Publié le 1 Septembre 2026

Roman - Editions Audiolib - 7h39 d'écoute - 16.99 €

Parution d'origine chez Grasset en sept 2023

Mon pitch : En Corée. Un matin de décembre, Gyeongha reçoit un appel de son amie Inseon. Cette dernière est hospitalisée à Séoul et demande à Guyeongha de se rendre sur l'île de Jeju, île de leur enfance, dès que possible pour prendre soin de son perroquet blanc. Vite avant qu'il ne meure de faim et soif, il est seul déjà depuis deux jours, depuis l'hospitalisation en urgence. Gyeongha finit par accepter. Sauf que fois arrivée sur l'île, une énorme tempête se déclare et le tient prisonnière. Arrivera-t-elle à temps auprès de l'oiseau ?

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Il y a déjà quelques mois, j'ai vu ce roman circuler sur la blogosphère. Et comme j'ai eu l'occasion de le lire dans son format audio, je me suis lancée, très loin de ma zone de confort, dans la découverte de la plume de Han Kang, couronnée du Prix Nobel 2024.

Mes premiers pas dans cette histoire furent somptueux... J'appréciais la délicatesse de l'écriture et la douceur de l'interprétation de Marianne Denicourt. C'est un peu comme si j'étais bercée.

Et puis, j'ai perdu pied, parce que l'autrice a beaucoup misé sur l'onirisme dans lequel je n'ai pu m'installer et une lenteur qui m'a plongée dans une espèce d'ennui léthargique. Mais j'ai poursuivi parce que format audio, mais sans grande attention ni passion, sans savoir vraiment si Gyeongha vivait ou rêvait certains événements... donc sans comprendre grand-chose en fait...

Jusqu'à ce que des phrases me percutent et rattrapent mon attention même si c'était pour le récit très difficile à écouter, parce qu'humainement insupportable, d'événements majeurs de l'Histoire de la Corée. En 1948, sur l'île de Jeju, des violences policières enclenchent une insurrection de la population...Le gouvernement et les américains encore présents n'y vont pas par quatre chemins. La répression est terrible, plus de 30 000 iliens sont massacrés, d'autres sont torturés ou emprisonnés sans raison, sauf le soupçon de communisme qui a initié cette horreur. L'île restera bouclée jusqu'en 1954, des villages seront rayés de la carte... Ces faits ne seront reconnus qu'en 2014... J'ignorais tout de cela.

Mais la frontière trop floue entre le réel et l'onirisme est trop mince, l'ensemble trop étrange... Alors je ne retiens de cette lecture que le fait que chaque pays, chaque coin de monde semble avoir ses horreurs historiques, ses charniers, ses secrets, ses sujets qu'on évite d'évoquer... tant la douleur ou la honte sont encore vivaces. Le reste, les choix narratifs, les personnages je l'ai déjà oubliés. C'est dommage, car avec un récit plus limpide et plus accessible, cette histoire aurait pu me bouleverser et me marquer à jamais. Et pourtant, Impossible adieux est bien un livre pour que l'Histoire ne sombre pas dans l'oubli... 

Vraiment dommage, d'autant que juste avant ma lecture audio, j'ai acheté un autre titre de l'autrice en format poche... Du coup, je suis bien moins motivée pour le lire !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 30 Août 2026

          Milan noir

Bonjour, 

Cela fait longtemps que j'ai laissé à l'abandon sur ce blog ma catégorie "Ornitho", par manque de temps pour rédiger des billets sur des espèces précises comme je l'ai fait par le passé.

Et bien on va "rattraper" cela en faisant groupir... 

Voici donc, plus d'un an après mes vacances dans le sud, un florilège de mes observations ornithologiques en Camargue, dans le Gard, en Provence, en Hérault....

Comme je suis restée longtemps, que j'ai pris plein de photos, que j'ai vu des espèces qui m'étaient inédites, il y aura plusieurs billets !

Sur ce, bon dimanche :)

Sternes naines, dans l'Hérault

Sternes naines, dans l'Hérault

Sternes naines, en Hérault

Sternes naines, en Hérault

Sterne Hansel, en Hérault

Sterne Hansel, en Hérault

Rougequeues noirs... 3 femelles dans le Gard et un mâle dans le Lubéron

Rougequeues noirs... 3 femelles dans le Gard et un mâle dans le Lubéron

Talève sultane, en Hérault

Talève sultane, en Hérault

Milan noir dans le Gard

Milan noir dans le Gard

Tourterelle Turque, Tadorne de Belon et Sterne Pierregarin... Gard et Hérault

Tourterelle Turque, Tadorne de Belon et Sterne Pierregarin... Gard et Hérault

Serin cini... Un juvénile en émancipation (2 photos) et un adulte mâle .... Gard...

Serin cini... Un juvénile en émancipation (2 photos) et un adulte mâle .... Gard...

Un Rossignol philomèle, un Rollier d'Europe, une Pie Grièche-Ecorcheur femelle puis un mâle. Dans le Gard.

Un Rossignol philomèle, un Rollier d'Europe, une Pie Grièche-Ecorcheur femelle puis un mâle. Dans le Gard.

Moineaux friquets mâles, dont 3 au nourrissage. La différence entre le Moineau friquet et un Moineau domestique (le plus courant), c'est le petite tâche rectangulaire marron sur la joue. Dans le Gard

Moineaux friquets mâles, dont 3 au nourrissage. La différence entre le Moineau friquet et un Moineau domestique (le plus courant), c'est le petite tâche rectangulaire marron sur la joue. Dans le Gard

3 Moineaux domestiques femelles et un mâle avec la bavette noire... Pas de rectangle marron sur la joue...

3 Moineaux domestiques femelles et un mâle avec la bavette noire... Pas de rectangle marron sur la joue...

Un Martinet noir et une Hypolaïs polyglotte... Dans le Gard

Un Martinet noir et une Hypolaïs polyglotte... Dans le Gard

Hirondelles rustiques dans le Gard

Hirondelles rustiques dans le Gard

Héron pourpré dans le Gard et Aigrette garzette en Camargue (qui est aussi dans le Gard !)

Héron pourpré dans le Gard et Aigrette garzette en Camargue (qui est aussi dans le Gard !)

Ibis falcinelle, en Camargue

Ibis falcinelle, en Camargue

Guêpier d'Europe, dans le Gard et en Hérault

Guêpier d'Europe, dans le Gard et en Hérault

Guêpiers d'Europe dans le Gard

Guêpiers d'Europe dans le Gard

Grèbes huppés en plumage nuptial (3 photos avec un juvénile près ou sur l'adulte)... En Hérault

Grèbes huppés en plumage nuptial (3 photos avec un juvénile près ou sur l'adulte)... En Hérault

Gravelots à collier interrompu... En Camargue et en Hérault

Gravelots à collier interrompu... En Camargue et en Hérault

Des Goélands railleurs (qu'on ne voit que dans le sud, ici en Hérault) et un Cochevis Huppé en Camargue.

Des Goélands railleurs (qu'on ne voit que dans le sud, ici en Hérault) et un Cochevis Huppé en Camargue.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Le coin ornitho

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Publié le 28 Août 2026

Polars - Editions du Rouergue - 384 pages - 9.30 €

Parution d'origine en avril 2017

Mon pitch : Sur l'île de Groix, voilà plus de vingt ans que le meurtre d'Adam Killian est resté inexpliqué... d'autant que ce dernier était déjà mourant... Qui pourrait bien vouloir tuer un homme qui n'a plus que quelques mois à vivre ? Quel secret derrière ce meurtre...

Poursuivant son défi de résoudre des enquêtes non résolu, Enzo McLeode, spécialiste et enseignant de la médecine légale, débarque sur l'île. Il est accueilli par Jane, la belle fille du défunt, qui a respecté la volonté de Killian... Ne toucher à rien dans son bureau où il a semé des indices...

 

 

Tentation : Découvrir enfin l'auteur

Fournisseur : Ma CB à la librairie de Groix lors de mon voyage sur l'île en avril 2025

Mon humble avis : Oh déception ! Depuis le temps que j'entends parler de cet auteur écossais, quand je vois la place qu'occupent ses romans dans les étagères de ma médiathèque, je m'attendais à une révélation et un coup de coeur mémorable... Que nenni !

L'île au rébus est le 3ème tome de la série "Assassin sans visage" qui en compte 7... Donc je suppose la 3ème apparition du personnage Enzo McLeode, Italo Ecossais vivant en France, enseignant la médecine légale à Toulouse et qui, suite à un pari, se lance dans la résolution de cold cases.

Alors certes, j'ai eu plaisir à retourner sur cette île visitée et adorée l'an dernier... Me remémorer les lieux, situer les différents moments dans divers lieux etc... Deuxième certes, la fin tient la route, je ne l'ai pas vu venir, même si les solutions n'étaient pas multiples... Le coupable étant en général dans les personnages côtoyés au fil des pages... Et ici, ils ne sont pas si nombreux que ça.

Pour le reste, à mes yeux, c'est une hécatombe... qui a multiplié mes soupirs d'agacement au fur et à mesure de mon avancement... Est-ce dû à la traduction ? Je l'ignore... L'enquête n'avance pas du tout en surface et ce qui remplit les pages, c'est du blabla sur la météo, les dialogues qui comparent les Whiskys, et des phrases qui durent trois plombes pour assener des vérités d'une banalité absolue... Je ne compte pas les incohérences, les contradictions, les "comme par hasard", les poncifs, les improbabilités et invraissemblances qui parsèment l'histoire accompagnés de précisions inutiles et à côté de la plaque, qui n'ont d'autres effets que de remplir les pages... Le style hésite entre fadeur, lourdeur et grandiloquence déplacée.

Ex : En novembre... Quand il rentra à l'annexe, les oiseaux avaient cessé de chanter... (sauf qu'à part le Rougegorge, aucun oiseau ne chante en novembre)... De même, il gèle à Groix, la boue est gelée... Suis sceptique tout de même, d'autant qu'il pleut aussi. Ensuite, toujours en novembre, l'auteur trouve utile de préciser que lorsqu'Enzo rentre dans sa chambre après le dîner, il fait nuit noire.... Au début du livre, l'auteur dit qu'hors saison à Groix, Enzo risque de trouver les restos fermés... Or, il y passe tous ses repas ou presque... Quand on lit ce roman, on a l'impression qu'à Groix en 2009, les Groisillons n'ont que le feu de cheminée pour se chauffer... Blessé et les 4 pneus de sa voiture crevés, McLeode traverse la moitié de l'île à pieds en pleine nuit au lieu de passer un coup de fil avec son portable.... bref, la liste est longue je m'arrête là... Et je me demande... Mais qu'est-ce qui fait ou a fait le succès de Peter May ? Si vous avez la réponse, je la veux bien !

J'ouvre une nouvelle enquête... Qui me persuadera de lire un autre roman de Peter May tout en me garantissant un enthousiasme imparable ?!

Chez Phildès, 2eme participation

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 26 Août 2026

Roman - Editions Lizzie - 4H51 d'écoute - 11 €

Parution Julliard & Lizzie en janvier 2026

Mon pitch : Dans les années soixante lors de vacances familiales dans une pension en Toscane... Paul et Gaby se séparent brutalement... Gaby ramène leurs deux filles à Nice... Cet été là sera suivi de cinquante année de silence...  Jusqu'à ce que le narrateur interroge sa mère, qui n'était à l'époque qu'une petite fille... Philippe Besson, héritier de cette histoire, part en quête de vérité.

 

Tentation : Besson fait désormais partie de mes valeurs sûres

Fournisseur : La bib de Dinard

Mon humble avis : Si de Besson, je préfère les romans qui traitent de faits divers plus éloignés de sa vie personnelle, j'avoue qu'il m'a encore une fois cueillie avec cette histoire qui laisse comme une impression de stupeur évidente, et d'évidence stupéfiante. Encore une fois, sans artifice, mais des vocables bien choisis, des sentiments dépeints à merveille. La délicatesse des émotions contenues, qui affleurent à peine tant elles sont sous le joug du secret et ne s'offrent qu'un regard ou un mot, nous pénètre subtilement jusqu'à devenir nôtre. Si vous ne comprenez pas ce que je veux dire, lisez Besson, car je suis amoureuse de sa plume, et ce ne sont pas les amoureuses qui parlent le mieux.

Besson part donc en quête de vérité... Qui était son grand-père, cet homme qu'il n'a jamais connu ? Il interroge sa mère et ses pas vont le mener en Italie, là où tout a commencé. Le roman ne m'a pas percutée dès son début, qui présente l'époque, les personnages et le contexte géographique. Mais lorsque les deux principaux protagonistes se rapprochent, l'intensité a pris sa place et ne la cédera plus... Et pourtant, pas de grande surprise dans les sujets abordés ni dans leurs issues quand on connaît un tant soit peu Philippe Besson. Et pourtant, il y a dans ces pages énormément de tendresse, de justesse et de pudique émotion lorsque Besson frappe à la bonne porte en Toscane, après plus de cinquante ans de secret de famille.

Une pension en Italie est l'histoire d'une parenthèse suspendue de 3 jours qui bouleverse toute une vie, et bien d'autres aussi. Une parenthèse qui révèle l'être à lui-même, et qui offre ou pas, comme dans "La route de Madison" (cité dans le livre), de saisir l'occasion de descendre ou non du véhicule, d'être enfin soi pour toujours ou dans le déni et le mensonge à jamais. Un choix qui, aux yeux des autres, sera courageux ou lâche. Et ce choix, que l'on peut parfois payer toute sa vie, dont Besson fait habilement un roman, ne se rencontre pas qu'en Amour... Avoir le courage d'être soi, contre vents et marées, c'est souvent prendre le risque de s'isoler pour se retrouver soi-même et une autre forme de bonheur. Et puis c'est aussi "juste" parfois accepter le sang qui coule dans nos veines depuis des générations.

Un très beau roman finalement très lumineux. Et un Grand-Père réhabilité après plus d'un demi-siècle de silence... 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 24 Août 2026

Thriller - Editions Audiolib - 14h10 d'écoute - 21.99 €

Parution Albin Michel & Audiolib en 2022

Mon pitch : Un homme est abattu de 3 coups de feu chez lui près de Boston. Lorsque la police arrive sur les lieux, elle trouve son épouse avec l'arme encore en main... Evie est donc fortement suspecte, d'autant qu'à l'âge de 16 ans, elle avait tué son père accidentellement d'un tir de fusil... Evie est-elle victime ou coupable de son passé. La lieutenante DD Warren est sur l'enquête, aidée de sa nouvelle indic... Flora Dane...Dont un coup de fil suffira à ce que l'agente du FBI Kimberly Quincy entre dans la danse... Ensemble, elles devront creuser au-delà des apparences.

 

Tentation : Envie d'un bon thriller

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Après quelques années loin de Lisa Gardner puis une grosse déception, voici le 3ème roman que je lis de la N°1 du suspense made in USA en un an et demi. Et franchement, ces enquêtes font très très bien le job...  Les 14h10 d'écoute passent comme un coup de vent, on a envie d'y retourner au plus vite (pour savoir évidemment) et les raisonnements des policiers se suivent sans difficultés. Ils sont clairement énoncés, sans ajout d'effets etc... De ce fait, on a vraiment l'impression d'y participer sans être jamais perdu...

Bon, comme je pioche mes lectures audio en fonction de mes "trouvailles" et de mes envies, il advient que j'entame ou retrouve des séries dans le mauvais sens, par le dernier !!! En début d'année, je m'étais régalée de "Au premier regard" dans lequel j'avais fait la connaissance de Flora Dane, survivante d'une captivité de 412 jours aux mains d'un prédateur... Et bien après vérification, il s'avère qu'Au premier regard est le 4ème tome dans lequel Flora Dane apparait, et que celui-ci, "N'avoue jamais" est le 3ème... (Bon pas de panique, le passé de Flora est largement réévoqué dans chaque tome). Ce qui veut bien dire que j'ai pris la série à rebours, et qu'il me reste les 2 premiers tomes à lire. Et que cette série fait partie d'une autre, celle de désormais 13 tomes où évolue l'enquêtrice DD.Warren.

N'avoue jamais est un roman choral... Evie (la suspecte idéale) ouvre le bal qu'elle partage un chapitre sur deux avec Flora Dane en qualité de narratrice. C'est dans cet opus que Flora Dane fait la connaissance, non sans suspicion, de l'informaticien Keith Edgar... L'enquête menée par tout ce petit monde nous emmène dans les profondeurs du Dark Web, où les initiés parrainés s'échangent ou s'achètent toutes sortes de service et bonnes adresses : tueurs à gages, trafic humain, jeune fille soumise et non consentante etc... Bref, tout ce que l'humain fait de plus abject. Et puis, on va le dire comme cela, il y a un ver dans la pomme. Et tout le monde va finir par s'accorder : se méfier des apparences, et l'habit de fait pas le moine. Et puis dans cette histoire, la victime pourrait bien être coupable, la coupable être innocente et l'entourage pas si rassurant que cela.

Bref, c'est avec un vif intérêt que j'ai suivi cette enquête, voire même mené cette enquête... Puisque j'ai deviné la clé du mystère quelques pages avant les protagonistes. Egalement, et c'est la raison pour laquelle je ne mets que 4 pattes et non 5, j'ai trouvé ce tome moins spectaculaire et ahurissant que le suivant, donc le précédent pour moi (si vous suivez bien !).

Il n'empêche, je compte bien poursuivre avec Lisa Gardner, car ses romans ci me conviennent parfaitement : clairs et nets, sans noeud au cerveau) prenants et plaisants à lire. Les personnages sont fouillés et attachants. Donc je conseille, après à vous de voir si vous souhaitez suivre l'ordre de l'autrice ou le mien !!! Mais vous passerez de bons moments de lecture.

 

Bon, je vais aussi devenir une pro des challenges de lectures de la blogo !

 

Chez Sybilline : 576 pages en format Livre de Poche / 2ème participation

Chez Phildès... 1ère participation

Voir mon 2ème paragraphe !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 22 Août 2026

Film de Ryusuke Hamaguchi

Avec  Viriginie Efira, Tao Okamoto, Kodai Kurosaki

Synopsis : Directrice d'un établissement pour personnes âgées, Marie-Lou tente d'y instaurer une philosophie de soins innovante basée sur l'écoute et la dignité des résidents, malgré la réticence d’une partie de ses équipes. Sa rencontre avec Mari, une metteuse en scène japonaise qui se bat contre un cancer, va bouleverser sa trajectoire. En nouant une amitié profonde, les deux femmes engagent ensemble un combat pour “rendre possible l’impossible”.

Mon humble avis : Sur le papier, film pas forcément attrayant (évidemment, en fonction de ce que l'on cherche), mais : Epadh, Cancer stade 4, 3h20 de film (sans action), dont presque la moitié en V.O japonaise sous-titrée.

Oui mais il y a ses interprètes, Virginie Efira et Tao Okamoto qui se sont partagé la palme d'interprétation féminine au Festival de Cannes, et ce n'est pas pour rien ! Tout en retenue, en justesse, en délicatesse et presque en minimalisme, elles incarnent cette magnifique rencontre de deux femmes, juste à temps... Certains pourrait dire "trop tard"... Mais il fallait laisser le temps venir.

Et ce film très épuré (à la mode nippone) nous embarque : décors épurés, pas de dialogues inutiles, pas de musique. Une signature bien personnelle, un film singulier qui ne ressemble à aucun autre... "Soudain" prend le temps de nous faire comprendre qu'il faut prendre le temps, même quand celui-ci fait défaut. Prendre le temps de bien analyser et comprendre une situation et un contexte pour parvenir à bout d'une impasse.  Prendre le temps de s'occuper de soi, et surtout de nos aînés, à leur rythme, avec des méthodes et un savoir être qui garantit humanité et dignité des deux côtés... Et de ce fait, il y a échange et cet échange recrée une vitalité dans ce que l'on pense éteint.

Les sujets sont lourds et pourtant, nous ne sommes jamais dans le pathos, mais toujours dans une forme de combat, de révolte active, d'obsession de l'amélioration malgré l'inéluctable fin.

Un film plein d'humanité et peut-être un peu d'utopie aussi... Ce vivre ensemble, où chacun participerait à l'équilibre de l'autre et donc au sien propre, et qui permettrait de contourner les obstacles du capitalisme que sont la rentabilité et l'argent.

Un film qui mérite qu'on prenne notre temps. Certes, certaines subtilités m'ont échappée, comme le plaisir d'aller voir une pièce de théâtre en japonais quand on ne comprend pas cette langue.

Mais il y a tant de fulgurances de beauté et de douceur, à travers ces gestes, ces regards pas si vides que cela, ces sourires, ces émotions et sensations aperçues que l'on croyait disparues... que malgré la dureté de la fin de vie, "Soudain" est lumineux.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 20 Août 2026

Roman - Editions Philippe Rey - 165 pages - 17 €

Parution en Mai 2026

Mon pitch : Tammy et Kevin se rencontrent sur Tinder. Quelque temps plus tard, ils décident de partir pour un road trip à travers les Etats-Unis, pour prendre des photos, montrer comme la vie est belle quand elle est saine...Bref, pour devenir influenceurs. Un jour, c'est sûr, les marques leur paieront tout. C'est évidemment la famille de Kevin qui finance le van, celle de Tammy étant plus modeste. 

Au début, tout prend une allure de carte postale, puis la vraie vie reprend sa place... Et un jour, Tammy est portée disparue. Et là, le compte Insta qui peinait à dépasser les 1000 followers, devient viral et c'est par des millions d'américains qu'il est suivi, alors qu'il ne s'y passe plus rien.

 

Tentation : Réaliser mon projet de découvrir cette autrice

Fournisseur : La bib de Dinard

Mon humble avis : J'ai mis beaucoup d'attente dans ce roman... Or, il n'est sans doute pas la meilleure porte d'entrée pour découvrir l'univers de Joyce Maynard, autrice américaine à l'excellente réputation, du genre incontournable. Y pénétrer par un livre qui n'est pas un pavé m'allait bien... D'autant que le texte est très... aéré... Même plus que cela, puisque certains chapitres ne font que quelques lignes. 

L'influenceuse est présentée comme un thriller... Manifestement, je ne partage pas la même définition du thriller. On est ici dans une adaptation libre d'un fait divers réel qui a ébranlé les USA et même une partie de l'Europe en 2022... Il s'agit de l'affaire Gabby Petito (ne cliquez sur ce lien que si vous ne pensez pas lire le roman, puisqu'évidemment, l'article spolie un peu.) Un peu seulement car la fin est suggérée dès le début (et encore pire par la vraie 4ème de couv)... Seule une surprise advient qui est sans doute là issue de l'imagination romanesque de l'autrice.

Alors, outre que nombre de pages sont à demi dénudées, les trois quarts du roman paraissent vides, tant dans l'action, que les dialogues etc... Bref, la représentation du milieu et des motivations des influenceurs ras des pâquerettes est parfaite mais très peu passionnante à lire. Du vide pour représenter la vacuité en quelque sorte. Bon, j'avoue que c'est un univers dont je suis très peu familière... mais c'est ahurie que j'ai découvert qu'il existe des gens qui un bon matin, décident de devenir influenceurs, et espèrent se voir ouvrir la porte des palaces en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Bref, c'est navrant.

L'influenceuse est un roman choral. Même si c'est Kevin qui prend le plus la parole, d'autres s'expriment aussi, plusieurs fois ou en single shot... La mère de l'un, le père de l'autre, un journaliste, un avocat... Et puis il y a aussi Roxane, une espèce de folle dingo, fan du couple d'influenceurs qui, en compagnie de sa chienne, suit Kevin et Tammy le long de leur périple en catimini. Chacun intervient dans le style qui est le sien... Et comme personne dans ce roman n'a fait Harvard, on ne peut même pas dire que le roman brille par son écriture. Quant à la psychologie des personnages, vu qu'il n'y a pas grand-chose à creuser, et bien on reste en surface. C'est finalement celui de la mère de Kévin qui me semble le plus intéressant.

Puis advient le dernier quart, qui sauve les autres d'un naufrage général. Parce qu'il y a du rythme, moins de répétition, que la gamine à qui l'on a envie de donner des claques a disparu (bon, paix à son âme tout de même, puisqu'on est dans un fait divers réel). Le roman montre bien ce que certains sont prêts à faire et à prétendre pour parvenir à une célébrité vite acquise sans talent particulier. Il montre aussi l'hypocrisie de la société qui n'en n'a rien à faire de ces deux jeunes mais qui, une fois l'une disparue, se réunit par milliers avec des pancartes "On ne t'oubliera pas Tammy, la fille arc-en-ciel". Bref, c'est mort de façon spectaculaire ou injuste et répugnante que l'on a le plus de chance d'intéresser vraiment le monde.

La seule chose qui m'ait vraiment plu dans ce roman, c'est la toute fin où je me suis demandée si je ne m'étais pas faite manipuler sur le caractère réel d'un des personnages.... Et donc je finis sur un doute pour une fois bienvenue, qui montre que tout n'est parfois pas aussi simple et clair que présenté, et que chacun montre de soi-même ce qu'il veut... ou ce qu'il peut en fonction de la situation... qui révèle sa vérité ou juste un instinct de survie.

Bon que l'on ne s'y méprenne pas, même si ce n'est pas moi qui vais booster les ventes de ce titre, je ne suis pas insensible au drame qui y est raconté. Et si rien ne justifie certains actes, notre époque avec des sociétés et des individus qui s'appauvrissent intellectuellement parlant en explique beaucoup.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 13 Juillet 2026

 

C' est avec ce billet que je mets mon blog en pause pour la période estivale, et vous donne rendez-vous partir du 20 août. Seuls peut-être viendront des billets ciné, s'il pleut et que je vais en salle obscure... De toute façon, en juillet août, la blogosphère est bien désertée et les billets rédigés pour une audience minimaliste !

Je vais profiter de ces quelques semaines pour me reposer vraiment et être à l'endroit où j'ai besoin d'être quand j'ai envie d'y être... Lecture, plage, pique-nique sur la plage au soleil couchant, famille (avec 4 générations) quelques concerts extérieurs et karaokés, quelques expos photos et bénévolat à ma médiathèque, qui, station balnéaire oblige, vit là les semaines les plus actives de l'année.

Pour l'instant, l'été commence très bien au niveau du ciel, trop bien même... Pauvre dame nature et ses habitants. Mais j'ai modifié mes habitudes et fuis la densité touristique différemment. Avant j'allais à la plage surtout le matin... Maintenant, j'y vais à en fin d'aprem, à l'heure où elle commence à se vider... Dans mon sac, bouquin et mini glacière avec mon pique-nique.... Et j'y reste aussi longtemps que possible, dans un calme délicieux.

Bel été à vous, avec de chouettes lectures ! Quand nous nous retrouverons la Rentrée littéraire battra déjà son plein... Je pense que je prendrai le train en marche plus tard, pour lire d'autres envies, et des romans qui trainent chez moi depuis trop longtemps.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 11 Juillet 2026

BD - Editions Philéas - 184 pages - 26 €

Parution en décembre 2021

4ème de couv : À la veille d'un conflit mondial, dans les profondeurs de l'Antartique, une expédition scientifique internationale découvre un couple cryogénisé, survivant d'une civilisation disparue il y a 900 000 ans. L'héritage de cette population miraculeusement tirée de son sommeil pourrait être le salut de notre monde, fragile entre amours et trahisons...

Tentation : J'avais adoré le roman

Fournisseur : La bib de St Lu

 

Mon humble avis : J'avais la vingtaine quand ma soeur aînée m'a recommandé de lire les Barjavel qu'on avait à la maison... Et à l'époque, cela avait été pour moi une telle révélation que j'avais un peu complété la "collection familiale". Donc la nuit des temps, je l'ai lu et adoré il y a une éternité. Ce magnifique album est arrivé à point nommé pour me remettre les détails de l'histoire en mémoire.

Ce qui est "amusant", c'est que lorsque j'ai lu quelques romans de Barjavel, je n'avais aucunement conscience d'être dans de l'anticipation /SF... puisque je n'y connaissais absolument rien en styles littéraires... A part les polars. Or maintenant, je peux dire que l'anticipation est un de mes genres de prédilection.

Je pense que la BD de Christian de Metter est assez fidèle au récit d'origine, même si elle est mise au goût du jour concernant certaines technologies et comportement sociétaux... Il est en effet ici question du web, des réseaux sociaux et des conséquences possibles si une telle découverte fuitait dans la toile, entre les théories complotistes, les risques sanitaires et autres... Dans la population, qu'elle soit civile dans la rue ou scientifique sur la base en Antarctique, l'une des préoccupations majeures est le réchauffement climatique....

A part ces petites différences et quelques raccourcis (format BD oblige) on est en plein Barjavel, avec des dessins, des couleurs et des planches superbes, qui conviennent parfaitement au sujet. J'avoue tout de même qu'il m'a fallu quelques pages pour m'y adapter, je trouvais qu'elles manquaient de clarté... Et puis au début, les détails et termes scientifiques m'ont un peu perdue... Avant que je me retrouve dans ma magie de cette histoire, dont on ne sait si elle est passée ou future. Une histoire d'amour magnifique, et des thèmes qui n'ont pas pris une ride, même s'ils viennent de la nuit des temps. Et Barjavel qui nous dit, à travers les dessins de Christian de Metter, que l'avenir et la survie d'une civilisation sont dans la jeunesse et le savoir, les connaissances.

Un album qu'on lit d'une traite, qui rafraichit la mémoire et qui donne envie de (re)lire le chef d'oeuvre de Barjavel.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 9 Juillet 2026

Roman - Editions Iconoclaste - 354 pages - 20.90 €

Parution le 21 août 2025

Mon pitch : Dans la famille, il y a le père "le Napolitain", la mère Véro, qui est une véritable cagole, le chien prénommé Pastis et enfin la fille Clara, tout l'opposé de sa mère. Cette dernière a quitté Marseille et le giron familial il y a quelques années pour Paris, les grandes études, et la thèse qu'elle prépare, tout en assurant des cours en tant que doctorante en sociologie. 

Et puis Clara rencontre Raphaël, fils de politique, de famille catho traditionnaliste et très bourgeoise... Clara fait tout pour s'intégrer à ce milieu qui n'est pas le sien... Et quand enfin elle présente Raphaël à sa famille Marseillaise, c'est Véro, la mère qui fait tout pour supporter celui qu'elle surnomme "Le girafon"...  De loin et avec ces méthodes, Véro garde un oeil sur sa fille, et elle fait bien...

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis  : Le billet de Keisha est le 1er que j'ai lu à propos de ce roman coloré et bien vivant, qui est sorti du lot des autres drames sombres sortis lors de la Rentrée Littéraire de l'été dernier. D'autres billets ont suivi, je dois être l'un des derniers blogs à la chroniquer. Pas bien grave, parce que La Bonne mère est en partie une lecture tout indiquée pour la période estivale.

Attention, sous des abords légers et drôle (qu'il est bien au début), ce roman est en fait bien plus profond qu'il n'y parait et franchement, il est bien foutu et très agréable à lire... Aussi parce que l'évolution de l'histoire vers le drame, on ne la voit pas venir. 

Chacun leur tour, les chapitres donnent la parole à Clara (la fille brillante)... qui s'exprime dans un langage châtier et sobre, se pose les questions de son âge, tente de s'intégrer dans un milieu qui n'est pas le sien, et fait tout pour gommer les traces de ses origines sociales. Puis c'est Véro, la mère cagole qui prend le relais, qui nous donne sa version des faits, sans prendre de gants. Véro est cash et pétulante mais a le coeur en or. C'est une femme sacrément forte alors que sa fille est ultra fragile-sensible...  Avec un tel grand écart entre Paris/Science Po et Marseille cagole, évidemment, bons mots et expressions délicieuses, situations décalées et descriptions vestimentaires/ comportementales sont rafraichissantes, amusantes et portent à rire ou sourire...

Et puis le roman glisse peu à peu vers son véritable sujet - en dehors des différences de classe - et ce sujet, c'est la violence masculine... Et sa vision bien différente en fonction des générations. Pour la mère, la violence c'est quand on finit à l'hôpital, pour la fille, ça commence bien avant.... Et il va falloir du temps à la mère pour accepter de mettre le bon mot sur ce que subit sa fille. 

Au milieu de tout cela, l'hypocrisie du milieu catho tradi PAM (pas avant le mariage) est bien démontrée.

Et quoique certains puissent penser de l'apparence et du comportement de Véro, et bien Véro se révèle, sans mode d'emploi, être une bonne mère, sous les yeux de La Bonne mère, qu'elle entrevoit depuis la fenêtre de sa cuisine. Même si Clara aurait aimé avoir un autre genre de mère... Et bien cette mère, elle l'aime même si elle oscille envers elle entre amour et honte.

Un premier roman qui sonne vrai, qui divertit autant qu'il émeut et pose les bonnes questions, très bien construit. Et surtout, qui dénote d'une véritable originalité dans le paysage littéraire français de ces derniers temps.

 

Le billet de Violette

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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