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Publié le 10 Juillet 2020

Roman , Rose, littérature, tatiana de rosnay, Napoléon III, Haussmann, avis, blog, chronique

Roman - Editions Audiolib - 4h55 d'écoute - 21.90 €

Parution d'origine aux éditions Héloise d'Ormesson en 2011

L'histoire : Rose Bazelet, 59 ans, veuve, mène une vie paisible dans sa maison parisienne de la rue Childebert... Jusqu'au jour où elle reçoit une lettre qui a l'effet d'un couperet.... Sa maison, sa rue et bien d'autres vont être démolies au profit des grands boulevard Haussmaniens. Mais Rose n'a pas l'intention de se laisser faire.... Elle écrit alors de longue lettres à son défunt époux où elle lui narre son combat, et d'autres choses aussi... jusqu'aux secrets jamais avoués.

 

Tentation : La blogo lors de la sortie du roman (il y a donc 9 ans !)

Fournisseur : Bib N°3

 

 

Mon humble avis : Je n'ai absolument rien à reprocher à ce roman. S'il ne m'a pas transportée, c'est juste parce que ce genre d'histoire n'a pas ma préférence.

Il s'agit d'un roman épistolaire. C'est Rose qui s'exprime le plus, mais l'on n'y trouve aussi des lettres de sa fille, de certaines de ses relations, et même un pli que son mari lui avait décrit dans leur jeunesse. Le style de Tatiana de Rosnay est très soigné, précis, agréable et correspond bien aux us et coutumes linguistiques d'alors.

Cette audiolecture fut tout de même agréable et intéressante... En effet, je savais bien qu'à une époque, Paris avait été transformée, modernisée pour ressembler au Paris que nous connaissons... Ceci, sous les ordres de l'empereur Napoléon III et du préfet de l'époque, le Baron Haussmann... D'où l'appellation "grands boulevards Haussmanniens". Mais je n'avais jamais approfondit le sujet. Dans mon esprit, Paris était passé de l'ile de Cité représentée dans Les misérables ou Notre Dame de Paris de Victor Hugo, bref, le Paris Médiéval, au Paris moderne comme par un claquement de doigt. Ce fut en fait plus de quinze année de travaux et des milliers de personnes dépossédées de leur bien, leur maison, leur histoire, leurs racines. Bref, je n'avais jamais réfléchi à toutes ces expropriations et leurs conséquences. Tatiana de Rosnay m'en a joliment donné l'occasion ici, en enrubannant la grande Histoire dans une très belle histoire d'amour, celle de Rose et de son mari, amour qui se prolonge post mortem.

Rose raconte donc la vie des petits contre les grands, de la vie face aux inéluctables évolutions et les dégâts intimes et personnels qu'ils provoquent. Une fois de plus, la littérature prouve qu'elle est atemporelle, car ce sujet est encore bien souvent d'actualité. Et je me dis alors que finalement, le Monde change peut-être dans la forme, mais dans le fond, les faits se répètent... Un roman que je vous conseille car intéressant, au delà de mes propres préférences.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 8 Juillet 2020

Olivier Liron, Roman, Austisme Asperger, Questions pour un champion, littérature, avis, chronique, blog

Roman - Editions Points - 188 pages - 6.60 €

 

Parution d'origine chez Alma Editeur en septembre 2018

L'histoire :  Nous voici donc en 2012 sur le plateau de France 3 pour Questions pour un champion. Olivier Liron lui-même est fort occupé à gagner : s'il emporte ce match contre ses 3 adversaires, il affrontera alors Michel le super champion dans une finale mémorable où tous les coups sont permis ! Olivier Liron est autiste Asperger ! Ce n'est pas une maladie, juste une différence qui parfois, fait toute la différence !

 

 

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Ma CB déconfinée

Mon humble avis : Einstein, le sexe et moi est roman basé sur des faits réels, puisqu'Olivier Liron nous narre ici une journée d'enregistrement passée sur le plateau de Question pour un champion.... Pour la finale Super Champion ! Et moi, je dis que ce roman est le super champion de l'originalité !

Olivier Liron nous donne ici un roman rondement mené, mêle tous les styles, de nombreux sujets et qui donc provoque toutes sortes d'émotion. On rit beaucoup ! C'est sûr, Olivier Liron maîtrise à merveille l'art de l'humour, tout en finesse. Il brille aussi dans l'art du suspense ! Par moment, le rythme devient celui d'un thriller : trouvera ou pas la bonne réponse, appuiera assez vite ou non sur le buzzer, prendra ou ne prendra pas la main.... Le tout, sous la célèbre cadence de Julien Lepers : "Top, je suis... et je suis... et et et ?!!! On tremble autant que les candidats. Olivier Liron dissèque magnifiquement, tout en une amusante et bienveillante subtilité, le comportement et les réactions tant des candidats que du maître de cérémonie. Mine de rien, cette journée de tournage et cette émission est un concentré sociétal : tout est stratégie, et il faut être le meilleur, quels que soient les moyens. Olivier la veut cette victoire ! Elle sera sa revanche sur le passé et les brimades.

Et puis l'on est agacé, en tout cas je le fus, par les simagrées de Julien Lepers, comme je l'étais lorsqu'il m'arrivait de tomber sur l'émission télé ! Comme Olivier Liron décrit l'animateur et ses gestes dans tous les détails, on a envie de dire : oui, on passe ! Ou alors, accélère, on n'en peut plus d'attendre.

Mais les spotlights de la télévision ne sont que décors et prétextes à aborder le vrai sujet du roman... En effet, certaines questions évoquent des souvenirs au narrateur, qui se met alors à les développer dans des chapitres différents. Nous ne sommes plus dans le divertissement mais dans la sincérité, le témoignage. Ce sont les épreuves de sa vie d'autiste (Asperger), depuis la petite enfance jusqu'à l'âge adulte. Mise à jour qui me laisse perplexe ; Les médias présente Olivier Liron comme autiste asperger, mais quand je discute avec lui sur FB, il ne se dit pas autiste asperger, notamment pour ne pas être catégorisé. Donc pour les lecteurs qui voudraient lire spécifiquement un témoignage d'Autiste Asperger, je ne "garantis" rien, à prendre avec discernement.

Je pense qu'il y a un parallèle entre les étapes du jeu et celle de la vie d'Olivier Liron. C'est dans ces moments-là que l'auteur nous prend le coeur et la gorge, et nous emplit d'émotion et de colère. En effet, il raconte les violences scolaires qu'il a subies (passages vraiment très durs), sous le regard passif de l'institution. Son refuge dans la littérature, la poésie et l'écriture. La dictature de la normalité. Les difficultés à saisir l'implicite et les codes sociaux, ce qui s'avère encore plus difficile lorsque l'Amour pointe le bout de son nez. La cruauté des gens et de la vie. Les intérêts spécifiques autistiques. La difficulté à gérer émotions. Les pensées très sombres ou totalement fantaisistes. Bref, ce sont des tranches de vie dans la différence (pour le meilleur mais souvent pour le pire) que nous confie ici Olivier Liron, sans jamais tomber dans l'apitoiement. Pour cela, il peut compter sur son humour efficace et son sens indubitable de la formule.

Ce roman tout à fait OVNI dans le paysage littéraire est avant tout là pour dénoncer le dictat de la norme dans une société exclusive et destructrice qui exclut les différences, quelles qu'elles soient... Autistiques, pondérales, physiques, sexuelles. Une société qui discrimine au lieu de s'enrichir. Un livre à lire absolument, notamment pour toute personne qui s'interroge sur ce que peut être l'autisme parce que je réalise que mon billet est bien terne par rapport à l'excellence du texte lui-même. Et pour moi, un auteur à suivre, chouette, comme si j'en manquais !

"J'aurais voulu lui dire que je ne m'accordais pas le droit d'être moi-même, qu'on ne m'avait jamais accordé le droit d'être moi-même, et que j'avais l'impression d'être mon propre tyran en permanence, mon propre monstre. J'ai un monstre en moi"

"Pour moi, il était normal d'avoir honte comme ça de son corps, la honte était pour moi normal comme le vent, normale comme les nuages noirs en hiver...Personne n'était là pour me dire que ce n'était pas normal."

"Quand on ne peut pas parler, on construit des forteresses. Ma forteresse à moi est faite de solitude et de colère. Ma forteresse à moi est faite de poésie et de silence. Ma forteresse à moi est faite d'un long hurlement. Ma forteresse à moi est imprenable. Et j'en suis prisonnier."

 

L'avis de Theautistreading

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 30 Juin 2020

Roman - Editions Livre de Poche - 336 pages - 7.90 €

Parution d'origine chez Calmann-Levy en mars 2019.

L'histoire :  Romane, trente-neuf ans, est médecin ET hypocondriaque. Sa vie monotone bascule le jour où l’une de ses patientes lui dit l’avoir vue sortir en larmes du bureau d’un pneumologue à Marseille. Pourtant Romane est en pleine forme, et n’a jamais mis les pieds dans cette ville.
Troublée par l’impression que ce mystère répond au vide qu’elle ressent depuis toujours, Romane décide de partir à la recherche de cette autre qui lui ressemble tant.
Son enquête la guide vers Juliette, libraire à Avignon. Lorsque les deux femmes se rencontrent, l’évidence s’impose : elles sont jumelles

Tentation : Le nom de l'auteur

Fournisseur : Les étagères d'Armelle, merci pour le prêt !

 

Mon humble avis : L'année dernière, j'avais eu un gros coup de coeur pour "La chambre des merveilles" de Julien Sandrel. Donc comme l'occasion s'est présentée de lire son deuxième roman, il n'y a pas eu d'hésitation.

Julien Sandrel écrit des livres qui font du bien, tout en étant loins du "feel good". En effet, le fond reste tragique, ses personnages sont confrontés à des difficultés de vie bien plus grave qu'un ongle ou un talon cassé. Les émotions sont donc fortes, mais sans abus, et le ton de l'écriture donne à ses histoires un ton agréable à lire, qui reste divertissant sans oublier d'interpellé le lecteur sur nombre de sujet.

La vie qui m'attendait est pour moi un chouïa en dessous de son prédécesseur. Mon impression est sans doute lié au postulat de départ qui n'est pas forcément original (à 40 ans, de femmes qui habitent à 800 km l'une de l'autre découvrent qu'elles sont jumelles) et aux questionnement de Romane qui sont peut-être un peu redondants.

Il n'empêche, Julien Sandrel déroule cette histoire avec grande maestria, et ne laisse ni repos ni répit aux lecteurs : cette plongée dans des secrets de familles enfouis sous des tonnes de mensonges ne cesse de surprendre par ses nouvelles découvertes, ses révélations, ses directions, qui sont toutes inattendues, jusqu'aux toutes dernières. Et malgré certains drames, le sourire reste là et la dynamique du récit est assurée.

Dans ce roman, Julien Sandrel évoque avec délicatesse et bienveillance les sujets de la gémellité, de la maladie, du don d'organe,( spoiler de l'abandon d'enfant,), d'amour évident, d'amour étouffant, de vérité qui délivre de l'invisible et ouvre la vraie voie.

Si vous cherchez un auteur qui révolutionnera la littérature et restera dans l'histoire, passez votre chemin. Si vous aimez les auteurs qui écrivent avant tout pour le plaisir de leur lectorat et non pour se psychanalyser eux-mêmes, vous avez là un auteur et de romans qui répondront à votre attente et vous donneront un réel plaisir de lecture. A n'en point douter, Julien Sandrel sait embarquer ses lecteurs, et les garder... Un 3ème roman vient de paraître, un jour, il en sera question ici !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 18 Juin 2020

Au château d'Argol, littérature, Julien Gracq, surréalisme, gothique, avis, blog, chronique

Roman - Editions Brumes de Mars - 3h55 d'écoute - 8.30 €

Parution d'origine aux éditions José Corti en 1938

L'histoire :  Albert, Herminien et Heide. Albert ayant acheté le mystérieux château d’Argol, en Bretagne, il y reçoit la visite de son meilleur ami Herminien, qui arrive accompagné de la belle Heide. Entre ces trois personnages se tissent des rapports d’amour et de haine.

Tentation : Curiosité littéraire et culturelle

Fournisseur : Bib N°1

Mon humble avis : Voici une (audio)lecture très expérimentale pour moi. Ma conclusion est limpide, je n'ai pas la culture littéraire nécessaire pour apprécier un tel roman dans toutes ses nuances, ses inspirations et les styles et courants littéraires dans lesquels il s'inscrit.

 Aussi, je me suis aidée de mon "ami google" pour en savoir plus et peut-être mieux comprendre et saisir ce qui fait de "Au Château" l'Argol un tel monument reconnu. Pour André Breton, "Au château d'Argol" est le premier roman surréaliste... Oui bon, j'ignore globalement à quoi cela correspond... C'est un concept littéraire et artistique français qui vise à transcender le réel à partir de l'impulsion psychique de l'imaginaire et de l'irrationnel. Pour cela, les écrivains surréalistes se basent sur l'utilisation des images pour exprimer l'émotion.

Au château d'Argol est aussi reconnu comme étant un roman gothique. Oui, il se déroule dans une atmosphère pesante et mystérieuse, dans un vieux château isolé aux allures et entourages assez terrifiant. 

Quelle étrange lecture pour moi qui ne suis pas habituée à fouiller dans ces styles et époques littéraire. Je me suis tout d'abord régalée des mots, de la douceur qui en émanent, surtout dans les descriptifs des lieux, des forêts, du château, d'une rivière, de l'océan. Oui, ces mots bien assortis et assemblés m'ont caressée, bercée, comme s'ils ouvraient et décuplaient tous mes sens... Il faut préciser que cette version audio est sublimée par d'excellents bruitages (la nature, le vent, les pas dans un hall désert...) Mais, sur la longueur, cette douceur m'est devenue plus ennuyeuse, voire soporifique.

J'ai donc aimé les mots, ce qu'ils évoquaient en moi, leur son et les images que je leur associais, mais je n'ai en rien saisi leur sens profond. En fait, je suis restée en surface, et imperméable à l'histoire que je n'ai pas entendue, même si, par moments, mon imperméabilité prenait tout de même un peu l'eau, mais trop peu pour partager les émotions et le déroulement de l'histoire des 3 personnages. Je suis restée dans mes émotions des mots, mais celles d'Albert, d'Herminien et de Heid me sont demeurées complètement étrangères. Je n'ai rien partagé de leurs relations (ni l'amour ni la haine), qui pourtant mènent à un viol et un meurtre. Mais oreilles ont dû entendre la description (surréaliste) d'un viol sans s'en rendre compte. C'est tout de même fort ! En fait, j'ai l'impression d'avoir lu un roman sans histoire. Expérimentale donc cette audiolecture de ce Château d'Argol qui attendait sur mon PC depuis plusieurs années. Expérimentale mais pas concluante, même si ma culture s'en trouve légèrement élargie. Mais que vaut une culture élargie quand on ne l'a pas saisie dans son entièreté ? Je l'ignore.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 10 Juin 2020

Zebraska, littérature, roman, autisme, HP, HPI, HQI, THQI, avis, blog, chronique, zèbre, enfant zèbre

Roman - Editions J'ai Lu - 313 pages - 7.10 €

Parution de cette version revue et augmentée chez J'ai Lu le 4 mars 2020

L'histoire : Nous sommes en 2055, Martin à 15 ans. Depuis longtemps, les livres n'existent plus. Et pourtant, à Noël, sans grand-mère lui en offre un. Tout d'abord réticent, Martin plonge dedans... dans une aventure extraordinaire dont le héros est son père, e père qu'il va enfin pouvoir décoder et comprendre... Et surtout, il va découvrir ce qui a mener le monde à La Grande Bascule, en 2025. Cette seule date présente dans l'Histoire, date qui a ouvert sur un monde différent... Ou, les enfants comme lui, HP, HPI, HQI, THQI ne sont plus moqués ni isolés, mais pris en charge et mené sur le meilleur chemin. Oui, ces enfants sont désormais partie intégrante de la société et leur capacités et particularités sont autant appréciées que recherchée.

Tentation : Couv et pitch

Fournisseur : Ma CB juste déconfinée !

 

 

Mon humble avis : Le "Zebraska" est le pays (imaginé par l'écrivaine Belge) où vivent enfants et adultes différents : Les Zèbres, ces personnes qui sont HPI (Haut Potentiel intellectuel), HP, HQI ou THQI (très haut quotient intellectuel qui présentent des comportements différents, "faute" d'adaptabilité à la norme.

Quel étrange (mais délicieux) roman ! Qui pourrait entrer dans tant de cases littéraires que du coup, aucune ne lui suffit. Il y a de l'anticipation, du témoignage, de l'initiatique etc... Et qui plus est, un roman dans le roman.

C'est Martin que l'on écoute, qui nous narre son histoire. Il a 15 ans et est HP, Haut Potentiel. Mais en 2055, cela n'est plus un souci puisque particularités, singularités ne sont plus écartées, ni montrées du doigt, ni moquées. Du coup, la vie est bien plus simple pour tout le monde, bien plus heureuse même. D'ailleurs, le meilleur ami de Martin est normo-pensant. Depuis 2025 et la fameuse Grande Bascule, le vivre ensemble est enfin réalité. L'époque semble idéale... Sauf que les livres n'existent plus : En effet, ceux ont la fâcheuse tendance à faire réfléchir et rêver. On est donc heureux mais sans penser vraiment, on ne rêve plus, et la première date de l'Histoire est 2025. Plus de passé, plus de racines, plus de souvenirs individuels ou collectifs qui permettraient d'éviter de refaire les mêmes erreurs, ou de courir vers les mêmes cataclysmes. Voilà l'arrière-plan du roman.

Nous vivons le quotidien serein de Martin, malgré le fait qu'il soit HP. Malgré le fait que Martin aimerait souvent débrancher le monde, et mettre son cerveau sur pause pour en finir avec toutes les questions qu'il se pose sur tout. Et un chapitre sur deux, celui-ci est interrompu par sa lecture de chapitre du fameux roman offert par sa grand-mère... Ce livre est en fait une biographie de son père, qui fut aussi enfant HPI (Haut Potentiel Intellectuelle), mais dans une toute autre époque... Une époque où les parents courraient de médecins, en psy etc pour trouver de l'aide. Une époque ou hommes et femmes débordaient de tout et supportait toutes les précisions, notamment celle de devoir tout mener de front et d'atteindre la perfection partout. Mamiléa raconte donc l'enfance de Thomas. Une période cauchemardesque pour Thomas rejeté de tous, et infernale pour Mamiléa qui vivait entre détresse, désespoir, menus espoirs, incompréhensions sociales.

Martin découvre ainsi ce que fut son père dans sa jeunesse et comprend alors ce qu'il est maintenant, le rapprochement et une certaine connivence sont désormais possible. Mais Martin s'interroge : pourquoi son père a-t-il tant souffert d'être HPI, alors que lui le vit très bien. Tout simplement parce que Martin a la chance de vivre dans une époque bienveillante, qui s'adapte à tous, et qui a compris que les singularités sont une chance, une richesse. Ceci, parce qu'il y a eu la Grande Bascule, à découvrir dans ces pages.

Evidemment, Martin et Thomas sont HPI, mais ils sont ou peuvent être aussi TSA (dans le Spectre Autistique), même si ces mots ne sont pas usités par la romancière. Certains symptômes et manifestations comportementales peuvent le laisser penser.

Ce roman est vraiment dense en sujets de réflexion. Il est autant doux qu'éprouvant à lire, puisqu'il permet de se mettre dans la peau d'une mère d'un enfant différent. A ce titre, Zebraska est très instructif. Tout cela est conté avec une grande franchise, sans langue de bois, mais aussi avec beaucoup d'amour, de tendresse et de délicatesse. 

De nombreux sujets ont fait écho par rapport à la période que nous traversons, ou le monde semple prêt à imploser et ou circule un fichus virus qui met tout à terre ou presque... Depuis le début du confinement, on a parlé du jour d'après, de la vie d'après enrichie par ce traumatisme mondial... Le monde doit changer, et la Grande Bascule imaginée par la romancière a eu lieu en 2025.... Autant dire demain ! 

Certes, Isabelle Bary décrit les années 2050 comme idyllique, mais comme elle le précise, il y manque les livres, la mémoire, l'Histoire et le rêve... Donc l'équilibre n'est pas encore parfait... Reste à trouver le juste milieu, ou plutôt la voie du milieu pour parvenir à une ère harmonieuse et intelligente. Un roman plein d'espoir !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 27 Mai 2020

Guillaume Musso, Musso, littérature, avis, blog, la vie secrète des écrivains

Roman - Editions Livre de Poche - 369 pages - 8.40 €

Parution d'origine chez Calman Levy en avril 2019

L'histoire :  Depuis 1999, après avoir publié trois romans  devenus cultes, le célèbre écrivain Nathan  Fawles s'est retiré  à Beaumont, une île sauvage et sublime au  large des côtes de la Méditerranée... et n'a plus écrit une ligne ni donné une interview, même si ses romans restent une référence.
Automne 2018. Mathilde Monney, une jeune journaliste  suisse, débarque sur l’île, bien décidée à percer  son secret. Débarque aussi Raphaël, jeune homme ravi d'être embauché quelques mois dans la librairie locale, avec bien sûr, l'espoir d'approcher son auteur favori.
Mais un corps de femme est  découvert sur une plage et l’île est bouclée par  les autorités. La quiétude du lieu est mise à rude épreuve.

Tentation : Titre, pitch

Fournisseur : Ma CB

 

Mon humble avis : Durant le confinement, j'ai eu des lectures soit très lourdes dans le sujet, soit râtées... Aussi, quand en allant faire mes courses j'ai vu ce roman enfin dans sa version poche, je m'en suis saisi, avec la promesse de quelques heures sympa, sans prise de tête, bien divertissantes, avec un brin de légèreté.

Objectif atteint, et la mission que j'avais donnée à ce roman est remplie haut la main. Je ne suis pas une fidèle de Musso, mais de temps en temps, j'apprécie, tout en sachant très bien à quoi m'attendre. Là, j'ai eu bien plus, ce roman étant différent de ceux que j'ai lus de l'auteur.

Déjà, nous sommes de retour en France et non plus dans un roman américanisé. Les personnages sont français et cela se ressent. Pas de course poursuite ou de course contre la montre etc... Non, au début, c'est une véritable quiétude que Guillaume Musso nous fait vivre sur cette petite île méditerranéenne qui ne donne qu'une envie : faire ses bagages et aller s'y installer. Evidemment, cette sérénité ne va pas durer... Puisqu'un cadavre mutilé va être découvert, et que celui-ci va être relié à d'autres histoires plus anciennes... Mais pourquoi celles-ci remontent elles à la surface ? Et de zénitude, nous passons évidemment à l'atmosphère thriller... et Guillaume Musso sort plusieurs cadavres des placards...

Cette histoire est parfaitement menée et construite. Elle est captivante et haletante en suspense sans qu'il n'y ait de super héros pour découvrir la vérité. La vie secrète des écrivains est un roman à multiple tiroirs, un roman qui cache potentiellement plusieurs romans à l'intérieur, mais qui en est l'auteur. Dans ces pages, Guillaume Musso développe aussi les sujets de l'écriture, de l'édition, du rapport des lecteurs avec les auteurs, de la pérennité des oeuvres etc... Ce qui est aussi l'un des intérêts nombreux de cet opus.

Quand on débarque avec Raphaël sur l'île de Beaumont, on est très loin d'imaginer que Guillaume Musso va nous emmener dans une enquête si profonde et secrète. Et surtout, sans vraiment spoiler, on ne pense pas que celle-ci va nous conduire dans l'Histoire, pendant la guerre de l'ex Yougoslavie. Des surprises nous attendent jusqu'à la toute fin et même après, dans l'épilogue et la post-face !

Un vrai plaisir de lecture, qui allie divertissement, mystère, suspenses à la grande Histoire, le tout sans prise de tête. Chapeau ! Et merci pour ce page-turner ! Ca fait du bien !

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 15 Mai 2020

Claudine à Paris, Colette, Littérature Française, avis, chronique, blog, édition thélème, Isabelle Carré, livre audio

Roman - Editions Thélème - 4h55 d'écoute - 19 €

Parution d'origine en 1901

L'histoire : Claudine et son père viennent de quitter la province de Montigny pour s'installer à Paris. La jeune fille de 17 ans, tout d'abord nostalgique de sa campagne s'habitue pas du tout à la vie de la capitale. Puis, avec son neveu Marcel et Renaud, le père de celui-ci, donc son oncle, elle va se créer un nouvel univers et quitter au fur et à mesure l'insouciance de l'adolescence.

Tentation : Curiosité culturelle et littéraire

Fournisseur : Bib N°3

 

Mon humble avis : Une audiolecture plus par curiosité littéraire que par réelle envie... Mais je n'avais pas lu de "Colette" depuis le collège me semble-t-il, il me fallait donc remédier à cette lacune. Donc pourquoi pas "Claudine à Paris" pioché à la bib... Ce roman a d'abord paru signé par "Willy", l'époux d'alors de Colette, qui l'utilisait comme "nègre".

L'excellente interprétation qu'Isabelle Carré donne du texte de Colette m'a vraiment enchantée. Quelle vie et quelle énergie dans ces mots. Le style de Colette m'a plus qu'enthousiasmée : je me suis délectée de sa finesse, de ses facéties, de sa richesse, de sa musicalité, de son insolence qui n'empêche pas une subtile élégance. Pour ces raisons-là, je ne regrette pas mon excursion dans l'univers de Colette.

Claudine à Paris est la suite de Claudine à l'école, roman que je n'ai pas lu... puisque je ne savais pas. Dommage, mais tant pis ! Mais pour être honnête le contenu même de l'histoire ne m'a pas passionnée, parce qu'il n'est pas du genre de ceux qui m'extasient.  Mais il faut reconnaître que la description du Paris de 1900, de ses us, coutumes et moeurs reste intéressante comme cadre de fond. J'ai été étonnée que Colette évoque l'homosexualité si tôt dans son oeuvre et à cette époque.  Une audio lecture qui enrichit donc un peu culturellement mais qui pour moi, n'a rien eu de passionnant, ni d'émouvant ! Oui,  l'histoire Claudine à Paris m'a laissée tout à fait neutre émotionnellement.

La suite de la vie de Claudine est contée par d'autres romans. 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 9 Mai 2020

Roman - Editions Audiolib - 9h02 d'écoute - 22.90 €

Parution d'origine chez J.C Lattès en 2017

 

L'histoire : Le Havre, 1940... La dêbacle, l'Exode, puis le retour au Havre, pour deux soeurs Emilie et Muguette, leurs enfants alors que leurs époux sont au front. L'occupation allemande et les bombardements des alliés. A travers ce roman, c'est l'histoire de deux familles, leur quotidien fait de privation et de peur, que l'on suit durant les cinq ans de la Grande Histoire.

 

Tentation : Ma récente lecture "Les guerres intérieures" de la même auteur

Fournisseur : Bib N°4

 

Mon humble avis : Effectivement, mes copines blogueuses ne m'ont pas trompée. Quel roman ! Quelle force et puissance dégage-t-il ! Bien sûr, il prend aux tripes et noue la gorge devant l'horreur du quotidien vécu pendant 4 ans par les Havrais durant la Seconde Guerre Mondiale.

Je savais que la ville du Havre avait particulièrement souffert pendant cette guerre et qu'elle avait été complètement démolie à coup de largages de bombes. Mais j'ignorais le reste, le comment, le pourquoi, le par qui... et ce l'enfer que cela représentait pour ses habitants. 

De sa plume si juste et délicate, Valérie Tong Cuong laisse chacun des protagonistes s'exprimer au fil de chapitres qui leurs sont dévolus. Joffre, le mari d'Emilie, revenu traumatisé du front, et qui semble s'adapter aux occupants sans rébellion. Emilie qui ne reconnait plus son époux et qui se bat pour maintenir toute la grande famille, la sienne et celle de sa soeur, à flots : c'est à dire en sécurité et avec une assiette rationnée. Muguette, atteint de la tuberculose qui, du fond de son sanatorium, accepte que ses deux enfants, Joseph et Marlyne, soient envoyés en Algérie pour y être protégés. Jean et Lucie, les enfants d'Emilie et Joffre, qui quittent l'enfance bien trop vite et prennent des risques pour améliorer le quotidien familial.

A travers cette saga bouleversante, Valérie Tong Cuong montre tout ce que l'on peut faire par amour : se dépasser soi-même, se séparer de ses enfants, se taire, ne pas paraître tel que l'on est au fond de soi, mentir... Oui, par amour, quitte à renoncer à l'amour de ses proches, il faut apprendre à mentir.

Je conseille chaleureusement ce roman qui certes vous malmènera, mais vous remettra en mémoire une page d'Histoire et le destin d'une ville, Le Havre rarement développé à ce point dans les manuels. Et pour celles et ceux qui ne manquent de rien d'essentiels dans cette étrange époque que nous vivons, "Par amour" permet vraiment de relativiser sur nos difficultés et restrictions actuelles. Un beau et grand roman, vraiment !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 7 Mai 2020

littérature, lecture, roman, L'archipel d'une autre vie, Andreï Makine, avis, blog, chronique, URSS, stalinisme, liberté

Roman - Editions Points - 235 pages - 7.40 €

Parution d'origine aux Editions du Seuil en 2016

L'histoire : En Sibérie extrême orientale, un prisonnier vient de s'évader d'un camp. Quatre militaires de grades différents et un responsable de service de lutte anti soviétique sont chargés de poursuivre et de capturer le fugitif. Ils ne savent rien de lui, mais vont sans relâche poursuivre leur mission au coeur d'une taïga peu accueillante. Parmi eux, Pavel, le narrateur, qui conte cette histoire de chasse à l'homme des années plus tard, à un jeune qui pensait le suivre discrètement dans cette même taïga.

 

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

Mon humble avis : Les livres sont parfois comme des personnes. Dans la vie, il y a des livres que l'on croise, avec qui l'on passe un bon moment avant de reprendre la route. Et puis il y a ceux que l'on rencontre et avec qui on poursuit le chemin, que l'on garde avec et en soi parce  qu'il participe à la construction de l'être que nous devenons, et vous cueille au bon moment. L'archipel d'une autre vie est de ceux-là !

Il est aussi de ceux qui nous murmure à l'oreille ou qui nous hurle dessus, qui nous malmène mais nous fait avancer. C'est une odyssée à travers la rudesse de la taïga sibérienne et la brutalité infernale de l'époque soviétique stalinienne, qui mène à un archipel où une autre vie est possible. Où l'on peut sortir du "jeu"subtile imposé par l'Homme, maîtriser notre pantin intérieur, jusqu'à aboutir là : un archipel où une autre vie est possible, en accord avec soi-même, où l'on pose ses valises, juste parce que l'on se sent arrivé. C'est une histoire qui nous dit que le confort n'est pas forcément dans le luxe matériel et la facilité, mais là où l'on se sent libre. Libre d'être et de penser.

Cette histoire qui est cruellement ancrée dans la réalité historique stalinienne est pourtant magnifiquement allégorique. Chacun y lira et ressentira ce qu'il souhaite ou ce dont il a besoin. Pour ma part, l'Archipel d'une autre vie est le symbole même de l'existence, de cette chasse, de cette poursuite haletante ou hésitante, abrutie ou motivée, interminable et infinie d'un inconnu, mus que nous sommes par des raisons qui aussi possiblement dérisoires qu'inhérentes à chacun d'entre nous, en fonction de nos besoins, de nos valeurs, de nos capacités. Cette chasse, cette course poursuite qui éjecte au fur et à mesure les plus faibles, les plus inadaptés à l'environnement. Inadaptés par abus d'onirisme, inadaptés par abus d'orgueil et de fierté, inadaptés par impatience, par avidité, par l'aveuglement : celui de ne pas regarder où nous sommes sans doute arrivés. De faire même demi*tour par naïveté ou loyauté à qui ne le mérite pas. Par difficulté  à quitter son pantin intérieur, à sortir du troupeau, à renoncer, à choisir.

C'est tout cela que j'ai trouvé, et bien d'autres richesses encore dans ce roman puissant, saisissant et bien sûr captivant, car il ne manque pas ni de suspense ni de surprise. Andreï Makine maîtrise à merveille le rythme et le verbe, le verbe qui dit tout de l'humain avec ces quelques personnages et leurs variations intérieures : le pire, l'affreux même, le discret, et le meilleur, le tout en période stalinienne puis post soviétique. L'archipel d'une autre vie, presque un proche du conte philosophique est à lire absolument !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 27 Avril 2020

Littérature française, Jérôme Attal, Roman, Avis, blog, L'histoire de France racontée aux extra-terrestres

Roman - Editions Livres de Poche - 199 pages - 7 €

 

Parution d'origine aux Editions Stéphane Millon en 2012

L'histoire : Après une rupture amoureuse, le narrateur se retrouve projeté sur une autre planète : Zyproxia. Là-bas, les Zyproxiens l'accueillent chaleureusement. Ces extra terrestres ont une particularité : A un moment de leur vie, ils choisissent l'âge qu'ils veulent garder pour le reste de celle-ci. Zyctor, le fils de Zulator, a choisi l'âge de 8 ans... Il a donc toujours besoin "d'une histoire pour dormir"... Mais depuis le temps, Zulator est à court d'idées. Il demande donc au narrateur de raconter l'Histoire de France à cet enfant pour la vie.

 

Tentation : Ma PAL

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Mon humble avis : Il y a "quelques" années, je m'étais régalée de "Le voyage près de chez moi", de Jérôme Attal. Aussi, déjà bien confinée fin mars, je me suis dit qu'une lecture légère mais pas idiote pour autant me ferait grand bien... Voilà pourquoi j'ai pioché ce roman dans les profondeurs de ma PAL...

Et bien mauvaise pioche, ou en tous cas, pioche décevante... Certes, l'onirisme régnant sur cette étrange planète Zyproxia m'a un temps bien réconfortée, déconfinée psychologiquement et l'idée globale du roman m'amusait... Mais en fait rien, à mes yeux, n'est abouti.

Les rapports entre le narrateur et Zycktor sont quasi inexistants, alors qu'ils auraient pu être intéressants et l'occasion de joyeux quiproquos ou d'échanges enrichissants tant pour les personnages, que pour le lecteur.

J'espérais réviser un peu mon Histoire de France... Et bien non, car nombre d'événements relatés ici le sont de façon beaucoup trop implicite pour que je les reconnaisse et en tire profit "culturel" ou rire à bon escient. En fait, il est fort possible que seules les personnes très calées en Histoire apprécier les sous-entendus et autres subterfuges de l'auteur, et sans doute leur relative finesse... Quoique !  Je dis "relative" car même s'il y a d'excellentes trouvailles et de bonnes tranches de rigolades, l'humour m'a semblé parfois très graveleux ou très sur le plancher des vaches, pas toujours de bon goût. Mais oui, certains passages sont délicieux (notamment ceux avec Robespierre et ses comparses) mais ils sont souvent noyés dans des digressions et trop de mélanges temporels... Les anachronismes passé/présent sont parfois sympas mais tombent le plus souvent à plat. Bref, ce roman est trop irrégulier, comme si je lisais une ébauche d'un projet, comme restent au niveau d'ébauche les quelques réflexions intéressantes sur l'Histoire de France. Aussi, j'ai eu l'impression de lire un "pot-pourri" ou un "four tout", le tout en mode "amphétaminé". Déçue je suis.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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