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Publié le 3 Octobre 2009

Charles, Eugène de Foucauld de Pontbriand,  vicomte originaire du périgord naquit en 1858. Plus tard, indiscipliné, il quitte l'armée en 1882 et se rend en pélerinage en Terre Sainte en 1888, entre dans la congrégation religieuse de la Trappe. Sept ans plus tard, il se fait ermite chez les berbères. Il s’installe en 1904 à Tamanrasset pour évangéliser. Il étudie la vie des touregs et apprend leur langue. Ce n'est qu'en 1910 qu'il construit l'ermitage de l'Assekrem. Il s'y installe de juillet en décembre 1911, pour rester au calme, mais au plus près des Touaregs. Il rédige son testament : " Je désire être enterré au lieu même où je mourrai et y reposer jusqu'à la résurrection. J'interdis qu'on transporte mon corps, qu'on l'enlève du lieu où le bon Dieu m'aura fait achever mon pèlerinage". Il mourra hélas assassiné par des pillards, à proximité de son ermitage... Il n'y a pas besoin d'être chrétien ni croyant pour s'intéresser au Père de Foucauld ainsi qu'à son sujet d'études préféré : les Touaregs. "On présente trop souvent Foucauld sous l'aspect uniquement religieux, en négligeant les autres facettes de sa personnalité. Beaucoup ignorent qu'il a été un formidable linguiste, le premier grand spécialiste de la langue et de la culture touarègues. Et aussi un écrivain de talent, auteur de plus de 6 000 lettres. Il a en outre été un excellent dessinateur", souligne Antoine Chatelard, membre de l'ordre des Petits Frères de Jésus, installé à Tamanrasset depuis 1954. En 2006, quatre Frère de Jésus y vivaient encore, et célébraient chaque matin la messe dans la minuscule chappelle, au lever du soleil, à 2760 mètres d'altitude. Les derniers 300 mètres de dénivelé se font à pieds, le lever du soleil sur l'Assekrem se mérite ! Quelques Frères vivent donc ici dans le dénument le plus complet. Isolés, ils sont au calme mes rarements seuls. En effet, rare sont les jours sans que pélerins ou simples touristes ne viennent se recueillir ici ou juste admirer un paysage grandiose, vivre un moment innoubliable. Après le lever de l'Astre, pour vous réchauffer, les Frères vous offre un thé et quelques biscuits secs. L'occasion pour tous d'un échange, d'un dialogue. Et là surprise ! Dans un bout du monde, les Frères vous parlent de la campagne présidentielle en France. Sans journaux ni télévision, ils sont informés de tout par leurs visiteurs ! Nous buvons donc le thé en regardant... cela...





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Rédigé par Géraldine

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Publié le 11 Septembre 2009

DANS LE HOGGAR DU TASSILI EN ALGERIE, DEC 2006

Une semaine de 4X4, de marche, de bivouacs, de pierres, de feux de bois, de sable, d'horizons lointains, de dunes, d'immensité, de silence, de découverte, d'éblouissement. Le désert !
Très peu de texte pour accompagner ces photos. Le désert se vit, se ressent, se regarde, s'écoute...
Départ de Tamanrasset pour une boucle dans le grand sud, à la lisière de la frontière du Mali et du Niger.
Non, nous ne sommes pas à Monument Valley aux Etats-Unis, mais en Algérie !


















La magie de l'érosion sur ces cheminées volcaniques...    Un air de fête, au refuge de l'ermitage de Foucaud
 Arrivée sur le plateau de l'Assekrem.   
     














Quelques infos tout de même, tirée de Wikipédia :

Hoggar (du tamachek Ahaggar) est le nom donné à un massif montagneux de l'ouest du Sahara, dans le sud de l'Algérie.

Situé entre les 12e et 13e parallèles nord, traversé par le tropique du Cancer à 80 km au nord de Tamanrasset, il couvre une superficie d'environ 540 000 km2, soit le quart de la superficie totale de l'Algérie.

À l’est de Tamanrasset (1 395 m d'altitude), il y a là une sorte de plate-forme érodée où les champs de lave tiennent une grande place, d'environ 250 km de grand diamètre, où l'altitude est partout supérieure à 2 000 m et sur laquelle les volcans démantelés font des saillies affleurant les 3 000 m. Cette plate-forme s'appelle l'Atakor du Hoggar. Autour d'elle, l'altitude reste élevée puis diminue en pentes douces imperceptibles à l'œil.

Son plus haut sommet, le mont Tahat au centre de l'Atakor, culmine à 2 918 mètres et domine l'Algérie. Un site célèbre est l’Assekrem, à 80 km de Tamanrasset à vol d’oiseau et facilement accessible par piste. L’Assekrem accueillit l’ermitage d’été de Charles de Foucauld, qui s’y installa en 1911.

Véritable désert de pierres, le Hoggar est essentiellement constitué de roches volcaniques. L'érosion a façonné un étonnant paysage tout en pitons acérés. Le climat y est très chaud en été, et il peut y geler les nuits d’hiver. Les pluies sont limitées et sporadiques. Du fait d’un climat moins extrême que le reste du Sahara, le Hoggar est un important refuge pour certaines espèces animales et végétales.
Le massif du Hoggar est aussi le terrain ancestral du groupe Touareg appelé Kel Ahaggar. Près de la ville de Tamanrasset, dans l’oasis de Abalessa, il est possible de trouver le tombeau de Tin Hinan, une matriarche qui serait l’ancêtre des Touaregs du Hoggar. Selon la légende, Tin Hinan viendrait du Tafilalet, dans les montagnes de l’Atlas, au Maroc.

TOUTES LES IMAGES DANS LES PROCHAINES SEMAINES !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 1 Septembre 2009

LES TERRES ROUGES DE MADAGASCAR

Honnêtement, la ville même de Morondava offre un intérêt limité. En fait, elle sert surtout de point de départ pour Belo Sur Mer, l'Allée des Baobabs, les Tsingys, la forêt de Kirindy, les tombeaux Sakalavas...
Nous décidons de faire de nouveau appel aux services de Guy et de son 4X4 pour partir à la découverte d'autres plages au nord de Morondav'.... Plages aux intérêts tout aussi Nordique ! Par contre, le bonheur fut de retrouver et de rouler sur ses pistes de terre rouge. Entre le bleu du ciel, le vert de la végétation et le rouge de la terre, cela donne des paysages au couleurs splendides, décors très africains dans l'idée que l'on s'en fait. Le dépaysement est encore là alors que demain, nous prenons l'avion pour Tana... Jugez par vous même !

  

  



Voilà, ainsi s'achève notre voyage en terre Malgache. Pour nous il a duré deux jours de plus pour visiter Tana la capitale. Mais là, pour des raisons de sécurité, j'ai préféré me passer de mon appareil photo. Je n'aurai peut être pas dû mais bon, ce qui est fait est fait !

Dès la semaine prochaine, c'est dans le Hoggar Algérien que je vous emmène !

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 22 Août 2009

COUCHER DE SOLEIL A BELO SUR MER

Un article sans commentaire. Puisque les couchers de soleil n'en n'ont jamais besoin. Des photos, juste pour le plaisir et la beauté de l'instant !











EN BOUTRE SUR UN ILOT DESERT


Au large de Belo sur Mer, il y a quelques ilôts déserts, des landes que compose un mélange de sable ultra blanc et du corail mort, donc tout aussi blanc et aveuglant avec les reflets du soleil. Nous louons deux boutres pour nous rendre sur l'un de ses ilets. L'interêt de cette excursion réside plus dans la balade en mer que dans l'îlet en lui même. Le trajet en mer prend pour moi l'allure de l'enfer, tant je suis malade. Je crois mourir, je suis sûre d'avoir attrapé une véritable cochonnerie bactériologique ! Un autre français, habitué de Mada me "rassure" sur mon cas. Il me dit : "C'est ton Lariam qui fait ça". J'ai saisi ma notice et j'ai compris mon malheur.


Nous avons accosté sur un îlet pour le temps d'un pique nique et d'une sieste méritée. Organisés, nos mousses malgaches nous construise un abri "pare soleil" de fortune avec les voiles de nos boutres. "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme" jusqu'au bout du monde !





Quelques heures, nous retrouvons la terre ferme. Il est temps de quitter Belo sur Mer pour rejoindre Marondava. Cinq heures de piste nous attendent. Petit extrait d'un paysage dont je ne me lasse pas !





DE RETOUR A MORONDAVA

Le voyage touche à sa fin. Il nous reste 3 nuits 2 jours avant de rejoindre Tana. Pour nous remettre de nos ennuis de santé, nous nous offrons un hôtel mimi comme tout, confortable, avec de vrais sanitaires et la clim' (Le Masoandro, ex chez Maggie). Christian et Manue, qui n'ont pas fini du tout leur périple, choisissent l'hôtel "repère de routard". Le lendemain matin, nous découvrons la plage...

... qui ressemble très fort aux plages du Nord Pas de Calais où j'ai grandit : Interminables, sable fin, battues par les vents !


Mais à la place des portes containers, une goélette !


Le soir, nous rejoignons Christian et Manue une dernière fois. La zone touristico - balnéaire de Morondava regorge de resto plus ou moins à la mode. En chemin, et en levant la tête, nous somme étonnées et amusée par cette astuce  de recyclage :







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Rédigé par Géraldine

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Publié le 13 Août 2009


Après une nuit sur Monrondava, nous reprenons la route et notre 4X4 "privé", toujours à 4 : Juliette, Christian, Manue et Moi. Guy, le chauffeur tout terrain et toute situation est bien sûr de la partie. 90 km de pistes nous attendent, soit 5 heures de route. Le 4X4 était à l'époque le seul moyen fiable de partir sur Belo et d'en revenir dans un laps de temps déterminé. Première épreuve, le passage à gué





d'une rivière. Un villageois nous précède à pied pour tester les fonds. Et plus tard, il nous montre fièrement le croco qu'il a pêcher la veille dans ces mêmes eaux. Certes, celui n'est pas bien grand mais ses parents ne devaient pas être très loin... Autres épreuves : les multiples arrêts techniques. La radiateur du 4X4 fuit depuis les Tsingy, il faut donc s'arrêter régulièrement pour remettre de l'eau !



5 heures plus tard, la récompense ! Nous arrivons enfin à Belo sur Mer, petit village de pêcheur, au fond du fond de Madagascar. Là où le temps s'arrête et les routes ne vont pas beaucoup plus loin. Là où l'on vit sans eau courante, sans électricité...  Il nous faut trouver notre gîte pour les 2 nuits à venir et déchantons un peu... Les prix du Routard, pourtant de la même année, sont erronés dans le mauvais sens. 




Nous optons pour le "Dauphin" et ses bungalow en bois avec moustiquaire, terrasse et hamac. Les sanitaires sont spartiates et collectif. L'établissement est tenu par un Français qui nous raconte son arrivée ici... Juliette est malade, dans 24 heures se sera mon tour. Foutu anti-palu ... aux nombreux effets secondaires. Ne lisez pas la notice ou vous n'oserez pas en prendre. Malgré ces petits désagrément, nous admirons notre superbe  VUE SUR MER ET LAGUNE !
 JE VOUS LAISSE APPRECIER !....




Nous passons 2 jours et 2 nuits à Belo sur Mer. Il n'y a pas grand chose à faire à part se balader sur la plage, dans le village. Observer, découvrir, rencontrer. Prendre le temps aussi d'observer les marées qui viennent parfois lécher notre bungalow pour se retirer ensuite.



Il fait très chaud. Nous sommes amorphes et subissons tous les effets secondaires des anti paludéens (et dieu sait que leur liste est impréssionnante sur la notice de ces maudits cachés !). La matinée passera à buler dans les hamac. L'après midi, nous allons au bout de la plage. Nous y attend un bout de mangrove...
Notre première baignade du voyage  se revèle y être un véritable délice ! (Certes, je me suis baignée dans la Tsirinbihine mais bon...) Nous vivons au ryhtme permis par le soleil écrasant, tout doucement ! Cela nous repose aussi de notre activité incéssante depuis notre départ.


Le soir, en longeant la plage, nous retournons au village pour y diner. Nous avons dégoté un boui-boui sympa. Ce trajet est l'occasion de vérifier la proximité des villageois avec la mer. Nous sommes bien dans un village de pêcheurs !

Belo sur Mer est aussi le chantier naval le plus intéressant de l'île. On construit ici boutres et goélettes, embarcations indispensables à l'économie de toute la côte Ouest Malgache. A elles 2, elles assurent 50% des activités maritimes.



Le transport maritime est très développé et vital pour les échanges commerciaux, tant le réseau routier est peu développé et de piètre qualité ! Nous en avons fait l'expérience ! Et, alors que moteurs et carburant coûtent très cher, le vent lui, reste gratuit bien qu'imprévisible !

La goélette, caboteur à faible tirant d'eau, possède un pont et deux mâts où est fixé un gréement trapezoidal. Le boutre est à mât unique, sans pont, et sa voilure est de type arabe.
Mais nous voici au village, village de case, de cocotiers et de carcasses de bateau traînant ci et là. Je me sens tellement loin de tout que je me dis que Robinson Crusoé aurait pu échouer ici...

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 4 Août 2009

            

A 6 km de l'allée des Baobabs, nous croisons d'abord, sur la piste de Mangily, les Baobabs Amoureux ! Le symbole est bien visible et toute explication supplémentaire inutile ! Ah, un peu de romantisme ! Mada compte 7 espèces de Baobabs, contre une seule

                                                      
                                
espèce pour l'Afrique continentale. Attention, les baobabs ne sont pas des arbres mais des plantes... plantées à l'envers ! La légende voudrait que les dieux, vexes par cette création trop majestueuse leur faisant de l'ombre, ont voulu l'humilier en lui mettant la tête dans le sol et les racines dans le ciel ! Les baobabs dépassent souvent les quinze mètres et les centaines
d'années. Les baoboabs les plus répandus sur Mada sont les Adansonia Grandidieri, les plus photogéniques et les baobabs bouteilles (fony).

 


                                                            

Nous arrivons à l'Allée des Baobabs, à l'heure idéale,  avant le coucher de soleil. Instant magique que d'assister au coucher de l'astre sur ces Champs Elysées naturels. Certes, nous ne sommes pas les seuls touristes (mais nombres très raisonnable) et sommes vite assaillies par les enfants. Néanmoins, cet alignement de Za, d'Adansonia et de Fony est magistral. Les couleurs changent presque à chaque minute, au grès des rayons du couchant. Plus de mots, passons aux images avec la charrette et les zébus, le vieux camion ou Dame Nature... 
               

 




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Rédigé par Géraldine

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Publié le 26 Juillet 2009

On appelle aussi Madagascar la Lémurie car elle abrite 90% des lémuriens du monde. Les autres ne sont pas très loin : Aux Comores, Au Sri Lanka, en Afrique... Certains voyageurs viennent sur Mada uniquement pour observer ces drôle d'animaux, qui ressemblent à des singes mais qui n'en sont pas ! Ce sont des prosimiens, un sous ordre des primates. Quoiqu'il en soit, ils sont tout aussi agiles que leurs cousins et prendre en

 photo relève parfois de l'exploit à moins d'avoir un après midi complet à y consacrer ! Ceux ci ont été aperçu depuis la piste qui relie le Parc Des Grands Tsingy à l'Allée des Baobabs. Il existe une multitude de lémuriens différents. La première classification consiste à séparer les lémuriens diurnes des noctures. Inutile de préciser lesquels figurent sur ce blog !


Ces animaux à l'apparence si inoffensive ont pourtant été victimes de nombreuses superstitions aux effets dévastateurs... En effet, en latin, "lémure" signifie "âme errante des morts", donc fantôme !
Certains lémuriens, comme les Aye Aye (nocturne), sont reconnus comme les mamifères les plus rares et les plus menacés de la planète. Donc ne vous attendez pas non plus à en voir à chaque coin de piste !



MADAGASCAR : CATASTROPHE ECOLOGIQUE ANNONCEE
Dernier instant au camping de Bekopaka sur les rives du Manambolo. Nous rebroussons chemins dans un premier temps. Ce soir, nous serons à Marondava. Mais en chemin, nous serons passées par L'allée des Baobabs. L'excitation nous habite. Le choix du visiter cette partie de Mada a été déterminée par l'envie de voir les Tsingy et l'Allée des Baobabs. Ce sont les baobabs les plus photographiés du monde. Ce n'est pas le côté

célébrité du site qui nous attire. Mais si c'est très photographié, cela doit être magnifique. Effectivement, nous ne serons pas déçues. Mais... tout d'abord, en chemin, on visualise, on réalise, on affronte la catastrophe écologique qui frappe Madagascar et on devine bien les dégâts irréversibles qui en découlent (ou vis et versa). A l'arrivée de l'homme sur l'île, la forêt recouvrait presque tout le territoire.


Il en reste moins de 15% et chaque année, la forêt recule encore d'une heure de marche. Feux de brousse et culture sur brûlis réduisent la forêt et les espèces (animales et végétales) qui l'habitent en cendres. L'abattage des arbres se poursuit pour obtenir de charbon de bois, pour la construction de l'habitat, pour l'artisanat. Il en découle une érosion terrible des sols. Chronique d'une catastrophe écologique annoncée. En même temps, quand on voyage de part le monde, on comprend que l'écologie est un luxe de pays riches. Les Malgaches, déjà très pauvres, ne peuvent s'offrir le luxe d'être préoccupés par leur forêt... Ils doivent manger, abriter leur famille.... C'est un cercle vicieux, comme beaucoup de monde ou de peuple sur le terre, ils scient la branche sur laquelle ils sont assis. Je sais, ce style de billet plombe un peu l'ambiance légère d'un voyage. Mais on ne peut pas ne pas en parler. La découverte et l'information, pour le meilleur et pour le pire...  Désolée de casser un peu l'ambiance mais bon... fallait en parler

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 6 Juillet 2009


Chose promise, chose due ! Enfin une vue globale, à 180°, des Tsingy de Bemaraha !
Grandiose, magnifique, extraordinaire... Les mots manquent. Nous sommes très émus devant un tel paysage et surtout devant l'objectif atteint, le rêve qui se réalise ! Combien de kilomètres, d'heures de voyage depuis ma Bretagne ?! Un grand, très grand moment. Maintenant que vous avez une idée de ce à quoi ressemblent les Tsingy, visitons les dans le détails, pénétrons à l'intérieur, dans leur ventre, dans leurs veines !
Les Tsingy se visitent avec un guide appartenant au bureau de l'Angap, qui gère le parc National. L'Angap fournit baudrier et mousquetons. En effet, certains passages sont dangereux et méritent un maximum de précautions et l'attention totale du visiteur. Les arêtes sont vraiment tranchantes, une chute est vite arrivée qui pourrait vous défigurer. D'où l'obligation de toujours veiller à être bien attaché. Il va sans dire

qu'il est indispensable de porter de bonnes chaussures et d'emporter une bonne réserve d'eau. Il fait très chaud dans les Tsingy, il n'y a pas beaucoup d'air. Et le parcours est très sportif. Il s'agit effectivement de parcours organisés, préparés pour simplifier, sécuriser mais aussi "centraliser" et ainsi ne pas nuire à l'environnement. Ces visites sont encadrées dans tous les sens du terme pour le bien de tous : nous mêmes, Dame Nature, Messieurs Tsingy qui, avec leur grand âge, restent fragiles ! La photo n'est pas très nette mais si vous en observez le point le plus clair, vous remarquerez 2 points de bois espacés de 2 cms. C'est le haut d'une échelle ! Visiter les Tsingy, c'est comme

descendre dans le ventre de la terre puis, l'instant d'après, entreprendre l'ascension d'un sommet. Oui, vraiment, coeurs fragiles s'abstenir ! A un moment, je suis restée collée à l'échelle, elle même fixée sur une parois vertigineuse. J'étais pétrifiée, impossible de bouger ! Mais, comme personne ne voulait dormir là, j'ai bien été obligée de me... mouvoir encore plus haut !



 

 

 

 

   

La vigilance est de mise presque à chaque pas... notre émerveillement nous poussant au contraire à regarder tout autour de nous. Mais il faut se méfier des apparences... De la dentelle tranchante comme une lame de rasoir... Et puis soudain, dans cet univers très minéral, une apparition nous confirme que nous ne sommes pas seuls ! Il s'agit du Fosa, un genre de puma local.


      



Dans certains endroits des circuits, les Tsingy peuvent atteindre entre 60 et 100 mètres de hauteurs. A chaque instant, une nouvelle découverte nous réjouis et nous surprend ! La flore ici, avec je pense l'aloes (en rouge) à et le pachypodium (en blanc). Au cours du circuit, nous pénétrons pour déjeuner dans une véritable "cathédrale" karstique où le soleil pénètre à 14H00 ! Pour de magnifiques jeux de lumière...



Cette randonnée a duré environ 4 heures. De retour au camping de Bekopaka, nous 
décidons de repartir immédiatement à la découverte des Petits Tsingy.  


Les petits Tsingy sont à 5 mn à pieds du camping et méritent également le détour. Pour celles ou ceux que les "recommandations" pour les Grands Tsingy effrayeraient, les Petit Tsingy offrent déjà un très bel aperçu et ne nécessitent aucun matériel d'alpinisme (hormis les bonnes chaussures !).

En soirée, nous nous offrons une "excursion de nuit" à la recherche de caméléons. "Offrons est le bon terme tant nous nous sommes fait roulés sur le prix de cette excursion, une fois que nous avons eu la bonne idée de convertir l'argent versé en Euros ! Comme quoi, tout touriste est toujours une proie facile ! Voici quelques spécimens de caméléons rencontrés :


 

 

 

 

 

 

       






Demain matin, nous reprenons la route pour Morondava. Une journée de voyage en piste principale pour moins de 200 km, et surtout 2 fleuves à traverser en sens inverse et cerise sur le gâteau, le passage par la célèbre Allée des Baobabs. Mais en attendant, une dernière photo souvenir des Petits puis des Grands Tsingy !



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Rédigé par Géraldine

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Publié le 28 Juin 2009

C'en est terminé de la pirogue ! Nous reposons pieds à terre. Nous voici maintenant en 4X4 à la découverte des pistes malagaches. Ce sont d'autres paysages et une multitude de découvertes et d'émotions qui nous attendent. L'aventure continue !

 

 




Un panneau qui a le sens de l'humour ! Début des travaux en avril 2004, durée 15 jours... Nous sommes en novembre 2006 !




Passage très cahotique de la Tsiribihina en bac antedilivien. Un grand et long moment, embarquement, traversés et débarquement compris ! Sous le regard impassible des villageois !



 

 

 

 

 





Nous retrouvons les pistes et découvrons nos premiers baobabs malgaches. Les pistes s'étirent au fil des heures. Nous reprenons

une séance de chant à tue tête, pour le plus grand plaisir de notre chauffeur ! Mais nous n'empêchons pas Léo de dormir ! Puis, nous voici sur les rives d'un autre fleuve à traverser, le Manambolo, infesté lui aussi de crocos ! Qui dit fleuve signifie bac ! Les hommes s'occupent de l'embarquement. Pendant ce temps, nous rejoignons des femmes malgaches et nous essayons au difficile exercice de piler le riz.
 












 

L'embarquement et le débarquement de notre 4X4 sont impressionnants. Ils ne se font pas sans peine. Au débarquement, un camion doit même venir treuiller notre véhicule qui patine et s'enfonce sur la rive du fleuve. Nous pensons à notre poulet qui se faisait sans doute écraser par la chute des bagages sur lui dans le 4X4. Mais non, notre poulet a survécu. Et oui, il faut expliquer que depuis le début de notre aventure, nous voyageons bien sûr sans réfrigirateur. La seule façon de conserver les aliments dans cette chaleur, est donc de voyager avec les aliments vivant jusqu'à l'épreuve de la casserole. A ce moment du voyage, nous en sommes à notre troisième poulet !

Nous plantons nos tentes dans le camping municipal... Nous avons mérité une bonne douche... Dans le fût, l'eau rouge du fleuve... Le gant de toilette gardera une trace indélébile ! Au repas, nous retrouvons Christian et Manue, 2 chtis qui nous suivent, ou que nous suivons (ce n'est qu'une question de point de vue !) depuis que nous avons quitté notre pirogue. Le courant passe bien entre nous, il est décidé que nous passerons les 5 prochaines journées ensemble. Mais en attendant, une bonne nuit de sommeil s'impose car demain, nous pénétrons dans les Grands Tsingy de Bemaraha, l'objectif principal de ce long périple ! Nous sommes à Bekopaka, aux portes des Tsingy !


Nous pénétrons enfin dans ce parc national.
Les Tsingy représentent un site unique au monde, classé au Patrimoine Mondial de l'UNESCO, le plus grand site protégé de l'île. En résumé, ce sont des formations karstiques en forme d'aiguilles. En vérité, l'histoire commence il y a 200 millions d'années... Invasion maritime, formations de couches de coraux et coquillage. Puis émergence d'une énorme plaque. Le calcaire sèche et se fissure.

Ainsi se créent des canyons et des diaclases (fissure). Enfin, ces 5 derniers millions d'années, la pluie légèrement acide érodera la roche de son ruissellement, ronge le calcaire... Les lapiaz se forment... Des arêtes acérées de couleur grises que les Malgaches nomment Tsingy. Aussi étonnant que cela puisse paraître, les chercheurs estiment que sous l'érosion continue,  les Tsingy disparaîtons un jour...

Le premier Vazaha (blanc) qui s'aventura dans le Tsingy utilisa la principe du fil d'Ariane pour être sûre de retrouver son chemin et ainsi de sortir vivant de ce véritable labyrinthe. Les Tsingy abritèrent les Vazimbas, premières tribus de Madagascar, chassées des habitants des hauts plateaux. On trouve encore certains de leurs tombeaux.

 La flore des Tsingy est très riche et variée. 86% des espèces végétales répertoriées sont endémiques à la région et adaptée soit à l'humidité (au fond des canyons) soit à la sécheresse des sommets. Inondés par les crus du Manambolo en saison des pluies, les Tsingy ne se visitent donc qu'en période sèche, de mai à Novembre. Autres précautions : si vous êtes sujets au vertige  vous embarquez pas dans les Tsingy car la visite est très sportive et certains passage très étroit.... Je vous devine impatient de visualiser ces Tsingy et certainement surpris de ces photos à priori hors sujet... Je l'ai prises des 17 km de trajet en voiture menant deBekopak aux toutes premières formes karstiques. Elles attisent sans doute votre curiosité et mettent sans doute votre impatience à rude épreuve. Il en fut de même pour nous ! Tout ce mérite ! Et même lorsque l'on ne s'y attend pas, Madagascar réserve de toutes petites surprises qui nous font bien sourire : ici, un message laissé en bord de route sur le haut d'un bâton.
Il s'agissait de donner un lieu de rendez vous aux occupants d'un 4X4 qui nous suivaient certainement, les passants précédents ne s'étant pas sentis concernés ! Allez, trêve de plaisanterie, visitons ses fameux Tsingy, donc l'existence fut en occident par Nicolas Hulot et son émission d'alors : Ushuaïa.


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Rédigé par Géraldine

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Publié le 22 Juin 2009

Durant cette dernière journée de pirogue, nous avons mis pieds à terre pour visiter un village assez important dont, hélas, je ne me rappelle plus le nom. Comme quoi, on devrait toujours noter ce qui risque de nous échapper. Dans ce village, les zébus, les cochons, les chiens, les poules vivent dans les rues, sans barrière.




Le zébu est bien entendu le mode de transport local.






Léo nous a guidé et "insérées" dans chaque partie du village. Et partout, nous avons été accueillies chaleureusement, c'est à dire par de sourires, des gestes timides, de la  curiosité et des rires d'enfants.












La communication n'est pas facile mais Léo joue son rôle de lien entre deux cultures et traduits les propos des unes et des autres.
J'écris volontairement "unes" car c'est surtout par les femmes que nous sommes interpellees. Les hommes restent plus en retrait et les enfants foncent, sans se poser de question semble-t-il.


Cette jeune femme nous a demandé de trouver un prénom pour sa petite fille. J'ai proposé Marie. Personne ne parvenait à le répéter. Pas plus de chance avec Juliette. Quand j'ai prononcé "Géraldine", tout le monde l'a repris en coeur et parfaitement d'un point de vue phonétique. C'est ainsi que nous avons baptisée une petite fille de mon prénom au fin fond de Madasgascar !

C'était très émouvant. J'ai pris la petite Géraldine dans mes bras, et elle m'a à son tour baptisée ! Puis nous avons orthographié le prénom sur un papier et avons noté sa date de naissance. Pour cela, nous avons fait avec les moyens du bord. La petite était née un jeudi 2 semaines plus tôt. Enfin équipée de ce papier, sa mère pouvait aller déclarer sa fille.



Nous avons quitté le village et repris notre navigation. Quelques heures plus tard, nous avons croisé des piroguiers qui, une fois leurs clients  déposés à destination, remontaient le fleuve en sens inverse, à force des bras et parfois du vent, pour notre plus grand plaisir visuel !




Avant le coucher du soleil, nous atteignons notre dernier lieu de bivouac, une village que compose une poignée de cases.





Très vite, nous sommes entourées des femmes et des enfants. On prend des photos, on filme, on montre les résultats qui provoquent toujours l'hilarité générale. Une chose est sûre, l'air du Numérique facilite les rapports humains quand les différences linguitiques les compliquent.

 

 

 

 

 

 

 







Et comme toute bonne chose a une fin, nous assistons à notre dernier coucher de soleil sur le fleuve Tsirinbihine. Demain, nous accostons pour de bon et partons sur les pistes malgaches.

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Rédigé par Géraldine

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