Publié le 10 Décembre 2025

Roman - Editions Livre de Poche - 128 pages - 7.70 €

Parution en poche en avril 2025 / Grasset Fasquel en 2024

L'histoire : Une fois par an, le 16 août, Ana Magdalena Bach prend un ferry pour passer une nuit sur l’île où est enterrée sa mère. Indifférente à la splendeur des Caraïbes, elle se contente de déposer un bouquet de glaïeuls sur la tombe avant de retrouver son mari. Mais, l’été de ses quarante-six ans, une aventure avec un inconnu va précipiter son destin : Ana Magdalena découvre l’infidélité et la passion des corps en même temps que le dépit amoureux. Comme prise dans une spirale érotique, elle vit chaque pèlerinage sur l’île dans les bras d’un nouvel amant.

 

Tentation : Nom de l'auteur

Fournisseur : Achat à la braderie de ma médiathèque cet été

 

Mon humble avis : Quand j'étais dans la vingtaine, Gabriel Garcia Marquez a fin un temps partie de mes auteurs chouchous, avant de tomber dans mon oubli. Et lorsque ce livre est apparu sous mes yeux, je me suis dit "ça alors, Marquez est encore vivant et il écrit toujours" !!!

C'était avant de me plonger dans la lecture de ce roman inédit et que je comprenne que celui-ci est publié post mortem (G.Garcia Marquez nous ayant quitté en 2014). D'ailleurs, en post face, une note des enfants et de l'éditeur de l'auteur explique... Ce "roman", plutôt, longue nouvelle, Garcia l'a écrit alors qu'il perdait la mémoire. Et choix a été fait de publier l'ouvrage presque tel quel, à partir de plusieurs versions écrites par l'auteur, et contre son avis.

Pendant quelques années, nous suivons Ana Magdalena dans son pèlerinage sur la tombe de sa mère, enterrée sur une petite île de la Caraïbe, où elle se rend en bateau. Elle prend le même taxi, et le même hôtel chaque année. Ce pèlerinage devient soudain adultérin, alors qu'Ana a été fidèle à son mari depuis son mariage il y a vingtaine d'années. Ses enfants réussissent et la complicité partagée avec son mari ne se dément pas. Alors, pourquoi soudain passer la nuit avec un inconnu rencontré dans un bar de l'île, et faire de cet acte inédit une habitude annuelle... Une liberté, mais aussi un nouveau rituel qui en efface d'autres, puisque désormais, Ana change d'hôtel, de taxi.... Ce que l'on prend tout d'abord pour un acte inédit d'une femme libre dit-il tout autre chose d'Ana ?

On retrouve la délicieuse plume et le puissance narratrice de l'auteur si promptes à nous plonger dans une atmosphère qui n'est pas sans langueur.... Le contexte de l'île Caribéenne et son climat y concourent certes, qui ajoute de la suavité à la sensualité. Garcia Marquez nous emmène dans chaque pas, chaque geste, chaque hésitation, chaque interrogation, chaque décision de ce son héroïne, à laquelle on s'attache, et que l'on aurait aimé suivre plus longtemps, pour que la psychologie de son personnage soit plus creusée et que l'ensemble soit plus abouti. Mais étant donné les conditions de publication, ce n'est pas possible et c'est dommage... Car reste une impression de "oui, mais alors quoi finalement ? " et de manque de consistance.

La lecture est agréable, il y a de grands moments dans ces pages (notamment avec ce billet de vingt dollars qui turlupine Ana tout au long de cette histoire), mais on sent aussi les failles, les contradictions, le manque de souffle, et d'objectif final. Bref, l'aspect ébauche est bien visible.

Etait-ce une bonne idée de publier cet ouvrage tel quel ou était un énième coup de comm sur un monstre sacré de la littérature sud américaine ? Je pencherais plutôt pour la deuxième solution, parce que je n'ai pas retrouvé la flamboyance et la grandeur que je garde en souvenir de mes lectures de "jeunesse". Mais je ne regrette pas pour autant le temps passé dans ces pages, à voir, entendre, sentir et ressentir ce que les mots m'ont dit.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 8 Décembre 2025

BD - Editions Glénat - 88 pages - 19 €

Parution en juin 2025

Le pitch : États-Unis, 24 novembre 1971. La veille de Thanksgiving, un homme voyageant sous le nom de Dan Cooper monte à bord d’un Boeing 727-051 de la compagnie Northwest Orient Airlines décollant de l’aéroport international de Portland. A priori, rien d’anormal, sauf que l’homme menace de faire exploser l’avion. Sa demande : deux cent mille dollars en petites coupures, et quatre parachutes. Pour ne pas risquer la vie des passagers, le FBI préfère s’exécuter. L’avion repart de Seattle-Tacoma en direction du Mexique. Le pirate de l’air saute du Boeing alors qu’il fait nuit et qu’une tempête s’abat sur le nord-ouest des États-Unis. Ses chances de survie sont quasi nulles. Et pourtant, 50 ans plus tard, le FBI est bien obligé de le reconnaître : jamais personne n’a réussi à mettre la main sur ce pirate du ciel. On perd toute trace de lui quand il ouvre son parachute au-dessus de la forêt. En 2016, le FBI annonce la fin des recherches et classe l’affaire Dan Cooper, mais l’enquête non résolue continue d’intriguer l’opinion publique.

Tentation : Le pitch

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Les auteurs s'inspirent d'un fait divers dont j'ignorais tout. Une affaire qui tient le FBI en échec depuis 50 ans, autant dire un sacré mystère qui intrigue toujours autant outre-Atlantique.

Il faut dire que l'histoire est sacrément romanesque et bluffante et semble sortir d'un scénario d'Hollywood avec Tom Cruise comme interprète principal !!! La première partie de l'album narre les derniers temps avant le braquage -détournement, les dernières préparations de Dan Cooper et de sa complice, une jolie blonde qui espère beaucoup, en se trompant ou non ? Puis il y a le saut, l'atterrissage mouvementé (que l'on a du mal à saisir. La suite est donc pure invention, suggestion des auteurs qui partent du principe qu'après quelques temps dans une ferme, Dan Cooper se serait caché au Mexique pour y couler des jours heureux, mais simple, car finalement, faute d'argent. Il faut préciser que Dan Cooper est un nom d'emprunt, sans doute inspiré d'une bande dessinée et que donc même l'identité réelle de l'homme est inconnue de tous.

Si les dessins classiques, permettent une lecture fluide m'ont plu, si j'ai tout d'abord été bien embarquée par l'histoire, la fin m'a laissée sur ma faim, me laissant dire : mouais, tout ça pour ça... J'aurais peut-être aimé que les auteurs multiplient les suggestions plutôt que de se limiter à une seule, celle du Mexique, qui est, qui plus est, relativement banale et attendue. Un peu plus d'imagination sur le destin de cet incroyable mais vrai personnage aurait été sympa. Mais bon, comme le mystère plane toujours, en attendant, lire cette BD n'est pas désagréable non plus ! Le moment est rythmé et divertissant et nous rappelle un fait hallucinant bien oublié par chez nous.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 6 Décembre 2025

Roman - Editions Audiolib - 8h18 d'écoute - 21.45 €

Parution Audiolib et Stock en 2019

Mon pitch : Iouri s'est exilé aux USA. Un jour il reçoit un message : son père est mourant... Il s'envole donc pour sa patrie d'origine, Mourmansk en Sibérie.... Au chevet de ce père terrible, qui n'a jamais su communiquer avec lui et qu'il a toujours craint, Iouri reçoit une mission : retrouver ce qu'il est advenu à Klara, la grand-mère qu'il n'a jamais connu et qui, par une nuit des années 50, fut emmenée de force par des hommes en noir... Sans jamais revenir, et marquer à jamais la destinée de sa famille, Rubin son fils, Iouri son petit fils. 

Une quête commence pour Iouri, pour ne pas oublier Klara.

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : PAL audio (Bib de Dinard)

Mon humble avis : Y'a pas à dire, la célèbre navigatrice est une sacrée romancière, qui sait construire une histoire, et qui la sert d'une plume fort admirable et agréable.

Lire Oublier Klara, c'est replonger dans les années du stalinisme politique, du communisme implacable, d'une époque où la vie dépendait d'une simple délation ou de suspicion de traîtrise envers l'Etat. C'est donc le collectivisme, la pauvreté, les murmures, l'embrigadement etc... Nul doute qu'Isabelle Autissier s'est énormément documentée pour reproduire en mots les sensations, les odeurs, le froid, les tristes couleurs, la peur, l'alcool, l'isolement, l'effroi d'alors. Elle décrit avec un réalisme glaçant l'atmosphère et l'âme russe des années cinquante. En fait, ce livre est très visuel, on voit les images nettes dans notre cerveau, on a presque l'impression d'y être tant tout est parfaitement décrit.

L'enquête de Iouri sera surtout administrative, les survivants de l'époque étant rares. Elle sera guidée par le récit des souvenirs du père. Elle nous sera rapportée en alternance : des chapitres sur Klara, des chapitres sur Rubin, des chapitres sur Iouri... Avec les enfances et les jeunesses de ces deux derniers particulièrement bien développées... et là, j'ai eu ma petite pochette surprise : Iouri enfant est passionné d'oiseaux, et adulte, il est ornithologue professionnel. Je me suis donc régalée des quelques pages traitant de cette passion. Par contre, d'autres pages m'ont un peu perdue, longuettes pour moi : celles qui évoquent la vie de marin de Rubin, et de la tentative de Iouri à survivre sur un chalutier... Peut-être que le format audio n'aide pas, car pour ces passages là, l'interprète n'hésite pas à crier pour rendre compte des dialogues au milieu de l'enfer des mers. Mais ces détails maritimes de l'histoire permettent de bien cerner les personnages, la violence qu'ils subissent ou assènent, leur caractère, leur difficulté à se comprendre et s'apprécier, voire se supporter... Bref, Isabelle Autissier maitrise très bien l'art de construire des personnages et de brosser leur portait avec finesse.

Et Iouri découvrira la délation, la lâcheté familiale, le goulag, la torture, le reniement... Klara, éminente scientifique, a -t-elle vraiment trahi son pays ? Quoiqu'il en soit, en disparaissant ainsi, elle est aussi très vite bannie des conversations et de la mémoire familiale..., ce qui impacte les générations suivantes.... Son arrestation jette l'opprobre sur sa famille, soupçonnée de ce fait d'être antirévolutionnaire. Gamin puis ado,  Rubin devra en quelque sorte se racheter pour être accepté des autres...

Vers la fin du roman, il est aussi question de la tribu indigènes des Nénettes et de l'oppression qu'elle subit.

Comme vous le voyez, ce roman est riche de nombre de sujets : le communisme, la mer, la filiation, la trahison, l'écologie, les conséquences de l'Histoire et du contexte sur la vie intime des personnages, les mensonges, et les silences destructeurs... Une immersion passionnante et bouleversante dans le pire de l'Union Soviétique. 

Oublier Klara est aussi un hommage saisissant et nécessaire à toutes les Klara du monde qui, dans des régimes totalitaires, disparaissent pour leurs compétences, leurs opinions, ce qu'elles ont entendu ou non, ce qu'elles ont dit ou tu... Oublier Klara, c'est lire pour ne pas oublier l'Histoire à travers celle puissante de cette famille démolie par le régime soviétique.

Et cette fin ouverte, je l'ai bien appréciée !

D'Isabelle Autissier, j'avais  aussi beaucoup aimé "seule la mer s'en souviendra"

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 4 Décembre 2025

Roman - Editions Albin Michel - 288 pages - 21.90 €

Parution le 20 août 2025 : Rentrée Littéraire

Mon pitch : Marie est née en 1912 dans une ferme de Corrèze... Elle est toute jeune lorsque son père part au front en 1914, et l'est toujours à son retour quatre ans plus tard. Mais le père n'est plus le même.... Est-ce que qui conditionnera toute sa vie, celle de sa mère, de ses enfants, de ses petits-enfants ? Marie ne quittera jamais cette ferme, quelques soient les décennies qui passent, les conflits, les joies, les malheurs...

Marie était la grand-mère de Franck Bouysse...

 

 

 

Tentation : Mon auteur chouchou

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Dans les romans que j'ai lus de Franck Bouysse, il était surtout question d'hommes, de duels ou de duo, avec des histoires comportant très peu de personnages...

Virage complet pour l'auteur avec "Entre toutes". Ce sont les femmes qui sont à l'honneur et au premier plan, les femmes de son arbre généalogique : sa grand-mère Marie et son arrière-grand-mère Anna.  

Ce sont des femmes de caractères à qui la vie n'a pas fait de cadeaux, mais comme beaucoup d'autres à ces époques-là. Ce sont des femmes qui, sans le demander, sans s'y attendre, sont devenues libres et responsables de leur destin et de celui de leurs proches à une époque où la femme tenait la cuisine quand l'homme gérait le reste. C'est avec courage qu'elles ont assumé cette liberté inconnue. Ce sont des femmes qui, quand elles s'effondrent, restent debout parce qu'ainsi va la vie, parce qu'il faut manger, parce que la ferme et les saisons n'attendent pas. Ce sont des femmes fatiguées par le labeur mais qui avancent... Comme le temps, comme les années, les décennies, le progrès matériel, le progrès scientifique, la nouvelle notion/injonction de productivité, même si certaines de ces choses se déroulent loin d'elles.

Dans cette fresque familiale, Franck Bouysse dresse magistralement le portrait de deux femmes extraordinaires dans une vie quotidienne et courante. On sent beaucoup de tendresse, d'amour et d'admirations de la part de Franck Bouysse envers ces deux personnes, dont l'une qu'il n'a pas connu.

Dans ce livre, il y a les horreurs des deux guerres, la dureté de la vie, et la grandeur et la force des personnages que sont les paysans. On retrouve évidement l'aspect terroir et l'attachement à la terre cher à l'auteur. Il y a de la noirceur par moment, mais aussi de la lumière, tout comme dans la plume de Franck Bouysse qui n'oublie pas la valeur des mots et l'enchantement de la poésie. Alors pourquoi pas un coup de coeur ? Parce qu'il m'a manqué un peu d'aspérités dans cette histoire qui par moment, me semblait un peu plate, un peu longue... Et pourtant, oui, je sais c'est l'histoire de la vie...

Quoiqu'il en soit, "Entre toutes" est un magnifique hommage à ses aïeules, et qui, en cours de lecture, incite à s'interroger sur la vie quotidienne, la jeunesse de nos propres ancêtres disparus, et que l'on a toujours connus "vieux". Et dont on sait finalement si peu de chose.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 2 Décembre 2025

Film de Dominik Moll

Avec Léa Drucker, Guslagie Malanda, Mathilde Roehrich, Jonathan Turnbull

Synopsis : Le dossier 137 est en apparence une affaire de plus pour Stéphanie, enquêtrice à l’IGPN, la police des polices. Une manifestation tendue, un jeune homme blessé par un tir de LBD, des circonstances à éclaircir pour établir une responsabilité... Mais un élément inattendu va troubler Stéphanie, pour qui le dossier 137 devient autre chose qu’un simple numéro.

Mon humble avis : Un film inspiré de faits réels...  lors des manifestations des gilets jaunes à Paris en 2018...

Un film qui bouscule sacrément tant le collectif que l'individuel... Car même si l'injustice est criante, on ne sait plus quoi penser... Tant tout est la conséquence d'une accumulation de faits... Un peuple en colère, un gouvernement et des préfets dépassés, une police à bout de nerf, et aussi, une police désordonnée où ceux dont la mission est loin de l'ordre public se retrouve à devoir intervenir en manif, avec pour seule protection parfois, un casque de vélo acheté par l'agent chez Décathlon...  Et oui, c'est un film sur une société, une police, une justice, un système complet au bord de l'implosion.... Où la violence devient normalisée à tous les niveaux de la société, et qui s'enfonce dans une justice dysfonctionnelle et... à deux vitesses, suivant votre statut social...Avec au final, l'incompréhension de la famille de la victime.

Et ce qui est dingue, c'est que Dossier 137 est sorti sur les écrans la même semaine que le triste dixième anniversaire des attentats de Paris (Bataclan, Stade de France et Terrasse), où série TV, hommages officiels etc ont occupé les médias... Une semaine où on réapplaudit, comme à l'époque, certains des héros d'alors, les policiers de la B.R.I (entre autres) qui ont donné l'assaut au Bataclan... Et voilà que trois ans plus tard, quelques agents de la BRI se trouvent mêlé à une sale enquête de violences policières... Et la question se pose dans les couloirs de l'IGPN et des autorités... Peut-on accuser et salir les héros d'hier, même s'ils sont coupables. Et ces questions se posent dans la tête du spectateur en même temps : comment peut-on être héros un jour et bourreau le lendemain, peut on dire qu'il y a dans ce cas des circonstances atténuantes alors que des coups sont portés volontairement... Bref, ce film nous dit bien la difficulté et/ou l'hypocrisie de la justice. Là aussi, on peut débattre sur le fameux responsable mais pas coupable et vice et versa...  Il y a celui qui donne le coup et celui qui l'a amené dans cette situation ? Dans ce chaos, qui est coupable là-dedans, qui est responsable... 

Bref, ce film surfe sur la zone grise loin de tout manichéisme. Il pose des questions qui vont au-delà des apparences, des questions qui hantent longtemps après la séance parce qu'en fait, entre la loi, nos idéaux, nos valeurs, notre révolte, notre empathie XXL pour la victime, le contexte et bien on se retrouve bien en peine d'avoir une opinion précise, malgré notre écoeurement pour le système... On se retrouve bien démuni ou indécis.

Un film civilisationnel, nécessaire et méticuleux, sous tension, passionnant à suivre, qui tient en haleine, à voir absolument. D'autant qu'il est magistralement porté par la trop rare Léa Drucker et qu'il est filmé sobrement au plus proche de la réalité... un petit détail pour détendre l'atmosphère, petit détail que j'ai tout de même remarqué et apprécié... pour une fois, l'enquêtrice vit dans un appartement normal, avec du bordel du quotidien normal, du linge qui sèche etc... On est loin des maisons témoins ou autres lofts que le cinéma nous sert pour donner une image glamour...

Un des meilleurs films de l'année je pense, aux propos d'une fine intelligence et de nuance sur un sujet explosif, et l'importance de l'image pour résoudre une équation insolvable. Et une immersion très intéressante dans l'univers et la mission de l'IGPN. 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 30 Novembre 2025

L'automne en photos... Seule, avec une amie ou avec mon club photo... dans les environs de chez moi, pas plus de 30 km... 

Des champignons, des couleurs, des textures, des reflets, des atmosphères...

Une ambiance poétique si vous le voulez, en attendant, bon dimanche :)

L'automne

Alphonse de Lamartine, Méditations poétiques1820.

Salut ! bois couronnés d'un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards !

Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire,
J'aime à revoir encor, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois !

Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits,
C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !

Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie,
Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui,
Je me retourne encore, et d'un regard d'envie
Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui !

Terre, soleil, vallons, belle et douce nature,
Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ;
L'air est si parfumé ! la lumière est si pure !
Aux regards d'un mourant le soleil est si beau !

Je voudrais maintenant vider jusqu'à la lie
Ce calice mêlé de nectar et de fiel !
Au fond de cette coupe où je buvais la vie,
Peut-être restait-il une goutte de miel ?

Peut-être l'avenir me gardait-il encore
Un retour de bonheur dont l'espoir est perdu ?
Peut-être dans la foule, une âme que j'ignore
Aurait compris mon âme, et m'aurait répondu ?

La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ;
A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ;
Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu'elle expire,
S'exhale comme un son triste et mélodieux.

UN DIMANCHE A LA FAVEUR DE L'AUTOMNE 2025
UN DIMANCHE A LA FAVEUR DE L'AUTOMNE 2025
UN DIMANCHE A LA FAVEUR DE L'AUTOMNE 2025
UN DIMANCHE A LA FAVEUR DE L'AUTOMNE 2025
UN DIMANCHE A LA FAVEUR DE L'AUTOMNE 2025
UN DIMANCHE A LA FAVEUR DE L'AUTOMNE 2025
UN DIMANCHE A LA FAVEUR DE L'AUTOMNE 2025
UN DIMANCHE A LA FAVEUR DE L'AUTOMNE 2025
UN DIMANCHE A LA FAVEUR DE L'AUTOMNE 2025
UN DIMANCHE A LA FAVEUR DE L'AUTOMNE 2025
UN DIMANCHE A LA FAVEUR DE L'AUTOMNE 2025
UN DIMANCHE A LA FAVEUR DE L'AUTOMNE 2025
UN DIMANCHE A LA FAVEUR DE L'AUTOMNE 2025
UN DIMANCHE A LA FAVEUR DE L'AUTOMNE 2025
UN DIMANCHE A LA FAVEUR DE L'AUTOMNE 2025
UN DIMANCHE A LA FAVEUR DE L'AUTOMNE 2025
UN DIMANCHE A LA FAVEUR DE L'AUTOMNE 2025
UN DIMANCHE A LA FAVEUR DE L'AUTOMNE 2025
UN DIMANCHE A LA FAVEUR DE L'AUTOMNE 2025

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Le coin de la proxi photo

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Publié le 28 Novembre 2025

Roman - Les éditions de Minuit - 217 pages - 20 €

Parution en 2023, existe en poche désormais

Mon pitch : Lors des funérailles de son grand-père, Simon apprend par la bouche d'un oncle par alliance une grande absence en ce jour de deuil. En effet, à la fin de la guerre, d'une liaison avec une allemande, Malsuci a eu un fils... Dont il n'a jamais été question dans le cercle familial. Ce dénommé M devient une obsession pour Simon qui cherche dans ces racines ce que son propre couple en dérive ne peut plus lui offrir.

Tentation : Pour mon club de lecture

Fournisseur : La bib de St Lunaire

 

Mon humble avis : Et oui, encore une histoire de secret de famille... Et pourtant, ce roman ne date pas de cette rentrée littéraire 2025. Celle-ci porte sur l'un des 400 000 enfants nés durant la seconde guerre mondiale de liaisons éphémères mais non moins passionnelle entre Allemand et Français... Donc par la suite, élevé par la mère seule, le père soldat ayant rejoint sa patrie et fondé une nouvelle famille après l'Armistice. 

J'ai apprécié que l'auteur se penche sur le sort de ces enfants, qui bien plus tard, quand les langues se sont déliées, furent parfois recherchés par des membres de leur famille inconnue. Il est aussi question de leurs mères, qui forcément, furent sujettes à l'opprobre générale... Car évidemment, quand il y a "faute" hors mariage, la honte se pose toujours sur la femme qui en porte preuve et non sur l'homme qui repart la fleur au fusil...

Et pourtant, mon intérêt en cours de lecture fut très fluctuant...Jaillissant dans les premières pages, souterrain pendant un bon moment, puis résurgent sur quelques passages et sur la toute fin qui m'a touchée. Mais j'ai comme eu l'impression que Sylvain Prudhomme n'avait pas assez de matière pour développer son sujet et que, pour aboutir à un volume raisonnable, il emplissait les pages de détails inutiles, qui pour moi ont empêché un approfondissement du thème et des réactions de l'entourage. D'autant que ces passages-là ont été très ennuyeux, sans intérêt (le kébab etc)

Le style narratif ne m'a pas convenu non plus... Du genre qui, pour se donner un style, empêche une lecture fluide... Les dialogues qui ne sont pas séparés de la phrase précédente, les à la lignes subits etc font qu'à plusieurs reprises, j'ai dû relire certaines phrases pour être sûre de qui en était l'auteur. D'autant que la longueur de certaines sentences n'aide ni à leur compréhension, ni à la libre circulation des émotions. A trop parler de lui, le narrateur nous éloigne du sujet qui nous a emporté, nous emmène plutôt dans la confusion sur la raison réelle de ce silence décennale, et du coup, nous égare avant de nous reconquérir dans les dernières pages... toute en nous laissant sur une sorte de faim... Pour moi, c'est un roman qui ne partage pas assez avec ses lecteurs.

C'est dommage, car avec un tel secret, avec une telle famille qui entoure l'arrière-grand-mère de presque cent ans, il y aurait eu de quoi faire une très chouette roman, et une histoire bouleversante. Alors qu'au final, j'ai eu plus l'impression d'un auteur qui se regarde écrire une sans peut-être autofiction. Après, n'étant pas écrivaine, je ne sais pas comment j'aurais développé cette histoire de silence...  Néanmoins, il y a deux phrases dont j'aurais aimé être l'autrice, ou qui m'ont beaucoup parlé : 

"Je voudrais vivre dans un monde où les choses puissent se dire en face, la vérité s'affronter. Où chacun de nous soit assez libre et fort pour accueillir la liberté des êtres qui l'entourent"

"J'ai pensé que comme M, je faisais partie des êtres qui ont un problème avec le monde, n'arrivaient pas à s'en contenter tel quel, devaient pour se le rendre habitable le triturer, le rêver autre."

Il y a 5 ans, j'avais lu et chroniqué "Par les routes" de Sylvain Prudhomme. Et en relisant mon billet de l'époque, je retrouve les mêmes impressions que celles d'aujourd'hui. Je pense donc que Prudhomme est un auteur qui ne me convient pas, à l'univers et au style qui ne me touchent pas. Je ne renouvellerai donc pas.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 26 Novembre 2025

BD - Editions Futuropolis - 160 pages - 24 €

Parution le 8 octobre 2025

Le sujet : Elle s'appelle Françoise Roy. Son métier consiste à accompagner les personnes atteintes par la maladie d'Alzheimer et leurs proches dans leur vie quotidienne. Étienne Davodeau trouve que c'est là un métier passionnant. Alors il a demandé à Françoise de lui raconter au plus près les heures et les journées qu'elle passe dans l'intimité de ces femmes et ces hommes pour qui la qualité de l'instant présent est essentielle. Il lui a dit : "Là où tu vas, chaque jour, tu seras mes yeux et mes oreilles". 

 

 

Tentation : Nom de l'auteur = qualité

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Les BD de Davodeau, je les attends comme les romans de mes auteurs favoris. Il y a deux ans, je m'étais régalée avec les splendides dessins de Loire. La couverture de "Là où tu vas" annonçait le même ravissement. Hélas, sitôt l'ouvrage ouvert, on réalise qu'à l'intérieur, tout y est en noir et blanc. Dommage. Dommage même si, ici, les paysages et dessins sont relativement secondaires. Ce qui importe le plus, c'est le texte des bulles. En cela, "Là où tu vas" est bien dense et ne se lit pas sur le mode divertissement. Ici, on est dans le partage et l'information, celle qui est nécessaire. Car le titre peut être lu à différents degrés... Là où tu vas... Comme dit dans le pitch, c'est là où se rend tous les jours Françoise, pour son travail. A noter que Françoise est aussi la compagne de Davodeau et la mère de ses enfants. Aussi, dans quelques cases, voit on le couple discuter de ce projet de livre dans la cuisine ou sur une montagne enneigée. Là où tu vas... C'est aussi ce monde mystérieux où vont ceux qui subissent des maladies neurodégénératives. Et c'est aussi là où chacun de nous allons... Le grand âge, le pays de la mémoire qui flanche... 

Cet album est profondément humain et empathique. Il prend le temps, comme Françoise prend le temps d'apprivoiser ces nouveaux "patrons". Car oui, elle est bien embauchée par les personnes dont elle s'occupe, même si celles-ci n'en n'ont pas conscience. Françoise insiste bien pour que l'on ne dise pas "les malades", mais "les personnes malades". Car malade d'Alzheimer (ou d'autres troubles cognitifs) ou pas, chacun est avant tout et reste une personne. Auparavant infirmière en milieu hospitalier puis à domicile, Françoise a choisi de se former (notamment au Canada), à l'accompagnement des personnes atteintes de trouble cognitifs et de leur famille, qui sont souvent en grand désarroi. Evidemment, les "cas" évoqués ici sont loin d'être exhaustifs, puisqu'il s'agit de personnes toujours à domicile. Il n'empêche, tout est très instructif tout en restant pudique et bienveillant, jusque dans la "méthode" utilisée par Françoise, inspirée de Montessori pour maintenir au maximum des habitudes et les participations des patients dans leur quotidien.

Un ouvrage très utile aussi bien pour les personnes qui ne sont pas encore concernées par ces maladies, que pour les familles et les aidants, car il ouvre réellement des pistes d'accompagnement non intrusif.

Là où tu vas, en mettant les mots justes au bon endroit est aussi un magnifique hommage à ces hommes et femmes qui s'occupent quotidiennement de nos aînés...

Nécessaire et incontournable évidemment. Pourquoi se priver du regard avisé et bienveillant de Davaudeau sur les différents maux de notre société.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 24 Novembre 2025

Roman - Editions Audiolib - 9h09 d'écoute - 22.99 €

Parution La Manufacture de livres et Audiolib 2019

Le pitch : Dans le secret du confessionnal, on confie au père Gabriel une mission. Récupérer à l'asile voisin, sous la jupe d'une femme dont il doit bénir le corps, de mystérieux cahiers. C'est ainsi que sortent de l'ombre les carnets de la jeune Rose, ceux dans lesquels elle a conté son histoire, cherchant à briser le secret dont on voulait couvrir son destin.

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib de Dinard

 

 

Mon humble avis : C'est curieux, à certaines périodes, on collectionne les lectures fades et à d'autres, on cultive les coups de coeur...

Né d'aucune femme, voilà quelques années que j'en repousse la lecture tant les avis lus sur la blogo à l'époque de sa sortie étaient unanimes. Superbe mais horrible. Aussi, j'avoue je m'attendais à un roman intolérable... Certes, l'histoire et la destinée de Rose sont vraiment terribles, abominables même, mais j'ai déja lu pire ou similaire.

On trouve un peu de tous les styles romanesques dans ce roman... Il y a l'aspect conte (avec le méchant chatelain et la jeune bonniche), on est aussi dans un thriller tant la tension et le suspense sont intenses...Avec Franck Bouysse, on n'est jamais très loin du  terroir. Et on flirte parfois avec la philosophie et la spiritualité à travers les pensées de Rose.

L'introduction de l'histoire est originale et bien cherchée. Quant à la narration, elle est on ne peut plus maitrisée, tant dans le style aussi brillant que ciselé, que dans le rythme qui ne faiblit pas, sans cesse relancé par des rebondissements de plus en plus sombres.

Le sujet principal est la domination de la femme par l'homme, des pauvres par les riches etc. Le sort des jeunes femmes pauvres, le sort des femmes dont on attend un héritier, le sort des femmes qui ne répondent pas aux attentes.... En fait, Rose est issue d'une famille très pauvre... Et son père l'a vendue à un riche châtelain et à sa marâtre de mère, pensant bien faire tant pour Rose que pour assurer la survie de sa famille. Mais c'est en enfer qu'il envoie sa fille et plonge sa famille entière, hélas.

On imagine que l'histoire se déroule au XIXème siècle, pourtant, dans le fond, elle n'est en rien démodée. C'est la forme qui l'ancre dans son époque.

Franck Bouysse nous plonge dans ce que l'humain a de plus vil, de plus pervers, de plus violent, de plus abjecte et dans la culpabilité de toute une société au mépris des plus démunis de la part des bourgeois, médecins, religieux etc... Tout une domination qui est réelle et dont les médias nous en a révélé de nombreux exemples, pas si anciens que ça, en France, en Irlande, au Canada etc... 

On comprend bien vite comment le curé a récupéré les journaux de Rose. Puis au fil des pages, alternent les moments très durs et les passages poétiques, à travers les voix des différents personnages. Et tout cela donne un roman vraiment grandiose, beau, triste, sombre, dur mais qui se termine sur une lueur des plus inattendues. Impossible d'en dire beaucoup plus sous peine de spoiler.

Un roman incontournable, bouleversant, terrible. Un chef d'oeuvre et une héroïne, Rose, de celle qu'on n'oublie pas.

Cette lecture est incluse dans mon Challenge Lisez votre chouchou... Dont je suis une bien piètre organisatrice et animatrice (et je m'en excuse) ! D'ailleurs, je réalise que celui-ci est censé être clos... Bon, comme j'ai encore un roman de Franck Bouysse sous le coude, je prolonge donc ce challenge de quelques semaines et un bilan sera publié en décembre.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 22 Novembre 2025

Thriller - Editions Happercollins - 336 pages - 8.30 €

Parution poche mars 2024 et d'origine en octobre 2022

Mon pitch : Fin des années 90, deux nouveaux nés, jumeaux, sont abandonnés sur les marches d'une église. Ils sont confiés à l'ASE et quelques mois plus tard adoptés... séparément.

Quelque vingt années plus tard, Tony qui a vécu sa vie entre foyer et familles d'accueil, galère à poursuivre ses études.

Frappe à sa porte Raphaël... Son double parfait, mais tellement différent, bourgeois, hautain... En fait, un vrai connard. Peu importe, les gens n'y verront que du feu... Tony accepte donc le deal de Raphaël, ce qui l'arrange dans un premier temps pour rembourser ses dettes... Sauf que Tony met un premier pied en enfer, sans retour possible...

 

 

Tentation : la blogo

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Cela faisait un moment que je zieutais ce titre à la Médiathèque, plusieurs blogs m'ayant dit grand bien de cette autrice. Et bien je confirme ! Conquise je suis.

Le premier tiers du roman porte surtout sur l'enfance et le trajet de vie d'Antoine, qui se fait appeler Tony. L'un des deux jumeaux... Adopté par un couple adorable... qui s'est tué en voiture quand Tony avait à peine 5 ans. Du coup, pour Tony, ce fut foyers et familles d'accueil. De la violence ou de la menace, des gestes déplacés etc... Toujours en compagnie de Chris, son super pote qui le protège. A 18 ans, Tony doit tracer sa route sans l'ASE... Et son rêve : devenir avocat des familles... Mais évidemment, se loger, vivre, travailler comme un damné tout en étant à la fac.... Et bien pas de dessin nécessaire, c'est le fiasco et le découragement... le danger de l'illégalité. Claire Favan a créé le personnage de Tony après s'être énormément documentée sur l'ASE (Aide Sociale à l'Enfance) et les méthodes qu'elle décrit font froid dans le dos.

Puis, je vous laisse découvrir comment pourquoi, Raphaël son jumeau le retrouve et frappe à sa porte. Lui a grandi dans une famille où seules comptent la réputation, l'argent (qui coule à flot etc) mais point d'amour.  C'est là qu'on pense deviner l'issue du roman, sauf que pas du tout, enfin si un peu mais tellement peu par rapport à l'immensité de l'intrigue, ses rebondissements, ses drames de ses conséquences. Car oui, contre de belles sommes d'argent, Raphaël va demander à son jumeau de le remplacer dans quelques soirées pour qu'il puisse tranquillement aller tromper sa copine avec des filles d'un soir... Mais, ça ce n'est que le début... Un premier pas dans la manipulation et le machiavélisme. Dont on se demande bien comment Tony va pouvoir s'en sortir...

Les deux personnages, pourtant jumeaux monozigotes ne se ressemblent ni de caractère, ni d'ambition, ni d'éducation et encore moins d'empathie envers les autres. Et pourtant, celui qui semble avoir eu le plus de chance dans la vie est celui qu'on déteste tout de suite. Mais ils sont extrêmement bien construits et étoffés par l'autrice qui pose à travers eux moult questions sur la gémellité, l'importance de l'environnement où l'on grandit, l'injustice, les manquements sociétaux de l'Etat et de certains parents et surtout, sur la prédestination. Un excellent thriller psychologique donc, doublé d'une enquête policière haletante.

Le suspense est intense, notre attachement à Tony réel, donc notre effroi pour lui l'est tout autant.  Cette histoire de deux destinées qui n'auraient jamais dû être séparées et qui se recroisent est tout bonnement inoubliable... Quant à sa lecture, elle est des plus addictives, car qui plus est, servi par un style agréable, simple et efficace... Une plume au service de son sujet et non le contraire.

Une autrice que je ne vais pas lâcher dorénavant !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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