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Publié le 2 Août 2011

Roman - XO éditions - 382 pages - 20.90 €

 

 

 

Parution en Mars 2011

 

 

L'histoire : A l'aéroport JFK de NYC, Jonathan et Madeline se bousculent. Dans la cohue, en ramassant leurs affaires, ils se trompent de téléphone portable... Rentré chez lui à San Franciso, Jonathan réalise qu'il est en possession du portable de cette inconnue foldingue de NYC... A Paris, Madeline reçoit les appels.... destinés à Jonathan...

Chacun va se mettre a fouiller dans la vie de l'autre, sans en imaginer une seconde les conséquences.

 

 

   

   

Tentatrices : Mes collègues !

Fournisseur : Ma collègue Cindy, merci pour le prêt !

 

 

 

 

   

 

 

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 Mon humble avis : Excellent cru ! Très futé Guillaume Musso, qui sait surprendre ses lecteurs tout en leur restant fidèle ! Guillaume Musso qui va certainement acquérir à sa cause quelques réfractaires à son label en allant les chercher sur leurs plates bandes.... les amateurs de thriller.

Car, même si j'ai classé ce roman dans ma catégorie "Littérature Française", L'appel de Lange mériterait aussi une place de choix dans ma catégorie Polars, Thrillers.

Le début se lit comme les autres oeuvres de l'auteur. L'échange malencontreux de téléphones portables laisse imaginer une relation épistolaire format SMS et l'on pense à Léo et Emmie.... On s'attend à une belle romance entre San Francisco et Paris. Et bien non. Enfin oui un peu, mais ce n'est pas si simple ni si rapide, car Madeline a un fichu caractère.

Et surtout, chacun fouille dans le portable de l'autre et y fait des découvertes terribles. On remonte dans le passé des personnages pas si lisses que l'auteur le laissait croire au premier abord. On se retrouve près de Manchester, où la jeune Alice est portée disparue et même déclarée morte depuis 3 ans, un enlèvement sans doute... 

Quel rapport entre cette Alice d'il y a 3 ans, Madeline la Parisienne et notre Jonathan.... Il vous faudra lire ce livre pour le savoir.

Dans "L'appel de l'ange" aucune trace ni même aucune allusion à un éventuel paranormal auquel l'auteur nous a habitués. Non, dès le 2ème tiers du livre, Guillaume Musso nous emmène dans une atmosphère de thriller, avec l'enquête, le rythme, et le suspens qui vont avec le style. Un style que l'auteur maîtrise sacrément bien. Bien sûr, il y a la dose de romantisme et de "comme par hasard" nécessaire à ces lectures estivales et légères que l'on affectionne tant. Mais cela est vraiment remisé au second plan. Au premier plan, ce sont plutôt des personnages mafieux, des flics, le FBI, les cartels mexicains. Il est même question du MI6, les services secrets de lèse majesté in England...

Mon seul reproche irait aux trop nombreuses descriptions météorologiques lors de la tempête de neige à New York. En même temps, cela m'a rappelé des souvenirs... En 1994, quand je débarquais à NYC en provenance de Floride, la mégalopole subissait l'une des pires tempêtes de neige depuis....

Concluons : Une intrigue superbement construite, très travaillée et surprenante, digne des grands thrillers (avec les descriptions "hémoglobiniques" en moins, ce qui est un plus pour moi",) Guillaume Musso signe là un livre aussi divertissant que captivant, foisonnant. Les rebondissements ne manquent pas et le dénouement vous laisse exsangues !

 

haha, comme je plains les refractaires, ceux qui rien qu'à l'évocation du nom Musso haussent les épaules. Ils passent à côté de sacrés bons moments de lecture ! Sur 6 livres lus, je pense que celui ci est mon préféré ! Je l'ai dévoré !!! 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 5 Juillet 2011

Essai - Editions Audiolib - 1h10 d'écoute - 19 €

 

 

LU PAR FABRICE LUCHINI

 

 

 

Parution en janvier 2011

 

4ème de couv : Décrivant son projet pour Fragments d’un discours amoureux, Barthes précise que « tout est parti du principe qu'il fallait faire entendre la voix de l'amoureux ». D’où le choix d'une « méthode dramatique": ici, pas de théorisation de ce discours amoureux, mais sa seule expression. « C'est un portrait qui est proposé, mais ce portrait n'est pas psychologique » ; il se fait l’écho de « quelqu'un qui parle en lui-même, amoureusement, face à l'autre - l'objet aimé -, qui ne parle pas »
Un texte si juste qu’il retentit en chacun, longuement…

 

 

 

Tentateur : Thomas du Journal du Livre

Fournisseur : Audiolib, merci pour l'envoi

 

 

 

 

 

 

 étoile3etdemi

 

 

 

Mon humble avis : Qu'il est doux ce moment où sous un ciel bleu immaculé et breton, ce qui n'est pas incompatible, je m'étends sur une chaise longue. Me voici offerte au soleil de cette fin d'après midi estivale. Mes yeux clos me rendent disponible tout entière pour un autre sens : L'écoute. Sur mes oreilles, deux écouteurs. Quelques notes de piano puis voici que s'invite la voix, reconnaissable entre mille, du comédien Fabrice Luchini.

Les premières minutes me surprennent. L'impression que les mots de ce texte pourraient être remplacés par un discours politique proféré par un président dodelinant m'amuse autant qu'elle me déçoit. Suis je de nouveau au lycée devant un homme qui, sur son estrade, excerce son métier de professeur de philosophie ? Me voici bien peu séduite avant que mon attention se fixe et que mon pauvre esprit remarque que ce texte me parle.Il détaille, explique et illustre, éclaire les réactions naturelles à diverses stades de l'état amoureux. Réaction lié au langage, qu'il soit verbal ou corporel. Rolan Barthes décrit les signes de l'amour. Je retrouve alors une gymnastique oubliée depuis des années : la dissertation de philosophie. L'envie me prend de libérer mes pensées pour aller plus loin dans le raisonnement. Dans l'étude d'un état. Innombrable sont les phrases qui m'inspirent alors le fameux shéma "thèse antithèse syntèse". Quelque part, je jubile. Mais mon esprit est partagé, car il souhaite aussi se régaler du texte qui défile trop vite dans mes écouteurs. Un texte manifique qui met évidence et mots sur l'inconscient amoureux, sur nos réflexes et les gestes que l'on voudrait naturels. Ici, point d'envol amoureux, mais une dissection presque distante de ce sentiment. Distante dans le texte, comme dans la voix d'un comédien que nous a habitué à plus d'exaltation, même si c'est un amoureux qui parle !. C'est un essai et non un roman; point de destin tragique d'un héros si ce n'est celui de chacun de nous dans nos expériences et tracas amoureux. Et une fois de plus, les richesses de cette magnifique langue française, qui constitue en partie mon identité, me redeviennent aussi évidentes que le bien être de ce moment.

17 courts chapitres évitent la lassitude et permettent une interruption aisée de la lecture. Certains m'ont fascinés plus que d'autres. L'altération, l'Annulation, Atopos, Casés, Conduite, Rencontre, Insupportable remportent sans doute ma préférence. Ensuite, il faut avouer que je ne possède pas (ou plus) la culture nécessaire pour appréhender complètement la "prolificité"* de cette oeuvre. Mais tant qu'il y a du plaisir... Et puis, je pourrai réécouter ce livre autant de fois que je le souhaite pour le maitriser de plus en plus. Et de cela, je ne m'en priverai pas, que ce soit sur une plage, au fond d'un lit ou auprès d'une cheminée.

 

*prolificité : très beau mot pour dire richesse, fécondité !!!

 

 

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Pour la culture et pour appréhender l'oeuvre de façon plus littéraire...

... Roland Barthes. Voilà un nom qui m'était bien inconnu. Après mon écoute, ma curiosité m'a menée sur  Wikipédia...

Roland Barthes, né le 12 novembre 1915 à Cherbourg et mort le 26 mars 1980 à Paris, est un écrivain et sémiologue français. Il fut l'un des principaux animateurs de l'aventure structuraliste et sémiotique française

 

Qu'est-ce que le mouvement littéraire le structuralisme ?

Le structuralisme, à l'origine hypothèse linguistique, a donné son nom à plusieurs courants de pensées dans des disciplines qui n'ont rien à voir avec la linguistique. Aujourd'hui le terme est très répandu et sa définition varie d'une discipline à l'autre.

D'une manière générale, la structure possède une organisation logique mais implicite, un fondement objectif en deçà de la conscience et de la pensée. En effet, tout structuralisme repose sur un double statut des structures, à la fois irréel (comme forme abstraite d'organisation) et réel (comme réalisation concrète). Par conséquent, le structuralisme vise à mettre en évidence ces structures inconscientes par la compréhension et l'explication de leurs réalisations.

 

Pour les structuralistes, les processus sociaux sont issus de structures fondamentales qui sont le plus souvent non conscientes. Ainsi, l'organisation sociale génère certaines pratiques et certaines croyances propres aux individus qui en dépendent.

Pour les structuralistes, les processus sociaux sont issus de structures fondamentales qui sont le plus souvent non conscientes. Ainsi, l'organisation sociale génère certaines pratiques et certaines croyances propres aux individus qui en dépendent.

 

Cette théorie s'appuie sur la linguistique, Ferdinand de Saussure ayant montré que toute langue constitue un système au sein duquel les signes se combinent et évoluent d'une façon qui s'impose à ceux qui la manient.

S'inspirant de cette méthode, le structuralisme cherche à expliquer un phénomène à partir de la place qu'il occupe dans un système, suivant des lois d'association et de dissociation

 

Claude Levy Strauss était aussi un structuraliste.

 

 

Qu'est-ce que la sémiologie : Pour  Ferdinand de Saussure, pour qui la sémiologie est « la science qui étudie la vie des signes au sein de la vie sociale ".La simiologie existe en cinéma, en géographie, en littérature, en musique etc...

 

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Avec ces informations, je comprends mieux à postériori la démarche littéraire de l'auteur et la structure même du texte. si j'ai bien compris, Roland Barthes, dans ces Fragments, d'un discours amoureux, éclaircit les conséquences réelles et logique de l'inconscient amoureux.

 

Je réécouterai donc ce livre forte de cet éclaircissement supplémentaire.

 

Et je remercie encore Audiolib pour ce partenariat qui se révèle très riche et qui attise ma curiosité au point de compléter autant de billet, bien au delà de mon simple avis de lectrice.

 

j'espère que tout cela vous sera utile et vous donnera envie de tenter l'enrichissante aventure qu'est l'écoute de ce texte.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 27 Juin 2011

Nouvelles - Livre de Poche - 186 pages - 3.50 €

 

 

 

4ème de couv : Parricides, ivrognes, enfants pervers, maris aveugles, ravissantes idiotes, bourgeois lâches et mesquins, paysans cruels et cupides, vous ne trouverez dans ces contes, de jour comme de nuit, que bourreaux ou victimes. Mais s'ils sont tous à tuer, ils tuent aussi beaucoup, ou se pendent, ou se tirent à la rigueur un coup de revolver dans la bouche par peur de la mort... Maupassant serait-il le grand ancêtre méconnu du néo-polar ?

 

 

 

 

Ce billet est rédigé par Quintilius, élève de 4ème d'un collège, dans le cadre d'un travail scolaire et avec l'encadrement de sa professeur de français, tant dans la préparation des références que dans la correction.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'avis de Quintilius : Maupassant est le maître du récit court, qu’on appelle au choix, conte ou nouvelle très en vogue au XIXème siècle avec  la révolution de l’imprimé,. Admirateur de l’analyse psychologique de Tourgueniev, chacun de ses contes – si l’on reprend l’intitulé du titre du recueil - est un témoignage de l’admiration qu’il porte au modèle. Evidemment chez Maupassant on est loin de la forêt et de la steppe. On  est en Normandie et parfois aussi à Paris. Et c’est en observant le monde paysan ou le monde des employés de bureau, en s'inspirant de faits réels, qu’il radiographie les petites et grandes misères des hommes de la ville ou de la campagne, et  nous livre l'homme dans tous ses « états »:  (Le Père, ……), la cruauté (Coco, Le Gueux) l’envie tragique des femmes modestes (La Parure),  la lâcheté des hommes  à tous les stades (l’amant, le mari, le père) et puis la bêtise voire même plus encore l’abrutissement d’une société abêtie par l’âpreté du gain (L’Aveu) ou par l’alcool (L’Ivrogne). Et quand la nouvelle échappe au réalisme et  se révèle fantastique, c’st pour mieux dénoncer la barbarie de l’esclavage. (La Main).

 

Ne cherchez pas de personnages heureux : il n’y en a pas. Maupassant, c’est Pialat en littérature. D’ailleurs, le propre du récit court est de forcer le trait, de précipiter le personnage là où il ne relèvera pas. Les personnages chutent dans ce récit condensé comme les fins de leur histoire. Car cette fameuse « chute » saisit à la fois le lecteur et relance notre réflexion et nous invite à une relecture : à lire trop vite Rose, on passerait devant l’une des plus irréfutables définitions du bonheur ; elle est placée dans la bouche d’un personnage secondaire et le lecteur serait bien inspiré de méditer : « Moi, je me sens heureuse tout à fait. Je n’ai besoin de rien ».

 

Disons le pour ceux qui sont intimidés par le « grantecrivain », l'écriture y est simple, de langage courant accessible à tous. Maupassant écrivait non pour être lu dans le confort des salons mais du train, pour le peuple qui lisait à l’époque les journaux, et des journaux qui se vendaient déjà en gare. Un  universitaire   qui a étudié le sujet de près lui a donné le nom de Lyon-Paris - Maupassant.

 

Pourquoi j’ai aimé lire les contes de Maupassant ? Parce que la lecture de chaque nouvelle amène à une réflexion, à une morale sur notre société car il s'inspire de faits  réels de l'époque mais la condition humaine n’a pas beaucoup changé et ses fêlures et ses abymes  sont toujours d'actualité. Aussi peut-on trouver dans ces textes  des réponses à bien des interrogations.

Ma nouvelle préférée est Le Vieux qui n’en finit pas de mourir au grand dam de sa famille qui avait ameuté, un peu tôt toute la famille pour son enterrement.  En revanche,  Le Gueux est un récit triste et cruel. Pour les naïfs et il les enseignera sur la banalité du mal, celle prodiguée à coups de violence et de coups de bâtons par de braves paysans et de gendarmes zélés.

On préfère prévenir le lecteur : Présente dans un conte sur deux, la mort peut déranger. On évitera de lire Maupassant avant de s’endormir.

Tenez,  lisez-le au grand jour, la tête à l’ombre, les pieds au soleil. C’est l’été.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 21 Juin 2011

 Roman - Edition J'ai lu (Grasset) - 125 pages - 5.60 €

 

 

Première parution en 2001, puis en 2009 

 

 

L'histoire : Laure a 19 ans, mesure 1.76 mètre et ne pèse que 38 kilos quand elle accepte enfin l'aide, l'hospitalisation. Il lui faut reprendre du poids non pour vivre mais pour survivre. Elle est anorexique. Elle entreprend alors le combat contre elle même avant de se battre pour elle même. Kilos après kilos, c'est une lente, difficile mais méritante résurrection que raconte ce livre.  

 

 

 

 

  Tentation : J'aime cette auteure + le sujet

Fournisseur : ma PAL

 

 

 

 

 

  

 

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  Mon humble avis : Jours sans faim est le premier roman de Delphine de Vigan, paru à l'époque sous un pseudonyme. Il est fortement autobiographique. Nulle descente aux enfers ici, mais un retour à la vie, même s'il est progressif, incertain fragile. Une reconstruction, malgré les moments de doute, de révolte, de dégoût. L'envie de vivre revient. Laure revient de loin.

L'anorexie. Là où toute publication médicale sur le sujet vous laisserait sur le quai, Delphine de Vigan emploie le roman et manie sa justesse des mots pour livrer ses clés de cette maladie.

Ce livre vous tiendra captif, le sort et le destin de Laure vous touchera, son combat vous bouleversera. La plume de Delphine de Vigan vous fera dire : Mais comment fait elle ?! Oui, si vous prenez ce livre en main, il vous parlera. Pourquoi le prendriez vous en main ? Après tout, l'anorexie ne vous concerne peut-être pas... Depuis quand faut il attendre d'être concerné pour s'intéresser, chercher à comprendre...

Lors d'un pique nique, alors que j'évoquais ma lecture, quelqu'un me demande : Pourquoi lis tu ce genre de livre ?

Parce que j'aime l'auteur !

Parce que les maladies psychiques, psychiatriques m'interpellent. Pourquoi, à un moment donné, le cerveau part dans la mauvaise direction ?

Parce que l'Autre me passionne, que ce soit dans ces joies, ses peines, ses passions et ses souffrances. Alors oui, je veux comprendre pourquoi on peut infliger de telles souffrances à son corps. Je veux appréhender ce qui me paraît irrationnel chez l'Autre, car pour l'Autre, c'est la vérité et la logique même.

Le regard de l'auteur affine le mien, voire ouvre mes yeux clos.

Ces romans, par quelques phrases qui me touchent tout particulièrement, me permettrent d'avancer dans ma propre problématique. Il y a dans ce livre des passages qui reflètent certains de mes maux et qui enfin y posent les mots appropriés, ces mots qui rendent évident, qui traduisent mon inexplicable. En apprenant sur l'autre, j'éclaircis mon ombre et dénoue quelques noeuds. Certains symptômes ou sentiments décrits dans ce livre ne s'attachent pas  qu'à l'anorexie...

Car j'aurais pu être Laure. A la différence que mon cerveau, à une époque, a décidé que je devais me taire et continuer à manger...

Parce que j'ai croisé des anorexiques durant mon cursus "médical". Hospitalisée pour des troubles du langage, j'ai sympathisé avec Amélie entre autre. Il y avait aussi Maria et Patou. L'une tirait sur sa cigarette, l'autre faisait le tour du parc à un rythme d'enfer avant chaque repas. L'une avait une sonde, l'autre pas. Alors que j'enflais à vue d'oeil grâce à mes "amis" les médocs, j'en venais stupidement parfois à envier leur silhouette. Alors que le coffre de ma chambre cachait ma réserve de chocolat et autres dérivés, les anorexiques flottaient dans leurs vêtements quand j'en débordais. Quand le repas était ma distraction tant attendue, il était le calvaire d'Amélie. Amélie se dissimulait sous son poncho noir, j'ignorais qu'elle avait froid alors que je bronzais au soleil. J'ai posé des questions en puzzlant (activité passionnante, surtout avec un puzzle de 1000 pièces noires et blanches). Je n'ai pas forcément posé les bonnes questions. Et même si j'ai eu des réponses, je n'ai pas tout compris. Dommage, j'aurais du lire ce livre avant. Cela m'aurait évité d'insiter, bêtement, devant Amélie en brandissant fièrement mon paquet de Mikado, persuadée que je la ferais fléchir. Cela m'aurait évité de lui dire "Allez, c'est pas grand chose un mikado, ce n'est pas une petite faiblesse qui te perdra".

Quand j'y pense, j'ai honte. Mais grâce à Jour sans faim, si d'aventure je rencontrais une autre Amélie, peut-être aurai-je le bon comportement.

Aussi, je vous invite à lire ce livre pour essayer de comprendre ce qui peut se passer dans un cerveau et un corps souffrants...  Lisez ce livre à titre préventif, vous serez plus prêts et moins maladroits le jour ou vous rencontrerez Laure ou Amélie ou toute autre personne souffrant de maladie psychiatrique. Et si vous les avez déjà rencontrées, si vous en connaissez, ce livre vous aidera à comprendre ce que l'autre ne sait pas dire et que vous êtes loin d'imaginer. 

 

 

 Et après demain, une interview exclusive de Delphine de Vigan ici ! 

  

 

L'avis de Gambadou, Esmeraldae, Cynthia, Mango

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 17 Juin 2011

Roman - Editons Grasset - 207 pages - 15 €

 

 

Parution en Mars 2011 - Nouveauté

 

 

 

L'histoire : Une annonce sur un mur de la fac... Louis, étudiant introverti, se présente pour le poste. Embauché, il part sur Horville en Normandie. Il devra s'occuper de Iannis, ado de 16 ans, un garçon singulier lui annonce le père. Louis rencontrera aussi la mère, particulière. Et il retrouvera des souvenirs enfouis. Horville, c'est la plage où enfant, il passait ses vacances...

 

  

 

Tentation : L'auteur et son passage à la grande librairie

Fournisseur : la bib' !

 

 

 

 

 

 

   

  

 

 étoile2.5

 

 

Mon humble avis : Philippe Grimbert m'avait emmenée si haut lors de ma lecture de "La mauvaise rencontre"... que ce garçon singulier me donne la sensation d'être comme... tombée.

Oui l'écriture est toujours magnifique, oui le sujet est intéressant mais j'attendais beaucoup plus de l'auteur.  J'ai comme l'impression que le roman n'est pas abouti, comme si je n'avais lu qu'une première partie en fait.

Iannis est un enfant pas comme les autres. Aucun mot précis ne détermine sa différence, mais on peut supposer qu'il est autiste. Philippe Grimbert aborde donc le sujet de ces maladies, des rapports familiaux et filiaux particuliers qu'elles génèrent. Tout cela, à travers le regard de Louis, qui débarque en Normandie sans savoir à quoi s'attendre, sans y être préparé, en n'y connaissant rien... Il laissera ses intuitions dicter son comportement envers son protégé. Il y a de jolies pages, de très beaux passages, la lecture est agréable.

Mais si le sujet est captivant, l'histoire l'est moins. J'ai regretté qu'elle soit parasitée par les souvenirs d'enfance du personnage qui ne m'ont pas touchée, car sans doute trop nébuleux. La relation entre Louis et la mère me paraît expédiée. En fait, mon principal ressenti est qu'effectivement, on aborde mais on ne creuse pas, on effleure. J'ai attendu quelque chose qui n'est pas venu. Et c'est dommage. Pour le coup, j'aurais préféré que ce livre soit plus long pour, pour donner le temps à l'histoire de s'installer, d'être approfondie. Pour que l'ensemble soit moins frustrant. C'est bon, mais bien moins que ce à quoi l'auteur m'avait "déjà" habituée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 5 Juin 2011

Nouvelles - Editions Hatier - 16 pages - 3.35 €

 

 

 

 

 

C'est l'avis des ados, donc livre lu et billet rédigé par ma nièce.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'avis de Camélia, 15 ans : Le récit se déroule en lorraine à Rocreuse durant l'invasion des allemands.
Le jours de la St Louis, le père Merlier, maire du village, et possesseur d'un grand moulin, doit marier sa fille Françoise à Dominique, un belge arrivé depuis peu au pays. La veille, le moulin est envahit par les prussiens et Dominique, pris en civil avec une arme a feu est arrêté. Sa fusillade est programmée pour le lendemain.
Françoise pousse son fiancé, d'abord rétiçant, à s'enfuir. Le lendemain, les soldats constatent la disparition de leur prisonnier et menacent Françoise. Si Dominique n'est pas de retour dans deux heurs, ils fusilleront son Père. Le marché est terrible et elle ne sait plus que faire. Soit la vie de son père, soit celle de son fiancé...
Les deux heures passées, Dominique qui a décidé de se livrer fait son entrée dans la cours du moulin. Alors, des soldats français arrivent. Dans leur panique, les prussiens tirent sur Dominique. Puis la bataille commence. Le père Merlier meurt d'une balle perdue et le moulin s'écroule.
J'ai bien aimé ce livre car il est très facile à lire et qu'il montre clairement la stupidité de la guerre.

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 27 Mai 2011

Roman - Edition Buchet Chastel - 240 pages -14.50 €

 

 

Parution en janvier 2011

 

 

L'histoire : L'auteur est écrivain mais surtout professeur d'Anglais. Depuis plus de 20 ans, il enseigne la langue de Shakespeare dans le même lycée de province, et surtout la même salle, la G 229. En 20 ans, des choses ont changé et d'autres non. Le téléphone portable sonne en classe, les élèves tombent toujours amoureux, des tours s'effondrent et le prof est toujours là. Ce n'était pas prévu. Le temps passe et Jean-Philippe Blondel raconte...

Les années se suivent, les élèves changent, le prof reste et aime ça !

 

 

Tentation : La blogo et surtout, passage de l'auteur à la Grande Librairie

Fournisseur : La bib'.

 

 

 

  

 

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Mon humble avis :Parfois, à la télévision, les auteurs vous paraissent si sympathiques, évoquent leur oeuvre avec des mots qui vous conviennent tant que lire leur roman vous devient urgent, comme une obsession. Ô joie, Ô chance, G229 était disponible à la bib le lendemain de la fameuse émission !

Que dire de cette lecture ? Que du bonheur ! L'écriture d'abord. Le style est vif et pêchu, les phrases souvent courtes, le rythme enlevé. Rien de pompant, tout est accessible et nous concerne. Nous sommes tous allés à l'école, au lycée. Nous avons tous eu des profs qui nous ont plus ou moins marqués. Sauf que moi, je n'ai jamais imaginé qu'un prof pouvait voir, deviner, remarquer, se souvenir autant dans une salle de classe. Je n'ai jamais envisagé non plus le lycée comme un lieu de vie. L'idée ne m'est pas venue alors que pourtant... c'est bien cela, je m'en rends maintenant compte à travers le regard (de l'intérieur) de Jean-Philippe Blondel. Un regard loin de la sinistrose médiatique mais si très lucide. Un regard réfléchi emprunt de tendresse, de recul, de nostalgie, d'amour, de passion, de dérision, d'auto dérision, qui questionne et qui répond aussi. Mais surtout, quel humour ! L'institution scolaire est parfois bien raillée à juste titre (ah, les consignes !!!) J'ai ri, j'ai souris, j'ai été émue, car derrière ce portrait d'une classe, c'est aussi plus de deux décennies qui défilent en arrière plan. La société change, les moeurs évoluent, il y a des catastrophes naturelles ou terroristes que personne n'oublie, qui marquent une époque ou des générations entières. Mais le coeur des élèves s'enflamme toujours de la même manière !

Chacun se retrouvera dans les interrogations personnelles du professeur... Et si j'avais fait autre chose, si j'avais réalisé mes projets de bout du monde, que et qui serais-je aujourd'hui ? Suis-je ce que je voulais être ?

Ce roman- très autobiographique- est passionnant et très agréable à lire. J'ai aimé partager le quotidien de ce prof d'Anglais, je me suis enrichie d'un regard que je ne possédais pas. Comprendre et discerner les motivations qui poussent vers un métier ou un autre, ça me passionne, comme tout ce qui me permet de découvrir l'autre.

Tout au long des pages, la notion du temps qui passe est bien présente. La fin rappelle que même si les années se succèdent, on a pas toujours tout son temps.

Quoiqu'il en soit, G 229 met vraiment de bonne humeur et m'a presque donné envie de retourner au lycée !

 

 

"c'est bizarre, des fois, comme c'est. On croirait pas quand on arrive qu'on va rester aussi longtemps. Et puis le temps passe et voilà."

 

" Le drame, c'est le fondement de l'adolescence. Le léger paraît trop léger. Le léger, c'est après qu'on en a besoin, quand les relations humaines deviennent compliquées et les problèmes du quotidien difficilement gérables."

 

" je me demande si un double de moi continue sa vie, à Cuenca. Je me demande comment vit celui que j'aurais pu être."

 

"...Copain d'avant, Facebook... Parce qu'on se rêve centre d'un réseau social alors qu'on est à la périphérie."

 

" Comment veux tu noter les idées après ? C'est comme ci tu notais la vie de l'autre".

  Extraits du livre "G229", de Jean Philippe Blondel.

 

 

L'avis d'Isa Liv-resse

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 15 Mai 2011

 

Roman - Editions Livre de Poche (Lattès) - 150 pages - 5.50 €

 

 

Parution Janvier 2005 et 2010 pour la version poche

 

 

L'histoire : Emma approche la trentaine. Trois hommes ont marqué sa jeune vie. Emma raconte ces trois relations où elle croit aimer des hommes qui ne se demandent même pas s'ils l'aiment vraiment... Ils sont avocats, écrivains, animateurs télé. Tous célèbres.... différemment.

Trois histoires où une jeune femme est prête à tout pour l'amour, même pour une illusion d'amour qui vaut mieux que rien mais qui peut mener loin, jusqu'à la folie.

 

 

 

Tentation : Mes 2 précédentes lectures de l'auteur

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

 

 

  

 

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Mon humble avis :Deux fées se sont penchées sur ce livre. La première, c'est Delphine. Son don, c'est l'observation, la compréhension et l'empathie pour ces gens dépassés par l'extérieur ou par eux même. La deuxième, c'est de Vigan. Sa baguette magique est en fait une plume qui n'a pas son pareil pour trouver les mots justes. Son écriture est un fluide   très conducteur qui mène toujours à une belle rencontre du lecteur avec un personnage principal et souvent, avec une partie de lui même, même si c'est la plus obscure.

Bref, la magie de cette auteure a encore fonctionné à merveille sur moi

Le ton de ce roman est moins dramatique que celui des "heures souterraines" car la narration est à la première personne. C'est Emma qui raconte, Emma la fantasque, qui n'est pas dénuée d'humour, de cynisme et de sarcasme. Elle finit même par avoir une certaine lucidité sur la situation. Mais ne nous leurrons pas, le fond de ce livre est tout aussi tragique. C'est la solitude, la désertion de l'amour, le manque d'amour dans le coeur d'une femme que Delphine de Vigan met brillamment en scène ici. Le ressenti et les conséquences du vide affectif sont si bien décrits que forcément, cela remue. Vous vivez seule, vous vous sentirez compris. Vous vivez en couple, vous comprendrez enfin ce que votre soeur, votre fille, votre voisine, votre meilleure amie ou n'importe quelle anonyme crie en silence. Cette souffrance quotidienne qui mène à tout, à se déprécier, à se donner, à se brader, à s'oublier juste pour quelques grammes d'amour, juste pour une illusion d'amour.

Le premier récit est celui qui m'a le plus bluffée. On devine vite qu'Emma est en HP et s'adresse à son psy. On se demande où l'auteur veut en venir et au final, wouah, on n'a rien vu venir et pourtant, à bien y penser, il y avait bien quelques indices !

La deuxième histoire, celle où Emma aime un auteur célèbre m'a moins touchée même si elle démontre parfaitement l'abandon de soi quelque part.

Enfin, la 3ème relation, avec un animateur de télé, est assez drôle. Quelque part, notre chère Emma mène la danse, même si elle est dépassée par le rythme. Elle s'amuse et elle égratigne pour notre plus grand plaisir un certain milieu dominé par quelques égos surdimensionnés... On devine très bien de qui il pourrait être question et on jubile de cette description. Et puis Emma ouvre les yeux...

Bon, j'arrête là ce billet avec lequel je me débats depuis deux heures. Une chose est sûre, je ne serai jamais Delphine de Vigan mais toujours une de ces lectrices acquises je pense.

 

 

Des extraits qui m'ont beaucoup parlé et qui parleront du livre beaucoup mieux que moi :

 

" je suis toujours passée à côté des hommes. Je les ai aimés trop tôt, trop vite ou trop tard.... les hommes m'ont quittée parce que j'en demandais trop ou pas assez. Parce que je ne savais pas dissimuler le trouble ni la fragilité, ou parce qu'au contraire, je me tenais trop loin d'eux. Les hommes m'ont quittée parce que j'avais peur de les perdre ou parce que je m'en foutais. Les hommes ne m'ont jamais laissé le temps".

 

"L'alcool me rend bavarde, alors je parle en vrac et sans discernement (à jeun, c'est pareil, je n'ai jamais su trouver le bon registre)... Je parle parce que Ethan se tait, parce que son silence me fait peur".

 

"Non je ne joue pas. Je suis dans l'instant, dans l'inconscience de l'instant... incapable d'imaginer l'épaisseur du vide ni l'intensité du manque. Je n'ai jamais su me protéger, ça doit être une case qui me manque, dans l'hémisphère Nord du cerveau, ou un problème de connexion, il faut que je m'en occupe. En attendant, j'avance à découvert et je sais sourire en toutes circonstances."

 

"Combien de fois faut il rejouer la fable, pour être capable de s'en défaire ? Sommes nous condamnés à ça, à reproduire inlassablement la même illusion, le même désenchantement ?"

 

"Alors il m'a semblé que Milan comme les autres n'était qu'un leurre, et que ces choses n'arrivent que parce qu'on en a tellement envie ou besoin, qu'elles n'ont d'évidence ou de nécessité que celle qu'ont veut bien leur accorder, et finalement ne résistent jamais à l'épreuve des heures, et que vient toujours le moment où il faut prendre conscience de l'immense imposture qu'est la rencontre de l'Autre.

 

 

L'avis de Clara

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 9 Mai 2011

 Roman jeunesse, Editions du Triomphe - 9.50 €

 

 

Parution en 2006 - dès 12 ans

 

 

L'histoire : Faon est un jeune orphelin qui vit ses derniers jours d'enfant leucémique dans la propriété de son grand-père. Mais ce petit bout d'homme héroïque ne veut pas partir sans avoir favorisé la réconciliation de son grand-père et de son oncle, sans avoir semé dans le coeur de ceux qui l'entourent le courage, la sagesse et l'affection.

 

 

 

C'est l'avis des ados, donc celui de Camélia qui a maintenant 15 ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'avis de Camélia, 15 ans :Faon, jeune garçon de 12 ans, est le petit fils de monsieur Dargal, propriétaire du domaine de Nairac. Par un concours de circonstances un scout, Jean-Marie vient combler sa solitude pour les vacances . Ce dernier sans un drame planer sur la famille de son nouvel ami. Il n'ignore pas non plus qu'il porte le même nom de famille que le propriétaire mais on lui a interdit de le mentionner...
A force de tisser des liens avec Faon, ce dernier se livre au scout et  lui apprend qu'il est leucémique. Jean Marie comprend son ami n'a plus que quelques mois à vivre. 
A  la fin du mois d'aout, un incendit se déclare accidentellement dans les bois de Nairac. Pendant que tous les habitants s'affairent avec des sceaux, Faon, dans un ultime effort va ouvrir une vanne dont lui seul connaît l'emplacement et qui éteindra les flammes rapidement. Le soir, il est alité.
Le Grand Père, conscient de l'état de son petit-fils et de la joie que lui apporte son nouvel ami demande à Jean marie de rester encore plusieurs mois chez lui. A  ce moment le scout se voit obliger de dévoiler son identité. Il n'est autre que le cousin de Faon et petit fils de monsieur Dargal. Son père, Etienne, a coupé toutes relations avec monsieur Dargal (son père) qui refuse d'accepter son mariage avec une allemande.

La famille se réconciliera-t-elle ?

 
J'ai beaucoup aimé ce livre car il est plein de suspens et d'action. Il décrit bien les " histoires familiales ": fils déshérités, mariage non accepté par la famille, les blessures morales et psuchologiques des anciens infligées par les guerres, la perte d'un enfant sur le front... Tout cela crée souvent des situations difficiles pour l'entretien d'un beau domaine et rend l'unité familiale difficile en mettant une ombre sur le passé.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 5 Mai 2011

 Roman - Editions Flammarion - 435 pages - 19.90 €

 

  Parution Mercredi 4 mai 2011 - Nouveauté

 

   

L'histoire : Souvent, la nuit, dans ses rêves, la même jeune fille apparait, plongée dans la lecture d'un livre. Jonas est écrivain. Persuadé qu'il a tout dit dans ses 2 premiers romans, il refuse d'en écrire un troisième, malgré une situation financière préoccupante. Il pousse alors la porte d'une librairie, et s'y fait embaucher.

Lior est infirmière. Déçue et bafouée par les hommes, elle a décidé de ne plus jamais aimer. Elle entre dans la même librairie.

Se trouver dans un même lieu suffit il pour se rencontrer ?

Le lien n'est pas loin. Il y a Hillel, le vieux libraire, qui se définit comme marieur. Il marie les êtres et les livres et aide ainsi chaque lecteur a trouver son roman lumière, "le roman qui lui est destiné, celui qui leur révélera une vérité sans laquelle il ne pourra jamais comprendre le sens de sa marche à travers les années. L'oeuvre de  sa vie, son roman lumière."

 Et si Hillel n'était pas seul à oeuvrer ?

 

 

 

 

Tentation : L'auteur !

Fournisseur : L'auteur et Gilles Paris, merci pour les 2 envois !

 

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 Tout d'abord, une petite anecdote.... Il y a deux ans, lors de cette interview, Thierry Cohen lançait " promis, un jour, j'essayerai d'écrire un livre avec des filles et peut-être que l'une d'elle s'appellera Géraldine" ! Et sa dédicace de ce nouveau roman commence par : "comme promis.... " Un personnage clin d'oeil apparaît dans ces pages et se prénomme... Suspens... Géraldine !  

 

 

Ce roman est si riche que je n'évoquerais ici que certaines faces de son éclat. J'en tairais donc quelques unes, qui pour vous auraient peut-être été essentielles. Vous les découvrirez par vous même. Par contre, j'ai envie de donner mon avis à deux titres différents...

 

Mon avis intime : Ce livre est-il mon roman lumière ? Non, car je n'ai pas envie de me "contenter" d'un roman lumière et l'avoir trouvé signifierait quelque part la fin d'une quête. Mais "Longtemps, j'ai rêvé d'elle" est il UN roman lumière pour moi ? Oui, à 100 %. Dès les premières pages, j'ai vraiment eu la sensation qu'il était écrit pour moi. D'ailleurs, toute bouleversée, je m'en suis ouverte à l'auteur par un mail : "mais comment as tu fait pour savoir autant de choses sur moi !!". Trêve de plaisanterie, j'y ai reconnu ma solitude, mon désert affectif, mes maladresses et mes non-dits, mes erreurs, mes fausses perceptions. Je me suis retrouvée dans le personnage de Lior à un point rarement atteint, à un point qui m'a vraiment remuée. Je pensais souvent être seule à ressentir tout cela, manifestement non, je ne suis pas seule, je serais presque normale. En tous cas, les mots de l'auteur m'ont touchée, émue, m'ont noué la gorge...et me disent : c'est possible, ça existe, poursuis ta route.

 

 

Mon avis de lectrice : Non, le romantisme n'est pas mort !

"Longtemps, j'ai rêvé d'elle" est une magnifique histoire d'amour, écrite avec élégance, justesse, fraîcheur et sans vulgarité ni désespérance. Les personnages sont animés par la pureté de leurs sentiments, leur naïveté, leur aveuglement. Ce roman fait la part belle au meilleur de l'Homme, lui rend hommage en quelque sorte, et dieu que cela fait du bien !  L'auteur décripte le sentiment amoureux et le comportement qui en découle avec un talent rare. Oui, l'amour est difficile à comprendre et à exprimer.  De plus, cette histoire est savamment construite et justifie chaque moyen. Dans le fond, c'est assez classique : deux êtres vont ils s'aimer ? Mais dans la forme, il y a bien plus que cela et tous les atouts pour vous plaire. Jugez en par vous même... Si je vous site ces quelques mots clés :

Réflexion sur la lecture, les livres, ce qu'ils apportent...

Une petite librairie de quartier, pas comme les autres, qui se veut lieu de rencontre entre livres et lecteurs.

Un vieux libraire qui, riche d'expérience et de sagesse, guide son jeune poulain en qui il voit bien plus qu'un employé.

Réflexion sur l'écriture,  le rapport entre un auteur et ses lecteurs, entre auteur et ses livres, entre un auteur et l'homme qu'il est avant tout, entre un homme et l'auteur qu'il est devenu...malgré lui.

Et comme le pays des Bisounours n'existent pas, même si l'amitié et l'amour prédominent, il est aussi question de la maladie, le genre de maladie qui vous fait poser la question : quand ? dans combien de temps ?

 

"Longtemps j'ai rêvé d'elle" peut être lu différement suivant que vous cherchiez...

Un livre qui parle de livres, de lecture et d'écriture, d'auteurs et de lecteurs

Une histoire d'amour romantique

 Une lumière sur vous même, avec un aspect "initiatique" de certains personnages.

 Une très belle écriture

Un excellent divertissement, un livre doudou.... Et pourquoi pas, pour toutes ces raisons en même temps !

 

Vous avez aimé "Ensemble c'est tout" d'Anna Galvada, vous avez frémi avec Léo et Emmi dans "Quand le vent souffle au nord", alors je pense que vous aimerez aussi ce livre qui est sorti... hier !

 

 

Ce livre part en voyage

Après ma lecture, mon livre déborde de ses petits post it papillon, que j'ai déposé face aux phrases qui m'ont particulièrement touchée.... C'est personnel.

Mais comme j'ai reçu deux exemplaires de ce livre, aucune excuse pour ne pas partager avec vous ce bonheur. Le 2ème exemplaire n'attend que votre inscription pour partir en voyage. Modalités d'inscription habituelles :

un commentaire

avoir un blog connu de moi ou d'une de mes copines blogueuses

rendre la lecture de ce livre prioritaire une fois qu'il sera arrivé chez vous

publier un billet

 

 

Le voyage commence par L'irrégulière puis ira chez Edelwe , chez Didi , chez Noukette, chez Christine chez Lasardine ,

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Rédigé par Géraldine

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