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Publié le 19 Septembre 2016

Afficher l'image d'origineRoman - Editions Albin Michel - 421 pages - 22 €

 

Parution le 30 août 2016 - Rentrée Littéraire

 

L'histoire : Charleroi, Belgique, de nos jours. Augustin, squatter qui se rêvent journaliste, squatte la nuit et effectue un stage non rémunéré au journal Demain. Augustin est insignifiant, voire transparent aux yeux des autres. Jusqu'au jour où il assiste à un attentat à la sortie d'une messe où il voit tout, même l'invisible. Car Augustin possède un don, celui de voir les morts (anges ou démons) qui accompagnent leurs vivants.

Sachant cela, la juge le somme d'enquêter sur le ou les coupables de toute cette violence : Dieu, ou les Hommes ?

 

Tentation : E.E.S est l'un de mes auteurs fêtiches !

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi !

 

 

 

 

Mon humble avis : Il me semble (à moins que la mémoire me fasse défaut), que c'est la première fois que je sors sans enthousiasme débordant d'un livre d'Eric Emmanuel Schmitt.  Certes, cette lecture est globalement plaisante - malgré quelques longueurs - fluide et spirituellement enrichissante et intéressante.

L'intention de cette histoire est on ne peut plus louable, mais le procédé narratif, quelque peu inhabituel, m'a déstabilisée, voire égarée par moment. Même si la fin du roman justifie justement ce procédé, je ne suis pas convaincue, car il m'a semblé y avoir un réel décalage avec le Schmitt que j'apprécie. J'aime être surprise par un auteur, mais être désorientée à ce point m'a par moment déplu. Des personnages farfelus, un peu trop de démagogie, des répétitions dans les propos d'Augustin, le narrateur, des situations peu vraisemblables, et pour cause sans doute, mais bon, je ne peux trop rentrer dans les détails et justifier mes propos sous peine de spoiler les dernières pages.

De fait, il m'a fallu une centaine de pages avant d'entrer dans l'histoire et de m'approcher de ce que je cherchais dans cette oeuvre. Schmitt aime écrire des romans "lumière et miroir". Lumière pour éclaircir le lecteur, miroir pour que celui-ci s'y retrouve. Avec l'Homme qui voyait à travers les visages (soit dit en passant, je trouve le titre très mal choisi), nous sommes, selon moi, surtout dans le roman lumière.

Qui nous inspire dans la vie, jusqu'où va notre libre arbitre, qui pense, écrit, agit à travers nous. Voilà l'une des questions essentielles développées ici.

Mais surtout, qui est responsable de la violence contemporaine générée au nom de Dieu ? Dieu lui-même, les hommes, Dieu à travers les hommes ou vice et versa ? Pour répondre à cela, Schmitt nous propose une rencontre avec Dieu himself lors d'un long dialogue mené par Augustin. Et l'originalité est qu'Augustin interviewe Dieu en tant qu'auteur de 3 livres : l'Ancien Testament, le Nouveau Testament et le Coran. Cette partie est réellement passionnante et permet de réfléchir à l'évolution des religions au cours des siècles, leurs points communs et les différentes lectures qui sont faites de ces trois livres, avec les conséquences que l'on connaît hélas. Bien sûr, on peut compter ici sur l'érudition d'Eric Emmanuel Schmitt pour nous captiver et nous inciter à s'interroger sur le christianisme ou l'islamisme qu'il y a en chacun de nous, que l'on soit croyant ou athée mais humaniste. Personnellement, cela m'a permis de discerner encore plus la lecture que certains de mon entourage font du nouveau testament et d'en constater encore plus les contradictions dans la pratique.

Dieu a mal à l'homme, car l'homme lit et interprète mal ses livres !

Autre petit détail sympa, Eric Emmanuel Schmitt se met en scène dans cette histoire, dans son propre rôle d'écrivain. Qui plus est, il nous invite dans sa demeure proche de Charleroi, notamment dans son salon tapissé de... livres, évidemment.

Conclusion donc : oui, dans le fond, bof dans la forme !

 

challenge12016br

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 7 Septembre 2016

Afficher l'image d'origineRoman - Editions Albin Michel - 188 pages - 16.90 €

 

Parution le 17 août 2016 : Rentrée Littéraire !

 

L'histoire : Rive droite, nait Déodat, un enfant dont la laideur contraste avec son intelligence précose. Rive gauche nait Trémière, une fillet dont la beauté n'efface pas la stupidité. Leurs destins se rejoindront -ils ?

 

 

Tentation : Mon fascination pour Amélie pardit !

Fournisseur : Ma CB pardit !

 

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Ah, le roman que j'attends toute l'année, sans le guetter puisque l'on connait parfaitement sa date de sortie, ou, à quelques jours près, sa période d'éclosion !

Comme il y a quelques années avec Barbe Bleue, cette fois-ci, mon auteure fétiche remet au goût du jour le conte de Perrault éponyme. Elle en donne sa version, avec son style bien particulier, reconnaissable entre mille.

A travers ce conte, Amélie Nothomb revient sur un sujet récurrent dans sa littérature : la hideur face à la toute beauté. Deux apparences opposées mais qui ont un point commun : elles isolent celle ou celui qui la porte. D'un côté, c'est le rejet et de l'autre, la jalousie et le préjugé de la bêtise inhérente à la beauté.

Même si Amélie Nothomb actualise le conte, il règne dans ce livre un sentiment délicieux d'atemporalité, de magie, renforcé par l'entourage familial peu orthodoxe des deux enfants. Bien entendu, la légèreté affichée dans certains propos et dans le style est un trompe l'oeil, mais l'humour et la tendresse de l'écrivaine envers ses personnages sont eux bien réels. Car bien sûr, Amélie ne juge pas aussi sévèrement ses personnages que le font les autres protagonistes du roman. Bien au contraire, entre les lignes, on comprend bien que Trémière n'est pas si sotte que cela, qu'elle possède sa propre forme d'intelligence, une intelligence bien plus essentielle que celle qui s'étale ou saute aux yeux. L'intelligence de soi, et le sens des autres.

Dans chacun de ses romans, Amélie dévoile toujours une partie d'elle-même. Cette fois-ci, nous apprenons sa passion, son amour, sa fascination pour les oiseaux, puisque Déodat deviendra ornithologue.

Comme d'habitude, on retrouve ici des prénoms "Nothomb made", du vocabulaire inusité par ailleurs. Comme d'habitude, je me suis régalée de cette lecture, même si, je l'avoue, Amélie m'a déjà emmenée plus haut !

 

challenge12016br

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 31 Août 2016

Afficher l'image d'origineRoman - Editions Léo Scheer - 226 pages - 17 €

 

Parution le 24 août 2016 : Rentrée Littéraire.

 

L'histoire : Vincent, trentenaire parisien, écrivaillon et journaliste peu ambitieux, se morfond dans une vie sans saveur. Jusqu'au jour où, au hasard des rencontres, il fait la connaissance d'Emmanuel, puis de Lia... Tous les trois décident alors une nouvelle trajectoire de vie : une vie où l'on reste vertical là où tout le monde se couche sous les dictacts contemporains.

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi !

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Premier roman de la rentrée littéraire pour moi, et premier roman tout court ! Très prometteur d'ailleurs, car Romaric Sangars s'est lancé ici dans un projet audacieux, sans chercher la facilité et surtout, quelle plume ! Le style est vraiment soigné, et témoigne d'un français bien maitrisé, aimé passionnément ! Et ça, c'est très agréable à lire... et rassurant... sur la qualité littéraire française à venir !

J'ai terriblement apprécié ce roman dès les premières pages, tant je semblais m'y retrouver dans mes aspirations à une vie faite d'idéaux dans un monde qui serait moins marchand. Les discours pittoresques d'Emmanuel me captivaient, me réveillaient quelque part. Et Lia c'était un peu moi, un peu beaucoup, sauf pour la voix puisque quand je chante, les cris s'élèvent pour que je me taise.

J'ai vraiment cru que ce roman serait une ode à la verticalité, un vent d'optimisme. Hélas non. Ce n'est pas un reproche réel, juste une déception personnelle. Car comment en vouloir à Romaric Sangars, lui qui voit tant à travers de notre société contemporaine et qui, dans ce roman, lui reste fidèle. Oui, il y a cela de magistral dans les verticaux, c'est la vision décryptée de notre époque et l'analyse des faits et des évolutions historiques qui nous ont menés à nos sociétés délétères. Ce qui était admirable, preuve d'honneur à l'époque de la chevalerie est considéré maintenant comme criminel alors que tout tue maintenant, les mots, les images, les réseaux. 

Les verticaux est donc très intéressant à lire, on a envie d'intervenir dans les dialogues pour les enrichir de nos points de vue et les partager avec les personnages. Par contre, attention, cette histoire n'est pas à proprement parlé distrayante. Très dense, pleine de réflexions analytiques sur notre économie de marcher et les rapports autant sociaux qu'amoureux, certains passages s'apparentent presque à la dissertation de philo et incitent à la réflexion personnelle, ou, en tout cas à disséquer les théories proposées pour les trouver subtiles, y adhérer "en toute connaissance de cause" ou les réfuter. Ce roman demande donc une certaine concentration.... et un crayon à papier pour faire des croix dans la marge (ce que je n'ai pas fait, hélas), tant ces pages fourmillent de citations qui seraient à retenir !

Par contre, et voilà pourquoi je ne mets que 3 pattes de chats malgré mon admiration pour le travail de l'auteur... Certains personnages m'ont quelque peu déçue dans leur façon de faire face, de retrouver la verticalité. J'espérais d'eux plus de ferveur, de fantaisie, de passion, et un réel changement de vie et de comportement suite à la décision de demeurer vertical. Le narrateur, notamment.

 

challenge12016br

Nous sommes quelques-uns à ne pas nous résoudre à ce que tout tourne vide. A traquer la verticalité. De vraies vocations, de vraies cibles, et la vie comme élan pur entre les deux.

Les verticaux

Montre moi où tu as mis ta vie ?

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 15 Août 2016

Roman - Editions Livre de Poche - 251 pages - 6.90 €

 

Parution en poche en janvier 2016

 

L'histoire : Kolia assiste à l'enterrement de sa grand-mère. C'est alors qu'il réalise que les générations passent et sont vite oubliées, qu'il ne sait rien de ses arrières grand-parents, de leur vie, de leur époque. Alors, il entreprend de rédiger une lettre pour Anna, qui sans doute, sera son arrière petite-fille dans quelques décennies. Il lui raconte qui il est par des bribes de souvenirs du plus futile au plus subtile, souvenirs tous témoins d'une époque.

 

tentation : Mon amie Marie Hélène 

Fournisseur : Kdo de mon amie Marie Hélène

 

 

 

Mon humble avis : Enorme coup de coeur pour ce roman ! Le genre de roman que j'aimerais écrire. Qui plus est, j'ai la matière (des souvenirs, une époque) mais pas le talent !

Ce livre est aussi doux que son titre, même si parfois, les souvenirs évoqués sont tristes évidemment. Comme lorsqu'il s'agit du décès d'un copain de lycée.

Ce qui a rendu particulièrement magique cette lecture, c'est que l'auteur et moi sommes de la même génération ! Nous avons grandi dans les années 80. Aussi, nous avons écouté les mêmes musiques, vus les mêmes films, avons été témoins des mêmes événements internationaux marquants Alors les souvenirs de Nicolas Delesalle sont très proches des miens, voire parfois identiques, même pour les plus intimes ou délicats. Comme par exemple, l'herbe coupée. Je garde mois même un souvenir très précis, la sensation et l'odeur délicieuse de l'herbe coupée au printemps, quand les fenêtres commencent à s'ouvrir etc. Il y a aussi les trajets en voiture familiale pour les départs en vacances. Comme chez moi, 3 enfants derrières + un chien + le père qui fume toute vitre fermée !

Nicolas Delesalle évoque encore bien d'autres réminiscences de son enfance, de sa jeunesse ! Les profs qui donnent envie d'apprendre, le premier choc littéraire, la révélation du clip Thriller, la première communion tant attendue et la déception devant le zéro effet du corps du Christ, les premières fusées artisanales fabriquées avec un copain, les premiers émois amoureux, le premier baiser... et quel baiser ! Jamais de ma vie je n'ai lu un aussi beau baiser, si bien détaillé et expliqué par mille et une métaphores toutes plus douces et délicates les unes que les autres ! Il y a bien sûr les soupes "passées" par Maman, la première rupture amoureuse, puis, plus tard, la naissance de 2 enfants. J'en passe et des plus inattendus, ou des plus communs où chacun se retrouve.

Tout cela est écrit avec un style magnifique, parsemé d'un délicieux humour et d'une poésie exquise. Ce roman est un bijou, qui se lit comme on suit le lit d'une rivière tranquille. Un énorme coup de coeur ! Je ne sais pas à quand remonte un tel enthousiasme de lecture chez moi, c'est peu dire ! Alors vous aussi, plonger vous dans ce Parfum d'herbe coupée !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 19 Juillet 2016

Afficher l'image d'origineRoman - Editions Grasset - 316 pages -19.00 €

 

Parution le 19 août 2015 (Rentrée littéraire)

 

L'histoire : Le narrateur (alias l'auteur), devenu adulte, raconte son enfance. Sa vie entre ses deux parents, l'école, l'époque (années 50 - 60). Mais surtout, la mythomanie, la paranoïa et la violence de son père envers lui. Et le silence et la soumission de sa mère, même lorsque les coups pleuvaient. Puis sa vie d'adulte jusqu'au décès de son père, en 2011.

 

Tentation : Chalandon incontournable

Fournisseur : Ma CB

 

 

 

 

 

Mon humble avis : La rentrée littéraire 2016 approche à grands pas alors que je n'ai même pas encore lu mes romans de celle de 2015. En fait, depuis octobre et mon achat, je reporte constamment la lecture de cette "Profession du père", tant je reste "traumatisée" par ma lecture du Quatrième mur, qui m'avait laissée exsangue, tant l'atmosphère du livre était suffocante et dure (la guerre du Liban).

Avec Profession du père, le sujet n'est guère plus "joyeux", l'ambiance pourrait être étouffante, mais le style employé par Sorj Chalandon sauve le lecteur de l'asphyxie.

L'histoire se déroule souvent dans un petit appartement clos, aux volets fermés, qui ne reçoit jamais de visite. Un appartement où l'on vit en fonction de l'humeur du père, craignant toujours une "explosion". Mais c'est Emile qui conte son enfance, alors, il y a toujours l'innocence et la naïveté infantile, alors le climat s'en trouve un peu allégé. Faussement allégé bien sûr, car c'est une tragédie qui se déroule sous nos yeux. Emile à l'imagination et l'innocence de son âge et pourtant, sous les coups ce son père, il ne vit déjà plus dans l'enfance.

André le père souffre de mythomanie et de paranoïa pathologiques, mais jamais diagnostiquées. Ni même par la mère qui subit elle aussi les délires et l'irascibilité de son mari sans se poser de question, sans se rebeller. Soumise.

André s'invente mille et une vies, mille et une professions alors qu'il passe la majeur partie de son temps à la maison, au lit ou parfois, dans la carrosserie automobile d'un "ami". Alors, à chaque rentrée scolaire, le jeune Emile s'interroge pour remplir la case du dossier scolaire : profession du père : champion de judo, parachutiste, compagnon de la résistance, ami intime de de Gaulle, pasteur etc... Jusqu'au jour où son père lui "avoue" qu'il est espion pour l'OAS et la CIA (je tais les moult arguments du père pour que son fils le crois). Alors Emile croit son père et cet énième mensonge, se croit lui aussi membre de l'OAS, recrute un camarade de classe et prévois, pour faire plaisir à son père, de tuer de Gaulle en 1961... 

Si les circonstances n'étaient pas aussi dramatiques, on pourrait rire de certaines situations, de certains quiproquos, de certaines réflexions d'enfants et du regard de celui-ci sur son "rôle" dans l'OAS etc. Mais tout ce que vit Emile dépasse l'entendement...

Et l'on ne rit pas. Dans profession du père, Sorj Chalandon quitte les grands conflits de l'Histoire (après l'Irlande, le Liban) et nous fait vivre une guerre familiale, jamais vraiment déclarée, et finalement reconnue uniquement par le fils. Violence physique et mentale, manipulation, tyrannie paternelle, humiliations domestiques, voilà le quotidien d'Emile enfant, puis d'Emile adulte, même si celui-ci vit sa propre vie, la plus éloignée possible de ses parents destructeurs. Le roman s'ouvre par les funérailles du père, alors on sait dès le début ce qu'il en est. Mais, au fil des pages, on ne peut qu'être glacé par ce que vit le jeune Emile, puis le moins jeune, et admiratif devant le chemin et la reconstruction personnels réalisés. Car oui, l'on se demande à chaque page : mais comment grandir, se construire, se reconstruire, survivre et trouver un équilibre après tout cela ? Comment redevenir "normal" ?

Les situations ubuesques et le style magistrale de Chalandon permettent aussi au lecteur de survivre à cette lecture, et si celle-ci restera à jamais gravée dans ma mémoire.

Alors, toute mon admiration pour l'auteur et ce livre qu'il est parvenu à extirper de sa mémoire et de son âme, et toute mon admiration à Sorj Chalandon pour l'Homme qu'il est devenu.

A lire, évidemment... Et pour info, Profession du père sort en format poche fin août.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 5 Juillet 2016

Roman - Editions Mazarine - 198 pages - 15 €Afficher l'image d'origine

 

Parution le 15 juin 2016 (Nouveauté !)

 

L'histoire : "Un beau" matin, Ivana, la trentaine, se fait larguer par Baptiste, après 8 ans de vie commune. La voici de nouveau sur le marché des célibataires, avec plus de rides qu'avant, plus de kilos, plus de désillusions.

Mais avec Ivana, après le chagrin, c'est très vite "action / réaction". Club de sport, Weight Watcher et inscription sur le site de rencontres "Be my boy"... Elle n'est pas au bout de ses surprises. Heureusement, elle a du ressort notre Ivana, de la répartie et une bonne bande de copines !

 

Tentation : L'auteur

Fournisseur : Les éditions Mazarine, merci pour l'envoi !

 

 

 

Mon humble avis : Ce livre est le premier roman de Stéphanie Pélerin, plus connue dans la blogo littéraire sous le pseudo Stéphie, dont le blog est l'un des plus réputés et courus !

Pour moi, encore une lecture qui fait du bien, qui distrait, où l'on ne se prend pas la tête, qui se lit facilement. Mais pas que...

Déjà, cette histoire est bien écrite ! Le style est fluide, l'écriture soignée, dynamique et agréable, sans être ampoulée ! Pas de longueurs ni dans l'histoire, ni dans des descriptifs inutiles. Stéphanie Pélerin va droit au but, et c'est ce qu'il faut dans ce type de bouquin, idéal pour l'été. Mesdames, Mesdemoiselles, que vous soyez jeune ou plus tout à fait, jolie ou pas, célibataire longue durée, récente ou en devenir, lisez ce livre dans un train, dans un aérogare, sur la plage. Laissez trainer distraitement cette jolie couverture sur votre serviette de plage, elle pourra être une invitation, un message où une interrogation pour ceux qui se tordront le coup pour la déchiffrer ! Qui sait, vous rencontrerez peut-être l'âme-soeur grâce à ce roman.

Messieurs, vous pouvez aussi vous plonger dans ce roman, vous y découvrirez tout ce qu'il ne faut pas faire pour "pécho" une nana respectueusement et ainsi, vous avez toutes les chances de dire enfin adieu à votre goujaterie !

Car, évidemment, au-delà d'un roman aux apparences légères, Stéphanie Pélerin décortique notre société actuelle, ses dictats (minceur, beauté...), ses moyens de communication (ah, la joie des sites de rencontres) qui mènent souvent à de sacrées déconvenues, ses préjugés qui ont la dent dure (aux yeux de certains hommes, une femme qui porte une robe une robe à un rendez-vous veut forcément baiser) et ses poncifs (une femme qui assume sa sexualité et qui en profite) est forcément une salope !

Bref, Ivana est une jeune femme de notre époque, libérée et autonome, dans la jungle parisienne. Entre doutes et assurance, elle nous montre bien que même si nous sommes en 2016, être libérée et autonome n'est pas si facile que ça, et, hélas, pas encore toujours bien vu. Je ne connais pas personnellement Stéphanie Pélerin, mis à part via son blog et via Facebook, mais cette histoire sonne tellement vrai que je ne serais pas étonnée qu'il y ait pas mal de vécu dedans. En tous cas, de mon côté, je me suis souvent retrouvée dans le personnage d'Ivana. Quelle que soit notre "problématique" et notre situation matrimoniale, Ivana nous dit : "Non, vous n'êtes pas seules" !

A noter, Stéphanie Pélerin est aussi prof de Français dans un collège parisien, aussi, dans la première partie de ce roman, nous découvrons aussi les us et coutumes de l'Education Nationale Parisienne.

Les situations cocasses et /ou désespérantes se multiplient, l'humour et l'autodérision ne sont jamais longtemps absent, aussi, je le répète (Presque) jeune (presque) jolie (de nouveau) célibataire a tout pour être le roman féminin de l'été !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 30 Juin 2016

Afficher l'image d'origineRoman SF - Editions Folio SF - 318 pages - 8.20 €

 

Parution en 2007

 

L'histoire : Rush Island en 2037. Depuis 20 ans, la loi Bradbury interdit toute image : photo, film, vidéo. La photographie est nocive, le cinéma rend fou et la télévision est l'opium du peuple. Quand il y a interdiction, il y a forcément marché noir. Mais la brigade de l'oeil est là pour faire respecter la loi. La sentence : toute personne surprise avec une photo ou un film se fait automatiquement crever les yeux sur place par une méthode des plus abjectes. Et bien sûr, toute photo ou dérivé de photo est immédiatement brûlé...

 

Tentation : La 4ème de couv

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

 

 

Mon humble avis : Il est plus que rare que je m'aventure dans la Science-Fiction ! A tort bien sûr, mais aussi par manque de temps ! Car si j'ouvre durablement ma curiosité à ce genre littéraire, je ne m'en sortirai plus ! D'ailleurs, ici, on est plus dans l'anticipation que dans la SF, et j'aime encore mieux.

En fait, j'ai adoré ce bouquin qui m'a captivée ! Alors pourquoi pas 5 pattes et un coup de coeur ? Parce que la fin m'a déçue, mais elle n'est pas essentielle au roman. Mais aussi parce que je style ne m'a pas toujours plus. En effet, je préfère mille fois la ponctuation à des phrases interminables à la conjonction de coordination "et". Voilà, c'est dit, ce sont les seuls reproches que j'adresse à ce livre.

Guillaume Guéraud a su parfaitement exploité cette idée de société où l'image est interdite. Idée qui n'est hélas pas loin d'une certaine réalité, puisque nombre de pays despotiques pratiquent la censure à haute dose. Ici, nous sommes sur une île, où les frontières sont fermées dans les deux sens. Quelques indices laissent supposer que nous pourrions être à Taïwan.

Depuis 20 ans, toute image, toute photo, toute vidéo, tout film, tout dessin est interdit. Cela va depuis l'absence de télévision, aux journaux sans illustrations, à tout art visuel ou pictural, aux foyers sans photos de famille, aux pièces d'identité sans portrait etc... Et bien sûr, la répression est sanglante pour tout criminel contrevenant à la loi : la cécité immédiate par de cruels moyens sur la place publique. Et bien sûr, personne n'est à l'abri d'une dénonciation...

Tout au long du roman, nous suivons parallèlement un haut gradé de cette brigade de l'oeil, et Kao, un adolescent trafiquant (de photos !). Guillaume Guéraud est très fort car il parvient à mettre le doute chez le lecteur. Et oui, il m'est arrivé parfois de trouver cette loi pas si idiote que cela, l'absence d'image évitant ainsi la consommation à outrance et redirigeant les concitoyens vers les bibliothèques. L'image est une vérité individuelle d'une personne au moment T. C'est la multitude d'images qui fait la vérité collective. Mais l'image, c'est aussi le partage, un oeil plus large, un souvenir, LE Souvenir de l'Histoire, le témoignage, la culture, l'évasion, une autre vision des choses.

Bref, ce roman passionnant offre un bel "outil" de réflexion sur l'usage et le rôle de l'image dans nos sociétés. C'est aussi un superbe hommage au cinéma, le 7ème art ! Et bien sûr, le portrait d'une dictature dont aucun pays n'est à l'abri.

Ce roman a presque 10 ans, et force est de constater qu'il est on ne peut plus contemporain quand on "regarde" les infos et l'usage qui est fait de l'image pour des propagandes monstrueuses qui mènent au pire. Je ne cite pas avec précision ces propagandes dont je parle, histoire que "mes mots clés" ne fassent pas perdre le temps de notre Sécurité Intérieure.

La Brigade de l'oeil, une lecture que je vous conseille sans modération, malgré mes tout petits bémols.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 15 Juin 2016

Afficher l'image d'origineRoman Historique - Editions Audiolib - 11h d'écoute - 23.30 €

 

Parution en 2011

 

4ème de couv : Alexandrie : joyau d’un empire qu’Antoine et Cléopâtre, l’Imperator et la Reine des Rois, vont entraîner dans leur chute.
Le couple mythique avait deux jumeaux magnifiques, Hélios et Séléné (en grec Soleil et Lune), cadets de Césarion, fils de César, et ainés du fragile Ptolémée. Petits princes élevés dans la pourpre et l’encens du Quartier-Royal, « cité interdite » d’Alexandrie, ils étaient si jeunes lorsque la ville tomba…
Tous, tôt ou tard, seront massacrés par les Romains, sauf Séléné : prisonnière en terre étrangère, elle vivra pour venger ses frères et faire survivre dans le monde des vainqueurs la lignée des vaincus.

 

Lu par Valérie Lemaître

 

Tentation : Ma curiosité !

Fournisseur : La bib'

 

 

Mon humble avis : Voilà déjà plusieurs semaines que j'ai achevé cette écoute, alors mon humble avis risque d'être assez succinct !

De l'Egypte antique, je ne sais pas grand-chose, pour cause de mémoire percée, car j'ai déjà eu la chance de visiter Karnak et Louxor.  De Cléopâtre, je n'avais que l'image donnée par les films Astérix et Obélix de cette dernière décennie. Alors, ce roman avait toutes les chances de combler un trou béant dans mon inculture. 

Suite à ma lecture, ce trou n'est pas comblé, j'y ai juste jeté quelques pelletés de sable. Ce n'est pas la faute du roman, qui est franchement très bien, mais à ma nature peu concentrée sur ce genre de lecture qui prend parfois des allures fastidieuses, à mes yeux.

Au début, j'ai trouvé ce roman passionnant, captivant ! Puis il s'est transformé en "intéressant" ! C'est déjà pas mal !

J'ai donc fait la connaissance de la petite famille recomposée de Cléopâtre. Mais surtout, j'ai eu une vue d'ensemble sur la vie dans les palais de l'Egypte antique et globalement, (là, c'est l'ex agent de voyages qui parle), du Bassin Méditerranéen. Luxe et luxure, mariages stratégiques. En fait, à l'époque, tout n'était que stratégies : politiques, militaires, maritime.

Bien sûr, même si je classe "Les enfants d'Alexandrie" comme un roman historique, il faut s'avoir que les grands faits historiques sont réels. Pour le reste, l'auteure, extrêmement bien documentée, a comblé les vides que l'Histoire a ignorés par son imagination. Imagination que Françoise Chandernagor n'a cependant pas laissée totalement libre, afin de respecter les us, coutumes et parlés de l'époque. Ainsi, le livre audio se termine par les explications de la romancière sur ses choix narratifs et linguistiques, afin autant de ne pas trahir l'Histoire, mais aussi de ne pas perdre le lecteur dans des termes, des situations géographiques et  des idiomes désuets et quasi intraduisibles pour correspondre à un roman "actuel". Ainsi, très peu de dialogues, des villes ou des régions nommées par leur nom actuel si le nom d'origine est trop éloigné phonétiquement de l'actuel... Des précautions que j'ai pu apprécié, même si, au final, cela ne m'a pas évité d'être perdue parmi la multitude de personnages (connus ou non) et des liens familiaux directs ou indirects !

Il n'empêche, Les Enfants d'Alexandrie est un roman instructif (sauf peut-être pour les puristes de l'Egyptologie), extrêmement bien écrit, et lumineusement interprété. Je ne regrette pas ma lecture, même si je ne garde de cette Egypte qu'une vue d'ensemble, tant ce roman est dense !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 13 Juin 2016

Afficher l'image d'origineRoman - Editions Mazarine - 352 pages - 18 €

 

Parution le 6 avril 2016

 

L'histoire : Jeune franco-américaine, Gemma sort tout juste d'une école de journalisme de Boston. Par l'intermédiaire de sa parisienne de mère, elle décroche un job à Paris, un job dont toutes les filles rêve : dans le show business. Dorénavant, le boulot de Gemma est de gérer les stars anglosaxones dans l'émission musicale phrare de la télé. Et bien figurez vous que Gemma n'est ni au bout de ses peines, ni de ses surprises !

 

tentation : Le pitch

Fournisseur : Les éditions Mazarine, merci pour l'envoi.

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Pile poil le genre d'histoire dont j'avais besoin en ce moment ! Enfin un livre que je me ne mets pas 3 semaines à achever.

Bien sûr, les lecteurs et lectrices qui recherchent de la littérature très littéraire passeront leur chemin. Si on ouvre ces pages, c'est que l'on recherche divertissement et distraction sans prise de tête. Et pour moi, objectif tout à fait atteint avec "N'oubliez pas de tomber amoureuse à Paris" !

Néanmoins, je regrette le titre, qui est pour moi mal choisi et loin du thème principal de l'intrigue. Je ne le trouve pas attirant et bien m'a pris de lire la 4ème de couv, sinon, je serai passée à côté des (mes)aventures de Gemma. Certes, le livre est assez Girly, mais pas du tout à l'eau de rose.

Derrière le pseudonyme "Mademoiselle Peppergreen" se cachent deux amies d'enfance. Et l'on comprend bien qu'elles gardent l'anonymat ! Car oui, ça "balance" bien dans ce bouquin où l'on sent le vécu !

Il y a un côté "le diable s'habille en Prada" dans ce roman. La chef de Gemma est aussi "sympathique" qu'Anne Hattaway et Gemma semble débarquer, comme Andréa d'une autre planète bien lointaine de ses congénères professionnels !

Pour Gemma, sa planète est Boston et la Californie... Alors, le show business français, elle n'y connait pas grand-chose. En fait rien car d'ailleurs, qui est "Jean-François Goldman" ? ! Bref, cela donne lieu à de drôles de quiproquos. A travers Gemma qui, quoique moitié française, découvre la vie parisienne, les auteures en profitent pour décortiquer les différences comportementales entre Américains et Français, jusque sur le lieu de travail. C'est intéressant.

Enfin et surtout, Gemma nous emmène avec elle dans les coulisses d'un grand show de variété télé. Et là, ce fut une sacrée découverte pour moi. Alors qu'à la télé, on voit entrer les stars toutes souriantes sur le plateau télé, on n'imagine pas l'enfer qu'elles ont fait vivre au monde entier autour d'elles. Caprice sur caprice, que la production n'a d'autres choix que d'accepter après moult négociations munies de gants et de pincettes, et sur la pointe des pieds. Et ça, c'est le rôle de Gemma : faire en sorte que les exigences farfelues des stars et celles de la production soient compatibles ! Bref, on tremble pour Gemma plus d'une fois, pauvre Gemma qui sort exsangue des primes en direct, quel que soit l'invité : Madonna, Beyoncé, Mariah Carey, l'exécrable "P.Diddy", bref, pour les stars internationales et nombrilistes, les termes "égo surdimensionné" semblent bien insignifiants. Et quand une star mondiale rencontre Johnny Halliday dans un ascenseur, et bien c'est assez cocasse.

Dire que dans ma jeunesse, je rêvais d'évoluer dans ce milieu professionnel là (mon rêve a tout de même dépassé l'ébauche puisque j'ai tout de même travailler pour la radio NRJ / Chérie FM à Lille et pour le 50ème Festival de Cannes, où je fus hôtesse), et bien j'ai drôlement bien fait de m'orienter vers des métiers bien plus terre à terre et moins superficiels ! (même si certains de mes clients n'avaient parfois rien à envier à certaines stars point de vue  comportement détestable !

Allez, faites-vous plaisir avec ce roman idéal pour cette période estivale !

 

PS : A noter, vous pouvez aussi suivre la play list de Gemma, détaillée en dernière page.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 1 Juin 2016

Afficher l'image d'origineAutobiographie - Editions Flammarion - 292 pages - 17 €

 

Parution le 11 mai 2016

 

Le sujet : Richard Bohringer, acteur populaire mais aussi auteur, revient sur sa vie. Depuis son enfance dans le Val d'Oise "Chez Mamie" jusqu'à sa récente maladie. En passant bien sûr par les 1001 rencontres de sa vie, et les dizaines de films tournés aux quatres coins du monde.

 

Tentation : j'aime l'acteur, l'homme et l'auteur !

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi !

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Un voyage en "Bohringie" ne ressemble à aucun autre. C'est une plongée presque apnéique dans un homme aux mille vies, aux milles joies, aux mille douleurs, aux mille colères, aux mille rêves. Il y a les milles visages qu'il a pris au cinéma, Docteur Jeckyll et Mister Hide en une même personne et Paulo, le double littéraire. Un homme brûlé à fleur de peau jusqu'à plein coeur et noyé par la vie.

C'est tout cela que Richard Bohringer raconte dans ce livre, de sa prose reconnaissable entre mille. Une vie divisée en 15 rounds, comme un match de boxe. Avec des K.O, des uppercuts, des coups de points, des combats victorieux, des coups de coude, des coups de mains, des coups de tête, des déséquilibres, des opportunités, des parades. Le piège de la drogue et beaucoup d'absorption : l'alcool. Des petits combats confidentiels et d'autres aux répercussions tonitruantes !

La vie d'ado sur mobylette, les petits larcins, les copains, la came, les rencontres, l'écriture, le théâtre, le cinéma, les enfants, les petits-enfants, la musique, la chanson. Tout au long de la vie, les potes et l'alcool.

Richard Bohringer est un homme qui n'aime pas petit, pas à moitié. Il aime grand et fort. Et il le dit. Dans ce livre, il nous propose un full contact avec lui-même, sans passer par Paulo, son double littéraire. Il se raconte, lui, les autres, ses films, le tout pour le meilleur et pour le pire, sans gants, sans tromperie.

Son écriture est comme une rose : il y a celle de l'aube couverte de rosée, celle qui bourgeonne, celle qui éclot, aves des épines et parfois sans. Inimitable, elle prend aux tripes et au coeur. Une écriture qui s'adresse au lecteur, qui interpelle le lecteur au sens premier du terme.

Les premiers rounds du livre ont des sujets et des époques bien définis. Ensuite, j'ai trouvé que cela se mélangeait un peu et se répétait souvent. Car Bohringer rend hommage aux gens qu'il a croisé, aimé, qui ont fait ce qu'il est devenu. Certaines de ses personnes sont connues du grand public, d'autres non et cela devient parfois lassant. J'ai trouvé par moment que cela prenait la forme d'une litanie sur "mon père d'adoption", "mon fils d'adoption", "mon frère d'adoption" etc. Mais cela fait partie du personnage entier Bohringer. J'ai aimé ces récits de tournage au bout du monde ou en Loire Atlantique. Par contre, là où j'ai été déçue, c'est que Richard Bohringer n'évoque pas du tout sa double nationalité Franco-Sénégalaise. De l'Afrique, il y en est question évidemment mais plus en généralité et comme "de loin". Je n'ai pas lu tous les livres de Bohringer, même si la plupart. Peut-être est-ce le sujet d'un autre bouquin ?

Alors, que vous dire pour conclure ? Bohringer, on aime ou l'on aime pas, il séduit ou énerve, touche, bouleverse ou laisse de glace. Moi, je suis de la première catégorie évidemment, alors à vous de voir !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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