LA THEORIE DES POIGNEES DE MAIN, de Fabienne BETTING

Publié le 21 Août 2021

Fabienne Betting, roman, la théorie des poignées de main, avis, chronique

Roman -Editions Pocket - 224 pages - 6.95 €

Parution Pocket Mai 2021, Les Escales juin 2020

L'histoire : Jeune étudiant en mathématique, Antoine effectue sa thèse sur la fameuse théorie des poignées de main, plus connue sous les termes théorie des six degrés de séparation. Alors qu'il présente ses recherches lors d'un colloque à Corfou, un éminent professeur, irrité par cette théorie, met au défi Antoine de la prouver dans la réalité. Antoine relève le défi. Il a trois mois pour trouver la cible proposée par le professeur, et démontrer que seules cinq personnes le séparent de celle-ci. Le voilà qui s'envole pour le Vietnam. Les seules informations dont il dispose : Chinh Yên Than est né à Go Vap le 1er février 1972. Une grande aventure commence pour Antoine !

 

Tentation : Titre et pitch

Fournisseur : Ma CB

Mon humble avis : Depuis que j'en ai entendu parler, cette fameuse théorie des 6 degrés de séparation me fascine, sans que je cherche cependant à en savoir plus. Je me suis dit que ce titre serait l'occasion de corriger le tire. Cette théorie "prétend" qu'il n'y a pas plus de 5 connaissances qui vous séparent de n'importe quel être humain sur terre. Ces connaissances peuvent être amicales, professionnelles, familiales, mais aussi "indésirables"... Le tout, hors réseaux sociaux en ligne évidemment ! Trop facile sinon !

Je n'en sais guère plus sur cette théorie, car ce roman ne fait que survoler ce sujet d'un point de vue scientifique et statistique. Pas bien grave, sa lecture n'en est que plus aisée et légère, bref, agréablement divertissante, servie d'une plume simple et fluide. Un roman parfait pour l'été ou pour se changer les idées entre deux ouvrages plus conséquents. D'ailleurs, j'ai dévoré cette histoire sympathique.

En fait, ce sont plus la quête d'Antoine et les rencontres qui en découlent qui font l'intérêt du roman. On voyage aussi : Nancy, Vietnam, Géorgie Américaine, Suisse, Italie... Là aussi, c'est assez succinct... le nombre de pages ne permet pas de plus amples développements qui auraient été instructifs... l'objectif de l'écrivaine étant clairement affiché : la détente.

La théorie des poignées de main évoque le drame des enfants orphelins dans des orphelinats bondés lors de la guerre du Vietnam et les difficultés d'intégrations rencontrées lors de leurs adoptions en occident. Le choc des cultures des jeunes français qui découvrent le monde est aussi développé. Ce roman nous rappelle aussi de jolies choses... Que derrière chaque statistique, il ne faut pas oublier qu'il y a de l'humain et ses variables, qu'il y a une différence de taille entre savoir qu'un chemin existe et le trouver. Que seul, on n'arrive pas à grand- chose... Entre autres.

Une lecture plaisante, pleine de bienveillance, qui nous fait côtoyer des personnages attachants, mais qui reste un peu trop en surface des choses et des faits à mon goût, avec un style un peu trop simple tout de même... mais accessible à tous pour le plaisir !

 

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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A
Une lecture sympathique quoi, limite idéale pour les vacances.:) Bon, en vrai il y en a tant dans le genre que finalement je n'en lis aucun. C'est vrai que le titre était attirant et intrigant mais si le sujet est survolé, bon...
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P
Le titre m'attire, mais j'ai l'impression, d'après ce que tu dis, que le roman va un peu dans tous les sens sans rien approfondir... Pas sûr que ça me plairait...
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K
Lecture pas compliquée, c'est bien parfois!
Mais cette histoire de poignées de main ou de degrés de séparation fait réfléchir, par exemple avec tous les auteurs rencontrés en salon, ça pousse loin les autres degrés!
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L
Un roman agréable et positif , parfois on n'en demande pas plus.
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