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Publié le 1 Septembre 2025

Roman - Editions Livre de poche - 252 pages - 8.70€

Parution Poche Avril 2025 (Albin Michel, Avril 2024)

Mon pitch : Dans La liste de mes envies, Jocelyne, la mercière d'Arras, avait tiré les bons numéros au loto, gagnant ainsi 18 millions d'Euros. Ce chèque, elle refusait de l'encaisser, craignant qu'il change sa vie à tout jamais, mais pas forcément dans le bon sens du terme. Jocelyne ne s'était pas trompée...Son mari est parti avec le magot.

On la retrouve trois ans après, et avec 3 millions d'Euros en moins. Où sont partis ces 3 millions, et que va-t-elle faire des 15 millions restants ?

Tentation : Ma lecture du premier tome

Fournisseur : Ma CB dans la librairie de la place aux Herbes à Uzès

 

 

Mon humble avis : En 2012, La liste de mes envies, déferlait dans le monde et l'un des 1.5 millions d'exemplaires vendus atterrissait dans mes mains. Une lecture qui m'avait réjouie au plus au point... Treize ans plus tard, le très bon souvenir et l'idée globale du pitch me restait en tête, mais rien de plus... Et voilà que je tombe en librairie sur le tome 2, déjà en poche ! Sa sortie grand format m'avait échappée.

On retrouve donc Jocelyne, dont la fortune tombée du ciel et encombrante a été amputée de 3 millions. Nous apprenons vite comment et pourquoi... Jocelyne avait donc raison, l'argent rend fou, même les plus proches... Il lui brûle les doigts et lui pourrissent la vie qu'elle aimait telle qu'elle était. Pas à pas, Jocelyne va se relever d'une terrible trahison. Pour l'aider, elle a intégré le groupe des G.A (les Gagnants anonymes) ... Des réunions comme les A.A où chacun partage sa détresse, ses difficultés à gérer les dérives de la richesse... Sauf qu''un bon apéro clôture ces rencontres. La narration de ces réunions de G.A (du loto) est à mes yeux ce qui est le plus intéressant. Il y a là un aspect sociétal dans les  témoignages des adhérents qui démontrent parfaitement la diversité des réactions face à la richesse, réactions des gagnants mais aussi de leur entourage, et tout ce que cela révèle du caractère et des valeurs de chaque individu. L'afflux d'argent est révélateur et déclencheur de bien des choses. Je pense que ce texte est assez réaliste sur ce sujet. Et c'est finalement étonnant, car ces multimillionnaires, qui ont rêvé de le devenir en cochant une grille de loto, se retrouvent confrontés à des situations que l'on n'imagine pas, auxquelles ils n'étaient pas préparés... Certains ne s'en remettent jamais... Aussi, il y a dans ce roman autant de légèreté que de drame, puisque chacun sait que l'argent ne garantit pas le bonheur.

Autre aspect humainement intriguant, plaisant et surprenant à lire : L'argent ne faisant pas son bonheur, Jocelyne va tenter d'user de ces millions pour faire celui des autres. Et c'est là que l'on découvre (pour moi en tout cas), qu'en France, donner de très grosses sommes pour aider les autres n'est pas si facile que cela, puisque le fisc s'en mêle beaucoup, pour remplir les caisses et les ors de l'Etat. J'imagine que l'auteur est bien renseigné sur le sujet et j'avoue que ce que l'ai lu m'a bien énervée et encolérée. Exemple : Jocelyne souhaite aider, à hauteur de 100 000 €, de jeunes entrepreneurs altruistes boudés par les banques... Sauf que dans ce cas, l'Etat rafle 60% au passage etc... Mais mine de rien, Jocelyne trouve de très chouettes idées on ne peut plus spontanées pour aider son (ses) prochain(s), avec quelques billets ou de gros chèques. Là aussi, les réactions des uns et des autres face à leur bienfaitrice sont bien diversifiées et en disent long sur le rapport de chacun à l'argent, que cela soit en donateur ou en bénéficiaire. Cela fait du bien à lire, et réconcilie avec la bonté de certains.

Enfin, quelques rebondissements inattendus redéfinissent les trajectoires de quelques personnages... sans que l'on n'ait rien, mais alors rien vu venir !

Alors oui, beaucoup d'éloges, ce roman fut une lecture d'été vraiment sympathique et fluide. Mais, je dois reconnaitre que certains passages m'ont paru mièvres, d'autres de mauvais goûts et quelques uns inutiles ou lourds (l'histoire de prénom Danièle entre autre) et pas aussi drôles que l'auteur l'espérait sans doute. L'écriture du premier tome m'avait vraiment séduite. Ici, je l'ai trouvé agréable mais parfois trop emphatique par rapport au sujet et à l'ensemble... genre une perle d'eau pour évoquer une larme, mouais bof... même si les perles de pluie de Jacques Brel me bouleversent toujours ! Quant à l'épilogue, il flirte un peu trop avec utopie à mon goût mais bon, pourquoi pas, puisqu'on lit aussi pour s'évader et rêver d'un monde meilleur. 

C'est tout de même amusant de lire les deux tomes à 12 ou 13 ans d'intervalle, tout en ayant gardé une trace de la première lecture sur ce blog... Cela me permet de vérifier que mes goûts littéraires ont évolué. Là où il y avait un grand enthousiasme, il y a maintenant un bon moment de lecture... Mais aussi et surtout, je pense que ma liste d'envies n'est plus du tout la même qu'il y a 12 ans... Mon pouvoir d'achat a sacrément dégringolé depuis, certains de mes centres d'intérêts se sont aussi déplacés, le monde ne s'est guère amélioré et mes illusions se sont effilochées... En même temps, j'ai peut-être aussi mûri... Bref, une pause et une petite étude personnelle bienvenue et un roman touchant, humain et divertissant, même si bien imparfait.

Rappel pour celles et ceux qui, comme moi, jouent de temps en temps au loto : gagner le gros lot, c'est d'abord perdre beaucoup avant de retrouver.

PS : Ce tome peut se lire en one shot ! Peut-être même qu'il serait mieux apprécié ainsi, bénéficiant de l'aspect surprise et nouveauté que l'on ne retrouve pas si on connaît déjà Jocelyne et sa vie.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 24 Août 2025

Roman - Editions Audiolib - 7h07 d'écoute -21.45 €

Parution JC Lattès & Audiolib en 2022

4ème de couv : Suis-je passé à côté de ma vie ? C'est la question qui frappe Paul lorsque, le jour de son mariage, il retrouve Joseph, un ami perdu de vue depuis vingt ans. Et c'est l'été 1983 qui ressurgit soudain. Celui des débuts flamboyants et des premiers renoncements. Avant que la violence des autres fonde sur lui et bouleverse à jamais son existence et celle des siens.

Tentation : Découvrir une nouvelle plume

Fournisseur : La bib de St Lunaire

 

Mon humble avis : Etrange, c'est la première fois que cela m'arrive depuis la naissance de ce blog. J'ai audiolu ce roman en mai. Il m'a bouleversée, son écriture m'a paru sublime, poétique et saisissante et alors que je m'atèle à la rédaction de ce billet, je réalise que je ne me souviens plus de rien, sauf de mon impression et de mes émotions. Et pourtant, cette histoire n'a rien d'oubliable... Mais je suis partie en vacances juste après cette lecture, ai vécu moult vies et lu différents livres aussi, et trop tardé à vous parler de "Les ailes collées". Et cette année, mes vacances étaient plus longues que d'habitude et avaient un but précis et atteint : fuir mon domicile et le voisinage du chien mordeur, et me vider, mais alors me vider, me purger la tête.

Comme sur Babelio, certaines chroniques narrent les trois quarts des ouvrages, je me suis rafraichi la mémoire, des bribes, mais aussi des scènes très fortes me sont revenues, aux conséquences irrévocables... Mais pas assez pour évoquer ce roman avec mes mots. Donc, pas d'autres solution que de le relire bientôt pour qu'il ait dans ma mémoire la place qu'il mérite.

Sophie de Baere a découpé son récit en deux périodes... En 1983, Paul est adolescent... En 2023, c'est un adulte avec bien des fêlures dans ses bagages... Un adulte qui se marie et qui va devenir père. Il est question d'amitié, d'amour, de différences... Donc de harcèlement et d'intolérance. Ces sujets me touchent toujours particulièrement.

Que Sophie de Baere, si elle passe par ici, me pardonne. Elle n'est pour rien dans mon absence de souvenir précis de son roman... C'est moi qui n'assure pas alors que l'ai tant aimé l'écouter. Donc une fois n'est pas coutume, il va falloir me croire sans arguments, juste sur une simple phrase : Ce roman est magistral, un drame poignant... Et donc à lire.

D'autres avis plus étayés sur Babelio 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 20 Août 2025

Roman - Editions Audiolib - 7h35 d'écoute - 20.45 €

Parution Michel Lafon & Audiolib en 2019

Mon pitch : Quatre couples, amis de longue date, se retrouvent pour deux semaines de vacances dans une luxueuse villa ardéchoise. Et cette année, c'est sans les enfants ! Ce séjour, qui s'annonçait comme un long fleuve tranquille, ne va pas l'être tant... Surtout qu'arrive, quelques jours après, la belle Valentine... Valentine, une amie célibataire de Caroline... Qui va se révéler, à ses dépens, être un déclencheur et un révélateur de pas mal de maux enfouis.

 

 

 

Tentation : Besoin d'un livre audio facile pour trier mes photos en même temps

Fournisseur : La bib de Betton

Mon humble avis : Sans transpirer d'originalité, l'idée de fond de ce roman est bonne, puisqu'elle permet l'observation et une certaine analyse des comportements individuels et collectifs dans une vie de groupe. Ici s'ajoute l'aspect couples, et le fameux cap de la quarantaine, puisque tous les protagonistes en sont proches.

Très vite, l'ivresse des libellules m'a confortée dans ma non envie dans de telles vacances avec un groupe d'amis. Ce n'est vraiment pas mon truc. Entre les régimes végétariens des uns, la langueur des autres, les décisions qui sont toutes prises en commun au moindre détail... Pour moi, ce ne sont pas des vacances ! 

Bref, c'est une lecture que j'oublierai vite malgré ses bonnes intentions. Les personnages sont assez caricaturaux (puisque qu'il faut couvrir toutes typologies).... Il y a forcément celle qui vient en vacances avec la ferme intention de perdre ses kilos superflus pour reconquérir son mari etc etc... Evidemment, les travers des uns refont surface, il y a le clan "les hommes d'un côté, les femmes de l'autres".... oui les femmes se mettent en grève pour que leurs conjoints comprennent qu'elles ne sont pas les bonnes à tout faire dans la maison. Voili voilou...

Même si tous les sujets qui tournent autour du couple (les doutes etc) et de la quarantaine sont abordés, l'ensemble reste superficiel et très basique. Le plus souvent, les dialogues frôlent avec la mesquinerie et ne volent pas bien haut (oui, la question "est-ce qu'embrasser c'est tromper" est même posée ! ). Je pense que mon irritation a été accentuée par la voix très jeune, limite enfantine, de l'interprète, qui m'a souvent donné l'impression d'être avec des ados qui parlent de leur problème de coeur.

L'autrice démontre bien qu'il n'y a pas de recette magique pour assurer la durabilité d'un couple. Chaque couple peut, par un fonctionnement différent, palier l'usure du temps, de la routine, et surmonter les hauts et les bas de la vie, voire les épreuves. Ces analyses sont pertinentes mais retranscrites de façon superficielle. Bien souvent, les réactions des personnages paraissent artificielles, juste là pour illustrer et démontrer le propos.

Deuxième roman que je lis de cette autrice, après ce que disent les silences. Je pense que je vais m'arrêter là, car, si j'apprécie de temps en temps les romans feel good et léger, celui-ci m'a plus exaspérée qu'apaisée !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 16 Juillet 2025

Roman - Editions j'ai lu - 219 pages - 7.60 €

Parution J'ai Lu mars 2024 (Flammarion 2023)

Mon pitch : Le destin de Vadim, fils d'un général russe et d'une française... Depuis l'URSS et ses plaines, les prisons du régime, jusqu'aux hauts plateaux Himalayens, en passant par l'île de Bréhat...

Une quête, et des parties d'échec pour se maestro, qui fuira la gloire dans l'exil.

 

Tentation : Acheté dans la librairie de la place aux herbes (du roman éponyme du même auteur), à Uzès

 

 

Mon humble avis : Après la très sombre et étouffante lecture du chant du prophète de Paul Lynch, il me fallait un livre radicalement différent. Donc ce titre était tout indiqué !

La librairie de la place aux herbes avait été un gros coup de coeur pour moi. Ce n'est pas le cas pour la traversée des lumières, même si ce roman fait parfaitement le job : distraire, passer un bon moment, avec une histoire agréable. Bref, une lecture idéale pour l'été.

La première partie m'a vraiment intéressée... L'on y suit Vadim depuis sa naissance, son séjour en prison soviétiques, puis les parties d'échecs qu'il dispute de par le monde pour le Parti, avec en contrepartie, la libération d'un de ses codétenus politiques en cas de victoire...

Et le regard très clair d'une femme qu'il croise lors d'un de ces tournois...

Il y a ensuite un passage sur l'île de Bréhat, chez son oncle français, qui se révèle être le narrateur de ces pages. Puis départ pour une quête (dont je ne révèle rien), qui mène Vadim au Népal, au Tibet, jusqu'à l'ancien royaume de Lo, le Mustang. Un voyage un fil d'une caravane de sel, et des arrêts et rencontres au gré des monastères. Cette partie ci est très dépaysante, on imagine sans mal la grandeur et la splendeur des lieux, et les bienfaits d'une certaine culture et croyance. Mais ce parcourt initiatique de Vadim, sa recherche de cette femme aux yeux clairs n'échappe pas aux aspects conventionnels de cette littérature dite "de développement personnel".... Bons sentiments, mantras, leçons de vie et transformation. De cela, je suis moins fan. 

La traversée des lumières est donc un roman comme il en sort des dizaines chaque année, et qui trouvent leur public, désireux de sortir des laideurs du monde pour un peu de repos bienfaisant. On y trouve une bonne dose de mystère, des rebondissements, un peu de danger, des retrouvailles, des informations géopolitiques, le tout saupoudré de philosophie bouddhiste pour s'achever sur un secret bien gardé. Un roman qui invite à sortir de nos propres sentiers pour rencontrer l'autre et les autres pour se trouver soi-même, ce que fait Vadim tout au long du roman. C'est sûr, ses rencontres sont on ne peut plus variées, enrichissantes et formatrices.

Une lecture pas forcément originale mais qui, entre deux livres plus lourds, trouve bien sa place !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 3 Juillet 2025

Roman - Editions Lizzie - 10h35 d'écoute -21.99 €

Parution Michel Lafon et Lizzie en septembre 2024

Mon pitch : Ignorés du reste du monde, deux pays s'affrontèrent trois mois durant l'hiver 1939 - 1943. Un pays minuscule contre un géant... La Finlande contre la Russie. Ce fut la Guerre d'Hiver qui bien que localisée, modifia le cours de l'Histoire de toute l'Europe. Olivier Norek nous raconte ces 103 jours meurtriers et dresse le portrait d'un soldat devenu légende. Simo le sniper Finlandais que tout le monde surnomma alors "La mort blanche".

 

Tentation : Roman incontournable de la Rentrée Littéraire 2024

Fournisseur : La bib de Dinard

Mon humble avis : Je pourrais élever ce roman au rang de coup de coeur tant je n'ai rien à lui reprocher, si ce n'est un peu sa longueur (mais celle-ci est tout à fait justifiée). Mais avec les Guerriers de l'hiver, je suis loin de ma zone de confort et les romans de guerre ne sont pas de ceux vers lesquels je me précipite habituellement.

Il n'empêche, je suis en admiration total pour le travail de recherches et de rédaction réalisé par Olivier Norek, qui remercie chaleureusement en fin de livre toutes celles et tous ceux qui l'ont aidé dans cette entreprise titanesque.

Olivier Norek, ancien policier, nous a accoutumés à des polars/thrillers géniaux, et voilà qu'il bascule avec un talent et un succès inouï dans le roman historique. Tous les faits d'arme cités dans ces pages sont réels.

Je ne retiendrai pas tout et certains passages liés aux stratégies militaires ou aux discours des hauts gradés ou politiques me sont un peu passés au-dessus. Mais sur le front, avec Simo et les autres, j'y étais, ça c'est sûr. Et j'ai appris beaucoup. Déjà l'existence de cette guerre dont je n'avais jamais entendu parler. Une fois de plus, la Russie pensait plier cette guerre en moins de 10 jours... Sauf que les Russes n'avaient aucune idée des conditions du terrain et donc n'étaient pas prêts et se sont empêtrés sur place et dans le mensonge en Russie. La honte pour Staline dont la réserve inouïe de soldat, envoyés comme chair à canon, ne vient pas à bout d'une minuscule armée. Staline a oublié qu'un soldat qui défend son pays et sa liberté en vaut dix. (comme en Ukraine)  Et surtout, Staline a oublié d'équiper correctement ces hommes... Par des températures variant de moins 30 degrés à moins 50 degrés, dans des paysages blancs de neiges, les soldats russes sont arrivés vêtus de vert, et pour la plupart, en uniforme estival... Les Russes ont des tanks, mais les Finlandais ont des bottes qui tiennent chaud...

Norek nous emmène autant au coeur de cette guerre infernale qu'au coeur de ces hommes qui se sont battus. De ces hommes qui ont dû tuer par devoir. On doit tuer, puis on peut tuer, puis on veut tuer... Les conséquences et conditions psychologiques de ce conflit sont extrêmement bien mis en mots par l'auteur.  Nous sommes aux cotés de Simo, le sniper, avec qui l'on retient notre respiration. On avale de la neige pour que notre respiration ne nous trahisse pas... D'ailleurs on lit certains passages en apnée.

Captivant, superbement menée mais aussi très sombre, cette page de l'Histoire est à connaître et donc ce livre à lire, que l'on soit friand ou pas de ce genre littéraire.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 18 Juin 2025

Roman - Editions Julliard - 208 pages - 20 €

Parution en Janvier 2025 

Mon pitch : La confession d'un homme, d'un père. Avant, pendant et juste après une marche blanche. Celle en hommage d'Hugo, son fils de 14 ans, qui s'est donné la mort un mois plus tôt... Après des semaines et des semaines de brimades, de moqueries, de coups, d'insultes, de menaces, de guet-apens, d'intimidations, de racket, bref d'enfer au collège... Hugo, une victime de plus du harcèlement scolaire...

 

Tentation : Le sujet et la plume de Philippe Besson

Fournisseur : La bib de St Lunaire 

 

Mon humble avis : Un roman qui se lit en apnée, qui brise le coeur, noue la gorge.... alors que la colère monte en nous.... Vous parler de mon fils est un roman, juste sans doute parce que ses personnages sont fictifs. Mais la réalité décrite y est bien réelle, on le sait, les médias en parlent régulièrement : le harcèlement scolaire.

J'en fus aussi victime au collège, sur une année, mais dans des proportions tellement moindres... Et pourtant, quarante ans après, je n'ai rien oublié. Pour moi, ça c'était limité aux moqueries en publiques, au verbal... Et quand je rentrais chez moi, cela cessait car point de réseaux sociaux à l'époque.

Ce n'est pas un livre qu'on adore, parce qu'on aimerait tellement lire autre chose quelque part, mais parce qu'il est nécessaire. Il devrait être lu par tous : membres de l'Education Nationale, du gouvernement, parents, frères, soeurs, oncles, tantes... Pour pouvoir peut-être un jour déceler un signe, une alerte qu'un jeune est en danger parce qu'harcelé. Hélas, je crains que le genre d'énergumènes capables d'infliger autant d'ignominie à un de leurs camarades de classe ne trainent pas beaucoup dans les librairies, et encore moins dans le rayon où l'on trouve cet ouvrage.

Philippe Besson nous accroche dans les pensées de ce père brisé, grâce à sa plume toujours juste et implacable, sa sobriété, son analyse parfaite des faits : l'engrenage, ses conséquences, l'aveuglement puis l'impuissance des parents, l'inertie de l'institution scolaire, de l'Etat, l'aveuglement des parents, le silence de la victime, le déni des parents des coupables, l'effet de masse au collège, le désastre des réseaux sociaux, l'impunité, les délais ahurissants de toute démarche, l'absence totale d'empathie de ces deux gamins qui ne regrettent rien, n'ont aucune conscience des conséquences de leurs actes..."C'était juste pour se marrer"... en gros...

On sent vraiment la spirale infernale s'installer... Si les parents ne font rien, comme les supplies Hugo une fois qu'il a déversé son désespoir, la situation ne s'arrangera pas. Si les parents agissent, elle risque d'empirer... Voilà où en est notre société décadente en 2025. Deux sales gosses de 14 ans tiennent tout un système en respect, et mettent une famille à genoux.... En 2025, le doute profite bien plus aux présumés coupables qu'à la victime. L'institution scolaire se cache derrière le "Pas de vague" et respecte à la lettre une soi-disant procédure comme s'il s'agissait ici d'une simple dispute entre adolescent. C'est consternant. L'antre de l'Education nationale n'est plus en mesure de protéger les enfants, ni même ses professeurs... Mais partout, l'enfant est devenu roi... C'est tout cela que nous dit ici Philippe Besson, mais bien plus encore : le sentiment de culpabilité des parents d'Hugo, leur douleur, leur peine, leur colère, leur haine, leur vie à jamais anéantie à cause de deux petits cons et d'une institution qui n'est pas su voir, entendre, écouter, protéger.

Cette tristesse, cette colère, cette haine nous accompagnent tout au long de cette lecture bouleversante et éprouvante, et deviennent nôtre.

Un sujet délicat, mais tellement actuel, mené par une main de maître. A lire, à partager, et surtout, à méditer... pour que des solutions efficaces face à ce fléau social voient le jour... et que cesse cette impunité.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 14 Juin 2025

Roman - Editions Livre de Poche - 179 pages - 7.90 €

Parution Poche Mai 2025 (Stock 2024)

Mon pitch : L'écrivain voyageur reprend la route, l'avion, les tuk tuk, le vélo, la pirogue, le bus, le train pour de nouvelles aventures... Mais cette fois-ci, c'est en famille, avec La Femme et L'Enfant. Direction, l'Asie du Sud Est pour 4 mois régénérateur pour La Femme en burn out, de découverte et d'instruction pour l'Enfant loin de l'école, et d'observations et de matière première à un ouvrage pour le père.

Tentation : Ma "fanitude" pour les livres de Julien Blanc-Gras

Fournisseur : Ma CB

 

 

 

Mon humble avis : Estampillé roman par l'auteur et l'éditeur, car un peu d'arrangements avec la réalité et les protagonistes de ce trip en Asie de Sud Est, Bungalow reste bien à mes yeux un récit de voyage. Peu importe l'étiquette, c'est vrai que ce livre fait du bien.

On retrouve la plume alerte, les bons mots, le sens de la formule, l'humour, le cynisme et l'autodérision de Julien Blanc-Gras, et c'est donc avec le sourire, voir des rires que l'on parcourt ces pages, même si certains passages invitent au recueillement ou frisson dans le dos... Car, bien sûr, dans un tel voyage, il y a les mésaventures, les déconvenues, les péripéties qui finissent bien (ou pas d'ailleurs) et se révèlent donc drôles, surtout dans la façon dont elles sont narrées, mais il y a aussi des visites de sites dramatiques, comme le musée S21 à Phnom Pen qui glace le sang.

On ne voyage de la même façon selon que l'on est seul, ou accompagné de La Femme, qui emporte avec elle tous les cosmétiques possibles dont le beurre de karité, et de l'Enfant qu'il faut protéger, instruire et céder à un quelque temps d'écran tablette chaque jour. Mais cela permet d'observer sa famille autrement, puisque du coup, c'est H24 que l'on est ensemble. Et franchement, les observations et réactions de l'Enfant devant certaines incongruités exotiques valent leur pesant de caramel mou ! Mais il est vrai qu'on forme sa propre bulle, et que l'on se mélange moins, les liens crées sur place reste plus superficiels et anecdotiques. Il n'empêche, ici nous avons plusieurs points de vue et réactions : ceux du père, de l'Enfant ingénu et de la Femme, ces deux derniers n'étant pas aguerris, comme le père, au dépaysement total et au manque de confort. Donc tout cela apporte un intérêt certain à Bungalow.

A la différence des précédents ouvrages de l'auteur, qui rapportait des voyages plutôt mono destination très approfondis, ici on survole un peu plus les pays visités mais ce n'est pas pour autant que l'on apprend moins. Sur la feuille de route : la Thaïlande, le Cambodge, le Laos, le Vietnam, le Japon et la Corée du Sud. Un tel programme ne peut qu'être moins détailler pour entrer dans 180 pages. Saviez-vous par exemple que le Laos peut concourir en tête dans les pays les plus bombardés de l'Histoire. Les mines antipersonnel foisonnent encore un peu partout.... je pensais cette atrocité "restreinte" au Cambodge. L'avion... Certes, la petite famille en a pris, et le passeport de Julien-Blanc gras atteste d'un bilan carbone pas très bio... Mais l'Homme ne possède rien, se contente de 2 pantalons, n'a pas de voiture... Et surtout, il est prouvé que le streaming pollue plus que le transport aérien dans le monde... Donc pas toujours facile d'être raccord avec ses idéaux, et le bien-être de la planète. 

Ce voyage avait pour objectif d'être dans la décroissance... Pas toujours facile... Et sans programme établi d'avance. Mais il nous amène à réfléchir sur la dureté du monde (notamment de l'entreprise, que ce soit à Paris ou en Corée), sur ses aberrations, sur ses injustices, sur ses surprises, sur ses beautés... Un voyage entre espoir et fatalité, découvertes etc, qui prouvent une fois de plus que le voyage forme la jeunesse, à tout âge, et ouvre les yeux sur notre propre condition personnelle et celles des 8 milliards d'autres âmes qui partagent le même caillou de l'univers sans vivre de la même façon... Parfois mieux, mais souvent dans de moins bonnes conditions... Et parfois, cela dépend aussi des priorités de chacun pour se dire heureux et conscient de son bonheur. 

"Voyager, par définition, c’est passer à côté."...Voilà pourquoi il n'y a pas de frustration dans l'aspect moins approfondit de cet ouvrage, qui est le récit d'un voyage que vous ou moi pourrions effectuer, sans être journaliste et écrivain. Et d'ailleurs, pourquoi tout voir, pourquoi cette injonction au bon touriste de visiter tous les temples et musées quand, pour découvrir un pays, il suffit de marcher dans la rue, dans les villages, et d'observer...

A lire sans hésiter, vous voyagerez son entamer votre bilan carbone et vous régalerez de ces quelques heures de lecture mordante, drôle, instructive, intelligente et dépaysante ! 

Et moi je dis "vivement le prochain Julien Blanc-Gras !

 

 

Sur ce blog, bien d'autres ouvrages de Julien Blanc-Gras

L'avis de Fanja

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #récits ou romans de voyages

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Publié le 5 Juin 2025

Roman - Editions Livre de poche - 240 pages - 7.90 €

Parution en 2016

Mon pitch : Dans un coin reculé des Cévennes, à quelques centaines de mètres, vivent deux paysans... Gus le quinquagénaire, Abel le septuagénaire. Deux taiseux qui partagent parfois une bouteille et quelques mots, et qui se donnent des coups de mains dans la ferme de l'un et de l'autre. Et puis il y a Mars, le chien de Gus, son vrai poteau.

Et puis un jour, une détonation. Des pas surprenants dans la neige et Abel qui change ses habitudes. C'est tout le monde de Gus qui vacille.

 

Tentation : Lire mon auteur chouchou, Challenge

Fournisseur : La bib de St Lunaire

 

Mon humble avis : Ce roman a fait partie de la sélection du Prix polar SCNF 2016, et pourtant, je n'ai pas vraiment l'impression d'avoir lu un polar, ni un thriller. Plutôt le récit d'un basculement, d'un drame, avec son lot de tension et de suspense. Mais pour moi, tout roman comporte une dose de ces deux ingrédients, sinon, à quoi bon lire sans l'attente de surprise...

Etonnement quand on entame cette lecture... L'histoire commence le jour du décès de l'Abbé Pierre et se déroule sur quelques jours, jusqu'à l'enterrement de ce dernier.... L'Abbé était important pour Gus, comme un repère. Et cette disparition sonne, sans lien de cause à effet, l'effondrement de la vie de Gus... On retrouve dans ces pages les éloges funèbres du fondateur d'Emmaüs "Un saint, personne pour lui trouver le moindre défaut". Lire cela en 2025 après la mise à jour des scandales autour de ce personnage, ça fait vraiment bizarre. Je me demande bien comment Franck Bouysse aurait écrit "Grossir le ciel" s'il s'y était attelé cette année...

Ai-je choisi le roman idoine pour mes vacances ? Pas forcément... Certes, j'ai consacré peu de temps à la lecture, mais il m'a fallu 2 semaines pour achever Grossir le ciel. Et pourtant, on retrouve tout ce qui fait la patte Bouysse.... Les lieux reculés, le monde paysan, les taiseux, tout un monde, un univers sur quelques ares, les personnages quittant rarement leur environnement. Bouysse reste sans pareil pour décrire les mentalités paysannes et la nature aussi âpre que belle. Seule équivalence à ma connaissance dans ce genre littéraire, Marie-Hélène Lafon.

Le récit, comme la mise en place des personnages et des lieux m'a paru lent. Même si les personnages sont attachants, il m'a manqué quelques ancrages et un rythme plus prenant pour tourner les pages avec avidité. Et puis, dans le dernier quart, le drame, issu de secrets de famille, et quel drame, un véritable gâchis même, commence à se préciser. Et l'issue, bouleversante, on ne la voit pas venir. Même s'ils sont minimalistes du fait du caractère des protagonistes, les dialogues sont saisissants et parfois, sacrément bien vu, qui amènent à sourire, notamment lorsque Gus est confrontés au fameux "suceur de bible".

J'ai eu comme une sensation de déjà lu avec Grossir le ciel... En effet, celui-ci ressemble beaucoup dans la situation (juste deux voisins dans un lieu isolé) à "L'homme peuplé", qui lui, avait été un coup de coeur. Comme quoi, "trop" lire de romans d'un seul auteur sur un durée limitée amène peut-être à un sentiment de lassitude, quand la découverte n'est plus là.

Mais si vous ne connaissez pas Franck Bouysse, je vous recommande cet ouvrage pour entrer dans son univers bien à part, aussi sombre que poétique et lumineux.

Ma prochaine lecture de mon auteur chouchou, et peut-être la dernière d'ailleurs, sera le fameux "Né d'aucune femme".

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Challenge Lisez votre chouchou

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Publié le 13 Mai 2025

Roman - Editions Ecoutez lire - 6h19 d'écoute - 17.99 €

Parution chez Gallimard en 2018

Mon pitch : Un dimanche de décembre, Lina, une femme âgée livre à ses trois fils le secret qui l'étouffe. En révélant une souffrance insoupçonnée, cette mère niée par les siens depuis l'adolescence se révèle dans toute son humanité et son obstination à vivre libre, bien qu'à jamais blessée. Eric part alors sur les traces de sa propre naissance en 1960 pour comprendre... Ce qui lui permettra de renaître enfin et de créer le véritable lien filial avec sa mère.

Tentation : Pourquoi pas ?!

Fournisseur : Bib de Dinard

 

Mon humble avis : J'ai opté pour cette audio lecture sur le seul prétexte que je ne connaissais pas Eric Fottorino. C'était donc l'occasion de découvrir sa plume. Et bien aucun regret car franchement, son écriture est juste sublime, précise, élégante sans être ampoulée, et surtout très émouvante. Quel talent dans le choix des mots, quelle finesse la description des émotions ! C'est juste admirable et déjà une très bonne raison d'ouvrir ce livre... qui malgré la dureté de certains faits et souvenirs évoqués, reste très caressant.

Et puis il y a ce que le texte nous dit... Il y a certainement beaucoup d'autobiographie dans ces pages qui sont bouleversantes. Dix-sept ans, c'est l'âge qu'avait Lina lorsqu'elle a donné naissance à Eric... A l'époque et sans ce genre de famille, on peut vite en imaginer les conséquences. 

Nous suivons donc Eric, qui quitte quelques jours femme et enfants pour retourner sur le lieu de sa naissance... Une quête sur sa mère, sur ses deux pères (le père biologique et le père adoptif), et sur cette petite soeur qu'il n'a jamais connu et qui l'a tenu éloigné de sa propre mère... Eric comprends alors pourquoi il a tant chéri sa grand-mère et pourquoi sa mère lui paraissait si inconnue. Quand il découvre la vérité, c'est c'est la terre qui tremble sous ses pieds, dans ces veines et jusqu'au plus profond de son être. Voici venu le temps de tous les pardons et regrets. La mise à jour de tous ces drames familiaux va permettre de renouer le dialogue et de laisser l'affection réelle, l'amour, et même l'admiration pour sa mère s'infiltrer peu à peu.

Ce texte est une reconstruction identitaire bien tardive sur les décombres d'une époque... Une époque où l'on disait "fille mère" et qu'on éloignait la fautive le temps de la grossesse avant de confier l'enfant encombrant, une époque où la décolonisation attisait le racisme et où avoir un gendre juif marocain ou pied noir tunisien n'était pas pensable... Et tout cela, sous la bénédiction de Dieu, de la religion, et avec la complicité de l'Eglise etc... Une époque où les belles histoires d'amour étaient gâchées, des vies brisées, et qui portent encore à conséquences des décennies plus tard.

Un récit intime et sobre bouleversant sur le drame des non-dits et un formidable hommage, une déclaration d'amour à Lina, la mère d'Eric. Sa petite Maman qui s'est tant battue pour recouvrer sa liberté, malgré cette absence inconsolable.

Et moi, je suis tombée en pamoison pour une plume... Eric Fottorino, je n'en n'ai pas fini avec vous !

 

"Être abandonné, avoir abandonné, qui peut dire ce qui fait le plus mal ?"

La mémoire voit les choses en grand. L’enfance les repeint en bleu.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 22 Avril 2025

Roman - Editions Audiolib - 7h22 d'écoute - 21.95 €

Parution Albin Michel et Audiolib en 2024

Mon pitch : Breton, Alexis revient de 8 ans sur divers fronts en tant que médecin humanitaire urgentiste... Il revient avec de lourds traumatismes, tant physiques que psychologiques. Pour lui, la médecine, c'est terminé. Après quelques semaines de flottement et de récupération chez sa soeur à Brest, un de ces amis lui fait une proposition inattendue : remplacer son père, médecin généraliste sur l'ïle de Groix quelques semaines, le temps pour ce dernier de subir une opération chirurgicale. Peut-être l'occasion pour Alexis de se réparer, loin des violences du monde dans ce cocon que peut-être une île...

 

Tentation : Le titre... Quand il y a le mot "Ile" ça me fait des choses !!!

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Il y a deux ans, en pleine convalescence de ma Névrite vestibulaire, je lisais "Entre ciel et Lou" de Lorraine Fouchet, roman se déroulant à Groix et que j'élevais au rang de coup de coeur. En janvier dernier, lors de mon agression par le Berger allemand de mes voisins, je venais d'emprunter "L'écriture est une île, de la même autrice, une histoire que prend aussi place à l'île de Groix. Je me faisais alors la promesse que sitôt que je pourrais de nouveau gambader par les chemins, je m'offrirai quelques jours sur cette île... Et ce genre de promesse tombe souvent dans l'oubli... Jusqu'à ce que je pioche par hasard, dans ma PAL audio, ce titre de Sophie TalMen, juste parce qu'il me fallait une audiolecture facile pour trier et traiter mes photos en même temps... Et paf, encore l'île de Groix !!! Du coup, un petit tour sur Google, une ou deux coups de fil... Me voici avec une traversée en bateau et un hôtel réservés pour deux nuits, à Groix...

Et le tout, c'est aujourd'hui ! Quand vous lirais ce billet, je serai en route, ou sur le pont d'un bateau, ou à sillonner les chemins de cette île, seule mais pas vraiment : avec mon appareil photo. Comme Alexis, je vais poursuivre ma réparation sur Groix... Comme quoi la littérature, c'est aussi cela, vous donner follement envie, comme une évidence incontournable d'aller quelque part, sur les lieux des livres. Bon là, je m'en sors bien, heureusement que mes lectures en ces moments difficiles ne se déroulaient pas en Australie ou en Sibérie !!!

Bon quid de "La promesse d'une île" puisque ce roman est tout de même le sujet de ce billet ? Une audiolecture plaisante comme il en fleurit beaucoup sur les étals des librairies. On n'évite pas les clichés et les issues sont toujours plus ou moins attendues. Le but de ces romans est de se faire du bien, et j'aime l'aspect vivre en micro société comme l'induit l'insularité... Peu d'habitants, tout le monde se connaît, s'entre aide, on est loin de la société de consommation et de ses travers, et il semble encore régner dans ces lieux un certain civisme et un art de vivre. Ca me suffit pour passer un agréable moment de lecture, quelque part loin du monde, un peu dans une famille à laquelle on finit par appartenir. Même si le personnage d'Alexis a quelques fantômes traumatisants issus la pire violence de notre monde : la guerre.

Ce livre est aussi l'occasion de mettre en avant l'importance de la médecine de campagne, à une époque où la désertification médicale s'étend de plus en plus. D'ailleurs, hier aux infos, petit reportage sur le médecin de l'île de Bréhat qui après douze ans de bons et loyaux services, quitte l'archipel, sans être remplacé pour l'instant...  La promesse d'une île est aussi une ode à la Bretagne, à la solidarité des îliens, au cocon que peut représenter une île. Et moi, j'ai besoin de cocons... Donc Groix, me voilà !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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