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Publié le 12 Juin 2009

Roman broché - Editions Michel Laffon- 371 pages - 20 €

Résumé : En 1761, un navire français s’échoue sur un îlot perdu de l’océan Indien. Il transporte cent soixante esclaves. Pour survivre, rescapés blancs et noirs doivent cohabiter. Un officier veut construire une chaloupe. Les marins refusent de l’aider. Les esclaves acceptent. Leur dignité force le respect des Blancs. Mais au moment du départ, on ne les embarque pas. Quinze ans plus tard, quand le bruit de ce forfait a couru tous les ports, on revient les chercher. Il ne reste que sept femmes et un enfant. À partir des archives maritimes, des fouilles archéologiques et d’un séjour sur l’île, Irène Frain raconte ce chapitre méconnu des droits de l’Homme, qui a conduit les consciences à l’abolition de l’esclavage.

http://www.lesnaufragesdeliletromelin


                                      

Mon humble avis :Je suis entrée dans ce livre un peu à contre courant, tant j'avais parcouru de billets sur la blogosphère à son sujet, suite à son envoi massif par Chez les filles. Je m'attendais à ce que cela soit très historique... Ça l'est aussi dans un sens, mais narré avec un tel brio ! Oui, je me suis laissée embarquée par ce roman vrai ! J'ai quelque part aussi échouer sur cette île inhumaine, j'ai suivi avec fascination le combat de ces naufragés contre la nature hostile, leur obstination à survivre, j'ai ragé devant tant d'injustice...

Irène Frain transforme cette épopée historique en un récit captivant et haletant. Même si l'on connaît l'issue de cette honteuse tragédie, l'écrivaine parvient à y distiller un suspens implacable. Au fil des portraits d'un criant réalisme, on se demande ce qui tient du réel et ce qui tient de la déduction d'Irène Frain qui redonne vie à ces personnages. Quel plaisir de sentir une auteure aussi passionnée et investie par son sujet, et aussi minutieusement documentée. Irene Frain insuffle vie, doutes, passion, folie, détermination, regrets et remords à de vrais personnages morts depuis 250 ans, et pourtant si vivants dans ce livre. Et surtout, par ce vibrant hommage à ces esclaves abandonnés, Irène Frain tire ces grands hommes de l'oubli pour les poser dans une postérité posthume. Les conséquences  de cette abomination, qui mènent à une première abolition de l'esclavage, sont expliquées de façon limpide. On ne peut que se révolter devant le terme "Première"(abolition de l'esclavage). Pourquoi un retour en arrière par la suite ? L'homme est vraiment capable d'ignominie atroce.

Et que dire de l'écriture d'Irène Frain ? Que du bien. Soignée et élégante. Irène Frain nous prouve que l'on a raison de lire et d'aimer notre belle langue française. Une belle et intéressante lecture, une histoire hélas trop vraie mais qui n'a pas besoin d'effets romanesques ou d'effets spéciaux pour convaincre !

                                                                                               

Voici une photo de l'île de Traumelin, où les esclaves sont donc restés
naufragés durant 15 ans. Rien de paradisiaque vous en conviendrez...

Pour l'avis des autres, je vous dirais bien "Allez sur tous les blogs" et sans doute sur le votre si vous êtes blogueurs, tant ce livre a été largement envoyé. Mais je vais tout de même vous aiguiller sur quelques avis précis :
Celui de
Keisha; de Laetitia La Liseuse ; Karine et Leiloona


Je remercie Suzanne de  ................et les Editions Michel Lafon pour cette historique et captivante lecture.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 22 Mai 2009

Roman jeunesse - Folio Junior - 7,50 €

Résumé : Alors qu'il fait le tour du monde à la voile avec ses parents, Michael tombe à la mer. Lorsqu'il reprend connaissance, il se retrouve avec sa chienne sur une île perdue au milieu du Pacifique ! Comment survivre sans nourriture et sans abri ? Mais l'île n'est pas déserte et un mystérieux inconnu semble veiller sur Michael. C'est le début d'une aventure que n'oubliera jamais le jeune garçon...


Rien de tel que d'intérroger les ados sur la littérature jeunesse. L'avis des ados est donné cette fois-ci par Camélia.



L'humble avis de Camélia (13 ans) :   Ce livre raconte l'histoire d'un jeune garçon nommé Michael qui, faisant le tour du monde à bord d'un petit voilier avec ses parents, tombe à la mer avec son chien Stella. Le lendemain matin, il se retrouve sur la plage d'une île, déserte à ce qu'il croit ...
Il apprend à vivre seul, dans la nature. Un jour alors qu'il se baigne, une énorme méduse le pique. De solides bras le saisissent et le ramènent au bord. Michael est sans connaissance et le restera pendant un mois, un homme le soignera et une amitié se créera entre les deux homme.
Plus tard, les parents de Michael viendront le chercher après mainte recherches dans l'océan. Le garçon laisse son ami et retourne sur le voilier pour finir le tour du monde.
J'ai bien aimé ce livre car l'histoire de Michael sur son île est présentée sous de nombreux points de vue. L'aventure : lorsqu'il se retrouve seul sur une île, le suspens : quand il voit un bateau au large sans savoir si c'est celui de sa famille. Mais aussi l'amitié qui naît entre le vieil homme et le jeune garçon.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 9 Mai 2009

LA PASSION SELON JUETTE, de Clara DUPONT-MONOD

Roman historique - Livre de poche - 176 pages - 6 €

Résumé : Juette naît en 1158 à Huy, une petite ville de l’actuelle Belgique. Mariée à treize ans, elle est veuve cinq ans plus tard. Juette est une femme qui dit non. Non au mariage. Non aux hommes avides. Non au clergé corrompu. Elle n’a qu’un ami et confident, Hugues de Floreffe, un prêtre. À quelles extrémités arrivera-t-elle pour se perdre et se sauver ? Car l’Église n’aime pas les âmes fortes...
De ce Moyen Âge traversé de courants mystiques et d’anges guerriers, qui voit naître les premières hérésies cathares, Clara Dupont-Monod a gardé ici une figure singulière de sainte laïque.


                                                      

Mon humble avis : Ce livre s'inspire de l'histoire réelle de Juette.
Juette vous parle d'un temps où les jeunes filles ne rêvaient ni de princes charmants, ni de people, mais de preux chevaliers. Juette vous parle d'un temps où les petites filles étaient mariée à 13 ans. Juette vous parle d'un temps où se dresser contre les fastes et les mensonges de l'Eglise relevait de l'hérésie et menait sur bucher alimenté par les livres d'Aristote en guise de combustibles. Juette dit " Je commence à croire que l'Eglise n'a rien à voir avec Dieu". Et quand Juette se tait, c''est alors Frère Hugues, son confident, son ami, son guide spirituel qui prend la parole pour nous conter son attachement obsessionel à cette étrange jeune fille.

J'épouse en grande partie les révoltes et le combat de Juette. J'éprouve aussi une certaine fascination et un intérêt pour tout ces mouvements historiques qui se rebellaient contre l'interprétation tout à son avantage que l'Eglise a toujours fait des Ecritures. Juette la médiévale mais si contemporaine dans son combat !
Et pourtant que d'ennui pour moi que cette lecture. Je ne suis pas parvenue à entrer dedans. Même si j'ai coché nombre de petites croix dans les marges pour retrouver des citations, l'atmosphère de ce récit m'a pesée et minée. Dommage,
car l'auteure semble bien maîtriser son sujet.

                

                                                                                     Livre lu dans le contexte  
                                                                                             



Florinette
a aimé, Sophie n'a pas aimé

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 5 Mai 2009

roman - Livre de poche - 249 pages - 6 €

Lou Bertignac a 13 ans, un QI de 160 et des questions plein la tête. Les yeux grand ouverts, elle observe les gens, collectionne les mots, se livre à des expériences domestiques et dévore les encyclopédies. Enfant unique d’une famille en déséquilibre, entre une mère brisée et un père champion de la bonne humeur feinte, dans l’obscurité d’un appartement dont les rideaux restent tirés, Lou invente des théories pour apprivoiser le monde. A la gare d’Austerlitz, elle rencontre No, une jeune fille SDF à peine plus âgée qu’elle. No, son visage fatigué, ses vêtements sales, son silence. No, privée d’amour, rebelle, sauvage. No dont l’errance et la solitude questionnent le monde. Des hommes et des femmes dorment dans la rue, font la queue pour un repas chaud, marchent pour ne pas mourir de froid. « Les choses sont ce qu’elles sont ». Voilà ce dont il faudrait se contenter pour expliquer la violence qui nous entoure. Ce qu’il faudrait admettre. Mais Lou voudrait que les choses soient autrement. Que la terre change de sens, que la réalité ressemble aux affiches du métro, que chacun trouve sa place. Alors elle décide de sauver No, de lui donner un toit, une famille, se lance dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Envers et contre tous.

                                   

Mon humble avis : Certes, ce livre est plein de bons sentiments et souffre de quelques longueurs. Mais cela ne l'empêche pas d'être un grand moment de lecture. Par contre, mieux vaut ne pas avoir le moral en berne pour pénétrer dans cette histoire. En effet, c'est un roman sur de tristes réalités ; celle de Lou, fille unique et surdouée de 13, qui peine à trouver sa place tant à l'école que dans sa famille ; celle de ses parents qui ne se remettent pas de la perte d'un enfant ; celle de Lucas qui vit seul alors qu'il n'est même pas encore adulte. Et surtout celle de No, jeune SDF, tout juste majeure.

Mais c'est aussi et surtout sur de formidables histoires d'amitié, un retour à la vie qui vient de l'inantendu, et le refus de Lou de baisser les bras, sa détermination à retourner une certaine destinée. Lou s'acharne à changer les choses et ouvre les yeux de tous sur des vérités si simples mais que la majorité refuse de voir. 

Heureusement, Delphine de Vigan a choisi la voix de Lou, surdouée de 13 ans, pour nous conter cette histoire. Ainsi, elle a pu y insuffler une certaine naïveté qui rend ce roman plus léger. La détresse, l'incompréhension du monde, la révolte, les questions de Lou sont merveilleusement et finement retranscrites. A tel point que cela vous noue le ventre et vous arrache quelques larmes car quelque soit notre âge, on ne peut que partager les sentiments de Lou.

Point de vulgarité dans ce livre. L'écriture est magnifique, poignante. Sans renier l'âge de la narratrice, elle est tantôt très poétique, tantôt truculeusement drôle, avec des images très fortes ou comiques, fraîches et mignonnes. ( ex ... "ç'est inconcevable. C'est comme essayer de se représenter une limace au milieu du Salon International des libellules "!)  En fait, j'ai eu comme la sensation de relire "Les cornichons au chocolat". Mais dans une version revisitée, du 21ème siècle. Une version où ce n'est pas seulement le petit monde de l'adolescente qui ne tourne pas rond mais le monde tout court. Une version où l'héroïne a compris que son bonheur passe par celui des autres et qui veut changer le monde !

Mais en fait, il faut surtout ajouter que No et Moi est un livre qui se lit absolument, à conditions d'avoir une petit place dans son esprit pour y garder une trace des personnages. Oui, il est des personnages de roman qui vous marquent, que l'on ne peut pas oublier. Lou et No en font partie.


                                                      livre lu dans le contexte
                                                            


Les avis de
Sylire; de Gambadou ; de Karine, de Bibliza, d'Anne l'insatiable lectrice;

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 3 Mai 2009

Roman adolescent, chez Pocket

Emmanuelle est sourde de naissance. Elle ne connaît qu'une chose : le silence. Pour s'évader de cette prison, elle se met à crier. Des cris d'oiseau de mer, disent ses parents. Jusqu'au jour où, à sept ans, " la mouette " découvre le langage des signes. La petite fille se transforme : le monde s'ouvre à elle... Elle sera comédienne puisque c'est son rêve le plus cher. Adolescente révoltée, Emmanuelle va lutter, souffrir et finalement gagner son combat : être actrice mais aussi plaider la cause de millions de malentendants. Pour que le monde des sourds ne soit plus le monde du silence.


La littérature jeunesse était jusqu'à maintenant absente de ce blog. Aussi, j'ai décidé de combler cette absence et pour cela, je fais appel à mes neuveux et nièces qui nous donneront, 2 fois par mois dorénavant, leur humble avis. Car qui mieux que les ados pour parler de la littérature jeunesse !

L'humble avis d'Iris, 15 ans :   Dans Le cri de la mouette , on découvre "le monde du silence" sous l'angle le plus réaliste possible car c'est une sourde profonde de naissance qui l'écrit. Emmanuelle Laborit décrit très bien cet univers où, parce que l'on n'entend pas on est donc "pas comme tout le monde", et parfois mis à l'écart. Dans son parcours, elle a eu la chance d'apprendre le langage des signes. Il va lui permettre de s'ouvrir et de communiquer avec d'autres personnes que sa famille. Lors de son adolescence, elle combat l'ostrascisme dont elle est la cible ainsi que tous ses amis sourds.

Je pense qu'Emmanuelle Laborit a écrit ce livre pour aider les entendants à s'ouvrir, à comprendre et à communiquer avec les sourds. Elle a également écrit ce livre pour les sourds, pour qu'ils aient la chance d'apprendre  ce langage des signes qui les aidera à communiquer et donc à mieux s'intégrer dans la société.


J'ai bien aimé ce livre car l'écrivain  montre bien que la différence  existant : la surdité ne change pas la vie de l'enfant puis du jeune et de l'adulte. Ce livre est agréable à lire car il a un vocabulaire simple et parce qu'on suit les émotions de l'écrivain : ces joies, ces peurs etc.

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 30 Avril 2009

Roman - saga historique - Livre de poche - 633 pages - 8 €

Résumé : Tout commence en 1820, quand Jozef, représentant d’une branche déchue de la noblesse locale, parvient à devenir l’intendant du domaine perdu par sa famille, puis à le reconquérir en épousant la disgracieuse fille de ses maîtres autrichiens. L’histoire de leur couple et de ses descendants se confond avec celle de la Galicie dépecée par ses voisins et déchirée entre les mouvements nationalistes polonais et ukrainiens. On y croise Jean, le neveu exalté toujours prêt à soutenir la dernière insurrection, Wioletta, beauté promise aux plus grands espoirs, dont la vie sera ruinée par une grossesse scandaleuse, Agenor, le gendre terne, incarnation de l’esprit petit-bourgeois, et bien sûr de patriarche Jozef, dont les origines sont peut-être moins aristocratiques qu’il ne l’imagine. … En arrière-plan, la modernité avance ; la fabrique de sucre, richesse de Jozef, s’industrialise, le chemin de fer est annoncé pour bientôt, des idées séditieuses se répandent parmi les serfs…. Du classique ? Certes. Mais raconté d’un point de vue inédit : celui de la maison, témoin impuissant des errements des vivants et de la victoire des ombres.


                           

Mon humble avis :  Ce livre avait tout pour me déplaire : son volume ( plus de 600 pages), son sujet (saga familiale) et la situation de l'histoire (le 19ème siècle dans le sud de la Pologne). Bref, tout ce qui ne m'attire pas. Et pourtant...

Certes, le début est laborieux. Les cent premières pages servent à placer tant d'époques et de personnages que l'on a l'impression de s'y perdre. Ensuite, émerge celui de Clara. Ça y'est, nous tenons un fil conducteur et ce roman devient captivant. Car cette histoire porte sur la destinée parfois déchirante d'une famille, mais surtout de générations de femmes aristocratiques. Le tout sous fond d'abolition du servage, de révolutions, d'invasions, d'émeutes et d'indépendance. Car nous traversons presque siècle complet dans ce roman ! J'avoue justement avoir un peu survolé les passages qui concernaient ces mouvements historiques et politiques. Je me suis concentrée sur ce qui me plaisait, à savoir le reste !

L'écriture est très châtiée et érudite. Cela n'empêche pas une lecture très fluide et fort agréable, au contraire ! Diane Meur nous dresse des portraits très minutieux et approfondis de ses personnages. On s'attache terriblement à certains, on en déteste d'autres. On est accroché à cette oeuvre tant on souhaite savoir ce qu'il va advenir de Clara, de Wioletta et de ses soeurs. L'autre intérêt de cette lecture est aussi la (re)découverte de la mentalité de cette époque que Diane Meur nous décrit  si scrupuleusement. En tant que femme du 21ème siècle, je n'ai pas qu'enrager devant le traitement et le destin qui étaient réservés aux jeunes filles d'alors. 

Enfin,  impossible de ne pas évoquer le personnage principal, la narratrice qui n'est autre qu'une maison de maître témoin de ces passions, de ces haines, de ces pleurs, de ces mariages arrangés... C'est sous ses toits que se déroule cette saga. Félicitations à Diane Meur pour cette originalité si bien maîtrisée. L'auteure donne ainsi vie à la plus immobile des choses : une maison. Celle ci nous délivre bien des secrets et fait appel à nos cinq sens pour vibrer avec elle : nous entendons, nous touchons, nous sentons, nous goûtons, nous voyons... le tout, avec une sensualité et une volutpé surprenante. Splendide !




                                                                           Livre lu dans le contexte du 
                                                                                   


Solenn a écrit un très beau billet

L'avis de
Florinette; sur lequel j'ai trouvé cette interview de l'auteure, que je me permets donc de reprendre tant elle vous donnera encore plus envie de lire ce livre !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 26 Avril 2009

Résumé : Essai bonnet de nuit ou manuel de management ? Non. Bonjour paresse est là pour dire enfin la vérité. Et la voici la grande entreprise, personne n'y croit plus. La foi nous a quittés, nous autres naguère chevaliers combattants de l'Ordre de la Firme. A présent les cadres moyens, petits boulons dans une machine jargonnant un sabir grotesque, n'attendent qu'une chose : le solde à la fin du mois. Mais alors, que faire ? Rien surtout ! affirme ce livre. Soyons individualistes et inefficaces en attendant que ça s'effondre et qu'une nouvelle société advienne où chacun cultivera essentiellement son jardin et conservera un à-côté accessoire dans une grande structure, en vue d'obtenir une petite feuille de paie indispensable à la survie. Ce livre est un ephlet (essai-pamphlet) spécial sinistrose, à usage thérapeutique.


                                                              

Mon humble avis :  Ce livre m'a déçue lorsque je l'ai lu, une fois paru en poche. Et oui, j'avais une fois de plus attendu ce format et bien m'en a pris. Comme ce livre avait fait du bruit lors de sa sortie ! L'auteure, dénonçant l'inertie de certains membres du personnel dans les grandes entreprises,( notamment la sienne de l'époque EDF), passait sur tous les plateaux de télévision. Pas de doute, ce livre fut un best seller, avec un titre accrocheur (en rappelant un autre...) et un sujet un peu racoleur même s'il ne s'agit pas de people. Non, il n'y a pas que les peoples et ceux qui les traitent qui font du racolage. Les campagnes de presse qui accompagnent la sortie de certains livres en font aussi, transformant ainsi un essai en événement.

Certes, ce livre est criblé de vérités vraies sur la vie en entreprise, celui qui ne fiche rien mais correctement et qui est augmenté, alors que son collègue se démènent sans parvenir à se faire remarquer. Sans contest, le constat est juste. L'auteure semble pourtant ne pas s'épuiser non plus à la tâche.Elle affiche fièrement son statut de privilégiée à ne pas faire grand chose tout en étant protégée. C'est plutôt bof comme comportement.

L'idée de départ était bonne.  Mais j'attendais plus. Plus de cynisme, plus d'humour, plus de percutant. Au final, un souvenir de lecture très moyen, avec des plages d'ennui alors que ce livre ne pêche pas par son épaisseur. Les remarques sensées être drôles se multiplient sans effet autre que l'ennui, voir l'indigestion liée à certaines confusions. Et quand ça devient intéressant, l'auteure s'arrête, reste donc dans le superficiel. A moins qu'elle ait à ce moment là dit "Bonjour paresse". Si Corinne Meyer s'ennuie au travail, moi c'est en lisant ces mots que je me suis ennuyée. Qu'elle vienne prendre ma place aux heures de pointe...
Bref, pour conclure, je dirais beaucoup de bruit pour rien !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 17 Avril 2009

Résumé : (Nouvelles) Fatigué, déprimé ou un peu morose ?
Pourquoi ne pas ouvrir ce petit recueil de textes ? En quelques pages, vous retrouverez sourire et joie de vivre ! Découvrez le bonheur selon Alain, Gide, Le Clézio, Pirandello ou Voltaire... et chassez vos idées noires !
Mieux qu'une cure de vitamines, lisez 1, 2, 3... bonheur !








                                                


Mon humble avis : Ce livre vous invite comme à une dégustation de pots de confiture Bonne Maman mignatures. Vous êtes autorisés à y tremper un doigt dans chaque  et à le sucer, découvrant toujours  une nouvelle saveur : framboises, mûres, fraises, groseilles, abricots, marrmelade d'oranges.


Sauf qu'ici, c'est de nouvelles dont il s'git,  d'extraits ou d'écrits philosophiques à sujet unique : le bonheur ; sa quête, l'idée que nous nous en faisons et  des moments simples que certains ignorent ou dédaignent mais qui pourtant se nomment bonheur.  Des textes courts qui se suivent naturellement. Parfois, comme s'il y avait un grain ou un pépin de fruit coincé entre vos  dents, la lecture se fait moins facile.  Le grain peut -être un peu de vieux français, le pépin, une réelle leçon de philosophie à laquelle notre palais n'est plus habitué.

Dans ce recueil, nous nous délectons tour à tour d'un conte d'Andersen  ou d'Oscar Wilde, de la poésie de Victor Hugo, de l'esprit voyageur dde Voltaire et de Maupassant, de l'Evangile selon St Matthieu, de la philo d'Alain ou de Mme de Chatelet. Et c'est ainsi que je  fis mes premiers pas dans l'univers de Tolstoï et de Le Clézio. Que du bonheur et beaucoup de petites croix dans les  marges pour retrouver les magnifiques citations sur la  plus universelle des quêtes :  le bonheur !!!

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 14 Avril 2009

 Littérature jeunesse, résumé : Comme les trois mousquetaires, les colombes du Roi-Soleil sont quatre et vivent dans l'immense pensionnat de la Maison royale de Saint-Louis, aux portes de Versailles, où elles reçoivent une éducation stricte et rigoureuse. La vie quotidienne comme les nombreuses aventures extraordinaires de Charlotte, Hortense, Isabeau et Louise nous entraînent loin, très loin sous les ors et les fastes de la cour du Roi-Soleil. Une passionnante série historique (dont c'est le premier volet) et un étonnant voyage dans le temps. (Flammarion, 8 tomes)


La littérature jeunesse était jusqu'à maintenant absente de ce blog. Aussi, j'ai décidé de combler cette absence et pour cela, je fais appel à mes neuveux et nièces qui nous donneront, 2 fois par mois dorénavant, leur humble avis. Car qui mieux que les ados pour parler de la littérature jeunesse !


L'humble avis de Camélia, 13 ans : Cette série raconte l'histoire de plusieurs jeunes filles éduquées à St Cyr, la maison Royal d'Education, sous le regard bienveillant de Madame de Maintenon, favorite puis épouse morganatique de Louis XIV, le Roi-Soleil. Ces demoiselles de la noblesse pauvre suivront leur destin. Chaque tome de la série nous fait vivre l'histoire particulière d'une pensionnaire qui est toujours admise à St Cyr lors d'une passe difficile pour leur famille, mais en ressort pour vivre une aventure personnelle. Le passage dans cette école peu commune transforme leur existence. 

Chacune des héroïne sort St Cyr avant ses 20 ans pour une raison comme : mariage avec un vieux baron, défunt dans une famille, demander pour devenir demoiselle de compagnie, ou même enfui ou enlevé ! Elle vivront ensuite une aventure ou elle risqueront de perdre leur honneur et parfois même leur vie  pour réaliser un rêve qui les menne, sans qu'elle le veuille dans des situations bien périlleuse. Mais elle sortiront toute saine et sauve de leur périple, heureuse, ayant réaliser leur rêve ou leur mission, et parfois même fillancé 
 
L'écriture d'Anne-Marie DESPLAT-DUC contribue à mettre le lecteur en haleine et à suivre facilement les demoiselles, qui raconte leur aventure, dans leur intimité. Ces livres nous apprennent aussi beaucoup sur des faits historiques  et le mode vie du début du 18ème siècle.
 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 27 Mars 2009

Résumé : Que seriez-vous prêt à faire par amour ? Et jusqu'où pourrait vous mener la haine ?
Quand son fils Jérôme meurt dans un attentat, Daniel perd ses repères et retrouve les instincts guerriers d'un passé qu'il croyait oublié. Entre ses conversations avec Jérôme à travers l'au-delà et les silences qui le séparent de sa femme et de Pierre, son autre fils, il élabore un plan fou : se venger. A-t-il une chance d'y parvenir ? Jérôme lui apportera-t-il son aide ? Lui-même peut-il échapper à son destin ? Quand un groupuscule extrémiste kidnappe Jean, SDF, l'opinion se passionne. Et lorsque les terroristes, comme seule revendication, demandent «Quelle est la valeur de cet homme», on s'interroge : pourquoi enlever un clochard ? Et que signifie vraiment ce message ? Deux histoires étranges, deux vies qui basculent, deux existences qui changent, se perdent, flirtent avec la mort et le mystère. Mais une seule quête : savoir si, en oubliant les survivants pour venger les morts, on ne passe pas à côté de sa vie.
Thierry Cohen a déjà publié un roman très remarqué, J'aurais préféré vivre, qui lui a valu le Grand Prix Jean d'Ormesson et a été traduit en neuf langues


                                           

Mon humble avis: Et bien je l'avoue, j'ai été on ne peu plus bernée jusqu'à la pré-fin. Et oui j'ai décidé qu'il existait des pré-fins. C'est là que le dénouement commence ! Mais rien indique encore la vraie fin qui, elle est tout aussi bluffante. Bien sûr je ne vais pas dénaturer le suspens de ce roman tellement bien ficelé qu'il peut se gargariser de contenir trois suspens différents, bien mis au secret tout au long des pages et menés tambour battant.
En fait, ce livre conte trois histoires en parallèle :
Celle de Daniel qui vient de perdre son jeune fils Jérôme dans un un attentat terroriste. Entre deuil, désespoir et désir de vengeance, jusqu'où ira-t-il ? (Suspens N°1) Ces pages sont très sombres tant la peine de cet homme, peine dans laquelle il s'isole pour conserver sa haine intacte et protéger les siens, est palpable. Mais pas de voyeurisme ici. Le voyeurisme, c'est quand on regarde de l'extérieur. Là, les mots sont si justes et les sentiments décrits tellement fort qu'on ne peut être qu'à l'intérieur, dans le coeur de Daniel.

Pendant le premier tiers du livre, ces moments graves sont allégés par une deuxième histoire : celle de la rencontre improbable de Daniel avec Betty, qui deviendra son épouse et la mère de ses enfants. Ces pages là sont pleines de joie, de fraîcheur, le combat pour le triomphe de l'amour malgré les différences sociales. Bien sûr ce récit du bonheur rejoint l'histoire de Daniel, le narrateur, et prend fin avec l'explosion de la bombe qui tue son fils et, effet, secondaire, semble faire voler son couple en éclat. Vont ils parvenir à surmonter l'épreuve ? (Suspens N° 2)

Enfin, tout au long du livre, il y a l'histoire de Jean. Un SDF qui serait enlevé par un réseau islamiste. Même les caractères d'imprimerie de ces chapitres diffèrent. Là aussi, on retrouve des scènes très dures dans la captivité de Jean. Heureusement, le lecteur peut reprendre son souffle en se retrouvant dans une rédaction de JT et les bureaux du ministre de l'intérieur. Les uns sont se retrouvent mêles à leur insu à cette histoire d'enlèvement et en fond leur choux gras. Les autres tentent de démêler cette histoire et d'en trouver une issue honorable pour tout le monde.(Étant donné les dates approximatives du déroulement de l'histoire et les quelques allusions particulières, on s'amuse beaucoup à mettre sur le ministre de l'intérieur les traits de notre président actuel !)  D'ailleurs, quel lien avec celle de Daniel ? Quand les 2 histoires vont elles se rejoindre ??? Suspens N° 3

Ce livre captivant et touchant n'est pourtant pas un thriller, ni un " livre saga et romans sentimentals" (c'est dans cette catégorie  - écrite ainsi- que l'enseigne Cultura le classe. L'ont-il lu ????)
C'est un roman très fort, très bien construit et écrit qui mène le lecteur par le bout du nez. Ce roman est à mon avis plus grave que le précédent de Thierry Cohen. Il traite de thèmes très engagés et dénonciateurs qui nous touchent tous pour certains, et dont personne n'est à l'abri pour d'autres : le terrorisme, l'extrémisme religieux, la perte d'un enfant lors d'un acte immonde. Le tiraillement de celui qui, victime se sent aussi coupable est développé avec finesse. Ensuite d'autres sujet comme le deuil, les actions et les discours des politiques et des médias face au terrorisme, l'importance de l'amour et de l'amitié tiennent une part importante aussi. Mais le point central se trouve surtout dans cette question : l'utilité, la légitimité, et les conséquences d'une vengeance personnelle ? Un livre qui pose nombre d'interrogations, qui donne certaines réponses et vous poussent à chercher les vôtres au fond de vous même. Indubitablement un livre à lire, un livre qui mérite un énorme succès et d'être bien mieux classé dans les magasins professionnels !

Et enfin, l'anecdote dingue que je me retiens de ne pas vous dévoiler depuis quelques jours...
Lors d'une pause "remplissage de mon verre de Cola", je tombe par hasard sur la page des remerciements, la dernière. Y sont remerciés des amis, membres de la familles, l'éditeur... Puis "les lectrices et lecteurs de la première heure pour leur message enthousiastes et souvent touchants et leur volonté de partager mon aventure. Suis une liste... dans laquelle j'aperçois mes prénom et nom ! Dingue non ?!!!
2ème raison de lire ce livre ! Un auteur aussi disponible, qui n'attrape pas une citrouille un guise de tête, qui respecte et prend tant soin de ces lecteurs... Avouez, ça fait extrêmement plaisir ! Un grand merci Monsieur Cohen pour le plaisir de lecture et celui de voir mon nom édité chez Flammarion !! Si c'est pas le début de la gloire ! lol



Du même auteur sur ce blog : "J'aurais préféré vivre" et une interview exclusive !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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