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Publié le 1 Octobre 2025

Roman - Editions Audiolib - 8h18 d'écoute - 25.50 €

Parution Albin Michel & Audiolib en 2024

Mon pitch : Le narrateur est un français expatrié aux Etats Unis dans les années 80. Il travaille dans la finance et l'aéronautique, entretient une relation extraconjugale avec Julia, une de ses supérieurs... Il a deux enfants, et une épouse dépressive... 

Le drame familial advient, le narrateur choisit de quitter l'Amérique pour un post à Genève ou il est chargé de développer les affaires avec la Russie communiste en fin de vie...

Il lie une amitié avec un oligarque Russe, est pressé par la CIA et sa maitresse de trahir celui-ci... Nouveau changement de vie, il devient romancier, journaliste, réalisateur de cinéma... Avec Julia qui reparaît régulièrement dans sa vie.

Tentation : Mon enthousiasme pour Tsunami de Dugain

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Au tout début de mon audio lecture, j'ai eu peur qu'il ne s'agisse que de la finance sans scrupule et donc des montages financiers, monde ô combien opaque pour moi. Le tout, dans les années 80 et Reagan aux Etats-Unis.

« La finance, c'est faire à partir d'une richesse réelle beaucoup plus d'argent que ceux qui l'ont créée, grâce à une extrême créativité du vide et de la spéculation. Honnêtement, j'étais assez doué pour ça. »

Et puis, le roman s'oriente vers le narrateur lui-même, et le drame familial et ses conséquences qu'il va subir. Là, Dugain m'a embarqué à son bord même s'il ne m'a pas gardé tout au long du vol, oups, de roman.

Le narrateur est certainement le double de papier de Dugain, car son parcours professionnel ressemble beaucoup à celui de l'écrivain. On est sans doute dans un ouvrage hautement autobiographique même si romancé. Mais pas facile de démêler le vrai du faux.

Ce roman, à la fois thriller politique et d'espionnage, revient sur les relations Est-Ouest de ces cinquante dernières années, avec les manipulations géopolitiques des services secrets et ses enjeux aussi bien d'influence que commerciaux.... Forcément advient Poutine quelques années plus tard, la guerre en Ukraine. Entre temps, il y a eu la disparition du vol MH 370 de Malaysia Airlines, celui du sous-marin russe le Koursk et de la place de ces deux drames dans les enjeux internationaux énigmatiques... le tout dans une quête de vérité aussi chère au narrateur qu'à l'auteur qui a enquêté sur ces sujets. Mais cette recherche de la vérité dérange et les menaces tombent...

Le roman est très dense, d'autant qu'il évoque des faits réels dont tout le monde a entendu parler mais dont, au final personne ne sait rien... Donc intéressants. Marc Dugain propose ses hypothèses. Elles sont captivantes et étayées mais pas toujours évidentes à suivre, et surtout à retenir.  L'avion, Poutine, l'Amérique et moi est donc bien plus exigeant et moins accessible que mes précédentes lectures de Dugain : Tsunami, Transparence et l'avenue des géants. Cette impression est certainement due au fait que je ne suis que moi, avec ma toute petite culture générale sur tout ce qui est évoqué ici, d'autant que ces milieux ne sont pas de ceux qui me passionnent le plus. Il n'empêche, il reste la plume de Dugain qui est toujours bien agréable et maîtrisée et qui embarque dans un rythme qui ne faiblit pas, au fil des rebondissements. Mais j'ai tout de même eu l'impression d'un bric à brac de multiples sujets cher à l'auteur mais à caser quelque part avec un fil rouge... le narrateur... Une audio lecture en demi-teinte donc. Le format papier est peut-être plus adapté à ce genre d'histoire si dense.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 27 Septembre 2025

Roman - Editions Albin Michel - 216 pages - 19 €

Parution le 20 août 2025 : Rentrée littéraire

Mon pitch : "Tant mieux (la version joyeuse du sang froid) est le leitmotiv d'Adrienne, 4 ans , et lui permet de survivre à un été chez sa sorcière de grand-mère qui ne lui épargne aucun sévice. Nous sommes en 1942 à Bruxelles... Autour, la 2ème Guerre Mondiale fait rage... 

De retour chez elle, Adrienne retrouve son aînée et ses parents qui forment un couple dysfonctionnel.... malgré tout, elle protège sa mère, et fait tout pour que personne ne la soupçonne des multiples disparitions de chats dans le quartier. 

Adrienne était la Maman d'Amélie Nothomb.

 

 

Tentation : Mon Nothomb annuel !

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Depuis quelques années, les romans d'Amélie Nothomb me laissaient d'humeur chafouine et déçue... Cela traduisait même un certain désamour, car à cela, s'ajoutait ma lassitude de ses interviews menées par des journalistes qui posent les mêmes questions depuis 20 ans... 

Aussi, étant plutôt fauchée et mes étagères remplies menaçant de devenir qu'un lieu de collection des romans de l'écrivaine à chapeau, cette année, pour la première fois depuis plus de 20 ans, je me suis dit : "je n'achète pas, je prends en bib"... Voilà qui est fait et c'est ballot, car cette année, j'aurais bien gardé ce livre chez moi, car il est à mes yeux de très bon cru.

Certes, il est une fois de plus question de la famille de l'autrice... Mais cette fois ci, c'est la figure maternelle qu'explore l'autrice, quelque temps le décès de sa mère.  Et elle réutilise un procédé qu'elle manie à merveille : la forme du conte. On retrouve donc des personnages fort en couleur, en symbolique, en caractère et les situations à priori ubuesques auxquels Amélie Nothomb nous a déjà habitués... Mais derrière ses prénoms d'emprunts, se cachent les parents, grands-parents, tantes de l'autrice... Et ces situations qui oscillent entre incroyables et inhumaines ont pour la plupart été vécues par ces derniers dans un environnement familial très toxique, où plane l'ombre d'une certaine folie. Et là les lecteurs que nous sommes ce disent, stupéfiés : comme il y a des gens vraiment mauvais et complètement barrés sur terre... Et comment se construire sur de telles fondations ? Déjà avec Premiers sang, on trouvait la famille du père d'Amélie Nothomb bien assaisonnée. Ici c'est de la famille de la mère dont il est question, jusqu'à la rencontre avec le père, le mariage et des décennies d'amour. La famille maternelle n'a pas grand-chose à envier à celle des Nothomb et il est hallucinant de découvrir ce bagage familial si lourd au fil des générations.

Le dernier quart du roman change du tout au tout... Fini le conte et les personnages plus ou moins farfelus, ces non amours ou mauvais amour etc... Là, c'est Amélie qui "reprend" les rênes du récit et sans qu'il n'y ait plus forme de conte, de roman ou même d'un récit strictement organisé, Amélie se confie sur sa Maman, telle qu'elle était, sur leur amour, sur leur relation, sur son départ, sur son absence... Sans aucune esbrouffe, d'un ton d'un parfait naturel, presque verbal, sans filtre, comme si nous étions attablés avec elle dans un lieu calme et feutré, à discuter ensemble de nos relations avec nos mères et non plus dans un livre. Et là, Amélie m'a sacrément chamboulée après ce conte qui procure autant de rire que d'effroi à son lecteur. Bref, j'ai retrouvé dans ce texte ce que je cherche quand j'ouvre un roman d'Amélie Nothomb, avec des personnages dont certaines souffrances, problématiques, situations, pensées, réactions peuvent ou pourrait être miennes, et j'ai pu alors redéployer ma totale empathie pour eux, qui étaient des bouts de moi, toute proportion gardée évidemment.

A mes yeux, Amélie is back !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 17 Septembre 2025

Roman -Editions Folio - 224 pages - 8.50 €

Parution poche mai 2024, Gallimard sept 2022

Mon pitch : Dans une petite ville de Saone et Loire, la jeune Clara est coiffeuse chez... Cindy Coiffure. Son quotidien, réglé comme du papier à musique est une routine guère exaltante, avec comme bande son la radio Nostalgie diffusée dans le salon. Même son petit ami, pourtant beau comme un dieu se révèle bien ennuyeux et la relation s'endort.

Un jour, un client du salon oublie un livre... Du côté de chez Swann... de Proust. Quelque temps plus tard, Clara, plus habituée à lire Guillaume Musso que les grands classiques, ouvre l'ouvrage... Pour elle, s'est une révélation et sa vie va s'en trouver complètement bouleversée.

Tentation : La blogo

Fournisseur : Achat à la braderie de ma médiathèque.

 

Mon humble avis : Il y a déjà bientôt trois ans, l'histoire de Clara qui découvre Proust s'immisçait partout sur la blogosphère, dans les médias etc... je me souviens d'avis élogieux. Le nom de Proust (que je n'ai pourtant jamais lu) me rebutait un peu, puis ce titre s'est fait doubler par d'autres dans mes projets de lectures, jusqu'à ce que je tombe sur cette version folio, au texte très aéré etc... Donc pourquoi pas !

Je m'attendais à une lecture dense et exigeante... Aussi, quelle ne fut pas ma surprise de constater qu'il n'en n'était rien, et que je pénétrais là dans un roman à mi-chemin entre le feel good et le développement personnel. On partage la vie du salon de coiffure via quelques brèves, non pas de comptoir, mais de brushing. Les personnages sont tous issus de ce microcosme (excepté les parents et le copain de Clara qui ne font ici que de la figuration) et l'on a donc droit à l'esprit d'équipe qui se constitue autour du projet de l'un deux. Des collègues qui, sans s'en apercevoir, son plus attachés les uns aux autres qu'ils ne le soupçonnent.

Clara découvre Proust, pour elle c'est la révélation et c'est avec une gourmandise obsessionnelle qu'elle s'enfile les différents tomes de A la recherche du temps perdu.

Avec ce roman, Stéphane Carlier se fait VRP de Proust. Il partage avec élan et passion son adoration pour l'auteur de référence. Il invite donc à le lire, le découvrir, le relire ou pourquoi pas, à se contenter de cette initiation à l'oeuvre d'origine. Au-delà de la Recherche du temps perdu, c'est à la littérature, à la lecture est ses bienfaits que Stéphane Carlier rend hommage dans cette histoire sympathique à l'atmosphère légère.

Comme je le disais plus haut, on est proche du feel good et du développement personnel avec les clichés qui vont avec. En effet, le message global de Clara lit Proust est... qu'il ne faut pas hésiter à se réinventer et à réinventer sa vie... Donc rien de bien nouveau malgré l'originalité du point de départ. J'attendais un peu plus de profondeur et une écriture plus ciselée. On reste dans l'anecdotique.

Clara lit Proust est donc finalement une lecture agréable et rafraichissante, parfaite pour l'été ou pour respirer entre deux lectures plus conséquentes, sans pour autant être mémorable ou bouleversante. Et je n'ai toujours pas envie de lire Proust... je le ferais peut-être en audio, quand je serais aveugle et alitée, et à la recherche de mon temps perdu.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 5 Septembre 2025

Roman - Editions Aux Forges de Vulcain - 288 pages - 20 €

Parution le 22 août 2025 : Rentrée littéraire

Mon pitch : Dans les années 50, petit parisien, Gino part vivre dans la campagne Orléanaise avec sa mère et son frère aîné... A la fête foraine, à travers une boule à neige, il croise de regard de Roxane... C'est sûr ce sera l'amour de toute sa vie...

Et parallèlement, en France, on parle d'un projet titanesque... La construction d'un aérotrain qui relierait Orléans à Paris en un temps record. Fasciné le jeune Gino veut être de la partie... C'est sûr, ce sera l'objectif de toute une vie, et une véritable passion.

Et pendant toutes ces années, régulièrement, une dame des services publics vient frapper à la porte... Elle enquête : êtes-vous un peu heureux, très heureux ou pas du tout.

 

Tentation : Mes précédents coups de coeur pour l'auteur

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Gilles Marchand, c'est l'auteur du sublime "Un funambule sur le sable" et du bouleversant "Le soldat désaccordé" ( à qui l'écrivain fait deux clins d'oeil dans ce texte). Aussi, Les promesses orphelines étaient le titre de cette rentrée littéraire que j'attendais le plus...

Certes, on retrouve ici ce qui fait le sel des histoires de Gilles Marchand : des personnages décalés, une ode aux rêves impossibles, des passages joliment poétiques, un autre regard sur le monde, et surtout, une façon bien à lui de le décrire.  Ma lecture fut agréable, mais inégale et la fin m'a paru assez banale en fait, attendue dans ce genre de roman. Il m'a manqué la surprise qui me fait dire "whaou, je ne l'ai pas vue venir". En fait, j'ai la sensation personnelle que ce roman est plus intéressant que bouleversant alors que les deux titres cités ci-dessus m'avaient littéralement transportée, émue et chamboulée.  Et pourtant, à  l'heure où je rédige ce billet, les avis rédigés sur Babelio sont tous élogieux, entre 5 et 4*. 

L'histoire se déroule sur presque une soixantaine d'années, mais principalement après-guerre et durant les Trente Glorieuses. C'est l'époque du progrès technologiques, des nouveautés, du confort qui arrive chez tous, des grands projets et chantiers... La période de reconstruction puis de construction à tout va, de bétonisation... On marche sur la lune, le Concorde dépasse le mur du son... etc...Les mentalités évoluent, tout comme les slogans publicitaires d'alors distillés de ci-delà dans le roman. Et pendant ce temps, certains perdent l'étincelle de leur regard en Algérie. C'est donc toutes ces années que Gilles Marchand déroule pour nous, évoquant les faits les plus marquants tout en restant dans le local (avec le bar du village où Gino révise ses devoirs) et dans l'intimité de Gino.

Gino, c'est un gamin idéaliste qui rêve d'absolu, qui aime passionnément, qui persévère, qui est prêt à tout pour atteindre son but, même s'il n'en n'a pas les capacités. Il veut intégrer l'équipe de Jean Bertin, le concepteur de l'Aérotrain. Peu importe, il participera, même par des moyens détournés, même en entrant par la petite porte, même s'il s'en est juste approché. Même si son rêve n'a pas vraiment abouti, il a fait bien d'autres choses tout aussi mémorables. Pensez donc, il a même contribué à la construction de l'Arche de la Défense et du Pont de Millau ! 

En écrivant ce billet, je réalise que le destin de Gino m'a plus marquée que je ne l'imaginais et qu'il me restera peut-être bien en mémoire...

Le ton est à la nostalgie sur les réussites, à la mélancolie sur les échecs. Ce roman nous dit que les échecs font partie de la route. Il nous dit aussi que le monde va vite, très vite, trop vite, et que nos rêves d'avenir se retrouvent très vite relégués aux musées. C'est une véritable fresque de la France entreprenante que nous livre Gilles Marchand, qui laisse autant de place aux oubliés qu'aux reconnus ou inconnus qui ont participé à tout cela, que ce soit par passion, par courage, par chance, par intelligence où à la sueur du front et des blessures du corps... Mais avec la même persévérance. Il mêle ici l'extraordinaire à la vie ordinaire de ces personnages et questionne avec eux la notion de bonheur : réussite sociale ? Professionnelle ? Personnelle ? L'amour ? Le confort ? Ce que l'on voit dans le rétroviseur ? Ce qui vient frapper à nos portes quand on ne l'attend plus ?

Intéressant donc, mais voilà je n'ai pas été bouleversée ni complètement happée par ces promesses orphelines et j'en suis bien désolée parce que j'aime profondément cet auteur et son univers.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 3 Septembre 2025

Roman - Editions Flammarion - 176 pages - 19 €

Parution en mars 2025

Mon pitch : 15 ans de bons et loyaux services auprès de la famille d'Anaïs en qualité de femme de ménage, et voici Sylvie renvoyée, méprisée, soupçonnée, accusée, banie, brisée sous l'opprobe... Et pourtant Anaïs a toujours loué l'efficacité et le dévouement de Sylvie... Jusqu'au jour où les lillois Anaïs et son mari décide de louer leur résidence secondaire sur Airbnb... L'enfer commence pour Sylvie à l'abris des regards de tous, sans témoin.... jusqu'au drame.

Tentation : Nom de l'autrice et lieu d'action

Fournisseur : la Bib de St Lunaire

 

 

Mon humble avis : J'ai pioché ce titre qui m'était inconnu juste parce que "Cordonnier" est le nom de jeune fille de ma mère et que l'histoire se déroule au Touquet, dans le Nord Pas de Calais... bref, toutes mes racines.

Et très bon choix ! Un roman qui se dévore, qu'on ne lâche pas. L'aspect physique de ce dernier et la réelle 4ème de couv laisse penser à un texte cynique, léger et drôle... Oui il y a du cynisme mais non ce n'est pas drôle, puisque c'est un véritable drame qui se prépare doucement mais sûrement sous nos yeux.

Deux femmes prennent la parole chacune leur tour... Anaïs, l'ancienne patronne de Sylvie, et Camille, la fille de Sylvie. Camille s'exprime au nom de sa mère qui n'est plus (pas) en état de le faire. 

Si Anaïs et Adrien ont rapidement obtenu le statut de "superhôte" sur la célèbre plateforme c'est grâce au travail titanesque et laborieux de Sylvie, à qui ils ont tout confié, même la gestion de la boîte à clé.... Gérer le ménage d'un airBnb, c'est l'équivalent d'un grand nettoyage de printemps mais toutes les semaines, voire tous des deux jours, en un temps record puisque les locataires se succèdent parfois en quelques heures.

Amélie Cordonnier dénonce parfaitement les dérives de ces plateformes de location et ses conséquences.... Il y a le cahier des charges à remplir pour convenir à la plateforme, le protocole (avec une liste ahurissante de tâches à exécuter en temps record) qui revient à Sylvie qui connait pourtant parfaitement son travail. Il faut sans cesse être dans l'irréprochable pour qu'une malheureuse unique étoile ne vienne pas entacher le statut superhôte.  C'est une véritable dictature de la notation, le tout dans un anonymat total. Car Sylvie est une travailleuse de l'ombre, qui ne doit absolument pas croiser les clients.... Avec les "très pratique boite à clé", clients et loueurs ne se voient plus... Alors, déjà que l'on est dans une époque où le visible n'est pas respecté, inutile de préciser ce qui en est de l'invisible.... Qui se soucie de la transparence... Et pourtant, Sylvie courbe le dos, frotte, rince, lave, décrasse sans rien dire, parce qu'elle est comme ça Sylvie, consciencieuse... Jusqu'à l'épuisement, et le drame que jamais nous lecteur, ne pouvions même envisager avant qu'il ne se déroule. Un drame dont le responsable n'est que le système en fait... et le système, c'est tout le monde... Propriétaires, locataire, notations.

En mettant l'ombre en lumière, Superhôte est un véritable pamphlet contre ces plateformes déshumanisées, contre cette époque où tout est à louer et où tout est loué.... ou banni, d'un simple clic, une époque qui se moque de la réalité qui se cache derrière la belle image, derrière la carte postale.

Ce livre sociétal est nécessaire....  Quand vous en aurez tourné la dernière page, plus jamais vous ne louerez votre bien ou un bien de la même façon, sans avoir une pensée pour Sylvie et ses consoeurs, surtout dans ces communes touristiques où les locations se suivent à une cadence infernale.

Un roman parfaitement bien mené, dans un style incisif, par une autrice que je découvre et que je relirai avec plaisir, et intérêt.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 1 Septembre 2025

Roman - Editions Livre de poche - 252 pages - 8.70€

Parution Poche Avril 2025 (Albin Michel, Avril 2024)

Mon pitch : Dans La liste de mes envies, Jocelyne, la mercière d'Arras, avait tiré les bons numéros au loto, gagnant ainsi 18 millions d'Euros. Ce chèque, elle refusait de l'encaisser, craignant qu'il change sa vie à tout jamais, mais pas forcément dans le bon sens du terme. Jocelyne ne s'était pas trompée...Son mari est parti avec le magot.

On la retrouve trois ans après, et avec 3 millions d'Euros en moins. Où sont partis ces 3 millions, et que va-t-elle faire des 15 millions restants ?

Tentation : Ma lecture du premier tome

Fournisseur : Ma CB dans la librairie de la place aux Herbes à Uzès

 

 

Mon humble avis : En 2012, La liste de mes envies, déferlait dans le monde et l'un des 1.5 millions d'exemplaires vendus atterrissait dans mes mains. Une lecture qui m'avait réjouie au plus au point... Treize ans plus tard, le très bon souvenir et l'idée globale du pitch me restait en tête, mais rien de plus... Et voilà que je tombe en librairie sur le tome 2, déjà en poche ! Sa sortie grand format m'avait échappée.

On retrouve donc Jocelyne, dont la fortune tombée du ciel et encombrante a été amputée de 3 millions. Nous apprenons vite comment et pourquoi... Jocelyne avait donc raison, l'argent rend fou, même les plus proches... Il lui brûle les doigts et lui pourrissent la vie qu'elle aimait telle qu'elle était. Pas à pas, Jocelyne va se relever d'une terrible trahison. Pour l'aider, elle a intégré le groupe des G.A (les Gagnants anonymes) ... Des réunions comme les A.A où chacun partage sa détresse, ses difficultés à gérer les dérives de la richesse... Sauf qu''un bon apéro clôture ces rencontres. La narration de ces réunions de G.A (du loto) est à mes yeux ce qui est le plus intéressant. Il y a là un aspect sociétal dans les  témoignages des adhérents qui démontrent parfaitement la diversité des réactions face à la richesse, réactions des gagnants mais aussi de leur entourage, et tout ce que cela révèle du caractère et des valeurs de chaque individu. L'afflux d'argent est révélateur et déclencheur de bien des choses. Je pense que ce texte est assez réaliste sur ce sujet. Et c'est finalement étonnant, car ces multimillionnaires, qui ont rêvé de le devenir en cochant une grille de loto, se retrouvent confrontés à des situations que l'on n'imagine pas, auxquelles ils n'étaient pas préparés... Certains ne s'en remettent jamais... Aussi, il y a dans ce roman autant de légèreté que de drame, puisque chacun sait que l'argent ne garantit pas le bonheur.

Autre aspect humainement intriguant, plaisant et surprenant à lire : L'argent ne faisant pas son bonheur, Jocelyne va tenter d'user de ces millions pour faire celui des autres. Et c'est là que l'on découvre (pour moi en tout cas), qu'en France, donner de très grosses sommes pour aider les autres n'est pas si facile que cela, puisque le fisc s'en mêle beaucoup, pour remplir les caisses et les ors de l'Etat. J'imagine que l'auteur est bien renseigné sur le sujet et j'avoue que ce que l'ai lu m'a bien énervée et encolérée. Exemple : Jocelyne souhaite aider, à hauteur de 100 000 €, de jeunes entrepreneurs altruistes boudés par les banques... Sauf que dans ce cas, l'Etat rafle 60% au passage etc... Mais mine de rien, Jocelyne trouve de très chouettes idées on ne peut plus spontanées pour aider son (ses) prochain(s), avec quelques billets ou de gros chèques. Là aussi, les réactions des uns et des autres face à leur bienfaitrice sont bien diversifiées et en disent long sur le rapport de chacun à l'argent, que cela soit en donateur ou en bénéficiaire. Cela fait du bien à lire, et réconcilie avec la bonté de certains.

Enfin, quelques rebondissements inattendus redéfinissent les trajectoires de quelques personnages... sans que l'on n'ait rien, mais alors rien vu venir !

Alors oui, beaucoup d'éloges, ce roman fut une lecture d'été vraiment sympathique et fluide. Mais, je dois reconnaitre que certains passages m'ont paru mièvres, d'autres de mauvais goûts et quelques uns inutiles ou lourds (l'histoire de prénom Danièle entre autre) et pas aussi drôles que l'auteur l'espérait sans doute. L'écriture du premier tome m'avait vraiment séduite. Ici, je l'ai trouvé agréable mais parfois trop emphatique par rapport au sujet et à l'ensemble... genre une perle d'eau pour évoquer une larme, mouais bof... même si les perles de pluie de Jacques Brel me bouleversent toujours ! Quant à l'épilogue, il flirte un peu trop avec utopie à mon goût mais bon, pourquoi pas, puisqu'on lit aussi pour s'évader et rêver d'un monde meilleur. 

C'est tout de même amusant de lire les deux tomes à 12 ou 13 ans d'intervalle, tout en ayant gardé une trace de la première lecture sur ce blog... Cela me permet de vérifier que mes goûts littéraires ont évolué. Là où il y avait un grand enthousiasme, il y a maintenant un bon moment de lecture... Mais aussi et surtout, je pense que ma liste d'envies n'est plus du tout la même qu'il y a 12 ans... Mon pouvoir d'achat a sacrément dégringolé depuis, certains de mes centres d'intérêts se sont aussi déplacés, le monde ne s'est guère amélioré et mes illusions se sont effilochées... En même temps, j'ai peut-être aussi mûri... Bref, une pause et une petite étude personnelle bienvenue et un roman touchant, humain et divertissant, même si bien imparfait.

Rappel pour celles et ceux qui, comme moi, jouent de temps en temps au loto : gagner le gros lot, c'est d'abord perdre beaucoup avant de retrouver.

PS : Ce tome peut se lire en one shot ! Peut-être même qu'il serait mieux apprécié ainsi, bénéficiant de l'aspect surprise et nouveauté que l'on ne retrouve pas si on connaît déjà Jocelyne et sa vie.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 24 Août 2025

Roman - Editions Audiolib - 7h07 d'écoute -21.45 €

Parution JC Lattès & Audiolib en 2022

4ème de couv : Suis-je passé à côté de ma vie ? C'est la question qui frappe Paul lorsque, le jour de son mariage, il retrouve Joseph, un ami perdu de vue depuis vingt ans. Et c'est l'été 1983 qui ressurgit soudain. Celui des débuts flamboyants et des premiers renoncements. Avant que la violence des autres fonde sur lui et bouleverse à jamais son existence et celle des siens.

Tentation : Découvrir une nouvelle plume

Fournisseur : La bib de St Lunaire

 

Mon humble avis : Etrange, c'est la première fois que cela m'arrive depuis la naissance de ce blog. J'ai audiolu ce roman en mai. Il m'a bouleversée, son écriture m'a paru sublime, poétique et saisissante et alors que je m'atèle à la rédaction de ce billet, je réalise que je ne me souviens plus de rien, sauf de mon impression et de mes émotions. Et pourtant, cette histoire n'a rien d'oubliable... Mais je suis partie en vacances juste après cette lecture, ai vécu moult vies et lu différents livres aussi, et trop tardé à vous parler de "Les ailes collées". Et cette année, mes vacances étaient plus longues que d'habitude et avaient un but précis et atteint : fuir mon domicile et le voisinage du chien mordeur, et me vider, mais alors me vider, me purger la tête.

Comme sur Babelio, certaines chroniques narrent les trois quarts des ouvrages, je me suis rafraichi la mémoire, des bribes, mais aussi des scènes très fortes me sont revenues, aux conséquences irrévocables... Mais pas assez pour évoquer ce roman avec mes mots. Donc, pas d'autres solution que de le relire bientôt pour qu'il ait dans ma mémoire la place qu'il mérite.

Sophie de Baere a découpé son récit en deux périodes... En 1983, Paul est adolescent... En 2023, c'est un adulte avec bien des fêlures dans ses bagages... Un adulte qui se marie et qui va devenir père. Il est question d'amitié, d'amour, de différences... Donc de harcèlement et d'intolérance. Ces sujets me touchent toujours particulièrement.

Que Sophie de Baere, si elle passe par ici, me pardonne. Elle n'est pour rien dans mon absence de souvenir précis de son roman... C'est moi qui n'assure pas alors que l'ai tant aimé l'écouter. Donc une fois n'est pas coutume, il va falloir me croire sans arguments, juste sur une simple phrase : Ce roman est magistral, un drame poignant... Et donc à lire.

D'autres avis plus étayés sur Babelio 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 20 Août 2025

Roman - Editions Audiolib - 7h35 d'écoute - 20.45 €

Parution Michel Lafon & Audiolib en 2019

Mon pitch : Quatre couples, amis de longue date, se retrouvent pour deux semaines de vacances dans une luxueuse villa ardéchoise. Et cette année, c'est sans les enfants ! Ce séjour, qui s'annonçait comme un long fleuve tranquille, ne va pas l'être tant... Surtout qu'arrive, quelques jours après, la belle Valentine... Valentine, une amie célibataire de Caroline... Qui va se révéler, à ses dépens, être un déclencheur et un révélateur de pas mal de maux enfouis.

 

 

 

Tentation : Besoin d'un livre audio facile pour trier mes photos en même temps

Fournisseur : La bib de Betton

Mon humble avis : Sans transpirer d'originalité, l'idée de fond de ce roman est bonne, puisqu'elle permet l'observation et une certaine analyse des comportements individuels et collectifs dans une vie de groupe. Ici s'ajoute l'aspect couples, et le fameux cap de la quarantaine, puisque tous les protagonistes en sont proches.

Très vite, l'ivresse des libellules m'a confortée dans ma non envie dans de telles vacances avec un groupe d'amis. Ce n'est vraiment pas mon truc. Entre les régimes végétariens des uns, la langueur des autres, les décisions qui sont toutes prises en commun au moindre détail... Pour moi, ce ne sont pas des vacances ! 

Bref, c'est une lecture que j'oublierai vite malgré ses bonnes intentions. Les personnages sont assez caricaturaux (puisque qu'il faut couvrir toutes typologies).... Il y a forcément celle qui vient en vacances avec la ferme intention de perdre ses kilos superflus pour reconquérir son mari etc etc... Evidemment, les travers des uns refont surface, il y a le clan "les hommes d'un côté, les femmes de l'autres".... oui les femmes se mettent en grève pour que leurs conjoints comprennent qu'elles ne sont pas les bonnes à tout faire dans la maison. Voili voilou...

Même si tous les sujets qui tournent autour du couple (les doutes etc) et de la quarantaine sont abordés, l'ensemble reste superficiel et très basique. Le plus souvent, les dialogues frôlent avec la mesquinerie et ne volent pas bien haut (oui, la question "est-ce qu'embrasser c'est tromper" est même posée ! ). Je pense que mon irritation a été accentuée par la voix très jeune, limite enfantine, de l'interprète, qui m'a souvent donné l'impression d'être avec des ados qui parlent de leur problème de coeur.

L'autrice démontre bien qu'il n'y a pas de recette magique pour assurer la durabilité d'un couple. Chaque couple peut, par un fonctionnement différent, palier l'usure du temps, de la routine, et surmonter les hauts et les bas de la vie, voire les épreuves. Ces analyses sont pertinentes mais retranscrites de façon superficielle. Bien souvent, les réactions des personnages paraissent artificielles, juste là pour illustrer et démontrer le propos.

Deuxième roman que je lis de cette autrice, après ce que disent les silences. Je pense que je vais m'arrêter là, car, si j'apprécie de temps en temps les romans feel good et léger, celui-ci m'a plus exaspérée qu'apaisée !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 16 Juillet 2025

Roman - Editions j'ai lu - 219 pages - 7.60 €

Parution J'ai Lu mars 2024 (Flammarion 2023)

Mon pitch : Le destin de Vadim, fils d'un général russe et d'une française... Depuis l'URSS et ses plaines, les prisons du régime, jusqu'aux hauts plateaux Himalayens, en passant par l'île de Bréhat...

Une quête, et des parties d'échec pour se maestro, qui fuira la gloire dans l'exil.

 

Tentation : Acheté dans la librairie de la place aux herbes (du roman éponyme du même auteur), à Uzès

 

 

Mon humble avis : Après la très sombre et étouffante lecture du chant du prophète de Paul Lynch, il me fallait un livre radicalement différent. Donc ce titre était tout indiqué !

La librairie de la place aux herbes avait été un gros coup de coeur pour moi. Ce n'est pas le cas pour la traversée des lumières, même si ce roman fait parfaitement le job : distraire, passer un bon moment, avec une histoire agréable. Bref, une lecture idéale pour l'été.

La première partie m'a vraiment intéressée... L'on y suit Vadim depuis sa naissance, son séjour en prison soviétiques, puis les parties d'échecs qu'il dispute de par le monde pour le Parti, avec en contrepartie, la libération d'un de ses codétenus politiques en cas de victoire...

Et le regard très clair d'une femme qu'il croise lors d'un de ces tournois...

Il y a ensuite un passage sur l'île de Bréhat, chez son oncle français, qui se révèle être le narrateur de ces pages. Puis départ pour une quête (dont je ne révèle rien), qui mène Vadim au Népal, au Tibet, jusqu'à l'ancien royaume de Lo, le Mustang. Un voyage un fil d'une caravane de sel, et des arrêts et rencontres au gré des monastères. Cette partie ci est très dépaysante, on imagine sans mal la grandeur et la splendeur des lieux, et les bienfaits d'une certaine culture et croyance. Mais ce parcourt initiatique de Vadim, sa recherche de cette femme aux yeux clairs n'échappe pas aux aspects conventionnels de cette littérature dite "de développement personnel".... Bons sentiments, mantras, leçons de vie et transformation. De cela, je suis moins fan. 

La traversée des lumières est donc un roman comme il en sort des dizaines chaque année, et qui trouvent leur public, désireux de sortir des laideurs du monde pour un peu de repos bienfaisant. On y trouve une bonne dose de mystère, des rebondissements, un peu de danger, des retrouvailles, des informations géopolitiques, le tout saupoudré de philosophie bouddhiste pour s'achever sur un secret bien gardé. Un roman qui invite à sortir de nos propres sentiers pour rencontrer l'autre et les autres pour se trouver soi-même, ce que fait Vadim tout au long du roman. C'est sûr, ses rencontres sont on ne peut plus variées, enrichissantes et formatrices.

Une lecture pas forcément originale mais qui, entre deux livres plus lourds, trouve bien sa place !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 3 Juillet 2025

Roman - Editions Lizzie - 10h35 d'écoute -21.99 €

Parution Michel Lafon et Lizzie en septembre 2024

Mon pitch : Ignorés du reste du monde, deux pays s'affrontèrent trois mois durant l'hiver 1939 - 1943. Un pays minuscule contre un géant... La Finlande contre la Russie. Ce fut la Guerre d'Hiver qui bien que localisée, modifia le cours de l'Histoire de toute l'Europe. Olivier Norek nous raconte ces 103 jours meurtriers et dresse le portrait d'un soldat devenu légende. Simo le sniper Finlandais que tout le monde surnomma alors "La mort blanche".

 

Tentation : Roman incontournable de la Rentrée Littéraire 2024

Fournisseur : La bib de Dinard

Mon humble avis : Je pourrais élever ce roman au rang de coup de coeur tant je n'ai rien à lui reprocher, si ce n'est un peu sa longueur (mais celle-ci est tout à fait justifiée). Mais avec les Guerriers de l'hiver, je suis loin de ma zone de confort et les romans de guerre ne sont pas de ceux vers lesquels je me précipite habituellement.

Il n'empêche, je suis en admiration total pour le travail de recherches et de rédaction réalisé par Olivier Norek, qui remercie chaleureusement en fin de livre toutes celles et tous ceux qui l'ont aidé dans cette entreprise titanesque.

Olivier Norek, ancien policier, nous a accoutumés à des polars/thrillers géniaux, et voilà qu'il bascule avec un talent et un succès inouï dans le roman historique. Tous les faits d'arme cités dans ces pages sont réels.

Je ne retiendrai pas tout et certains passages liés aux stratégies militaires ou aux discours des hauts gradés ou politiques me sont un peu passés au-dessus. Mais sur le front, avec Simo et les autres, j'y étais, ça c'est sûr. Et j'ai appris beaucoup. Déjà l'existence de cette guerre dont je n'avais jamais entendu parler. Une fois de plus, la Russie pensait plier cette guerre en moins de 10 jours... Sauf que les Russes n'avaient aucune idée des conditions du terrain et donc n'étaient pas prêts et se sont empêtrés sur place et dans le mensonge en Russie. La honte pour Staline dont la réserve inouïe de soldat, envoyés comme chair à canon, ne vient pas à bout d'une minuscule armée. Staline a oublié qu'un soldat qui défend son pays et sa liberté en vaut dix. (comme en Ukraine)  Et surtout, Staline a oublié d'équiper correctement ces hommes... Par des températures variant de moins 30 degrés à moins 50 degrés, dans des paysages blancs de neiges, les soldats russes sont arrivés vêtus de vert, et pour la plupart, en uniforme estival... Les Russes ont des tanks, mais les Finlandais ont des bottes qui tiennent chaud...

Norek nous emmène autant au coeur de cette guerre infernale qu'au coeur de ces hommes qui se sont battus. De ces hommes qui ont dû tuer par devoir. On doit tuer, puis on peut tuer, puis on veut tuer... Les conséquences et conditions psychologiques de ce conflit sont extrêmement bien mis en mots par l'auteur.  Nous sommes aux cotés de Simo, le sniper, avec qui l'on retient notre respiration. On avale de la neige pour que notre respiration ne nous trahisse pas... D'ailleurs on lit certains passages en apnée.

Captivant, superbement menée mais aussi très sombre, cette page de l'Histoire est à connaître et donc ce livre à lire, que l'on soit friand ou pas de ce genre littéraire.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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