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Publié le 6 Janvier 2021

Olivia rosenthal, roman, que font les rennes après Noël, conditions animale

Roman - Editions Folio - 224 pages - 7.50 €

Parution Folio 2012, Gallimard 2010

L'histoire : Vous aimez les animaux. Ce livre raconte leur histoire et la vôtre. L'histoire d'une enfant qui croit que le traîneau du père Noël apporte les cadeaux et qui sera forcée un jour de ne plus y croire. Il faut grandir, il faut s'affranchir. C'est très difficile. C'est même impossible. Au fond, vous êtes exactement comme les animaux, tous ces animaux que nous emprisonnons, que nous élevons, que nous protégeons, que nous mangeons. Vous aussi, vous êtes emprisonnée, élevée, éduquée, protégée. Et ni les animaux ni vous ne savez comment faire pour vous émanciper. Pourtant il faudra bien trouver un moyen.

 

Tentation : Ma PAL et le titre pour cette époque de l'année

Fournisseur : Ma PAL 

Mon humble avis : J'ai lu ce roman avec intérêt mais sans réel plaisir. En fait, son format rédactionnel m'a énormément désarçonnée. Plusieurs narrateurs se suivent, sans que la prise de main de suivant soit toujours très nette. Ils ont tous un rapport professionnel avec les animaux... Eleveuse et dresseuse de loups, soigneur dans un parc animalier, généticienne biologiste dans un laboratoire qui s'essaie sur le vivant, éleveur de vache, boucher, technicien d'abattoir. Tous évoquent leur rapport à l'animal, que ce soit sur le lieu de travail ou dans leur vie personnelle. Et ce, avec moult descriptions et explications quant à la législation, tantôt protectrice, tantôt inepte et absurde, relative au droit de posséder, d'exploiter et de vendre des animaux sauvages, exotiques, où destinés à la consommation.  Ces détails sont parfois trop précis et devienne litanie. Certains se lisent en diagonales, car assez répugnants pensent on hypocritement, et pourtant nécessaires à notre alimentaire si l'on n'est pas végétarien. Ce sont les trois premiers intervenants qui m'ont le plus intéressée... Les loups et le parc animalier, le labo... Car, à titre personnel, j'ai du mal à me faire une idée vraiment avisée sur le respect général de la condition animale, surtout à notre époque où les parcs animaliers deviennent de plus en plus des refuges pour des espèces menacées, où l'on peut espérer quelques reproductions... Je pense que l'objectif d'Olivia Rosenthal est de nous remuer et de nous interroger dans nos convictions, de nous aider à en trouver ou alors, d'accepter le fait que la solution ne soit pas si simple... quand il s'agit d'exploitation et de condition animale au XXIème siècle... Alors qu'on veut le progrès, celui -ci se trouverait actuellement dans un retour en arrière pour certains cas. Il est aussi question de l'imprégnation, du retour à la vie sauvage... 

Mais, mais, voilà mon gros bémol... J'espérais une lecture vraiment romanesque et ce qualificatif n'est pas franchement visible. On n'a plus l'impression d'une suite de témoignages. D'autant, qu'au fil et au coeur de ces derniers, entre chaque paragraphe, il semble que ce soit l'auteure qui interpelle le lecteur, via un autre personnage qui pourrait être vous ou elle ou n'importe qui d'autre... un être humain, une femme ici, depuis sa naissance, en passant par son imprégnation familiale jusqu'à son émancipation totale, financière, psychologique... Au début, c'est assez sympa, mais cela devient très lassant et long, d'autant que chacun de ses paragraphes s'achèvent par des phrases qui deviennent presque des mantras... Et qu'on finit par ne même plus lire.

Etrange donc... une lecture décevante, malgré un titre alléchant, mais pas dénuée d'intérêt !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 4 Janvier 2021

Roman - Editions Audiolib - 17h20 d'écoute - 23.45 €

Parution d'origine aux Editions de Fallois en mai 2020

L'histoire :  Une nuit de décembre, un meurtre a lieu au Palace de Verbier, dans les Alpes suisses. L’enquête de police n’aboutira jamais.
Des années plus tard, au début de l’été 2018, lorsqu’un écrivain se rend dans ce même hôtel pour y passer des vacances, il est loin d’imaginer qu’il va se retrouver plongé dans cette affaire.
Que s’est-il passé dans la chambre 622 du Palace de Verbier?

Tentation : J'adore Joël Dicker

Fournisseur : Bib N°3

Mon humble avis : Cela fait maintenant quelque temps que lis en format audio toutes les parutions de Joël Dicker avec toujours la même impatience et le même enthousiasme. Cette année, mon empressement était encore plus intense car enfin, Joël Dicker ne situe plus son intrigue aux Etats-Unis, mais à Genève, sa ville natale.

Et là, déception ! Pire que ça même. Au fil de mon audio lecture, c'est même de l'agacement qui m'emplissait. Je n'avais pas hâte de finir, mais hâte d'en finir... Nuance de taille !

Certes, Joël Dicker a une fois de plus abattu un énorme travail pour pour développer son histoire (dans le milieu bancaire suisse) qui parait bien ficelée si ce n'est que l'on peut se demander si elle est vraiment probable. Certes, les révélations finales sont pour le moins surprenantes et inattendues. Mais quel interminable chemin pour y parvenir, que de longueurs aussi bien dans l'écriture (à quoi bon préciser moult fois que le commissariat se trouve à Genève alors qu'on le sait, à quoi bon redire à chaque fois "ils prenaient leur petit déjeuner sur la terrasse de la maison en bord de mer" etc...) et dans le déroulement de l'action. Ajoutez à cela une narration épuisante, qui sans cesse vous fait voyager dans le temps, et qui ressemble à ceci, sans trop exagéré : quinze ans plus tôt, aujourd'hui, la veille du meurtre, le lendemain du meurtre, 4 mois après le meurtre, trois jours avant le meurtre, 15 ans avant le meurtre, 14 ans avant le meurtre, six mois après le meurtre, un jour et une heure avant le meurtre, le soir du meurtre, re quinze ans avant le meurtre, une semaine avant le meurtre... Bref, et c'est ainsi durant 17h30 d'audiolecture. J'en avais vraiment ras-le bol... Surtout que ces "vas et viens" dans le temps, qui prennent du temps, oblige le romancier à renouveler des rappels au cas où le lecteur serait perdu.

Qui plus est, Joël Dicker se met lui-même en abyme dans ce roman (où ce dernier figure également en abyme), ce qui permet au romancier de revenir sur son succès fulgurant de ces dernières années et rendre un bel hommage à feu son éditeur. Ces passages sont intéressants, mais ne sont là que pour nous éloigner du sujet. 

Enfin, c'est comme au cinéma... Quand je m'ennuie, cela m'énerve, et quand je suis énervée, je deviens implacable et à l'affut du moindre défaut. Et cette fois-ci, j'ai trouvé l'écriture très convenue, très attendue, pour même lire des phrases que j'ai l'impression d'avoir déjà rencontrées dans des dizaines d'autres romans (ex : leurs pas étaient étouffés par l'épaisse moquette des couloirs du palace). A d'autres moments, le style devient flamboyant et grandiloquent pour décrire les sentiments des personnages, alors qu'en tant que lectrice, mon coeur est restée de marbre. Aucun des protagonistes n'a éveillé en moi la moindre sympathie.

Dommage, car sans les incessantes rallonges, et condensée sur 300 pages, cette histoire, bien travaillée aurait pu être captivante. Au lieu de cela, j'ai une la sensation de lire un roman trop lécher, comme si Dicker avait voulu trop bien faire. Mais de mon côté, je suis proche du divorce avec l'un de mes auteurs chouchous...

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 23 Décembre 2020

Vivre vite, Philippe Besson, James Dean, Jimmy, roman, avis, chronique, critique

Roman - Editions Audiolib - 4h10 d'écoute - 17.90 €

Parution d'origine chez Robert Laffont en 2015

L'histoire : Qui était vraiment James Dean, l'enfant terrible du cinéma américain décédé prématurément ?

Qui avait il derrière cet acteur fulgurant ?

Philippe Besson parcours la vie de James Dean, depuis son enfance heureuse, jusqu'à l'accident de voiture fatale, en passant par une jeunesse tourmentée.

 

 

Tentation : Curiosité et blogo à l'époque

Fournisseur : Bib N°3

Mon humble avis : Lecture par curiosité culturelle car j'avoue ne pas connaître grand-chose à propos de James Dean... Quelques clichés célèbres oui... Sa mort prématurée oui... Le reste non. Même pas sûre d'avoir déjà vu un de ses quelques films... Certes, il n'est jamais trop tard pour bien faire.

Et puis, j'apprécie la plume de Philippe Besson que je trouve claire, vive donc jamais ennuyeuse, très agréable et fluide, même si travaillée.

Philippe Besson dresse ici un portrait très contrasté de l'étoile filante. Je ne m'attendais pas à un personnage aussi ambiguë avec autant de dissonances manifestes dans le caractère ! Mi ange mi démon, adorable et égoïste, caractériel, fougueux, passionné, ambitieux voire prétentieux etc. Pour échafauder cette presque biographie, Philippe Besson "laisse la parole" à une multitude d'intervenants qui furent ses contemporains. Des anonymes comme sa tante, son oncle, son père, ses professeurs. Mais aussi des célébrités qui lui furent contemporaines comme Nathalie Wood, Marlon Brando, des réalisateurs etc. Ses petites amies prennent aussi la parole, tout comme ses amants, James Dean étant bisexuel. Parfois, c'est même James Dean qui s'exprime. Même si les témoignages divergent et compose donc un portrait étonnant, ils s'accordent tous sur son charisme, son magnétisme, son talent et l'incroyable justesse inouïe de son jeu d'acteur... les graines de sa célébrité qui semble éternelle...  La mythe James Dean. Ce qui est clair, c'est que ce jeune homme était tout sauf lisse et sans aspérité !

Evidemment, en arrière-plan, c'est tout une époque et une mentalité qui se déroulent : celles des années 40 et 50 aux Etats-Unis, dans la middle class pour commencer, puis dans le milieu des artistes.

Une lecture intéressante, instructive, agréable, mais pas au point de me captiver et de me procurer des frissons. Peut-être mon ressenti eut été différent si j'avais été fan de Jimmy !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 19 Décembre 2020

roman, Olivia Ruiz, la commode aux tiroirs de couleurs, avis, critique, chronique, exil, transmission, mémoire

Roman - Editions JC Lattès - 200 pages - 19.90 €

Parution le 3 juin 2020

L'histoire : À la mort de sa grand-mère, une jeune femme hérite de l’intrigante commode qui a nourri tous ses fantasmes de petite fille. Le temps d’une nuit, elle va ouvrir ses dix tiroirs et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela, dévoilant les secrets qui ont scellé le destin de quatre générations de femmes indomptables, entre Espagne et France, de la dictature franquiste à nos jours.

Tentation : Médias, interview de l'auteure et blogo

Fournisseur : Bib N°1

 

Mon humble avis : Sans être fan, j'apprécie énormément Olivia Ruiz, en tant que femme, chanteuse et auteure/compositrice. Elle a son monde, son originalité. Elle a des choses intéressantes à dire. Déjà, j'admire son don de raconter des histoires dans ses chansons... Et la voilà qui passe au format du roman, avec le même talent ! Ce premier ouvrage est vraiment une pépite qui se déguste tant pour 'histoire qu'il nous conte que  pour le style si vivant, si gracieux et sincère, si éloquent et en même temps, fluide, malicieux et profondément chaleureux... Très très agréable. Il n'y a pas de doute, Olivia Ruiz est une alchimiste. Ce roman, je le chéris très fort, autant que chacun de ses personnages, qui quelque part ont certainement existé. En tout cas, Olivia Ruiz leur donne vie. Sans doute a-t-elle pioché des événements et des portraits dans son propre passé familial, puisque ces origines espagnoles sont connues de tous et l'inspiraient déjà.

Ici, Olivia Ruiz nous narre l'histoire d'une lignée de femmes sur quatre générations. Une lignée qui s'est construite sur l'exil, l'absence, la différence, le rejet, l'intégration, la vie communautaire, le souvenir, la douleur, le courage, la persévérance, le travail, les rêves, les idéaux et les racines qui coulent dans les veines depuis toujours, et qui forgent une personnalité. Mais aussi, tout au long de ces décennies et génération, il y a toujours eu un mur de silence et de secrets de famille.

Au fil des tiroirs de la commode aux tiroirs en couleurs qu'elle ouvre, la jeune femme découvre ainsi la vie et le passé de ses aïeules... C'est l'Abuela (alias Rita), sa grand-mère décédée récemment, qui lui a rédigé un long texte à ton intention, un texte accompagné de quelques objets symboliques. Alors que ses parents luttaient contre El Caudillo, Rita, 10 ans, a dû fuir l'Espagne avec ses deux soeurs, traverser à pieds les Pyrénées pour atterrir dans un camp... Avant d'être recueillie avec ses soeurs dans un immeuble communautaires peuplés d'émigrés espagnols hauts en couleurs. Aussi, malgré la rudesse de cette vie, le ton n'est jamais dans le pathos. Au contraire, on y partage la chaleur humaine, la solidarité, respect, la force et la rage de vivre, malgré les multiples terribles épreuves qui émaillent la vie de L'Abuela. Et surtout, une énorme envie de LIBERTE !

De cet écrin littéraire, Olivia Ruiz nous offre une formidable histoire sur l'exil, la transmission, la mémoire, et la fidélité à nos racines. C'est un livre bouleversant et qui pourtant fait beaucoup de bien. Et mine de rien, il revient sur une époque et des faits historiques plutôt négligés dans les manuels scolaires : celui de la guerre civile espagnole et ses horreurs qui a vu des centaines de milliers d'espagnols s'expatrier, et parfois, sans pour autant renoncer au combat pour la liberté.

A lire, à offrir sans hésiter !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 7 Décembre 2020

Muriel Barbery, roman, une rose seule, japon, temples, Kyoto, rentrée littéraire 2020, avis, chronique, critique, blog

Roman - Editions Actes Sud - 157 pages - 17.50 €

Parution le 19 août 2020 : Rentrée Littéraire

L'histoire : Rose, jeune quadragénaire, se rend à Kyoto au Japon, pour réceptionner le testament de son père, marchand d'art contemporain... un homme qu'elle n'a jamais rencontré. Mais avant de rencontrer le notaire, Rose doit suivre un parcours préparé par son père et accompagné de son homme de confiance : aller de temple en temples  et peut-être ainsi aux confins d'elle-même.

 

Tentation : La GBL et ma libraire

Fournisseur : Ma CB

 

 

 

Mon humble avis : Pour une déception, c'en est une ! La preuve, les premières pages lues, je me suis déjà mise à lire certains passages en diagonale... Et tout au long de ma lecture, c'est plus de l'exaspération que j'ai ressenti que calme et sérénité liés aux visites des temples bouddhistes et zen... et je n'avais qu'une envie, en finir au plus vite.

L'écriture est raffinée. Trop, car elle en devient précieuse, étudiée, recherchée... Ce qui nuit à la fluidité et l'émergence d'émotions. Il me semble que normalement, c'est le style qui vient au service du sujet. Dans Une seule Rose, j'ai l'impression que c'est le sujet qui sert de prétexte pour développer un style sophistiqué et de ce fait, pas du tout fluide. C'était comme si je m'étais trouvée devant une vitrine d'objets fragiles où un petit carton prévient : "ne toucher qu'avec les yeux"... J'ai donc lu avec mes yeux, mais pas avec mon coeur, pas avec mes tripes. J'ai traversé sans émotion ce roman qui semble miser sur l'esthétisme à tout prix... Ce qui nuit à la beauté naturelle et n'apporte que froidure.

On est sensé assister à la métaphore d'une femme, que je ne suis pas parvenue à aimer, qui m'a même franchement agacée (je n'ai d'ailleurs éprouvé d'empathie pour aucun des personnages).... Je l'ai constatée certes, mais pas vécue, pas ressentie, elle ne m'a pas émue.

Et que dire de la narration ? Répétitive et monotone à souhait, tant dans les actions des personnages, leurs émois, que dans les descriptions des temples et la météo. J'ai frôlé l'indigestion. Et à côté de cela, Muriel Barbery use de métaphores sentencieuses pour sans cesse décrire la végétation et ces métaphores, je les aurais peut-être trouvé délicieuses si j'avais été sous LSD ou autres substances (Ex :" il fendait l'espace devenu liquide, y naviguait entre deux eaux de réel" - "il fendait l'espace devenu liquide, y naviguait entre deux eaux de réel"...) Pour moi, cela tourne plus au grotesque qu'à la poésie.

Bref, je suis passée complètement en dessous ou à côté de ce roman qui est pour moi proche de la "masturbation" cérébrale... Muriel Barbery s'est sans doute fait plaisir, mais méritait elle d'ouvrir cette nouvelle année de La Grande Librairie ? Je m'interroge vraiment sur le mérite de sa présence sur le plateau : François Busnel a -t-il vraiment aimé "Une rose seule" où est-ce une histoire de petits arrangements avec les attachés de presse ?

L'avis de Luocine

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 3 Décembre 2020

Serge joncour, roman, littérature, avis, chronique, critique, l'homme qui ne savait pas dire non

Roman - Editions J'ai Lu - 253 pages - 6.20 €

Parution d'origine chez Flammarion en 2010

L'histoire :  Jeune divorcé quadragénaire, Grégoire Beaujour travail dans un institut de sondages où il est de plus en plus apprécier pour ses méthodes efficaces. Celles-ci sont en fait indépendantes de sa volonté... Beaujour a un problème depuis quelque temps, il ne sait plus ni prononcer ni écrire le mot "Non"... Evidemment, c'est très embarrassant, tant dans sa vie professionnelle que personnelle. Il pousse donc la porte d'un club d'écriture pour retrouver son mot :" l'ouvroir des mots perdus"

 

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

Mon humble avis : Quel roman agréable, frais, très drôle mais pas que !

En effet, dans les premiers chapitre, il semble que Serge Joncour nous invite à partager une véritable farce : son héros est désormais incapable de prononcer le mot "non". Je vous laisse quelques secondes pour vous imaginer dans cette situation et constater alors la tournure que prendrait votre vie à la moindre petite occasion. Evidemment, Beaujour se retrouve donc continuellement à faire face à des circonstances ubuesques et /ou incongrues... Impossible en effet de refuser le cinquième café proposé par un énième collègue dans la matinée, impossible de décliner une deuxième invitation à déjeuner etc. C'est ainsi que se déroulent les premiers chapitres, légers, drôles comme une comédie burlesque. Bref, ne dire que oui semble simplifier la vie en premier lieu, mais finalement, elle conduit à des situations bien encombrantes et à une perte de liberté.

Bien sûr, l'objectif de Serge Joncour dépasse l'agréable divertissement. Puisque sous couvert de cette farce, le romancier nous convie à réfléchir sur nombre de sujets : la société qui est de plus en plus pensée et conçue pour générer nos "oui", ne serait-ce que par l'ultra sollicitation commerciale et visuelle, la tournure des phrases et des sondages faite pour vous embrouiller et vous inciter à répondre oui, quitte à aller à l'inverse de vos idéaux, le piège de son inverse, le "non" à tout prix et sur tous les sujets... qui conduit à un grand oui pour autre chose. La puissance bénéfique ou destructrice d'un oui ou d'un non pour celui qui le reçoit. La gentillesse excessive et son revers... Ceux qui disent oui tout le temps passent pour des gentils ou des personnes manquant de caractère. Bref, ces deux petits mots, oui et non, conditionnent votre vie et façonnent autant votre identité que le regard que les autres portent sur vous.

Si vous fouillez en peu plus les propos de Serge Joncour, vous remarquerez que cette histoire d'impossibilité du oui chez Beaujour est une parfaite métaphore pour les blocages psychologiques qui sévissent plus ou moins fort chez chacun de nous et qui nous empêchent d'avancer et réduisent de ce fait notre sentiment de liberté. Et ces blocages proviennent souvent de l'enfance, voire la petite enfance, et c'est via l'écriture de ses origines et de son histoire ancestrale (magnifiques passages d'ailleurs) que notre héros comprendra quand et où il a perdu l'usage du "Non", si toutefois il l'a acquis un jour. Aussi, Joncour nous conseille-t-il avec bienveillance de retrouver le petit enfant qui sommeille en nous et, et de lui dire que "c'est aux autres qu'il faut dire non, pas à soi-même, à ses désirs, à ses envies, à ses besoins, sans quoi, on n'en finit pas de se trahir". Et ce petit enfant qui savait parfaitement évoquer un "non" devant la purée de haricots verts qu'il détestait, saura vous apprendre les rênes de votre vie chaotique ou trop docile.

Un très chouette roman, superbe hommage aux mots, pas prise de tête mais qui ouvre à la réflexion sur le oui et le non... qui tombe donc à pique dans cette période contestataire malsaine.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 27 Novembre 2020

L'anomalie, roman, Hervé Le Tellier, Avis, critique, chronique, rentrée littéraire septembre 2020

Roman - Editions Gallimard - 327 pages - 20 €

Parution le 20 août 2020 - Rentrée Littéraire 2020

L'histoire : En juin 2021, le vol AF 006 Paris- New York subit des turbulences aussi violentes qu'inattendues, et qui cessent subitement sur un beau ciel bleu. Après avoir vu la mort en face, les 243 passagers ne sont pourtant ni au bout de leur peine ni de leurs surprises... Le vol est en effet dérouté vers une base militaire où les attendent tous les services possibles de la protection américaine... Leur vie est changée à tout jamais...

 

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Bib N°1

 

Mon humble avis : Quel roman exceptionnel, et ce dans tous les sens du terme ! Vraiment original et mené avec maestria du début à la fin, ce qui n'a pas dû être toujours aisé car l'Anomalie se révèle assez ambitieux et multiple. D'apparence très distrayante, il n'en n'est pas moins très enclin à provoquer nombre de réflexions personnelles et est même très propice à philosopher en usant de toutes les sciences dont nous disposons : depuis la théologie jusqu'à la chimie et j'en passe et des meilleurs.

L'anomalie est une "légère" anticipation, puisque nous sommes en juin 2021... Inquiétude pour moi car Hervé Le Tellier donne toujours au président Américain les traits d'un certain Donald. Il y a un petit côté science-fiction puisque nous faisons face à un phénomènes étrange, inexplicable malgré les moults hypothèses élaborées par le gratin des scientifiques américains.

Géraldine, attention, ne pas trop raconter l'histoire, laisse donc aux prochains lecteurs le plaisir et la surprise de la découverte... pas évident car cette histoire est tellement dingue et géniale que l'on a envie de la crier sur tous les toits pour susciter encore plus l'envie de la lire.

Parmi les 243 passager du vol AF006, Hervé Le Tellier s'intéresse à 11 d'entre eux. Aussi, le premier tiers du roman leur est consacré par chapitre. On ne s'y perd pas car ils sont tous bien distinguables et hétéroclites, mais on commence à parfois trouver le temps un peu long et à se demander où l'auteur veut bien nous emmener. Là, on fait confiance à l'enthousiasme des blogocopines pour parvenir jusqu'à la page 130. Et là, les turbulences s'abattent sur nous pour notre plus grand plaisir de lecteurs. Dès lors, on ne lâche plus ce roman, qui prend de sérieux airs de thriller et qui distille un suspense à couper le souffle. Un suspense multiplié par 11, puisque chacun des passagers va vivre et réagir différemment devant cette anomalie dont il est victime. Et c'est là que cette histoire joue son deuxième rôle après le divertissement : le questionnement individuel et collectif : qui sommes-nous en tant qu'humain ? Sommes-nous notre pire ennemie ou notre meilleur ami en tant qu'individu ? Comment acceptons-nous l'inexplicable ? Comment réagissons-nous face à l'inconnu ? Face à l'étranger ? Sommes-nous maîtres de nos vies ou plus ou moins programmés, sommes-nous une simulation ? Arrh, j'enrage de ne pouvoir développer plus chaque sujet philosophie inédit (et pour cause) abordés ici, sous peine de divulgâcher ! Mais comment réagirais-je si je me trouvais dans la même situation que les passagers du vol AF006 ? Bonne question ! Et je serais curieuses de savoir si les lecteurs parviennent une réponse précise et sans équivoque ! Il y aurait tant et tant à dire sur ce roman ! Mais un billet ne peut pas être trop long !

Je peux tout de même ajouter que l'Anomalie semble être un exercice de style et de narration particulier, truffé de références littéraires ou autres. Mais ça, ce sont mes blogo copines plus cultivées qui l'ont remarqué... Je n'ai rien vu de tout cela et cela ne m'a pas empêchée d'adorer ce roman, qui est lui-même mis en abyme dans ces pages... En effet, parmi les passagers figure un romancier, Victor Miesel, lui-même auteur d'un ouvrage intitulé "L'anomalie".

Ah, vraiment, vive la littérature ! Celle-ci n'a pas fini de me surprendre, de me captiver, et de m'interroger sur mes mille et une vie potentielle !

A l'heure où j'écris ce billet, L'anomalie est encore en lice pour le Prix Goncourt.  Je croise les doigts pour que les membres du jury misent cette année sur l'originalité d'une oeuvre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les avis de : Antigone, Krol, Keisha

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 21 Novembre 2020

Jean-Louis Fournier, Rentrée littéraire septembre 2020, merci qui ? merci mon chien, animaux, protection animale, condition animale

Divers - Editions Buchet Chastel -216 pages - 16 €

Parution le 15 octobre 2020 : Rentrée Littéraire

Le sujet : On ne dit jamais « merci » aux animaux. Pourtant, on devrait. Ils enchantent le ciel, la mer et la terre. Sans les animaux, il n'y aurait pas de paradis terrestre. Ils ne méritent pas l'ingratitude des hommes. Ils méritent leur reconnaissance. Alors, comme ils ne le demandent jamais, on va leur dire « merci ».

 

Tentation : Tout ! Titre, couv' et sujet !

Fournisseur : Ma CB

 

Mon humble avis : Quelle délicieuse lecture, délicieuse et parfois dure aussi, car tout n'est pas rose au pays des animaux. 

Jean-Louis Fournier est le créateur de "La Noiraude". Mais si, quadragénaires rappelez-vous ce court programme de télé : "Allo docteur, c'est la Noiraude à l'appareil" ! Je l'ignorais totalement ! Fournier nous offre ici un magnifique hommage, une généreuse et touchante déclaration d'amour à la gente animale ! Tous les animaux (à part les moustiques !) : de compagnie, d'élevage, sauvages. Les animaux qui partagent nos vies et ceux que l'on mange... Et oui, précision : les végétariens ne se retrouveront pas dans cet ouvrage. Jean-Louis Fournier est carnivore. Mais il n'empêche, il plaide ici pour un respect des animaux devant une condition animale de plus en plus insupportable et cruelle.  Cet ouvrage est bien sûr écrit sous l'oeil attentif, facétieux et avisé de sa chatte Artdéco.

De très courts chapitres se succèdent, développant chacun un sujet autour des animaux. Dans l'un, Fournier admire les performances animales (nid d'hirondelles, toile d'araignée), dans l'autre, il remet l'Homme à sa place, l'Homme qui se prend pour le roi de la jungle et se permet de disposer de tout. Dans l'un, Fournier déplore que l'Homme ne sache plus composer avec le sauvage et le naturel, qu'il ne sache même plus partager l'espace. Dans l'autre, il vénère le mystère, l'intelligence, l'élégance, la fidélité animales. Dans l'un, il écrit une lettre d'excuse à chien que son maître vient d'abandonner lâchement, dans l'autre, le courrier d'adresse à un chien d'aveugle à la retraite, ce chien qui a toujours suivi la route de son maitre et non sa propre route. Bref, j'en passe et des meilleurs ou des plus tristes, comme les mille vaches qui ne voient jamais le ciel... D'ailleurs les chapitres aux sujets douloureux sont entrecoupés de "petites leçons de savoir vivre avec les animaux" très amusantes, et terriblement éloquente sur la réalité, mais qui détendent l'atmosphère. Au fil des pages, les chasseurs, les braconniers, les maltraitants et Descartes (pour qui les animaux n'avaient ni âme ni intelligence) en prennent pour leur grade ! Fournier invite à la recherche des pistes pour penser une nouvelle alliance avec le sauvage.

Le tout est écrit avec un style jouissif, qui alterne dérision, humour, tendresse, amour, ironie, causticité, colère... Mais cela prend toujours aux tripes ! Ca se lit comme un bonbon, parfois avec la douceur du sucré parfois avec l'acidité d'autres friandises qui nous font fermer les yeux.

Un énorme coup de coeur pour cet ouvrage, à lire, relire, à offrir à ceux qui aiment les animaux mais qui ne renoncent pas à en manger de temps en temps, mais aussi à ceux qui n'ont aucune conscience du bien fait animal ou de la condition animale de notre époque.

J'ai lu une partie de ce livre avec ma chatte Aya tout contre moi... A un moment, écoutant les conseils de Jean-Louis Fournier, je lui ai dit "merci d'exister", pour changer des "ma toute belle, ma choupinette amour etc..." Et bien Aya a compris... la preuve, elle a cligné des yeux à l'écoute du mot "merci" ! Merci à mes 3 chats d'exister, car vraiment, ils ont changé ma vie, sans doute sans s'en rendre compte, juste en "étant".

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 11 Novembre 2020

Paule constant, roman, des chauves-souris des singes et des hommes, avis, chronique, afrique, ébola

Roman - Editions Ecoutez Lire - 3h56 d'écoute - 15.99 €

Parution d'origine chez Gallimard en 2016

L'histoire : Dans un village reculé d'Afrique, une petite fille recueille une chauve souris. Des garçons sont fiers de rapporté le corps d'un grand singe au dos argenté. Pas très loin, une médecin française arrive au dispensaire pour effectuer une campagne de vaccination. Et elle affrontera ce qu'elle n'avait jamais imaginé, car un mal pernicieux se propage sur le village et ses alentours.

 

Tentation : Pitch et couv'

Fournisseur : Bib N°2

 

Mon humble avis : Je suis triste, je pensais aimer tellement ce roman... Oh, au début, sa magie m'a belle et bien envoutée. J'ai senti la touffeur, la chaleur, l'atmosphère, les saveurs, les odeurs, les crépuscules de l'Afrique. 

Et puis, j'ignore ce qui s'est passé, ma concentration s'est délitée un peu plus à chaque chapitre, au point que je ne suis plus parvenue à suivre vraiment ni l'histoire, ni le destin et le rôle de certains protagonistes. Le roman est-il confus ? Le support audio (en voiture sur de courts trajets) ne m'a sans doute pas aidée.

Pourtant, le style est magnifique, proche du conte, et l'interprétation de Marie-Christine Barrault est douce et agréable.

J'ai tout de même saisi en grande partie ce que Paule Constant souhaite souligner et dénoncer dans ces pages... Les méthodes médicales françaises en Afrique de l'époque coloniale... Les méthodes actuelles qui souffrent encore de tant de faiblesses et d'inappropriations par rapport à la géographie et le climat des lieux, mais aussi par rapport aux coutumes et croyances locales. Exemple frappant : Agrippine, la médecin française, constate en effet que si les vaccins sont envoyés en nombre suffisant, ils ne sont accompagnés que d'une seule seringue... Une jeune mère subit une césarienne, l'enfant décède et est enterré par les soeurs du dispensaire. La vie de la mère est sauvée certes, mais cette jeune femme n'a plus aucun avenir ni respect dans son village, d'autant qu'elle y est revenue sans le corps du nourrisson.

Toute cette histoire se déroule au Congo, le long du fleuve Ebola... Inutile donc de préciser la nature du mal pernicieux et alors inconnu qui s'abat sur ses riverains...

Voilà ce que j'ai pu retenir de cet ouvrage, qui je pense, régalera certainement les amateurs des très belles littératures, si celles-ci usent des conditions adéquates de calme et de disponibilité pour l'apprécier à sa juste valeur. Mais rendez-vous manqué pour moi. Dommage.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 7 Novembre 2020

L'enfant céleste, roman, Maud Simonnot, rentrée littéraire septembre 2020, avis, chronique, critique, île de Ven, Suède, Tycho Brahe

Roman - Les éditions de l'Observatoire - 166 pages - 17 €

Parution le 19 août 2020 : Rentrée Littéraire

L'histoire : Sensible et rêveur, Célian ne s'épanouit pas à l'école. Sa mère, Mary peine à se remettre d'une rupture amoureuse. Ensemble, ils partent s'extraire du monde sur une petite île mystérieuse et mythique en mer Baltique : L'île de Ven. C'est sur Ven qu'a vécu Tycho Brahe, célèbre astronome du VIème siècle, qui y recartographia complètement le ciel. Tycho Brahe est aussi l'homme qui aurait inspiré Hamlet !

 

 

Tentation : Les conseils de ma nouvelle libraire

Fournisseur : Ma CB à ma nouvelle petite librairie

 

Mon humble avis : J'aime les histoires qui m'amènent en des lieux que je ne connais pas, voire même dont j'ignore l'existence, puisque tout est à découvrir et à imaginer. Et quand ce coin du monde est une île, je savoure encore plus. Avec ce roman, j'ai accompagné Mary et Célian sur l'île suédoise de Ven, qui fut en son temps Danoise et habitée par un scientifique renommé et déterminant, dont je n'avais jamais même entendu le nom : l'astrophysicien Tycho Brahe ! Un homme passionné au destin tragique, un homme à double face, contemporain de William Shakespeare qui se serait inspiré de lui pour créer la pièce d'Hamlet. Le roman de Maud Simonnot est bien documenté et assez érudit sur ces questions, mais dispense toujours une belle aura poétique.

L'histoire est assez classique mais elle est admirablement bien développée. L'écriture onctueuse la romancière enveloppe de sa délicatesse, de sa douce mélancolie, de son travail qui en fait un bijou bien poli. Elle convoque les sens qui s'exacerbent au coeur de cette nature isolée et préservée en pleine mer. On pourrait dire que "tout y est luxe, calme et volupté". Elle nous emmène dans les cieux étoilés avec poésie et onirisme.

Sur cet île, Mary et Célian vont s'apaiser... en menant en vie simple, calme, entourés de quelques îliens. La mère va évacuer les dernières douleurs d'une séparation amoureuse, et le fils va enfin trouver un environnement digne de lui, adapté à ses connaissances, sa curiosité, son envie d'en savoir toujours plus. Célian, l'enfant surdoué qui s'ennuie à l'école, va enfin s'épanouir simplement mais pleinement, aux contacts des éléments et de quelques personnes bien intentionnées, à l'écoute et surtout, qui ont du répondant instructif.

Avec ce magnifique roman (qui fit partie de la première sélection du Goncourt), Maud Simonnot nous murmure avec finesse et pudeur l'importance de prendre le temps d'observer l'infiniment grand comme l'infiniment petit, de découvrir ce qui est invisible à l'oeil pressé,  de percevoir le mouvement dans l'immobile ou l'immuable, d'être conscient de ce qui nous entoure. Il faut parfois s'extraire de notre monde qui ne laisse ni place ni temps au réel épanouissement individuel pour grandir, pour se défaire de ses blessures, renaître et se reconnecter autant à soi-même qu'au monde. La tête dressée vers le ciel permet de se dresser, de se redresser.

Un très beau roman, une parenthèse où fantasme et imaginaire n'ont pas de limite, et une ode à la nature... tout en douceur.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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