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Publié le 10 Février 2009

Résumé : Au secours pardon raconte l’histoire d’un homme qui se croit libre comme la Russie, et qui va s’apercevoir que la liberté n’existe pas. « C’est l’année de mes quarante ans que je suis devenu complètement fou. » A Moscou, Octave Parango est chargé par une marque de cosmétiques de trouver la plus jolie femme du monde. Lena a la détermination boudeuse des jeunes filles et la beauté d’un ange démoniaque. On se damnerait pour la sauver ou se perdre avec elle. A Moscou, puis à Saint-Petersbourg, Octave fera les deux. Dans la cathédrale récemment reconstruite, il confesse ses turpitudes à un pope qui hoche la tête avec compassion. Lequel des deux sauvera l’autre ? Lequel des deux périra le premier ?


                                                  
                                     


Mon humble avis :  Houlala, je sens que faute de faire couler l'encre, un billet sur roman de Beigbder va faire cliqueter les claviers... Le livre commence par une préface de Marin de Viry, de la revue des deux mondes. Selon cette préface, en résumé, Frédéric Beigbeder serait conscient d'être ce qu'il est et de ne pas être ce qu'il n'est pas. Préface bidon, provoc ou pour clouer le bec aux détracteurs, je l'ignore.

Ensuite, le roman retranscrit le récit plus ou moins ordonné de la confession du narrateur auprès d'un pope orthodoxe Russe. Qui dit confession dit secret. Donc je me tais et j'arrête là cette chronique !

Mais non ! Je vais vous en dire un peu plus, peut être même vous ouvrir l'appétit. Car pour moi "Au secours Pardon" ressemble à une baguette de pain bien fraîche, tartinée de beurre salé et parsemée de carrés de chocolat amer...
Vous devez me croire aussi "givrée" que l'auteur... Laissez moi expliquer chacun des ingrédients de mon régal, car oui, je me suis régalée dans ma lecture.

La baguette bien fraîche : sa croûte  croustille sous vos dents et puis vous découvrez la mie et sa douceur. Là, c'est pareil. Beigbeder c'est le poids des mots et le choc des phrases croustillantes et percutantes à souhait. C'est curieux, on passe d'un paragraphe sarcastique à l'extrème, limite salace et vulgaire (car forcément, c'est du FB, donc on parle un peu de C.., de C......s, de Coke...), à trois pages d'une poésie formidable et d'envolées presque lyriques sur la beauté et les sentiments. Si si !

Le beurre salé : Et bien parce que le beurre aide parfois à faire passer bien des choses. Salé, parce que j'habite en Bretagne et que certaines phrases ou théories de FB sont sacrément salées... Mais comme c'est du beurre, ça finit toujours pas passer.

Le chocolat amer : Parce que quand vous mangez votre baguette, vous ignorez quelle sera la bouchée qui vous fera rencontrer un carré de chocolat. Dans Au secours Pardon, on a la même sensation. Le narrateur va-t-il disjoncter à nouveau ou pas ? Et puis le chocolat, ça peut fondre dans la bouche... et parfois, il faut mordre dedans pour l'avaler.  Et là, une fois de plus, FB va si loin dans le caustique qu'il faut parfois croquer pour avaler les énormes provocations, horreurs qu'ils distillent, presque innocemment, dans un bout de phrase.

Et pourquoi du chocolat amer en particulier ? Parce qu'il ressort de ce livre très fort une sensation d'amertume.
Frédéric Beigbeder a construit son roman sur quelques constats désenchantés : La décadence de notre monde qui ne s'attarde plus que sur la beauté physique, qui vit non plus une dans une société de consommation mais de tentation, et dont la déchéance le pousse à ne même pas réaliser qu'alors qu'il se croit libre, il vit sous le joug d'une nouvelle dictature , celle d'un effroyable besoin, celui de l'éternelle jeunesse. C'est pour cela que FB dérange, car il nous renvoie en pleine figure une multitude de vérités souvent attroces dans le concept. Et ces vérités, nous refusons souvent d'accepter qu'elles nous concernent également, chacun d'entre nous, mais dans diverses proportions. Et en plus, Beigbeder aime la cruauté tant dans les mots que dans les propos, pour mieux nous remuer, je suppose. Ou pour mieux nous déranger ? Après tout, un lecteur qui n'est pas dérangé ne finit-il pas par s'ennuyer ?

Et pour cela FG n'hésite pas à égratigner le monde de la pub, de la cosmétique (notamment une firme célèbre et son slogan international), de la mode et des dérives du mannequinat plus ou moins connues mais complètement ignorées. Il dresse un portrait peu complaisant mais réaliste d'une certaine Russie, qui depuis qu'elle n'est plus un empire emmurée dans un communisme terrifiant, s'embourbe dans un capitalisme mafieux et n'a pas vraiment libéré ses enfants.

Conclusion : Au secours Pardon fut pour moi une lecture jubilatoire. Je savais dès le début, qu'en entrant dans ces pages, je ne partais pas me promener à la campagne par un beau matin de printemps. Même si j'avoue m'être dit par moments "bon là, il exagère, c'est vraiment dégueu... je ne compte pas le nombre de croix que j'ai apposées dans la marge au crayon à papier. Ces croix, ce sont ce que j'appelle des citations, des phrases tantôt magnifiquement poétiques, tantôt ignobles, mais tellement vraies et bien écrites.

                                    livre lu dans le cadre de
                                                        
                                                                               
Belledenuits vous donne son avis  plus mitigé
ICI et celui relativement neutre de Fleur LA

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 29 Janvier 2009

Résumé : La terre, Mélina la connaît depuis toujours. Dès l'enfance, son père lui a fait découvrir tous les secrets de la truffe, cette " demoiselle noire " qui pousse sous les chênes des forêts périgourdines. Mais cet amour profond de la nature et des bois n'empêche pas une question de la hanter: pourquoi sa mère n'est-elle plus là? Qui a allumé l'incendie où elle a péri? Lorsqu'elle en parle, son père devient comme fou. Il prend son fusil, s'en va sous les chênes et tire... Portrait d'une femme solitaire, fière et blessée, ce nouveau roman de l'auteur de "Bleus sont les étés"est une quête de la vérité : vérité du passé, vérité d'un destin ; vérité profonde, aussi, émanant de cette terre dont Christian Signol sait merveilleusement nous faire sentir les secrets, gages d'une sagesse ancestrale.

                                    

Mon humble avis :   Hum...Hum... Que dire...
Christian Signol fait en général l'unanimité, si on en juge les divers avis de lecteurs laissés sur les sites commerciaux. C'est par pure curiosité livresque que je me suis dirigée vers cet auteur, et par hasard que j'ai choisi ce livre dans sa bibliographie bien achalandée. Certes, c'est bien écrit. On découvre une région et personnellement, j'ai appris beaucoup de choses sur l'univers des truffes. Cependant, c'est un livre dont je garde un souvenir d'une tristesse à mourir... A côté de Mélina, la jeune héroïne, Cosette passerait facilement pour Cendrillon. Alors certes, c'est un livre sur le terroir. Mais ce terroir et son histoire ne sont pas les miens, ni même celles de mes aïeuls. Alors, même si je n'ai pas été insensible aux malheurs de Mélina, je ne me suis pas sentie "Concernée". Ce livre n'était pas fait pour me plaire, à moins que je ne sois pas "formatée" pour prendre plaisir à ce style de littérature qui, je le répète, est certainement pleine de qualité pour qui y est sensible. Je devrais tenter des romans sur le terroir Breton ou Nordiste...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 22 Janvier 2009

Voici un excercice d'un genre nouveau pour moi !
Vous parler d'un livre que je n'ai pas lu, qui d'ailleurs n'est pas encore sorti, ce qui ne saurait tarder. En effet, c'est aujourd'hui la sortie presse du dernier né de l'auteur Nicolas Ancion. L'auteur a décidé d'envoyer le PDF de 44 pages du livre à quelques blogueurs "triés sur le volet" selon son expression, et je suis très flattée d'en être ! Me voici d'un seul coup transformée en journaliste, attachée de presse ? Bref, c'est avec plaisir que je vais vous présenter ici, et de mon mieux, ce livre avec le matériel qui m'a été donné. Je vous rappelle que Nicolas Ancion a eu la gentillesse d'intervenir plusieurs fois sur ce blog, m'apportant de nombreux visiteurs. Je lui renvoie donc l'ascenseur et prends un grand plaisir à ce nouvel exercice !!!

Interview exclusive de Nicolas Ancion sur ce blog,


D'après l'auteur lui même, ce nouvel ouvrage est "un recueil de textes sots et nostalgiques sur les années université", publié par les Editions de l'Université de Liège . Ce recueil est illustré par les desseins de Kroll (le plantu Belge), comparse de Nicolas Ancion. On y trouve aussi quelques photos délurées des batiments de l'université de Liège. Vous devez vous dire, ça fait beaucoup de Liège tout ça. Il ne manquerait plus qu'un bouchon (lol, plaisanterie de bas étages, mais je n'ai pas pu m'en empêcher.) C'est que notre auteur est belge convaincu, a grandi et étudié en Belgique à Liège, même si, on ne sait pour quelle raison, il s'est installé dans le sud de notre douce France !!!

Des souvenirs de fac ou de lycées, on en a tous forcément une petite collection personnelle. Nicolas Ancion rend la sienne publique ! Son regard sur ce microcosmose qu'est une université devrait être tantôt féroce, ironique, humoristique, juste, subtile, profond, indulgent mais vrai. Il décortique la vie estudiantine, ses traditions, ses travers parfois en exagérant un peu sans doute, mais juste pour le besoin du récit et captiver encore un peu plus le lecteur.
Qui n'a pas envie de se replonger dans ces années de jeunesses, de se retrouver dans l'un ou l'autre des personnages, dans une situation cocasse ou stressante sachant que ohé, c'est fini, y'a plus d'exam à passer, pas d'interro surprise le lendemain ! C'est une lecture juste pour le plaisir, comme il devrait en être de chaque lecture. Allez retrouver vos facultés, car forcément nous avons pas tous vécus les mêmes... Entre le BTS Tourisme de 2 ans et les 10 ans de médecine, ce n'est pas forcément pareil !

Un petit extrait qui vous rappellera votre chambre d'étudiant :

En prison, au monastère, on dirait cellule, tout simplement, mais le terme n’est pas assez vendeur alors tes seize mètres carrés, ton lit, ton évier, ton étagère, le wc sur le palier et la douche à la cave, on appelle ça un kot. Ailleurs, on dirait chambre d’étudiant, placard à balais, garçonnière, logement insalubre, mais ici on dit kot avec un « k » comme dans le mobilier Ikea dont il est équipé, le mot est un peu fort, disons plutôt garni, comme une choucroute en boîte, beaucoup de chou et peu de viande en croûte, une planche sur tréteaux, une cuisine blanche et l’étagère Billy à côté du sommier, droit sous le plafonnier, ampoule économique et interrupteur à l’entrée. C’est ici que tu vas, quatre ou cinq ans durant, te bourrer le crâne et te bourrer tout court....


Souvenirs d'amphi pour certains...
D’un coup.

Un premier monte à la tribune. Un grand à lunettes qui parle au nom du cercle, un deuxième annonce un rendez vous dans le carré, la dernière invite à venir regarder un rectangle blanc où l’on envoie des images et des sons. À chaque cours, c’est la même chanson, avant le prof viennent les prophètes, les membres du comité des fêtes, les délégués à la représentation des élus du conseil, les bruyants, les pressés que la rumeur fébrile vient dissiper. Le professeur arrive. Le sourd, l’aveugle, l’éclopé. Celui que l’on écoute se taire avec respect .Celui qui parle dix minutes à voix basse avant de remarquer  que le micro n’est pas allumé et que l’amphithéâtre est désert...Pour cause de grève sauvage.


Alors, convaincu ???!!! Un livre en plus dans ta LAL ?!!


Pour toutes infos supplémentaires sur l'auteur,
son blog  euh... hétéroclite !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 21 Janvier 2009

Résumé : Difficile, la condition d’écrivain classique. De nos jours, ni Balzac, ni Stendhal, ni George Sand ne trouveraient facilement grâce aux yeux des éditeurs.
Pas plus que tout autre écrivain contemporain...
Vous vous demandez pourquoi ?

Mary Dollinger, avec son humour et son (faux) flegme britanniques vous fournira certaines clés de ce mystère...
Mais qui peut bien être cet écrivain raté ?...




                       


Mon humble avis : J'ai reçu ce livre ce matin dans ma boite aux lettres. C'est Alain, blogueur et époux de l'auteure qui me l'a envoyé, suite à nos multiples échanges de commentaires alors qu'Alain se déchaînait pour me soutenir dans mon objectif "Mode Privilège" !
Ce roman est édité dans une collection que je ne connaissais pas : "En attendant le bus". Des livres qui ne dépassent généralement pas les 80 pages et qui peuvent donc se lire lors d'un trajet en transport en commun, dans une salle d'attente....Bref, une collection qui souhaite vous distraire et vous emmener loin de là où vous êtes.
"Journal désespéré d'un écrivain raté" est donc un livre aussi petit par la taille que grand par l'excellence !
En effet, le lecteur est transformé en petite souris qui se glisse dans le bureau de grands éditeurs parisiens actuels. Ces éditeurs du 21ème siècle reçoivent leurs "poulains", à savoir Victor Hugo, Maupassant, Musset, Zola, Georges Sand et quelques autres encore du 19ème siècle. Et bien figurez vous que ces grands auteurs devenus on ne peut plus classiques et incontournables s'en prennent plein la figure par les éditeurs : "Le titre est mauvais", "C'est bien trop long", "Vous devriez rester dans la poésie, le roman n'est pas pour vous".... Certains de ses auteurs étouffent, s'écroulent, d'autres partent en claquant la porte.
Et pendant ce temps, nous avons Mary, que l'on suppose notre auteure, qui lutte sur un sujet douloureux : mieux vaut être édité à compte d'auteur que pas du tout...
Le tout est formidablement bien écrit par cette anglaise qui s'obstine, d'après son mari, à écrire en Français. C'est drôle, c'est cynique et très ironique... L'explication CQFD que sans doute dans la multitudede manuscrits refusés chaque année, les éditeurs passent sans doute à côté de talents exceptionnels.
En tout cas, du talent, Mary Dollinger en a beaucoup. Une pépite d'or cachée par son éditeur.  Lisez là, vous passerez un court mais excellent moment de lecture !

Ce livre n'est pas son unique roman. Retrouvez l'univers de Mary Dollinger sur son
blog
Et l'avis truculent de AGFE ICI  et de Sylire LA et enfin d'Aifelle ICI et LA

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 18 Janvier 2009

Résumé : Un  écrivain harcelé par l'étudiante qui lui consacre une thèse ; un peintre qui s'accuse de tuer les femmes à distance avec ses pinceaux ; une maison qui envoûte jusqu'à la folie ceux qui s'y attachent... Faut-il résister à l'attirance ? Et si l'on y cède, est-ce pour se fuir ou pour se retrouver ?
Liés par un même secret, trois passions vénéneuses où culmine le talent d'un des plus grands auteurs français d'aujourd'hui.






                                   


Mon humble avis : Je l'avoue tout de suite, j'ai acheté ce livre tant j'étais attirée par la couverture et que la 4ème laissait présager de bons moments de lectures, un peu déjantés !. Donc réponse à l'une des questions de la 47-e de couv', je n'ai pas résisté à l'attirance.... Ce qui est pathologique chez moi dans les rayons de librairie...
Ma lecture maintenant... Elle date de presque un an et j'avoue, elle ne m'a pas marquée tant que ça. C'est bien écrit, c'est vivant, l'humour y est parfois noir, parfois jaune.Et à chaque nouvelle, on se demande ce qui la relie à la précédente. Le lien est dévoilé à la fin, mais il est minuscule, infimne, comme un prétexte déplacé parfois...
Je conclurai en disant "lecture pas désagréable, mais pas inoubliable non plus". A moins qu'un certain génie littéraire m'ait échappé ?

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 15 Janvier 2009

 Résumé : Le temps que vous lisiez ces lignes, sept cents millions de fourmis seront nées sur la planète. Sept cents millions d'individus dans une communauté estimée à un milliard de milliards, et qui a ses villes, sa hiérarchie, ses colonies, son langage, sa production industrielle, ses esclaves, ses mercenaires... Ses armes aussi. Terriblement destructrices.

Lorsqu'il entre dans la cave de la maison léguée par un vieil oncle entomologiste, Jonathan Wells est loin de se douter qu'il va à leur rencontre.

A sa suite, nous allons découvrir le monde fabuleusement riche, monstrueux et fascinant de ces "infra terrestres", au fil d'un thriller unique en son genre, où le suspense et l'horreur reposent à chaque page sur les données scientifiques les plus rigoureuses.

 

 

 

 

 

 

 

 



                                          


Mon humble avis :Tout d'abord, il faut savoir que ce roman est resté presque 10 ans dans ma PAL, qu'il a même vécu deux déménagements entre la métropole et la Guadeloupe. J'ai lu les premières pages à plusieurs reprises, sans parvenir à poursuivre.
Et puis un jour, je me suis dit, courage, ce ne sont pas quelques fourmis qui vont te faire peur. J'ai pris mon livre à deux mains et m'y suis remise sous 30 ° à l'ombre. Les premiers chapitres me furent pénibles et puis, je me suis un peu laissée prendre dans l'histoire même des fourmis. C'est vrai, j'ai appris des tas de choses qui j'ignorais sur ses redoutables petites bébêtes...choses que j'ai vite oubliées, n'étant pas essentielles à ma vie. Même si, je le reconnaît, les techniques guerrières de ces insectes sont fascinantes... un moment.... oui, un moment, ça suffit, après, çe tourne au cauchemar, impressions de tranchées....Quand au  thriller des personnages qui descendent dans la cave, je n'ai pas été captivée du tout au point que cela ne m'a pas donné envie de lire la suite.
Même si chaque page repose sur des données scientifiques précises, je ne sais pas, c'est j'ai un peu ressenti la même impression qu'avec le Da Vinci Code (pourtant aucun point commun entre ces 2 romans).... Je finissais par me demander ce qui était vrai, réaliste ou purement imagination de l'auteur...
En fait, plutôt que de classer cette histoire dans la catégorie Thriller, je la rangerais plutôt dans "récits" de guerre...
Voilà les souvenirs que je garde un eu plus d'un an après ma lecture... Et je n'ai pas eu l'occasion de lire une autre oeuvre de cet auteur prolifique qui paraît tout à fait sympathique.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 13 Janvier 2009

Une jonque qui transporte une troupe de comédiens accoste un jour dans l’île où vivent nos amis Jeanne, son frère Thomas, M. Henri… Le soir-même, ils jouent "Roméo et Juliette", faisant rêver d’amour tous les habitants de l’île. Le lendemain, stupeur ! la jonque est partie. Elle a emporté avec elle les accents et les épices. L’île découvre alors comme la vie est morne sans eux. Comment avaler, jour après jour, du riz sans safran ? Comment s’émouvoir ou s’émerveiller s’il n’y a plus d’accent aigu sur le e ? Jeanne décide de partir à leur recherche, d’autant plus que son frère s’est embarqué avec la troupe pour travailler comme souffleur. Son périple va la mener jusqu’en Inde, dans une vallée magique où se réunissent chaque année des comédiens du monde entier pour un festival secret de théâtre et d’épices. Ne viendraient-ils pas là pour se faire épicer ?
Mais les accents se sont installés plus haut, sur les contreforts de l’Himalaya. Elle a retrouvé Thomas, qui mènera l’expédition jusqu’à la villégiature des accents, où se rassemblent régulièrement tous les accents du monde. Sur ces hauteurs, Jeanne va commencer à découvrir ce que c’est qu’aimer : accentuer sa vie.

                                         

Mon humble avis :3ème et dernier (me semble-t-il) livre de la trilogie d'Erik Orsenna consacrée à la langue Française. Cette trilogie est vraiment à mettre dans toutes les mains de 10 à 100 ans.  Qui n'aime pas la grammaire, les mots, la conjugaison les découvrira magique et apprendra à les aimer ! Ce volume là est, comme les autres, truffés de superbes jolies phrases si douces, si vraies, si poétiques que l'on a envie de les recopier dans notre cahier de citation... En tout cas, elles donnent lieu à de nombreuses croix dans les marges !!!

On retrouve avec plaisir Jeanne, notre fouineuse préférée qui cette avoir découvert l'île de la grammaire et des mots, l'île du Subjonctif, part ici à la recherche des accents qui ont déserté son île.

Et l'on retourne dans notre enfance tant l'histoire nous est une fois de plus contée dans le style : "Il était une fois", et les pages sont parsemées de belles illustrations, comme lorsqu'on lisait des "livres avec des images" ! On s'évade dans ce pays imaginaire, par mésaventure, on réalise combien la vie a besoin de saveur, d'accentuation ! Nos repas seraient bien terne sans épices, notre langue française monotone sans accent et notre vie, bien morne sans amour.
Encore une fois, la recette d'Erik Orsenna fonctionne parfaitement pour nous rendre léger comme un accent circonflexe qui prendrait son envol. Par contre, suffira-t-elle à m'empêcher toutes fautes d'orthographe à l'avenir, j'ai des doutes. Ça relèverait plus du miracle !!!


Du même auteur sur ce blog : "La grammaire est une chanson douce" et "Les chevaliers du subjonctif

L'avis de Liza sur la Révolte des accents ICI
L'avis de leiloona sur La Grammaire est une chanson douce ICI

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 10 Janvier 2009

Résumé : Les boires et les déboires de Marc Marronnier. Déçu par la vie, par l'amour, par ses amis... par le monde, il ne peut supporter l'idée de divorcer d'une femme qu'il n'aimait plus vraiment et se doit chaque jour se battre pour trouver un sens à son existence.
«La troisième année, il y a une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle : dégoûtée, votre femme vous quitte. La mauvaise nouvelle : vous commencez un nouveau livre.»






                                      

Mon humble avis :C'est un constat presque statistique, l'amour dure 3 ans, même si, dès les premiers jours, chaque protagoniste veut croire qu'il durera pour l'éternité. L'amour serait il le plus grand mensonge de tous les temps... en tout cas, c'est ce que semble penser le personnage principal, aussi touchant qu'irritant.
J'ai lu ce livre sous les tropiques,  il y a un an et demi. J'en garde un excellent souvenir, surtout celui d'avoir dévoré la fin, quitte à bacler les quelques clients qui se présenter sur mon lieu de travail !
Ici, Beigbeder nous explique avec justesse, nous dévoile le mécanisme de l'éloignement, du refroidissement, de l'indifférence, voire de la haine qui guette les couples. Il nous dévoile les pièges et les illusions de l'amour dans lesquels nous tombons tous pour la plupart d'entre nous.La théorie de Beigbeder est que l'amour dure 3 ans. Moi je dirais s'il pouvait au moins durer 3 ans. Mais bon, c'est un autre sujet !!!
Ce  "couple mode d'emploi" se lit très vite, même s'il est parfois,très souvent d'ailleurs, il est  cruel de s'y reconnaître,  de retrouver des souvenirs difficiles vécus. Mais rassurez vous, on sourit, voire on rit aussi beaucoup de situations cocasses ou des maladresses mignonnes que l'on s'attribue. Malgré une légèreté d'apparence, ce roman offre une véritable réflexion sur les sentiments. Vraiment, ce fut une lecture plus que plaisante, légère dans le sens positif du terme, pleine d'ironie et d'humour, de bons mots ou de belles citations sur l'amour, le bonheur. J'ai lu quelque part que ce livre est "une hsitoire simple sur le plus compliqué des sentiments.". Ah l'amour, qu'il dure 3 jours, 3 ans ou toute la vie ou qu'il brille par son absence, quel vaste sujet !


Sébastien a écrit un billet intéressant sur "le cas beigbeder"! en se penchant sur plusieurs de ces oeuvres dans le même article.

L'avis de Mademoiselle Swan

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 23 Décembre 2008

Résumé : Jamais le célèbre psychiatre Baumffel Girard n'aurait imaginé tomber sur un tel concentré de barjots en acceptant de se rendre en Touraine pour y évaluer l'état mental du comte Des Rancins. Mais comment dire non au président de la République qui songe à nommer ministre cet excentrique châtelain ?
Un comte faussement tranquille, une comtesse aux dents longues, une milliardaire qui communique avec l'au delà, la fille cachée de l'évêque d'Eveux, une femme de chambre qui veut devenir chanteuse, une cuisinière alcoolique, un neveu à priori désoeuvré sont les héros de cette comédie déjantée.




                                             


Mon humble avis :J'ai reçu ce livre par la poste, envoyé par Silvana Bergonzi, attachée de presse Des Editions du Rocher. J'étais flattée que Madame Begonzi me demande mes coordonnées postales afin de m'envoyer un livre dont j'ignorais tout ! Mais ma curiosité était piquée !!!
Lorsque j'ai découvert le titre et la quatrième de couverture, mon avis s'est divisé en 2 ! D'un côté, j'étais ravie de me lancer dans la découverte d'un livre qui se veut léger. De l'autre, comme je reste encore traumatisée par l'extrême nullité du film "Les Aristos" (avec De Turckeim...), je craignais de m'embourber dans le même marasme, le sujet de fond de "Petits Désordres au château" s'attaquant lui aussi aux aristocrates. Fort heureusement, la comparaison s'arrête ici !
J'ai vraiment passé un bon moment de lecture. C'est une bonne comédie, parfois loufoque, mais qui ne frise jamais le ridicule ni le vulgaire. Moqueur certes, mais méchant, jamais ! Et point majeur pour tenir tout lecteur entre ses pages, on se demande vraiment comment cela va se terminer.
Impossible de nier que Stéphanie Mesnier maîtrise bien le milieu, les manières, les codes, les coutumes, les petits travers, les convictions de l'aristocratie Française. Peut-être en vient elle ? Peut-être s'y est elle frottée  ? A moins qu'elle en  ait fait une longue étude. En tout cas, le rendu est parfait ! Le style, l'histoire et la morale sont très nobles, avec ou sans particule. D'ailleurs, les plus nobles de l'âme ne sont pas forcément à particules et certains titulaires de particule se moque éperdument de leur référence noblière. Nombreuses sont les  phrases et réparties qui, vraiment ciselées de pierres précieuses,  pourraient devenir symboles d'armoiries ou de devises familiales. Les personnages sont truculents et leur caricature flagrante les rend attachants, gaffeurs et bien sûr, amusants !. D'ailleurs, n'est pas psy qui croit, n'est pas ministre qui veut, et qu'est-ce qu'un comte sans comtesse. Ce roman regorge de malentendus, d'imbroglios, de rebondissements, de quiproquos jubilitatoires, de personnages qui se croient, se croisent et se décroisent, croissent et décroissent, et croassent au lieu de parler, oubliant qu'une mauvaise parole peut les transformer de comtesse en crapaud !!.
J'ai passé quelques journées sympathiques avec ces personnages divertissants, me télé portant par l'esprit dans ce château et son parc, dans lequel il doit faire bon flâner. J'aimerais y être invitée à boire le thé, je promets de bien me tenir !
Et, au fil des pages, une idée me trottait dans la tête... Qu'il serait plaisant de retrouver ces personnages et leurs mésaventures dans une bonne pièce de théâtre. Car vraiment, à mon goût, ce livre en contient tous les ingrédients.

                                                     

Je remercie encore Sylvana Bergonzi, Cécile Bourhis et les Editions du Rocher pour leur confiance.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 30 Novembre 2008

Résumé : Un jour, il est parti.
Lui qui l'avait vue naître et accompagnée depuis toujours, il s'est retiré dans la solitude. Dix ans plus tard, elle retrouve sa trace et le rejoint pour comprendre ce qui s'est passé. Dans une maison aux apparences trompeuses commence un huis clos où les cauchemars se confondent avec le réel. Les souvenirs ressurgissent à travers les contes de fées qu'une main invisible dépose chaque soir à son chevet.
De l'éveil de La Belle au bois dormant au crépuscule de La Petite Marchande d'allumettes, elle franchit les étapes d'une étrange initiation qui la mène à un secret bouleversant. Aura-t-elle la force d'aller au bout de la vérité, de sa vérité. Sur le chemin des sortilèges, le destin attendait son heure.

 

                                    
 

Mon humble avis : Nathalie Rheims a écrit ici un très beau livre, aussi intime et boulversant que douloureux, avec une fin inattendue. Ce roman se lit dans un lieu confiné, au calme. Ainsi, on perçoit sa subtile caresse et l'on entend ce qu'il a à nous dire, ce qu'il nous murmure en douceur. Avec un style soigné et poétique, l'auteur nous prend par la main et par le coeur pour un voyage aux pays des songes. Elle utilise avec émotions quelques contes célèbres pour nous parler de sujets personnels qui peuvent tous nous concerner : l'abandon, les relations parentales, la recherche de la reconnaissance du père. Mais il me semble que le sujet principal soit le deuil en général... et en particulier, celui de notre enfance, de nos chimères, de nos actes manqués, de nos illusions, de nos chers disparus. De Cendrillon au Petit Poucet en passant par le Petit Chaperon rouge, l'héroine entraîne le lecteur à la lisière du rêve, du cauchemar et de la réalité, de la folie. L'histoire est celle d'un huit clos tantôt rassurant et réconfortant, parfois étouffant, toujours envoûtant. Le lecteur est pris dans ces sortilèges. C'est comme une thérapie qui  conduirait à affronter nos démons et à se confronter à la réalité, voire à l'accepter pour enfin tourner la page, à moins que...?  Le chemin des sortilèges, un premier pas pour un nouveau départ ?

 

Je remercie Suzanne de "chez-les-filles.com" et les éditions Léo Scheer de m'avoir permis de découvrir ainsi ce magnifique roman. (Blog des Editions Léo Scheer)

                                                               

L'avis de Julien ICI et de ThaïsLA

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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