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JUSTE UNE ILLUSION, film d'Olivier NAKACHE & Eric TOLEDANO
Publié le 21 Avril 2026
Film d'Olivier Nakache et Eric Toledano
Avec Camille Cottin, Louis Garrel, Simon Boublil, Alexis Rosenstiehl, Pierre Lottin
Synopsis : Nous sommes en 1985, Vincent, bientôt 13 ans, vit en banlieue parisienne dans une famille de la classe moyenne, entre un grand frère distant et des parents en conflit permanent. Alors qu’il n’est « déjà plus » un enfant et qu’il n’est « pas encore » un adulte nous allons partager ses questions et ses doutes sur l’identité, l’amitié, la famille, la religion, le désir et les premiers élans amoureux.
Une comédie sur cette période de l’enfance où l’espoir de changer le monde n’était pas “Juste une illusion…”
Mon humble avis : Les noms des deux réalisateurs - Nakache et Toledano sont pour moi synonymes de films à voir, car qualité garantie.... dans des genres qui me plaisent. On leur doit "Intouchable", "Hors norme", "le sens de la fête", des films que j'ai adoré, et qui ont tous connus un grand succès.
Nous voici avec juste une illusion, une histoire familiale qui se déroule au milieu des années 80... Nostalgie la voilà, les téléphones à fil, les looks improbables etc... Et une bande originale qui régale de tubes inoubliables qui nous font taper du pied en rythme dans la salle de ciné, et même, donnent envie de chanter.
On ne va pas se mentir, j'ai trouvé que la mayonnaise tardait à prendre... avant de devenir des plus savoureuse, aussi drôle que tendre et subtile. Car oui, on a peut-être l'illusion que cette famille est dysfonctionnelle, quand elle se met à parler et à partager, elle se révèle des plus unies, de plus complices, des plus aimantes. On est aussi à une période où les femmes commencent franchement à s'émanciper professionnellement, et à ne pas vouloir être secrétaire /haut talons / café en réunion toute leur vie. Il y a aussi ceux qui pensent faire illusion en maintenant standing et habitudes de vie mais dont peu sont dupes. Il est aussi question de la période de sortie de l'enfance pour l'adolescence, et sortie de l'adolescent pour l'âge adulte responsable.
Les deux réalisateurs ont pioché dans leurs souvenirs de jeunesse, mais aussi dans de nombreux documents pour être le plus fidèle possible dans la reconstitution de l'époque où "être cadre" était le graal et était censé assurer avenir et respect.
Les dialogues sont aux petits oignons. Et si, sur l'affiche, ce sont les noms des acteurs stars et confirmer qui prend toute la place, il faut bien préciser que le personnage principal est Vincent, (alias Simon Boulbil) et que vraiment, il capte la lumière et occupe l'écran sans fausse note. Dans le rôle de son grand frère, Alexis Rosenstiehl, vu récemment dans "Ceux qui comptent" ou je l'avais trouvé bon, sans plus. Ici, il est parfait, et il m'a rappelé tant de souvenirs !
Deux petits regrets, que les réalisateurs n'aient pas utilisé la chanson "Juste une illusion" de Jean Louis Aubert comme générique de fin... peut-être parce qu'elle n'était pas encore sortie en 1985, et que Téléphone était encore un groupe. Enfin, j'aimerais bien que le monde du cinéma offre d'autres rôles que des personnages de beaufs à Pierre Lottin. Car même s'il y excelle, il est capable de bien d'autres choses, et je trouve que le monde du cinéma l'enferme un peu dans des rôles types (en tous cas, pour les films que j'ai pu voir.)
Quoiqu'il en soit, Juste une illusion est un film à voir, parce que qu'il parle de nous, de notre jeunesse, de ce que vivais nos parents à cette époque-là, et quelle époque : les années 80 !
Un film qui fait du bien, qui dose chaque ingrédient sans jamais en mettre trop.