Articles avec #voyages en afrique tag

Publié le 4 Août 2009

            

A 6 km de l'allée des Baobabs, nous croisons d'abord, sur la piste de Mangily, les Baobabs Amoureux ! Le symbole est bien visible et toute explication supplémentaire inutile ! Ah, un peu de romantisme ! Mada compte 7 espèces de Baobabs, contre une seule

                                                      
                                
espèce pour l'Afrique continentale. Attention, les baobabs ne sont pas des arbres mais des plantes... plantées à l'envers ! La légende voudrait que les dieux, vexes par cette création trop majestueuse leur faisant de l'ombre, ont voulu l'humilier en lui mettant la tête dans le sol et les racines dans le ciel ! Les baobabs dépassent souvent les quinze mètres et les centaines
d'années. Les baoboabs les plus répandus sur Mada sont les Adansonia Grandidieri, les plus photogéniques et les baobabs bouteilles (fony).

 


                                                            

Nous arrivons à l'Allée des Baobabs, à l'heure idéale,  avant le coucher de soleil. Instant magique que d'assister au coucher de l'astre sur ces Champs Elysées naturels. Certes, nous ne sommes pas les seuls touristes (mais nombres très raisonnable) et sommes vite assaillies par les enfants. Néanmoins, cet alignement de Za, d'Adansonia et de Fony est magistral. Les couleurs changent presque à chaque minute, au grès des rayons du couchant. Plus de mots, passons aux images avec la charrette et les zébus, le vieux camion ou Dame Nature... 
               

 




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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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Publié le 26 Juillet 2009

On appelle aussi Madagascar la Lémurie car elle abrite 90% des lémuriens du monde. Les autres ne sont pas très loin : Aux Comores, Au Sri Lanka, en Afrique... Certains voyageurs viennent sur Mada uniquement pour observer ces drôle d'animaux, qui ressemblent à des singes mais qui n'en sont pas ! Ce sont des prosimiens, un sous ordre des primates. Quoiqu'il en soit, ils sont tout aussi agiles que leurs cousins et prendre en

 photo relève parfois de l'exploit à moins d'avoir un après midi complet à y consacrer ! Ceux ci ont été aperçu depuis la piste qui relie le Parc Des Grands Tsingy à l'Allée des Baobabs. Il existe une multitude de lémuriens différents. La première classification consiste à séparer les lémuriens diurnes des noctures. Inutile de préciser lesquels figurent sur ce blog !


Ces animaux à l'apparence si inoffensive ont pourtant été victimes de nombreuses superstitions aux effets dévastateurs... En effet, en latin, "lémure" signifie "âme errante des morts", donc fantôme !
Certains lémuriens, comme les Aye Aye (nocturne), sont reconnus comme les mamifères les plus rares et les plus menacés de la planète. Donc ne vous attendez pas non plus à en voir à chaque coin de piste !



MADAGASCAR : CATASTROPHE ECOLOGIQUE ANNONCEE
Dernier instant au camping de Bekopaka sur les rives du Manambolo. Nous rebroussons chemins dans un premier temps. Ce soir, nous serons à Marondava. Mais en chemin, nous serons passées par L'allée des Baobabs. L'excitation nous habite. Le choix du visiter cette partie de Mada a été déterminée par l'envie de voir les Tsingy et l'Allée des Baobabs. Ce sont les baobabs les plus photographiés du monde. Ce n'est pas le côté

célébrité du site qui nous attire. Mais si c'est très photographié, cela doit être magnifique. Effectivement, nous ne serons pas déçues. Mais... tout d'abord, en chemin, on visualise, on réalise, on affronte la catastrophe écologique qui frappe Madagascar et on devine bien les dégâts irréversibles qui en découlent (ou vis et versa). A l'arrivée de l'homme sur l'île, la forêt recouvrait presque tout le territoire.


Il en reste moins de 15% et chaque année, la forêt recule encore d'une heure de marche. Feux de brousse et culture sur brûlis réduisent la forêt et les espèces (animales et végétales) qui l'habitent en cendres. L'abattage des arbres se poursuit pour obtenir de charbon de bois, pour la construction de l'habitat, pour l'artisanat. Il en découle une érosion terrible des sols. Chronique d'une catastrophe écologique annoncée. En même temps, quand on voyage de part le monde, on comprend que l'écologie est un luxe de pays riches. Les Malgaches, déjà très pauvres, ne peuvent s'offrir le luxe d'être préoccupés par leur forêt... Ils doivent manger, abriter leur famille.... C'est un cercle vicieux, comme beaucoup de monde ou de peuple sur le terre, ils scient la branche sur laquelle ils sont assis. Je sais, ce style de billet plombe un peu l'ambiance légère d'un voyage. Mais on ne peut pas ne pas en parler. La découverte et l'information, pour le meilleur et pour le pire...  Désolée de casser un peu l'ambiance mais bon... fallait en parler

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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Publié le 6 Juillet 2009


Chose promise, chose due ! Enfin une vue globale, à 180°, des Tsingy de Bemaraha !
Grandiose, magnifique, extraordinaire... Les mots manquent. Nous sommes très émus devant un tel paysage et surtout devant l'objectif atteint, le rêve qui se réalise ! Combien de kilomètres, d'heures de voyage depuis ma Bretagne ?! Un grand, très grand moment. Maintenant que vous avez une idée de ce à quoi ressemblent les Tsingy, visitons les dans le détails, pénétrons à l'intérieur, dans leur ventre, dans leurs veines !
Les Tsingy se visitent avec un guide appartenant au bureau de l'Angap, qui gère le parc National. L'Angap fournit baudrier et mousquetons. En effet, certains passages sont dangereux et méritent un maximum de précautions et l'attention totale du visiteur. Les arêtes sont vraiment tranchantes, une chute est vite arrivée qui pourrait vous défigurer. D'où l'obligation de toujours veiller à être bien attaché. Il va sans dire

qu'il est indispensable de porter de bonnes chaussures et d'emporter une bonne réserve d'eau. Il fait très chaud dans les Tsingy, il n'y a pas beaucoup d'air. Et le parcours est très sportif. Il s'agit effectivement de parcours organisés, préparés pour simplifier, sécuriser mais aussi "centraliser" et ainsi ne pas nuire à l'environnement. Ces visites sont encadrées dans tous les sens du terme pour le bien de tous : nous mêmes, Dame Nature, Messieurs Tsingy qui, avec leur grand âge, restent fragiles ! La photo n'est pas très nette mais si vous en observez le point le plus clair, vous remarquerez 2 points de bois espacés de 2 cms. C'est le haut d'une échelle ! Visiter les Tsingy, c'est comme

descendre dans le ventre de la terre puis, l'instant d'après, entreprendre l'ascension d'un sommet. Oui, vraiment, coeurs fragiles s'abstenir ! A un moment, je suis restée collée à l'échelle, elle même fixée sur une parois vertigineuse. J'étais pétrifiée, impossible de bouger ! Mais, comme personne ne voulait dormir là, j'ai bien été obligée de me... mouvoir encore plus haut !



 

 

 

 

   

La vigilance est de mise presque à chaque pas... notre émerveillement nous poussant au contraire à regarder tout autour de nous. Mais il faut se méfier des apparences... De la dentelle tranchante comme une lame de rasoir... Et puis soudain, dans cet univers très minéral, une apparition nous confirme que nous ne sommes pas seuls ! Il s'agit du Fosa, un genre de puma local.


      



Dans certains endroits des circuits, les Tsingy peuvent atteindre entre 60 et 100 mètres de hauteurs. A chaque instant, une nouvelle découverte nous réjouis et nous surprend ! La flore ici, avec je pense l'aloes (en rouge) à et le pachypodium (en blanc). Au cours du circuit, nous pénétrons pour déjeuner dans une véritable "cathédrale" karstique où le soleil pénètre à 14H00 ! Pour de magnifiques jeux de lumière...



Cette randonnée a duré environ 4 heures. De retour au camping de Bekopaka, nous 
décidons de repartir immédiatement à la découverte des Petits Tsingy.  


Les petits Tsingy sont à 5 mn à pieds du camping et méritent également le détour. Pour celles ou ceux que les "recommandations" pour les Grands Tsingy effrayeraient, les Petit Tsingy offrent déjà un très bel aperçu et ne nécessitent aucun matériel d'alpinisme (hormis les bonnes chaussures !).

En soirée, nous nous offrons une "excursion de nuit" à la recherche de caméléons. "Offrons est le bon terme tant nous nous sommes fait roulés sur le prix de cette excursion, une fois que nous avons eu la bonne idée de convertir l'argent versé en Euros ! Comme quoi, tout touriste est toujours une proie facile ! Voici quelques spécimens de caméléons rencontrés :


 

 

 

 

 

 

       






Demain matin, nous reprenons la route pour Morondava. Une journée de voyage en piste principale pour moins de 200 km, et surtout 2 fleuves à traverser en sens inverse et cerise sur le gâteau, le passage par la célèbre Allée des Baobabs. Mais en attendant, une dernière photo souvenir des Petits puis des Grands Tsingy !



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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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Publié le 28 Juin 2009

C'en est terminé de la pirogue ! Nous reposons pieds à terre. Nous voici maintenant en 4X4 à la découverte des pistes malagaches. Ce sont d'autres paysages et une multitude de découvertes et d'émotions qui nous attendent. L'aventure continue !

 

 




Un panneau qui a le sens de l'humour ! Début des travaux en avril 2004, durée 15 jours... Nous sommes en novembre 2006 !




Passage très cahotique de la Tsiribihina en bac antedilivien. Un grand et long moment, embarquement, traversés et débarquement compris ! Sous le regard impassible des villageois !



 

 

 

 

 





Nous retrouvons les pistes et découvrons nos premiers baobabs malgaches. Les pistes s'étirent au fil des heures. Nous reprenons

une séance de chant à tue tête, pour le plus grand plaisir de notre chauffeur ! Mais nous n'empêchons pas Léo de dormir ! Puis, nous voici sur les rives d'un autre fleuve à traverser, le Manambolo, infesté lui aussi de crocos ! Qui dit fleuve signifie bac ! Les hommes s'occupent de l'embarquement. Pendant ce temps, nous rejoignons des femmes malgaches et nous essayons au difficile exercice de piler le riz.
 












 

L'embarquement et le débarquement de notre 4X4 sont impressionnants. Ils ne se font pas sans peine. Au débarquement, un camion doit même venir treuiller notre véhicule qui patine et s'enfonce sur la rive du fleuve. Nous pensons à notre poulet qui se faisait sans doute écraser par la chute des bagages sur lui dans le 4X4. Mais non, notre poulet a survécu. Et oui, il faut expliquer que depuis le début de notre aventure, nous voyageons bien sûr sans réfrigirateur. La seule façon de conserver les aliments dans cette chaleur, est donc de voyager avec les aliments vivant jusqu'à l'épreuve de la casserole. A ce moment du voyage, nous en sommes à notre troisième poulet !

Nous plantons nos tentes dans le camping municipal... Nous avons mérité une bonne douche... Dans le fût, l'eau rouge du fleuve... Le gant de toilette gardera une trace indélébile ! Au repas, nous retrouvons Christian et Manue, 2 chtis qui nous suivent, ou que nous suivons (ce n'est qu'une question de point de vue !) depuis que nous avons quitté notre pirogue. Le courant passe bien entre nous, il est décidé que nous passerons les 5 prochaines journées ensemble. Mais en attendant, une bonne nuit de sommeil s'impose car demain, nous pénétrons dans les Grands Tsingy de Bemaraha, l'objectif principal de ce long périple ! Nous sommes à Bekopaka, aux portes des Tsingy !


Nous pénétrons enfin dans ce parc national.
Les Tsingy représentent un site unique au monde, classé au Patrimoine Mondial de l'UNESCO, le plus grand site protégé de l'île. En résumé, ce sont des formations karstiques en forme d'aiguilles. En vérité, l'histoire commence il y a 200 millions d'années... Invasion maritime, formations de couches de coraux et coquillage. Puis émergence d'une énorme plaque. Le calcaire sèche et se fissure.

Ainsi se créent des canyons et des diaclases (fissure). Enfin, ces 5 derniers millions d'années, la pluie légèrement acide érodera la roche de son ruissellement, ronge le calcaire... Les lapiaz se forment... Des arêtes acérées de couleur grises que les Malgaches nomment Tsingy. Aussi étonnant que cela puisse paraître, les chercheurs estiment que sous l'érosion continue,  les Tsingy disparaîtons un jour...

Le premier Vazaha (blanc) qui s'aventura dans le Tsingy utilisa la principe du fil d'Ariane pour être sûre de retrouver son chemin et ainsi de sortir vivant de ce véritable labyrinthe. Les Tsingy abritèrent les Vazimbas, premières tribus de Madagascar, chassées des habitants des hauts plateaux. On trouve encore certains de leurs tombeaux.

 La flore des Tsingy est très riche et variée. 86% des espèces végétales répertoriées sont endémiques à la région et adaptée soit à l'humidité (au fond des canyons) soit à la sécheresse des sommets. Inondés par les crus du Manambolo en saison des pluies, les Tsingy ne se visitent donc qu'en période sèche, de mai à Novembre. Autres précautions : si vous êtes sujets au vertige  vous embarquez pas dans les Tsingy car la visite est très sportive et certains passage très étroit.... Je vous devine impatient de visualiser ces Tsingy et certainement surpris de ces photos à priori hors sujet... Je l'ai prises des 17 km de trajet en voiture menant deBekopak aux toutes premières formes karstiques. Elles attisent sans doute votre curiosité et mettent sans doute votre impatience à rude épreuve. Il en fut de même pour nous ! Tout ce mérite ! Et même lorsque l'on ne s'y attend pas, Madagascar réserve de toutes petites surprises qui nous font bien sourire : ici, un message laissé en bord de route sur le haut d'un bâton.
Il s'agissait de donner un lieu de rendez vous aux occupants d'un 4X4 qui nous suivaient certainement, les passants précédents ne s'étant pas sentis concernés ! Allez, trêve de plaisanterie, visitons ses fameux Tsingy, donc l'existence fut en occident par Nicolas Hulot et son émission d'alors : Ushuaïa.


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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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Publié le 22 Juin 2009

Durant cette dernière journée de pirogue, nous avons mis pieds à terre pour visiter un village assez important dont, hélas, je ne me rappelle plus le nom. Comme quoi, on devrait toujours noter ce qui risque de nous échapper. Dans ce village, les zébus, les cochons, les chiens, les poules vivent dans les rues, sans barrière.




Le zébu est bien entendu le mode de transport local.






Léo nous a guidé et "insérées" dans chaque partie du village. Et partout, nous avons été accueillies chaleureusement, c'est à dire par de sourires, des gestes timides, de la  curiosité et des rires d'enfants.












La communication n'est pas facile mais Léo joue son rôle de lien entre deux cultures et traduits les propos des unes et des autres.
J'écris volontairement "unes" car c'est surtout par les femmes que nous sommes interpellees. Les hommes restent plus en retrait et les enfants foncent, sans se poser de question semble-t-il.


Cette jeune femme nous a demandé de trouver un prénom pour sa petite fille. J'ai proposé Marie. Personne ne parvenait à le répéter. Pas plus de chance avec Juliette. Quand j'ai prononcé "Géraldine", tout le monde l'a repris en coeur et parfaitement d'un point de vue phonétique. C'est ainsi que nous avons baptisée une petite fille de mon prénom au fin fond de Madasgascar !

C'était très émouvant. J'ai pris la petite Géraldine dans mes bras, et elle m'a à son tour baptisée ! Puis nous avons orthographié le prénom sur un papier et avons noté sa date de naissance. Pour cela, nous avons fait avec les moyens du bord. La petite était née un jeudi 2 semaines plus tôt. Enfin équipée de ce papier, sa mère pouvait aller déclarer sa fille.



Nous avons quitté le village et repris notre navigation. Quelques heures plus tard, nous avons croisé des piroguiers qui, une fois leurs clients  déposés à destination, remontaient le fleuve en sens inverse, à force des bras et parfois du vent, pour notre plus grand plaisir visuel !




Avant le coucher du soleil, nous atteignons notre dernier lieu de bivouac, une village que compose une poignée de cases.





Très vite, nous sommes entourées des femmes et des enfants. On prend des photos, on filme, on montre les résultats qui provoquent toujours l'hilarité générale. Une chose est sûre, l'air du Numérique facilite les rapports humains quand les différences linguitiques les compliquent.

 

 

 

 

 

 

 







Et comme toute bonne chose a une fin, nous assistons à notre dernier coucher de soleil sur le fleuve Tsirinbihine. Demain, nous accostons pour de bon et partons sur les pistes malgaches.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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Publié le 14 Juin 2009


Troisième jour de descente en pirogue. Ce matin là, ce sont les cris des perroquets qui nous ont réveillées. Le rêve non ?! Comme la sonnerie stridente et électronique du réveil matin est loin !







Petit déjeuner sur la plage déserte, il est 6 heure du mat'. Mais peu importe, durant notre descente, nous n'avons vu aucun occidental à des kilomètres à la ronde. C'est ce que l'on appelle "immersion totale" !






Nous glissons toujours sur l'eau en silence et traversons des gorges au son des perroquets que nous tentons d'apercevoir dans les arbres. C'était vraiment un moment magique !





Nous sommes toujours seuls au monde. Qui s'en plaindrait ? Pas nous en tout cas.
Puis la vie locale s'anime...




Et les villageois riverains vaquent à leurs occupations, quelque soit leur âge.







Il rame, je rame, nous ramons... Tout le monde rame !




Les paysages nous surprennent à chaque courbe du fleuve. Tant de beauté, des couleurs inédites, une telle impression de fond du monde...

 



Sur les rives, des jacinthes d'eau ajoutent du mauve, du violet et du vert bien vif, qui tranchent avec les eaux du fleuve.





Tant de beautés ne doit pas faire oublier que le danger n'est pas loin... A l'abri sous la roche, un croco de quelques mètres de long. Vous comprendrez bien que nous ne nous soyons pas approchés plus pour la photo !


Bon Ok, j'avoue, on y voit pas grand chose !
Mais je vous jure qu'il est là.
Peu importe ! La photo suivante pourrait peut-être à elle seule résumer cette descente du fleuve en pirogue, riche en rencontres, en émotion... D'ailleurs, l'article suivant portera sur la visite d'un village riverain.
Le peuple malgache, ses sourires, ses rires, ses enfants, ses regards...


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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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Publié le 7 Juin 2009

Voici le spectacle qui nous attend le lendemain matin et les 2 jours suivants. Le fleuve, qui semble immobile. Nous allons pagayer, ramer et naviguer dessus pendant 3 jours et parcourir environ 150 km. Les paysages se suivent et ne se ressemblent pas. On nous observe, nous regardons. Nous traversons des villages et assistons à des scènes de vie quotidienne.



Dès 8 heures du matin, la chaleur est harassante. En notre qualité de "clientes", nous ne sommes pas "censées" "ramer". Notre oisiveté nous met mal à l'aise, sous le parapluie qui nous sert maintenant de parsoleil. Notre allure "coloniale" ne nous plait pas. Alors, à tour de rôle, Juliette et moi ramons avec la pagaie de secours, jusqu'à ce que nous croisions une piroguier remontant le fleuve et qui nous prêtera une pagaie. Nous sommes 4 sur le bateau (2 piroguiers et nous) avec 4 rames maintenant.


 Au bord du fleuve durant notre périple, les Malgaches pêchent, cultivent le riz, amènent leur zébu à l'abreuvoir, font la vaisselle, leur toilette. Et les enfants se baignent et s'amusent.







C'est un voyage très contemplatif. Alors, pour parfois "tuer le temps", durant les 3 jours suivants, nous avons joué à tout type de jeux (devinettes et autres), nous avons chanté le "Meilleur des années 80 à aujourd'hui". Pauvre Léo, il doit prévoir des boules Quies dorénavant. Parfois, un coup de fatigue nous emmenait dans les bras de Morphée, pour le plus grand soulagement de nos vaillants piroguiers.


D'ailleurs, en parlant d'eux, voici Léo, notre chef piroguier. Il a bien fait son travail, nous n'avons pas eu de galère. Mais, bémol, il nous a roulées ainsi qu'un autre couple de Français rencontré plus tard.






Non, nous ne sommes pas sur le Lac Rose, juste sur la Tsirinbihina qui s'étale parfois sur un km de large ! Parfois, des hauts fonds obligent Leo à descendre et à pousser la pirogue. A d'autres moments, la pagaie enfoncée jusqu'à la poignée ne touche toujours pas le sol. Moi, je ne descends pas. Il y a des crocodiles. Nous en avons vu un énorme caché près d'un rocher ! Je me suis tout de même baignée une fois avec des fillettes...

Dans la faune locale, on trouve aussi des caméléons, et une multitude d'oiseaux, dont des hérons...

 

 

 

 

 







Sur les rives, une buvette !







Nous avons traversé les Gorges de Bemaraha, taillées dans le calcaire et parfois haute de 50 mètres.



Encore quelques coups de rames et nous arriverons sur la plage, notre 2ème lieu de bivouac.

Mais auparavant, une bonne douche bien méritée sous la cascade vaut bien un petit détour !



Ce voyage est un véritable retour aux origines.
Une 2ème nuit s'approche, nous allons passer un moment à méditer sous la voûte céleste. Nous sommes un peu perdues, ce ne sont pas les mêmes étoiles que dans notre hémisphère, tout semble à l'envers. Plus de repaires, même la Grande Ours nous pose problème et nous laisse perplexes !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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Publié le 2 Juin 2009

Partons à la découverte de Madagascar...
C'était il y a 2 ans, en novembre 2006. Un petit vol sec de 12 heures et nous voici foulant le tarmac de Tana, la tête à l'envers puisque dans l'hémisphère Sud ! (et surtout, une nuit peu confortable...)

Nous : Juliette, une amie, et moi (donc deux filles). Devant nous, 2 semaines préparées mais non réservées et dans la poche, un Guide Du Routard.

Nous avions décidé de visiter la partie Ouest de l'île. En effet, je désirais par dessus tout voir la fameuse "Allée des Baobabs" et les Grands Tsings.

Quelques infos pratiques :
- Madagascar, capitale Antinanarivo (Tana pour les intimes, TNR pour l'aérien)
- En 2008 : Passeport valide 6 mois après retour + Visa (obtenable sur place mais plus cher, donc si vous pouvez faire la demande avant départ, c'est mieux !) - formalités à ce jour - août 2008 - donc à vérifier...
- traitement anti paludéen recommandé
- Presque 19 millions d'habitants
- Langue : Malgache - dialectes - Français
- 1 580 Km du Nord au Sud et 580 km d'Est en Ouest

Conseils d'une agent de voyages touriste :
- l'île est très grande et l'on s'y déplace lentement. Ne pas prévoir trop de distances et éviter un programme marathonien !
-Attention l'inflation est importante là-bas. En 2006, les prix réels étaient supérieurs d'environ 25 % à ceux indiqués sur le Routard

Le voyage commence par le trajet séparant l'aéroport à la gare routière du sud.














Quelques heures d'attentes plus tard, le taxi brousse enfin chargé, nous prenons la route pour Miandrivazo. 10 heures de trajet sinueux, avec moulte arrêts, où j'ai souvent fermé les yeux !
A 2 heure du mat', nous arrivons à Miandrivazo, ville la plus chaude de Mada. D'un coup de klaxon, le taxi brousse réveille le veilleur de nuit de l'hôtel Reine Rasalimo.
Sans trop oser inspecter notre chambre, on s'effondre sur le lit. A demain ! Les choses sérieuses commencent !                                                                                                           

Nous voilà au coeur de Madagascar, nous commençons la descente de la Tsirinbihina :

MADAGASCAR : descente de la Tsirinbihina en pirogue.Jour 1

Au réveil, de notre chambre, nous apercevons ce fleuve, la Tsirinbihina, que nous allons descendre en pirogue pendant 3 jours. Une première pour nous !

Guides, piroguiers et pirogues, matériel, tente,s réserve alimentaire, tout ce trouve à Miandrivazo. En fait, c'est le guide qui s'occupe de tout. Vous n'avez qu'à trouver le guide et à NEGOCIER ! Nous avons trouvé notre guide mais avons oublier de négocier ! Mais pas de regret, notre descente s'est très bien passée, contrairement à d'autres !


Avant de partir, 2 petites formalités obligatoires, pour des raisons de sécurité.
En présence de notre piroguier, nous faisons enregistrer nos passeports à la mairie, puis au commissariat de police. La photo de droite représente notre cher commissaire ! Arrivé en courant, il avait oublié ses lunettes. Qu'importe, il empreinte celles de son collègue. Puis, tel un écolier appliqué, de son bic il porte nos coordonnées sur son cahier d'écolier. Un grand moment ! Tout le monde était charmant. On a bien ri !

Nous montons enfin dans notre pirogue à l'équilibre précaire et nous essuyons le premier orage de la saison, après des mois de sécheresse ! C'est normal, je suis là... Des trombes d'eau s'abattent sur nous. Les piroguiers rament, nous éccopons à l'aide de tasses à café. L'eau monte dans la pirogue... On se demande ce que l'on fait dans cette galère... Plus tard, tout est oublié. Sur une plage du fleuve, nous avons dressé le camps, préparé le repas entourés des villageois curieux...
  
 












Et nous avons assisté à notre premier coucher de soleil sur l'île de Madagascar :



                                                            
















 

 

  Bientôt, la suite de cette fascinante descente !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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