Publié le 28 Novembre 2008

 

 

Résumé : En 2005, Julie et David partent à l’assaut du continent américain, sac au dos, guides en poche et l’innocence au cœur. :
De la banquise du détroit de Béring au grand désert d’Arizona, des plages des Caraïbes aux rudes terres des Andes, ils vont à la rencontre des peuples premiers.
À pied, à cheval, en auto-stop, deux années durant, ils rencontreront le cœur de l’Amérique indigène, partageant le quotidien des Amérindiens, tissant une relation de confiance grâce à laquelle ils peuvent photographier et filmer ces tribus.

 

Film réalisé par Julie Baudin et David Ducoin, en partenariat avec l'association "4 coins du Monde" de Chartres de Bretagne

 

 

Mon humble avis :Je suis allée voir ce cinédoc cette semaine à Rennes. Trois coups de coeurs : le lieu de projection de ce film, le film en lui même et ses réalisateurs.

J'ai découvert "La péniche spectacle" pour la première fois. Deux péniches, côte à côte, qui accueillent chaleureusement spectacles, concerts, expositions, ateliers artistiques, projections de documentaires de voyages et surtout soixante dix spectateurs dans une ambiance intime. En automne et en hiver, ces deux péniches se sédentarisent sur les quais rennais. Dès le printemps, elles reprennent leur vie nomade. Par les canaux bretons, elles effectuent une joyeuse tournée d'été dans différentes petites bourgades et vont ainsi à la rencontre des spectateurs.

 

L'Odyssée Améridienne... Avant la projection, on se demande comment nos deux voyageurs vont parvenir à résumé une formidable épopée initiatique de deux ans en un film d'une heure trente. Et bien ils relèvent le défi avec brio ! Néanmoins on imagine sans peine le crève coeur qu'à dû représenter l'épreuve de sélection des images choisies !

On suit donc avec plaisir, intérêt, émotions et surprises Julie Baudin et David Ducoin tout au long de leur périple, depuis le détroit de Boering jusqu'à la Terre de Feu. Dès le début, la colonne vertébrale de leur voyage est la rencontre des peuples autochtones et ainsi, de leur donner la parole. Nos deux aventuriers ont pris le temps de prendre le temps. Ainsi, les rencontres qu'ils racontent sont vraies, méritées et dénuées de toute notion d'images volées. Ils ont vécu avec leurs hôtes, ont travaillé avec eux, ont appris leurs gestes séculaires. Ensuite, ils ont pu sortir leur caméra et recueillir des témoignages poignants et troublants d'Amérindiens. Ils y a même parfois un aspect confidence lorsque ces hommes et ces femmes s'expriment devant cet oeil venu d'un autre monde.

Des sujets communs émergent de ces paroles : la recherche de l'identité, la sauvegarde de cette identité amérindienne, la spoliation des indigènes par l'homme blanc au fil des siècles, le respect et l'utilisation parcimonieuse de la nature, la survie des peuples. En dehors de ces appels de détresse, de ces colères, on retient surtout la joie de vivre et la formidable hospitalité de ces populations. Un film magnifique et bien trop court !

 

Julie Baudin et David  Ducoin, qui nous emmènent dans leur Odyssée, sont deux jeunes gens fascinants, courageux, obstinés, ouverts, joyeux et souriants. Deux ans de voyage sans confort, à partir à la rencontre des populations indigènes. Pour recevoir, ils ont tout d'abord donné et n'ont rien volé. Leurs images et leurs textes sont pointilleux, précis et emprunts de leurs émotions, de leur grandeur d'âme.  A travers le regard de la caméra, on devine aussi tout le respect et l'admiration qu'ils se vouent mutuellement. Cette impression ne gâche rien, bien au contraire. Tout deux étaient présents à la projection  et ont répondu vaillement aux questions du public. Chapeau bas !

 

De ce voyage est né aussi un livre : Odyssée Améridienne

 

David Ducoin et Julie Baudin sont cofondateurs de l’association «Enfances du monde».
Pour en savoir plus sur eux et leur association, consultez le site de "
Tribuducoin"

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #A propos de...

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Publié le 26 Novembre 2008

 Chers lecteurs, chères lectrices,

 

Dimanche, juste après avoir posté un billet sur le roman "J'aurais préféré vivre", j'envoyai un mail à Thierry Cohen et sollicitai ainsi une petite interview exclusive, pour le fun ! Accord de principe de l'auteur reçu dès le lendemain et 24 heures plus tard, les réponses à mes nombreuses questions arrivaient sur ma boîte mail. Des réponses sincères, drôles, spontanées, sympathiques, profondes. Une nouvelle fois, je suis ravie de ce contact avec un auteur, contact prétexte à des échanges enrichissant.

 

C'est donc avec joie que je publie ici cette interview avec l'autorisation du romancier !

Et bien entendu, je remercie vivement Monsieur Thierry Cohen pour sa disponibilité rapide, sa gentillesse et son talent.

 

Au plaisir de vous relire bientôt !

 

 

 

 Interview...

Dans votre roman, nous voyageons dans le temps et dans la part d'ombre et de lumière du héros. Je vous annonce que vous êtes le héros de cette interview. Allez, c'est parti !
 
Imaginons que, comme Jérémy, héros de votre roman, vous vous endormez ce soir et vous vous réveillez ...
 

1/ dans un an... Vous découvrez votre 2ème roman sur les étagères des libraires, vous peinez à en finir l'écriture ou vous ne l'avez pas commencé ?

TC : Mon 2èmeroman est terminé. Il sortira le 11 mars, édité par Flammarion (c’est presque un scoop que je vous annonce !). Donc dans un an… il sera chez les libraires depuis plusieurs mois et je serai stupéfait par son succès ! Je serai attablé derrière une pile de livres, faisant ds dédicaces aux centaines de personnes qui auront patienté des heures dans le froid. Pourquoi ces lectrices crient-elles mon prénom ? Pardon, vous êtes ? Géraldine  ? Connais pas… Du blog cdcoeurs ? Jamais entendu parler de ce blog… Circulez, il y a du monde derrière vous… N’insistez pas. Sécurité !


2/ le 8 mai 2055, vous regardez votre vie... Quelles fiertés et quelles déceptions risquez vous d'avoir ?

TC : En mai 2055 ? Ma plus grande fierté sera sans doute de savoir piloter ce fauteuil roulant tout neuf aux commandes sensorielles !

En fait mon regard se portera immédiatement sur ma femme et mes enfants. Ma femme… m’aime-t-elle encore ? Mes fils… sont-ils devenus des hommes biens ? Sont-ils heureux ? Quel regard portent-ils sur le père que j’ai été ? Et où sont mes petits-enfants ?

Mes parents… sont-ils partis sereinement ?

Mes amis… quels souvenirs partageons-nous ?

Mes fiertés ou mes déceptions ne viendront que des réponses à ces questions.



3/ Il y a quelques années, le jour où vous avez écrit les premiers mots de votre roman. Que se passe-t-il dans votre tête ? Vos doigts vous démangent ils ? Savez vous où vous allez ?

TC : J’hésite. Mes mains effleurent le clavier, mes yeux fixent l’écran lumineux. Je me sens partagé entre la peur et la passion.

« Un roman ! Pour qui te prends-tu Thierry (je m’appelle Thierry quand je me parle) ? Un auteur ? Tu n’as toujours écris que d’insignifiantes nouvelles ! Tu n’en viendras jamais à bout !

- Mais j’en ai tellement envie. Et je ne renonce jamais devant un projet…Et cette histoire est si belle, tellement douloureuse. J’ai besoin de la raconter ! Pas pour Eric. Pour lui, c’est trop tard. Pour moi. »

J’écris la première page. Ma vue se brouille, mes larmes coulent. J’écris, je pleure… je vis ! J’en suis maintenant certain, je finirai ce roman. Qui le liera ? Personne sans doute. D’ailleurs je ne le ferai lire à personne.



4/ Le 21 mars 2007, la veille de la sortie de "J'aurais préféré vivre" chez les libraires. Vous êtes anxieux ? Excité ? Zen, après tout, les dés sont jetés ?

TC : Je me sens peu concerné. Ce roman je l’ai écrit il y a quelques années déjà. Depuis plusieurs mois l’éditeur s’en occupe. Je n’ai plus d’emprise sur mon texte. Ce qu’il va devenir ? Aucune idée. Ma famille, mes amis se précipitent dans les librairies pour le voir. Pas moi, j’irai plus tard. J’ai envie d’écrire, de continuer à raconter cette nouvelle histoire pour laquelle je me passionne maintenant.

Bien entendu, je suis curieux de savoir ce que les lecteurs en diront (ce sont d’ailleurs eux qui, à travers leurs messages, reconstruiront mon lien avec le roman). Mais pas maintenant. Pas tout de suite. D’abord écrire.



5/ Le 8 mai 2007... Votre livre est sorti depuis plus d'un mois... Votre livre ne se serait vendu qu'à 3 exemplaires. Vous êtes déçu, vexé ou content. Après tout, vous avez réussi à écrire une histoire, à être publié et à intéresser 3 personnes, peut-être même le double si ces 3 personnes prêtent à des amis leur exemplaire de "J'aurais préféré vivre" !

TC : 3 lecteurs ? Impossible ! Vous ne connaissez pas ma famille ! Ils doivent au bas mot en avoir acheté 200 ! Qui m’a escroqué ?

En fait, depuis le premier appel d’un éditeur je me suis dit que tout ce qui adviendrait par la suite serait à prendre comme un supplément de bonheur.


6/ Dans la réalité, où "J'aurais préféré vivre" est un réel succès de librairies, où les témoignages de sympathie de vos lecteurs affluent, où les critiques vous encensent... Parfait, vous allez pouvoir profiter de cet élan ou au contraire, énorme pression pour la suite ?

TC : Je suis d’abord surpris de recevoir des emails de lecteurs. Leurs mots souvent me bouleversent. La plupart me disent attendre mon prochain roman. Je me dis tout d’abord que j’échapperai à la pression qu’implique ces demandes. Mais rapidement, j’ai peur de les décevoir. Certain(e)s investissent tellement de passion dans leurs témoignages. Mais rapidement je me raisonne. Je dois conserver la spontanéité de l’écriture de mon premier roman, rester vrai, écrire ce que j’ai envie d’écrire, ne pas me laisser influencer. Et j’y parviens.


 

7/ Dans un monde où les livres n'existent pas... Catastrophe ? Vite, combler le vide ? Tant pis, y'a la télé ?

TC : Comme j’ai gardé ma mémoire d’un monde avec des livres, je pars à la recherche des auteurs que j’ai aimés. Je les réunis et leur explique ce qu’est un roman. Je leur dis de quoi ils sont capables, le bonheur qu’ils ont procuré. Et aux plus suspicieux, je souffle les sujets des romans qu’ils doivent écrire.



8/ Dans un monde où John Mac Cain aurait été élu président des USA...

TC : Je cherche Obama et lui raconte ce à côté de quoi il est passé.


9/ Dans un monde où Spilberg vous appelle pour porter votre roman à l'écran... On s'approche de la réalité ou on est dans la pure fiction ?

TC : Un réalisateur m’a appelé. Il m’a dit vouloir acheter les droits de mon roman. C’est en train de se faire. Ce n’est pas Spielberg, mais c’est un bon réalisateur et, semble-t-il, quelqu’un de bien.

S’il s’était agi de Spielberg, je lui aurais dit qu’en plus des millions de dollars nécessaires à l’achat des droits (oui, avec les américains, il faut parler en millions), j’exigeais d’être invité chez lui avec ma famille. Pour qu’il me raconte sa vie, me parle de ses valeurs et surtout de cette mission qu’il s’est attribué de préserver la mémoire de la shoah. En fait, j’admire le réalisateur à travers l’homme.


10/ Dans un monde ou tout est possible d'un simple coup de baguette magique. Que faites vous en vous réveillant ?

TC : Je fais apparaître du café, du thé, des tartines, des pancakes, des Donuts et je casse la baguette. Quand l’homme a les pleins pouvoirs ou se prend pour Dieu, il devient con, dangereux ou schizophrène.


11/ En enfer, qui est votre voisin ?

TC : Mon ancien éditeur.

 

12/ Au paradis, à qui serrez vous la main ?

TC : Moïse. Le plus grand éditeur de toute l’histoire.


13/ Demain tout simplement...

TC : Demain… je me dirai « Mais espèce d’imbécile (Je me traite d’imbécile assez souvent), tu ne pouvais pas répondre sérieusement aux questions de Géraldine ? Pourquoi faut-il toujours que tu dissimules le sérieux de tes propos derrière un humour plus que douteux ? »

 

 

Mon billet sur "'j'aurais préféré vivre"

Le site du livre et de l'auteur

 

                                                                                              

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 24 Novembre 2008

Résumé : Alors que la rentrée littéraire approche, Christine Anxiot n'a toujours pas remis son manuscrit annuel. Son éditeur déclenche une enquête sur l'inexplicable disparition, mais les enlèvements d'écrivains continuent. Dans les milieux feutrés de l'édition s'engage alors une impitoyable chasse à l'homme de lettres…

Pour résoudre l'enquête, il a été fait appel aux plus grandes plumes de la littérature française : Denis-Henri Lévy, Christine Anxiot, Fred Wargas, Marc Levis® , Mélanie Notlong, Pascal Servan, Bernard Werbeux, Jean d'Ormissemon (de la française Académie), Jean-Christophe Rangé, Frédéric Beisbéger et Anna Galvauda.

 

 

 

                             

 

 

Mon humble avis : Drôlissime ! Tel est l' adjectif qui convienne à ce livre ! Comme j'ai ri, comme je me suis régalée à la lecture de ses moqueries burlesques de ces célèbres auteurs ! Dans chaque chapitre, Pascal Fioretto s'attaque à une nouvelle victime dont il imite le style... dans un style tout à fait bluffant. On reconnait ou on découvre les travers et  spécificités des tempéraments et plumes de chacun. Bien sûr Pascal Fioretto prend un plaisir manifeste à les exagérer mais juste ce qu'il faut pour que cela soit hilarant. On imagine aisément comme Fioretto a du s'amuser en décortiquant ainsi ces victimes et en posant le doigt sur leurs petits ou grands défauts qui les rendent tantôt attachants, tantôt agaçants. Sincères félicitations à Pascal Fioretto pour la gymnastique de passer d'un style à l'autre avec tant de brio. En effet, chaque pastiche est criante de vérité et plus drôle encore que la précédente. Je connais chacune des victimes de ce livre (Vargas exceptée) mais cela n'est pas nécessaire pour apprécier pleinement ce livre et s'éclater ! On dit qu'il faut rire 10 mn par jour pour être en forme. Lisez ce livre, vous prendrez une bonne avance pour les semaines à venir !

                                            

AGFH a aussi aimé et chroniqué ce livre. Son billet est excellent et je ne voudrais pas l'imiter. Alors cliquez !

Et ici, Catherine décortique pour vous chaque chapitre.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 23 Novembre 2008

 Résumé : Le 8 mai 2001, jour de ses vingt ans, Jeremy se suicide. Victoria, la femme qu'il aime, l'a rejeté.
Le 8 mai 2002, il se réveille près de Victoria, folle d'amour pour lui.
Est-il vraiment mort ?
Jeremy devient alors le spectateur d'une vie qui lui échappe. Une vie étrange, dans laquelle sa personnalité est différente, change, évolue, l'inquiète.
Au fil des jours et des réveils, Jeremy va dérouler le fil d'un destin qu'il n'a pas choisi... le sien.

 

 

 

 

                            

 

Mon humble avis : J'ai emmené ce livre dans ma valise lors de mon voyage au Moyen Orient... Ah ! Enfin une bonne lecture de vacances, captivante et divertissante à souhait dès les premières pages ! ( chose de plus en plus rare). J'ai réellement dévoré les quelques 200 pages de cette émouvante et éprouvante histoire d'amour absolu dans les couloirs du temps ! Le suspens y est papable et les rebondissements inattendus mais cohérents ... et pourtant, ce n'est pas un thriller, ni un polar. C'est juste une histoire de fou, rocambolesque ! En tout cas, telle était mon impression lors de ma lecture. Et c'est aussi ce que pense Jérémy, le pauvre héros à chacun de ses réveils... il a de quoi s'arracher les cheveux. Que se passe-t-il ? Comment Jérémy va-t-il s'en sortir ? Bien sûr, la réponse nous est donnée dans les dernières pages et elle n'est pas forcément celle que j'attendais. L'auteur aurait pu nous servir une fin ressemblant à "Ils vécurent heureux et eurent...." pour coller aux succès littéraires romantiques actuels. Il n'a pas cédé à cette "facilité" bien au contraire ! Mais je l'avoue, l'explication paranormalo / religioso / surnaturello m'a un peu déçue par sa "simplicité". Mon imagination débordante s'attendait à quelque chose de plus tordu, sans être pour autant capable de mettre des mots et une idée précise sur ce "quelque chose de plus tordu" ! Cette fin est donc en harmonie avec le corps du roman et le message sans doute souhaité par l'auteur. D'ailleurs, on peut tout à fait ne pas être d'accord avec ce message et garder un excellent souvenir de notre passage dans ces pages ! J'ai trouvé sur internet une bande annonce pour ce livre, comme s'il s'agissait d'un film. Curieux ! Prémonitoire ? Je l'espère ! Un tel roman serait une très bonne matière première pour le cinéma, à condition d'exploiter un max le côté suspens insensé de cette oeuvre ! En attendant, courrez acheter le bouquin car, on ne sait jamais, le temps pourrait presser !

 

 Bande annonce de "J'aurais préféré vivre", lauréat du Grand Prix Jean d'Ormesson 2007 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 8 Novembre 2008

Chers lecteurs ou lectrices, habitué(e)s, ou de passage...

Ce blog prend des vacances et son auteure part en voyage ! Direction la Syrie et la Jordanie ! Je vais enfin visiter la légendaire cité de Pétra, qui me fascine depuis une éternité... Deux semaines dans une atmosphère qui m'est pour l'instant inconnue : le Moyen Orient.

A mon retour, je reprendrai avec plaisir la rédaction de ce blog mais à un rythme moins effréné. Ces derniers temps, j'ai écrit de nombreux billets sur des lectures un peu plus anciennes mais dont je me souvenais parfaitement. Ce stock est épuisé. Dorénavant, pour partager avec vous les livres lus ces vingt dernières années, il me faudra les relire, et ce, sans abandonner ma PAL !

Et puis après mes vacances, je retournerai au travail à temps complet alors que depuis 2 mois, j'ai eu beaucoup de temps libre pour raisons médicales.

Forcément, j'aurais moins de temps pour lire... Mais pas moins de bonheur et de passion ! Et ami(e)s blogueurs, c'est avec plaisir que je reviendrai vous rendre visite.

Je vous souhaite à toutes et à tous deux bonnes semaines et de bonnes lectures !
Quant à moi, j'emmène 3 livres dans mes bagages !

A bientôt !
Géraldine
                                                                                                             

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 6 Novembre 2008

Résumé : Epiphane Otos serait-il condamné, par sa laideur, à vivre exclu de la société des hommes et interdit d'amour ? Tour à tour martyr et tortionnaire de ses contemporains, il sera ambassadeur de la monstruosité internationale, juré d'un concours de beauté au Japon, mais aussi et surtout, amoureux. Car que peut une âme sensible enfermée dans un corps disgracié, sinon vénérer l'absolu sous les traits d'une femme ?








                                          

Mon humble avis :Tout d'abord, je précise que ma première lecture de ce livre date de juin 2001. Pour en parler "en toute connaissance de cause", j'en achève tout juste ma relecture de ce "vieux Nothomb" de 1999.
Amélie Nothomb attire autant détracteurs que fans inconditionnels, alors je commence par satisfaire les premiers d'entre eux... Oui, j'ai trouvé quelques longueurs dans l'action d'"Attentat". Voilà !
Maintenant, en temps que fan inconditionnelle, j'encense !
Quel délice de renouer avec la plume singulière d'Amélie Nothomb : directe et efficace, elle ne perd pas le lecteur dans un dédale de détails gnangnans. Elle use d'un français toujours aussi bien maîtrisé, à tel point que lectrice, je découvre avec plaisir des mots qui me sont inconnus et aussitôt savoureux. Ces mots me mènent naturellement dans les pages de mon dictionnaire trop inusité.
Grâce à des personnages loufoques aux qualités et aux travers exagérés, l'auteure nous propose une vision non complaisante, mais autant cynique que réaliste de notre société. Sous les feux de la rampe de ce roman : l'amour et l'hypocrisie qui fait prétendre chacun que la beauté intérieure prime sur la beauté physique. Foutaise, il n'y a qu'à voir les modèles dont nous assomme la publicité ! Et quels traits résument notre description du prince charmant ? La laideur ? Certainement pas ! Bien entendu, on remarque des parcelles de nous même dans chaque personnage...Une fois de plus, Nothomb nous renvoie avec humour nos contradictions en pleine figure. Et là, qu'elle conforte ou qu'elle dérange, Amélie nous interpelle !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 5 Novembre 2008

Ce jour est un grand pas historique pour les Etats-Unis, j'espère de tout coeur que cela le sera aussi pour le monde et l'humanité. Je suis très émue par la victoire d'OBAMA. Aussi, je souhaite conserver une trace de sa victoire ! Voici son discours de victoire en VO et en VF pour celles et ceux qui ne parlent pas Anglais.





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Rédigé par Géraldine

Publié dans #A propos de...

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Publié le 5 Novembre 2008

Résumé : Ancien champion de plongée en apnée, Jacques Reverdi est arrêté en Malaisie. Convaincu de meurtres sadiques - il saigne à mort ses victimes, des jeunes femmes -, il risque la pendaison.
A Paris, Marc Dupeyrat, ancien paparazzireconverti dans le fait divers sanglant, se prend de fascination pour lui. Afin d’obtenir ses confidences, il va inventer une femme, dont le criminel tombera amoureux du fond de sa prison, et à laquelle il prêtera les traits de Khadidja, le mannequin en herbe que déjà se disputent publicitaires et photographes.
Commence alors, de Paris à l’Extrême-Orient, une longue odyssée au cœur de la violence et du mal, qui mènera le journaliste bien au-delà de ce qu’il pouvait imaginer ? Et un suspense qui, après Les Rivières poupres et L’Empire des loups, confirme Jean-Christophe Grangé comme un maître du thriller.


                                

Mon humble avis :Rien ne me rend plus heureuse qu'une quatrième de couv' qui ne soit pas menteuse ! En même temps, Grangé n'a pas besoin de cette compagne publicitaire et il s'en passe le plus souvent d'ailleurs. Même si ses thrillers sont de qualité inégale, ils n'oscillent qu'entre la mention "excellent" et "bon". Il n'y a pas de mauvais à mon goût chez Grangé. On achète ces livres en aveugle tout en se préparant à de grands frissons.
 Et cette Ligne Noire est fidèle à la réputation de son auteur, on y passerait des nuits blanches si le devoir ne nous appelait pas à nous lever de bon matin. L'art du suspens, que Grangé maîtrise tel un virtuose, est à chaque page une fois de plus ! Ainsi, Grangé  un des seuls français "page turner" rivalisant avec les auteurs américains. Mon seul bémol dans le style Grangé serait cette espèce de complaisance parfois inutile dans la description des sévices subis par les victimes. Ici, les nouveaux héros de Grangé sèment la terreur à travers la planète, depuis Paris, en passant par la jungle sud asiatique, jusqu'à votre chambre...Leur folie dépasse l'entendement.  D'un seul coup, vous n'avez plus qu'une crainte, mourir étouffé, ouvrir la fenêtre !
Et moi, pendant ma lecture, j'ai failli mourir brûlée vive. Imaginez la scène : coupure d'électricité en Guadeloupe. On allume des bougies pour s'éclairer sur la terrasse. Puis on se dit, mettons une lampe à gaz. La bonbonne est vide il faut la changer. La nouvelle bonbonne fuit un quart de seconde, il y a la bougie... La bonbonne explose, tout part en flamme. Mes bras sont épilés, une mèche de cheveux se ratatine, la flamme monte sur 2 mètres. Mes amis sont sains et sauf aussi. Dieu soit loué, les seules pertes s'avèrent être la nappe et la couverture et les premières pages de La ligne Noire ! Quand je vous le dis, méfiez vous, avec Granger, le danger est partout !



                                           
                                Les restes de "La Ligne Noire" après l'explosion !



    

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 4 Novembre 2008

Résumé : Partie de Montparnasse, une série de meurtres se répand comme une traînée de poudre vers le Pays de Rance. Personne n'est épargné, pas même les vieillards. De Saint-Malo à Saint-Suliac, on tremble au seul nom d'Apollon, l'auteur de ces tueries. N'annonce-t-il pas en effet le Crépuscule des Vieux ? Bientôt Apollon obsède toutes les polices de France. Qui se cache derrière cette appellation non contrôlée ? Une secte ? Un groupe terroriste ? Un désaxé ? La commissaire Marie-Jo Beaussange &endash; ex-professeur des collèges devenue flic &endash; prend les rênes d'une enquête difficile. La Miss doit composer avec une bande de retraités retors, une troupe de comédiens libertaires, une croisière en goguette et le démarrage de la saison touristique dans la cité corsaire. Les intuitions fulgurantes de la commissaire, son look de mannequin et son énergie suffiront-ils à démasquer les assassins dissimulés derrière la divine signature ? Réponse dans ce récit haletant où Patrick Bent met à nu la génération de soixante-huit et son héritage. Un ouvrage déconseillé aux grands cardiaques.



                                                    

Mon humble avis: Ce livre est une première dans ma bibliothèque... Un polar sans enquête ! Certes les crimes se multiplient de façon exponentielle. Mais Mademoiselle la commissaire est bien plus occupée à se remaquiller, à s'empiffrer de fruits de mer et à assouvir sa libido qu'à enquêter. J'entends par là que sur 268 pages, seules une trentaine sont dédiées aux investigations proprement dites. Le reste n'est que remplissage, blabla gnangnan, descriptifs interminables et inutiles, à en faire pâlir Balzac et son père Goriot ! Au début il y eut les meurtres. A la fin, il y eut le coup de filet. Au milieu, il y a la vie par le moindre détail d'un sexagénaire narrateur d'un côté, et celle d'une improbable commissaire de 35 ans sexy en diable de l'autre... Mais le plaisir du lecteur de polar, c'est à dire suivre une enquête pas à pas, est inexistant dans ce roman. Dommage, j'attendais beaucoup de cette aventure malouine (mon coin !). Et, contrairement au résumé du livre, je précise que les grands cardiaques ne risquent pas grand chose à la lecture de ce livre, si ce n'est de mourir d'ennui !

                                                                          

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 3 Novembre 2008

En cette période électorale américaine... Le monde attend peut-être un boulversement, en tous cas  un avènement, pas du divin  enfant, mais d'une personne de couleur à la tête du pays. Ce serait effectivement une grande première : un président américain métisse... En 2008, certains ne voient peut être pas le côté événementiel de cette élection. Parce qu'on oublie qu'il n'y a pas si longtemps, 50 ans à peine, les Etats Unis d'Amérique, terre des libertés, pratiquait une politique raciale ségrégationniste. Et 50 années, au niveau de l'Histoire, c'est bien peu. C'était juste avant hier...

Alors, j'ai surfé un peu sur le net à la recherche d'infos sur cette ségrégation américaine. En voici un petit mémo (non exaustif car sujet très large, complexe et pas facile du tout à résumer ):

"Instaurées en 1876, les lois dites Jim Crow créent un nouvel ordre social dans le sud des Etats-Unis : la ségrégation raciale. Ce texte intervient pour hiérarchiser et ré organiser la société sudiste après l’abolition de l’esclavage et la guerre de Sécession.

Dès lors, le système ségrégationniste remplace le système esclavagiste. La majorité des lois Jim Crow resteront en vigueur jusqu’au vote du Civil Rights Act en 1964. Certaines sont toujours inscrites aujourd’hui dans les constitutions des états sudistes.

Les lois Jim Crow définissent les droits et les restrictions imposées à ceux qui deviendront les afro américains mais qui sont encore pour le moment appelés les nègres. Elles légalisent la ségrégation raciale. Les textes indiquent que les citoyens doivent être « separate but equal », mais dans la réalité, ils cantonnent les noirs à une infériorité de rigueur dans tous les instants de la vie publique et privée. Les mesures phares des lois Jim Crow concernent la séparation des noirs et des blancs dans les lieux publics, elles peuvent différer selon les états
 :

Les écoles, les églises et les hôpitaux pour noirs doivent être entièrement séparés. Les livres scolaires déjà utilisés ne peuvent être redistribués à la rentrée suivante que dans une école où les élèves ont la même couleur de peau que les premiers utilisateurs des manuels, dans les transports en commun, seules quelques places à l’arrière sont accessibles aux noirs. Dans les restaurants, salles de spectacles, lieux de loisirs, les noirs sont généralement interdits. Ils peuvent être tolérés mais toujours dans un endroit séparé du reste de la clientèle, la promotion de l’égalité des droits, qu’elle se fasse par voie orale ou écrite, est un délit sanctionné par de la prison ferme.... "

J'en passe et des meilleures, la liste de ces inepties est longue. Notons tout de même l'interdiction des mélanges des races dans l'habitat, le mariage etc... Toute ces mesures avaient pour objectif la préservation de la race blanche et de sa suprématie.

Mais balayons devant notre porte. Ces lois furent édictées pour la toute première fois dans le  "code Noir Français" en 1685. L'Australie, l'Afrique du Sud, l'Allemagne et le Zimbabwe ont appliqué ces lois absurdes.

"Le 17 mai 1954, les neuf juges de la Cour Suprême des Etats-Unis rendent leur verdict à l’unanimité : la ségrégation raciale à l’école est inconstitutionnelle.

Dix ans plus tard, grâce au combat des activistes noirs, le Civil Rights Act signé par le président Lyndon Johnson abolit les principales autres lois Jim Crow.

Mais certaines d’entre elles ne l’ont jamais été, même si la Cour Suprême les a rendues en théorie inapplicables. Aujourd’hui, la Californie continue de pratiquer la ségrégation à l’intérieur des établissements pénitentiaires et la constitution de l’Alabama stipule toujours que les enfants noirs et blancs doivent aller dans des écoles séparées." (Extraits du site http://www.grioo.com/info9666.html)

A noter que cette "ségrégation" s'étend aussi aux autres minorités (latinos, asiatiques...) et que pendant ce temps, la France peine toujours à considérer les enfants de ses colonies comme français. Pourtant, les Etats-Unis et la France sont de grands militants internationaux pour les droits de l'homme. Néanmoins,   Condoleeza Rice est la femme  la plus puissante du monde actuellement...

Alors, devant ces contradictions, ma perplexité ne peut que faire cette humble conclusion : aucun pays n'est tout noir ni tout blanc....

Et mon avis personnel : j'espère qu'Obama va remporter les élections. Même si je ne suis pas très informée sur la campagne américaine ni directement concernée, il me semble que si c'est Mac Kain qui l'emporte, ce seront toujours les mêmes personnes qui tireront les ficelles par derrière...

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Rédigé par Géraldine

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