Publié le 24 Janvier 2026

Roman - Editions Actes Sud - 288 pages - 22 €

Parution le 20 août 2025 pour la Rentrée littéraire

Mon pitch : Zem Sparak, ancien flic déclassé de la zone 3, s'occupe désormais de la sécurité de Barzok, éminence politique de Magnapole. Lors de la célébration des Grands Travaux, un container est découvert... A l'intérieur, 5 cadavre assis côte à côte, témoignant d'atroces souffrances. L'inspectrice Salia Malberg est déjà sur les lieux...Sous les ordres de Barzok, Salia et Zem se retrouvent contraints d'élucider cette affaire, et donc de refaire équipe à deux.

Tentation : Mon enthousiasme pour Chien 51

Fournisseur : La bib de St Lunaire

 

 

 

 

Mon humble avis : Trois ans après la parution de Chien 51, Laurent Gaudé nous offre une suite, qui pourrait bien en avoir une elle aussi !

Nous retrouvons donc les deux héros de Gaudé, Zem et Salia, qui sont désormais devenus célèbres au-delà de la sphère littéraire via le film éponyme de Cédric Jimenez qui fut diffusé dans toutes les bonnes salles de ciné en octobre, avec en têtes d'affiches Gilles Lellouche et Adèle Exarchopoulos, ce qui fait que j'ai lu Zem avec ces deux visages célèbres dans la tête.

Même si Chien 51 et Zem peuvent se lire en one shot, le deuxième rappelant les faits principaux du 1er, je trouve très dommage de lire Zem en faisant l'impasse de Chien 51, qui permet vraiment de s'immerger dans l'univers ultra urbain crée par Gaudé de Magnapole, de comprendre son fonctionnement, de connaître l'histoire des deux personnages principaux, ce qui leur donne une sacrée épaisseur... Et envie de les retrouver une 3ème fois... tant on s'y attache. Tous deux traînent toujours un état dépressif et un désespoir profonds et ne rêve que d'une chose : partir.

Roman (très) sombre, anticipation, espionnage, littérature générale, thriller, Zem peut vraiment porter plusieurs casquettes et se lit comme tous ces genres littéraires. Et Gaudé nous ferre une fois de plus dans ce futur pas si loin (voire même de plus en plus près), des nations qui sont à vendre, de l'IA, des dômes qui protègent les quartiers riches des pluies acides etc...

Dans ce tome ci, l'événement est l'arrivée tant attendue au port d'une cargaison : un glacier, qui promet de d'eau minérale naturelle, qui se vendra donc à prix d'or, ou sous le manteau. Pire on n'hésitera pas à tuer... Des gens disparaissent et il est aussi question de la découverte d'une nouvelle énergie fossile, quelque part... Il est question de ce que l'on croit, de ce que l'on veut croire (par confort), de ce que l'on nous fait croire, de ce que l'on nous cache.... Gaudé nous dit qu'il y a un ailleurs et un autrement possible, qui passe par une réelle résistance de tous les acteurs en place. Et l'on comprend avec effroi, en fin de roman, que mise à part les gadgets et autres, Gaudé ne nous emmène pas tant que ça dans le futur... Que Magnapole existe déjà mais à l'échelle du monde, qu'il y a 3 zones depuis longtemps (dont celui que l'on nommait le tier monde), et que les puissants exploitent les plus faibles pour assouvir leur appétit consumériste quoiqu'il en coûte.

Avec un rythme nerveux et efficace, Gaudé nous emmène de nouveau avec un talent indubitable dans la noirceur de l'humanité face aux aléas qu'ils soient climatiques, énergétiques ou politiques, dans un thriller où les cadavres s'accumulent, et qui traitent de nombreuses problématiques déjà très actuelles. L'intrigue est dense, elle se dévore, et malgré sa noirceur, se ferme sur une belle ouverture...  Un roman qui sous des aspects dystopiques, nous parle de nos sociétés contemporaines.

Deux livres donc à lire sans plus tarder... Et regarder le film après si vous ne l'avez pas encore vu. Car dans le film, il ne reste plus grand chose du roman d'origine.

4ème participation au challenge d'Alexandra. J'en étais à 10 points.

Avec ce rapport + le fait que je coche la case "dépressif", me voilà à 12 points.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 22 Janvier 2026

Roman - Edition Liana Lévi - 239 pages - 22 €

Parution en août 2024

Mon pitch :  Avocat et ancien lanceur d'alerte, Justin vit maintenant sa vie tranquille, en accord avec ses idéaux, en étant avocat commis d'office mais surbooké défendant des petits malfaiteurs sans grande envergure.

Un jour, on lui propose, pour mille dollars de l'heure, une fois par semaine, de donner des conseils juridiques à des danseuses dans un striptease proche de Philadelphie. Pour toucher ces mille dollars, il doit aussi passer la nuit dans le motel juste en face.

Justin accepte sans trop se poser de question, mais au bout de quelques semaines, sa vie , où tout semble liée, devient bien compliquée...

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Depuis plus d'un an, ce roman est souvent évoqué sur la blogo, et j'ai enfin pu le "caser" dans mes lectures. Et sans regret, car le temps passé dans ces pages est vraiment bon, savoureux De Iain Levison, j'ai déjà lu Un petit boulot. Un petit boulot dénonçait la violence du système économique.

Un bien l'on trouve pas mal de point commun avec ce nouvel opus... Iain Levison use d'un personnage un peu lassé par un morne quotidien qui accepte une mission des plus inhabituelles, ce qui permet à l'auteur de dénoncer certains vices (parfois de procédure) de nos sociétés.

Le style de Levison est toujours cynique et ironique, le tout "mine de rien", avec une certaine nonchalance qui amuse et donne un aspect un peu de "décalé". Surtout que le lecteur semble se poser plus de question que les personnages sur cette étrange mission, et comprendre bien plus vite qu'eux de quoi il en retourne. C'est un peu comme si rien ne les étonnait, dans un pays où tout est possible, et où l'on a tout vu. Et même lorsque les personnages découvrent le pot aux roses, leur flegme étonne toujours, et détonnant du contexte... Ce qui donne un humour satirique, presque "british", dans le sens bien senti, qui n'en fait pas des tonnes.

Revenu de sa carrière d'avocat payé à 6 chiffres, Justin travaille maintenant pour le ministère public en tant qu'avocat commis d'office... Il ne défend pas vraiment la veuve et l'orphelin mais plutôt le pauvre alcoolique SDF qui finalement n'est pas si mal en prison, puisqu'il a un toit et à manger... mais pas d'alcool.... ou le petit cambrioleur qui s'est fait prendre... Mais là aussi, on sent chez Justin la désillusion... Parce que sitôt son client sorti de prison, celui-ci recommencera puisqu'il n'y a, à côté de la peine, aucun accompagnement social. Et surtout, que la peine de son client dépend de tellement de chose... De l'humeur du juge, du choix des jurés, de la couleur de peau du prévenu, des prétentions politiques de du substitut du procureur, des moyens financiers dont dispose l'avocat pour enquêter, du charisme de l'avocat, du choix du costume pour l'audience, bref "d'un système bordélique mais parfois, on trouve quand même une solution", parce que "le droit consiste surtout à savoir vendre son client". 

Bref, Iain Levison passe au vitriol les aberrations du système judiciaire américain qu'il décortique (cinquante états, cinquante façons de gérer la justice), où ce ne sont pas les actes qui caractérisent le crime mais l'endroit où vous vous trouvez... Puisque d'une rive à l'autre d'un fleuve, les lois changent... Un système où même le plus intègre des hommes est parfois obligé de s'adapter et pourquoi pas de tester, comme tout le monde, un certain moyen de pression pour sauver son client, là où la logique et l'application réelle du droit et des lois devraient suffire. Et quelque part ça fait froid dans le dos, là où les mésaventures de Justin prêtent plutôt à rire.  La tension monte de chapitre en chapitre que ce soit dans la vie de Justin où dans les couloirs du palais de justice, où est bien plus question de pouvoir que d'équité. Ce roman peut aussi être lu comme un polar, notamment par son rythme et son sujet, mais reste avant tout délicieusement cynique... Bref, une lecture plutôt jubilatoire.

Je m'étonne juste des titres (Le lanceur d'alerte version V.O qui ne représente pas vraiment le contenu du roman et peut désappointer) et ce titre français que je trouve laid et trop long... Et qui peut faire croire à une histoire grotesque où à un essai docu...

En tout cas, roman franchement bien mené à ne pas bouder du tout !

 

"Quand on décrit ses propres méfaits, si on raconte suffisamment de fois l’histoire, on finit par en devenir un innocent témoin".

"Les pauvres sont beaux aussi ; ça dure moins longtemps, c'est tout".

"Quand vous faites quelque chose qui vous donne envie d'acheter un flingue, c'est peut-être le moment d'arrêter de faire cette chose. je pense que c'est une bonne règle de vie."

"Quand les gens vous paient un quart de millions de dollars par an, ce n'est pas pour ce que vous faites. C'est pour que vous la fermiez sur ce qu'ils font."

"Je ne dis pas que le système raciste, mais qu'il vaut mieux être riche et noir que pauvre et blanc. Le système aime plus l'argent qu'il ne hait les noirs, ce qui est certainement ce que je peux dire de mieux à ce sujet"

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 20 Janvier 2026

Film de Jean-Paul Salomé

Avec Reda Kateb, Sara Giraudeau, Bastien Bouillon, Pierre Lottin

Synopsis : Jan Bojarski, jeune ingénieur polonais, se réfugie en France pendant la guerre. Il y utilise ses dons pour fabriquer des faux papiers pendant l’occupation allemande. Après la guerre, son absence d’état civil l’empêche de déposer les brevets de ses nombreuses inventions et il est limité à des petits boulots mal rémunérés… jusqu’au jour où un gangster lui propose d’utiliser ses talents exceptionnels pour fabriquer des faux billets. Démarre alors pour lui une double vie à l’insu de sa famille. Très vite, il se retrouve dans le viseur de l’inspecteur Mattei, meilleur flic de France.

Mon humble avis : Film inspiré de faits réels... dont je n'avais jamais entendu parler mais qui à l'époque ont fait grand bruit.

L'histoire d'un grand faussaire qui fit trembler la banque de France dans les années d'après-guerre. Il règne dans ce film une atmosphère qui oscille entre Arsène Lupin, et Simenon pour l'époque. Parce que ce faussaire, qui fabriqua et éparpilla l'équivalent de 5 millions d'Euros, on l'aime, même s'il est soi- disant le méchant de l'histoire. Parce qu'il est né bon, que c'est un homme bien, mais que la société française n'a pas voulu embaucher parce qu'il avait un nom polonais... Et là, on se dit que c'est tout de même dingue et malheureux que les institutions se privent des talents et des génies de telle personnes sous prétexte qu'elles ne rentrent pas dans les cases administratives. Quel gâchis... Et pas étonnant que ces personnes talentueuses se tournent vers la filouterie pour exercer leur art, puisqu'il s'agit là vraiment d'art, et de chef d'oeuvre. D'ailleurs, des années après la fin de ce trafic de fausse monnaie, des "vrais-faux" billets de Bojarski étaient vendus aux enchères chez Drouot pour des sommes astronomique...  Le talent, le don extraordinaire de Bojanski fut reconnu comme celui d'un grand peintre comme Cézanne... D'autant que Jan ( Ceslaw dans la vraie vie), était un ingénieur et inventeur de génie qui n'a jamais pu déposer ses brevets, pour cause de patronyme étranger.

On suit donc la vie de cet homme faussement ordinaire, et sa famille, sur presque une trentaine d'années.

Des millions de Francs passent sous nos yeux, mais l'homme mène une vie simple et discrète, même si le travail est énorme et le coupe de tout : de sa famille, de ses amis, d'une certaine réalité... Mais ce qui ressort, c'est que Bojanski n'a jamais fait cela pour devenir richissime... Seulement par abnégation totale par amour de l'art, du défi et de la perfection. Il y a vraiment un aspect Gentleman faussaire, comme on dit Gentleman Cambrioleur pour évoquer Arsène Lupin.

Dans le rôle du personnage titre, on retrouve l'excellent Reda Kateb qui met sobriété nuances et délicatesse dans son jeu d'acteur. Son épouse est interprétée par Sara Giraudeau, un rôle fait pour elle !

Un film intéressant et très agréable à suivre, qui fait regretter tous ces talents gâchés ou perdus pour raison purement administrative.

Une histoire hors du commun d'un anti héro simplement fascinant. A voir !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 18 Janvier 2026

Bonjour et bon dimanche !

Aujourd'hui, dernier billet de mon photo/reportage issu de mon petit séjour sur l'île de Groix en avril.

Photos exclusivement en noir et blanc, parce que certaines s'y prêtent vraiment.

Pas d'ordre précis, balade donc en mode aléatoire sur l'île Morbihannaise  !

Pour retrouver mes 3 billets précédents (couleurs ) c'est ici 

Le prochain dimanche en photo vous emmènera  dans les rues de Paris !

D'ici là portez-vous bien !

UN DIMANCHE EN PHOTO SUR L'ÎLE DE GROIX EN NOIR ET BLANC
UN DIMANCHE EN PHOTO SUR L'ÎLE DE GROIX EN NOIR ET BLANC
UN DIMANCHE EN PHOTO SUR L'ÎLE DE GROIX EN NOIR ET BLANC
UN DIMANCHE EN PHOTO SUR L'ÎLE DE GROIX EN NOIR ET BLANC
UN DIMANCHE EN PHOTO SUR L'ÎLE DE GROIX EN NOIR ET BLANC
UN DIMANCHE EN PHOTO SUR L'ÎLE DE GROIX EN NOIR ET BLANC
UN DIMANCHE EN PHOTO SUR L'ÎLE DE GROIX EN NOIR ET BLANC
UN DIMANCHE EN PHOTO SUR L'ÎLE DE GROIX EN NOIR ET BLANC
UN DIMANCHE EN PHOTO SUR L'ÎLE DE GROIX EN NOIR ET BLANC
UN DIMANCHE EN PHOTO SUR L'ÎLE DE GROIX EN NOIR ET BLANC
UN DIMANCHE EN PHOTO SUR L'ÎLE DE GROIX EN NOIR ET BLANC
UN DIMANCHE EN PHOTO SUR L'ÎLE DE GROIX EN NOIR ET BLANC
UN DIMANCHE EN PHOTO SUR L'ÎLE DE GROIX EN NOIR ET BLANC
UN DIMANCHE EN PHOTO SUR L'ÎLE DE GROIX EN NOIR ET BLANC
UN DIMANCHE EN PHOTO SUR L'ÎLE DE GROIX EN NOIR ET BLANC
UN DIMANCHE EN PHOTO SUR L'ÎLE DE GROIX EN NOIR ET BLANC
UN DIMANCHE EN PHOTO SUR L'ÎLE DE GROIX EN NOIR ET BLANC
UN DIMANCHE EN PHOTO SUR L'ÎLE DE GROIX EN NOIR ET BLANC

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyage en Bretagne, #Voyage en France et ses iles

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Publié le 16 Janvier 2026

Thriller - Editions La Martinière - 192 pages - 17.50 €

Parution le 3 octobre 2025

Mon pitch : Quelque part au Groenland... dans un chalet, il est menotté à sa chaise devant un écran d'ordinateur divisé en 4... Lui est le premier ministre du Groenland, obligé de vendre son pays aux enchères car, ailleurs sur le cercle polaire, sa femme et sa fille sont attachées à une grue juste au dessus d'un trou de phoque. Cinq heures, c'est le temps laissé par les ravisseurs pour boucler cette vente aux enchères, alors que régulièrement, la corde qui retient les deux victimes descend de quelques dizaines de centimètres... Cinq heure, c'est aussi le temps qu'a la police pour déjouer cet horrible chantage.

Pendant ce temps, les USA, le Danemark, la Chine et la Russie surenchérissent.

 

Tentation : Pitch + découvrir une nouvelle plume.

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Moi qui voulais découvrir une nouvelle plume étrangère, et lire enfin cet auteur dont quelques thrillers garnissent bien les étagères de ma médiathèque, et bien "me voilà bien eue"... puisque derrière ce pseudonyme (et oui, Mo Malo en est un), se cache l'auteur que je connais déjà et qui use d'autres pseudos, dont celui de Frédéric Mars !!!

De tous temps, le Groenland a subi les convoitises des autres nations, de par sa position stratégique et la richesse de ces sols.

Mo Malo nous propose ici une légère dystopie qui rebondit sur l'actualité.... En effet, dans ces pages, le Groenland est devenu un Etat indépendant (qui n'est donc plus une province Danoise) depuis un peu plus d'une année... Et dès sa réélection fin 2024, Trump a claironné son ambition de faire main basse sur le Groenland, quelques en soient les moyens et le prix... Aussi, entre fiction et actualité, ce thriller me paraissait bien prometteur, avec ce décompte des heures très restreint dans le temps.

Certes, l'idée de ce roman est franchement bonne, mais je la trouve moyennement aboutie. Je m'attendais un rythme bien plus effréné, à une tension de tous les instants, ce que je n'ai pas trouvé dans ces pages. De même, l'enquête de la police est réduite au minimum (tant dans les faits, les réflexions, l'action que dans le temps... Même si cela s'explique en fin d'ouvrage, cela m'a frustrée. On est plus dans un thriller géopolitique qui renvoie les bassesses de notre monde en pleine figure, le prix des choses, des vies, le pouvoir de l'argent et les dégâts écologiques liés à ce même pouvoir de l'argent et à l'avidité... Et bien sûr, il y a les réseaux sociaux, l'actualité en directe suivie et commenté par le monde entier sans aucun recul ni esprit critique...

L'un des intérêts de ce roman est évidemment la culture, la mentalité inuit et l'enjeu géopolitique de cette région.

Mais ici, on est plus dans une fable, une farce aussi et un mini thriller que dans le roman franchement abouti.
Il n'empêche, il redit bien et pourquoi un pays n'est pas à vendre... Même si ça fait froid dans le dos, puisque depuis que j'ai lu ce roman, l'actualité nous a encore prouvé que le droit et les souverainetés nationales tout comme la non-ingérence dans les affaires d'un pays sont de plus en plus bafoués par certaines nations... ou Hommes à leur tête. Nous entrons dans une nouvelle ère, où le droit international n'est plus une notion partagée.

J'aurais aimé une lecture un peu plus fluide et qui soit plus embarquante qu'intéressante. Mais je souligne son originalité.

3ème participation au challenge d'Alexandra

Après A retardement de Franck Thilliez (3 points)

Sans aucun doute, de Michaël Connelly (3 points)

Avec ce roman 1 points + case VIP cochés (Premier ministre) + Prime climatique puisque Groenland  2 points soit 4 points. Ce qui me mène à 10 points.

 po

Et une 2ème participation au Challenge de Gravillons de l'hiver (192 pages)

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 14 Janvier 2026

BD - Editions Bamboo - 64 pages - 15.90 €

Parution en janvier 2025

Le sujet : Joue-t-il à l'idiot ou est-il réellement bête ? Mystère ! En 1980, l'ancien acteur de Western, Ronald Reagan, est élu président des États-Unis. Incapable de se concentrer, maîtrisant mal ses dossiers, amateur de grasses matinées, de siestes, passant ses week-ends dans son ranch de Californie, Reagan n'est pas vraiment un bourreau de travail. En revanche, c'est une bête de communication, multipliant les blagues - qu'il collectionne et apprend par coeur - et apparaissant ainsi comme un président sympathique. Son comportement sans filtres décontenance Gorbatchev qui ne voudra plus négocier qu'avec ses conseillers. Qu'importe. Reagan se présente comme grand vainqueur et comme l'homme qui a gagné la guerre froide...

Tentation : Le titre

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : J'avais neuf ans quand Reagan est arrivée à la maison blanche, et dix-sept ans quand il l'a quittée en janvier 1989... A neuf ans, j'ignorai qu'il y avait une guerre froide. A dix-sept, je le savais, on me l'avait appris au collège et au lycée. Mais cette guerre froide ne changeait pas ma vie du tout et était très très loin des préoccupations familiales, peut-être aussi parce qu'à l'époque, pas d'internet, donc pas de bombardement d'informations et de fake news.

J'ignore jusqu'où cette BD est réaliste mais le titre y va fort !  C'est en tout cas avec elle que j'ai réalisé que Trump n'était pas le premier bouffon élu à la présidence Américaine. Mais là où Trump est salé, je dirai que Reagan était sucré, n'ayant que des "bonnes" blagues à la bouche dans les situations les plus sérieuses etc. Et Reagan voulait vraiment la paix, alors que Trump veut exciter tout le monde, est méprisant et méprisable, et s'éloigne de plus en plus du modèle démocratique... Et surtout, quand Reagan négociait vraiment pour la paix, Trump négocie avant tout des investissements économiques. La géopolitique a bien changé, et cette BD rappelle bien celle des années 80. En cela, elle est vivement enrichissante et intéressante. On croise dans ces pages Trump jeune magnat de l'immobilier, Bush père, et aussi, évidemment Gorbatchev. Au regard de ces dernières années et de là où je suis, je pense que Trump est profondément méchant et mauvais, là ou Reagan était un trublion fainéant, mais intransigeant vis à vis des Russes, décidé à ne rien lâcher. Il faut avouer que le côté clown de Reagan amène dans ces pages de multiples occasions de rire ou de sourire, même s'il est question d'événements majeurs ou graves.

Cette BD montre également le travail titanesque des petites mains de la diplomatie, ces hommes (le plus souvent) et ces femmes qui doivent en plus jongler avec les égos et défaillances de leurs patrons. Mais mines de rien, ces petites main, Reagan et Gorbatchev y sont parvenues.... A une paix à peu près sereine entre l'Est et l'Ouest qui aura duré près de 35 ans...

Une BD que je recommande donc chaleureusement, même si, à mes yeux, elle n'est pas exempte de petits défauts... Elle est très bavarde, et la police de caractère dans les bulles pas bien grande. Si les dessins sont très réalistes, ils ne permettent pas toujours de distinguer un visage d'un autre selon les plans et les axes... Aussi, dans ces cas-là, ce sont les couleurs des cravates et des costumes qui m'ont aidée à me repérer.

Bref, c'est une BD qui se lit avec attention, et qui vous renvoie parfaitement dans la situation politique internationale des années 80. Une BD intelligente, instructive, et grâce à ce personnage décidemment bien hors norme, un peu amusante.

Dommage que les hommes politiques ne retiennent rien de l'Histoire...

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 12 Janvier 2026

Polar - Editions Audiolib - 11h05 d'écoute - 24.95 €

Parution Audiolib & Calman-Levy en 2024

Mon pitch : L'inspecteur Harry Bosh est désormais à la retraite du LAPD, mais il travaille comme enquêteur pour son avocat de demi-frère Mickey Haller. Ce dernier vient de faire libérer de prison un homme en très longue peine, après avoir démontré son innocence auprès de la cour. De ce fait, Halley est inondé de courriers de prisonniers qui clamant leur innocence et espérant l'aide de Haller... Un cas parmi tous retient l'attention de l'avocat : celui de Lucinda, une mère accusée d'avoir tué son ex-mari, adjoint des services du sheriff.

 

 

Tentation : Pourquoi pas ?

Fournisseur : Bib de St Lunaire

Mon humble avis : Voilà plus de trente ans que Connelly écrit des polars, et ce n'est que le 3ème que je lis... je connaissais déjà Harry Bosh, et là, je découvre un des autres personnages récurrents de l'auteur : Mickey Haller. J'avoue que ce duo est agréable à suivre dans une intrigue intéressante, et que si l'occasion se présente, je rempilerai pour un autre titre.

Dans cette histoire, Bosh enquête sur le terrain avec son flair de flic, tout en essayant de penser en avocat de la défense... A Haller les procédures judiciaires, les sessions en cour de justice, les plaidoiries, et les longues démonstrations pour prouver l'innocence de sa cliente et... la culpabilité de l'Etat de Californie dans cette enquête qui fut bien trop vite bouclée cinq ans plus tôt.

C'est donc une lecture plutôt tranquille mais où suspense et rebondissements ne manquent pas. Car l'avocat de l'Etat de Californie, face à Heller, démonte avec une telle mauvaise foi et un tel acharnement les arguments et preuves qu'apporte Heller qu'il y a forcément anguille sous roche. Et Connelly nous emmène dans les entrailles du système judiciaire américain, qui a pour particularité de ne pas être franchement juste. L'auteur montre à quel point il peut être difficile, tout en respectant la loi, de faire jaillir la vérité, surtout quand la victime était de la police, qui plus est décorée pour son courage. Heller et Bosh doivent donc se montrer ingénieux pour parvenir à leur fin. Ce qui rend ces pages captivantes.

La première partie est dédiée à la découverte du dossier Lucinda et à l'enquête à proprement parler. Il est aussi question d'un autre dossier sur lequel Bosh se penche pour aider une proche... Pas très utile car ce fameux dossier disparait dans les limbes de l'histoire principale.

La deuxième partie se déroule presque exclusivement dans la cour de justice, où chaque mot doit être bien choisi. Certes, il y a quelques petites longueurs avec des "objections votre honneur" à n'en plus finir et la stratégie de Haller est très détaillée. Mais il n'empêche que Connelly joue sacrément avec nos nerfs, notre impatience et notre colère devant tant d'injustice.

Si vous cherchez un polar classique (mais original, puisque réouverture de dossier), où il est autant question d'enquête que de joutes verbales entre avocats lors de procès, cet énième opus du grand romancier policier américain est à ne pas bouder ! C'est même une valeur sûre !

Une 2ème participation du challenge polar d'Alexandra

2 cases cochées : Retraités et mégalopole américaine (Los Angeles) : soit 3 points

Qui s'additionnent aux 3 points de mon billet sur "A retardement", de Franck Thilliez (6 points jusqu'à maintenant)

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 10 Janvier 2026

Roman -Editions La table ronde - 186 pages - 21 €

Parution le 28 août 2025

Mon pitch : 1843 sur une île isolée des Shetlands, Ivar est le dernier habitant et vit. A quand remonte la dernière visite de l'émissaire du propriétaire terrien ? A quand remonte le dernier naufrage...

Un jour, Ivar découvre sur la plage le corps inanimé, mais vivant d'un homme. Sans se poser plus de question, il le ramène dans sa cabane et le soigne.

Cet homme, c'est John Fergusson, un pasteur sans le sous et entre deux Eglises qui a accepter, pour gagner un peu d'argent, la mission de chasser Ivar de l'île.

Les deux hommes qui ne parlent pas la même langue, vont apprendre à se connaitre, à cohabiter, voire plus.

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Si vous lisez ce roman, je vous conseille de commencer par la postface, qui ne divulgâche rien mais qui précise le contexte géographie et historique dans lequel il se déroule. Ainsi, non seulement vous lirez une belle histoire, mais aussi une des facettes de la Grande Histoire dans la plus petite, et cela sciemment, apportant ainsi un intérêt supplémentaire à votre lecture.

J'ai vraiment beaucoup aimé "Eclaircie", si éloigné me semble-t-il de mes lectures habituelles. Ce n'est pas un coup de coeur car je n'ai pas été bouleversée, et je ne me suis pas dit non plus à la dernière page : quelle construction, quel génie ou autre. Même si la fin a été des plus inattendues et des plus réussies. Non, j'étais "juste" bien dans ce livre et avais tout le temps envie de retrouver l'île et ses deux personnages principaux.

Eclaircie commence en 1843, l'année de la Great Disruption, schisme au sein de l'Eglise presbytérienne de l'Ecosse. Fergusson est un pasteur rebelle qui avec d'autres, veut créer la nouvelle Eglise Libre d'Ecosse. Concommitament, depuis presque 100 ans et jusqu'en 1860, se déroulent les "Clearances", qui ont mis sur les routes, dans la pauvreté, la faim; la précarité ou même l'émigration, des milliers de personnes chassées des terres par les propriétaires terriens au profit de l'élevage intensif de moutons (en autres).

Sur l'île, pour le lecteur, le temps s'arrête. On ne sait plus depuis combien de jours Yvar et John partagent la masure, s'apprivoisent et communiquent avec les moyens du bord... Yvar tente patiemment d'apprendre sa langue à son hôte, qui note tout scrupuleusement, chaque nouveau mot, chaque expression qu'il pense avoir saisie. Cette langue, c'est le Norne, parlé jadis dans les Shetlands, les Orcades, presque jusqu'en Norvège et dont le déclin s'amorça en 1469, et dont l'extinction définitive est datée en 1850. Avec Eclaircie, on prend conscience que les langues mortes ne sont pas que le latin et le grec, mais qu'elles sont sans doute des centaines, voire des milliers, d'une richesse et d'une beauté absolue à avoir disparu au fil du temps, des invasions, des migrations etc... C'est cet apprentissage de la langue Norne par Fergusson qui m'a le plus plu dans ce livre, et la relation de peu de mots et de peu de choses qui nait entre les deux hommes. Evidemment, l'insularité apporte vraiment une sensation de bout du monde, mais avec ce dernier habitant, il y a aussi le sentiment de fin des temps, ou de nuit des temps, même si, là-bas, le soleil ne se couche pas toujours. Les descriptions de cette nature isolée et hostile sont justes simples mais grandioses, et j'ai apprécié aussi que l'autrice use beaucoup de la suggestion, pour laisser le lecteur libre de son interprétation. C'est avec délicatesse et pudeur qu'elle va à l'essentiel.

Eclaircie est aussi un roman sur la solitude, qui ne prend réellement corps que quand elle est interrompue et qu'elle vous explose en plein visage.

Et puis il y a Marie, l'épouse de John, une femme dont la clairvoyance, la vaillance et l'ouverture d'esprit la posent en avance sur son temps.

Une histoire d'un autre temps, et en même temps tellement contemporaine.... Belle, touchante, et quelque part, assez simple... Donc savoureuse.

L'avis de Luocine, Ingannmic, Athalie

 

Première participation au challenge de La Petite Liste

"Gravillons de l'hiver", livres de moins de 200 pages.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 8 Janvier 2026

BD - Editions Glénat - 128 pages -22 €

Parution en janvier 2025

Le sujet : La photographie du Duce et de sa maîtresse Clara Petacci pendus par les pieds sur la place Loreto de Milan a fait le tour du monde. Et la résonance de ce cliché a souvent occulté dans la mémoire collective la dernière cavale de Mussolini sur les bords du lac de Côme… Mussolini n’est pas mort à Milan. Fuyant la résistance italienne comme les forces alliées, Mussolini et Clara Petacci tentent de rejoindre la Suisse en compagnie de quelques fidèles du régime. Cette fuite désespérée, proche du grotesque, prendra fin une soirée d’avril 1945, sous une pluie fine, en Lombardie.

 

Tentation : Le sujet

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : ... Qui sera court ! Sur le papier, je me disais que cette BD allait être excellente et très instructive, mes connaissances à propos de Mussolini étant bien maigres et remontant globalement à mes années lycée. Qui plus est, je suis rarement déçue par les parutions Glénat et les avis sur les réseaux étaient positifs.

Et bien en fait, cela faisait longtemps que je n'avais pas autant détesté une BD... La lecture n'est pas agréable du tout, l'ensemble est confus pour qui ne connaît pas bien la réalité historique du sujet. Du coup, j'ai passé mon temps à tenter de comprendre qui était qui, car qui plus est, les dessins (à mes yeux moches par-dessus le marché) n'aident pas à une lecture aisée. On révise un peu d'Histoire mais en survolant et on n'apprend finalement très peu. Car ce roman graphique donne une large place à l'amour, pardon l'appétit vorace de Mussolini pour les femmes qu'il malmène et maltraite pour la plupart.  Il avait un réel pouvoir de fascination sur la gente féminine. Au fil des pages, nombreux sont les dessins de Mussolini en train de copuler plutôt violemment, et une case est même réservée, en gros plan, à la verge de Mussolini en pleine éjac*lation !!!! 

Non mais allo quoi !!! Ce détail répugnant est-il nécessaire pour cerner un personnage historique. Bref, j'ai trouvé cela de très mauvais goût. Et c'est péniblement que je suis arrivée au bout de ces pages.

Comme cette BD est prêtée à ma Bib par la médiathèque départementale, j'ai conseillé à ma responsable de la retirer de notre catalogue et de la renvoyer à l'expéditeur...

Dommage car historiquement et avec des dessins plus lisibles et explicatifs, cette BD aurait pu être passionnante, là elle est plutôt proche du porno sur pas mal de planches...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 6 Janvier 2026

Thriller - Editions Lizzie - 11h45 d'écoute - 25.90 €

Parution Fleuve Noir & Lizzie en février 2025

Mon pitch : A l'UMD (Unité Malades Difficiles) de Chambly, un nouveau patient est accueilli, inapte à une garde à vue après qu'il ait poussé un homme sur une voie ferrée... Ses chaussures sont bien trop petites pour lui, il parle d'un capitaine et dit fuir les vers.

A cinquante kilomètres de là, un homme tranquille est découvert chez lui assassiné... Plus de 50 coups de tournevis... Chez lui, aucune empreinte digitale, pas même les siennes.

Et entre ces deux hommes, il y a Eléonore, psychiatre, qui, qu'elle le veuille ou non, semble bien mêlée à cette sinistre affaire confiée au commissaire Sharko et son équipe, qui s'apprêtent donc à une véritable plongée dans la folie.

Tentation : Envie d'un bon thriller en audio pour mes trajets de Noël

Fournisseur : La bib de Dinard

Mon humble avis : Quatorzième enquête des personnages fétiches de Franck Thilliez, Sharko et Lucie Hennebel...Et seulement la 4ème que je lis... Ce qui ne pose aucun problème, mais donne juste envie de lire les 10 opus manquants, tant.... on se régale et que l'on a envie de savoir ce qui s'est passé dans leur vie, même si Thilliez distille un peu d'indices de-ci-delà. Ici, Lucie Hennebel est un peu en retrait, au profit de Nicolas Bellangeais.

Très bonne pioche pour écouter dans ma voiture lors de mes trajets de Noël, et histoire tellement prenante, que sur ma route retour, j'ai emprunté les nationales et la route la plus longue pour me donner plus de temps et donc la possibilité d'achever cette audiolecture.

Le roi du thriller français a encore frappé fort avec cette affaire, menée d'une main de maître, parfaitement documentée, aisée à suivre et d'une clarté bien agréable pour le lecteur jamais perdu. Tout s'explique, de temps à autres des points sur l'enquête rappellent les indices et découvertes à disposition il ne reste aucune zone d'ombre à la fin.

Petite précision : Les arachnophobes profonds éviteront peut-être cette lecture, car quelques passages (regroupés) sont tout de même corsés à ce niveau-là.

Une fois de plus, Thilliez nous emmène dans les profondeurs (décidemment vraiment sans fonds), de la psyché humaine et de la folie pathologique, avec ici un accent sur la Schizophrénie

Il est aussi question du délicat sujet de l'irresponsabilité pénale en cas de troubles psychiatriques. Sujet délicat car le grand public et surtout les victimes le trouve souvent très injustes et "facile"... Thilliez montre bien la double prison que représente un enfermement en UMD et la souffrance terrible de la maladie. Les enquêteurs, et nous avec, allons découvrir tout un pan scientifique de la parasitologie, et notamment d'un parasite dont une personne sur deux dans le monde est porteur, souvent sans le savoir... Ce qui pourrait être sans gravité devient, dans les mains d'un expert perclus de haine et de folie, une terrible bombe à retardement.... Car le coupable a pris tout son temps pour mettre en place sa vengeance manipulatrice : plus de 20 ans !!! Machiavélique !

Qui, pourquoi, comment ?!! Et bien ne tardez pas à lire A retardement pour le découvrir, je vous promets une lecture des plus addictives sur des sujets passionnants !

 

Une 1ère participation au challenge polar d'Alexandra

2 cases cochées : Vengeance et tueur en série + compte rendu = 3 points

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

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