SOUS LE CHARME DE LILLIAN DAWES, de Katherine MOSBY

Publié le 23 Juillet 2011

Roman - Folio Editions- 347 pages - 6.80 €

 

 

 

Parution en mai 2010.

 

 

 

L'histoire : New York dans les années 50. Gabriel est renvoyé de son collège en pleine année scolaire. Spencer, son frère, auteur bohème, l'accueille chez lui. Au cours de ses errances dans la ville, Gabriel croise l'énigmatique Lillian Dawes. Il se crée alors une véritable obsession pour Lillian, chaque prétexte est bon pour la revoir... Mais Gabriel est jeune, Spencer l'est moins. Quoiqu'il en soit l'apparation de Lillian Dawes dans leur vie la bouleversera à jamais.

 

 

Tentation : La blogosphère

Fournisseur : Un achat compulsif à la F..C pour mon anniv

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :Drôles d'impressions que celles laissées par ce livre. Mais je pense que celle qui prédomine est l'ennui. Comme de toute ma vie, je n'ai dû abandonné pas plus de 5 ou 6 livres... J'ai poursuivi ma lecture stoïquement, au prix d'intenses efforts... Peut-être aussi parce que ma curiosité était tout de même piquée. Comment s'achèverait cette espèce de triangulation du désir ? Qui est réellement cette fameuse Lillian ? Spencer est un personnage attachant. Et la plume de Katherine Mosbyest vraiment soignée, élégante. Trop même. Il faut être concentré parfois pour apprécier cette qualité à sa juste valeur...  Une écriture parfaite peut, (toujours à mon humble avis), éclipser l'émotion. C'est ce qui c'est passé pour moi. Je n'ai ressenti aucune émotion au fil des pages, alors que l'envie d'émotion constitue toujours mon leitmotive dans la lecture. Dommage aussi pour une histoire qui conte les premiers émois amoureux d'un jeune homme, et le rapprochement de deux êtres... Les trop nombreuses descriptions des décors (ou autres) m'ont éloignée des sentiments des protagonistes qui deviennent presque secondaires au profit de ce qui m'a paru un exercice de style. Oui, en fait, l'essentiel du roman est pour moi survolé. D'ailleurs, durant les 2 premiers tiers du livre, j'avais la sensation de lire un récit et non un roman. Un récit plutôt fade malgré la richesse de l'écriture. Ce n'est qu'aux alentours de la 200ème pages, quand nos deux garçons rencontrent enfin et officiellement cette Lillian, que l'histoire m'a semblé démarrer enfin et l'oeuvre devenir un roman.

Au tout début, je me suis dit: "Tiens, nous avons ici un Attrappe Coeur réactualisée, écrit par une auteure de notre époque, donc aux allures moins dépassées." Le point de départ ressemblait beaucoup au livre de Salinger (un renvoi du collège, une certaine errance dans les rues de New York).

Alors oui il y a quelques passages truculents, des phrases "vérités vraies" bien tournées et bien trouvées, des personnages secondaires de caractère et originaux (mais trop nombreux pour s'y retrouver par moment), une relation intéressante entre les deux frères. Mais comparé à ce que me promettait l'attractive 4ème de couv, c'est bien peu et je suis très déçue par ce livre. Je ne suis pas tombée sous le charme de Lillian Dawes !

 

 

"Franchement, je trouve la vérité très surestimée. La vérité est le refuge des gens ordinaires et sans imaginations, et elle est souvent décevante, tandis qu'un mensonge digne d'être prononcé ou bien tourné est, disons, une sorte de don."

 

"Un homme de petite taille doit faire sensation, sinon, tout ce qu'on retient, c'est qu'il est petit".

 

"Mais nous, nous sommes des invités gentils. Notre tâche consiste à neutraliser les invités difficiles, à rendre les choses faciles et légères. Nous sommes là pour diluer les tensions et non pas pour en créer, il est donc nécessaire d'entretenir la fiction sociale selon laquelle nous nous apprécions les uns les autres autant que notre hôte nous apprécie."

 

"La vie de ne devrait pas avoir d'autres limites que celles de l'imagination".

 

"Vous n'êtes plus une spectatrice dans le monde des privilégiés, mais une actrice. Alors allez y, participez ! L'opulence n'est pas en endroit pour les gens trop délicats".

 

L'avis de Mango, de Midola , Chaplum

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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M


J'avais été séduite par l'atmosphère et le New York décrit dans ce roman. Mais je n'en garde pas un grand souvenir.



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G


@ Manu : Oui, je me souviens très bien de ton billet, qui n'est pas innocent dans mon achat ! mais sans rancune hein, je n'ai subis aucune pression pour acheter et lire ce livre ! juste ma
curiosité



J


Vu ton ressenti, j'hésite à le conserver sur ma LAL ! Mais bon, si je l'emprunte à la biblio et que je n'accroche pas rapidement, je peux toujours l'abandonner sans regret ;)



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G


@ Joelle : emprunte, commence et donne moi des nouvelles ! Car finalement, les avis sont mitigés sur la blogo sur ce livre !



S


Bon de toute évidence, il est quelques part dans ma PAL et il risque d'y rester donc...



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G


@ Stéphie : Je pense que dans 3 semaines, tu auras beaucoup plus urgent et stimulant que ça à lire avec la rentrée !



M


C'est vrai qu'il faut attendre la centième page pour que ça démarre. En revanche, il faut reconnaître que le roman est extrêmement bien écrit. Au fait, tu sais qu'il est à la médiathèque et qu'il
a failli faire partir du Prix des lecteurs de cette année 



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G


@ Midola : J'ai l'impression que cela ne démarre jamais vraiment. La 4ème de couv est relativement mensongère je trouve !



M


Je regrette: j'avais  bien aimé cette lecture! 



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G


@ Mango : C'est que tous les goûts sont dans la nature ma petit dame, et c'est sans doute ton billet qui, parmi d'autre, m'a incitée dans mon achat !!!



L


J'avais beaucoup aimé pour ma part !



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G


@ Lirrégulière ! C'est toi alors !!! Non je plaisante, mais j'ai bien du lire quelques avis très positif pour acheter ce livre !



S


ce roman m'a aussi laissé un goût d'amertume et de déception, une couverture aguichante pour une histoire vide, qui est longue à rentrer dans le vif du sujet



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G


@Silvi : Oui, j'ai même l'impression que l'on ne rentre jamais vraiment dans le vif du sujet d'ailleurs !