Articles avec #litterature francaise tag

Publié le 8 Juillet 2009

Pièce de théâtre - Jacques André Editeur - 68 pages - 7 €

Comédie pour mélomanes... Le festival "Saoû chante Mozart a vingt ans. Le comité se réunit pour préparer cet anniversaire alors que le ciel se déchire et que le Roubion déborde.
Un visiteur énigmatique se joint à eux...
Imposteur ou génie ?

C'est au spectateur de décider !








                                  

Mon humble avis : Cette fois-ci, c'est au théâtre et avec brio que s'essaie l'écrivaine Mary Dollinger. L'originalité est toujours de mise dans cette courte pièce qui nous offre un réel divertissement culturel.
Mary Dollinger aime rendre la vie aux défunts (voir Journal désespéré d'un écrivain raté). Cette fois-ci, c'est Mozard qu'elle ressuscite pour notre plus grand plaisir. Le comité est en pleine préparation du festival "Saoû chante Mozart" et ne tombe pas d'accord sur la programmation. Apparaît alors un Mozart qui semble venu de nulle part. Il entend dire son mot quant à cette programmation et rétablir certaines vérités sur son oeuvre.
Cette inattendue et improbable visite du célèbre compositeur est prétexte à redécouvrir tant l'homme que l'artiste dont on ne connaît souvent, et injustement, que son nom et un certain requiem...
C'est bien écrit, c'est drôle, tendre, musical, culturel et ludique. Un très bon intermède de lecture entre deux pavés !

De la même auteure sur ce blog :
Journal désespéré d'un écrivain raté
Le bébé était cuit à point


Et une interview exclusive !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 1 Juillet 2009

Roman autobiographique - Livre de Poche - 183 pages - 6.00 €

Résumé : Stupeur et tremblements pourrait donner l'impression qu'au Japon, à l'âge adulte, j'ai seulement été la plus désastreuse des employées. Ni d'Eve ni d'Adam révélera qu'à la même époque et dans le même lieu, j'ai aussi été la fiancée d'un tokyoïte très singulier.










                                    

A mon humble avis :  Grande fan d'Amélie Nothomb, je suis à sa cause acquise. L'année dernière Amélie Nothomb me décevait pleinement avec Le journal d'Hirondelle. Cette année, elle me surprend un peu plus dans le bon sens mais me laisse proche de la perplexité. Mais attention, pas d'enthousiasme débordant non plus.  L'auteure nous avait habitués à plus de grandiloquence et d'originalité. Ici, elle prend le parti de l'intime pour nous raconter, assez simplement, sa première relation amoureuse avec un japonnais. Certes, on retrouve la plume, l'humour cinglant et l'auto-dérision qui qualifient notre belge préférée. On a dans ce livre de belles comparaisons entre la culture du pays du soleil levant et celle de la vieille Europe, ce qui donne lieu à moult quiproquos ou situations cocasses. Mais rien d'exceptionnel. Par moment, j'avais même l'impression que l'écrivaine ne savait pas trop quoi dire... Sinon, pourquoi disserterait elle sur plus de deux pages à propos des piqûres de moustique ?
J'ai lu ce livre agréable avec certaine distance. Heureusement parfois certains mots nothombiens ou quelques métaphores me rappelaient que je lisais du Nothomb et que cela devait être une lecture délicieuse puisque attendue impatiemment. Peut-être que je ressens cela parce que les romans autobiographique de cette auteure ne sont pas mes préférés car ce n'est pas là qu'elle exerce au mieux son imagination cruelle et géniale !



Les avis de Bibliza et de Pimprenelle

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 29 Juin 2009

Roman - Livre de poche - 375 pages - 6.95 €

Résumé : Le métier de Brodeck n’est pas de raconter des histoires. Son activité consiste à établir de brèves notices sur l’état de la flore, des arbres, des saisons et du gibier, de la neige et des pluies, un travail sans importance pour son administration. Brodeck ne sait même pas si ses rapports parviennent à destination. Depuis la guerre, les courriers fonctionnent mal, il faudra beaucoup de temps pour que la situation s’améliore.
« On ne te demande pas un roman, c’est Rudi Gott, le maréchal-ferrant du village qui a parlé, tu diras les choses, c’est tout, comme pour un de tes rapports. »
Brodeck accepte. Au moins d’essayer. Comme dans ses rapports, donc, puisqu’il ne sait pas s’exprimer autrement. Mais pour cela, prévient-il, il faut que tout le monde soit d’accord, tout le village, tous les hameaux alentour. Brodeck est consciencieux à l’extrême, il ne veut rien cacher de ce qu’il a vu, il veut retrouver la vérité qu’il ne connait pas encore. Même si elle n’est pas bonne à entendre. 


                                          

Mon humble avis : Géraldine au rapport sur le rapport de Brodeck... Hum, ce livre a obtenu lors de sa sortie le prix Goncourt des Lycéens et je ne compte pas les chroniques élogieuses qui m'avaient mis l'eau à la bouche... Et pourtant, jamais je n'ai mis aussi longtemps à lire un livre dont j'ai sauté autant de passages, passages omis par action et non par omission. Certes, ce roman est empreint d'une poésie certaine et traite délicatement de la Soah, du début du Nazisme, des premières rafles et des camps de concentration. Certains moments sont bouleversants de noirceur. Mais alors, quel ennui ! Ce roman de Philippe Claudel pourrait être vendue en pharmacie tant il est soporifique. Des descriptions à n'en plus finir qui feraient pâlir Balzac d'envie. Des phrases qui font soit 10 lignes soit trois mots (j'exagère à peine). Une tripotée de personnages que l'on distingue à peine les uns des autres. Une histoire qui part dans tous les sens. D'ailleurs, le narrateur s'en explique comme pour s'en excuser. Cela n'a pas marché avec moi. Je ne sais pas si vous connaissez la chanson que l'on hurle en général en marchant "Il était une bergère qui allait au marché, elle portait sur sa tête trois pommes dans un panier..... stop ! Trois pas en avant, trois pas en arrière, trois pas sur le côté, trois pas de l'autre côté". Au final, on reste presque sur place. C'est ce qui s'est passé pour moi dans ce livre. Je suis allée jusqu'à la fin pour voir si celle-ci justifiait les moyens : même pas.

 

 

                                         lu dans le contexte

                                              

Les avis de
Grominou; Sylire et de Karine

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 13 Juin 2009


Roman adolescent - Le livre de poche jeunesse -  218 pages - 5,23 €

Résumé : Au début de l'été 1469, Guillemette, qui vient de perdre son père, rejoint son grand-père à Rennes. Celui-ci ignore son existence et lui réserve un étrange accueil. Il lui demande de ne révéler à personne son identité. Guillemette doit alors se faire appeler Philippa et supporter bien des médisances.









L'humble avis de Camélia (13 ans) :
Le livre raconte une histoire qui se passe en 1469, à Rennes. Le personnage principale est une fille de treize ans,Guillemette,  élevée comme un garçon dans un château de caractère qui peut-être sensible mais aussi déterminée. Après voir perdu son père dans un meurtre elle part chez son Grand-père, dont elle connaissait vaguement l'existence qui restait sa seule famille. 
 
L'homme, qui est miseur de la ville et mercier, l'accepte dans sa maison mais lui demande de bien vouloir porterun autre prénom. Elle choisira de s'appeler Philippa. Lorsqu'elle arrive elle apprend que son grand-père ignorait son existence. Etonnée par l'étrange accueilque lui réserve son grand -père et les rumeurs qui courent dans son quartier Philippa aimerait bien en savoir un peu plus sur le mystère de sa naissance et pourquoi le miseur lui a-t'il demandé de changer de prénom et de ne donner à personne sa véritable identité.
 
Ce livre est intéressant car on apprend beaucoup de choses sur la vie à Rennes au 15ème siècle. Son organisation, mais aussi les dangers à vivre dans une ville aussi grande. J'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire car l'action met du temps à venir.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 12 Juin 2009

Roman broché - Editions Michel Laffon- 371 pages - 20 €

Résumé : En 1761, un navire français s’échoue sur un îlot perdu de l’océan Indien. Il transporte cent soixante esclaves. Pour survivre, rescapés blancs et noirs doivent cohabiter. Un officier veut construire une chaloupe. Les marins refusent de l’aider. Les esclaves acceptent. Leur dignité force le respect des Blancs. Mais au moment du départ, on ne les embarque pas. Quinze ans plus tard, quand le bruit de ce forfait a couru tous les ports, on revient les chercher. Il ne reste que sept femmes et un enfant. À partir des archives maritimes, des fouilles archéologiques et d’un séjour sur l’île, Irène Frain raconte ce chapitre méconnu des droits de l’Homme, qui a conduit les consciences à l’abolition de l’esclavage.

http://www.lesnaufragesdeliletromelin


                                      

Mon humble avis :Je suis entrée dans ce livre un peu à contre courant, tant j'avais parcouru de billets sur la blogosphère à son sujet, suite à son envoi massif par Chez les filles. Je m'attendais à ce que cela soit très historique... Ça l'est aussi dans un sens, mais narré avec un tel brio ! Oui, je me suis laissée embarquée par ce roman vrai ! J'ai quelque part aussi échouer sur cette île inhumaine, j'ai suivi avec fascination le combat de ces naufragés contre la nature hostile, leur obstination à survivre, j'ai ragé devant tant d'injustice...

Irène Frain transforme cette épopée historique en un récit captivant et haletant. Même si l'on connaît l'issue de cette honteuse tragédie, l'écrivaine parvient à y distiller un suspens implacable. Au fil des portraits d'un criant réalisme, on se demande ce qui tient du réel et ce qui tient de la déduction d'Irène Frain qui redonne vie à ces personnages. Quel plaisir de sentir une auteure aussi passionnée et investie par son sujet, et aussi minutieusement documentée. Irene Frain insuffle vie, doutes, passion, folie, détermination, regrets et remords à de vrais personnages morts depuis 250 ans, et pourtant si vivants dans ce livre. Et surtout, par ce vibrant hommage à ces esclaves abandonnés, Irène Frain tire ces grands hommes de l'oubli pour les poser dans une postérité posthume. Les conséquences  de cette abomination, qui mènent à une première abolition de l'esclavage, sont expliquées de façon limpide. On ne peut que se révolter devant le terme "Première"(abolition de l'esclavage). Pourquoi un retour en arrière par la suite ? L'homme est vraiment capable d'ignominie atroce.

Et que dire de l'écriture d'Irène Frain ? Que du bien. Soignée et élégante. Irène Frain nous prouve que l'on a raison de lire et d'aimer notre belle langue française. Une belle et intéressante lecture, une histoire hélas trop vraie mais qui n'a pas besoin d'effets romanesques ou d'effets spéciaux pour convaincre !

                                                                                               

Voici une photo de l'île de Traumelin, où les esclaves sont donc restés
naufragés durant 15 ans. Rien de paradisiaque vous en conviendrez...

Pour l'avis des autres, je vous dirais bien "Allez sur tous les blogs" et sans doute sur le votre si vous êtes blogueurs, tant ce livre a été largement envoyé. Mais je vais tout de même vous aiguiller sur quelques avis précis :
Celui de
Keisha; de Laetitia La Liseuse ; Karine et Leiloona


Je remercie Suzanne de  ................et les Editions Michel Lafon pour cette historique et captivante lecture.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 22 Mai 2009

Roman jeunesse - Folio Junior - 7,50 €

Résumé : Alors qu'il fait le tour du monde à la voile avec ses parents, Michael tombe à la mer. Lorsqu'il reprend connaissance, il se retrouve avec sa chienne sur une île perdue au milieu du Pacifique ! Comment survivre sans nourriture et sans abri ? Mais l'île n'est pas déserte et un mystérieux inconnu semble veiller sur Michael. C'est le début d'une aventure que n'oubliera jamais le jeune garçon...


Rien de tel que d'intérroger les ados sur la littérature jeunesse. L'avis des ados est donné cette fois-ci par Camélia.



L'humble avis de Camélia (13 ans) :   Ce livre raconte l'histoire d'un jeune garçon nommé Michael qui, faisant le tour du monde à bord d'un petit voilier avec ses parents, tombe à la mer avec son chien Stella. Le lendemain matin, il se retrouve sur la plage d'une île, déserte à ce qu'il croit ...
Il apprend à vivre seul, dans la nature. Un jour alors qu'il se baigne, une énorme méduse le pique. De solides bras le saisissent et le ramènent au bord. Michael est sans connaissance et le restera pendant un mois, un homme le soignera et une amitié se créera entre les deux homme.
Plus tard, les parents de Michael viendront le chercher après mainte recherches dans l'océan. Le garçon laisse son ami et retourne sur le voilier pour finir le tour du monde.
J'ai bien aimé ce livre car l'histoire de Michael sur son île est présentée sous de nombreux points de vue. L'aventure : lorsqu'il se retrouve seul sur une île, le suspens : quand il voit un bateau au large sans savoir si c'est celui de sa famille. Mais aussi l'amitié qui naît entre le vieil homme et le jeune garçon.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 9 Mai 2009

LA PASSION SELON JUETTE, de Clara DUPONT-MONOD

Roman historique - Livre de poche - 176 pages - 6 €

Résumé : Juette naît en 1158 à Huy, une petite ville de l’actuelle Belgique. Mariée à treize ans, elle est veuve cinq ans plus tard. Juette est une femme qui dit non. Non au mariage. Non aux hommes avides. Non au clergé corrompu. Elle n’a qu’un ami et confident, Hugues de Floreffe, un prêtre. À quelles extrémités arrivera-t-elle pour se perdre et se sauver ? Car l’Église n’aime pas les âmes fortes...
De ce Moyen Âge traversé de courants mystiques et d’anges guerriers, qui voit naître les premières hérésies cathares, Clara Dupont-Monod a gardé ici une figure singulière de sainte laïque.


                                                      

Mon humble avis : Ce livre s'inspire de l'histoire réelle de Juette.
Juette vous parle d'un temps où les jeunes filles ne rêvaient ni de princes charmants, ni de people, mais de preux chevaliers. Juette vous parle d'un temps où les petites filles étaient mariée à 13 ans. Juette vous parle d'un temps où se dresser contre les fastes et les mensonges de l'Eglise relevait de l'hérésie et menait sur bucher alimenté par les livres d'Aristote en guise de combustibles. Juette dit " Je commence à croire que l'Eglise n'a rien à voir avec Dieu". Et quand Juette se tait, c''est alors Frère Hugues, son confident, son ami, son guide spirituel qui prend la parole pour nous conter son attachement obsessionel à cette étrange jeune fille.

J'épouse en grande partie les révoltes et le combat de Juette. J'éprouve aussi une certaine fascination et un intérêt pour tout ces mouvements historiques qui se rebellaient contre l'interprétation tout à son avantage que l'Eglise a toujours fait des Ecritures. Juette la médiévale mais si contemporaine dans son combat !
Et pourtant que d'ennui pour moi que cette lecture. Je ne suis pas parvenue à entrer dedans. Même si j'ai coché nombre de petites croix dans les marges pour retrouver des citations, l'atmosphère de ce récit m'a pesée et minée. Dommage,
car l'auteure semble bien maîtriser son sujet.

                

                                                                                     Livre lu dans le contexte  
                                                                                             



Florinette
a aimé, Sophie n'a pas aimé

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 5 Mai 2009

roman - Livre de poche - 249 pages - 6 €

Lou Bertignac a 13 ans, un QI de 160 et des questions plein la tête. Les yeux grand ouverts, elle observe les gens, collectionne les mots, se livre à des expériences domestiques et dévore les encyclopédies. Enfant unique d’une famille en déséquilibre, entre une mère brisée et un père champion de la bonne humeur feinte, dans l’obscurité d’un appartement dont les rideaux restent tirés, Lou invente des théories pour apprivoiser le monde. A la gare d’Austerlitz, elle rencontre No, une jeune fille SDF à peine plus âgée qu’elle. No, son visage fatigué, ses vêtements sales, son silence. No, privée d’amour, rebelle, sauvage. No dont l’errance et la solitude questionnent le monde. Des hommes et des femmes dorment dans la rue, font la queue pour un repas chaud, marchent pour ne pas mourir de froid. « Les choses sont ce qu’elles sont ». Voilà ce dont il faudrait se contenter pour expliquer la violence qui nous entoure. Ce qu’il faudrait admettre. Mais Lou voudrait que les choses soient autrement. Que la terre change de sens, que la réalité ressemble aux affiches du métro, que chacun trouve sa place. Alors elle décide de sauver No, de lui donner un toit, une famille, se lance dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Envers et contre tous.

                                   

Mon humble avis : Certes, ce livre est plein de bons sentiments et souffre de quelques longueurs. Mais cela ne l'empêche pas d'être un grand moment de lecture. Par contre, mieux vaut ne pas avoir le moral en berne pour pénétrer dans cette histoire. En effet, c'est un roman sur de tristes réalités ; celle de Lou, fille unique et surdouée de 13, qui peine à trouver sa place tant à l'école que dans sa famille ; celle de ses parents qui ne se remettent pas de la perte d'un enfant ; celle de Lucas qui vit seul alors qu'il n'est même pas encore adulte. Et surtout celle de No, jeune SDF, tout juste majeure.

Mais c'est aussi et surtout sur de formidables histoires d'amitié, un retour à la vie qui vient de l'inantendu, et le refus de Lou de baisser les bras, sa détermination à retourner une certaine destinée. Lou s'acharne à changer les choses et ouvre les yeux de tous sur des vérités si simples mais que la majorité refuse de voir. 

Heureusement, Delphine de Vigan a choisi la voix de Lou, surdouée de 13 ans, pour nous conter cette histoire. Ainsi, elle a pu y insuffler une certaine naïveté qui rend ce roman plus léger. La détresse, l'incompréhension du monde, la révolte, les questions de Lou sont merveilleusement et finement retranscrites. A tel point que cela vous noue le ventre et vous arrache quelques larmes car quelque soit notre âge, on ne peut que partager les sentiments de Lou.

Point de vulgarité dans ce livre. L'écriture est magnifique, poignante. Sans renier l'âge de la narratrice, elle est tantôt très poétique, tantôt truculeusement drôle, avec des images très fortes ou comiques, fraîches et mignonnes. ( ex ... "ç'est inconcevable. C'est comme essayer de se représenter une limace au milieu du Salon International des libellules "!)  En fait, j'ai eu comme la sensation de relire "Les cornichons au chocolat". Mais dans une version revisitée, du 21ème siècle. Une version où ce n'est pas seulement le petit monde de l'adolescente qui ne tourne pas rond mais le monde tout court. Une version où l'héroïne a compris que son bonheur passe par celui des autres et qui veut changer le monde !

Mais en fait, il faut surtout ajouter que No et Moi est un livre qui se lit absolument, à conditions d'avoir une petit place dans son esprit pour y garder une trace des personnages. Oui, il est des personnages de roman qui vous marquent, que l'on ne peut pas oublier. Lou et No en font partie.


                                                      livre lu dans le contexte
                                                            


Les avis de
Sylire; de Gambadou ; de Karine, de Bibliza, d'Anne l'insatiable lectrice;

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 3 Mai 2009

Roman adolescent, chez Pocket

Emmanuelle est sourde de naissance. Elle ne connaît qu'une chose : le silence. Pour s'évader de cette prison, elle se met à crier. Des cris d'oiseau de mer, disent ses parents. Jusqu'au jour où, à sept ans, " la mouette " découvre le langage des signes. La petite fille se transforme : le monde s'ouvre à elle... Elle sera comédienne puisque c'est son rêve le plus cher. Adolescente révoltée, Emmanuelle va lutter, souffrir et finalement gagner son combat : être actrice mais aussi plaider la cause de millions de malentendants. Pour que le monde des sourds ne soit plus le monde du silence.


La littérature jeunesse était jusqu'à maintenant absente de ce blog. Aussi, j'ai décidé de combler cette absence et pour cela, je fais appel à mes neuveux et nièces qui nous donneront, 2 fois par mois dorénavant, leur humble avis. Car qui mieux que les ados pour parler de la littérature jeunesse !

L'humble avis d'Iris, 15 ans :   Dans Le cri de la mouette , on découvre "le monde du silence" sous l'angle le plus réaliste possible car c'est une sourde profonde de naissance qui l'écrit. Emmanuelle Laborit décrit très bien cet univers où, parce que l'on n'entend pas on est donc "pas comme tout le monde", et parfois mis à l'écart. Dans son parcours, elle a eu la chance d'apprendre le langage des signes. Il va lui permettre de s'ouvrir et de communiquer avec d'autres personnes que sa famille. Lors de son adolescence, elle combat l'ostrascisme dont elle est la cible ainsi que tous ses amis sourds.

Je pense qu'Emmanuelle Laborit a écrit ce livre pour aider les entendants à s'ouvrir, à comprendre et à communiquer avec les sourds. Elle a également écrit ce livre pour les sourds, pour qu'ils aient la chance d'apprendre  ce langage des signes qui les aidera à communiquer et donc à mieux s'intégrer dans la société.


J'ai bien aimé ce livre car l'écrivain  montre bien que la différence  existant : la surdité ne change pas la vie de l'enfant puis du jeune et de l'adulte. Ce livre est agréable à lire car il a un vocabulaire simple et parce qu'on suit les émotions de l'écrivain : ces joies, ces peurs etc.

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 30 Avril 2009

Roman - saga historique - Livre de poche - 633 pages - 8 €

Résumé : Tout commence en 1820, quand Jozef, représentant d’une branche déchue de la noblesse locale, parvient à devenir l’intendant du domaine perdu par sa famille, puis à le reconquérir en épousant la disgracieuse fille de ses maîtres autrichiens. L’histoire de leur couple et de ses descendants se confond avec celle de la Galicie dépecée par ses voisins et déchirée entre les mouvements nationalistes polonais et ukrainiens. On y croise Jean, le neveu exalté toujours prêt à soutenir la dernière insurrection, Wioletta, beauté promise aux plus grands espoirs, dont la vie sera ruinée par une grossesse scandaleuse, Agenor, le gendre terne, incarnation de l’esprit petit-bourgeois, et bien sûr de patriarche Jozef, dont les origines sont peut-être moins aristocratiques qu’il ne l’imagine. … En arrière-plan, la modernité avance ; la fabrique de sucre, richesse de Jozef, s’industrialise, le chemin de fer est annoncé pour bientôt, des idées séditieuses se répandent parmi les serfs…. Du classique ? Certes. Mais raconté d’un point de vue inédit : celui de la maison, témoin impuissant des errements des vivants et de la victoire des ombres.


                           

Mon humble avis :  Ce livre avait tout pour me déplaire : son volume ( plus de 600 pages), son sujet (saga familiale) et la situation de l'histoire (le 19ème siècle dans le sud de la Pologne). Bref, tout ce qui ne m'attire pas. Et pourtant...

Certes, le début est laborieux. Les cent premières pages servent à placer tant d'époques et de personnages que l'on a l'impression de s'y perdre. Ensuite, émerge celui de Clara. Ça y'est, nous tenons un fil conducteur et ce roman devient captivant. Car cette histoire porte sur la destinée parfois déchirante d'une famille, mais surtout de générations de femmes aristocratiques. Le tout sous fond d'abolition du servage, de révolutions, d'invasions, d'émeutes et d'indépendance. Car nous traversons presque siècle complet dans ce roman ! J'avoue justement avoir un peu survolé les passages qui concernaient ces mouvements historiques et politiques. Je me suis concentrée sur ce qui me plaisait, à savoir le reste !

L'écriture est très châtiée et érudite. Cela n'empêche pas une lecture très fluide et fort agréable, au contraire ! Diane Meur nous dresse des portraits très minutieux et approfondis de ses personnages. On s'attache terriblement à certains, on en déteste d'autres. On est accroché à cette oeuvre tant on souhaite savoir ce qu'il va advenir de Clara, de Wioletta et de ses soeurs. L'autre intérêt de cette lecture est aussi la (re)découverte de la mentalité de cette époque que Diane Meur nous décrit  si scrupuleusement. En tant que femme du 21ème siècle, je n'ai pas qu'enrager devant le traitement et le destin qui étaient réservés aux jeunes filles d'alors. 

Enfin,  impossible de ne pas évoquer le personnage principal, la narratrice qui n'est autre qu'une maison de maître témoin de ces passions, de ces haines, de ces pleurs, de ces mariages arrangés... C'est sous ses toits que se déroule cette saga. Félicitations à Diane Meur pour cette originalité si bien maîtrisée. L'auteure donne ainsi vie à la plus immobile des choses : une maison. Celle ci nous délivre bien des secrets et fait appel à nos cinq sens pour vibrer avec elle : nous entendons, nous touchons, nous sentons, nous goûtons, nous voyons... le tout, avec une sensualité et une volutpé surprenante. Splendide !




                                                                           Livre lu dans le contexte du 
                                                                                   


Solenn a écrit un très beau billet

L'avis de
Florinette; sur lequel j'ai trouvé cette interview de l'auteure, que je me permets donc de reprendre tant elle vous donnera encore plus envie de lire ce livre !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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