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Publié le 9 Octobre 2010

Roman pastiche - Editions Chiflet&Cie, 199 pages - 15 €

 

Existe aussi en format poche.

 

 

Résumé : Une petite commune, recroquevillée sur un drame jamais élucidé : la disparition, dans les eaux boueuses de la Glavoise, du Père Plasson. Mais il n’y a pas que le fantôme du malheureux que l’on croise par ici : les plus grands écrivains du moment, venus s’inspirer du passé tourmenté du village, y rédigent leur prochain livre. D’un auteur à l’autre, les personnages se répondent, les intrigues se croisent, les révélations se télescopent.
Tant de grandes plumes réunies permettront-elles de faire éclater la Vérité avant la saison des prix littéraires ?

 

 

Tentateur : l'auteur et sa valeur sure

Fournisseur : Mon porte monnaie lors du salon de lôches.

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Vous aviez aimé « Et si c’était niais », vous adorerez aussi « L’élégance du maigrichon ». Vous n’avez pas lu « Et si c’était niais », ce n’est pas très grave, cela arrive à tout le monde, même aux gens biens, et il n’est jamais trop tard pour bien faire. Par contre, si vous ne lisez pas l’Elégance du Maigrichon, il ne faudra pas vous plaindre, vous aurez été prévenus.

Le célèbre auteur caméléon est de retour pour une guirlande de nouvelles pastiches. Et je peux vous dire qu’il n’a rien perdu de sa, oups, de ses plumes. Je suis toujours autant bluffée par l’étonnante facilité avec laquelle Pascal Fioretto semble se glisser dans la plume et l’univers de ses congénères. Bon, je dis « semble », car si ça se trouve, il en bave pendant des mois. Depuis quand le talent tombe du ciel ?

Alors, l’histoire est… rocambolesque et burlesque à souhait, donc irracontable ! Mais, ça se tient, et puis Pascal Fioretto peut compter sur le pouvoir sacré de la force ancestrale du maitre de l’univers spacio temporel Guillaume Muzo pour tout expliquer. Mais aussi, sur son art de mettre du non sens là où il n’y en a pas et d’en retirer là où il y en a un peu de bon.

Nul besoin de connaître les auteurs pastichés pour apprécier votre lecture. Mais bien sûr, les connaître décuple votre plaisir, c’est vous dire ! Seul nécessité : le sens de l’humour et de l’observation pour ne manquer aucun jeu de mots ou moquerie. J’ai lu ce livre après un autre roman déprimant à souhait et dieu que ça m’a fait du bien. Je pense aussi que si les médecins m’avaient prescrit  une dose régulière de Fioretto au lieu de cachetons de D…T (mon  ennemi public N°1 ces temps ci), je n’en serais pas là. Dès la troisième ligne, je me suis marrée comme un sanglier surgelé qui se prend pour une dinde.

Au menu de ces pastiches, Christian Pignol (tellement vrai), extrait : dans ces montagnes oubliées de toutes les routes, quand le destin frappe à la porte, c’est qu’il est déjà sur le seuil. (ahahaha, j’adore ! Bon, la suite)Qu’on lui ouvre en le prenant pour le facteur et alors, aveugle et sourd, il tue les bêtes, piétine les récoltes, engrosse les servantes, viole les poules et fait tourner le lait. (hihihi, c’est exactement mon souvenir du Signol que j’ai lu)

J’ai adoré aussi Milliardium (pas lu l’original mais vu au ciné). Ah, Fioretto n’a pas raté sa Sylveth Salamander. Et génial le coup de la notice IKEA !

Bon, je me suis un peu ennuyée pour Phillipe Solers et Philippe Delerme,  disons … « soporifiquisés ». Normal, ils doivent être un peu mortels dans leurs vrais livres non ?

En tout cas, l’Elégance du maigrichon est à coup sur un livre antidépresseur qui vous fera mourir de rire au lieu de mourir d’ennui. Drôlissime et puis pas méchant non plus. Après tout, qui aime bien châtie bien non ? Et, à l’approche du long hiver qui nous attend, une bonne cure de rire ne fera de mal à personne !

 

Et lundi, une 'tite interview de l'auteur !!!

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L'avis d'AGFE

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 1 Octobre 2010

Roman, Edition Actes Sud - 350 pages - 21, 80 €

 

 

Rentrée littéraire septembre 2010

 

Résumé : C'est une saison singulière pour Avignon et les amoureux du théâtre : la grève des intermittents paralyse le festival. Un à un les spectacles sont annulés. Les visiteurs déambulent sous un soleil de plomb, à la recherche des rares lieux où joueront quand même quelques comédiens. Comme Mathilde, dite la jogar : devenue célèbre depuis qu'elle a quitté Avignon, elle est enfin de retour dans cette ville où elle a grandi, et pour un rôle magnifique. L'homme qu'elle a tant aimé, et qui l'a tant aimée, Odon Schnadel, a appris sa présence par la rumeur. Lui-même vit ici en permanence, entre sa péniche sur le fleuve et le petit théâtre qu'il dirige. Cette année-là, avec sa compagnie, Odon a pris tous les risques. Il met en scène une pièce d'un auteur inconnu, mort clans des circonstances équivoques : un certain Paul Selliès dont la jeune soeur Marie - une écorchée vive - vient elle aussi d'arriver à Avignon, un peu perdue, pleine d'espérances confuses... ou de questions insidieuses. Car autour de l'oeuvre de Paul Selliès plane un mystère que ces personnages dissimulent ou au contraire effleurent, parfois sans faire exprès, souvent clans la souffrance

 

 

 

Tentateur : blogosphère, presse, TV

Fournisseur : Bibliothèque

 

 

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Mon humble avis : Ce livre me divise. J’ai aimé l’histoire, son environnement et la révélation finale inattendue. Au fil des pages, je savais que ce livre ne laisserait pas indifférente. Ni moi, ni la presse, ni d’autres médias. « L’amour est une île » est une œuvre majeure de cette rentrée littéraire qui mérite certainement les projecteurs.  Mais…

Alors, pas d’indifférence chez moi, plutôt un malaise qui s’est insinué au fil des pages.  L’auteur a réussi son objectif : rendre compte de la touffeur estivale en Avignon, et des tensions autour d’un festival qui ne se déroule pas vraiment, à cause de la grève des intermittents du spectacle. Là, je lève mon chapeau à Claudie Gallay car on ne pouvait faire mieux.

« L’amour est une île » est ce que j’appelle un roman atmosphérique… L’atmosphère, l’ambiance, le lieu forment un personnage qui l’on appelle ici Mélancolie ! Il fait très chaud en Avignon. Alors dans ce roman, tout devient minimaliste, comme quand on économise ses paroles lorsqu’on a la bouche sèche, les gestes quand on meurt de chaud. Tout est ralenti et étouffant ici.  Les actions des personnages comme leurs dialogues. Même les descriptions des sentiments sont réduites et plus suggérées par un minimum de mots. (C’est peut-être pour laisser libre de lecteur de vivre lui-même ses sensations avec  ses propres mots ? ) Alors, j’ai eu du mal à m’attacher à ces êtres qui sont TOUS, sans exception, abîmés par la vie, par l’amour, par la mort, par la vieillesse.  Seule la veille Isabelle a su m’intriguer et me toucher réellement.  Alors que le personnage principal, celui de Marie, m’a presque énervée avec ses comportements redondants. Souvent, j’ai eu l’impression que ce livre était écrit par une peintre. Des descriptions de fenêtres, de fruits, d’objets, jamais longues mais tout aussi étouffantes. Ces pages offrent une succession de natures mortes, parfois animées,  par une porte qui s’ouvre ou une personne qui traverse la place. Parfois,  il y a de très jolies phrases,  des « citations » comme on dit, mais pas très gaies, qui n’apportent pas une bouffée d’oxygène. L’écriture est particulière aussi. Par moment, deux mots forment une phrase et on va à la ligne et ainsi de suite. Les phrases sont très courtes, les points trop nombreux. Des virgules m’auraient fait du bien, qui permettent de reprendre sa respiration. Mais un point, ça arrête tout. Même votre élan. Du coup, je n’ai jamais pu prendre mon élan dans cette lecture. J’étais comme maintenue au sol par une chape de plomb. Et je me disais, de l’air, de l’air ! 

Le titre « L’amour est une île, quand on part, on ne revient pas »… Je ne suis pas d’accord. Une île qu’on a vraiment aimée, on y revient toujours, même si ce n’est plus jamais comme avant.

                                                                                                        

 

 

 

L'avis de Clara, Leiloona et de Canel 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 22 Septembre 2010

Roman Signe de piste - Edition Alsatia - 207 pages

 

Parution en 1948 !

 

Résumé : Une troupe de scouts, partie camper dans le Massif central, fait la connaissance d’un étrange garçon aux longs cheveux blonds, qui vit comme un sauvage et prétend être maître d’un château en ruines....

 

 

 

 

 

L'avis des ados... C'est mes nièces, qui s'en mêlent...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'avis de Camélia (14 ans) :  Ce livre nous entraine avec une bande de garcons au coeur de l'auvergne sur le puy de la coquille où règne un mystère bien étrange. Un jeune garcon sauvage et très étrange dit être le seigneur des collines, comte de Flageac, seigneur de Randan, Usson, Tournoël et autre lieu..., et les habitants du village de Flageac ont l'air en prois à l'épouvante lorsqu'il s'agit de s'aventurer dans la forêt sur les flancs du mont.
             Flageac, les garcons connaissent ce nom, il est porté par un de leur patrouillard orphelin. Le chef, Michel ne laissera pour rien au monde passer devant lui l'ocasion de l'aventure mais surtout de, peut-être de trouver une famille au jeune Robert de Flageac, garcon de sa patrouille. La rencontre avec Roland de Flageac a lieu, mais son aire sauvage et énigmatique ne fait qu'épaissir le mystère. Pourtant, il leur a bien demandé de l'aider à retrouver la puissance qu'il desirerait posséder sur les collines, tel un seigneur d'antan...
             Michel et Robert prennent les choses en mains afin de découvrir le secret que cache le puy de la coquille. Ce mystère est transmis depuis l'époque gallo-romaine et n'a pas traversé le temps sans péripétie
             Ce livre d'aventure est très passionnant à lire car il contient quelques épisodes historiques romancés de l'époque gauloise jusqu'aux guerres napoléoniennes. On ne s'ennuie pas une seconde !
 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 15 Septembre 2010

Roman - JBZ et Cie editions - 122 pages - 15 euros

 

 

Parution 2 septembre 2010

RENTREE LITTERAIRE

 

Résumé : Rupture.... La narratrice se venge sur le corps de son amant, au sens propre comme au figuré, de façon aussi ordonnée que poêtique...

 

Tentateur : attachée de presse JBZ et pitch

Fournisseur : JBZ

 

 

 

 

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Mon humble avis : Gloups ! Cela m'apprendra à ne lire ce que veux voir dans un pitch.... deux mots m'avaient échappé :"sens propre". Ils signifient à eux seuls complètement répugnant...

Le livre est mignon tout plein : petit, une couverture aux couleurs chattoyante, un cartonnage bien agréable au touché.... Très beau travail d'éditeur, d'imprimeur. Oui, mais, méfiez vous des apparences.

Le sujet, qui m'était présenté comme un réglement de compte  envers la gente masculine, au sens propre comme au sens figuré, m'intéressait franchement. Je pensais lire un livre où se mêlerait sarcasme, humour, satire et drôle cruauté, de l'acidulé comme la couv, bref, presque de la chicklitt....

J'ai commencé ma lecture chez Keisha. Les premières pages m'ont laissée dubitative puis je suis passée à l'état de choc ! INTERLOQUEE, voilà le mot.

Mal à l'aise, j'ai partagé ma lecture avec Keisha qui fut ESTOMAQUEE. Enfin, quand AGFE est arrivée, j'ai poursuivi ma lecture avec elle. Une lecture à voix haute et théâtrale, qui aidait à faire passer la pillule de l'horreur.... AGFE a lutté contre le fou rire....

Car même si l'écriture est soignée et travaillée, elle ne suffit pas à surmonter la nausée qui nous envahit si on lit ce roman de manière sérieuse. Le vengeance est on ne peut plus au premier degré, physique, détaillée, vraiment, à vomir (nez râpé avec une rape à fromage qui s'emboite parfaitement sur l'appendice... Elle fit tourner la roue et le cartilage rapé commença a apparaître etc...) Chaque partie du corps y passe, des yeux, aux ongles, au sexe.... Bref, je vous laisse imaginer le pire, vous en serez loin. Les images qui vous viennent naturellement en tête en lisant ses lignes sont insoutenables. C'est gore, et gloque à souhait, à tel point que le but réel de ce livre (s'il y en a un) nous échappe complètement. Fallait il tout comprendre au 3ème degré ? En tout cas, pour parvenir à bout de cette lecture, j'ai choisi d'en rire avec mes copines, en lisant à voix haute. Voilà, c'est ça, mieux vaut en rire....

Ce qui est sûr c'est qu'au pays du mal sain, Houellebecq est relayé chez les bisounours ! Un livre qui a tout pour faire le buzz sur les plateaux télé, c'est tout. Surtout, à ne pas mettre dans des mains innoncentes...

 

 

Séparable.... C'est parable mais mémorable ! 

                                                                                              1pourcent2010

                                                                                                                   

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 11 Septembre 2010

Roman - Editions Stock - 148 pages - 15 €

 

 

Rentrée littéraire 2010

 

 

Résumé : "C'est le dernier jour, mais je ne le sais pas encore. Exactement comme au moment où a été pris ce Polaroïd. Je dois avoir dix ans, mes yeux sont plissés de fureur parce qu'on me force à me tenir face au soleil ou parce que je n'existe qu'en photo ; le tee-shirt bleu ciel des Dents de la mer ne me rappelle rien, le banc de sable qu'on devine flou derrière non plus, et du jour où cette photo a été prise, je ne sais que ce qu'on m'en a dit : qu'après l'avoir éventée pour la faire sécher, au lieu de l'empocher comme n'importe quel parent, ma mère me l'a tendue comme si elle ne voyait vraiment pas quoi en faire. Maintenant je la regarde sans me reconnaître tant je n'ai aucun souvenir d'avoir été aussi déterminée, aussi certaine, à cet âge, de ce que j'étais et de ce que je refuserais de devenir, et je finis par penser que si je dois quelque chose à quelqu'un, c'est à cette gamine énervée qui ne fixait pas sa mère mais un point déjà bien au-delà". Au fil d'une journée où se croisent ceux qu'on a trop aimés ou pas assez, un passé resurgit et se déconstruit peu à peu. A la folle jeunesse exprime, avec le plus de sincérité possible, les plus gros mensonges. Et inversement.

 

 

 

Tentatrice : une attraction surnaturelle...

Fournisseur : Libraire et porte monnaie !

 

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Mon humble avis : Mes mains, mues par une attraction irrésistible, ont saisi ce livre, mes yeux en ont parcouru la 4ème de couv. C'est décidé, A la folle Jeunesse sera MON achat grand format de cette rentrée littéraire. Je ne connais pas l'auteure. Ce n'est qu'un peu plus tard que ces premiers titres évoqués ici me rappelleront vaguement quelque chose. Je lis et ne trouve pas ce que je pensais y trouver. Et pourtant, ce livre est pour moi un coup de coeur et prouve une nouvelle fois la magie des livres.

Celui ci est il un roman ? Une autofiction ? Une autobiographie ? Peu importe, cela ne nous regarde pas et Ann Scott brouille brillamment les pistes. Ce qui nous importe, c'est la vérité que les mots portent en eux et l'écho que ceux ci trouvent en nous. Et chez moi, dans mon intérieur, il y avait un puit qui n'attendait que cette résonnance.

Il n'y a pas vraiment d'histoire ici et la chronologie des faits n'était pas toujours limpide à mes yeux. Ann Scott revient sur sa vie, sa famille, l'énorme succès de son premier roman et l'image médiatique qui lui colle à la peau. Je n'ai jamais été mannequin (et ne le serais jamais rhooo, j'suis pas équipée pour !), ni accro aux paradis artificiels. Je ne suis pas homosexuelle ni bi. Je n'ai jamais fréquenté la jet set plus ou moins intellectuelle. Mais je me suis souvent retrouvée dans les propos d'Ann Scott. Car Ann Scott écrit un amour asexué, universel : les doutes, le manque, l'absence, la rupture, l'obession, l'erreur. Celui aussi qu'on laisse passer sans le retenir, parce que parfois, on n'ose pas. Comme l'auteur, j'approche la quarantaine. Un âge charnière où l'on regarde derrière parce que le devant se raccourcit. Le bilan... Qu'ai-je fait de ma vie ?... Un vide et pourtant, je suis débordante de vie d'après tout le monde. J'ai fait plus de choses que la plupart des personnes qui ont fait ce que j'aurais aimé faire. Comme l'auteur, je regarde mon nombril, les gens que j'aime, et le monde... A travers un polaroide, des souvenirs, mes faits et gestes, la presse,internet, la TV, la foule, les autres. Et ce que je vois, de près comme de loin : contradictions intimes, universelles, sociales, écologiques...  Toutes ces contradictions me paralysent. Ann Scott a su prendre un stylo et écrire tout cela avec une émotion intense, une sincérité indiscutable et touchante. Un style intimiste, lucide,  très juste. Une oeuvre qui peut donner des réponses à ceux qui peinent à trouver leur place dans leur environnement, qui dit qu'il faut s'accepter et grandir pour avancer. Il faut renoncer.  Ca parait réducteur mais ce n'est pas toujours simple. Un roman réussi qui ébranlera la réputation "sex et rock & roll " de l'auteure pour lui donner l'image d'un talent qui dépasse le phénomène de mode.

 

Quelques extraits parmi mes innombrables "petites croix dans ma marge"

 

" Je reste en vol parce que je ne sais pas où me poser. Je suis de passage parce que je ne trouve rien sur quoi m'appuyer"

 

"je comprenais que ma peur de mourir est aussi le refus de rompre le lien avec les gens à qui je tiens. De les perdre, mais aussi de les abandonner."

 

"N'oublie pas pas que le gens croient toujours ce qui est écrit"

 

"Il n'y a que ceux qui ont accompli ce qu'ils avaient à faire qui peuvent espérer que le moment venu, ils auront le temps de regarder la chose en face, de dresser le bilan, de dire merci à la vie et d'accueillir avec curiosité le passage à l'état suivant, s'il existe. A quarante ans , je n'ai rien accompli." (je suis bien d'accord, les autres dresseront sans doute la liste de ce qu'il n'ont pas fait)

 

" L'étoile qui tremble émeut toujours plus que celle qui brille".

 

 

Allez, j'arrête là ! je vous encourage à lire le livre ainsi que le très beau billet de Sébastien

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 27 Août 2010

Récit - Editions Mercure de France -  102 pages - 10.50 €

     

Rentrée littéraire

 

Parution : 2 septembre 2010

 

 

Résumé : On m’a attribué un rôle que je prends très au sérieux, n’en connaissant pas d’autre… Chien savant… Je dirais même caniche savant… Les rares fois où je suis en compagnie de mes parents, ce n’est jamais dans une situation d’enfant, mais toujours entourée d’adultes, et jouant moi-même le rôle d’une adulte miniature. C’est là que je désapprends à être ce que je suis : une enfant. J’apprends à dissimuler ce que je pense et à endosser mon costume de caniche : souriante, aux aguets, silencieuse, mais prête à répondre à toutes les questions que l’on me pose… Sachant aussi simuler une attention aiguë, pour faire oublier que ma place n’est pas là où je me trouve.

 

   

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Mon humble avis : Un titre accrocheur.... Voilà ce qui m'a attirée dans une des longues listes proposées par U.Like cet été. Une rapide lecture de la 4ème de couv' confirme mon choix. Quelques jours plus tard, ce livre atterrit dans ma boîte aux lettres.

Les premières pages m'inquiètent un peu. De toutes parts surgissent des personnages que je ne situe plus. Puis la plupart d'entre eux disparaissent et laissent place au vif du sujet : une femme se souvient avec amertume de son enfance. Ses parents sont des espèces de bobos, capricieux, manquant cruellement de maturité et de fibre parentale. L'enfant de 3 ans accompagnent ces parents aussi bien dans les restaurants gastronomiques, que dans leurs voyages incessants ou dans le bureau du président Tunisien de l'époque. Le sourire figé des uns, l'argent qui coule à flot et la mise en scène permanente laissent à penser que la fillette vit dans le meilleurs des mondes. Hélas, ses parents la délaissent complètement, la confie à des nurses successives et l' exhibent comme un caniche qui doit être docile, souriant, bien dressé. Bref, l'image d'Epinal.

Je ne m'attendais pas du tout à ce type de récit. Avec un tel titre, je pensais lire un roman très caustique, drôle , cynique et sarcastique. C'est en fait l'autobiographie tragique d'une enfant mal traitée. Pas comme les médias ou autres livres l'entendent. Ici, le petite fille vit dans l'opulence, n'est pas battue et mange à sa faim. Mais elle manque cruellement d'affection de la part de ses parents et est souvent considérée comme une adulte. Les cicatrices d'un tel traitement seront aussi très douloureuses. Le cynisme est là  mais ne fait pas rire. Le portrait que  l'auteur  brosse de ses parents est sans complaisance et ahurissant. Comment des parents peuvent ils être aussi peu... parents. Cela fait froid dans le dos.

Les mots sont justes, le style parfait et nous ne sommes pas noyés dans des détails inutiles. Certaines phrases vous atteignent comme des flèches et pénètrent votre chair. Et pourtant, l'auteur ne multiplie pas les formules percutantes toutes faites, mais des mots qui lui viennent du coeur et du fin fond de la mémoire, celle qui est toujours là pourvu qu'on sache l'entendre : l'enfance.

Comme quoi, une lecture peut être très plaisante, touchante et marquante même lorsqu'on se "trompe de bouquin". Parfaite illustration de la magie des livres.... surprise et séduction, pourvu que le lecteur soit prêt à recevoir ce qu'un auteur a à lui dire, à découvrir... 

 

Quelques phrases :

 

Celle-ci démontre bien la criante non éducation sexuelle des jeunes femmes à une certaine époque...

... mariée, ma mère a "20 ans. Elle est malheureuse, et s'étonne de ne pas avoir d'enfant. Elle va voir un médecin qui lui apprend qu'elle est vierge".

 

"Quant à ma mère, je suppose qu'elle ne me pardonne pas d'être dans le camp ennemi. Aveuglée par la rage, elle me déclare un jour : "Je te souhaite d'être aussi malheureuse que moi".

 

" A ma mère, le rôle de divinité. Mon père et moi sommes ses adorateurs. Elle n'a d'autres tâches dans la vie que de se faire vénérer"

 

 

Ce livre a été chroniqué dans le cadre d'un partenariat avec http://chroniquesdelarentreelitteraire.com/ ... Dont l'objectif est de chroniquer, à grand renfort de blogs, les 700 livres de cette rentrée littéraire de septembre !

Merci aussi à U.like et son équipe SelectionUlike.jpg

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 19 Août 2010

Roman - Editions Albin Michel - 232 pages - 18 €

 

Parution en mai 2010

 

 

Résumé : Si l'auteur a eu besoin, pour son propos, de mettre en scène un explorateur ingénu de nos tribus éditoriales et littéraires, il n'est pas dans ses intentions d'user d'un anonymat de pacotille pour susciter on ne sait quel teasing de mauvais aloi et ne pas assumer la paternité de ce livre. Aussi signe-t-il : Claude Durand

 

 

 

 

 

 

"Fournisseur" : Bibliothèque

 

"Tentateur" : Titre et "pourquoi pas"

 

 

 

    

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Mon humble avis : Dans ces pages se cacheraient les mémoires de Claude Durant lui même plus ou moins camouflé derrière le pseudonyme François Thuret, le tout bien emballé dans un roman au titre accrocheur, diablement marketing, qui piégera bon nombre de lecteurs, de blogueurs, de journalistes, d'amateurs de lynchage public, de poules à la recherche de leurs oeufs, de crayons à papier sans mine ni taille crayon, de bidons d'essence dans le désert, de talons aiguilles glissant sur une frites du Mac Do, de Victor Hugo et de Stéphanie de Monaco....

Vous trouvez cette page interminable, avec une tête mais sans queue ? Normal, j'y "copie" le style de l'auteur...

 

Claude Durant est un ancien grand éditeur du Seuil et de Fayard. Ca, c'est pour situer...

Aucune surprise dans cette oeuvre, ni même à la fin. Mon billet trônait dans ma tête depuis la page 50 et n'a pas bougé d'un iota au cours d'une lecture indigeste. Exécrable même, au point que l'abandon me tentait à chaque fin de chapitre, tel un ange  portant ma PAL suppliante sur ses ailes.

 

Les phrases tendent vers l'infini, dépassant souvent les demi-pages et s'embourbant dans une opacité de style et d'intérêt rarement atteinte. D'ailleurs, je me suis arrêtée en cours de route de nombre d'entre elles, ou les ai survolées, à la recherche désespérée d'un point. Ce livre manque donc cruellement de points, qu'ils soient d'exclamation, d'interrogation, de suspension, peu importe ! Mais des points s'il vous plaît. Inutile de dire que j'ai évité aussi quelques pages même si, de ci-delà, certains passages m'amenaient un sourire de minuscule agrément.

 

Au niveau du contenu, on pourrait croire que Claude Durant se prend pour Victor (le célèbre nettoyeur de Nikita de Luc Besson). Avec des litres d'acide sulfurique, il décrit l'univers de l'édition. Il ne doit plus rien rester après son passage, alors tout le monde y est ignare, égocentrique, hypocrite, débile, capricieux, incompétent, j'en passe et des meilleurs. Les éditeurs n'y publient que des "merdes" invendables et les auteurs ne savent pas écrire un mot. Je caricature à peine. C'est à se demander  pour quelles raisons l'auteur a fait carrière dans un monde si pourri... Enfin, manifestement, Claude Durant prend plaisir dans son exercice, faute de s'intéresser à celui de ses lecteurs. Le contraire se remarquerait par le biais, par exemple, d'une prose bien plus savoureuse et légère.

 

En fait, je pense que ce livre est une farce destinée à tester l'endurance et l'entêtement  du lecteur à lire jusqu'au bout un ouvrage qu'il n'apprécie pas et comprend à peine...

Certes, le narrateur /auteur aurait "voulu être éditeur". De mon côté, j'aurais préféré qu'il s'abstienne d'être auteur pour ce titre ci.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 3 Août 2010

Roman - XO Editions - 377 pages - 19.90 €

 

 

Sortie en avril 2010

 

 

Résumé : Tom Boyd, un écrivain célèbre en panne d¹inspiration, voit surgir dans sa vie l’héroïne de ses romans.
Elle est jolie, elle est désespérée, elle va mourir s’il s’arrête d’écrire.
Impossible ? Et pourtant…
Ensemble, Tom et Billie vont vivre une aventure extraordinaire où la réalité et la fiction s’entremêlent et se bousculent dans un jeu séduisant et mortel...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :  Lectrice en baisse de moral... Besoin de légèreté... Tiens, pourquoi pas le dernier Musso ?  Je n'ai rien lu de cet auteur depuis un bon moment et la quatrième de couv' m'interpelle. Me voici emportée dans une histoire on ne peut plus romanesque et distrayante à souhait. L'auteur est fidèle à ses sujets de prédilection.  Malgré tout, il me surprend sacrément à deux reprises : à mi parcours, où un rebondissement inattendu relance un mécanisme qui s'affaiblissait et lors de la fin que je n'avais même pas songé à imaginer !  Et je me suis dit, il est fort Guillaume tout de même. Car ce qui me dérangeait un peu dans ma lecture venait de dispraître comme par miracle, expliqué par un dénouement audacieux. J'ai trouvé dans ce livre ce que je cherchais : des personnages attachants, du divertissement et une bonne dose d'imagination. Certes, ces pages sont pleines de bons sentiments, les grandes valeurs morales (surtout l'amitié) sont défendues dans un style simple et mais humain. Certes, la mièvrerie ou l'extrême romantisme de certains passages m'a laissée de glace. Mais j'ai aimé ce livre et l'impression générale qui s'en est dégagée : un profond respect de l'auteur pour ses lecteurs. Le plaisir de l'auteur  à raconter une histoire, à partager ses impressions et son expérience d'auteur populaire est palpable tout au long du roman.

Et surtout... Guillaume Musso nous décrit ici les rapports qu'il entretient avec ses personnages et sa manière à lui de les façonner.  Ce versant de "La fille de papier " est particulièrement touchant et intéressant. 

Si vous êtes blogueuses littéraires vous suivrez avec fascination l'extraordinaire parcours d'un livre voyageur pas comme les autres. Enfin, qui que vous soyez, vous vous régalerez des citations de "grands maîtres à penser" qui introduisent chaque chapitre... Ces chapitres qui sont au nombre de 36 (l'âge de l'auteur d'ailleurs, hasard ???), alors le choix est difficile...

 

" L'amour, c'est comme du mercure dans la main. Garde-la ouverte, il te restera dans la paume ; resserre ton étreinte, il te filera entre les doigts." (Dorothy Parker)

 

" Ceux qui tombent entraînent souvent dans leur chute ceux qui leur portent secours." (Stephen Zweig)

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 26 Juillet 2010

Roman - Editions J.C Lattès - 363 pages - 18 €

  

 

Sortie fin août 2010

 

RENTREE LITTERAIRE SEPTEMBRE 2010

 

 

Résumé : 1998. Paris. Il fait 37 °. LesBleus sont champions du monde. Nola a dix-huit ans et vient de perdre son père, Jacques. Sauvée de la solitude par un job d’été dans un bistrot où les hurluberlus imbibés se succèdent plus vite que les petits ballons de rouge, la jeune fille gère avec les moyens du bord le chagrin de Mira, sa mère, et sa propre colère. Contraintes d’emménager dans l’« immeuble-mutant », reflet architectural de leurs vies décrochées, les deux femmes espèrent se reconstruire. Mais, à peine un pied posé dans le nouvel appartement, Mira présente d’étranges symptômes.

 

 

  

  

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Mon humble avis :  J'ignore si ce livre est arrivé au bon moment dans ma boîte aux lettres, mais cette histoire m'a émue, même bouleversée. Alors certes, la vie ne m'a épargnée d'aucun (ou presque) des sujets développés dans ces pages:  Le deuil d'un parent parti trop jeune. Qui est trop jeune ? Tout le monde, le défunt comme ceux qui restent. Les enfants qui deviennent quelques temps  la mère de leur mère veuve, parce qu'il faut tenir, pour ne pas la perdre elle aussi... quitte à emballer leurs propres douleurs dans un coeur en carton, carton qui finit toujours par ramollir. La dépression, l'hyperacousie, les acouphènes, la fuite, la survie, la reconstruction. Alors oui, ce livre, je le connaissais par coeur avant de le lire et pourtant... Je l'ai dévoré. L'écriture est fluide, jeune mais pas dépravée, imagée et soignée sans être assommante. Pas de pathétisme entretenu, cultivé, ou arrosé. De la vérité, des émotions, une analyse clairvoyante des épreuves difficiles, le tout porté par la jeunesse de l'héroïne Nola, qui ne baisse pas les bras, même si le décès violent de son père dans une fusillade en pleine rue la transpose sans palier de l'adolescence inscouciante à l'âge adulte.

Et puis, on pourrait croire l'histoire de "l'effet Larsen" assez linéaire. Point n'en est. L'auteure la dynamise avec respect, malgré la gravité de sa matière. Elle surprend également dans le dénouement, auquel on ne s'attend pas du tout.  Celui -ci donne une part des "pourquoi". Mais il n'a pas répondu à la question que je me posais depuis mes premiers instants de lecture : ce récit est- il autobiographique ? Qu'est-ce qui justifie une telle question : la justesse des mots. Ces mots que je n'ai jamais su dire, que peu de personnes concernées parviennent à prononcer, ni même à exhumer des cendres de leur âmes. Faut il avoir vécu tout cela pour le décrire avec autant de puissance, je ne sais pas. Peut-être, sans doute. A moins que là soit le talent d'un écrivain : imaginer les situations et les mots qui les suivent, ces mots que certains cherchent en vain, mais trouvent enfin dans un livre... Qui a dit que l'art était inutile ???!!!

 

 

" Réclamer de l'amour à une âme si cassée, c'est comme faire l'aumône auprès d'un sans-abri."

 

"La maladie de Maman était un non-sens et les non-sens, rien à faire, on ne sait jamais par quel bout les prendre".

 

" Il n'y a pas de nuances de noir. Le noir, c'est noir, c'est tout. Personne ne peut affirmer que ta souffrance est plus noire que la mienne."

 

"Seulement voilà : il avait bien fallu que je me ressuscite. ... Le coeur redémarra comme il le fait toujours - qu'on soit d'accord où non."

 

" ... Et je me demandais soudain si j'aurais, moi, un jour, des enfants, s'il n'y avait pas dans la reproduction de soi une responsabilité incompatible avec ma propre histoire."

 

"J'ai l'impression d'être assise au bord d'un trottoir à regarder passer ma vie en même temps que les bagnoles...."

 

 

Ce livre est une pépite, ma première lecture de cette rentrée littéraire. Un bon présage. Lisez ce livre... en librairie fin août. Vous êtes blogueuses, ce livre part en voyage aux conditions habituelles. Il va d'abord partir chez Keisha, qui accepte de le faire voyager pour moi qui risque de devoir me mettre en retrait dans quelques temps. VOus pouvez vous inscrire ici, je transmettrais à Keisha...

Quant à moi, je remercie Maud Letthielleux de me l'avoir envoyé.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 15 Juillet 2010

Roman - Babel Editeur - 108 pages - 6.18 €

 

Résumé : Rien ne prédestinait Céline Rabouillot à devenir Garde-barrière. Elle lit des livres, parle trois langues, comprend les enfants comme personne. Elle accompagne un homme âgé qui a aimé les abeilles, la bonne chère et les grands crus de Bourgogne. Mais elle est grosse, trop grosse pour les "autres" que dérangent ses manières et ses habitudes. Et la voilà - elle qui porte le poids de l'absence, le chagrin d'un enfant mort - vouée à la haine sournoise de ceux qui n'acceptent la différence sous aucune de ses magnifestations.
Dans cet récit tragique, aux pages tour à tour fiévreuse et révoltées, Françoise Lefèvre, en même temps qu'elle évoque cette cruauté par phrases impotayables, s'attache à révéler la somme de grâce et de tendresse qui fait de Céline Rabouillot un être de passion, une Marie Madeleine d'aujourd'hui

 

 

 

 

                                          Voyageur, ce livre, après un long périple depuis chez Florinette, est arrivé chez moi ! Il repart donc pour d'autres aventures.

 

 

 

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Mon humble avis : Céline est grosse, tellement qu'elle n'entre dans aucune norme. A tel point qu'elle s'est créé son propre monde, tant le vrai monde lui refuse sa place... parce qu'elle n'est pas "comme les autres". Heureusement, il a son voisin et deux enfants qui lui permette d'exprimer sa grandeur, sa force, sa beauté et tout l'amour qu'elle renferme depuis qu'elle a perdu l'enfant.

L'écriture de Françoise Lefevre est juste et empreinte d'une rare finesse. Avec elle, les phrases deviennent une vérité que vous faites vôtres, que vous soulignez, que vous notez dans un carnet. Les thèmes forts du livre, le refus des différences, la solitude, l'absence de l'autre, la perte d'un enfant, sont traité avec grâce. Alors, oui, c'est un livre que je pourrais conseiller. Pourtant, un passage malsain m'a dérangée et j'ai trouvé ce roman déprimant dans l'ensemble, depuis sa couverture, jusqu'à la fin, même si Céline, notre héroïne mal aimée, célèbre tout, même l'infiniment infime...

En fait, cette histoire est peut-être à éviter si l'on se sent trop concerné par ses sujets. Car à ce moment là, on peut avoir l'impression de lire un autoportrait, écrit par une auteure de talent certes, mais cela fait toujours aussi mal.

 

 

"C'est inouï le nombre de gens qu'il faut chasser de sa routepour qu'ils ne viennent pas piétiner les joies minuscules d'une journée."

 

"Et l'on sait que l'absence grossit dans la poitrine, fait le coeur énorme et qu'on la porte en plus de son propre poids. Elle est partout, remplit tout..."

 

" De retour à la maison elle griffonne les mots d'amour qu'elle aimerait recevoir. Elles les écrit pour elle même, c'est à dire personne."

 

" Avant toute chose, il y a le coeur gros. Ce coeur qu'il faudrait presque tenir à deux mains tant il est lourd."

 

" Elle écrase son chagrin contre la vitre. La tentation est grande d'imaginer que c'est un front qu'elle a contre le sien. Un front pour y appuyer sa peine". 

 

 

  

 

 

Les avis d'Aifelle, de Marie, de Leiloona

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Rédigé par Géraldine

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