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Publié le 18 Octobre 2009

Roman - Editions Yago - 247 pages - 18 €

Rentrée littéraire


Résumé : Un coup de foudre, et commence la plus vieille histoire du monde. Entre Alicia et Joris, c'est d'emblée l'amour fou, absolu, évident. Mais Joris est marié... Se noue alors une relation difficile mais passionnante, faite d'avances timides et de ruades d'impatience, ponctuée de mensonges inévitables. Mais faut-il consentir à la dissimulation ? Ce roman aux scansions poétiques et aux dialogues incisifs, met à nu les joies et les blessures de l'amour adultère avec un talent d'orfèvre.
















 

                                        
Mon humble avis :Voici un très beau roman, inhabituel dans mes lectures, puisqu'il s'agit ici du récit d'un adultère. Alicia, qui s'était promis de ne jamais briser un couple, entame une relation avec Joris qui lui cache son mariage dans un premier temps. La passion s'enflamme et l'attente ne fait que commencer. Alicia attend que Joris quitte sa femme comme il le lui promet. Cette expectative va durer tout au long du roman, entrecoupée d'incessants " Je t'aime moi non plus". Vous me direz, n'est- ce pas hardi de décliner ce sujet sur plusieurs centaines de page ? Si, ça l'est, indubitablement. Au début, j'ai craint de me lasser, voire de m'ennuyer. Et bien non, car cette histoire adultérine est admirablement bien traitée et analysée. L'auteur écrit avec un réalisme saisissant. Et pour cela, la répétition des promesses déçues étaient incontournables, car nul ne doute que cela se passe ainsi dans la vie. On aime passionnément avec Alicia, on espère, on souffre, on jalouse, on croit, on doute, on enrage, on déteste pour ne plus aimer. Certes, on ressent souvent l'envie de saisir Alicia et de la secouer comme un prunier pour lui dire : "Hé, réveille toi ma fille, cet homme se paie ta tête depuis le début". Mais pourtant, on replonge avec elle. Car quiconque a déjà aimé sait que l'on ne sort ni facilement, ni indemne d'une passion aussi obsessionnelle. Les conséquences dévastatrices d'une telle relation sont mises en scène et en mots avec brio. L'écriture est soignée, minutieuse, habillée d'envolées lyriques et poétiques. Oui, ce livre est aussi un hymne à l'amour, même si celui ci est défendu. Les personnes en manque d'idées pour écrire une lettre enflammée à leur dulciné(e) trouveront ici une source d'inspiration d'une émouvante valeur.
Je me suis souvent identifiée à l'héroïne dans ses élans comme dans ces désespérances. En toute immoralité, j'ai plus d'une fois pensé qu'il valait mieux avoir un amant qu'être la maîtresse. Car celui qui "a" semble plus souvent maître du jeu que celui qui "est".
J'ai aussi perçu dans ce récit comme un tango entre la lâcheté des hommes et la bêtise des femmes. Ma remarque est elle sexiste ? Sans doute, je me demande comment aurait évolué l'histoire si Alicia avait été un homme. Il faudrait poser la question à l'auteur ! Ca me donne une idée... A suivre !


" Si vous voulez vous débarasser de votre maîtresse, épousez la."


Je remercie
Gilles Paris pour cette agréable lecture.



                                                                            

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 10 Octobre 2009

Roman - Albin Michel - 131 pages - 15 €

Rentrée littéraire 2009

Résumé : « Il n’y a pas d’échec amoureux. »Amélie Nothomb
Amélie poursuit avec humour et auto-dérision l’inventaire des personnages « extraordinaires » qui hantent ses romans.






                                                                   
                                      

Mon humble avis : Un homme est dans un aéroport. Il s'apprête à monter dans un avion qu'il prévoit de détourner et de mener au crash. Quelle tragédie amoureuse lui a inspiré un tel acte ? C'est par écrit qu'il se confesse...
Dès les premières pages, il n'y a pas de doute, nous y sommes. Où ça ? Mais dans un roman d'Amélie Nothomb pardi ! Oui, tout y est... L'univers clos et décalé de quelques personnages. L'absurde qui devient possible. L'humour qui s'entremêle avec le cynisme et la cruauté. Les mots si insolites qu'ils vous font utiliser avec jouissance votre dictionnaire. Des prénoms improbables qui nous étonnent et nous amusent toujours - ici Zoïle et Astrolabe, mais où va-t-elle chercher tout cela ??- Et bien sûr, une bonne dose d'autodérision - Nothomb ne se moque-t'elle pas des ces éditeurs qui placardent la photo des auteurs en pleine couverture ?!!! Enfin, il n'y a que notre auteur belge préférée pour oser user d'une "madame pipi d'aéroport" comme d'un argument.
Une fois de plus, Amélie Nothomb nous captive par l'atypie de son histoire et l'anormalité de ses personnages qui ne connaissent pas de limite dans l'excentricité. Le génie de l'auteur est là : d'un personnage banal éprouvant un sentiment commun, elle fait du fantaisiste et de l'extraordinaire, au sens littéral du terme. Et, c'est en exagérant les travers de ces personnages qu'Amélie Nothomb dresse à nouveau un portrait pragmatique du genre humain et de son immoralité. Voilà pour le fond...
Pour la forme, je dirais que l'écriture est, comme d'habitude, ciselée. Le style est clair et  efficace. Amélie Nothomb va droit au but et ne nous encombre pas de détails inutiles dans le seul objectif d'écrire un pavé pour coller à l'époque. Ses livres ne sont jamais épais. Mais celui ci aurait gagné en qualité avec quelques pages supplémentaires. Certaines réflexions auraient mérité plus de développement. Et, une fois de plus, j'ai trouvé la fin un peu expédiée... Amélie, pour être complètement à ma cause acquise - vous n'en êtes pas loin d'ailleurs- s'il vous plaît, soigner un brin plus vos chutes !
Vous l'aurez compris, j'ai bien aimé ce livre, j'y ai trouvé mes repères... et ce que je cherchais, ni plus, ni moins.

Morceaux choisis :

" A quinze ans, il y a une ardeur de l'intelligence qu'il importe d'attraper : comme certaines comètes, elle ne repassera plus".

"On en veut jamais autant aux gens que quand ils n'y sont pour rien".

"On est vraiment indulgent que quand on est amoureux fou ; dès qu'on aime moins, la vacherie naturelle reprend le dessus".


Je remercie 
 de m'avoir permis de découvrir Le Nothomb de l'année en temps réel, et non un an et demi après dans son format poche !

 Les avis de :
 Bibliza (pas aimé) , de Cuné  (a aimé), d'Albertine (mitigé)


Ce blog a décidé de s'associer à un projet ambitieux : chroniquer l'ensemble des 659 livres de la rentrée littéraire ! 
Vous retrouverez donc aussi cette chronique sur le site Chroniques de la rentrée littéraire qui regroupe l'ensemble des chroniques réalisées dans le cadre de l'opération. Pour en savoir plus c'est ici.



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Rédigé par Géraldine

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Publié le 15 Septembre 2009

Roman - Folio - 440 pages - 7.70 €

Résumé : Dans un village du sud de l'Espagne, une lignée de femmes se transmet depuis la nuit des temps une boîte mystérieuse... Frasquita y découvre des fils et des aiguilles et s'initie à la couture. Elle sublime les chiffons, coud les êtres ensemble, reprise les hommes effilochés. Mais ce talent lui donne vite une réputation de magicienne, ou de sorcière. Jouée et perdue par son mari lors d'un combat de coqs, elle est condamnée à l'errance à travers une Andalousie que les révoltes paysannes mettent à feu et à sang. Elle traîne avec elle sa caravane d'enfants, eux aussi pourvus - ou accablés - de dons surnaturels. Carole Martinez construit son roman en forme de conte : les scènes, cruelles ou cocasses, témoignent du bonheur d'imaginer. Le merveilleux ici n'est jamais forcé : il s'inscrit naturellement dans le cycle de la vie.




                                  

Mon humble avis :  Il est question ici du destin tragique d'une lignée de femmes. Ces femmes que certains disent sorcières, se transmettent depuis la nuit des temps des prières magiques et une boite. Cette boite, si elle est ouverte au bon moment, révèle et donne un don à sa détentrice. Manifestement, Carole Martinez a ouvert sa boîte et en a sorti de le don de l'écriture, comme Frasquita en a sorti le don de la couture.
Dès les premières pages, Carole Martinez jette un sortilège à son lecteur. Comme s'il était sous hypnose, elle l'emmène dans un monde de fables, de fantasmes, de légendes et de superstitions. Le lecteurs accompagne Frasquita et de ses enfants dans leurs tribulations qui les conduisent même jusqu'aux portes de la folie. Ces aventures oscillent entre féerisme et cruauté, tant il y a de tragédie (presque grecque) dans cette histoire. Un destin funeste semble s'acharner sur ces femmes qui n'abandonnent jamais. Nous sommes maintenus en apesanteur dans une autre époque et dans une autre dimension. La dimension de l'imaginaire où tout est possible, la magie noire, comme la magie blanche. Parfois, la frontière entre le fabuleux et le réel est si mince que le lecteur ne sait même plus de quel côté il se trouve. Qu'importe. Comme Frasquita marche obstinée vers le sud, le lecteur tourne les pages, captivé, pour découvrir la suite de cette singulière épopée. Carole Martinez nous conte là une histoire qui vient de l'imagination et qui parle au coeur. A moins que ce ne soit le contraire... A n'en point douter, cette auteure est une conteuse d'histoire sur laquelle il faudra compter !

Et le style me dirait vous ? Exceptionnel ! D'ailleurs, je pense que c'est avant tout de là qui provient la renommée de ce premier livre, déjà couronné de multiples prix littéraires. L'écriture est si fine, si minutieuse, si érudite, qu'on la croirait sorti de l'écrin d'un grand joaillier. De nombreux messages sur la vie, l'honneur,l'imagination, les rêves, les différences, la tolérance nous sont délivrés par des métaphores, des images très fortes et des paraboles toutes belles les unes que les autres mais le plus souvent chimériques. Et surtout, oui surtout, par une poésie et un lyrisme rarement atteint, si merveilleux  et inhabituel qu'il m'a fallu quelques pages pour m'y habituer. Quelle douceur dans les phrases, quelle chaleur dans les mots ! D'ailleurs, en relisant les miens, je me dis qu'il est peu aisé de ne pas écrire un billet décousu sur ce Coeur Cousu !
Une chose est sûre, il y avait l'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux, il y a désormais la romancière qui murmure à l'oreille de ses lecteurs, avec grâce et distinction.

L'avis de 
Schlabaya, Karine, et de  Stéphie ,



Dal PAL 86 - 6

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 12 Septembre 2009

Roman jeunesse -  Editions du Triomphe Totem

Claire, Etienne et Maxime passent leurs vacances chez leurs grands-parents, dans un château du XIVe siècle, superbe bâtiment flanqué de deux tours portant chacune un nom forgée au cours de l'histoire : la Tour des Suppliciés et la Tour Seigneuriale... Lorsqu'ils rencontrent Mathilde et Thibaut, qui portent le nom du château et de la lignée qui l'habitait jadis, la famille d'Apremont, leur sang ne fait qu'un tour ! Quoi, ces voisins qui les provoquent, là, sur leur terre, ne manquent pas de toupet ! Oui, mais quel mystère se cache derrière leur provocation ? Et pourquoi le château de leur grand-père porte-t-il leur nom ?




Pour l'avis des ados, j'embauche mes nièces. Aujourd'hui, c'est Camélia qui donne son avis.





L'avis de Camélia (13 ans ) :   Ce livre fait partie d'une série. Celle-ci raconte l'histoire de 5 jeunes cousins qui se retrouvent à chaque vacances à Apremont, le domaine de leur Grand-père. Désireux de connaître l'histoire du château et de leur famille,  ils se mettent souvent dans des situations périlleuses. Au cours de leurs aventures, ils sauvent des tableaux précieux combriolés, un garçon en danger ; Ils découvrent aussi un souterain qui leur jouera bien des tours,des cryptes, des chapelles souteraines, mais et autant passages secrets. Ces enfants toujours plein d'humour ont plus d'un tour dans leur sac et déjouent souvent les plans de différents malfaiteurs.
 
Ces livres me plaisent car ils sont plein de suspens et d'humour dans les moments les plus dangereux. Les mystères dont s'occupent les cousins sont souvent originaux et très différents les uns des autres. 
 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 5 Septembre 2009

Roman - Livre de poche - 274 pages

Résumé : Bruce Boutard, informaticien bourru et misogyne de 40 ans, souffre d'une rare maladie cardiaque. Seul une greffe peut le sauver. Lors de sa convalescence, en Toscane, son nouveau coeur va se mettre à battre comme un fou devant un tableau d'un maître de la renaissance, Paolo Ucello. Pour la première fois, Bruce va se poser des questions... Sa personnalité, ses goûts, son caractère ont changé. Qui était son donneur ? Evidemment, c'est une femme ! Et c'est alors que Bruce va partir sur les traces de son donneur, une extraordinaire jeune femme dont la vie était pleine de secrets.





                                  

Mon humble avis :  Voilà une histoire de coeur qui n'est pas une histoire d'amour ! Voilà un livre que j'ai vite dévoré ! Et pourtant, ce n'était pas gagné... Les premières pages m'ont fait peur... Elles décrivaient le personnage principal de Bruce comme un rustre, tendance alcoolique, amateur de films pornos et des bois parisiens, et appelant une femme une femelle... Bref, je me suis dis encore un ours mal léché, détestable,  qui voit le vie "entre gris clair et gris foncé". Oui, sauf que malade, il doit subir une transplantation cardiaque. Sans le savoir, il reçoit le coeur d'une femme. Il se met donc à voir la vie non pas en bleu, mais en rose : finesse, délicatesse, émotivité, écoute et découverte des autres et de la vie. Il découvrira que son donneur est en fait une donneuse et partira sur la piste de Constance, cette femme qui lui a sauvé la vie et donné un peu de sa personnalité. C'est Constance qui le guidera jusqu'à la vérité. Une relation particulière liera Bruce à sa donneuse. Et cette vérité nous emmène nous lecteurs dans une Italie Florentine et une Suisse enneigée.

J'ai craint, par moment, que le livre ne tourne au "fleur bleue" mais non, pas du tout. Il est simplement très positif, divertissant, rafraîchissant, même si la toile de fond en est un drame. On le pense prévisible et voilà qu'il nous surprend, de rebondissement en rebondissement, jusqu'à une fin inattendue. Sitôt qu'un pan de l'histoire semble s'essouffler, l'auteure nous reprend la main pour nous emmener dans une nouvelle direction. C'est un livre plein d'émotion, de pudeur, de bonté, réaliste avec une touche de paranormal ! C'est bien écrit , captivant, touchant et chaleureux.

Tatiana de Rosnay évoque aussi ce que représente une greffe pour un malade ou encore le  Syndrome de Stress Post Traumtique après une maladie grave (ce qui est mon cas) ou une lourde opération. Mais le tout sans épanchement. Non, Tatiana de Rosnay réussit le tour de main de faire de cet organe le coeur des émotions. Et surtout, elle a fait battre mon coeur, alors pourquoi pas le votre ?



                                                                                  

DAL-PAL : 86 - 5


                 Bientôt, sur ce blog, une interview exclusive de l'auteur !



                                                                                                             

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 29 Août 2009

Roman jeunesse (dès 12 ans) - Livre de Poche (hachette jeunesse) - 6.50 €

Résumé : Quand Maia apprend que ses lointains parents, installés au Brésil, veulent l'adopter, elle a le sentiment de devenir une héroïne. Mais toutes ses camarades de collège ne l'envient pas. Quitter Londres pour se retrouver dans la jungle demande un sacré tempérament ! D'autant qu'une fois sur place, les rêves de Maia se brisent : les Carter, criblés de dettes, ont recueilli la jeune fille pour s'emparer de son héritage. Heureusement, celle-ci va rencontrer Finn, qui lui révélera l'univers mystérieux du fleuve Amazone...

Pour l'avis des ados et la littérature jeunesse, j'embauche mes nièces. Aujourd'hui, c'est Camélia.



L'avis de Camélia, 13 ans :  Maia, l'héroïne, une jeune orpheline vivant dans une pension en Angleterrre apprend que de lointains parents veulent l'adopter.
La jeune fille est heureuse à l'idée d'avoir un foyer et de partir à "l'aventure" au Brésil ou sont installé les Carter.
Quelle déception lorsque elle arrive en Amazonie accompagné de sa nouvelle gouvernante,de découvrir que les Carter,couvert de dettes l'ont recueillie afin de recevoir de l'argent chaque mois de la part de son tuteur (somme bien trop élevée pour le peuqu"ils offrent à Maia)
Maia aidera un jeune garçons héritier recherché par son grand père à lui échapper en mettant à sa place un acteur désireux de retourné en Angleterre.
Suite à l'incendie de la villa des Carter qui retournent en Angleterre poursuivis par le tribunal à cause de leurs dettes, Maia part pour un long voyage à travers la forêt Amazonienne.
 
Ce livre m'a plus car il y a de nombreux retournements de situation. On y découvre l'ambiance Amazonienne, la vie que menaient les Indiens loin des villes, et aussi les nombreux paysages magnifiques.
 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 27 Août 2009

Nouvelle -Folio - 66 pages - 2,00 €

Résumé : Lors d'un repas dans la bonne société, un convive est invité à distraire la compagnie en racontant une anecdote. De sa mémoire, il raconte l'histoire d'un homme injustement condamné à mort pour meurtre. Mais le vrai meurtrier ne serait-il pas autour de la table ?







                                      
Mon humble avis :Quel bon moyen que la collection Folio à 2 € pour relire certains auteurs classiques incontournables mais souvent peu attractifs voire rébarbatifs, en tout cas pour moi. Balzac est de ceux là, qui me traumatisa avec Le Père Goriot, ma seule incursion dans son univers. Ma récente visite du château de Saché a été l'occasion de faire quelques emplettes, dont la nouvelle de l'Auberge Rouge.
J'avoue, il m'a fallu quelques pages pour trouver rythme et repères personnels et surtout, pour m'habituer au forcément excellent français de Balzac. Certaines phrases, pour être bien assimilée, m'ont nécessité une relecture. Et puis on retrouve bien sûr les longs descriptifs chers à l'auteur mais fort heureusement proportionnels au nombre de pages de l'ouvrage.

Mais je me suis replongée avec plaisir dans l'ambiance du 19ème siècle, j'ai apprécié le suspens que Balzac instaure dans cette courte histoire et surtout, l'injustice qu'il y dénonce. Enfin, le dilemme que pose Balzac m'a amusée et mène le lecteur à s'interroger : faut il choisir l'honneur, en épousant pas sa mie fille d'un assassin, qui dispose donc à son insu d'une fortune acquise par le sang, ou choisir l'amour qui triomphe de tout ! D'ailleurs la toute dernière phrase m'a bien fait sourire !

Conclusion : un bon entre deux, vite lu, agréable. De la culture classique aisément acquise !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 21 Août 2009

Roman - Livre de Poche - 248 pages - 6.00 €

Résumé : Quels drames et quels enjeux faut-il pour qu'un enfant décide de gagner sa vie comme écrivain, à l'âge où l'on perd ses dents de lait ? En révélant ses rapports avec son père, Didier van Cauwelaert nous donne les clés de son oeuvre, et nous offre son plus beau personnage de roman. Un père à l'énergie démesurée, à l'humour sans bornes et aux détresses insondables, qui a passé sa vie à mourir et renaître sans cesse. Un père redresseur de torts et fauteur de troubles, qui réenchanta le monde par l'incroyable force de son destin, de ses talents et de ses folies au service des autres. Drôle, bouleversant, généreux et tonique, Le Père adopté est à la fois un merveilleux récit des origines et un irrésistible appel à inventer sa vie en travaillant ses rêves.

                                  

Mon humble avis :  Troisième rencontre avec cet auteur, et rencontre enfin réussie, même très réussie. Dès les premières pages, j'ai su que ce livre allait me plaire, qu'il me donnerait de savoureux moments de lecture dès que je m'y plongerais. On assiste ici à la naissance de la vocation d'écrivain de Didier van Cauwelaert. Si tôt, que cela en est touchant et pourrait paraître improbable. Et pourtant, des années plus tard, van Cauwelaert est un des auteurs les plus prolifiques de sa génération, qui plus est couronné de multiples prix littéraires, dont le Goncourt.

Le père adopté est avant tout un vibrant hommage pour le père défunt de l'auteur. C'est un dialogue à une voix. Van Cauwelaert s'adresse à son père et construit ce roman en suivant l'enchaînement de ses émotions de romancier et du fils qu'il était. Ce fils qui, mythomane, rêvait sa vie et s'en inventait d'autres, qui aimait et admirait son père par dessus tout au point de ne jamais vouloir le décevoir, quitte à inventer encore et toujours. Quelle belle genèse de vocation ! On sourit beaucoup à la lecture de cette magnifique et infaillible complicité entre un père et son fils ! Didier van Cauwelaert nous parle aussi de l'histoire de sa famille, cette histoire qui fait qu'il est ainsi, lui, fils, petits fils et arrière petit fils. Il se promène ainsi dans son arbre généalogique et nous rapporte nombre d'anecdotes tantôt tendres, touchantes,  comiques, bouleversantes mais toujours justes. Au fil de pages, se dresse les portraits de ses aïeux, personnes ordinaires au destin rendu encore plus extraordinaire par la plume intimiste, pudique et humoristique de l'auteur. J'ai perdu mon père il y a plus de quinze ans et lors de ma lecture, je me suis pris à remplacer des anecdotes de l'auteur par d'autres personnelles. Oui, c'est certain, Didier van Cauwelaert dit ici ce que l'on aimerait savoir dire et formuler à notre propre père ou que l'on aimerait avoir dit avant qu'il ne soit trop tard. Il crie haut et fort "mon père, ce héro" !

"Je ne suis pas dupe, je sais pourquoi tu as encouragé ma vocation de romancier, dès l’enfance : si tu as été mon maître à rêver, c’était aussi pour que je devienne ta machine à écrire." (DVC)

" La vraie générosité se nourrit toujours d'une part d'exaltation égoïste, sinon, elle n'est qu'abnégation - un élan obligé, beaucoup moins efficace." (DVC)




                                                       livre lu dans le contexte 
                                                              
                                                                

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 7 Août 2009

Autobiographie - Livre de poche - 218 pages - 6.00 €

Résumé : Mon père appartient à cette génération qui, sous prétexte qu'elle est née après guerre et en plein progrès, a décidé que son combat d'une vie serait de ne pas mourir. De ne pas mourir, donc de ne pas vieillir. D'arrêter le temps. Au début, je croyais qu'il était le seul atteint. Et puis j'ai vu d'autres spécimens, je les ai parfois côtoyés : les faux jeunes. Au début je croyais que le syndrome ne touchait que les hommes de son âge, les éternels " baby-boomers ", puis je me suis aperçue que la génération suivante était pire. Déjà faux jeune à quarante ans. Voilà le problème. Les gens ne veulent plus mourir. Alors ils volent la vie de leurs enfants. Ce sont des ogres "





                                         
Mon humble avis : C'est bien ce que je craignais, je viens d'en avoir confirmation, ce livre est autobiographique... Et bien je plains l'auteure... Elle est paumée, ne sait pas grandir, est entourée de personnes superficielles (qui se ressemble s'assemble non ?) et partage tout cela avec nous dans ce roman qui est aussi peu intéressant que la vie que Marion Ruggieri semble mener. Elle ne sait pas ce qu'elle veut au début du livre et n'en sait pas plus à la fin. Manifestement, elle ne sort pas grandie de cette aventure, tout comme nous de cette lecture. Alors à quoi bon raconter tout cela ?

Elle est pourtant ce qu'elle reproche à son père, une personne qui ne sait pas veillir et qui se dépètre dans son complexe d'Oedipe. Car tel est le sujet du livre : la confusion des âges et les grands écarts d'âge dans les couples. Il y avait là une bonne idée de départ, qui avec un tel titre et cette couverture, pouvait promettre de trucculents et cinglants moments de lectures. Mais Marion Ruggieri survole son sujet sans jamais l'approfondir et m'a paru préférer s'intéresser à sa propre personne, à ses expériences personnelles (permettant au passage d'assaisonner de quelques vulgarités prétextes). De ce fait, ce roman me donne une impression de nombrilisme.

L'histoire, où plutôt la scène, se déroule le soir d'anniversaire de son père. Et de là, on part de digressions en digressions fatiguantes qui n'apportent rien, si ce n'est qu'un peu plus de volume (au sens propre) à ce livre pourtant pas bien épais. C'est d'ailleurs son avantage : peu de pages, caractères d'imprimerie étonnament gros, c'est vite lu et heureusement. Certes, quelques phrases et formules font mouche et sont bien pensées. Extraits choisis :" La moitié sud de la terre est privée d'adolescence et la moitié nord en a à revendre"."Même si ces yeux, strabisme et alcool aidant, menacent de quitter la table chacun de leur côté" etc. Mais ces bons mots semblent n'être là que pour faire diversion, pour cacher le fait que derrière, il n'y a pas grand chose.



                                           livre lu dans le contexte
                                                   

Les avis de Fleur et de Belledenuit, guère plus enthousiastes que le mien mais complémentaires.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 5 Août 2009

Roman - Folioplus Classique - 97 pages - 6.00 €

Résumé : Le pasteur d'un petit pays du Jura Suisse, entreprend d'écrire un journal retraçant l'histoire d'une jeune aveugle, Gertrude, "âme pieuse" (page 11), qu'il avait recueilli deux ans et six mois auparavant. L'enfant s'éveille au langage, à la sensibilité, à l'intelligence, grâce au dévouement passionnel du pasteur qui la guide vers la voie spirituelle. A travers une audition de La Symphonie pastorale de Beethoven, elle imagine le monde réel. Mais en réalité, au fur et à mesure que la jeune fille grandit, l'amour que lui porte son "père adoptif" change. Celui-ci ne s'aperçoit pas d'un sentiment qu'ont deviné sa femme Amélie et son fils Jacques, qui est lui aussi amoureux de Gertrude....







L'avis des ados, celui d'Iris (15 ans)  Ce livre est écrit sous forme du journal intime d'un pasteur marié à Amélie. Il recueille Gertrude, une jeune aveugle orpheline. Au fil de l'histoire, le pasteur est partagé entre l'amour qu'il porte à sa femme et l'amour interdit qu'il développe pour Gertrude et son interprétation personnelle de la bible.
Ce récit est intéressant pour ses petites anecdotes, telle que la comparaison des couleurs avec les sons émis par les instruments lorsque Gertrude et le pasteur assistent à un concert où est joué la Symphonie Pastorale de Beethoven.
André Gide nous offre vraiment une belle palette d'émotions et des sentiments humains variés et réalistes. Par exemple, Amélie représente bien l'égoïsme car elle ne pense qu'à son bonheur et à celui des siens au détriment de celui de Gertrude qu'elle aimerait abandonner. On découvre aussi ce que les aveugles ne voient pas et comme il difficile de leur faire comprendre ce qui n'est pas palpable. Cette histoire bouleversante se lit très vite et est, je pense, un bon livre pour découvrir cet auteur. Vraiment une très belle oeuvre, très bien écrite.

 

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Rédigé par Géraldine

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