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Publié le 22 Août 2019

Roman - Editions Audiolib - 3h09 d'écoute - 20.90 €

 

Parution d'origine chez Albin Michel en 2015

L'histoire : Une femme est assise sur un banc, en pleine nuit, en gare de l'Est. Elle confie ce qui l'a amenée sur ce banc. Quelques heures avant, Nelly était sur la scène d'un théâtre et jouait une pièce de Pirandello... lors que dans la salle, elle a aperçu un homme qu'elle pensait avoir oublié.... C'est alors la crise de panique attaque, et la comédienne s'effondre.

 

 

Tentation : Pourquoi pas ?

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Ce roman n'est pas du tout un coup de coeur, et je ne pense pas qu'il me restera longtemps en mémoire. Et pourtant, j'ai pris énormément de plaisir à l'écouter. Parce que la lecture qu''en fait Véronique Olmi est magistrale, très habitée mais aussi très enveloppante. J'ai appris via l'interview de Véronique Olmi en fin d'enregistrement qu'elle est aussi auteure de pièces de théâtre et comédienne, ceci explique cela. L'interprétation du texte vaut à elle-seule cette écoute.

L'écriture aussi est magnifique, soignée, ciselée, chaque mot semble choisi avec précision. Le style est pénétrant, envoûtant. L'ensemble m'a paru... voluptueux... Oui, c'est le mot qui me vient à l'esprit.

J'ai aimé me sentir comme la confidente de Nelly, cette femme de 47 ans, qui se raconte sur un banc de la gare de l'Est, en pleine nuit. J'ai aimé la façon dont elle fait dérouler ses réflexions, ses observations sur la vie, la sienne, celle de ses proches... ou des inconnus. Nelly nous parle aussi de théâtre, son métier qui l'habite entièrement, jour et nuit, sauf le lundi. Chaque jour de la semaine est vécu par Nelly la comédienne comme un cheminement vers LE moment extrême, celui du lever de rideau, où tout disparaît, même le trac...

Mais ce soir-là, elle l'a aperçu, l'homme qu'elle avait enfoui au fond d'elle pour l'oublier, au point de ne même plus jamais prononcer son prénom. Et là voilà qui s'effondre, qui ne peut plus jouer... La panique attaque, le cauchemar de tout acteur de théâtre. La pièce s'interrompt.

Ce court roman est donc un bel hommage au théâtre et à celles et ceux qui le font. Il se concentre sur le fameux moment de "la bascule", ce moment et ses ingrédients qui font que plus rien n'est possible comme avant. J'aimais mieux quand c'était toi plonge dans l'âme et le corps, car il s'interroge sur la question : que faisons-nous de ceux que nous avons aimé après la rupture. Jusqu'à quelle profondeur les enfouissons-nous, et que faut-il pour les faire re surgir ? Cette deuxième partie, qui touche à l'amour passionnel, m'a moins beaucoup parlé que la première. Mais le style et l'interprétation étaient toujours aussi délicats et agréables à écouter.

J'aimais mieux quand c'était toi fait donc partie pour moi des romans agréables, mais qui ne me marquent pas au fer rouge, que l'on peut lire sans le regretter, et que l'on peut ignorer sans s'en mordre les doigts !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 20 Août 2019

Récit - Editions Léo Scheer - 205 pages - 18 €

Parution le 21 août 2019 : Rentrée Littéraire

 

Le sujet : Nathalie Rheims a toujours ignoré ses reins. Les reins fonctionnent seuls et sont donc le siège de l'inconscient. Jusqu'au jour où ceux-ci se rappellent subitement et brutalement à elle quelques jours avant que ne paraisse son dernier roman lors de la rentrée littéraire 2017. Ces reins, qui ont emporté toutes ses aïeules par une maladie congénitale, on décidé de ne pas l'épargner. Ce livre est le récit de cette insuffisance rénale aussi foudroyante que soudaine. Et pour la vaincre, il faudra toutes forces médicales, la combativité personnelle et l'amour des proches.

 

Tentation : J'aime beaucoup la plume de Nathalie Rheims

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi.

 

 

Mon humble avis : Pour son vingtième livre, Nathalie Rheims nous offre un récit. Celui de l'insuffisance rénale génétique qui l'a foudroyée il y a deux ans, qui l'a prise presque par surprise. Presque, par ce que l'auteure a toujours fait un déni sur le risque annoncé depuis des générations que cette maladie la frappe un jour. Presque, parce que ce déni empêchait même la romancière de s'alerter aux premiers symptômes, tels que les dix kilos perdus en quelques semaines. Même entre la vie et la mort à l'hôpital, l'auteure refuse d'abord la mise sous dialyse, celle de sa mère de sa mère défunte restant pour elle un traumatisme qu'elle se refuse à vivre... Et sans doute, dans tout cela, se cache la raison réelle de son refus de maternité.

Le récit couvre presque une année... Entre l'entrée aux urgences et la renaissance, presque un an plus tard, via une greffe de rein. Mais ne prenez pas peur devant ce résumé... Car même si les faits ne sont pas contournés, si les choses sont nommées, on ne se noie pas dans un jargon médical, tel n'est pas le but de ce livre. En fait, on est très loin du factuel et du jour après jour, même si, évidemment, le combat contre la maladie se fait parfois répétitif, sous les assauts tout aussi répétitifs du mal, qui ne laisse aucun répit, ni à la patiente, ni à l'équipe médicale, ni aux lecteurs que nous sommes.

La plume magnifique de Nathalie Rheims, si joliment littéraire, nous fait oublier que nous sommes dans un récit, presque un témoignage. Cette plume intense nous saisit de partout, de l'âme au coeur, en passant par le ventre et les tripes. Beaucoup d'émotion dans ces pages, dans les mots, les sensations plus ou moins conscientes, les ressentis, les peurs, la souffrance, les petites joies, les déceptions de cette femme entre la vie et la mort... Entre les mains d'une équipe médicale qui se battra contre vents et marées. Ce livre est donc aussi un formidable hommage rendu au personnel soignant, à sa dévotion, à son opiniâtreté.

Nathalie Rheims nous parle donc de ce à quoi l'on pense lorsque l'on est presque partie, que l'on revient, que l'on s'éloigne de nouveau du rivage et qu'un miracle vous ramène définitivement sur la plage. Ce miracle, c'est celui de l'amour et d'une compatibilité génétique improbable qui rendra possible une greffe de rein. Oui, mais recevoir l'organe d'un être bien vivant, même si cet organe promet la vie, n'est pas si aisé et l'acceptation pas si évidente. C'est un long cheminement, que l'urgence ne vous offre pas forcément. Vous l'aurez compris, ce récit est aussi un vibrant témoignage d'amour et de retour à la vie, même si celle-ci ne sera plus jamais pareille. Il y aura un avant et un après.

Outre les qualités évidentes et la force de l'écriture, ce récit m'a touchée aussi pour une raison personnelle. Et oui, la génétique c'est attaquée à moi aussi et m'a terrassée. Une saloperie de facteur 5 dans le sang qui me vient de la branche paternelle et qui m'a choisi moi, en premier, pour se manifester deux fois et me conduire aux urgences en train de mourir de douleur, d'un AVC. Le genre de malédictions, injustes, qui font que dans la vie, il y a un avant et un après. Alors forcément, les mots de Nathalie Rheims semblaient parfois s'adresser à moi, comme écrits pour moi.

Un très beau texte, à lire évidemment.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 14 Août 2019

Roman - Editions Audiolib - 6h39 d'écoute - 15.81 €

Parution d'origine aux éditions de Minuit en janvier 2016

L'histoire :  Constance étant oisive, on va lui trouver de quoi s'occuper. Des bords de Seine aux rives de la mer Jaune, en passant par les fins fonds de la Creuse, rien ne devrait l'empêcher d'accomplir sa mission. Seul problème : le personnel chargé de son encadrement n'est pas toujours très bien organisé.

 

Tentation : Envie de relire Jean Echenoz

Fournisseur : Bib N°3

Mon humble avis : Il y a quelques années, je m'étais pris un réel coup de poing (et de coeur) avec 14, de Jean Echenoz. En piochant "Envoyée spéciale" dans ma PAL audio, j'étais à la recherche de la même sensation, de mots qui frappent comme des uppercuts, d'histoire qui vous vrillent autant le ventre que la gorge.

Et là, échec totale. A plusieurs reprises, je suis retournée sur un site internet relire 4ème de couv, pour être sûr que je ne n'étais pas trompée d'enregistrement, que l'histoire que j'écoutais correspondait bien à celle plus ou moins annoncée.

Dans mon immense déception suite à cette écoute, je pense qu'une erreur d'agenda/programmation de lecture n'est pas étrangère à cela... En effet, j'ai entamé "Envoyée spéciale) juste après avoir écouté  "L'extraordinaire voyage du fakir qui voyageait enfermé dans une armoire ikéa", roman burlesque lu par Dominique Pinon... Or, Envoyée Spéciale est aussi interprété par Dominique Pinon, sur les mêmes tons et rythmes, cette histoire est tout aussi ubuesque.... Aussi, pendant un temps, je me demandais si je n'étais pas encore en compagnie du fameux fakir... Perturbant... et surtout, saturation.

En fait, de la part d'Echenoz dont ma seule connaissance était le roman 14, je ne m'attendais pas à une histoire aussi déjantée. Tout semble n'avoir ni queue ni tête, être décousu, nébuleux. Je n'ai absolument pas vu où l'auteur voulait en venir, ni compris l'objectif de ce roman qui se veut drôle et sarcastique... Si je voyais ce genre d'histoire au ciné, je dirais "comédie série B". Evoluent une multitude de personnages farfelus, absolument pas attachants et que même en fin de lecture, je n'avais pas réussi à fixer dans un rôle précis pour certains. Certes, l'écriture est relativement soignée, mais le rythme m'a semblé exécrable et insupportables tant il y est bâti sur des digressions de digressions sensées être drôles mais qui à force, exaspèrent... même si j'avoue avoir souri 2 ou 3 fois. Bref, je n'ai pas accroché du tout à ce genre de parodie d'espionnage, on ne peut plus confuse, sans suspens ni émotion où rien ne semble dépasser le niveau de superficiel. A éviter !

P.S : si vous avez dans vos têtes des titres d'Echenoz qui ne me vaudront pas une telle déception, je suis preneuse, car désormais, je suis méfiante... Chat échaudé craint l'eau froide... Idem pour une lectrice ! 

 

L'avis enthousiaste de Keisha

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 2 Août 2019

Livre audio, Catherine Cusset, L'autre qu'on adorait, critique, chronique, avis de lecture

Roman - Editions Gallimard - 7h31 d'écoute - 14.13 €

Parution d'origine chez Gallimard en août 2016

L'histoire : Catherine, la narratrice, fait revivre Thomas en déroulant son histoire. Thomas fut son amant, puis son proche amis. Entre la France et les Etats-Unis, cet homme d'une vitalité exubérante, des projets plein la tête, survécu d'échec en espoir de réussite dans le monde universitaire américain jusqu'à mettre fin à ses jours à l'aube de ses quarante ans.

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Cette lecture me laisse un peu mitigée malgré la qualité certaine de l'oeuvre et de style. 

Le roman de Catherine Cusset, qui parle évidemment d'un personnage réel est donc partiellement autobiographique. Catherine Cusset raconte la vie de Thomas, telle qu'elle l'a perçue, telle que sans doute les témoignages de l'entourage l'ont décrite. Mais parler à la place d'un mort n'est pas aisé, surtout quand il s'agit d'un suicidé et que l'issue fatale est liée à une pathologie. Ici la bipolarité. Car il est impossible de se mettre dans la tête d'un bipolaire et de saisir pleinement ses souffrances, ses doutes, ses angoisses, ses excès d'énergie, d'enthousiasme débordant suivant des angoisses les plus profondes, de procrastination, des périodes de lassitude et d'inactivité, tout ceci prenant racine dans l'invisible et l'impalpable. Déjà un bipolaire a beaucoup de mal à expliquer cela, alors pour une plume extérieure, l'exercice est périlleux. Et je parle en connaissance de cause car bipolaire, je le suis. Et c'est là que le bât blesse dans ce roman... Il y manque l'émotion, la puissance dévastatrice de la douleur, l'intériorité. Thomas est décrit de l'extérieur, malgré ses confidences à la narratrice.

D'autant que le mot bipolarité et le diagnostic n'interviennent qu'aux trois quart de l'histoire, voire plus loin encore. Et c'est à ce moment que la lecture devient plus prenante et émouvante, quand on sent que la descente aux enfers de Thomas n'en finira jamais.

Nous suivons Thomas sur plus de vingt ans... Depuis globalement sa première crise maniaco-dépressive lors de vacances entre copains à l'étranger. Nous suivons toutes ses études, parsemées d'échecs et de petites réussites, et toute sa vie professionnelle sur le modèle de ses études. Au début, j'ai trouvé cela intéressant de découvrir le fonctionnement du système universitaire américain (thèse, doctorat, publication etc... )Mais comme cela se poursuit sur plus d'une décennie, j'ai fini par avoir l'impression d'écouter une longue litanie... Candidature, rentrée universitaire, cours, rédaction de thèse etc... Le tout couplé aux émois amoureux régulièrement enthousiastes puis désespérés de Thomas.

J'imagine que peut-être, les lecteurs qui méconnaissent les maladies bipolaires peuvent être déconcertés par cette lecture très chronologique et donc répétitive, où les indices de la pathologie peuvent presque paraître invisibles si l'on n'est pas un minimum informé sur la maladie... Et de ce fait, le personnage de Thomas peut paraître bien souvent fainéant, prétentieux, orgueilleux, irresponsable, bref, pas forcément attachant pour le lecteur, même si dans sa vie, Thomas est aimé et ne manque ni d'amis ni de connaissances. Alors que lorsque le diagnostic tombe, on souffre avec lui. Si j'avais été Catherine Cusset, j'aurais ouvert le roman sur le diagnostic, pour ensuite dérouler la vie de Thomas qui aurait été ainsi éclaircie et expliquée par cette maladie qui est, rappelons-le, classée par l'O.M.S comme l'une des 10 maladies les plus invalidantes du monde. Et là, et alors seulement là, "l'autre qu'on adorait" aurait été un roman utile pour que les maladies bipolaires soient mieux connues et mieux comprises par un plus grand nombre.

Je n'ai pas les mots exactes de Catherine Cusset, mais sur la fin, elle dit : "Lorsqu'un bipolaire meurt, c'est un rire qui disparaît de la terre". Et oui, en public, les bipolaires sont souvent très drôles, bout en train, débordants d'énergie. Ils apprennent à s'imiter eux-mêmes lors des moments difficiles, pour donner ce que l'on attend d'eux : humour et énergie.

L'avis de Sylire

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 29 Juillet 2019

Roman - Editions J'ai Lu - 284 pages - 7.10 €

Parution d'origine chez Eyrolles en 2017

L'histoire : Nathan et Nathalie sont parisiens et fatigués de l'être. Leurs enfants ayant quitté le nid familial, ils décident de changer de vie. Direction Uzès, dans le Gard... Et sur la place aux Herbes de cette petite commune, la librairie est à vendre. Nathalie quitte donc son métier de professeur de français et acquiert cette librairie. 

Au fil de ces pages, Nathalie partage avec nous les rencontres marquantes avec certains de ses clients lecteurs, tous différents comme il se doit, tous touchants, tous à un carrefour de leur vie.

Tentation : Titre, couv et pitch !

Fournisseur : Ma CB

 

 

"Dis moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es".

Mon humble avis : Ce roman est un délice ! Les mots qui le qualifieraient le mieux sont : bienveillance, curiosité, partage, rencontre, lecture, livre, sagesse.

Il y a un côté initiatique et bien-être dans cette histoire mais se limiter à ces expression serait très réducteur.

En fait, tout n'y est que douceur, même si certains personnages sont un peu cabossés par la vie.

Le style est fluide, soigné mais guère trop, il convient tout à fait à ce style de lecture, faussement légère, et pas du tout plombante. En fait, j'ai comme l'impression que "La librairie de la place aux Herbes" ne s'éloignera jamais vraiment de moi, tant j'aurais sans doute besoin d'en relire certains passages, ou d'y retrouver certaines références littéraire. A ce propos, ça tombe bien, inutile de prendre des notes durant votre lecture car en fin de roman, l'auteur liste chaque titre et auteurs cités et le personnage à qui Nathalie a conseillé ces ouvrages, toujours pour des raisons bien précises.

Car Nathalie partage une réelle relation, toujours pudique, mais toujours à l'écoute, avec ses clients. Grâce aux livres qu'elle leur suggère, elle aide certain à retrouver l'apaisement, le bon chemin, à prendre une décision refoulée, à patienter lorsque le corps est en panne, à oser exprimer leur besoin... Tout cela grâce à la littérature, excellent antidépresseur.

Chaque client/lecteur a droit à son chapitre. Et dans ces échanges avec eux, Nathalie trouve un écho dans sa propre vie, ce qui lui permet de se confier ou de réfléchir sur la notion de couple, de parentalité, de zone de confort.

Nous rencontrons donc Chloé, jeune adolescente de bonne famille, qui ose s'affranchir des lectures classiques imposées par sa mère comme un bagage soit disant nécessaires. Vient ensuite Jacques, pèlerin, qu'une jambe fatiguée oblige à interrompre momentanément son long voyage pédestre. Philippe, l'infatigable voyageur et peintre qui nous réserve une belle surprise en chute, démontrant s'il en est besoin le pouvoir d'évasion et de connaissance que sont les livres. Nathalie apprendra à lire à Leïla, mais aussi à reconnaitre la grossesse dont elle fait un dénie. Bastien envoie régulièrement un livre par la poste à un "inconnu", jusqu'au jour où ceux-ci reviennent avec la mention : n'habite plus à l'adresse indiquée. Tarik est un grand traumatisé de guerre. La lecture que lui fait Nathalie l'amènera à enfin retrouver l'usage de la parole. Et ainsi de suite, les lecteurs se suivent mais ne se ressemblent pas.

Bref, "La librairie de la place aux herbes" est une véritable ode aux livres et à l'entendue de leurs pouvoirs, et au delà, la rencontre humaine et le partage. C'est un roman qui célèbre l'auteur, le libraire et le lecteur. Une véritable invitation à la lecture, au plaisir que cela procure, quel que soit le livre lu. "Mais lire à tort et à travers, sans règle ni mesure, avec comme seule obligation le plaisir de lire". ¨Peu importe la littérature, seul compte le plaisir de lire. Et je suis bien d'accord avec cela, moi qui me mets en colère dès que certains mitraillent des auteurs de best sellers sous prétexte qu'ils ne font pas de la littérature. Et alors, qu'est-ce qu'on s'en fiche non ? N'importe quel livre peut être le passe-frontière dont chacun peut avoir besoin à un moment où à un autre. Alors, pourquoi s'en priver ? 

Lisez donc les amies, et pourquoi pas "La librairie de la place aux herbes", qui ne peut que vous faire du bien !

 

PS : Ce roman me donnerait bien envie de partir m'installer à Uzès, tant les descriptions et le bonheur de vivre qui émanent de ce roman donne envie. Mais, ne supportant déjà pas la canicule bretonne, je pense que je ne descendrais pas plus au sud !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 25 Juillet 2019

Roman - Editions Audiolib - 5h42 d'écoute - 19.90 €

Parution d'origine aux éditions Le dilettante en mars 2014

L'histoire : Un fakir indien débarque à Roissy et prend directement un taxi pour Ikéa. L'objectif de son voyage payé chèrement par les gens de son village, acheter le dernier lit à clous du géant Suédois. Dès lors, commence alors pour lui un périple rocambolesque, qui le mènera en Angleterre, en Espagne, en Italie, en Libye. Le tout par des moyens de transport étonnants, dont cette fameuse armoire... En chemin, il fera des rencontres enrichissantes, amicales ou très menaçantes qui le changeront à jamais.

Tentation : La renommée de ce roman... Curiosité

Fournisseur : Bib N° 3

 

 

Mon humble avis : Je devais être l'une des dernières lectrices à avoir fait l'impasse sur ce fameux bestseller au titre intriguant, paru il y a quelques années, et qui a déjà été transposé au cinéma (Pas vu).

Ce roman est vraiment agréable à découvrir car très innovent. Le rythme y est trépident, rien ne s'arrête jamais. Pour le fakir comme pour le lecteur, point de repos, une péripétie suit une autre. On est toujours souvent dans le burlesques, une fait même des incursions dans l'ubuesque et puis soudain, l'auteur nous ramène à la triste réalité du monde... Car certes, notre fakir indien, aussi naïf qu'arnaqueur de métier, découvre un monde qui lui était tout à fait inconnu dans son désert des Tartares... Mais il croise la route de ces hommes et femmes qui fuient leur pays dans l'espoir d'un monde meilleur... Qu'ils fuient une famine, un régime totalitaire... Ils sont déterminés et sont en fait les nouveaux aventuriers du XXIème siècle... Ce qu'en dit Romain Puértolas est vraiment touchant.

Aussi, au delà de l'aspect comédie XXL, l'auteur nous touche avec le destin de ses migrants, via notamment le personnage de Virage. Il y a donc du sérieux et le sujet de l'exil, des sensations des exilés est justement développé. Et la morale de l'histoire est qu'il n'y a pas de bonheur plus intense que de donner, d'offrir, d'aider l'autre. Ce qui fait que ce roman est très proche du conte.

J'ai beaucoup aimé l'apparition de personnages réels dont l'identité est à peine camouflée par un pseudonyme (ex : Sophie Morceaux) et franchement, j'ai trouvé jouissive l'imagination débordante et débridée de l'auteur. Romain Puértolas joue énormément avec les mots et donc les jeux de mots. Au début, je m'en suis beaucoup amusée, pour finir par m'en lasser, cela apportant quelques longueurs inutiles au texte.

Pour conclure, ce roman est effectivement à découvrir si ce n'est déjà fait, c'est une lecture parfaite pour l'époque estivale. Une lecture plaisante et originale, qui détend le cerveau et change les idées, sans vous faire oublier les oubliés du monde pour autant.

 

PS : Une suite de ce roman est paru... je l'ai dans ma PAL audio, aussi, je vous en dirai plus dans quelque temps !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 11 Juillet 2019

Yasmina Khadra, Roman, Khalil, terrorisme, littérature

Roman - Edition Lizzie - 6h d'écoute - 19 €

 

Parution d'origine chez Julliard en août 2018

L'histoire : 13 novembre 2015. Des hommes venant de Belgique approchent en voiture de Paris. Dotés d'une ceinture d'explosifs, certains sont déposés  au stade de France et un autre près d'une station RER au centre de la capitale. Lui c'est Khalil. A l'instant fatidique, sa ceinture ne fonctionne pas. La voilà vivant malgré lui, seul etc... Ce roman se penche sur ce personnage. Qui est- il, d'où vient-il ? Comment en est-il arrivé là ?

Tentation : J'aime bien Khadra

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Un sujet très difficile, et si proche de la réalité... Tant de façon temporelle que dans le déroulé. 2015, c'est encore comme si c'était hier dans la mémoire collective. Aussi dans un premier temps, je me suis demandé si l'écriture d'un tel livre était adéquate, acceptable même au nom de la littérature. Et puis oui, tout à fait, même si cette lecture met vraiment à mal le lecteur, en le replongeant dans l'horreur de 2015, même si j'ai eu la chance d'en être géographiquement éloignée. Je me demandais même si j'avais envie d'en savoir plus sur mon pire ennemis, mon plus insidieux et lâche ennemi, quel que soit le prénom qu'il porte. Et encore une fois, oui.

Car Yasmina Khadra nous plonge entièrement dans l'âme, l'esprit, la vie, les convictions d'un kamikaze et au coeur d'une organisation terroriste islamiste. Il explique ce qui parait inexplicable. Après, comprenons-nous bien, expliquer et comprendre n'ont rien à voir avec justifier, excuser et/ou pardonner. Mais comprendre pourrait peut-être permettre d'éradiquer, de tuer le mal à la racine. Comme le dit l'auteur dans ces pages, l'important n'est pas comment cela finit, mais où cela commence.

Nous suivons donc le processus de radicalisation à travers les mots de Khalil le narrateur. Radicalisation pour appartenir à un groupe, être accepté, reconnu, apprécié, admiré de ses pairs "Les frères". Jusqu'au lavage de cerveau total, l'embrigadement qui ne laisse plus une place à la liberté de pensée ni au moindre discernement. Malgré l'explication, ce Khalil reste détestable d'aveuglement et d'obstination. Il donne froid dans le dos et des envies de baffes magistrales et de seaux d'eau glaciale sur la tête. Malgré son histoire, je n'ai eu aucune empathie pour lui. Même si, au cours du livre et d'un autre attentat en Belgique, il devient une victime collatérale par la perte d'un être cher, ce qui va un peu réveiller sa conscience.

Ce roman est évidemment prenant et très intéressant car il donne une des explications possible sur l'une des guerres qui n'épargne personne. Maintenant, j'avoue que le style m'a gêné. La belle plume soignée de Yasmina Khadra est évidemment là, mais est-elle adaptée au niveau socio culturel du narrateur ? Cette question m'a taraudée tout au long de mon audio lecture (d'où mes 3 pattes et non 4)

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 5 Juillet 2019

Nouvelles - Editions Gallimard - 176 pages - 16.00 €

Parution le 7 février 2019 :

Le sujet : 9 nouvelles sur les lisières de l'humain... Son animalité, ses libertés, ses envies, la folie, sa solitude, sa mégalomanie au dépend de la nature... Tout ce qui l'approche du trop loin, du point de non retour, à moins que la lisière soit déjà franchis... et que l'essentiel soit en danger. Et presque dans chaque nouvelle, un animal tient un rôle primordial.

Tentation : Le billet de Clara

Fournisseur : Ma CB

 

 

Mon humble avis : J'ai lu ce recueil, prix Goncourt de la Nouvelle, il y a déjà quelques semaines et hélas, les aléas de la vie ne m'ont pas permis de rédiger de suite mon billet. Et c'est dommage, car mon plaisir de lecture fut intense mais alors que je me penche de nouveau sur ce titre, je réalise que l'histoire de certaines nouvelles m'échappe déjà.

Et pourtant oui, je me suis régalée tant des propos et de leur mise en scène, que par l'écriture magnifique de Caroline Lamarche.

Dans la plupart des nouvelles, un animal (ou une espèce animal) est présent, presque comme le miroir de l'Homme... L'homme tel qu'il aimerait être, l'Homme destructeur de la nature, l'Homme fragile. Il y a Frou Frou, une cane en convalescence d'abord dans un refuge animalier, puis chez Louis, l'un des bénévoles qui partage une relation extraordinaire avec elle. Jusqu'à ce qu'un jour, Frou Frou puisse redéployer ses ailes et reprendre sa liberté d'animal. Et le bénévole est partagé : bonheur d'avoir "réparé" l'animal, tristesse de le voir partir. C'est cette nouvelle qui m'a le plus remué et parlé... Puisque, si pas de Frou Frou dans ma vie, des chats, que je remets sur pattes et à qui, parfois, je rends la liberté.

Il y a aussi un hérisson sur une route... Une jeune femme s'arrête pour le ramasser et le déposer à l'abri dans des buissons. Cet acte l'amènera à se questionner sur sa vie, sa relation amoureuse.

Il y a des fourmis... que la bêtise humaine gratuite détourne le chemin et perturbe le quotidien, l'organisation ancestrale. Et des Hommes qui prennent la nature comme un terrain de jeu, peu importe les traces indélébiles qu'ils y laissent.

Il y a Fish le chat, qui tient compagnie à deux jeunes filles paumées et SDF, et qui restera le lien entre ces jeunes filles et le narrateur, un homme qui s'est pris d'affection pour elles et leur compagnon à 4 pattes...

Il y a un écureuil, un merle, un cheval... Des animaux qui nous disent tant sur nous, qui nous révèlent à nous-mêmes et qui nous éclairent sur notre monde, sur notre vie et ce que nous en faisons. L'interaction entre l'Homme et la nature, et l'animal. Quelle soit réelle ou juste ressentie, par l'un ou les deux protagonistes. C'est tout ceci que nous conte Caroline Lamarche, dans un style parfois onirique, toujours fluide, direct, et une émotion profonde, délicate, belle et réparatrice. Une magnifique puissance littéraire.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 3 Juillet 2019

Sophie fontanel, Grandir, roman, vieillesse

Roman - Edition J'ai Lu - 157 pages - 6.10 €

Parution d'origine chez Robert Laffont en 2010

 

L'histoire : Sophie est journaliste de presse féminine, spécialiste de la mode. Il lui faut tout gérer... Son métier et sa mère, très vieillissante. Sophie nous conte l'accompagnent de sa mère dans le dernier âge, avec toutes les questions et les découvertes que cela comportent. Tout comme les petites joies et les grandes tristesses de la fatalité.

 

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

Mon humble avis : Ce roman, cela fait des années qu'il traîne dans ma PAL et que j'en reporte à chaque fois la lecture... Tant j'en craignais le sujet... L'accompagnement en fin de vie n'étant pas très excitant, voire même pour moi terrifiant. Et puis, j'ai pris mon "courage" à deux mains et je ne regrette pas.

Ce texte est magnifique ! Il aurait même pu devenir un de mes coups de coeur si une légère lassitude ne s'était pas installée en moi dans mes derniers moments de lecture. Tant de pudeur et de justesse pour évoquer un tel sujet, je dis bravo. En fait, il ne s'agit pas vraiment de fin de vie, puisque ce roman ne s'achève pas par le grand voyage. Donc pas de deuil, si ce n'est celui de la jeunesse et de l'indépendance. Cette fin reste ouverte, même aucun lecteur ne se fera d'illusion, puisque nous sommes ici face à la vie, la vraie vie, à l'issue inéluctable.

Dans ce roman, qui est une autofiction, Sophie Fontanel évoque le grand âge de sa mère, celui où la mémoire s'absente et le corps glisse. Le corps est fragile, il se casse... Et tout ceci amène à la dépendance et l'organisation matérielle et humaine que cela impose pour les autres... Et l'attente, la résignation, la résilience, la patience et l'impatience, les nouvelles occupations qui semblent si dérisoires aux valides pour celui ou celle qui avance en âge. Il y a les silences et aussi ces moments où les proches parlent pour ne rien dire, juste par gène ou pour emplir l'espace silencieux. Il y a la pudeur et le respect de la pudeur nécessaire quand vient le moment de faire une toilette. Et puis, il y a des moments magiques qui prouvent que la mémoire n'est pas tout à fait partie, qu'il en reste des choses dans la tête... Ici, lorsque Sophie répond à sa mère par une scène du Misanthrope, et que celle-ci poursuit la scène avec délice et perfection. Grandir est vaste de sujets abordés autour du sujet de la vieillesse, de la vie, de la jeunesse, du miroir qu'offre le parent vieillissant etc. Les responsabilités accrues de Sophie permettent à sa mère une certaine insouciance. Mais il y est surtout question de sagesse, de tendresse et de beaucoup d'amour, quand vient le moment où les enfants prennent soin de leurs parents comme ceux-ci l'ont fait à leur naissance. La différence, c'est que les parents apprennent les gestes aux enfants pour les mener à l'indépendance. Les enfants font ces gestes parce que les parents sont désormais contraints à la dépendance.

Et c'est là vraiment que l'enfant, même s'il est adulte depuis belles lurettes, grandit réellement. En s'ouvrant différemment aux parents, en donnant sans retour, en prenant conscience de toute une réalité, en se questionnant vraiment sur un certain sens de la vie, de la parentalité. En accompagnant sa mère, Sophie va grandir et désormais vivre autrement, supprimant des carcans qu'elle s'était elle-même imposé. Et c'est en vieillissant puis en disparaissant que les parents complètent et achèvent l'éducation de leurs enfants, même devenus grands. Quand la boucle est bouclée.

Tout cela est écrit majestueusement, dans un style vivant et tendre (sans pour autant omettre les difficultés, les moments de découragement etc), sans jamais tomber dans le pathos. Je craignais que cette lecture soit pesante pour moi, en fait, elle fut un moment de grâce, vraiment inattendu.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 27 Juin 2019

Roman littérature avis de lecture, blog
Trois jours et une vie, de Pierre Lemaître

Roman - Editions Audiolib - 6h21 d'écoute - 19.40 €

Parution d'origine chez Albin Michel en mars 2016.

L'histoire : Un village de province entouré de forêts. Un jeune garçon isolé des autres. Lui aime construire des cabanes dans les bois alors que les autres sont sur leur play station. Et puis il y a la mort du chien des voisins, renversé par une voiture et que le maître achève d'un coup de fusil, sous le regard traumatisé d'Antoine.

C'est alors que l'enfant du voisin disparaît et ne réapparaîtra jamais. Stupeur dans tous le village, qui y voit l'annonce de catastrophes à venir...

Tentation : Pourquoi pas ?

Fournisseur : Partenariat avec Audible

 

Mon humble avis : Ce qui m'épate avec Pierre Lemaitre, c'est le brio avec lequel il passe d'un genre littéraire à l'autre avec ce qui semble être une facilité déconcertante.... Le thriller, c'est avec Robe de marié que j'ai découvert Lemaître. Puis le roman historique avec "Au revoir là-haut". Et ici, un roman noir sur un fait divers, mais qui n'est ni historique ni thriller. Pas de rythme haletant, ce n'est pas le but, et pourtant, nous voici prisonniers de cette atmosphère pesante, sombre, de cette histoire et de ses personnages. De l'étude que fait l'auteur de chacun des protagonistes, jusqu'à leur profondeur la plus sombre. Les protagonistes individuellement, mais aussi collectivement, puisqu'ils forment un village où certains parlent beaucoup quand d'autres se taisent pour mieux observer. De l'attente, du secret que nous connaissons... Sera ou ne sera pas dévoilé ? Est-il connu d'un autre que nous et du principal intéressé ?

En tout cas, le drame, la situation de culpabilité pesante, un coupable involontaire tellement innocent que l'on partage ses peurs, son désarroi, sur plusieurs époques et donc jusqu'à l'âge adulte. Mais évidemment vient la question de la justice.

Un drame qui dure trois jours mais qui hante toute une vie... Le tout écrit avec justesse et délicatesse par un auteur qui n'a plus à faire ses preuves.  L'émotion est là sans être sur-exploitée. Je pense qu'ouvrir un Lemaitre est une garantie de qualité, et ce, quel que soit le genre littéraire. J'aimerais être une petite souris pour voir sur quoi ce Monsieur travaille actuellement !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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