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Publié le 23 Décembre 2010

Roman - Editions Folioplus Classiques - 193 pages - 4.50 €

 

 

Parution en 1959

 

 

L'histoire : Zazie, une enfant de douze ans aux manières délurées, arrive de sa province, impatiente de connaître le métro parisien.  Son oncle Gabriel l'attend à la gare et, à la grande déception de Zazie, lui annonce que le métro est fermé pour cause de grève et la jette directement dans un taxi conduit par son ami Charles : direction le café Turandot, au-dessus duquel il vit. Là, Zazie fait la connaissance de Marceline, la femme de Gabriel, et de divers personnages du café : Turandot, le tenancier, Mado P'tits-Pieds, la serveuse... Le lendemain, Zazie s'enfuit avec l'intention de découvrir le métro et découvre le marché aux puces, en compagnie d'un étrange personnage...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : La veille d'ouvrir ce livre, j'étais si impatiente de rencontrer cette fameuse Zazie, que j'imaginais chipie et malicieuse, et de la suivre dans sa découverte d'un nouveau monde ! 

 Erreur et horreur magistrales. La chute est violente et ma lecture devient un cauchemard et une corvée que je m'emploie stoïquement à achever, histoire de comprendre, et si jamais il y a finalement quelque chose à comprendre...

Zazie se révèle effrontée (pourquoi pas), vulgaire et limitée dans ses propos ("mon cul") et plutôt détestable. Un personnage qui se révèle presque secondaire, donc pas du tout fouillé, entouré par une multitude d'autres qui apparaissent, disparaissent sans que l'on comprenne et retienne qui est qui...  L'histoire n'est qu'une succession de scènes tellement farfelues qu'on baigne dans un non sens qui ne m'a même pas fait rire. Les descriptions sont entrecoupées par d'interminables dialogues qui n'ont ni queue ni tête, aucune logique apparente, qui passent du coq à l'âne et qui finissent en eau de boudin. 

Et que dire du style de l'auteur.... Là aussi, quelque chose m'échappe. Queneau écrit pratiquement phonétiquement,  c'est épuisant à lire.

Ex : Apprends-nous cexé (pour apprends-nous ce que s'est)... Tu le fais esprès... c'est hun cacocalo que j'veux et pas autt chose... un homme lui esplique...dacor, on ne sait jamais, sans xa en ait l'air...

 

Queneau n'hésite pas non plus à inventer des mots par le mélanges d'autres mots, et il use sans modération d'expressions pseudo argotiques qu'il met à sa sauce. Innombrables sont les astérisques qui, en bas de page, donnent la traduction et l'origine de l'invention de l'auteur. De guerre las, j'ai fini par ne plus les lire, me disant que j'arriverais ainsi plus vite au bout de mon calvaire de 19 stations, oups chapitres !

Et là, je suis perplexe. Peut-être n'ai je pas la culture pour apprécier cette oeuvre et d'éventuelles allusions qui s'y cacheraient ? En tout cas, je suis passée complètement à côté de ce livre et m'interroge vraiment sur la légitimité d'une telle renommée qui fait que ce livre est édité dans la collection Folioplus classiques... Si quelqu'un veut (ou peut) m'expliquer ou me démontrer le génie de "zazie dans le métro"... n'hésitez pas, juste en dessous du billet, cliquez et postez votre commentaire, vos explications ou impressions.

 

 

 

ABC

                                                                                                            Q

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 19 Décembre 2010

Roman - Editions Grasset - 297 pages - 19,80 €

Existe aussi en Poche 6.50 €

 

 

Parution en avril 2008

 

 

4ème de couv' : Parfois, il me semble que les femmes sont des tremplins vers le fabuleux. Écrivaines pour la plupart non pratiquantes, elles produisent de la prose intérieure destinée à tromper leurs déceptions et à soigner leurs rêves. Changent-elles de métier, d'amant ou d'opinion ? C'est d'abord une césure, un rebond de style, un chapitre qui se tourne. Adressent-elles une oeillade à un passant ? C'est un best-seller qui débute. Depuis mon plus jeune âge, je sais que chaque femme est un roman. Voici en quelque sorte mes études littéraires, blondes et brunes.

 

 

 

Tentation : Ma PAL (depuis plus de 2 ans )

Fournisseur : Ma PAL suite à un don de Bibliza  (merci !)

 

 

 

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 Mon humble avis : Quel point commun réunit la 9ème Symphonie de Beethoven et "Chaque femme est un roman" ? (je sais, je vais faire grincer des dents avec cette comparaison, mais c'est le fun qui compte !!!)

Un sous titre commun éventuel : L'hymne à la joie ! C'est en tout cas l'impression qui fut mienne durant ma lecture. Alors si le coeur vous en dit, lisez ce billet en musique en cliquant !

 

 

 Voici un  livre initiatique à la mode Jardin ! Un livre très drôle qui vous incite à ouvrir ou à fermer les yeux selon l'envie, un livre qui vous donne envie de sortir de vos carcans, d'ouvrir les portes à la fantaisie, de vous alléger des lourdeurs de la vie, des bienséances inutiles. Métamorphosez vous en observant les autres ! Interrogez la légitimité de votre propre fonctionnement ou de celui de votre entourage !Appliquez quelques consignes et vous verrez, la vie changera de couleur !  Bref, Alexandre Jardin vous propose un programme pour que l'allegresse soit de moins en moins invitée occasionnelle dans votre vie... et de plus en plus résidente permantente.

 

Pour cela, Alexandre Jardin dresse une savoureuse galerie de portraits hors du commun. Ces personnages hauts en couleurs et forts en caractère, des femmes qu'il a croisées ou avec qui il a partagé des moments de vie, ont, par leurs comportements, poussé l'auteur à s'interroger, à se façonner, à devenir ce qu'il est... n'est pas... où aimerait être... Ces femmes sont toutes trucculentes à leur façon. Les situations dans lesquelles elles sont entrées dans la vie de l'auteur et l'ont influencée sont souvent cocasses, parfois réalistes ou tragiques, amusantes ou sérieuses. Toutes sont mises en scène avec un brillantissime romanesque, digne de cet auteur à l'imaginaire débridé, à l'enthousiasme et à "l'utopisme" contagieux... Alexandre Jardin maîtrise toujours parfaitement l'art de rendre la vrai improbable et le faux probablement vrai. Il manipule son lecteur avec une telle dextérité que celui ci ne sait plus ce qu'il doit croire ! et prendre pour vérité !. Peu importe, le lecteur a envie d'y croire et accepte l'invitation de l'auteur : entrer dans une réalité où l'on choisit ce que l'on devient, même si le crédo est : no limite, rien d'impossible !

 

Le tout est servi par une écriture jubilatoire, soignée, exaltante, facétieuse. Tout au long de ma lecture, j'étais ébahie devant ces envolées littéraires et légères et je me disais : comme le français est délicieux, drôle, enivrant, chantant, théâtral quand il est manié avec tant de grandiloquence et d'audace... et de talent ! 

 

Ma concentration s'est légèrement érodée sur les dernières pages. C'est que l'on n'est plus habitué à autant de dynamisme et d'optimisme dans un livre et un tel afflux de ces qualités fatigue un peu, comme un grand bol d'air !

 

Ce livre euphorisant est donc à lire, of course ! Même s'il ne change pas la vie, il vous ouvre un 3ème oeil, celui qui permet de considérer la vie d'un autre angle et d'y croire, au moins le temps d'un livre !

 

 

ABC

                                                                J

 

 

Jules n'a pas du tout aimé, Canel pas beaucoup plus, et Amanda Meyre partage totalement mon enthousiasme !!!

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 15 Décembre 2010

 

Roman – Livre de poche (Albin Michel) – 343 pages – 6.50 €

 

Résumé : Le plus beau des rêves : Batir ailleurs une nouvelle humanité qui ne fasse plus les mêmes erreurs. Le plus beau des projets : Construire un vaisseau spatial de 32 km de long propulsé par la lumière et capable de faire voyager cette humanité pendant plus de 1000 ans dans les étoiles. La plus folle des ambitions : Réunir des pionniers idéalistes qui arrivent enfin à vivre ensemble en harmonie. Et au final la plus grande des surprises…

 

Tentateur : Pourquoi pas ? Réputation ?!

Fournisseur : Achat sur un salon du livre, présence de l'auteur.

 

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Mon humble avis : Voici pour info qui résume assez bien la situation, mon electrolecturogramme :

 

 

----Bon alors  ----                                                                                  pas con

 

                              Mouais                      Ah ?     Pourquoi pas

 

                                                                                                                                           Pfff         

   

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------   

 

                                                                                                                   Ah oui !

                                                                                             

                                                                                  C’est vrai !

 

                                          Pas mal

 

  On ne me le fait pas                             

 

 

 

En phrase maintenant… Au début, j’ai eu très peur et ai évité de peu l’abandon vers la quarantième page. Je pensais lire une farce, dont le style était digne d’une des meilleurs pastiches de Pascal Fioretto. Mais j’ai gardé le cap, me disant que si Bernard Werber rencontre un tel succès, c’est qu’il y a forcément quelque chose. En plus, l’homme mais plutôt sympathique lors de ses passages télé.

L’impression de lire un roman écrit par un petit garçon a l’imagination débordante a laissé place à un réel intérêt pour cette histoire qui se déroule sur plus de 1000 ans. Un savant fou et un milliardaire construise un bateau géant qui volera dans l’espace. Objectif, emmener 144 000 à travers l’espace pour sauver et réimplanter l’espèce humaine sur une autre planète qui sera atteinte au bout de 1250 années de voyage intergalactique. Le défi devient de recréer une société équilibrée, sans recommencer les erreurs du passé. Bernard Weber recommence donc le monde à zéro, en conservant les bénéfices de la connaissance du passé.

Et finalement, rien n’est simple. Coupé d’un environnement agressif ou miséreux, l’homme reste –t-il violent ? Lorsqu’il a tout ce dont il a besoin, se suffit il de cela ? Et la soif de pouvoir, qu’en est il ?

Bref, au fil des pages et des 1000 ans de voyages, des républiques succèdent aux anarchies ou au monarchie, la liberté se bat contre la dictature, les guerres suivent les moments de paix et ainsi de suite.

Tout ceci est l’occasion de s’interroger sur les valeurs intrinsèques de l’Homme, les difficultés de la vie communautaire etc… Bêtise et bonté humaines sont observées au microscope. Et franchement, c’est très bien fait, réaliste et utopiste à la fois. Complètement dingue à imaginer d’ailleurs et à mettre en scène ! Mais ça, c’est le boulot de Werber ! Le nôtre, c’est de lire. Et là, je dis dommage que le style et les dialogues qui surfent souvent sur la vague de la niaiserie m’aient tant « distraite » de la qualité humaine et romanesque indéniable de ce roman. Une fin qui est surprenante. D’ailleurs, est-ce vraiment une fin ? Et si Weber avait raison ? Sa théorie me plait bien mais est loin de me rassurer.

 

challenge ABC

 

                                                                                                            W

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 11 Décembre 2010

 

Roman - Editions Folio - 148 pages - 5.60 €

 

 

Résumé : "Le directeur a été très gentil avec moi le jour de mon embauche. J'ai eu la permission de gérer ma parfumerie toute seule. Ça marchait bien. Seulement, quand les premiers symptômes sont apparus, j'ai dû quitter la parfumerie. Ce n'était pas une histoire de décence ni rien ; c'est juste que tout devenait trop compliqué. Heureusement, j'ai rencontré Edgar, et Edgar, comme vous le savez, est devenu président de la République. C'était moi, l'égérie d'Edgar. Mais personne ne m'a reconnue. J'avais trop changé. Est-ce que j'avais raté la chance de ma vie ? En tout cas, je ne comprenais toujours pas très bien ce qui m'arrivait. C'était surtout ce bleu sous le sein droit qui m'inquiétait..."

 

 

Tentateur : Réputation et curiosité

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

 

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Mon humble avis  : Quiconque s’intéresse de près ou de loin à la littérature contemporaine a entendu parler de ce titre, roman à grand succès d’il y a quelques années.  L’histoire ne vous est certainement pas inconnue non plus : celle d’une femme qui, peu à peu se transforme en truie.

Longue à la détente, j’ai enfin lu ce livre intriguant. S’il est des auteurs qui font preuve d’une imagination débordante, Marie Darrieussecq en est, c’est indubitable. D’ailleurs, elle place très haut la barre de l’originalité pour ce premier roman, la suite n’a pas du être aisée.

L’écriture est soignée et moderne et ne verse pas dans la vulgarité alors que certaines scènes ne sont pas piquées des vers comme on dit. Mais c’est plus suggéré que réellement décrit. Dès le début, on sait où va nous mener l’auteur (la cause à la médiatisation de ce livre). Mais comment ? Cette question vous fait garder le livre en main jusqu’au bout. Malgré quelques passages repoussants, il faut avouer que le tout est rondement mené, que tout se tient, mais si cela dépasse les « limites de la borne » de toute notion cartésienne.

Ensuite vient la question du pourquoi ? C’est vrai, un livre délivre toujours plus ou moins un message ou autre. Là, chacun aura sa liberté de penser.  Mon interprétation de ce livre est multiple. Un conte à l’envers, où les grenouilles ne se transforment pas en princesse, mais les Cosette en truie. Dénonciation de la femme objet ?  Doigt pointé sur l’intolérance face à la différence physique,  la hideur (comme dirait notre amie Amélie N) ? Mise en scène de la partie animale que l’on a en chacun de nous ? Les conséquences physiques de notre émotionnel alors que la société est de plus en plus exigeante et ne tolère pas le laisser aller ? La difficulté d’être soi ???

A moins que ce ne soit qu’un délire de romancière. Quoiqu’il en soit, c’est gonflé et c’est bien fait.

 challenge ABC

                                                                                                           D

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 25 Novembre 2010

Roman - Editions de l'Olivier - 232 pages 18 €

 

 

Parution Aout 2010

 

Rentrée Littéraire Septembre 2010

 

 

L'histoire : Sarah apprend la mort de son frère Nathan. Elle est persuadée qu'il s'agit d'un suicide. Elle lâche prise, par sur le chemin de son frère... Ses pas la mène au Japon, en haut d'une falaise tristement réputée. Elle rencontre Natsume, un homme qui guettent pour que d'autres ne sautent pas. En "retrouvant" son frère Nathan, c'est sa propre vie que Sarah met en lumière.... Et c'est tout aussi douloureux.

 

 

 

 

 

 

 

Tentation : L'auteur, la blogo, les médias, la rentrée littéraire... Bref, plein de bonnes raisons

Fournisseur : La bib'

 

 

 

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Mon humble avis :S'il y a bien une critique que je ne veux pas lire à propos d'un roman d'Olivier Adam, c'est "qu'est-ce que c'est triste". On le sait, Olivier Adam n'écrit pas sur le bonheur. C'est dans l'histoire de la blessure intime, de la disparition, du difficile rapport à l'autre, au monde et à soi même que cet auteur excelle. Des blessures parfois hurlées, parfois cachées mais qui font, au final, autant de dégâts. Si on n'aime pas ces thèmes, on n'ouvre pas ses livres. . Vous pénétrerez dans ce Coeur Régulier pour la qualité extrême de son écriture, pour trouver un écho à votre douleur où comprendre celle d'un proche, d'un autre... Pour appréhender un certain mécanisme. Si vous n'êtes pas prêt à entendre, inutile de tourner ces pages.

Certains lisent ce roman d'une traite, j'en ai été incapable, parce que l'atmosphère est lourde et que saisir le sens profond de ces mots ne se fait pas d'un regard. Il faut les réfléchir, les comprendre, ce mettre à la place de... si besoin. Si vous arrivez dans ce livre avec un esprit cartésien et todo va bene, vous risquez d'inffliger aux personnages de nombreux reproches, parmi eux celui de la lâcheté, puisque nous vivons dans une société qui ne tolère aucune faiblesse.  Non, pour apprécier la magnifique valeur de ce texte, ce témoignage, il faut, ne serait-ce que quelques instants, s'imaginer aller mal, perdre pied, ou  ne jamais avoir pris pied. Car la dépression, quelle soit ponctuelle ou installée, n'a rien de logique, n'a rien de sensé aux yeux du monde, sauf aux yeux de celui qui en souffre et encore.... Je connais le sujet. Olivier Adam en parle de l'intérieur et de l'extérieur... Car c'est dur des deux côtés du mur.

L'histoire de ce livre est, pour moi, plus un prétexte pour plonger dans l'esprit blessé qui se connaît, qui s'ignore ou qui se refuse. Le sujet des rapports filiaux et fraternels, des ressentis d'enfance et de leurs conséquences, le monde du travail sont intelligemment étudiés aussi ici.

J'ai apprécié l'alternance des chapitres... Nous sommes tantôt dans la vie de Sarah avant le drame.... Et tantôt avec Sarah dans ce Japon emprunt de traditions et perdu dans la brume. Chaque personnage est attachant et, celui qui intrigue et fascine le plus est bien entendu Natsume. Ce policier Japonnais à la retraite a passé sa carrière à arriver trop tard. Maintenant, il essaie d'arriver juste à temps, sur les bords de la falaise, pour que les éclopés de la vie renoncent à sauter. Ce qui donne une dimension bouleversante à ce roman, c'est que justement, ce personnage là n'est pas sorti de l'imagination de l'auteur, mais qu'il existe bien. Il existe quelque part quelqu'un qui comme un phare, guette les âmes à la dérive et pose, quand il le faut, une main sur une épaule.

Un livre presque parfait. Comment ça presque ?(ça, c'est ma copine Clara que se dit cela en lisant mon billet !) Oui...J'ai mis un peu trop de temps à différencier 3 personnages japonnais. Et puis trois ou quatre mots dissonnants dans cette somptueuse poésie ambiante et une scène m'ont semblé lâchés là par erreur, troublant une indiscutable harmonie. Certes, chez certains prétendants au Goncourt, ces mots seraient presque châtiés et la scène scène extraite des bisounours... mais moi, ils m'ont heurtée, m'ont coupée dans ma lecture. Enfin, une invraissemblance qui penche vers le cliché... Sarah va voir son frère en clinique psy (me semble-t-il) .... il y aurait plein de médicaments sur la table... Dans ce genre d'établissement, il n'y a jamais un médicament qui traîne...

 

 

"Souvent, entre frères et soeurs, les versions, les ressentis, divergent, c'est parfois spectaculaire au point d'en devenir incompréhensible"

 

"...C'était une autre vie que je ne leur enviais pas tant j'aurais été incapable de la vivre, d'y tenir un rôle."

 

"... on a toujours le choix... entre la main droite et la main gauche. Entre ce qui blesse et ce qui soigne, entre ce qui aggrave et ce qui répare."

 

"Sentir battre en moi un coeur régulier... Même si je n'y parviens pas toujours. Trop souvent, ça bourdonne, et le sang bout, je me sens frénétique et vibrer pour rien, une guêpe piégée par le verre à l'envers.

 

"Vu de près,.... on ne voit rien de sa propre vie. Pour la saisir, il faut s'en extraire, exécuter un léger pas de côté. La plupart des gens ne le font pas et ils n'ont pas tort. Personne n'a envie d'entrevoir l'avancée des glaces. Personne n'a envie de se retrouver suspendu dans le vide".

 

" Il aimait tellement chaque personne qu'il croisait, son amour était envahissant,  baveux, encombrant, dérangeant, personne ne savait quoi en faire, il y en avait trop on finissait par lui rendre et par s'enfuir.

 

" La vie est dure et certaines personnes, à certains moments de leur parcours, ont besoin qu'on s'occupe d'elle. Et nul n'a le temps pour ça. Lui si.

 

"Personne n'a envie de mourir. Tout le monde veut vivre. Seulement, à certaines périodes de votre vie, cela devient juste impossible.

 

 

L'avis de Clara, de Canel

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 15 Novembre 2010

Théâtre - Editions Stock - 87 pages - 10 €

 

    

Résumé : Un homme seul tire un énorme paquet auquel il semble tenir plus que tout. Que renferme-t-il donc ? Le corps de sa femme qu’il aurait assassinée ? Les seuls biens qui lui restent ? Ses souvenirs, ses rêves, ses joies ? Les débris d’une vie ? Nos lâchetés, nos abandons, nos laideurs ? Tous nos maux et nos mots impuissants ?Lorsque le monde s’effondre, la question n’est pas de savoir ce que l’on sauve, mais ce dont on ne peut se débarrasser...

 

   

Tentateur : La bibliothèque, pourquoi pas ?!

Fournisseur : La même bib'

 

 

  

 

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Mon humble avis : Whaou... J'en ai encore la gorge nouée, je suis sans voix. Heureusement, il me reste les mots, et c'est ce qui nous réunit ici.

C'est une pièce de théâtre, mise en scène également par l'auteur au Petit Théâtre de Paris en janvier dernier. Un monologue et un seul personnage joué par Gérard Jugnot.... Et je vous jure que j'ai vu Jugnot, je l'ai entendu m'interpeller, m'apostropher dans ma chambre, dans une salle d'attente, dans mon salon pendant que je lisais. En fait, il me poursuivait ou me suppliait de le poursuivre, comme s'il était ma conscience, où la conscience de chacun de nous.

Un homme entre sur scène. Il est seul et traîne péniblement un lourd paquet. Au début, il paraît inquiétant. Ne serait-ce pas le corps de sa femme qu'il porterait là ? Puis il se présente, explique, raconte, divague. Il regarde sa vie qui se noie dans le monde et le monde qui noie sa vie. On ne sait plus si devant nous se tient un PDG d'une multinationale ou un pauvre type inintéressant. Vous me direz que le premier statut n'empêche pas le deuxième. Cet homme ne sait plus qui il est, broyé par un système. Est il Monsieur Toulemonde ou un peu de tout ce monde ? A moins qu'il ne soit personne. Et ce paquet : un corps ou juste le poids de la vie ?

A travers cette pièce, Philippe Claudel porte un regard réaliste, aigu, acerbe, cynique, touchant et drôle sur notre société et ses multiples travers. Il s'interroge sur le sens que chacun donne à sa vie. Et surtout, il laisse s'exprimer celui qui n'est rien parmi le tout mais qui est Un hors de tout cela, celui qui n'a pas sa place.

C'est extrêmement bien écrit, bouleversant. Magistral ! Comme c'est curieux, à la fin de la lecture, j'ai eu la furieuse envie d'écouter mon CD empoussiéré de Starmania...

Et dire que je j'ai emprunté à la bib.... Grrrr, je vais devoir le rendre.... je sens que je vais guetter une sortie poche pour l'acheter et le garder comme un trésor... A ce train là, mon inscription à la bib' risque de ne pas rester très économique...

 

Je ne résiste pas à vous noter certains passages, que vous puissiez y goûter aussi et savourer...

 

Extrait drôle :

"Nous sommes vraiment un très petit pays, dirigé par un très petit homme. Nous méritons d'être ce que nous sommes devenus. C'est à dire rien. Rien du tout. Un peuple fatigué et arrogant. Oublieux. Sans reconnaissance. Notre monde s'est effondré. Notre culture est calcinée.....Nous sommes passés, en l'espace de cinquante ans à peine, du mètre quatre-vingt-treize du Général de Gaulle aux ridicules 1670 millimètre de l'actuel résident du Faubourg Saint-Honoré. J'exige une minute de silence."

 

Extrait cynique :

"C'est agréable les imbéciles... ils sont toujours heureux. Ce sont des leçons de bonheur. Ils nous appaisent. En leur compagnie, on n'est pas obligé de penser, ni de réfléchir.... On devrait toujours avoir un imbécile avec soi. Il devrait être remboursé par la Sécurité Sociale..... L'imbécile donne de l'espoir. C'est sa mission sur terre. C'est d'ailleurs pour cela que dans bien des pays progressistes et démocrates, nous en élisons un à la tête de l'Etat."

 

Extrait touchant :

" Je n'ai plus rien. Je n'ai plus que mes mots et encore, souvent, je n'ai pas les bons. Je prends ceux qui traînent. Ce ne sont pas les miens. Ce sont ceux des autres. Ceux que je trouve à droite à gauche, dans les cafés, sur les murs, sur les tables, à la radio....... J'emprunte. Je n'ai pas de parole. Rien ne m'appartient..... Rien n'a été pensé par moi, créé par moi. Je suis tellement perméable.... C'est dur de n'avoir que sa vie quand elle est vide de tout, mais coupante comme un éclat de verre."

 

 

L'avis de Midola

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 7 Novembre 2010

Roman (??) - Editions Flammarion - 170 pages - 15 €

 

 

 

Parution Septembre 2010

 

Rentrée littéraire 2010

 

 

Résumé : L'auteur est hospitalisé, hépatite C. Le corps et l'esprit malmenés, il décide d'ouvrir les portes de son imaginaire. Il rencontre un mystérieux Grand Singe, remonte le cours de sa mémoire, revoit son enfance, sa mère, ses voyages en Afrique, le souvenir chaleureux des amis disparus comme le peintre et cinéaste Charles Matton ou Philippe Léotard...

 

 

 

Tentateur ! L'auteur lui même, un passage TV et Gilles Paris

Fournisseur : Gilles Paris et Flammarion, merci pour l'envoi

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :  Bohringber, c'est une voix, un coeur grand comme ça, une gueule, (souvent grande), et un style : écorché vif, en colère et plein d'émotions. Bohringer est un cabossé de la vie et il écrit pour ses compagnons de la cabosse. Et pour ça, il pioche dans sa caboche des mots, des phrases, des souvenirs, des images. C'est curieux, en lisant ce livre, je me suis dit : je suis sûre que Bohringer est un bon photographe, qu'il sait capter l'essentiel d'un tout et l'immense de l'infiniment petit et tout remettre à la dimension du coeur, de l'esprit et de l'émotionnel de son lecteur. Il n'y a que Bohringer pour transformer un lit d'hôpital en voilier ! La marée, c'est la fièvre. Elle monte, elle descend. Y'a des courants aussi, le moral qui est bon ou pas. Et bien sûr, pour gonfler la voile, il faut du vent. Le vent, c'est l'envie et les autres, l'infirmière, le docteur. Et Richard Bohringer nous embarque sur son bateau. On part pour un voyage dans les souvenirs, dans les joies, les ratés, les fiertés, les peines, la douleur, la souffrance, l'urgence d'écrire, les adieux, l'imaginaire. On rencontre des gens aussi : sa mère, sa grand mère, son compagnon de chambré Petit Louis, et tous les potes qui ne sont plus là... On va en Colombie et l'on revient au Portugal, mais l'Afrique n'est jamais loin. On se rappelle, on regrette, on espère. On ne cache rien, ni l'alcool ni la came et leurs brûlures. On maudit les pilules qui volent la vie. On constate ce que l'on est et ce que l'on n'est pas devenu, ce que l'on sait écrire et ce que l'on ne sait pas. Et puis, l'ombre du Grand Singe plane toujours....  On est toujours en bateau. On suit la plume et l'âme qui la guide. On monte très haut au pays des rêves, on descend très bas dans la souffrance innommable, parce que c'est ainsi. Parfois, on lâche aussi, parce que la fièvre de l'auteur est trop forte et que cette phrase, et bien, elle nous échappe. Peut-être pas écrite pour nous, mais pour l'autre, qui délire plus, et qui la saisira.

 L'écriture est d'une force incroyable. Autant de sensibilité, cela ébranle. L'émotion est portée par une poésie très soignée, une maîtrise de la métaphore et l'instant d'après par quelques mots ou situations crus. Bohringer, son détour, sa promenade, c'est la poésie. Le reste, c'est direct. Ca  plaît ou ça déplaît. Moi, ça m'a beaucoup plus, je n'ai pas lâché mon crayon pour faire mes croix dans la marge. Faut dire, je suis sur le même bateau que l'auteur depuis un petit moment. Ces pensées, ce vécu, ça me connaît et c'est bien de savoir que l'on est pas seul. Je ne saurais pas les écrire, mais les mots, à fleur de peau, de Bohringer, je les ai lu, je les ai écouté, je les ai laissé entrer. J'avoue, j'ai un terrain prédisposé et j'ai toujours aimé le bonhomme. A vous de voir. Y'avait Gainsbourg et Gainsbarre, Renaud et Mister Renard... Il y a Richard et Bohringer. Un style unique, que l'on ne retrouve chez personne.

 

"Je devrais haïr l'écriture qui m'a rendu quêteur, inventeur de nouvelle vie."

 

"Nous sommes des failles petites ou grandes. Toutes et tous ! C'est le courage qui fait la différence. Il ne faut pas lui couper les ailes ! Je vous le dis à vous aussi cher lecteur, lectrice. Rien n'est facile un jour ou l'autre pour personne. Et des milliers de pages ne suffiraient pas à décrire le tourment. La terre tremble et engloutit par centaines de milliers d'humains. Il faut alors pousser des fleurs sur sa merde . Entr'ouvrir la fenêtre.... Y'en a marre de ce mauvais temps ! Faut me remettre de la peinture aux ailes."

 

 

L'avis d'Yv et de Catherine

 

 

 

  Et demain, si tout va bien, à 17h, j'ai un Rendez vous téléphonique avec Monsieur Bohringer !!! Croisez les doigts pour moi, envoyez moi vous bonnes ondes, faites moi un massage pour me destresser....

 

 

 

 

 

Defis 2% de la rentrée littéraire : 12/14

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 3 Novembre 2010

Roman - Albin Michel - 168 pages - 15 €

 

 

Rentrée littéraire 2010

 

 

Résumé : "Ce matin là, je reçus une lettre d'un genre nouveau", ou comment l'auteur se retrouve emportée dans une correspondance avec un soldat américain, obèse, posté en Irak.

 

 

 

 

Tentateur : Pas de besoin, Nothomb, c'est incontournable pour moi

Fournisseur : La bibliothèque

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : J'ai adoré ce livre savouré tout doucement, sur trois jours, là où la plupart des gens le lisent en 3 heures. Et quel régal ! Toujours aussi décalé, toujours aussi hors norme. J'y ai retrouvé mon écrivain favorite qui m'embarque dans un univers bien à elle, tout à fait incongru. (car j'avoue que certaines de ses dernières oeuvres m'avaient déçue).

Certains voient dans ce livre du nombrilisme... Que nenni ! J'y vois et j'y retrouve une Amélie débordante d'humour, fraiche, enthousiaste et surtout, apte à ce moquer d'elle même ! Que, d'autodérision ! Avec son style qui n'appartient qu'à elle, Amélie Nothomb m'a fait rire de bon coeur.

Deux thèmes principaux dans ce livre, prétextes à en évoquer une multitude d'autres (comme les relations aux autres, les relations avec une célébrité, l'importance de l'aspect physique...) : Les dégâts de la guerre en Irak sur le corps d'un américain, où comment le corps devient un langage.

Les relations épistolaires... Ici, c'est la narratrice, donc Amélie Nothomb qui entretient une correspondance avec un soldat américain basé en Irak. Celui-ci a pris 130 kg sur le sol Irakien. Pourquoi ? Comment ? Amélie Nothomb en profite donc pour évoquer le courrier de ses lecteurs et les suites qu'elle en donne. Elle est réputée pour répondre à son courrier (je l'atteste, voir bas). C'est délicieux et parfois attérant de voir ce qu'un lecteur peut attendre d'un auteur. Amélie Nothomb expose sa vision des choses et s'interroge sur celle des autres. Et forcément, elle nous invite à nous questionner aussi. Belle leçon de surf aussi ! On ne sait jamais au fil des pages si nous sommes dans le creux de la vague romanesque ou sur la cime de la réalité. Aucune certitude, c'est génial ! Quoiqu'il en soit, tout est toujours dit avec les mots justes. Oui, dans ce livre, chaque phrase, chaque mot fait mouche. Je voudrais ajouter à ce billet mes passages préférés... il me faudrait recopier le livre.... jusqu'au dénouement purement Nothombien !!! Il n'y a qu'Amélie Nothomb pour trouver, raconter et faire croire à des histoires pareilles !Amélie is back, vivement l'année prochaine !

 

 

 

 

 

Et figurez vous que ce matin là, je reçus un appel d'un genre nouveau... ou interview exclusive d'Amélie Nothomb

 

1pourcent2010

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 28 Octobre 2010

Roman - Editions Robert Laffont - 286 pages - 20 €

 

 

Rentrée littéraire septembre 2010

 

 

L'histoire : Le nouveau gérant d'un hôtel plutôt minable tombe sur un registre de comptabilité douteux ayant appartenu aux anciens propriétaires, des Corses repartis au pays. Pour cet homme légèrement hypocondriaque et sévèrement paranoïaque, c'est le début d'une série d'événements aussi incongrus que catastrophiques. Car dans cet hôtel singulier, où la clientèle cosmopolite n'est pas moins étrange que les employés, tout peut arriver, même l'impensable. Et forcément, les Corses vont lui envoyer un tueur...

 

 

 

Tentateur : Babelio Masse Critique

Fournisseur : Babelio / Editions Robert Laffont : Merci !

 

 

    

 

étoile2.5

 

 

Mon humble avis :Le pitch de ce roman me promettait une lecture divertissante, amusante, décalée, un peu déjantée. Objectif atteint très vite, peut-être trop vite.... Dès le début, je me suis régalée à chaque page devant l'incongruité des situations et le libellé des choses. L'auteur maîtrise parfaitement le sens de la formule hilarante qui fait mouche, qui fait rire, qui met du bon sens et de la pertinance dans des faits si simples qu'on pourrait ne pas les remarquer. A tel point que je décidais de ne plus lâcher mon crayon à papier pour apposer mes petites croix dans la marge à chaque réplique " à retenir".Toute l'histoire ou presque se déroule dans cet hôtel 1*, à qui il manque de la moquette dans l'escalier et de la couleur dans les TV pour prétendre à une deuxième étoile. Et le centre de l'hôtel, c'est bien sûr, la réception. Tout un petit monde cosmopolite et hétéroclite s'y croise et donne lieu à des galeries de portraits bien croqués. Notre réceptioniste ne manque pas d'idées pour dynamiser sa réception. En fonction des nationalités de ses clients, il l'a décore d'un thème différent, pour que chacun se sente un peu chez soi. Nous avons donc la Semaine espagnole, la Semaine Irlandaise... Quand enregistre un apatride... C'est la semaine de l'ONU qui est célébrée. Bonne idée, sympa à lire. Mais n'oublions pas les menaces qui pèsent sur notre gérant.... Et les cadavres qui s'amoncellent tout doucement dans l'hôtel ou dans le quartier... De très bonnes idées donc dans ce livre... Un côté western, où l'on se demande qui sera le prochain à passer les portes battantes du saloon, où l'on suspecte le danger derrière chaque sale gueule, ou justement, derrière chaque facies trop angélique !

Sauf que j'ai commencé à me lasser un peu. Un moment, j'ai cru que ce livre ne finirait jamais, un peu comme un veilleur de nuit à la réception de l'hôtel regarde la petite aiguille trop immobile d'une pendule. Le style répétitif aussi m'a parfois agacée. Qu'est-ce qu'un style répétitif  ? Voici un exemple " J'avoue aussi que je trouvais aussi que c'était plus simple, que ça éviterait de tout compliquer"... D'ailleurs, l'écriture du livre est de celle qui se veulent faussement légères alors que je suis sûre que tout y est posé au millimètre près.

Et la chute me direz vous ? Etonnante et en même temps, tout ça pour ça. Bon, en même temps, dès les premières pages, on s'est qu'on s'aventure dans une lecture décalée, pas de raison que les dernières pages ne le soient pas aussi. "prière de laisser vos armes à la réception" aurait pu être un excellent divertissement avec 50 pages de moins. Cependant, en épurant un peu, si un metteur en scène avait l'idée de porter cette histoire au théâtre, je suis persuadée que le succès serait au rendez vous. Car je le répète, la matière première est vraiment sympa et je me suis vraiment régalée de certaines "citations" !

 

"J'ai toujours fait preuve d'une certaine imagination, et j'en connais les travers, mais il n'en demeure pas moins que les cimetières sont pleins de gens qui en ont manqué, sinon, ils auraient pris soin d'écrire leur épitaphe à l'avance, plutôt que de se laisser coller des "A mon époux regretté" ou " ll est mort comme il a vécu", par un tiers pas toujours inspiré."

 

"J'avais appris à apprendre assez vite, mais pas assez pour réussir, probablement".

 

"C'est une question à laquelle je répondrais : par honnêteté. L'autre nom de la bêtise.

 

" Ca pourrait prendre moins de temps, mais j'appartiens à l'école qui traine quand elle n'aime pas ce qu'elle fait".

 

"Elle a dit que si on ne savait pas combiner les couleurs, il suffisait de se baser sur la nature. Elle a donné l'exemple du jaune et de violet : l'iris."

 

"Chacun s'invente des histoires qui lui permettent de continuer à avancer".

 

 

 

 

 

Critiques et infos sur Babelio.com

 

 

  

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 20 Octobre 2010

Roman – Editions Le Diletante – 158 pages – 15 €

 

Parution : Aout 2010

Rentrée Littéraire

Résumé : C’est à Chamonix que Marion a ouvert sa librairie. C’est à Chamonix, également, qu’elle a rencontré celui qui va devenir son mari, un guide de haute montagne. C’est d’ailleurs en montagne que Marion s’épanouit. Mais alors qu’elle croit avoir enfin atteint l’apogée du bonheur, son quotidien, tout doucement, s’assombrit. On découvre avec un plaisir profond l’humour et la chaleur, le charme et l’acuité du regard de Jean-Philippe Mégnin.

 

Tentatrice : Midola, ma bibilothécaire

Fournisseur : la bibliothèque

 

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Mon humble avis : Chamonix. Marion est une jeune libraire. Pierre est guide de haute montagne. En guise de danse nuptiale : il achète des livres. Ah, c’est tellement glamour ! Voilà un auteur qui sait parler à ses lecteurs ! Il est vrai qu’une Marion bouchère n’aurait pas eu le même charme, en tout cas pour le lecteur. « Bonjour, je voudrais une côte de bœuf », « Bonjour, aujourd’hui, j’ai besoin d’une tranche de jambon » et « ce sera tout » ? « Ajoutez donc une portion de rillettes », toutes ces phrases auraient été bien moins romantiques. Alors que là…

L’auteur prend la voix de Marion pour nous compter La voie Marion. C’est donc écrit à la première personne du singulier et au féminin s’il vous plait. Et l’on oublie vite que l’auteur répond au genre masculin tant il se glisse parfaitement dans notre peau, dans notre esprit.

C’est léger, joyeux, drôle, enivrant à lire comme un amour naissant. D’ailleurs, ce livre donne envie de retomber amoureux, de revivre ces moments où tout semble être en apesanteur. Je me suis bien vue me surpasser pour suivre Pierre dans ces balades alpines. Il est bien connu que l’amour vous tire vers le haut, et puis, en si bonne compagnie ! Même si, et l’histoire de Marion le prouve une nouvelle fois, tout cela ne dure pas. Les difficultés, les pièges de la vie, les doutes vous rattrapent. Et si « nous n’arrivons pas à surmonter cette épreuve, est-ce parce, finalement, il est presque « le bon » mais pas encore « le bon ».

Une belle histoire, triste au final, mais très bien écrite, même si la "chute" est un peu trop résumée à mon goût. Pas de temps morts. De la poésie et de l'humour. A lire. C'est un coup de coeur.

  1pourcent

 

L'avis de Sandrine

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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