Lectures, BD, cinéma, voyages, photos, chats, oiseaux, nature bref mon petit monde ! .................. " C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante" (Le petit prince)
L'histoire : Bienvenue au Club des chats ! Au Club des chats, on a le droit de se poursuivre dans toute la maison, de faire ses griffes sur le canapé, de renverser le sac de croquettes, de gratter la terre des pots de fleurs, et même de dormir toute la journée... Tout ce qui rend un chat vraiment heureux, quoi ! Dans le club, il y a Marie, une jeune artiste peintre, et ses trois chats : Choupi, Plume et Nounours. Ces trois-là sont champions pour les bêtises et pour troubler le calme et la concentration de leur maîtresse.
Tentation : Quelle question !
Fournisseur : Bib N°3
Mon humble avis : Tiens, une BD coréenne ? Pour être honnête, on le devine par le nom de l'auteure et par la ville de Séoul qui y est citée. Mais point par les traits des personnages... La plupart ne sont pas humains d'ailleurs. Il y a Marie, ses copines et le facteur. Mais les autres, ce sont des animaux. La cafetière est une vache, la bédétiste est une poule etc... Donc, en plus du club des chats, nous voilà un peu dans Zootopie. Mais si cette BD est Coréenne, il semble bien que le comportement félin soit universel !
Bien sûr, si vous détestez les chats, fort possible que cet album vous laisse de glace. Mais si vous les aimez au point de vivre chez eux et non plus chez vous, cet album est pour vous. Même si c'est gentillet, c'est bien drôle et évidemment, on y retrouve tout ce qui fait la vie des chats, le quotidien des humains, et les interactions entre l'un et l'autre ! Pour le pire, comme pour le meilleur. Et, comme il se doit, c'est le pire qui est souvent le plus drôle. Surtout qu'ici, les 3 chats de Marie parlent humains et pensent tout haut !
Les plus grosses gaffes félines, et chaque singularité, tic ou toc de propriétaires gagas de leurs chats sont ici compilés dans une histoire simple qui est surtout composée de saynètes ou le loufoque, voire l'ubuesque, n'est jamais très loin.
Les dessins, colorés, sont classiques et limpides, comme des dessins qui s'adresseraient à des enfants, ce qui ajoute de la détente au parcourt de ces pages.
Alors, si vous avez besoin d'un bon moment de relaxation sans prise de tête, d'une lecture qui vous fera dire que finalement, vos petits monstres félins sont bien sages par rapport à d'autres, n'hésitez pas à pénétrer dans ce club des chats... Une lecture ronronnante vous attend !
Le sujet : Louise Booth est la mère de Fraser petit enfant autiste. Elle raconte son quotidien et son combat pour que son fils évolue. Et ces progrès tant attendus deviennent notoire quand la famille adopte un chat nommé Billy. La relation entre Fraser et Billy amènera détentes, rires et complicité dans la famille. Et étonnement, comme s'il avait,un 6ème sens, Billy sera toujours présent lorsque Fraser en aura besoin, quand une crise s'annoncera etc...
Tentation : Les deux sujets... Autisme et chat !
Fournisseur : CB + PAL !
Mon humble avis : Ce témoignage s'adresse à tous...Ceux qui aiment les chats et ceux que les félins indiffèrent, ceux qui ne se "sentent" pas concernés par l'autisme, ceux qui n'y connaissent rien ou au contraire, ceux qui côtoient une personne autiste de près ou de loin.
Mon amour et ma fascination pour les chats n'a ici plus de secret pour personne. Et je suis persuadée du bénéfice de leur présence dans la vie de quiconque comme dans la mienne. La présence de trois boules de poils chez moi m'a aidé de façon conséquente à diminuer les symptômes de ma pathologie psychiatrique et parfois à les maîtriser : la bipolarité. Certes, je n'irais pas jusqu'à donner un pouvoir de guérison aux chats, mais je suis sûre du bienfait qu'ils m'apportent, d'une relative sérénité, des rituels quotidiens qui me donnent des repères etc...Mais quelque part, je suis persuadée que mes chats m'ont, d'une certaine manière, sauvé la vie.
Ici, nous suivons sur cinq années le quotidien de Louise et Chris, ainsi que de leur fils Fraser, atteint d'importants troubles du spectre autistique. Au cours du témoignage, nous revenons sur sa naissance, ses premiers mois, le désespoir des parents, la difficulté de poser un diagnostic et le poids des regards accusateurs ou méprisants des autres. Cette famille s'agrandit ensuite par la naissance de Pippa... Malgré l'aide de leur entourage, de certains professionnels, la bienveillance de l'employeur de Chris (en gros la Reine d'Angleterre, puisque Chris travaille dans le domaine d'un château de la famille royale en Ecosse), les progrès de Fraser sont très lents et les régressions très fréquentes. Le texte de Louise Booth permet vraiment de se rendre compte des difficultés parfois insurmontables à vivre avec enfant autiste... Entre les stéréotypies, les crises de colère, les angoisses, l'hypotonie de Fraser qui l'empêche de se mouvoir normalement... Bref, on réalise à quel point chaque petit détail de la vie est compliqué, nécessite moult préparations, attentions, prévisions, contournements, adaptations, j'en passe et des meilleurs... Donc rien que pour cela, ce livre est à lire car très instructifs pour ceux qui n'ont jamais été confrontés à cette pathologie, comme pour ceux qui la connaisse de trop près, car il peut sans doute apporter quelques pistes et solutions pour améliorer le quotidien d'une famille.
Ensuite, Billy le chat surgit dans la famille et devient le pilier de Fraser, et son meilleur copain. Ce chat, manifestement doué de bien plus des 6 sens félins, accompagnera, stimulera et encouragera toujours Fraser dans son apprentissage, dans les grandes étapes de la vie du garçonnet... Tout en menant sa vie de chat. Il fait partie de ses animaux qui savent détecter une maladie, une crise etc... Là aussi, ce témoignage est important.
Vous vous demanderez sans doute pourquoi je ne couronne ce livre "que" de 3 pattes de chats... Et bien parce que le style, même s'il lit facilement, est le plus souvent assez basique et comporte quelques coquilles. Certes, on ne se dirige pas vers ce type d'écrit pour y lire de la grande littérature, mais là, je ne sais pas, ça m'a gênée par moment. Problème de style, de traduction, de relecture ?
Ensuite, même si l'on vit le quotidien d'une famille, quotidien forcément très répétitif... puisque quotidien... vous me suivez ?... Bref, l'autisme ajoute forcément des habitudes, repères et rituels réglés comme du papier à musique et qui reviennent aussi... quotidiennement... Toujours est- il que j'ai tout de même trouvé cette lecture très répétitive dans son écriture, parfois désordonnée, et de ce fait, un peu longuette. Certaines coupes auraient donnés un peu plus de peps à ce récit sans en perdre l'âme ni l'objectif.
Nous quittons Fraser et sa famille quand le petit garçon atteint l'âge de 5 ans, et qu'il entre et s'épanouit dans une classe et une école normales, alors que tous les pronostics prédisaient le contraire. Comme quoi, même si la montagne à gravir est énorme, il ne faut pas baisser les bras et surtout... bien s'entourer... Même s'il s'agit d'un "banal" chat de gouttière.
Et, pour toutes les raisons citées ci-dessus, je ne peux que vous inciter à lire "Grâce à l'amour d'un chat".
PS : L'an dernier, bénévolement, je me suis occupée d'une petite fille autiste de 8 ans, non verbale, une matinée par semaine. Mais manquant de formation, me sentant trop désarmée et étant trop "éponge", j'ai cessé cette action bénévole au bout d'un trimestre.
Voici les 3 chats que j'ai élu à l'unanimité comme les plus beaux chats du monde chacun dans leur catégorie :
- Praslin le plus beau chat tuxedo, alias chat noir et blanc !
- Tsingy le plus beau chat trigré/marbré gris !
- Aya, plus belle minette tigrée marron.
Je l'ai déclare aussi comme les chats les plus respectueux du sommeil de leur humaine puisque, si besoin, ils me laissent faire le tour du cadran (ça doit faire rêver plus d'un propriétaire de chat !)
Pendant que vous regardez ces photos, je suis de bénévolat pour la journée à la Braderie du Quartier Ste Thérèse à Rennes, pour l'association à laquelle j'appartiens : Félin Possible. La braderie est l'occasion de parler de notre action, de recruter des bénévoles et surtout de gagner de l'argent en vendant moult et divers objets qui nous ont été donnés à cet effet... Du vide grenier donc...
Si vous ne pouvez pas venir me voir et m'acheter une bricole pour l'asso Félin Possible, vous pouvez tout de même nous aider par un petit geste tout simple... Car l'un des nerfs de la guerre pour sauver tous ces toujours plus nombreux chats et chatons abandonnés, c'est l'argent.
Félin Possible a donc mis en place un système de teaming.... En vous enregistrant, vous vous engagez juste à donner 1€ par mois à l'association. 1 € / mois donné, si discret dans votre budget et tellement pour les boules de poils à remettre sur pattes !
Pendant que je vais profiter du jardin d'une amie avec un bon Barbecue, je vous propose donc de tenir compagnie à mes 3 loulous : Tsingy (le gris), Aya (la trigrée marron) et Praslin, le blanc et noir !
Il y a quelque temps, sur ce blog, ma minette Aya avait eu droit à son dimanche en photos, qui reportait son petit séjour estival chez Mamie.
Donc aujourd'hui, place à mes deux p'tits gars, Tsingy (le tigré marbré gris) et Praslin (le blanc et noir). Ils sont assez proches tous les deux pour jouer à la bagarre ! (Aya ayant passé l'âge, Lol), mais savent aussi partager des moments câlins !
Vous êtes sans doute devant votre cuisinière à préparer votre repas de réveillon et hop, vous étouffez devant toutes les saveurs prévues...
Alors, hop, un petit peu d'air, de nature, de verdure, de tous les chats que j'ai croisé dans mon voisinage lors de mes balades "besoin d'air avec mon livre audio". Ces rencontres sont toujours magiques, parfois ne durent qu'un instant, et parfois s'éternisent par le jeu avec brins d'herbe ou petites branches... ou par des caresses. Parfois, je rentre bredouille de mes balades, parfois, je rage de n'avoir pas pris mon appareil photo et de devoir me contenter de mon iphone.
Petite précision, et il sera facile de deviner par l'environnement, certains de ces chats ont été rencontrés lors de mon voyage à Lanzarote.
Mais toujours, quand je vois au loin une forme féline, ou tout prêt, un chat, qui se repose dans son jardin, mon coeur bat de cette possible rencontre car rien ne dit ce que cette rencontre va être. Si le chat va me laisser approcher, partager un moment avec lui ou s'il va juste fuir à mon arrivée.
Il y a une grosse semaine, sur les pages Facebook de protection animales Bretonnes, ce chat mal en point, manifestement errant, était signalé :
Signalé sur ma commune, pas loin de chez moi, alors une amie m'a donc envoyé l'alerte, pour que je puisse donner un coup de main pour attraper ce chat.
Via les réseaux sociaux, un chouette réseau d'amis des chat s'est formé avec et autour de moi pour sauver ce chat, dont une bénévole de la Protection Animale qui s'engageait à payer personnellement les frais véto de ce pauvre loulou.
Je vous épargnerai les détails, mais nous avons mis 5 jours et 5 soirs à trapper ce loulou, très fripon, qui tournait autour, sur, devant ma cage trappe, mais jamais dedans ! Et dimanche soir, youpi, ce pauvre loulou est entré dans la cage trappe. Lundi à la première heure, j'ai pu le conduire chez le véto ! Et là, victoire, ce chat était identifié par puce électronique, sa maîtresse le cherchait depuis 2 mois ! Il lui a donc été rendu, et médicalement, Flocon, puisque tel est son vrai nom, se remettra de son errance grâce aux bons soins vétérinaires, à la bonne cantine et l'amour de sa Môman...
Une belle histoire qui finit bien, le premier sauvetage pour moi qui termine par des retrouvailles humaines/félines... mais... qui ne s'arrête pas là...
Car sur le site où errait Flocon, j'ai découvert une colonie de chats errants. oh, je ne peux pas faire de gros miracle, surtout que certains de ces chats ont peut-être des propriétaires. Mais ce que je suis sûre, c'est qu'il y a dans cette colonie 3 minettes sauvageonnes (tricolores), nées dehors... Et la saison des chaleurs a commencé. Avec tous les mâles qui traînent sur ce site, il est urgent de pouvoir stériliser les 3 minettes, avant qu'elles ne soient gestantes et donnent naissance à 4 chatons chacune dans 3 mois, puis autant cet été et ainsi de suite, et ainsi de façon exponentielle...
Le projet de stérilisation (et plus pour, l'un d'elle), + le projet d'abriter une autre minette gestante d'un autre site de chats errants, se met en place, toujours grâce aux "réseaux".
Pour cela, j'ai besoin d'un petit coup de pouce de chacun d'entre-vous, à la hauteur de vos possibilités. J'ai créé une cagnotte Leetchi pour financer tout cela. Un petit clic, un petit don : 5, 10, 15 €, chaque don compte. La cagnotte est déjà bien avancée, je compte sur vous pour qu'elle grimpe encore un peu !
Tout le détail et l'organisation logistique de ces sauvetages et/ou stérilisation est expliquer sur la cagnotte, avec également un devis vétérinaire pour les stérilisations des minettes.
Allez, un petit dimanche avec mes poilus ! Sachant que depuis mon dernier billet... Et bien il y a une Noël !!!
Je ne m'attarderai pas aujourd'hui, car depuis quelques jours, je suis sur un "gros chantier" de trappage de chats "sauvages/errants/malade".
D'ailleurs, je publierai bientôt un billet menant à une cagnotte leetchi, qui vous demandera, dans la mesure de vos possibilités à faire une petit don pour m'aider à stériliser 3 minettes sauvages, pour qu'elles ne se retrouvent pas pleine dans quelques semaines pour donner naissance à des petits bouts qui ne feraient qu'agrandir de façon exponentielle cette colonie de chats errants...
Le chat très malade, quand il daignera rentrer dans la cage, sera pris en charge par une association. Pour les 3 minettes, les asso rennaises n'ont pas la possibilité, à ce jour, de m'aider.
Mes revenons à mes loulous qui se portent à merveille et qui sont bien au chaud avec moi à la maison !
L'histoire : Un chat de gouttière errant a élu domicile au pied d'un immeuble tokyoïte. Un jeune homme le remarque et le nourrit de temps en temps, jusqu'au jour où il le retrouve dans un sale état : une patte brisée à cause d'une maudite voiture. Il accueille le chat chez lui, le soigne et de fil en aiguille, l'adopte pour la vie. Une magnifique relation les unit désormais. Mais, un jour, le jeune homme Satoru est amené à devoir se séparer du matou. Il parcourt alors, avec Nana le chat, une bonne partie du Japon pour trouver, parmi ses amis, celui ou celle qui serait l'adoptante idéale pour Nana. Car hors de question de le confier à n'importe qui. Nous lecteurs, suivons alors leur pérégrination nippone.
Tentation : Le titre et la couv' !
Fournisseur : La bib'
Mon humble avis : "C'est un beau roman, c'est une belle histoire, c'est une romance d'aujourd'hui" !... même si un peu triste et cruelle, comme peut l'être parfois la vie. Mais lumineuses, les aventures de Satoru et Nana le sont indubitablement.
A la lecture des Mémoires d'un chat, j'ai été un peu désarçonnée par la formule narrative. En effet, il m'a semblé que parfois, et le plus souvent, le chat était le narrateur. Ca j'en suis sûre d'ailleurs, vu le titre et les réflexions " à voix hautes" de Nana le chat. Réflexions touchantes, hilarantes et bien emprunte de l'identité féline. Mais parfois, le récit paraissait repris par les personnages rencontrés par Satoru et Nana, et à d'autres moments, j'étais persuadée que c'était l'auteure qui reprenait les rennes.
Autre petit bémol, la quatrième de couv' vente une plongée dans "maints aspects de la vie japonaise. "Quelques", oui, mais maints, pas vraiment d'accord.
Peu importe, ce roman est vraiment une belle histoire entre un animal de compagnie et son maître, en l'occurrence ici un chat, sur l'affection, l'attachement, l'amour indéfectible, la connaissance mutuelle, la complicité, la confiance et la responsabilité qui les unissent. Tout cela, à travers les yeux et les pensées d'un chat, ce qui décrit assez bien la nature féline (même s'il y a dans ce texte certainement une bonne dose d'anthropomorphisme), ce qui donne des passages assez rigolos et/ou mignons.
Ce livre est aussi un hymne à l'amitié, puisque dans sa quête de l'adoptant idéal pour Nana, Satoru rend visite à ces amis de toujours : d'enfance, de collège, de lycée, de fac. Ces revoyures sont l'occasion, pour les protagonistes, de se remémorer souvenirs et moments forts du passé.
Avant tout, "Les mémoires d'un chat" est un formidable étendard contre l'abandon des animaux de compagnie, pour le respect de l'engagement autant quotidien que temporel que nous prenons lorsque nous adoptons une petite boule de poils quelle que soit sa taille à l'âge adulte. Car le chat s'exprime beaucoup sur le fait que son maître est obligé de se séparer de lui. Evidemment, il ne s'agit pas ici d'un abandon motivé par un caprice. C'est, pour Satoru, un cas de force majeur (je n'en dirais pas plus) et l'obstination qu'il met à trouver un adoptant de confiance absolu est remarquable. A travers les pages et les dialogues de Satoru et de son ami d'enfance, il est bien montré aussi le traumatisme et les regrets éternels que peut représenter pour un enfant, l'abandon ou la perte d'un animal de compagnie par les parents (quelle qu'en soit la cause). Des années plus tard, l'enfant ressent toujours le manque de son ami quadrupède et percevoir cette perte comme un choc.
Enfin, cette histoire a l'intelligence et la finesse de présenter le chat (mais cela fonctionne aussi avec le chien...bref, l'animal de compagnie), comme une formidable passerelle entre les êtres humains. Car oui, les animaux qui partagent notre quotidien participent aux liens que nous tissons avec nos congénères. Nana le chat est un lien et un vecteur social en puissance, qui réunira les gens au-delà de toute espérance.
Alors installez-vous sous un bon plaid, attendez que votre chat vous rejoigne et se pose auprès de vous. Et voilà, il n'y a plus qu'à lire ! Miaou !
C'était début août dernier... J'étais à la SPA de Chateaubourg à promener des chiens.
Des habitants du quartier sont venus nous prévenir que 3 chatons à priori errants évoluaient dans un fossé de leur rue depuis quelques jours. Près d'une aire de covoiturage... le lieu classique d'abandon de chatons... Bien sûr, malgré les enfants qui entouraient ces chatons, aucun parents n'auraient pensé à déposer des croquettes, des bouts de jambon, bref, de la nourriture. Juste une pauvre gamelle d'eau.
Un chaton était très accessible et semblait assez proche de l'humain... Je l'ai donc attrapé sans mal par la peau du coup. Le 2ème, ce fut plus laborieux, et mes mains s'en sont souvenu un moment. Et le coup de vrai crachat que je me suis prise ! Une furie ce chaton. Pour tous les 2, direction une petite pièce de la SPA pour commencer leur quarantaine sanitaire et le déparasitage. Ces chatons sont criblés de puces.
Le 3ème impossible a attraper... Grimpé dans un arbre etc...
J'ai donc décidé d'y retourné le lendemain soir, à la tombée du jour, lorsqu'il n'y a personne dans la rue, que du calme... Equipée d'une cage trappe, de boites de thon, de lampe torche et d'un pique-nique, dont une bonne bouteille, j'y suis donc retournée avec une amie qui a bien voulu m'accompagnée.
Un papy et une mamie nous offre leur véranda pour nous abriter au cas où et un gamin de la rue nous indique qu' "il les a vu là-bas, près du petit bois". "Les?" . Et bien oui, en fait, il en reste encore deux !
Le premier, rentre facilement dans la cage. Le 2ème, c'est encore une autre histoire (le même que la veille !). Il nous a fallu quelques heures pour arriver au but ! Et encore, c'est à force de patience infinie, centimètre par centimètre, que mon amie Cécile a finalement réussi à le choper manuellement ! Alors que je refaisais pour la Nième fois le tour du parking de covoit entouré de sous-bois à l'aide de ma lampe torche pour voir s'il ne restait plus de chaton, j'ai entendu un miaulement déchirant, qui a transpercé la nuit ! Ah ! Bonne nouvelle ce miaulement, Cécile avait réussi à attrapée cette petite friponne !
Oui car en fait, c'est 4 chatons sont des fifilles !
La SPA étant fermée à cette heure là, c'est direction la salle de bain de mon amie Cécile pour les deux dernières rescapées ! En effet, Cécile possède un chat et dans ce cas, hors de question de mettre le "chat maison" en contact avec des chats juste sauvés, car on ne sait jamais de quelles maladies ils peuvent être porteurs. Par sécurité, les chats sauvés de la rue doivent toujours avoir une quarantaine de 2 semaines avant d'être mis en contact avec d'autres chats. Bref, dans la salle de bain, une bonne gamelle de pâtée, des croquettes, de l'eau, tout est avalé goulûment ! Caresses plus ou moins acceptées, la petite tricolore donne du fil à retordre ! L'autre, typée Siam, ce laisse faire, ronronne, grimpe sur moi... On commence à retirer les puces...
Puis dodo pour tout le monde. Et le lendemain, dimanche, direction la SPA pour que les deux cocottes rejoignent leurs frangines ! Dans les jours qui ont suivi et les quelques semaines, je suis souvent passée les voir, pour jouer avec elles et les caresser. Depuis, elles ont toutes les 4 été adoptées. Une histoire qui finit bien... Même si j'envoie en enfer celui ou celle qui a lâchement abandonné ces boules de poiles en pleine nature... A 300 mètres de la SPA.. Quitte a être lâche, autant le faire mieux... Les chatons déposés dans une cage de transport devant la SPA une heure avant l'ouverture....Les chatons n'auraient pas passé quelques jours affamés dehors et le temps passé à les trapper aurait été économisé, même si, évidemment, je ne le regrette pas. C'est juste que c'est vraiment ignoble d'abandonner des bébés comme ça...
Mais encore 4 petites vies de sauvées, ça m'émeut, ça me rend un peu fière et utile. Et ce genre de sauvetage donne vraiment le sens de ma vie.
Voici Nouchka attrapée le 1er jour ! La cracheuse ! Qui se laissera très vite attendrir par n'importe quel jeu !
Voici Trinidad, celle qui nous a fait tant transpirer !
Voici Sanibel, la toute câline !
Et voici Frimousse ! Avec Nouchka, la plus délurée et "dominante" de la fratrie. Bref, dans les séances de jeu, avec Noucka, elles prenaient toute la place, reléguant Sanibel au 2ème plan !
Le soir, dans la salle de bain de Cécile. Une petite Sanibel d'amour, qui se laisse parfaitement manipuler et qui ronronne une fois les premières craintes évacuées.
En haut, début "de chasse aux puces" dans la salle de bain, en attendant le déparasitage complet le lendemain à la SPA. En bas, idem pour Nouchka à la SPA le dimanche matin, du produit antipuce et on tente de choper quelques puces, mais pas facile avec les poils longs de la belle !