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Publié le 11 Juin 2014

Roman - Editions Livre de Poche - 190 pages - 4 €

 

Première parution en 1997

 

L'histoire : Traducteur de métier, Gilles débarque et s'installe sur une île au large de la Bretagne. Il pense avoir trouvé un havre de paix qui lui permettra de se remettre au travail. Un éditeur parisien lui demande alors une traduction d'Ada ou l'ardeur, chef d'oeuvre intranduisible de Vladimir Nabokov. Gilles peine néanmoins à la tâche, dépasse les délais alloués par les parisiens... Mais sur une île, on n'est jamais seul ! Deux étés, ou les péripéties de la traduction pas comme les autres, d'un livre pas comme les autres, par des gens pas comme les autres !!!

 

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL !

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Mon humble avis : J'ai pioché ce livre dans ma PAL un soir de désespoir... 3 semaines que je peinais sur un autre roman. Alors vite, un livre de faible épaisseur et me voici, à l'approche de l'été, à pénétrer dans ces Deux Etés ! Et bien, quel délice ! J'ai ainsi dévoré ce livre en deux séances de lecture.

Erik Orsenna nous emmène sur une île bretonne non nommée. Mais des indices jaillissent de ci, de là, des descriptions et enfin, une initiale : "B". Il s'agit donc de l'île de Bréhat et des îlots qui l'entourent. Nous voici  sur Bréhat, à en découvrir les paysages, les us et coutumes (dont celles auxquelles on ne pense pas au premier abord !!! - Les grandes marées représentent un sacrée opportunité pour une pêche à pieds bien particulière ;) et les habitants. Les vrais, les purs, qui sont nés iliens, vivent iliens et mourons iliens. Les touristes de quelques jours. Et les autres. Ces familles qui se lèguent leur maison de génération en génération et qui, bien souvent, sont devenus très parisiennes.

Erik Orsenna nous décrit tout cela avec une écriture savoureuse, élégante comme toujours, une culture savamment distillée et un humour jubilatoire, qui vogue entre ironie et cynisme et gentille moquerie. Jubilatoire car très fin, presque discret. Ce n'est point l'humour qui nous plie en deux, mais qui nous fait nous étendre de bien être et sourire béatement.

Le système narratif possède son originalité, puisque narrateur et auteur semble n'être qu'une seule et même personne. Mise en scène et imagination d'Orsenna ou réalité romancée, l'histoire ne le dit pas, et peu importe.

Ce qui est délectable, ce sont les quiproquos entre parisien et iliens (bretons qui plus est), les situations décalées, fantaisistes ou burlesques quelque part, et cette formidable solidarité qui s'exerce autour du traducteur en difficulté, solidarité qui vide les stocks de dictionnaires Français /Anglais du libraire le plus proche et qui traverse océans et continents ! Comment ? Je vous laisse découvrir ces pages fabuleuses, proches du conte ! Un roman qui donne la banane et qui permet à Erik Orsenna, grand défenseur de notre langue, de lancer un nouvel appel à la sauvegarde du français et des idiomes régionaux. Les personnages sont attachants et hauts en couleur, depuis le recteur en passant par la postière ou MMe née de Saint Exupéry.

Il ne vous faudra pas deux étés pour lire ces Deux Etés, mais quelques heures qui vous donneront l'impression de tenir un merveilleux bijou entre vos mains. Pour moi, c'est un véritable coup de coeur !

 

L'avis de l'Irrégulière

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 22 Mai 2014

Roman - Editions Thélème - 4h d'écoute - 21 €

 

Parution en audio en mars 2012

 

L'histoire : Un petit port du sud de la France, de nos jours. Un cercle d'amitiés se forme autour de Florian, peintre vieillissant, iconoclaste, pyromane et réputé fou. Avec l'aide de ses compagnons, l'artiste se lance alors dans une oeuvre monumentale illustrant le Déluge..

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Sylire, merci !

 

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Mon humble avis : Je suis restée complètement imperméable à ce roman, malgré sa renommée et celle de son auteur. Pourtant, la langue est belle, l'écriture fine, soignée tout en restant simple. Peut être est-ce dû à la lecture de Michael Lonsdale. Pourtant, celui ci est aussi très réputé en qualité de lecteur dans le monde du livre audio. Mais son interprétation était pour moi bien trop mélancolique. Sa voix se fait presque murmure, aussi, certains mots ou sens profond de passages ont dû m'échapper. Je suis peut-être méchante, mais j'ai eu souvent envie que Lonsdale se racle la gorge pour mieux repartir.

Il est question ici de l'art, de la création, de la maladie, de l'approche de la mort, de peinture, de folie, d'amitié. L'histoire de Florian, ce peintre qui brûle ses toiles, est pourtant peu commune. Mais elle ne m'a pas touchée. Comme autres personnages et leurs intéraction. Je n'ai rien ressenti, mon coeur est resté de pierre. Cette amitié mise en exergue dans le pitch manque pour moi d'engouement et de clareté pour être vraiment palpable.

De même, je ne suis parvenue à me figurer la création de cette oeuvre picturale gigantesque sur le déluge. Malgré les descriptions des couleurs, des lumières, des clair-obscurs, aucune image n'est née en moi.

Enfin, même la narration m'a égarée. Je n'ai jamais vraiment su si le narrateur était extérieur (l'auteur) ou Florence, l'un des personnages.

Certaines critiques, amatrices ou professionnelles parlent de chef d'oeuvre. Sans doute votre propre sensibilité vous permettra d'apprécier ce roman à sa juste valeur.

 

Sylire a été transportée !

 

Ce roman existe bien sûr en format poche

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 14 Mai 2014

Roman - Editions Flammarion - 363 pages -19.90 €

 

Parution : le 9 avril 2014 - Nouveauté

 

L'histoire : Samuel, écrivain à succès à tout perdu en gagnant la célébrité. Certes, il évolue dans la Jet Set new-yorkaise, mais sa fille ne lui parle plus guère.

Addict à certaines substances, Samuel l'est aussi de Facebook, dont il fait son terrain de chasse parmi les lectrices qui l'adulent. Jusqu'au jour où un contact homonyme lui annonce "je suis toi dans 20 ans, et je vais t'avertir des drames à venir".

Foutaise, possibilité, réalité paranormale ou machination, que se cache-t-il derrière ces messages récurrents ? Samuel perd pied mais n'imagine pas un instant l'horreur qui l'attend.

 

Tentation : Ma BAL qui me sait fidèle à l'auteur !

Fournisseur : Flammarion, merci pour l'envoi !

 

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Mon humble avis : Et bien mes amis, quel livre, quelle intrigue, quel suspens ! Au point que ce roman, qui n'est pas estampillé comme tel, prend bel et bien l'allure d'un thriller tant le mystère s'épaissit et que la course contre la montre s'accélère de façon on ne peut plus.... infernale. On n'ose y croire. Seule la dernière page nous délivrera du mal... ou pas (ne craigniez rien, pas une once de spoiler dans ce billet !).

"A la fin de ce roman, je serai mort". C'est ainsi que le narrateur introduit le récit de sa vie. A priori, il n'est pas question de maladie, ni d'envie morbide. Alors pourquoi un tel présage ?

Thierry Cohen vous offrira bien quelques indices ça et là... Mais ceux ci seront tellement subtils que vous n'y verrait que du feu, pour tomber de très haut lorsque le dénouement s'annoncera. Rien, vous n'aurait rien vu venir !

La construction de cette histoire se révèle bien savante. Ce n'est pas la première fois qu'un auteur use de la formule, qui plait tant, du roman dans le roman. Sauf qu'ici, on finit par ne plus savoir ce qui tient du roman ou du "réel", et on se demande combien de romans se cachent dans ce roman ! Vous me suivez ? Non, et bien lisez ce livre, vous me comprendrez.

Un petit mot sur l'histoire, les personnages. L'action se déroule à New-York. Je suppose que l'auteur a choisi ce lieu afin de justifier la démeusure du succès littéraire de Samuel, mais aussi, la présence du personnage Nathan, en qualité d'agent. (Ce système n'existant pas encore vraiment en France). Samuel avait tout pour être heureux. Femme, enfant, travail. Il lui manquait l'écriture. Sa femme l'encourage dans ce sens. Et le premier roman de Samuel est un succès tel qu'il se trouve directement en tête des ventes. S'en suit un contrat signé avec l'un des plus prestigieux éditeurs américains. Un contrat comme un piège qui obligera Samuel à livrer chaque année un nouveau roman sur le même canevas (Sentiments, Suspens, Sexe). Une recette où Samuel se montre romantique à souhait, alors que dans la vie, il devient détestable, égoiste, prétentieux. Le succès lui monte à la tête, mais aussi à celle de son entourage professionnel.Jusqu'aux jours où ces fameux messages anonymes lui remettent la tête sur  les épaules, tout en lui faisant perdre la tête d'une autre façon.

Alors, vous trouverez dans "Je n'étais qu'un fou" une multitude de sujets traités avec justesse : Les dérives d'internet et des réseaux sociaux, la fabrication d'un produit commercial marketing : le livre / l'auteur. Certaines émissions TV (genre du samedi soir avec 2 pitt buls) qui ne sont qu'un spectacle de mise à mort orchestrée le plus souvent. Les démons de la célébrités même si votre socle semble bien solide, la guerre que se livrent les éditeurs, les affres de l'écriture, de l'inspiration, l'énergie que l'on dépense pour se faire une place dans la société au lieu de soigner celle que l'on a auprès des siens...

Je suis une fidèle de Thierry Cohen depuis son premier roman, et je peux dire que celui ci est mon préféré aexequo avec "Je le ferai pour toi", tant pour moi les constructions de ces deux intrigues relèvent d'une imagination qui n'est pas donnée à tout le monde et d'un certain génie. Car dans cette histoire, rien n'est gratuit, tout prend son sens au fil des pages, des chapitres et surtout, dans le dénouement innimaginable. D'ailleurs, j'espère que la dernière page n'est ni prémonitoire ni trop personnelle, car j'attends déjà le prochain Cohen, Thierry du prénom !

 

 

 

JE N'ETAIS QU'UN FOU, de Thierry COHEN

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 5 Mai 2014

 Roman - Editions Léo Scheer - 299 pages - 19 €

 

Parution le 8 janvier 2014

 

L'histoire : Aimer et attendre un homme marié... Alice jure que plus jamais on ne l'y reprendra. Pourtant, quelque temps plus tard, elle jette son dévolu sur un célèbre chirurgien esthétique, pas plus libre que ces précédents amants. Mais lui l'aime, la couvre de fleurs, l'innonde de textos. Cette relation prend des proportions telles que Camille, meilleure amie et exact contraire d'Alice, s'en inquiète. A-t-elle raison ? Ne risque t-elle pas ainsi de mettre en péril son propre équilibre familial ? Car l'amour serait une maladie, qui serait contagieuse...

 

 

Tentation : J'aime Nathalie Rheims

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi

 

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Mon humble avis : Ce roman qui, au premier abord, semble ne se pencher que sur la passion amoureuse nous entraine dans les confins de l'obsession, quand celle ci devient pathlogique et se nomme : érotomanie. On le savait déjà, Nathalie Rheims possède un certain talent pour disséquer les coeurs. Souvent, c'est le sien qu'elle "autopsie". Cette fois ci, ce sont ceux de ces deux héroïnes aussi amies que différentes : Alice, célibataire au coeur tendre, comédienne en "devenir". Et Camille, bourgeoise, mère de famille aimante et aimée. Alors oui, l'amitié aussi est analysée dans ce roman. Dans une amitié à priori improbable, les protagonistes se nourissent elles des différences de l'autre, de leur vie qu'elles n'ont pas, ou auraient aimé avoir... Quelles sont les limites entre protection amicales et jalousie ?  Jusqu'où une amie peut-elle s'immiscer dans votre vie sous prétexte de l'inquiétude. Ce sujet m'a touchée car il ne m'est pas étranger. Il m'a d'ailleurs coûté une amitié jusqu'alors pourtant sincère.

Mais le sujet principal de ce roman reste la folie amoureuse. Quand le fantasme devient il pathologique ? Comment distinguer la réalité du mensonge ? Les personnages de cette histoire s'y perdent, qu'ils soient directement concernés ou non. Très vite, des incohérences dans le comportement d'Alice nous amènent à soupçonner un problème, qui au fil des pages, devient une pathologie. Extrêment bien décrite par l'auteure, cette érotomanie a vraiment quelque chose d'effrayant, tant pour l'être de tous les désirs, que pour l'entourage du malade.La souffrance du malade nous est insupportable. Comment être sûr, comment agir ? Et là, Nathalie Rheims a la bonne idée de laisser toujours le lecteur dans le doute : délire ou pas ? Responsable mais pas coupable, coupable mais pas responsable ? Victime innocente ou tombeur de ces dames ? Le doute reste et demeure, même pour Camille qui perd quelques plumes dans cette histoire qui prend la tournure d'un thriller sentimental très plaisant à lire. Nathalie Rheims montre ainsi que même les êtres vivants sur les bases les plus solides en apparences ne sont pas à l'abri de quelques ébranlements.

Le style est fluide, mais pour moi cette fois ci trop parsemé de verbes auxiliaires qui seraient évitables par un vocabulaire plus recherché. Et puis, j'aurais aimé que Nathalie Rheims aille plus loin dans les explications médicales, que ce basculement dans la folie et ses raisons soient plus expliqués et détaillés. Je pense que je préfère Nathalie Rheims dans ses romans plus intimistes, même si je suis sûre que celle-ci se cache de ci de là dans cette Maladie d'Amour.

Il en reste que les romans sur les maladies psychiques / psychiatriques exercent toujours intérêt, voire fascination sur moi et que je ne boude jamais mon plaisir, ni n'emêche ma curiosité de se satisfaire et mes connaissances de s'élargir.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 29 Avril 2014

 Roman - Editions Belfond - 285 pages - 19 €

 

Parution le 3 avril 2014

 

L'histoire : William Baker fut une star d'Hollywood, avec une carrière récompensé par 3 oscars. Mais un stupide accident, le laissant claudiquant, l'a remisé au statut de souvenir.

Voulant s'éloigner de Los Angeles, William achète une superbe villa sur la petite île de Martha's Vineyard, au large de Boston.

A peine arrivé sur l'île, William rencontre Lisa Hamilton, une jeune new-yorkaise. Leur histoire ne fait elle vraiment que commencer ?

 

Tentation : Le pitch, une île !

Fournisseur : Les éditions Belfond, merci pour l'envoi.

 

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Mon humble avis : Ce roman est plein de bonnes intentions, mais hélas, rarement atteintes, à mon humble avis !

Le pitch me tentait vraiment, mais son développement m'a déçue, bref, la rencontre n'a pas eu lieu. Pourtant, j'ai aimé l'insularité de l'histoire, m'imaginer sur les plages, sur le port, à vélo dans les allées arborées. Les rencontres et les amitiés qui se fait William m'ont rappelé ma propre histoire, puisqu'il y a bientôt 15 ans, je m'installais aussi sur une île où je ne connaissais personne. Ces petits plaisirs n'ont cependant pas compensé d'autres désagréments de lecture.

J'ai trouvé les personnages stérotypés et les dialogues caricaturaux. Les propos et ressentis exprimés ou non des personnages sont pour moi bien trop redondants. Enfin, le style manque cruellement d'harmonie. Je ne supporte pas le mélange d'envolées lyriques et poétiques avec du vocabulaire ou des expressions on ne peut plus famililères ou incorrectes. Ex : Sortir jouer dehors... ou des termes comme godasses et bagnole n'ont pour moi pas leur place dans des phrases aux tournures plutôt apprêtées. N'est pas Renaud qui veut !

Le fond de l'histoire n'est pas désagréable, l'aspect surnaturel des choses ne m'a pas dérangée, au contraire, j'avais hâte qu'il advienne afin de réinsuffler du rythme dans l'ensemble. Par contre, le comportement final d'un des protagonistes, qui participe ainsi au dénouement, m'a paru hautement improbable, démeusuré, mal conçu.

Mais heureusement, j'étais sur une île...

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 16 Avril 2014

http://static.fnac-static.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/9/3/8/9782952152839.jpg Recueil - Editions Lire dans le noir - 1h30 d'écoute - 15€20

 

Parution en 2004

 

Le pitch : Brèves de comptoir, adieux sur un quai de gare, échange de texto. Des fragments de vie pas si anecdotiques que ça, en fait...

 

Tentation : Honte sur moi, jamais lu Delerm

Fournisseur : J'ai gagné ce livre audio sur le blog de Valérie !

 

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Mon humble avis : Quelle écoute délicieuse ! Je m'en explique...

Enregistrements pirates est un recueil de textes si courts qu'ils ne peuvent prétendre au nom de nouvelles. D'ailleurs, des nouvelles sont censées être fictionnelles, alors que ces fragments de vie ne le sont point. L'auteur y a assisté, les a vécu ou ressenti et sans doute un peu romancé sous sa plume. Ce format littéraire est donc inédit pour moi, les fragments amoureux de Barthès étant tout de même plus longs.

Chaque saynète ne dure guère plus que quelques minutes et est lue par Philippe Delerm lui-même. Si la première n'a pas eu le temps de me capter, je me suis laissée royalement immergée par les 34 suivantes ! Car bien vite, j'ai noté que l'auteur, même s'il semblait évoquer des petits évènements de la vie de parfaits inconnus, parlait en fait de moi, de vous, de mes voisins, des gens que je croise, en les regardant... ou pas. La différence, c'est que Delerm semble regarder tout le monde et extrait mille petites "merveilles" de ses observations. Je mets merveilles entre guillemets car certaines saynètes sont plus mélancoliques que d'autres. Quoiqu'il en soit, Philippe Delerm plonge dans l'intime de chacun, cet intime qu'il devine d'après une posture, un mot perçu, un échange. Il nous parle ici de choses simples, mais tellement vraies, qu'il fait bon de ralentir notre vie pour les écouter, les réfléchir, les méditer et se dire que "oui, je ressens également cela", où, "c'est curieux, je n'y avais pas prêté attention", ou encore "je l'ai déjà vécu, je ne suis pas seule" !

La langue sublime et lecture paisible laisse entrevoir des regrets, des joies, des rires, des moqueries, un doux cynisme et un océan de clairvoyance subtile sur notre époque et les contemporains que nous sommes.

Je me suis particulièrement délectée des fragments suivants :

- La main au fond des poches (sur la solitude de ceux qui promènent leur chien)

- Les dénicheurs (ces gens qui semblent vivre dans des maisons de magazines déco et qui dénichent tout, partout, surtout le plus loin possible)

- Les vrais problèmes (Ces gens qui se réunissent mais n'ont rien à se dire)

- Visiteurs programmés (Ces touristes qui suivent une visite guidée mais qui en savent toujours plus que le guide)

- Vincennes - La Défense (ou l'échange inattendu entre une personne âgée un "djeuns").

Je pourrais encore en citer d'autres. D'ailleurs, j'ai bien envie de les réécouter encore et encore, pour mieux m'en imprégner !

A noter que ce format audio est suivi d'une interview de l'auteur, Philippe Delerm.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 10 Avril 2014

http://cache.20minutes.fr/illustrations/2014/04/02/memoire-fauve-1548729-616x0.jpgRoman - Alma Editeur - 270 pages - 18 €

 

 

 

Parution le 17 avril 2014 (Nouveauté)

 

 

L'histoire : La narratrice dit s'appeler Antigone. Elle fréquente le Hell's, une salle de sport à la mode. Là, elle y noue ne relation passionnelle (mais purement platonique), avec un Nouveau. Un beau jour, mue par une force étrange, qu'elle nomme "La Mission" elle sort un long couteau de sa manche et frappe au hasard... Elle ne se réveillera que bien plus tard, dans une chambre entièrement blanche et capitonnée !

 

 

 

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Gilles Paris, merci pour l'envoi !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Les premières pages m'ont franchement fait sourire, voire rire ! On y visite une salle de sport dans toute sa splendeur à travers le regard de la narratrice. Tout y passe, depuis les pétasses en fluo ou les bodybuildés au cerveau sans doute atrophié. De même, l'envie de la narratrice d'y passer le plus inaperçu possible et les méthodes pour y parvenir... J'y ai retrouvé pas mal de mon vécu personnel de ces derniers mois ! Et ce fut bien jouissif

Puis le récit a semblé partir dans un live de délire, au point de risquer me perdre... jusqu'au moment où j'ai saisi ce qui se passait... La jeune femme est en pleine crise de schizophrénie, même si le diagnostic médical apportera plus tard un autre terme, que l'on connait aussi. Antigone, alias Anne, souffre de Paranoïa aigue. Alors, mes chers lecteurs, si mon billet vous dirige vers ce roman, ne vous découragez pas sur ce premier tiers très spécial, qui ne fait qu'installer la suite, certes de façon originale et très audacieuse.

Car oui, ce bouquin m'a captivée. Arrivée en unité HP Haute Sécurité, notre "héroïne" réserve bien des surprises, tant pour nous lecteurs, que pour Kalb, son psychiatre référent. En effet, Anne/Antigone possède une connaissance très poussée en psychologie, mais ne se souvient de rien de sa vie, si ce n'est sa période "Fauve", lorsqu'elle fréquentait la salle de sport.

Tout le livre durant, on se demande donc, tout comme Kalb, si Anne simule et manipule son entourage, ou si elle est vraiment victime d'une forme rare d'amnésie, liée à sa paranoïa. Le climat est assez tendu, on ne sait jamais si cette patiente va redevenir animal et bondir ou si elle ne représente vraiment plus un danger ni pour elle ni pour la société. Quoiqu'il en soit, aidée de son thérapeute, elle ira jusqu'au bout et découvrira sa vérité. On rencontre aussi d'autres patients, forcément originaux à leur manière, de cette unité de soin. Notamment, le sosie de Johnny Halliday, même si certains prétendent qu'il s'agit de l'original. Aucun des personnages de ce roman n'est lisse, tous possèdent quelques tiroirs à ouvrir... 

Philippe Will, l'auteur, développe pas mal de théories socio médicales sur la paranoïa et le fonctionnemet cérébrale. Intéressantes, surprenantes, amusantes ou glaçantes... et toujours bien menées jusqu'à une certaine perversité... Ah, qui nous gouverne ?....

Là où le bât blesse un peu pour moi, c'est que j'ignore si le bienfondé de ces théories est réel ou pas, s'il faut prendre cela comme argent comptant ou comme un délire littéraire. Il en est de même pour les raisons qui expliquent le geste d'Anne/Antigone. Cette capacité mentale existe-t-elle vraiment et est-elle reconnue en psychiatrie ? Comme je n'ai pas le courage de me lancer dans des recherches fastidieuses, je n'aurais sans doute jamais la réponse. Dommage que dans des romans traitant de tels sujets, une post face n'éclaire pas un tant soit peu le lecteur sur la véracité et les sources de ces théories, afin de savoir quel crédit y porter. Just for fun ? Où bien puis-je étaler ma "science" lors d'un diner sans me couvrir de ridicule ?!

Quoiqu'il en soit, Mémoire Fauve est un roman plutôt atypique, qui pourra désarçonner ou captiver... Où les deux !

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 27 Mars 2014

http://lacollineauxlivres.files.wordpress.com/2012/05/fabrique-du-monde1.jpg   Roman - Editions Buchet-Chastel -156 pages - 13 €

 

 

 

Parution le 22 août 2013

 

 

 

 

L'histoire : Celle de Mei, jeune chinoise des campagnes venue à la ville pour travailler dans une usine de fabrication textile. Elle vit, mange, dort dans les bâtiment de l'usine et reste courbée toute la journée sur sa machine à coudre, craignant les représailles en cas de rythme non respecté. Un jour, elle ose se dresser devant le contremaitre. Les conséquences ne se font pas attendre : privée de paie pour un mois, la voici contrainte à retourner dans sa famille pour y célébrer le nouvel an, faute d'argent. Quatre jours à rester seule dans les locaux de l'usine déserte. A moins que...

 

 

 

 

tentation : le pitch, 

Fournisseur : la bib

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Le hasard fait parfois bien les choses. A chaque visite à ma bib, je fais le tour du tourniquet des nouveautés, souvent bien vide. L'autre jour, ce roman y trônait, seul. J'ai pris ce signe pour un appel !!!

Et bien m'en a pris. Même si les 2 ou 3 premières pages m'ont inquiétée par leur style très vif, fait de phrases très courtes, la suite fut un véritable délice de lecture. Car une fois sortis du rêve de Mei, l'auteure nous régale d'une plume élégante, très agréable à lire, fluide. Et l'histoire que Sophie Van der Linden nous conte est saisissante. Le réalisme tout d'abord. Car nous voici assistant à la genèse des vêtements que nous portons, ce prêt à porté souvent fabriqué dans d'immenses usines textiles chinoises. C'est Mei qui nous raconte sa vie, son enfer, son quotidien, sa routine révoltante, son emploi gagne misère, et surtout, ses rêves, son rêve. Partir. Nous "vivons" à l'intérieur de cette fourmilière, ou des centaines de jeunes filles et de petites mains ne font plus qu'une avec leur machine à coudre, répétant mille fois les même gestes sous l'oeil aux aguets du contremaitre qui ne pardonne rien, pas la moindre petite fatigue. Nous voici au coeur de la Chine industrielle, ultra compétente et rentable... mais à quel prix.. Et qui dit Chine, dit dictature. Aucun droit du travail. Imaginez : une remarque, un comportement qui déplait à la direction et vous voilà privé de votre salaire pendant un mois, malgré les heures travaillées et les heures sup non comptabilisé.

Mei est donc au fond du gouffre et honteuse, par rapport aux autres et par rapport à sa famille qu'elle n'a pourtant pas vu depuis 2 ans.. Les 4 jours fériés s'annoncent pour elle comme un enfer : personne pour lui tenir compagnie et pas un sous à aller dépenser en ville... Et pourtant, elle vivra les plus beaux jours de sa vie,  qui la transformeront à jamais. Cette jeune fille qui ne connait de la vie que la campagne et l'usine va s'initier à l'amour, envers et contre tout, et d'une façon inattendue. Elle découvre qu'elle vibre, qu'elle aime, qu'elle est désirable. Et elle y croit. Elle s'éveille au monde, et à elle même. Pour elle, c'est pour la vie. Impossible de redescendre d'un tel paradis.

Des mots d'une incroyable justesse évoquent tous les sentiments par lesquels passe cette jeune fille et nous permettent de bien saisir le cauchemard vécu par ces chinoises harrassées de travail et qui ne connaissent rien que ça.... Qui tremble de peur à l'idée de croiser le regard du contremaitre qui a tout pouvoir sur elle. Et puis, l'auteure nous fait aimer cet amour si soudainement apparu de nulle part. Il nous apporte légèreté, bonheur, espoir pour Mei qui le mérite tant. Mais la vie n'est pas un roman....Et là, Sophie Van der Linden nous plonge dans l'effroi, d'une manière rapide, efficace, sans appel. Une chute vertigineuse... et un court roman remarquable empli d'émotions. Vraiment. J'ai été profondément touchée par cette belle et sombre histoire. Je pense que Mei restera en moi un moment. A lire et à méditer... alors que la colère gronde partout.

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                        11ème

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 20 Mars 2014

http://img.over-blog-kiwi.com/0/67/76/60/20140309/ob_3013e0_une-collection-de-tresors-minuscules.jpg   

Roman - Editions Belfond - 272 pages - 19 €

 

 

Parution le 12 mars 2014 (Nouveauté)

 

 

L'histoire : Frédéric est un jeune avocat ambitieux déjà réputé. Célébrités du Show biz, industriels richissimes font appel à lui pour des divorces coûteux ! Frédéric semble vivre dans l'opulance et s'adonne à sa passion : le luxe, les jolies choses et surtout, les toiles de maîtres.

Un jour, une lettre de notaire lui annonce un héritage... D'une personne qu'il ne connait pas. Un héritage peu commun: des billets de trains, de tickets de visites de musée et une carte au trésor. Des petits riens qui conduisent Frédéric dans l'univers des Impressionnistes. Aidé de Pétronille son assistante, Frédéric, intrigué, suit le chemin qui lui est tracé. A la recherche d'un trésor, c'est d'une collection de trésors minuscules que Frédéric s'enrichira !

 

 

 

 

Tentation : Réputation de l'auteure + Pitch

Fournisseur : Anny de chez Belfond, merci pour l'envoi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Même si ce roman vous invite à déguster de bons choux à la crème faits maison, moi, c'est à des bonbons qu'il m'a fait penser.

J'ai eu la sensation de savourer un bonbon à la menthe, tant cette histoire apporte un vent de fraicheur bienvenu, qui rafraichit très agréablement l'esprit... mais aussi l'enrichit ! Oui, j'ai beaucoup apprécié cette plongée dans l'univers des peintres impressionnistes, notamment celui de Claude Monet, enfin Oscar pour les avertis . Je suis moi même allée à Giverny il y a une bonne dizaine d'années, mais en plein été. Caroline Vermalle nous propose une autre visite du célèbre site, avec son histoire, mais à une autre époque, l'hiver, et sans touriste ! Une visite privée en quelque sorte !

J'ai ressenti aussi la douce impression de croquer dans un bonbon Kréma à la fraise ! Car ce roman est tout de même dur en apparence, mais ce révèle moelleuse et sucré. On commence par croquer avec impatience, puis on laisse laisse fondre en nous cette histoire qui fait du bien.

Le personnage de Frédéric peut paraitre stréréotypé au premier abord... Et Caroline Vermalle nous démontre bien qu'il ne faut jamais se limiter aux apparences, que chacun cache une vérité profonde. Car Frédéric a dû se construire malgré un terrible secret de famille, secret auquel nous, lecteurs, ne nous attendons pas. Un secret "original" mais terriblement douloureux et destructeur.

Et puis il y a tous ces personnages que Frédéric et Pétronille rencontrent au fil de leur (en)quête. Ceux ci vous donnent envie de croire en la vie, en l'amitié, en l'amour. J'ai beaucoup aimé cette petite bande de "refusés" qui monte tout un stratagème pour réunir deux personnes que la vie n'aurait jamais du séparer, si l'humanité s'était montrée plus humaine à une époque....  (Phrase conjugable au présent aussi, évidemment).

Enfin, dans cet hôpital de Pontoise... Il y a un atelier pour les patients. Dans cet atelier, à force de découpage et de collage, chacun construit sa carte aux trésors... En collant ce qu'il aimerait avoir, ce dont il aurait besoin pour se considérer heureux. Tout au long de ma lecture, je me suis demandée ce que je collerais pour confectionner ma carte au trésor personnelle. J'ai bien pensé à un bel appart avec terrasse, quelques palmiers, une nouvelle voiture. Et me suis rendue compte que tout cela ne changerait pas grand chose, que ce dont j'ai besoin (et que je ne possède pas) n'a rien de visuel mais tient de l'esprit et de ce qui m'entoure... ou pas.

Une collection de trésors minuscules offent donc de jolies réflexions sur les valeurs de la vie, le tout avec une histoire bien ryhtmée, une plume agréable et surtout, une collection de personnages bien vivants et profondément sympathiques et attachants. Je le redis, voici un roman très bonbon Kréma !

 

 

 

La pie, de Claude Monet

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 13 Mars 2014

imagesCAD0WXX7.jpg   Roman - Editions Grand Océan - 247 pages - 18 €

 

 

 

 

Parution en 2005 

 

 

L'histoire : Maximin est un tout jeune homme révolté et la tête plein de rêve. Il vit avec sa mère, ses frères et soeurs à Bras la Boue, un bidonville proche de St Denis, à la Réunion. Son quotidien, c'est ennui, désoeuvrement, misère, poussière, petits boulots minables et une collection de "Non" quand il se présente pour un emploi. Alors que pas très loin, vit l'autre société Réunionaise. Les riches, dans leur  villa, belle voiture, beaux vêtements, poste dans l'administration.

Mais Maximin a entendu des rumeurs.... Il existerait, sur l'île une multitude de trésors encore cachés. Des trésors datant de l'époque des pirates et de flibustiers. Maximin part, se promettant de découvrir un trésor, et ainsi, de gagner sa place au soleil.

 

 

tentation : Le pitch, l'exotisme

Fournisseur : Ma PAL (livre acheté lors de mon voyage à la Réunion)

 

 

 

 

 

 

étoile2.5

 

 

 

 Mon humble avis : C'est une bien belle histoire que nous conte là Bernadette Thomas et mes mots sont choisis... En effet, on n'est pas loin du conte, de la fable... qui s'adresserait plus, je pense, à un lectorat adolescent, même s'il n'est pas interdit encore aux adultes de rêver. Cette jolie histoire, celle d'une quête, est plutôt simple, comme le message qu'elle distille : Pour trouver un trésor, encore faut il ouvrir les yeux... le trésor c'est le bonheur et le bonheur, c'est les autres. Bref, il en faut un peu plus, à moi la quadra désabusée, pour m'extasier devant une telle évidence  Ce n'est donc pas l'histoire que je retiendrais longtemps, mais sa situation géographique ! Et, à mes yeux, c'est tout l'intérêt de ce roman, et pas des moindres.

Je veux ma place au soleil nous emmène dans la Réunion loin des cartes postales et des circuits touristiques, donc la Réunion que je n'ai pas vraiment vu lors de mes vacances là-bas il y a déjà un an et demi . Même si cette Réunion là, je peux un peu l'imaginer, ayant vécu en Guadeloupe. Des DOM, je sais qu'il y a une médaille ensoleillé et un revers plus sombre même si le soleil brille de la même façon pour tout le monde.

Comme dit dans la quatrième de couv, Bernadette Thomas nous montre une Réunion à deux vitesses et s'attache particulièrement à décrire la Réunion des oubliés, et ce de l'intérieur. Le premier tier du livre nous fait évoluer dans un microcosme on ne peut plus créole, dans un bidonville de la banlieue de ST Denis. C'est cette partie là que j'ai préférée. Très intéressante, vivante, ponctuée de quelques phrases créoles (très compréhensible). On y constate la débrouille des uns et des autres, le courage des mères malgré leur ignorance culturelle et alphabétique. L'espoir ou "l'attrappe couillon" représente l'école pour certains. La poussière, les cases qui tiennent à peine debout. Les us, les coutumes, les légendes, les croyances. La soumission des ainés à un système qui les écrase mais qu'ils n'ont pas la force de combattre, et la peur qu'ils ont de perdre le peu qu'ils possèdent. Et la révolte sous-jacente des jeunes devant ce à quoi ils n'ont pas accès. Et surtout, l'auteur se penche de très près à l'hypocrisie des visites politiques officielles. En effet, le quartier de Bras la Boue reçoit la visite de la Première Dame... Dès ce passage annoncé, alors là, la commune transforme ce bas quartier en un semblant de petite banlieue où il fait bon vivre, multipliant les caches misères.

Puis, avec Maximim, nous quittons Bras la Boue pour l'intérieur du pays, les montagnes, puis la côte Sud et Sud Est. Les gens y ont une autre mentalité, qui n'ont jamais vu la ville, voire jamais quitté leur village. Oui, là où mécaniquement un touriste peut faire le tour de l'ïle en une journée (sans rien voir, on est d'accord), certains réunionnais ne le font jamais en une vie. C'est un constat qui ne manque jamais de m'ébranler.

Ce livre est donc très instrutif à plus d'un titre : humainement, culturellement, "botaniquement".... Il est toujours intéressant de savoir comment l'on vit à l'autre bout du monde, qui plus est un bout du monde qui s'appelle aussi la France et qui lui donne aussi son visage si multiple et cosmopolite. Ce livre est à mettre dans toute les mains d'une jeunesse qui rêvent parfois d'un ailleurs avec les mauvaises cartes en main. Et puis rappelons le, l'histoire est mignonne malgré tout, même si trop mignonne pour moi en fait.

Il est temps aussi de remarquer le style et l'écriture magnifiques de Bernadette Thomas qui use à bon escient d'une très belle poésie. J'ai ressenti la chaleur étouffante, la verdure, le souffle des alizés. J'étais là-bas en fait.

 

 

 

ILE-DESERTE2 

 

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Rédigé par Géraldine

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