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Publié le 9 Février 2016

(J'y pense de plus en plus)

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Nouvelles - Editions Belfond - 220 pages - 17.50 €

 

Parution en janvier 2016 (Nouveauté !)

 

La 4ème de couv' : Vous allez reconnaître les papiers peints, les rues pavillonnaires et les temples d'achat, la campagne bucolique et votre quotidien. Votre femme, votre mari, votre mère ne sont pas loin ; tout vous semblera familier. Oui, ça se passe près de chez vous. Mais les choses ont mal tourné.
De quoi demain sera-t-il fait ? En déréglant les curseurs de notre société, Frédérique Martin convoque le règne des indignités ordinaires et flanque nos libertés au vestiaire. Voici venir le grand show des luttes de classes et de sexe, des dominations ou de la logique marchande. On peut désormais nous séquestrer, nous forcer à jouer, orienter nos choix ou décider à notre place. On peut aussi envisager de nous vendre. Mais pas que.
Vous aimez vous faire peur pourvu qu'à la fin tout se termine bien ? Vous verrez, on en a tenu compte.

 

Tentation : Titre et Pitch

Fournisseur : Belfond, merci pour l'envoi

 

 

Mon humble avis : Difficile de résumer 12 nouvelles, exercice auquel je ne suis point rompu. Aussi, ci-dessus, je me suis contentée de recopier la 4ème de couv, qui évoque parfaitement, sans trop en dire, le ton de ce recueil.

Ah ! Que ce fut bon ! Quel régal de lecture. Déjà, le style est aux petits oignons (ou ognons, c'est vous qui choisissez la version de la langue française que vous préférez ! ) : Percutant, direct et soigné à merveille. C'est comme si chaque mot avait été choisi avec précision parmi des centaines.

Frédérique Martin, auteur à découvrir en amont et en aval de ce livre, fait preuve d'une imagination ardente et d'un sens aigu de l'observation ? Qu'a-t-elle étudié pour aboutir à l'écriture de ces histoires ? L'homme (je, tu, il, nous, vous, elles) en tant qu'individu et part de notre société, pleine de travers et de dérives tantôt absurdes, tantôt abjectes. Peu importe que Frédérique Martin multiplie ces travers par 1.1 ou par 10, le résultat est plausible et... glaçant.

Les sujets principaux de ces 12 destins sont  : l'individualisme qui devient un délit, voire un crime. Et à l'opposé, l'hyper interventionnisme de tout et de tout de le monde, que ce soit au niveau de l'Etat comme de celui du voisinage. Le choix, qui, synonyme de liberté est aussi une prison. La privation de liberté est ici opposé à l'extrême liberté dans une société qui a de moins en moins de tabous. La surenchère de la communication, de la représentation, du consumérisme.

Imaginez une société ou le choix d'une "mort digne" est devenu une obligation. Où jouer au loto, au concours divers et variés qui vous promettent des lots merveilleux est imposé au point de devoir atteindre des quotas. Où l'on peut vendre ses parents sur une braderie une fois qu'ils sont devenus trop encombrants. Où un suicide devient le sujet principal en direct d'une émission télé de grande écoute. Où, si vous êtes femmes célibataires sans enfant alors que vous occupez un travail et un logement, vous passez en procès public diffusé à la télé. Etc, j'en passe et des meilleurs, je ne vais pas tout vous dévoiler non plus !

Quelle audace dans chacune de ces nouvelles traitées avec finesse et profondeur. C'est cynique à souhait, sardonique, ironique, moqueur, impertinent, mais jamais grossier ni vulgaire. C'est aussi glaçant qu'exaltant, terrifiant qu'étourdissant ! Bref, c'est délicieux !... En espérant que "J'envisage de te vendre" reste juste une oeuvre littéraire et ne devienne pas notre avenir si proche...

 

les billets de Noukette, d'Antigone, de Saxaoul

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 22 Janvier 2016

Afficher l'image d'origineRoman - Editions du Seuil - 288 pages - 18.50 €

 

Parution le 20 août 2015 : Rentrée littéraire !

 

L'histoire : Moïse, (de nom raccourci) est un jeune orphelin, à l'aurore de l'adolescence. Il vit au Congo Brazzavile, dans un orphelinat catholique tenu par une main de fer pas souvent juste. Ses copains de chambrée le surnomment Petit Piment. C'est alors que la révolution communiste arrive dans le pays, en passant bien sûr par l'orphelinat. Petit Piment s'enfuit, découvre la vie à Pointe Noire pour le meilleur et pour le pire qui le fera perdre la tête.

 

 

 

Tentation : Le sujet et le nom de l'auteur

Fournisseur : PriceMinister, merci pour l'envoi.

 

 

 

Mon humble avis : Ca pique, mais pas dans le bon sens, et j'en suis tellement désolée, moi qui apprécie tant l'homme qui a écrit cette histoire.

Quand il s'agit d'aliments, j'avoue ne pas aimer ce qui est pimenté, mais j'apprécie ce qui est savoureusement épicé. Hélas, Petit Piment manque cruellement d'épice, de saveur, de rythme, d'envolées, d'écriture mémorable. Pourtant, l'avion décolle bien, mais l'ascension est très courte et l'on se retrouve très vite en vitesse de croisière et l'on se demande bien où l'on va bien pouvoir atterrir. 

L'écriture est souvent proche du naïf, jusque-là c'est assez normal. La narration est à la première personne du singulier. C'est Petit Piment qui s'exprime, qui raconte sa vie depuis son plus jeune âge jusqu'à ses quarante ans et sa tête qui ne tourne plus rond. Et là, je dirais que cela m'a gêné car peu logique avec les problématiques du personnage. Son récit est très linéaire, très détaillé dans la première partie. Puis on semble sauter plus d'une décennie. Mais malgré la tête qui ne tourne pas rond, le récit de Petit Piment reste cohérent, suit parfaitement la chronologie et se retrouve parsemé de vocabulaire ampoulé antagonique avec le style général.

Bref, je n'ai pas été convaincue par cette histoire, et l'affection que j'éprouvais pour ce jeune garçon dans les premières pages s'est dissipée aussi vite que mon intérêt. Durant mes quelques jours de lecture, jamais je ne me suis précipitée d'envie pour suivre les aventures de Petit Piment.

Maintenant, que mon désintérêt pour l'histoire de ce roman ne fasse pas d'ombre à ma curiosité envers le contexte général. Oui, j'ai apprécié ce témoignage sur la vie en orphelinat en Afrique, oui j'ai appris beaucoup sur le Congo que je méconnais, sur l'implantation d'une révolution communiste. Oui l'exotisme de ce roman est agréable. Oui, certains personnages secondaires sont bien croqués et touchants (notamment celui de l'infirmière).

Le message de ce roman serait que sans racines et sans liens sociaux durables, il est difficile de se construire et de ne pas sombrer dans une certaine démence. Certes, mais dommage que l'histoire qui porte cette pensée ne soit pas plus captivante.

 

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12/12 ! 2% atteint !

 

 

Livre lu dans le cadre des Matchs de la Rentrée Littéraire Priceminister 2015 !

Les matchs de la Rentrée Littéraire 2015 PriceMinister-Rakuten

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 13 Janvier 2016

 


Afficher l'image d'origineRoman - Alma Editeur - 260 pages - 18 €

 

Parution le 19 août 2015 : rentrée littéraire !

 

L'histoire : Pascal, professeur de littérature emmène Margaux, une de ces éleves de terminale, pour quelques vacances et la mettre à l'abri, dans un gite loin de tout. Là, ils font la connaissance de Florin, leur voisin. Un homme atypique, sans souvenir. Enfin presque... Car Florin, privé de mémoire, range ses souvenirs dans des bocaux. Un caillou pour chaque souvenir...

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Pierre Raufast a fait parler de lui en 2014, avec son remarqué premier roman : la fractale des raviolis... Que je n'ai pas encore lu. Et comme, depuis août 2015, la blogo fait l'apologie du 2ème roman de l'auteur, je me suis dit, allez hop, un petit coup de variante chilienne !

Pour info, le titre est inspiré d'une partie de cartes que jouent sur plusieurs jours des personnages du roman. Voilà pour l'explication de ce titre pour le moins intriguant !

Pour le reste... donc l'essentiel... Et bien sachez que dès les premières pages de ce livre, je m'y suis sentie bien, comme si je pouvais m'installer confortablement tant dans l'objet que dans l'histoire.

Il se dit qu'il y a du Giono dans l'air. Certainement, même si ma lecture de Giono remonte à une vingtaine d'années. 

Mais nous voilà en pleine campagne vallonnée, quelque part, presque en huit clos. Nous ne sortons du huit clos que pour remonter le temps et les souvenirs.... des souvenirs d'ailleurs assez pittoresques, voire rocambolesques, profondément romanesques, poétiques pour certains, loufoques pour d'autres. 

Et l'on est bien avec Florin, Pascal et la jeune Margaux. On boit du bon vin avec eux, on regarde les étoiles, on s'interroge en silence sur la vie et l'autre, en fumant une bonne pipe. Le temps pourrait s'arrêter.

D'ailleurs, pour Florin, le temps s'arrête un peu tous les jours. Suite à un accident au cours de son adolescence, celui-ci a perdu la mémoire mais aussi la capacité à s'émouvoir. Plus de joie, mais plus de peine. Plus de peur, plus de colère, mais encore des valeurs morales. D'ailleurs, les valeurs morales sont-elles liées aux émotions où à l'éducation ?

Et les souvenirs ? Sont-ils notre socle ou un poids que nous portons ? Florin, qui ne peut les conserver dans sa mémoire, les transforme en cailloux qu'il range dans des bocaux, classés par années. A chaque événement qu'il ne souhaite pas oublier, il ramasse un caillou qu'il finira par pouvoir reconnaitre entre mille au touché, et lui attribue l'événement, le souvenir. Jusqu'au jour où...

Au cours du roman et des belles soirées d'été, Florin pioche dans les bocaux et racontent à Margaux et Pascal ce que fut sa vie.

La narration est entrecoupée par les confessions de Margaux à son journal intime. Confessions touchantes, très justement écrites et magnifiquement poétiques.

Bref, cette Variante Chilienne fut pour moi un véritable plaisir de lecture, autant joyeux qu'émouvant, et la découverte d'un sacré conteur en la personne de Pierre Raufast. Enfin  un coup de coeur, ça faisait longtemps !

 

"Les "si" sont des carrefours invisibles dont l'importance se manifeste trop tard" (P. Raufast)

 

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11/12

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 19 Décembre 2015

Roman - Editions Julliard - 207 pages - 18 €

 

Parution le 19 août 2015 : Rentrée littéraire !

 

L'histoire : Yasmina Khadra se glisse dans la peau et l'esprit du Raïs, plus connu sous le Mouammar Khadafi, lors des heures précédent sa fuite et son arrestation par les rebelles libyens. Le pays est à feu et à sang et Khadafi ne règne plus que sur une poignée d'hommes dévoués à sa cause. 

 

Tentation : Le sujet et puis Khadra, valeur sûre

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

 

 

LA DERNIERE NUIT DU RAÏS, de Yasmina KHADRA

 

Mon humble avis : Quel roman original ! Quelle idée audacieuse !

Yasmina Khadra prête ici sa plume à feu Khadafi et lui laisse ainsi "main blanche" pour s'exprimer lors d'un monologue ponctué de dialogues. Les dialogues sont entre le Raïs lui -même et sa garde rapprochée, ainsi qu'avec son "petit" personnel réduite au strict minimum.

Bien sûr, personne ne peut savoir avec exactitude les pensées qui furent celles de Khadafi dans les heures qui précédèrent son arrestation et sa mort. Il ne s'agit pas ici d'une autobiographie d'après une interview, mais d'un roman sur fond de vérités et de contexte historiques.

En se glissant dans la peau de Khadafi, Yasmina Khadra redonne vie à l'ancien président Libyen : vie charnelle et vie cérébrale, spirituelle. Khadafi se raconte donc, depuis son enfance de bédouin bâtard en plein désert, jusqu'au 20 octobre 2011, en passant par ses études militaires, son échec amoureux, sa prise de pouvoir par coup d'Etat en 1969, son addiction à l'héroïne. Il médite aussi, prie, regarde le passé avec mélancolie. 

Mais surtout, Khadra montre avant tout ce qui se passe dans la tête d'un tyran. Les propos que Khadra fait tenir à Khadafi décrivent parfaitement l'égoïsme, la mégalomanie, la folie, le narcissisme exacerbé de ces hommes qu'en Occident on appelle "Dictateurs" et qui se prennent eux même pour des sauveurs, des guides, des demi-dieux, voire des dieux. Jamais dans ces pages Khadafi ne se dit tyrannique, puisqu'il n'a causé la mort que de ces dissidents...

Mais derrière le monstre, il y a l'Homme. Khadra ne passe pas outre, et c'est là où ce roman est parfois troublant. Et oui, lors de certains passages, on en viendrait presque à éprouver une certaine empathie pour ce régnant déchu. Pour le détester quelques lignes plus tard, lors que le tyran refait surface. En effet, Khadafi était un homme capricieux et surtout, très colérique. Provoquer sa colère méritait la pendaison ou l'exécution sommaire le plus souvent. En tant que lecteur, on est abasourdi par la dévotion de l'Etat-major et des serviteurs envers Khadafi. On se demande bien sûr comment celle-ci peut-elle être ! Pour certains personnages, on devine surtout de la peur, mais pour d'autres, le doute reste permis. Sauf que, depuis notre confort politique occidental, n'oublions pas que ces hommes-là n'avaient peut-être pas le choix, s'ils voulaient rester vivant et protéger leurs familles.

Je me suis parfois un peu perdue au milieu des prénoms de la garde rapprochée du Raïs, mais cela n'a point diminué ma fascination pour ce roman. Inutile de préciser que le style est plus qu'agréable et que ce texte foisonne de jolies citations.

La dernière nuit du Raïs, c'est un regard sur la Libye d'hier, d'avant-hier, d'aujourd'hui et peut-être de demain. C'est aussi le portrait d'un homme qui ici porte un nom et un prénom, mais un portrait universel de ces despotes qui parsèment tant l'Histoire et notre monde actuel.

 

J'avais la foi et je n'ai plus d'idéal Monsieur. J'ai renoncé à la première pour ne pas avoir à la partager avec des hypocrites et j'ai renoncé au second parce que je n'ai trouvé personne avec qui le partager

"La dernière nuit du Raïs", Yasmina Khadra

On peut toujours prêcher dans le désert Monsieur, mais on ne sème pas dans le sable".

"La dernière nuit du Raïs" (Yasmina Khadra)

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10/6

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 8 Décembre 2015

Afficher l'image d'origineRoman - Editions Flammarion - 190 pages - 16 €

 

Parution le 19 août 2015 : Rentrée Littéraire

 

L'histoire : Arnaud et Claire, Virginie et Vincent, forment deux couples apparement tranquilles et sans histoire. Avec leurs enfants, chacun des couples louent un appartement dans une résidence de vacances dans le sud et se retrouvent ainsi voisins. Il semble que les uns envient les autres et pourtant, cette pause estivale va faire jaillir les non-dits, les envies, les rêves inassouvis, les obsessions, les rancoeurs. Vacances excursions ou renversement des pôles ?

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : AGFE, merci pour le cadeau !

 

 

 

 

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Mon humble avis : Le renversement des pôles est le premier roman de Nathalie Côte, et une lecture que j'ai bien appréciée. C'est aussi un phénomène au cours duquel le champ magnétique de la Terre s'inverse. Certains affirment qu'il faudrait au moins des centaines d'années pour que le Nord bascule au Sud, d'autres pensent que ce changement pourrait intervenir le temps d'une vie humaine. Si ensuite le pôle revient à sa position initiale, on parlera alors d'excursion, sinon on parle alors d'inversion.

Nathalie Côte a donc pris ce phénomène comme canevas de son roman. C'est judicieux et original comme métaphore. Car pendant ces vacances, les deux couples vont être secoués après une année tranquille, où tout est subi faute de temps pour ouvrir les yeux et se rebeller contre tout ce qui sape et lasse : l'usure du couple, la routine, les secrets ou vices personnels, l'envie de plus ou le désire de moins ou de plus du tout, l'aigreur devant "la petite vie" que l'on mène alors qu'on la rêvait extraordinaire.

Tels des volcans éteints, ces deux couples vont entrer en éruption, pour le meilleur et pour le pire. Et ce que j'ai apprécié, ce que Nathalie Côte ne s'est pas laissée aller à la simplicité. Il ne se passe pas ce que l'on pense qu'il pourrait se passer, le déroulement de l'histoire est bien plus subtil que cela.

Les Bourdon et les Laforêt sont des stéréotypes de la classe moyenne et ce roman peut-être pris pour une chronique de couples en déroute. Ils ont chacun leurs chapitres alternés et parfois, ils se croisent sur quelques lignes.

L'écriture est agréable et le livre dense de sujets divers et variés (en dehors du thème principal) : le consumérisme consolant, le monde du travail dévorant, les pièges de certains réseaux sociaux, l'enthousiasme débordant devant la nouveauté sans se rendre compte que celle-ci peut être un mirage ou un feu de paille qui brûle tout, et pas que la paille.

Pour le lecteur, la question sera la suivante : pour les personnages, sommes-nous dans l'excursion ou l'inversion ? Réponse en dernières pages, sommes toutes pas très surprenante mais tellement logique avec le caractère humain.

Un bon premier roman et une romancière prometteuse !

 

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9/6

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 16 Novembre 2015

Afficher l'image d'origineRoman - Editions Audiolib - 21h15 d'écoute - 24.90 €

 

Parution en livre audio : mars 2013 (existe en poche)

 

L'histoire : Quelques mois après avoir écrit un énorme Best-Seller, Marcus Goldman se retrouve devant une page blanche. Rien n'y fait, il ne parvient plus à écrire alors que son éditeur le presse.

Soudaint, son meilleur ami, ancien professeur et écrivain réputé Harry Quebert se retrouve accusé du meurtre de Nora Kellergan, jeune fille de 15 ans, disparue en 1975. Sa dépouille est retrouvée dans le jardin de Québert et celui-ci aurait eu une relation avec Nora.

Persuadé de l'innocence de Quebert, Marcus se rend sur place et mène l'enquête. Son but est d'innocenter son ami, sans oublier de relancer sa carrière littéraire.

 

 

Tentation : La réputation du livre

Fournisseur : Sylire, merci pour le prêt !

 

 

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Mon humble avis : Quel roman ! Un coup de coeur XXL à tous les niveaux ! Déjà par ce qu'il m'a pris 21 heures d'écoute qui sont passées très vite et que j'aurais bien prolongées tant je me sentais bien dans cette histoire. Ensuite, et ça ne va pas être simple à expliquer... et bien La vérité sur l'affaire Harry Quebert a eu un effet hypnotique sur moi, une fascination totale !

Et pourtant, à première vue, j'aurais tendance à dire :"rien d'exceptionnel dans le fond" ! C'est sans doute ce qui, à mes yeux (et aux yeux de nombre de personnes) fait que ce roman est un pur chef d'oeuvre ! La construction romanesque et littéraire, le style et l'écriture, le déroulement de l'enquête, le ou plutôt les dénouements, tout y est captivant, parfaitement rendu et pourtant rien de grandiloquent !

L'histoire se déroule à Aurora, bourgade du Nord des Etats-Unis, entre la démission de Nixon et l'avènement proche d'Obama, puisque les flashbacks sont nombreux. C'est pour l'auteur l'occasion de dresser un portrait de l'Amérique profonde moyenne, des antagonismes et des contradictions du pays, et de l'évolution des mentalités au fil des décennies.

L'enquête à proprement parler est extrêmement bien ficelée et on ne peut plus captivante. Fausses pistes (pourtant très convaincantes avant de se révéler érronées), silences des uns, menaces des autres, secrets personnels, corruption, vengeance, rebondissements multiples on ne peut plus inattendus. Et partout, à chaque page, le doute est là, mais qui se déplace constamment.

Chaque chapitre commence par un conseil donné par Harry à son élève Marcus pour répondre à la question suivante : comment écrit-on en grand roman, comment devient-on écrivain ? Car la littérature et le monde de l'édition (et ses méthodes parfois très peu orthodoxes) sont aussi un des sujets majeurs de cette histoire, la rendant ainsi très foisonnante. Et sans révéler l'essentiel, mais juste pour attiser votre curiosité sachez qu'il y a 2 autres romans dans celui-ci.

J'ai rarement lu de livre à la construction et à la narration aussi originales et maîtrisées ! Joël Dicker a vraiment rédigé cette histoire d'une main de maître. Je fuis en général les pavés, mais, en espérant que le jeune auteur suisse ait pu renouveler son exploit, je pense bien lire son nouveau roman : Le livre des Baltimore.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 12 Novembre 2015

Afficher l'image d'origineRoman - Editions Belfond - 253 pages - 18 €

 

Parution le 14 octobre 2015 : Rentrée Littéraire

 

L'histoire : Villerude, petite village balnéaire proche des stations géantes de Vendée. Camille, vieux projectionniste, diffuse des films en noir et blanc au Paradis, cinéma bien plus âgé que lui. Parmi les spectateurs, il y a Rose, une violoncelliste mondialement connue, qui est revenu en pèlerinage sur la terre de ses étés d'enfance. Mais Camille décède et le Paradis se trouve alors en danger... Un riche homme d'affaire veut le transformer en parking. Antoine, réussira-t-il à contrecarrer ces funestes plans et, par la même occasion, reconquérir le coeur de Rose, qu'il a aimé voici plus de 20 ans.

 

 

Tentation : Ma lecture du précédent roman, savoureux, de l'auteure

Fournisseur : Belfond, merci pour l'envoi !

 

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Mon humble avis : Comme j'avais aimé "Une collection de minuscules trésors", l'oeuvre précédente de Caroline Vermalle, j'espérais retrouver ici ce vent de fraicheur et d'instruction bienvenu et si agréable à lire. Hélas, Les amis du Paradis ne vont pas m'inspirer un billet aussi élogieux et poétique que l'an dernier. Ma déception est quasi totale...

Et pourtant, avec l'histoire de départ, il y avait de quoi me charmer, moi qui suis bonne cliente des "feel good book" et qui aime les histoires où de petits groupes de personnes se réunissent pour défendre quelque chose qui semblerait dérisoire aux yeux du monde entier. Je suis donc entrée dans ce roman avec joie et bonne humeur, et me disant que je profiterai ainsi d'un petit séjour en bord de mer hors saison, avec ceux qui sont toujours là quand les touristes ont regagné villes et bureaux.

Mouais, et bien ma joie fut de courte durée car très vite, Camille décède et revient hanter le cinéma en fantôme. Antoine et lui partagent donc de longues conversations que j'ai trouvées bien fades, convenues et teintées de mièvrerie. La solution qu'Antoine trouve pour sauver le cinéma est si peu crédible qu'elle n'en n'est ni drôle ni passionnante à suivre. Elle tourne même au ridicule lorsqu'Antoine décide de teindre son chien pour qu'il soit méconnaissable !!! Dommage que tout soit centré sur Antoine et que des Amis du Paradis, il soit finalement si peu question.

Quant à la bluette ou romance entre Rose et Antoine, passion qui aurait survécu plus de 20 ans dans le coeur d'Antoine, et bien celle-ci m'a laissée sur la plage, surtout devant l'abondance de scène pseudo romantique et les hésitations adolescentes de protagonistes qui sont bien adultes ! bref, je n'y ai pas cru.

Enfin, last but not the least, je n'ai pas retrouvé la plume délicieuse de Caroline Vermalle. Constructions de phrases douteuses ou en tous cas, agréable ni aux yeux, ni aux oreilles. Fautes et coquilles. De la lourdeur dans des phrases interminables où un simple point relancerait tellement le rythme. Mais non, en lieu et place des points de ponctuation, des "et" et des "et" et des "et".

Quelques personnages restent tout de même attachants, notamment ce fameuse Rose, qui nous explique bien comme une vie de célébrité internationale éloigne des objectifs personnels de vie et que l'instrument qui vous a rendu célèbre (en l'occurrence ici, le violoncelle) peut devenir votre propre ennemi car aux yeux du monde, vous n'existez pas sans lui.

De même; j'ai apprécié certaines descriptions de bord de mer, qui m'ont mis de belles images dans la tête.

Je pense sincèrement que ce roman plairait beaucoup a de toutes jeunes adolescentes qui perdent leur amour d'été et rêve de le retrouver, des jeunes filles qui y croient encore quelque part, et qui sauront être touchées par ce romantisme et cette histoire un peu puérils. Avec un peu plus de subtilité et de profondeur, cette histoire aurait pu être super chouette à lire.

 

 

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8/6

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 10 Novembre 2015

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Roman - Editions Grasset - 496 pages - 22€

 

Parution le 19 août 2015 - Rentrée Littéraire

 

L'histoire : Le point de départ de ce roman est la mort de Roland Barthes, renversé par une camionnette de blanchisserie le 25 février 1980. L'hypothèse est qu'il s'agit d'un assassinat. Dans les milieux intellectuels et politiques de l'époque, tout le monde est suspect... Le commissaire Bayard se lance dans une enquête aussi loufoque qu'originale.

 

Tentation : François Busnel

Fournisseur : La bib'

 

 

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Mon humble avis : Un avis on ne peut plus subjectif puisque, chose très rare, je ne suis pas allée au bout de ce roman tant ma lecture se révélait laborieuse et lente, si lente ! Vingt pages par ici, vingt pages par-là, déjà presque semaines que j'étais sur ce livre pour dépasser de justesse la moitié. Mais curieuse, je voulais connaitre le dénouement, aussi, j'ai toute de même lu les trente dernières pages et mon amie blogueuse Caroline a gentiment comblé mes quelques lacunes majeures sur cette histoire. Je sais donc qui "aurait tué" Roland Barthes, puisqu'il s'agit bien ici d'un roman et que cette intrigue -tout à fait policière- n'est qu'invention de l'auteur. Laurent Binet trouvait effectivement que le fait que Roland Barthes se fasse renversé juste en sortant d'un déjeuner avec Mitterand pouvait laisser libre cours à son imagination et à toutes les théories.

Je me suis lancée dans cette oeuvre suite au passage de Laurent Binet dans La Grande Librairie. François Busnel encensait ce roman qu'il disait notamment très drôle. J'ai donc écouté la sirène Busnel de la littérature et me suis noyée !

Parce que ce roman n'est pas pour moi. Soyons honnête, même si le style est assez simple, je ne possède pas du tout la culture pour apprécier cette fameuse septième fonction du langage. L'enquête se déroule principalement dans le milieu intellectuel parisien des années 80 (bien moqué par l'auteur soit dit en passant), cite et met en scène une multitude de personnages réels de cette époque-là. Et de ces illustres personnages, je ne connais rien. Bon, BHL ne m'est pas inconnu mais juste médiatiquement parlant et de Barthes, je n'ai lu que "Les fragments du discours amoureux". Aussi, leurs digressions me sont passées au-dessus de la tête. De même, je n'ai pu percevoir l'humour distillé par l'auteur au fil des pages, puisque pour comprendre les références, et bien je pense qu'il faut maitriser un minimum les référés. Bref, mieux vaut posséder quelque notion de linguistique et de sémiologie pour apprécier ce roman à sa sans doute juste valeur.

Je reconnais néanmoins que ce roman qui fait couler beaucoup d'encre en cette rentrée littéraire est franchement original et très érudit. J'ai même trouvé certains passages très intéressants, qui donnaient envie de s'instruire un peu sur la linguistique, la sémiologie, la philosophie contemporaine, bref, de combler le trou béant de mon inculture.

Ah oui, j'allais oublier, j'ai franchement bien aimé la fin, inattendue, qui me fait dire que l'intrigue de ce roman est excellente et bien trouvée. Mais bon...

 

Je vous invite à lire le billet de mon amie érudite Caroline, et qui a donc apprécié ce roman !

 

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7/6

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 4 Octobre 2015

d-apres-une-histoire-vraie-de-delphine-de-viganRoman - Editions JC Lattès - 484 pages - 20 €

 

Parution le 26 août 2015 : Rentrée littéraire

 

L'histoire : Delphine achève la promotion de son dernier roman "Rien ne s'oppose à la nuit" par le salon du livre de Paris. Elle est épuisée, lessivée tant cette oeuvre a rencontré de succès et généré des conflits familiaux. Lors d'une soirée chez une amie, Delphine rencontre L. Les 2 femmes vont lier connaissance, puis amitié. Delphine ne remarque pas que L. s'immisce à pas de velours dans sa vie... jusqu'à un point de non retour.

 

Tentation : Un de Vigan, c'est incontournable pour moi.

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

Mon humble avis : Que ce billet va être difficile à écrire et pourvu que vous captiez bien "mon pourquoi du comment" sans vous détourner de cet ouvrage.

Ce billet a bien failli ne jamais voir le jour. Et pour cause, ma lecture fut laborieuse, au point de me laisser envisager l'abandon. Il m'est même arrivé de dire à mes chats "pfff, je m'ennuie, mais qu'arrive-t-il à Delphine de Vigan ? Mon professionnalisme bloguesque (!!!) et la prochaine conférence de l'auteur à Rennes m'ont aidé à poursuivre le livre... Et heureusement ! Je serai passé à côté d'un coup de génie littéraire. Mon seul regret est de ne pas avoir eu les outils nécessaires, l'information, la culture ou tout bonnement l'humeur pour réaliser plus tôt le magistral coup de bluff que nous offre ici Delphine de Vigan, pour lire ce roman avec un autre oeil sans doute. Quelques avis lus en diagonale sur Ama*on m'ont peut-être aussi désorientée, me confortant dans mes impressions plutôt que de m'avertir de l'effet roman en trompe l'oeil.

Explications, en tout cas, tentative d'explication : La narratrice se prénomme Delphine et moult détails ne sont pas sans rappeler l'auteure elle même - tant dans les descriptions de sa personne que dans des faits -.

J'ai donc lu cette histoire comme une autofiction, une de plus, lancinante et assez nombriliste. Que de fois je me suis dit " quel dommage qu'il s'agisse d'une autofiction, la même histoire sous forme de roman, avec de "vrais" personnages de roman aurait été tellement plus passionnant. J'avais envie de remuer Delphine de Vigan qui me decevait au fil des pages... Parce que je ne me suis pas aperçue, "trompée" par le titre, que je lisais effectivement un roman, et non une autofiction. Je lisais un roman proche du thriller, qui en emprunte les codes en tout cas, sans m'en rendre compte. C'est en cela que je trouve finalement du génie à cette oeuvre, qui est en fait un génial exercice littéraire qui sert à merveille le débat que mènent tout au fil des pages Delphine et la fameuse L. Le roman est il mort ? Le public ne s'intéresse-t-il qu'à la vérité dans la littérature ? Quelle part de vérité dans un roman et de fiction dans une autofiction ? Qui peut se targuer de dire la vérité et d'écrire de la pure fiction, puisque même dans une pure fiction, l'auteur laisse toujours des traces de lui même et s'inspire d'un certain réel.

D'après une histoire vraie démontre à merveille que fiction ou autofiction, peu importe, l'essentiel étant de capter et d'émouvoir le lecteur. Et ici, c'est avec le principal sujet de l'emprise psychologique que le but est atteint.

Néanmoins, ce coup de génie littéraire m'a paru tout de même comporter des maladresses qui m'ont agacée, malgré un style agréable et des passages excellents. Mais j'ai trouvé le roman très répétitif dans les pensées, les plaintes, les réflexions (...) de Delphine. Sincèrement, 50 pages en moins aurait évité ma lassitude et intensifié le suspens, au point de ne pouvoir poser ce livre avant la fin.

L'aveuglement de Delphine m'a paru exagérement romanesque et peu réaliste (et oui, je sais, mes remarques sont contradictoires. Je reproche un aspect trop romanesque alors que je crois lire une autofiction.

Enfin, cette amie mystérieuse qui ne sera nommée tout au long du livre que par son initial "L." Pour moi, mauvais choix d'initial parce que phonétiquement, ce sont (qui forme aussi le mot "elle", revenait trop souvent. Puisque que la romancière la nomme par son initial ou en usant du pronom personnel "elle", le son était le même dans mon esprit, donc beaucoup trop redondant.

Il n'empêche, quand j'ai vu clair dans le jeu de Delphine de Vigan, je n'ai pu que m'exclamer : Chapeau l'auteure, vous m'avez bien eue !"

 

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5ème

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 16 Septembre 2015

Roman - Editions VDB - 11h d'écoute

 

Parution en audio en 2012

 

L'histoire : Fin du XIVème siècle, en Flandre française. Insbette est abandonnée dès le plus jeune âge par sa mère, qui fut victime d'un viol 9 mois plus tôt, commis par un Seigneur. Considérée comme la batarde tout au long de sa vie, la jeune Insbette tracera son chemin dans une époque violente. Elle deviendra la dame de compagnie de la grande Yolande de Cassel, puis dans d'autres circonstances, apprendra la caligraphie. Mais toujours, elle voudra retrouver ses racines.

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : La bib

 

 

 

Mon humble avis : Ce livre, je ne l'ai pas pioché au hasard. En fait, l'histoire se déroule en Flandre Française et plus précisément, autour du Cassel, berceau de ma famille paternelle. Mon grand-père y est né et y a vécu etc... Alors, je suis allée aussi, avec ce livre, à la rencontre de mes aïeuls.

Il faut savoir que ce livre audio (dont on ne trouve que très peu d'info sur le net, d'où l'absence sur ce billet du nom de la lectrice, du prix...) est d'une incroyable qualité. Quel enregistrement ! Vivant, extrêmement bien interprété par une voix modulée en fonction des personnages mais toujours agréable. De plus, des bruitages, jamais envahissants, ont été ajoutés. Le clapotis de l'eau lors d'une averse, le bruissement du vent dans les arbres, le son reconnaissable entre mille d'un cheval au galop. Tout ceci rend l'atmosphère de cette histoire encore plus forte et dense.

Je répète assez souvent que je ne suis pas fan des romans historiques, et je trouve de plus en plus souvent que j'ai tort ! Car je me suis régalée de l'histoire passionnante de cette jeune Insbette, personnage si attachant et en avance pour son temps. Sa vie sera parsemée de multiples épreuves et rebondissement, mais cette jeune fille restera toujours vaillante et ne visera que la Connaissance. De bâtarde orpheline, elle finira très instruite et maitrisant un art réservé aux hommes de l'époque.

Les racines du temps, c'est aussi un roman très riche en informations historiques, très instruit et par définition, instructif sans jamais être barbant. Comme j'en ai appris des choses ! Finalement presque tout puisque ma culture sur l'époque médiévale dans ma région natale était bien maigre. Les moeurs, les us et coutumes, le commerce, la noblesse, les duchés, mais aussi les buchés qui brulaient à l'époque autant les hérétiques que les juifs (déjà persécutés au Moyen Age, j'ignorais cela), Annie Degroote nous régale de toute une culture, sur fond de Guerre de cent ans, de chiisme de la papauté, d'évolution de l'astronomie (refusée alors évidemment car scandaleuse) et d'astrologie. Bref, ce roman est une mine d'informations insoupçonnables et captivantes.

Maintenant, mon petit bémol. Les racines du temps alternent des passages narrant la vie d'Insbette au XIVème siècle, et d'autres impliquant Nina, journaliste parisienne, elle aussi originaire de Cassel, qui débarque dans la Flandre pour y écrire un article sur les femmes du Moyen Age dans les années 2010. Nina enquêtera sur Insbette et Yolande de Flandres. Jusque-là, tout va bien. Mais Annie Degroote a ajouté des liens possibles entre les 2 héroïnes que 6 siècles séparent. Même date de naissance, même père inconnu, même signe astrologique, même attirances envers les mêmes personnes. Bref, un lien qui aurait traversé les siècles et qui, pour le coup, ne m'a pas convaincu. Mais peu importe, cela ne m'a pas empêché d'apprécier ma lecture au-delà de mes espérances. Alors, que vous ayez vos racines en Flandre ou pas, plongez vous dans cette histoire enrichissante.


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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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