il ne correspond pas à ce que J'attendais de l'un de mes auteurs fétiches. Je me réjouis toujours d'entamer un Foenkinos car je sais que je vais y trouver humour, situations, personnages aussi banals que singuliers, dialogues décalés et une certaine légèreté couvrant des propos profonds. Sous une certaine causticité, Foenkinos dévoile toujours un océan de tendresse, de douceur et de bienveillance. En résumé, j'ai toujours aimé l'aspect divertissant de l'oeuvre de mon chouchou. Sauf qu'avec Vers la beauté, David Foenkinos nous propose une véritable tragédie. Certes, on ne peut reprocher à un auteur, ou à tout autre artiste d'ailleurs, de vouloir se renouveler et explorer d'autres horizons. Il n'empêche, me voilà déroutée !

D'autant plus que la première partie, l'arrivée d'Antoine sur Paris et au Musée D'Orsay, est tout à fait fidèle à ce que j'aime chez l'auteur. Le personnage est curieux, fantasque malgré sa détresse apparente qui n'est alors pas du tout expliquée. On peut donc tout imaginer, même l'excentricité ou la singularité.Certaines situations et dialogues mènent à rire.

La deuxième partie paraît d'avoir aucun lien avec la première, si ce n'est son personnage principal commun : Antoine Duris. Mais il m'a semblé lire une banale histoire de rupture amoureuse, alors que pour moi, Foenkinos ne rime jamais avec banal justement.

La troisième partie met en scène Camille, ses terreurs, ses angoisses, son mal -être, et ses tentatives de reconstruction par son amour de l'art et ses velléités artistiques. Je ne donnerai aucun autre détail sur le destin de Camille pour ne pas déflorer l'histoire. Mais cette partie est terrible, bouleversante, dramatique et hélas, très actuelle et véridique.

La quatrième est courte et fait globalement office de conclusion à ce roman qui traite du traumatisme, de la culpabilité, de la violence humaine, de la destruction d'un être et de la reconstruction par la beauté, à savoir ici : l'art.

Outre le fait que cette lecture m'a déroutée, je suis aussi sceptique sur le choix de l'ordre de ses parties... L'arrivée d'Antoine sur Paris étant en fait ultérieure à l'histoire de Camille et ressemblant donc à du Foenkinos, je l'ai lu comme telle, enfin, comme j'ai lu récemment Le Mystère Henri Pick. La construction de l'oeuvre ne m'a pas permis de comprendre le désarroi d'Antoine,, de le prendre au sérieux quelque part. Je l'ai donc conçu au premier abord comme un personnage "farce". Je mets des guillemets car ce genre de personnage, dans les romans de l'auteur, a toujours bien des choses à nous dire sur nous, notre monde, nos déceptions, nos relations etc. En fait, Foenkinos nous parle souvent des "petits" drames de la vie de chacun. Ici, nous sommes dans l'ignominie.

Evidemment Vers la beauté se lit facilement et se révèle puissant quant à son sujet, mais voilà, le roman m'a paru un peu trop désordonné pour révéler pleinement cette puissance que l'on sent comme prisonnière de la construction. Elle aurait pu exploser si le romancier n'avait pas choisi cette formule d'aller-retour dans le temps. Vers la beauté est donc un Foenkinos tout à fait différent des autres, qui peut surprendre les officionados de ce fait, mais aussi conquérir les récalcitrants à l'auteur.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 24 Mai 2018

Roman - Editions Audiolib - 7h59 d'écoute - 22.90 €

 

Parution d'origine en août 2017 chez Grasset

 

L'histoire : Il s'appelle Michel. Son épouse vient de décéder d'un cancer. Alors, il largue tout et retourne sur sa terre d'origine, faite de corons et de terrils, le Pas de Calais. Quand il n'était encore presque qu'un enfant, son père lui avait écrit, comme un testament : "Venge nous de la mine". Hanté par le décès de Jo, son frère mineur, mort en ouvrier, depuis des années, Michel part donc le venger et qu'enfin payent tous ceux qui n'ont jamais été punis pour leurs crimes.

 

Tentation : Le sujet / La région

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Par ce roman, Sorj Chalandon revient sur le drame de décembre 1974, qui vit périr 42 mineurs de fond dans un coup de grisou, dans le bassin minier du Pas-de- Calais à Liévin. 42 mineurs de la fausse 3 à Saint Amé, morts pour rien, par négligence de la sécurité dans les houillères. Parmi les victimes, Jojo (Joseph), le frère aîné de Michel, le personnage principal de cette histoire, qui mêle roman et Histoire... Histoire pour nous autres européens, mais présent pour nombre de pays africains ou asiatiques.

Cette oeuvre est avant tout un formidable hommage à ces hommes qui descendaient au centre de la terre pour en extraire le charbon, dans des conditions de vie et de travail que l'on oserait peut-être plus imaginer maintenant. Hommage aussi aux familles, femmes et enfants, de ses travailleurs forçats aux poumons silicosés et quelque part, à une région toute entière, ma région d'origine, même si j'ai grandi loin des mines et que mon arbre généalogique ne s'en est jamais approché ! 

La vie dans les Corons et le travail dans les mines sont extrêmement bien détaillés, à force de mots qui frappent et de phrases qui pénètrent. Le style Chalandon en fait ! Et une obsession récurrente chez l'auteur : écrire pour ne pas oublier, ou pour sortir de l'oubli.

Le texte, narré à la première personne du singulier, est bien sûr magnifique, d'une écriture on ne peut plus maîtrisée et adaptée au sujet. Parfois poétique, souvent rageuse... Mais, parce qu'il y a un "mais" dans mon ressenti, tellement mélancolique et triste, comme un ciel gris du nord. J'ai eu du mal à comprendre cette obsession de vengeance de la part de Michel 40 ans après les faits, même si, évidemment, cela construit la trame romanesque du livre. Alors une lassitude s'est installée en moi, comme de plus en plus souvent lorsque je lis des histoires qui disent "je suis malheureux, je l'ai toujours été, depuis l'enfance je suis traumatisé". Bref, je ne trouve plus autant de plaisir dans la lecture de roman à l'atmosphère étouffante, où la beauté est dans la souffrance mélancolique. Je préfère désormais, en littérature, une autre beauté, celle qui éblouit.

Et puis et puis...Arrive le dernier quart de mon audiolecture.... Et là, gros bouleversement, retournement de situation ô combien inattendu, rebondissement que je pense aucun des nombreux lecteurs de ce livre n'a pu imaginer.

Et là, on se dit, cette histoire n'est pas qu'une complainte, c'est un roman parfaitement construit.  On se dit que ce n'est pas un journaliste qui écrit Le jour d'avant, mais bien un écrivain, un pur écrivain.

Et au-delà du vibrant témoignage sur une époque et une profession, Le jour d'avant est surtout une histoire sur la culpabilité et l'image que l'on se crée d'une réalité pour que celle-ci devienne plus supportable. Roman bien entendu grandiose, mais qui laisse trop de place à l'accablement à mes yeux, où plutôt à mes oreilles, puisqu'il s'est agi pour moi d'une lecture audio pour en faire un coup de coeur !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 16 Mai 2018

Roman - Editons Audiolib - 4h04 d'écoute - 19€90

 

Parution d'origine chez Julliard en janvier 2017

L'histoire : Philippe, auteur célèbre est en interview dans le hall d'un grand hôtel bordelais. Il remarque alors un jeune homme vers qui il s'élance. Ce jeune homme lui fait tant penser à Thomas, son premier vrai et grand amour, alors qu'il était au lycée. L'auteur revient sur cette époque et ses émois.

 

Tentation : Envie d'approfondir l'auteur Philippe Besson.

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : "Arrête avec tes mensonges", c'est ainsi que la mère du jeune Philippe s'adressait à lui pour lui signifier "Arrête avec tes histoires". C'est un peu sur cette phrase que commence ce roman, ce qui, évidemment donne lieu à quelques réflexions intéressantes sur l'écriture et la création littéraire, puisque bien sûr, Philippe n'a jamais cessé d'inventer des histoires au point d'en faire son métier !

Arrêtes avec tes mensonges, c'est aussi tout ce que l'on cache dans sa vie au point de se la gâcher, de se la pourrir et de moisir avec. Ce que l'on dissimule par honte, par gêne, pour ne pas décevoir, pour ne pas sortir du rang, pour ne pas être rejeté, moqué, bref, pour être comme tout le monde. Les mensonges sont donc nos mois intérieurs et profonds que l'on tait à jamais au point de n'être jamais soi.

Ici, il s'agit de l'homosexualité, que le narrateur découvre au lycée. Il y a fort à penser que ce récit est hautement autobiographique, puisque l'auteur Philippe Besson ne cache pas son orientation sexuelle. Bien évidemment, l'ouverture d'esprit de l'époque (les années 80) était à mille lieues de l'actuelle, même si celle-ci est encore à mille lieues de ce qu'elle devrait être. Mais précisons que "Arrête avec tes mensonges" est avant tout une histoire d'amour enfouie, avortée, mais jamais oubliée non plus.

Philippe Besson est un homme que j'adore écouter lors de ses passages télévisés. Il s'exprime de façon habitée, captivante et passionnante, tant dans la forme que dans le fond. Il en est de même pour ses écrits (ce roman est le deuxième, et pas le dernier que je lis de lui). Les mots claques, les phrases accrochent et l'ensemble reste tout à fait fluide et résonne de justesse.

Mais à mes yeux, ce roman a quelque chose de trop mélancolique, et cette mélancolie est encore accentuée par la lecture qui en est faite, assez monocorde. Certes, j'ai aimé me replonger dans les années 80 et de la culture d'alors (musicales en autres), années qui sont celle de ma jeunesse. Mais j'avoue que dans mes lectures, les premiers émois amoureux me touchent de moins en moins et que certaines scènes assez crues de ce récit m'ont mises mal à l'aise. Je me serais passée de certaines descriptions qui pour moi, n'apporte rien à l'émotion ni à la qualité littéraire de ce roman.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 10 Mai 2018

Roman - Editions Audiolib - 5h04 d'écoute - 20 €

 

Parution d'origine en mai 2017 chez Grasset

 

L'histoire : Trois femmes, trois continents, trois combats vers la liberté.

En Inde, Smita est une intouchable.

Giulia, Sicilienne, doit reprendre l'entreprise familiale ruinée.

Au Canada, Sarah, brillante avocate apprend qu'elle est atteinte d'une grave maladie.

Le destin de ses trois femmes se tresse et va les unir, sans qu'elles ne se connaissent, sans qu'elles en aient réellement conscience.

 

Tentation : Le "tapage" autour de ce roman

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Si vous n'avez pas vécu sur une autre planète, l'été dernier, vous n'avez pu échapper à ce roman. Dans la presse, sur les blogs, dans les vitrines des libraires, sur les serviettes de plage, ce livre était partout ! Suffisant pour que je me penche sur son cas... D'autant plus que la version audio figurait à ma bib N°3, la grande bib de Rennes, qui propose plein de nouveautés... Pour mon plus grand bonheur !

Le destin de trois femmes s'entrelace dans ces pages, chapitre après chapitre. Le lien qui les unit ne sera révélé qu'en toute fin, même si l'on peut le deviner quelque temps avant. Mais ce n'est pas bien grave. Ce lien est aussi infiniment petit qu'il est grand... Puisqu'il va de l'intime à la mondialisation. Et il représente bien, mais de façon originale, le fonctionnement du monde que nous ignorons parce que nous courons s'en réfléchir, submergés de tout que nous sommes.

L'histoire de Smita l'intouchable m'a particulièrement touchée. Son métier est de vider les latrines des riches. Elle vit donc de et dans la merde, comme sa mère avant elle etc... Smita refuse que sa fille ait le même avenir, souhaite la faire entrer à l'école... Mais là aussi, ça fille restera ce qu'elle est, une intouchable. Alors, Smita fuira son village avec sa fille. Destination.... (c'est dans le roman !). Smita est bouleversante et nous rappelle, dans notre petit confort d'occidentaux, qu'il est un pays puissant où subsiste encore ce révoltant système des castes, de façon légales, ancestrales, culturelles etc...

Sarah au Canada est tout aussi poignante. Brillante avocate, comme toute femme et ce toujours au XXIème siècle, elle doit tripler les efforts pour convaincre, garder sa place, concilier travail et vie de famille. Sachant que pour réussir dans son métier, sa vie de famille doit être invisible et n'avoir aucune conséquence sur sa profession. Et lorsqu'elle apprend qu'elle est atteinte d'un cancer, son monde s'écroulera... Sarah est un exemple éloquent qui prouve que pour rester dans la course, il faut être parfait, et que le monde du travail est intraitable et sans pitié quand la maladie pointe le bout de son nez, sous prétexte de représentation et de rentabilité.

Ces deux femmes sont brillamment interprétées par les lectrices. Giulia, la sicilienne, le fut beaucoup moins à mon oreille, et c'est sans doute pour cela que son personnage m'a laissée un peu plus de glace. En effet, ses chapitres sont lus avec une sorte d'urgence qui fragilise l'émotion qui pourrait émaner de cette jeune femme. Guilia reste tout de même attachante dans l'énergie qu'elle déploie pour sauver l'entreprise familiale de la ruine. Pour cela, elle doit se montrer inventive et surtout, elle doit convaincre son entourage de sortir de la tradition. Dure mission pour elle dans une Sicile où la femme se doit être soumise et de rester à sa place.

En relisant ce billet, je me rends compte que La Tresse est donc avant tout un roman sur la place de la femme dans la société à l'heure actuelle, et des efforts qu'elle doit déployer pour  s'en sortir, l'atteindre et/ou s'y maintenir.

C'est une lecture agréable, facile, divertissante mais pas que... Même si les sujets abordés auraient mérité un peu plus d'approfondissement, ils offrent tout de même aux lecteurs de beaux thèmes de réflexion et de prise de conscience sur notre époque, qui semble encore bien empêtrée dans le passé.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 8 Mai 2018

Roman - Editions Audiolib - 4h07 d'écoute - 18.50 €

 

Parution d'origine en janvier 2018 chez J.C Lattès

 

L'histoire : Hélène, professeure principale au collège, remarque le comportement étrange de Théo, son état de fatigabilité permanent. Mais elle semble être bien la seule à s'en soucier.  Théo lui rappelle elle-même, dans sa jeunesse, quand elle subissait les coups de son père. Aussi, pour Hélène, le "cas" Théo devient une obsession, qui lui fera dépasser certaines limites de l'administration scolaire.

 

Tentation : LE nouveau Delphine de Vigan pardi !

Fournisseur : Audible, merci pour le partenariat !

 

 

Mon humble avis : Les loyautés est un roman choral, ou s'expriment à la première personne du singulier les personnages adultes, et où un narrateur prend la parole quand les chapitres concernent les enfants.

Théo est fils de divorcés, garde alternée. Les deux parents n'échangent plus une parole. Il entraîne son ami Mathis sur une mauvaise pente. La mère de Mathis sent son mariage vaciller et son fils glisser là où il ne faut pas.

Hélène, professeur principale des deux ados, s'inquiète du mal être de Théo. Elle soupçonne un cas de maltraitance, mais n'est guère aidée par l'administration scolaire dans ses démarches.

Nous l'apprendrons au fil de pages, mais Théo ne subit pas de maltraitance. Son "problème" est tout autre, mais témoigne bien d'une grande détresse humaine, que personne ne prend en compte, que personne n'imagine, qu'il est seul à gérer, comme il peut. Aussi, il recherche l'évasion, pour oublier...

Ce nouveau roman de Delphine de Vigan est sombre (en même temps, on éclate jamais de rire dans les romans de Delphine de Vigan !) sobre, efficace et sacrément remuant. Il invite chacun d'entre nous à être responsable de notre prochain, de notre voisin, d'une détresse qui peut croiser notre chemin et que nous serons peut-être seuls à détecter.

Les loyautés qui donnent le titre au roman.... La loyauté peut être salvatrice comme destructrice. La loyauté envers nous-mêmes, ce que nous fûmes, ce que nous sommes, nos idéaux, nos combats... La loyauté envers les autres, c'est la fidélité, ne pas trahir un secret, ne pas dénoncer l'insupportable aussi... Il est aussi question de la loyauté envers le système et les lois... pas toujours conçus pour être efficace devant une détresse.

Dans ce roman, chaque personnage est mu ou enfermer par ses loyautés. La prof envers son élève, le fils envers son père, la mère envers son fils, l'ado envers son copain...

Evidemment, on peut compter sur la sensibilité de l'auteure et sur sa plume reconnue de tous pour décrire toutes ses situations intimes avec une délicatesse et une justesse remarquable. Delphine de Vigan sait mettre des mots là où d'autres ne les trouvent pas. Il est question de couple et de l'après-couple (et de cette haine destructrice où les enfants sont oubliés... et victime), d'amitié, d'amour maternel et filial.

Un roman coup de poing sur des sujets on ne peut plus contemporains, hélas...

 

Livre lu en partenariat avec AUDIBLE, site de téléchargement légal de livres audios, avec un abonnement mensuel possible dès 9 €90  et des livres audios en exclusivité !

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 26 Avril 2018

Roman - Editions Albin Michel - 126 pages - 13.50 €

 

Parution le 26 mars 2018 (Nouveauté)

 

L'histoire : A 9 ans, lors d'une réunion familiale, Eric tombe amoureux de ... Chopin. Sa tante ne vient-elle pas d'en jouer une interprétation magnifique. Il se met alors à étudier le piano. Mais Chopin ne s'offre pas à qui veut. Dès années plus tard, étudiant à Paris, Eric se met en tête de reprendre son apprentissage pour, faute de bien jouer Chopin, au moins le jouer mieux... Il rencontre alors Madame Pylinska, une professeur de piano aux méthodes quelque peu particulières, voire surprenantes.

 

Tentation : Un Schmitt ne se refuse jamais

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi !

 

 

Mon humble avis : Quel délicieux roman, si doux qu'il se déguste et non se dévore. Et qui donne à réfléchir sur comment l'on appréhende la musique, comment on l'apprécie, comment on la connaît, comment on la vit, comment on la ressent.

Madame Pylinska et le secret de Chopin a de quoi ravir un grand nombre de lecteurs...

Les mélomanes bien sûr (ou pour commencer). Puisque dans ces pages, il est question des plus grands compositeurs de tous les temps, Brahms, Bach, Mozart entre autre et bien sûr Chopin. Madame Pylinska offre à son élève Eric (et aux lecteurs évidemment) de belles leçons sur les oeuvres respectives de ces grands maîtres. Comment ils composaient, pourquoi ? Que transmet leurs musiquent, que transpirent-elles, que disent-elles de leurs créateurs ? En quoi se différencient-elles les unes des autres ? Tout cela, Madame Pylinska le dit avec une verve bien à elle, teintée de poésie, de passion, d'enthousiasme proche de la transe.

Les musiciens ensuite ! Les pianistes et les autres ! Car je pense que l'exigence, les méthodes peu académiques et les conseils de Madame Pylinska s'adaptent et peuvent s'adresser à tout autre instrument. Avant de vouloir mieux jouer (faute de bien jouer, ce qui aux yeux de Madame Pylisnka relève de la prétention, il faut savoir voir l'infiniment petit, fragile et subtile, percevoir, observer, écouter, aimer. Pour cela, le meilleur terrain d'apprentissage est la nature... Et non le tabouret devant le piano. Je n'en dis pas plus, histoire de laisser planer un certain mystère..

Les fans d'Eric-Emmanuel Schmitt enfin ! J'adore ! Sa simplicité, son humilité, sa fantaisie, son humour, sa délicatesse. Un style qui parait simple mais qui est à chaque phrase mesuré. Une écriture qui coule toute seule en douceur, comme l'eau d'un ruisseau. Point de violence, point de vulgarité, point d'auto-apitoiement ni de détails ou de longueurs inutiles. D'autres auteurs qui se seraient frottés à une telle histoire auraient sans doute allongé leur roman de quelques centaines pages. Ici, Eric-Emmanuel Schmitt livre tout ce qu'il y a à dire en 126 pages... Qui de ce fait, ne tombent pas dans la rengaine, ne s'encombre pas d'intermèdes, gardent la même rythmique et n'endorment pas le lecteur.

Et évidemment, ce roman ravira aussi tout lecteur potentiel de toutes ces qualités que je viens de citer. Nul besoin donc d'être mélomane, musicien ou Schmittien pour apprécier cette lecture qui est avant tout tout public et parfaitement divertissante.

Pour tout avouer, je ne connais rien à la musique classique, qui n'a pas encore trouvé place dans ma playlist. Peut-être... un jour viendra. Mais à l'heure actuelle, je suis incapable de différencier une oeuvre de Mozart, de Beethoven ou de Schumann. Je ne reconnais que Verdi et ses quatre saisons grâce aux musiques d'attente de multiples répondeurs téléphoniques ! Et pourtant, je me suis régalée de cette histoire. Et lorsque le jour viendra, grâce à ce livre dans lequel je me replongerai alors, je serai mieux armée pour appréhender ces classiques. Armée de sens et non de savoir encyclopédiques.

Mais attention, certes, il est question ici de Chopin et des classiques, mais c'est une ode à la musique que nous offre Eric-Emmanuel Schmitt. La musique est un meuble à plusieurs tiroirs, c'est bien connu. Aussi, Schmitt nous propose donc, quelque part, d'écouter la musique autrement.

 

PS : Le personnage de Tante Aimée m'a beaucoup touchée... Feindre l'extravagance pour rester dans la discrétion... Mais une fois encore, je n'en dis pas plus.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Avril 2018

Roman - Editions Albin Michel - 217 pages - 19 €

 

Parution le 28 mars 2018 : Nouveauté !

 

L'histoire : Chloé, le trentaine, est la médium la plus réputé du pays. Elle est consulté par le monde entier, autant pour des broutilles que pour des décisions militaires auprès de l'OTAN. Mais son don, elle le doit en fait à l'esprit d'Albert Einstein qui l'habite depuis vingt-cinq ans.

Mais un jour, alors que Chloé frôle le burn out, elle se voit quitté par son coloc cérébral. Chloé ne voit plus rien, n'entend plus rien.

Où est donc passé Albert ? Chez Zac, garçon de café au chômage et apiculteur passionné mais désespéré.

Ils vont donc devoir cohabiter tous deux, enfin, tous les 3 avec Albert, le temps de trouver... une solution ? Une vérité ?

Tentation : Pourquoi pas ?!

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi !

 

 

Mon humble avis : J'ai perdu Albert est un roman qui se dévore, qui donne du peps, qui amuse, qui divertit. Bref, il y règne une bonne ambiance entre le "feel good" et la comédie romantique. Mais pas que... Ce serait trop simple et "trop vite vendu".

Pour bien appréhender cette lecture, débarrassez-vous de votre esprit cartésien et terre à terre car l'idée de départ du roman dépasse le rocambolesque ! Mais la sauce prend bien vite et toute l'histoire est bien liée, bref, ça tient autant la route que le lecteur en haleine.

Imaginez tout de même l'étrangeté dans lequel vous emmène ce roman... Une jeune femme est riche et célèbre parce qu'elle est médium. Sauf que peu le savent, son don lui vient de l'esprit d'Albert Einstein qui squatte son cerveau depuis son adolescence.  Sauf qu'un jour, Albert Einstein la déserte et s'installe dans celui de Zac.

Evidemment, cette histoire est peuplée d'humour, de rebondissements, de cynisme sur notre époque, de quiproquos et de cocasserie. Tout cela est l'enveloppe du dessin de Didier van Cauwelaert. Car manifestement, l'auteur a d'autres objectifs que celui de juste nous divertir avec son dernier roman.

En effet, les sujets à réflexions autant globales que personnelles fleurissent bien vite... Du plus léger au plus sérieux : comment vit-on lorsque l'on possède un don proche du paranormal dans un monde le plus souvent sceptique ? Quel est le poids qui pèse sur les épaules de ses personnes, lorsque leur don de médium incite à des choix et des décisions qui peuvent être autant bénins que considérables ? Comment vivre quand vous êtes systématiquement sollicités pour votre don... Et que vous voyez des choses qui ne sont pas bonnes à dire ? Voilà pour les réflexions les plus légères...

Mais ce roman permet aussi de s'interroger sur nos choix de vie, ou les non choix lorsque l'on possède un don qui peut changer le monde, l'améliorer et peut être le sauver. En voyant moins loin, il est question de nos propres choix et de la place que l'on laisse à l'influence des autres pour diriger notre vie.

Enfin, Didier van Cauwelaert rend ici un magnifique hommage à Albert Einstein, qu'il dépoussière. Il revient sur sa vie personnelle, sur quelques-unes de ces théories, sur sa vie et les événement historiques qui ont fait de lui un être autant adulé que renié par ses paires scientifiques et même suspecté d'espionnage... alors que la véracité de ses théories, même les plus inquiétantes, se vérifient encore chaque jour dans notre monde décadent. Ici, l'auteur se penche sur le sort des abeilles...En effet, Albert n'a-t-il pas annoncé, de son vivant :"Le jour où les abeilles disparaîtrons, l'homme n'aura plus que quatre années à vivre".

Bref, encore un roman dont on se délecte à la lecture, et qui remet certaines choses en bonne place dans notre esprit !

 

PS : Le 12 septembre sort au ciné une adaptation du film avec Stéphane Plaza, Julie Ferrier, Josiane Balasko et Bernard Le Coq !
 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 14 Avril 2018

Roman - Editions Thélème - 6h10 d'écoute - 21 €

Parution d'origine en janvier 2015

 

L'histoire : Après des années d'absence, Lucine revient à Port au Prince, pour y annoncer le décès de sa soeur. Elle sent très vite que sa place est là, qu'elle ne quittera plus cette ville, quitte à laisser ses neveux à la charge de son autre soeur.

Mais la terre tremble, détruit tout ou presque, et redistribue les cartes de la vie.

 

Tentation ; Envie de l'atmosphère haïtienne

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Cela faisait un bail que je n'avais pas lu de roman de Laurent Gaudé, même si mes souvenirs étaient excellents. Et puis je n'ai pas résisté à ce titre et sa 4ème de couv', qui se sont transformés en moi comme une invitation à vivre une certaine Haïti, ses habitants, ses rites et croyances.

Hélas, à moult reprises, j'ai manqué interrompre l'invitation, tant cette histoire me pesait sans me pénétrer. Je ne me suis jamais installée dans cette histoire et j'ai même eu franchement du mal à considérer comme telle. Je ne me suis pas repérée dans les lieux, ni dans les personnages (à 2 ou 3 exceptions près, mais les liens qui les unissent me sont restés nébuleux le plus souvent), ni dans le temps. Et sur la fin, j'étais encore plus perdue dans les dimensions temporelles qui semblent être proposées : qui est vivant, qui est en transe,  qui est âme flottante, qui danse, qui est mort ? Bref, il semble que je n'ai pas saisi grand-chose à ce que Laurent Gaudé souhaite transmettre dans cette oeuvre.

J'ai tout de même poursuivi mon écoute parce que des avis lus sur le net m'ont "rassurée", en y évoquant une deuxième partie bouleversante puis une troisième. J'y ai vu l'espoir d'un nouveau souffle, d'un renouvellement du rythme. Sauf que non... La deuxième partie, qui évoque le tremblement de terre et les heures qui ont suivi m'a remuée oui, mais elle est si courte. Quant à la troisième, elle m'a vu attendre la fin avec impatience.

Et pourtant, il y a tout de même deux points qui m'ont charmée. La lecture et la voix de Pauline Huruguen : si douce, si apaisante, si envoûtante. La langue et les mots sont très beaux aussi, soignés, qui donnent presque à sentir et à ressentir. Mais presque, car Danser les ombres m'a globalement laissée de marbre. A la lecture des avis élogieux sur ce roman, je me dis que celui-ci n'était juste pas fait pour moi... Sans doute trop métaphysique, trop symbolique.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 27 Mars 2018

Roman - Editions Plon - 416 pages - 18.90 €

 

Parution le 22 février 2018 (Nouveauté)

 

L'histoire : Trois ado : Dylan, Lana, Kevin... A la dérive, en grand danger, perdus, ignorés, maltraités ou harcelés et agressés. Bref, en perdition et sans avenir.

Mais il y a l'Académie des âmes abîmées... ou l'institut. Un étrange centre, comme une école secrète et particulière, les extrait de leur non-vie et les accueille.. Pour aider à se reconstruire, et ce, en leur offrant tout ce dont ces jeunes ont besoin : confiance, instruction et même toutes les "armes" dont ils ont ou auront besoin pour se défendre, aujourd'hui ou demain, dans le monde qui est le nôtre.

 

 

Tentation : L'auteur

Fournisseur : Les éditions Plon, merci pour l'envoi !

 

 

Mon humble avis : Je préviens tout de suite... Même si le sujet paraît et est dur quelque part, ce roman est résolument positif et réconfortant. Il distille un sentiment de foi en l'être humain, d'espérance et de bienveillance qui fait qu'une fois entamé le livre et parvenu à cette académie, on n'a plus envie d'en partir !

L'académie des âmes abîmées est, me semble-t-il, une lecture qui peut aussi bien convenir aux grands adolescents qu'aux adultes. Il s'inscrit viscéralement dans notre époque, à travers les histoires des trois ado dont nous suivons le sauvetage et le retour à la vie à travers ces pages.

Lana est harcelée par une bande de mecs et a été violée par celle-ci, lors d'une tournante.

Dylan est séquestré et battu par son père.

Kevin s'est fourvoyé dans un réseau islamiste qui prévoit l'envoyer en Syrie.

Tous les trois seront sauvés et recueillis par l'académie. L'académie, c'est une école dirigée par deux hommes qui se sont donnés pour mission dans la vie de sauver des enfants et ados, de les réarmer pour faire face à la vie, de les remettre sur les rails.

Un grand domaine avec château, c'est là que se trouve l'académie et où vivent ces ados et leurs professeurs. Ils y apprennent la vie en communauté, le respect des règles et de l'autre, la bienveillance, l'amour, le réconfort. Ils y reçoivent des soins si besoin et une instruction scolaire. D'autres cours, sont prévu pour leur apprendre à se défendre des autres : psychologiquement, ou physiquement. Et surtout, ces jeunes trouvent une famille, une tribu, un sentiment d'appartenance dont chacun à besoin.

Certains lecteurs ont trouvé une ressemblance avec l'école d'Harry Potter. Bon, Potter, ce n'est pas ma came, mais j'ai un peu retrouvé dans ce livre l'ambiance de l'école du Professeur Xavier dans les X.Men. Un lieu qui reçoit des gens différents, rejetés ou ignorés par le système et qui leur permet de s'épanouir, de guérir de leur passé ou du moins de l'apprivoiser, et surtout, de trouver en eux leurs dons, de développer leurs capacités. Mais j'ai interrogé Thierry Cohen pour savoir si cette ressemblance était voulue... Elle est de fait fortuite. Ici, par de super pouvoir, mais de gros moyens tous liés à l'entre-aide.

Cette académie fait un bien fou autant auprès de ses résidents... que de ses lecteurs. Tout n'y est que bienveillance, conseil, amitié, absence de jugement, entre-aide, humanité, empathie, courage, sans non plus suivre la politique de l'autruche face au monde extérieur et actuel. L'académie ne se contente pas de réparer les ados abîmés, elle s'occupe également de l'environnement qui a amené ses jeunes dans une situation de non-retour.

Ce n'est pas une deuxième chance qui est offert à ces jeunes, mais quelque part, une nouvelle vie, comme s'ils pouvaient repartir de zéro, mais sans glisser leur passé sous le tapis.

L'écriture est très fluide, les chapitres courts s'enchaînent et nous entraînent même vers un suspense insoutenable. Les personnages sont si attachants... que j'aimerais les retrouver dans un deuxième tome.

Alors, si vous avez besoin de bienveillance, d'humanité et d'espoir en un monde meilleur, partez à la rencontre des résidents de cette académie. Si votre âme est abîmée, l'institut vous réconfortera. Si vous êtes au summum du bonheur et du bien-être, l'académie et ses aventures vous distrairont comme on l'attend d'un bon bouquin. Car pas de pathos, juste de la positive attitude ! De la renaissance !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 22 Mars 2018

Roman - Editions Audible - 5h12 d'écoute - 16€99.

 

Parution d'origine :Août 2016

L'histoire : la narratrice Elisabeth, sexagénaire, décide d'organiser une fête de printemps avec amis et voisins de son immeuble de la banlieue parisienne. Parmi eux, Lino et Lydie, qui habitent juste au-dessus. Lydie est une femme fantaisiste et idéaliste. Lino entretient une relation courtoise, amicale avec Elisabeth. Les préparatifs, la soirée se déroulent sans incidents. Ce n'est que quelques heures plus tard que l'accident, le drame se produit...

 

Tentation : Pourquoi pas ?!

Fournisseur : Bib N°2

 

 

Mon humble avis : Babylone a reçu le prix Renaudot en 2016. Euh... je ne figurais pas dans le jury !

Malgré quelques qualités indéniables, ce roman ne m'a pas franchement plu, et j'ai plutôt l'impression de l'avoir subi. Pourtant, celui-ci est très bien écrit, la plume et agréable sans point ampoulée et la lecture qui en est faite par Hélène Vincent est juste parfaite.

Le postulat de départ est intéressant également. Cette histoire de fête de printemps entre amis / voisins qui ne se connaissent pas forcément, le drame qui en découle (je n'en dirai pas plus, autant qu'il vous reste quelques surprises si vous vous lancez dans ce livre- méfiez-vous de certains avis qui en disent bien plus que la quatrième de couv, et donc beaucoup trop), et surtout, les réactions plus que surprenantes qui suivront, de la part des protagonistes principaux : Elisabeth, son mari Pierre et le voisin Lino. Plus que surprenantes, ces réactions s'approchent de l'ubuesque. Mais après tout, qu'en savons-nous ? Comment réagirions-nous en pareille situation ?

Le problème que j'ai rencontré dans ce livre c'est que pour le résumer, je ne parlerais pas forcément de l'histoire mais ne dirais qu'un seul mot : DIGRESSIF ou DIGRESSIONS, c'est comme vous voulez. En fait, il faut déjà passer une bonne moitié du roman pour parvenir à cette fameuse soirée. Parce qu'auparavant, tout n'est que "portraits" de personnages où descriptions de situations passées et que tout ceci semble finalement n'avoir que très peu d'impact- voire aucun-  sur l'action principale de ce roman. En fait, il faut un temps qui parait interminable pour enfin comprendre que l'on va parvenir à une véritable histoire. Et même lorsque celle-ci débute enfin, chaque petit pas qui l'a fait avancer est encore une fois prétexte à de longues digressions.

Et pourtant, sur différents sites d'avis, ceux donnés sur Babylone varient de "excellent" à "stupéfiant de platitude".

S'il n'y avait eu que la colonne qui se veut vertébrale de ce roman, cela aurait pu me plaire car vraiment originale. Mais c'est comme si Yasmina Reza passait en détails tous les os du corps, jusqu'au plus petit et insignifiant, pour pratiquement ignorer les vertèbres.

Ou alors... je n'ai rien compris... Ce qui est aussi une possibilité ! D'ailleurs, je ne m'explique même pas le choix du titre ni sa signification !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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