Publié le 25 Mai 2026

Hello !

L'année dernière j'étais allée dans le Sud... Et bien cette année pour mes vacances, ma boussole me montre le Nord, mes racines, mes origines, là où j'ai grandi... Le Nord que j'ai quitté pour aller à droite à gauche dans ma "jeunesse", où je suis revenue pour en repartir définitivement à l'âge de 27 ans. Et depuis, de temps en temps, je suis remontée là-bas pour des cousinades qui avaient toujours lieu en novembre ou en mars... Par temps pourri, gris, froid...

Et l'année dernière, début juillet, ce n'est pas une cousinade qui m'a rappelée dans le Nord, mais les funérailles d'un oncle. Premier retour là-haut par très beau temps, soleil etc, malgré les tristes circonstances. 

Et tout m'est apparu sous un autre oeil... parce qu'en plus de 20 ans, des choses ont changé, des quartiers ont été rénovés. Par contre, la mentalité qui m'a toujours était chère, et à laquelle je m'identifie pleinement, est restée la même. Et comme depuis quelques années je suis à fond dans la photo, l'envie s'est imposée de consacrer mes vacances 2026 à la région qui m'a vu naître, et que je vais prendre plaisir à regarder par mon viseur et à immortaliser. Donc mon programme pour ces plus de deux semaines, aller faire des photos dans le Nord... Tout en visitant quelques personnes... La preuve aussi que tout arrive... Si l'on m'avait dit un jour que j'irai en vacances dans le Nord, j'aurais dit "n'importe quoi" !

Je commence par 2 nuits à Wissant dans le PDC (en bungalow, pas très loin de là où mon père est enterré) pour revoir MA plage... Et surtout depuis que j'ai mis un pied dans la photo ornitho, j'ai appris que le Cap Gris Nez était THE spot en France pour observer les migrations (bon là, je vais arriver un peu tard)... Mais dire que j'ai sillonné de long en large en travers ce coin pendant plus de 20 ans, et que tout ce que je pensais voir était des mouettes (les trucs en blanc) et des moineaux (les petits trucs dans les arbres)... Arrf, quand je vois la richesse de certaines publi ornitho issues de coin, je regrette d'avoir tant manqué de curiosité à l'époque. Idem, dans les dunes et le marais, il y a maintenant un parcourt ornitho avec observatoires etc...

Puis je vais passer un jour/une nuit à Bruges en Belgique (normalement, il y a plein de chouettes photos à faire par la-bas... De là, grâce à ma curiosité légendaire devant les cartes, je fais un saut d'un jour une nuit aussi à Middelbourg aux Pays Bas. Ca parait super mimi et sympa.

Ensuite, retour en France à Malo les Bains pour quelques jours chez un couple de mes neveux et nièces... Il y a quelques années, mon neveu m'avait dit "si un jour tu viens à Malo, je pose un RTT pour t'emmener au Platier d'Oye, un site ornitho. Ce n'était pas tombé dans l'oreille d'une sourde...

Puis ma voiture me mènera dans mes monts des Flandres pour une nuit chez des cousins, avant de finir par presque une semaine à Lille et ses environs, également chez des cousins. Au programme, photos de rue, quelques spots ornitho et repas familiaux. 

Et puis je reviendrai en Bretagne notamment pour les 50 bougies d'une amie et ensuite ce blog rouvrira ses portes :)... Dans trois semaines ! Et pendant ce temps, une amie d'IDF vient profiter de mon appart, de Dinard et de la mer et tenir compagnie à mes moustachus !

Photo prise sur le site internet de Tourisme de Hauts de France. Crédit ???

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 23 Mai 2026

Roman - Editions Gallimard - 336 pages - 22 €

Parution en janvier 2026

Mon pitch : Un samedi soir, Thomas rejoint son ami Nathan dans un resto parisien... A son retour chez lui, il réalise que le téléphone qu'il tient dans la main n'est pas le sien. La même marque, le même modèle mais pas le sien. Panique à bord... Sans son portable, Thomas est perdu... En appelant son propre numéro, il finit par tomber sur Romane Monnier, qui est effectivement en possession du téléphone de Thomas... Elle viendra lui rendre dans sa boutique. Par contre, elle le supplie de garder le sien, sans explication. Elle lui confie même ses codes d'accès. Etonné, Thomas commence à entrer dans les entrailles du portable, et donc dans la vie de Romane.

 

 

Tentation : Un roman de Delphine de Vigan, c'est pour moi incontournable

Fournisseur : La bib de St Lunaire

 

Mon humble avis : L'échange de portable par erreur, on peut trouver cela attendu... Mais si ce n'est pas une erreur, et qu'en plus l'une des deux parties ne souhaite pas récupérer son portable, là, nous sommes dans un roman très original ou flotte tout de suite un parfum énigmatique. Qu'est-ce qui peut mener une jeune femme à se débarrasser ainsi de cet objet devenu incontournable.

Après "les enfants sont rois" où il était question de l'ultra exposition des enfants sur des chaines youtube par des mères youtubeuses, Delphine de Vigan s'attaque à l'importance qu'ont pris les téléphones portables dans nos vies en deux décennies. Toutes nos vies sont dans nos portables. Les portables remplacent tout (le réveil, l'appareil photo, l'agenda etc) et occupe chaque instant vide. En 2026, on pourrait dire "montre-moi ton portable je te dirai qui tu es". Le portable surveille votre vie, votre sommeil, votre poids, le nombre de pas faits dans une journée, et votre utilisation étant surveillée également, elle oriente forcément vos choix de vie, de consommation etc. L'algorithme  guide vos pas... et vos doigts...

Tout cela, Delphine de Vigan le détaille et le démontre parfaitement bien, à travers le personnage de Thomas. Paniqué par la perte de son portable... Puis captivé par celui de Romane qu'il fouille chaque soir, appli après appli... Et c'est en lisant ses textos, en écoutant ses enregistrements, en lisant les notes et les historiques de recherche qu'il parvient à dresser un portrait de Romane. Il reconstruit sa personnalité en fonction de toutes les données fournies par l'engin et peu à peu, il commence à imaginer, ou à deviner pourquoi Romane n'a pas voulu récupérer son smartphone. Et en contrepoint de ses découvertes, Thomas relit sa propre vie, et s'interroge sur celle que mène sa fille de 26 ans qui vient de prendre son envol. 

Pour nous lecteurs, tout cela se traduit par des pages purement narratives sur Thomas et d'autres qui sont des extraits des textes/conversations lus ou écoutés par Thomas sur le smartphone de Romane. Donc c'est en même temps que Thomas que nous nous faisons une idée de Romane et de sa motivation à abandonner l'objet en question... Et nous la comprenons... Et nous partageons bien souvent sa fatigue, sa lassitude, sa déception devant ce que l'époque devient et fait de nous. Une époque où le mensonge et l'hypocrisie sont partout, où une photo n'est plus forcément vérité et preuve, une époque où l'on bouffe de l'image à longueur de journée, en passant du chaton tout mimi à l'attentat meurtrier pour arriver ensuite sur une influenceuse qui vous promet des lèvres pulpeuses et une jeunesse éternelle. Avant, tout avait une fin... La fin de mois, la fin d'un livre, la fin d'un film, la fin d'un repas, la fin d'une année... Même les puits ont tout de même un fond...Mais l'Homme a inventé le premier truc sans fin, ce truc qui vous bouffe votre temps, qui vous kidnappe presque contre votre volonté, qui se joue de vos émotions et de vos intérêts pour vous y figer... J'ai nommé le fil.... le fil de Facebook, le fil d'Instagram et une armée d'algorithme.... Vous pouvez scroller et scroller encore jusqu'à user votre doigt, vous n'arriverez jamais au bout. 

C'est ces thèmes là - parmi d'autres- que développe Delphine de Vigan à travers deux personnages, Thomas le visible et Romane l'invisible qui a eux deux, cartographient pas mal notre époque. L'autrice montre une fois de plus avec intelligence l'acuité de son regard sur ses semblables et sans doute sur elle-même... Car cette histoire est de plus universelle.... D'où le titre... Il fut une époque où nous étions tous Charly... Et maintenant, nous sommes tous un peu Romane, avec l'envie régulière de balancer ce putain de téléphone, de tout envoyer balader, d'être à bout de souffle dans ce monde de fou. Oui, on est tous un peu Romane, sauf que chaque matin, on recommence comme la veille.

Un roman original, une lecture très plaisante et fluide qui incite à faire le point sur soi-même et notre usage des nouvelles technologies. Pas un coup de coeur car il m'a peut-être manqué quelques grammes d'émotions. Mais mine de rien, Je suis Romane Monnier est un roman fichtrement bien construit.

 

L'avis de Violette  et de Philisine

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 21 Mai 2026

Témoignage - Editions L'Iconoclaste - 256 pages - 20.90 €

Parution le 2 avril 2026

Le sujet : Dalie Farah est autrice et professeur de lettres... En 2023, elle a cinquante ans, est épuisée et ne supporte plus grand chose. C'est la chute... Après un long chemin, le diagnostic tombe : Dalie Farah est porteuse d'autisme et est en plein burn out autistique. Cette révélation est un choc. Au point que les symptômes explosent et s'intensifient. A travers cette nouvelle lumière, elle relit sa vie et son histoire. Cette quête personnelle devient collective. 

Tentation : Le sujet

Fournisseur : Ma CB

 

 

Mon humble avis : Point commun entre l'autrice et moi : diagnostiquée toutes les deux autistes à 50 ans (49 pour moi) après une vie des plus "normales" vue de l'extérieur. Le diagnostic médical oui, mais ensuite, aucun suivi, aucune aide psychologique dans un pays où sur ce syndrome (et sa connaissance et son acceptation par l'univers médical), on est en retard d'au moins deux décennies.  Différence entre elle t moi : les origines raciales et sociales qui font qu'une vie est différente, qu'elle n'est pas le même combat pour tous, que l'une part avec plus de différences que l'autre. Dalie Farah est d'origine sociale très modeste, de culture et d'apparence maghrébine, et sa jeunesse ne fut que violence physique... Moi, je suis blanche depuis des générations, et j'ai grandi dans un lotissement de banlieue tranquille.

Dans ce livre, Dalie Farah met le ressenti de sa condition particulière, le masking (camouflage social, imitation) et la sur adaptation durant tout une vie, ce qui mène à l'épuisement. Il y a une vision du monde et surtout, une main qui écrit la douleur, la souffrances, les regards suspicieux, les non aménagements, l'incompréhension, le rejet, la méconnaissance, l'intolérance à la différence et à ceux qui représentent 80% des personnes reconnues comme handicapées : celles porteuses de handicap "invisible". Invisible à qui ne veut voir, ne sait pas voir, dont les difficultés sont reniées ou mises sous le tapis par l'individu, le collectif ou la cellule familiale. Des handicap reconnus administrativement mais méconnus dans la conscience et la perception collective. Des porteurs de handicap invisible qui ne cessent d'avoir à argumenter et prouver, alors qu'ils sont.

Il y a l'effondrement qui mène au diagnostic TSA et la suite...  Comme lors d'un déni de grossesse, il est courant que les symptômes se manifestent beaucoup plus et rendent encore plus difficile, ou impossible, ce qui l'était avant. D'autant que la cinquantaine, c'est aussi la période de la ménopause et que cette crise hormonale intensifie aussi les manifestations autistiques... Mais cela, personne ne vous le dit...

Bref, sur le fond, je me suis beaucoup retrouvée dans cette sentinelle que personne ne relève (titre très bien choisi par ailleurs). Mais sur la forme, je suis plus mitigée.

L'écriture de Dalie Farah est très soignée, très littéraire, et peut-être trop pour moi et pour un tel sujet. Les autistes ont du mal à comprendre l'implicite et ces pages n'en manque pas, que ce soit sous forme poétique ou métaphorique. Ce qui a nui à la fluidité de ma lecture, à mon empathie envers la narratrice, à la compréhension de certaines sentences. J'aurais eu besoin de plus de limpidité dans le récit, si toutefois c'était possible par rapport au mode de fonctionnement de Dalie Farah.

Certes, l'autisme est compliqué car aussi diverse qu'il y a d'autistes, mais j'espérais trouver dans ces pages un soutien pour expliquer à mon entourage ma réalité quotidienne sans m'entendre dire, dès que j'explique un détail "oh tu sais, on est tous un peu autiste"... Mais si je peux conseiller ce livre pour sa puissance et sa qualité littéraire, je ne peux le faire en tant qu'outils d'éclairage limpide du Trouble du Spectre autistique sans déficience intellectuelle. Certes, je me sens moins seule dans le diagnostic tardif (assez courant pourtant parce que féminin donc différent), mais ne me sens pas plus armée pour affronter efficacement et sans me perdre les sceptiques. Même si le livre montre parfaitement l'errance et la solitude médicale, un passé qui s'éclaire mais un présent et un avenir des plus confus, j'aurai eu besoin d'un peu plus d'ordre. D'ailleurs, Dalie Farah s'interroge (p204) "Ai-je écrit des livres qui ne peuvent accéder à leur pleine force que s'ils sont lus par ceux qui sont câblés comme moi ou qui ont une hypersensibilité atypique"?

Ma réponse est non... Puisque par diagnostic, je suis câblée comme elle. Et l'hypersensibilité atypique est des plus multiples. Si ça se trouve, cet ouvrage sera plus apprécié dans son entièreté par un lectorat neurotypique qui y verra un très bel ouvrage littéraire, parce qu'il n'y cherchait pas outil d'information, de sensibilisatio et d'explication pour son entourage.

 

« Je suis une de ces femmes diagnostiquées tardivement, une de ces femmes qui a fait avec ce qu'elle était sans savoir comment faire, je suis une de ces rescapées qui doit de nouveau apprendre à vivre après plus de 50 ans. Je suis une sentinelle qu'on ne relève jamais et je voudrais écrire ici pour toutes les sentinelles. Celles qui, depuis l'enfance, apprennent à être dans un monde hostile et inadapté. Celles qui portent en elles une vigilance ancienne, une sentinelle intérieure qui ne dort pas, qui observe, qui ressent, qui souffre de ressentir et de ne pas comprendre qui elle est. »

"L'autiste a un monde en lui. Ne pas y accéder ne veut pas dire qu'il n'existe pas."

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 19 Mai 2026

Film d'Asghar Farhadi

Avec Isabelle Huppert, Virgnie Efira,  Pierre Niney, Vincent Cassel, Adam Bessa

Synopsis : En quête d’inspiration pour son nouveau roman, Sylvie espionne ses voisins d’en face. Quand elle engage le jeune Adam pour l’aider dans son quotidien, elle ignore que celui-ci va bouleverser sa vie et son travail, jusqu’à ce que la fiction qu’elle avait imaginée dépasse leur réalité à tous.

Mon humble avis : Film en compétition en Festival de Cannes... le pitch, la bande annonce, l'interview de l'équipe sur le plateau de C à vous en direct de Cannes et le casting de dingue étaient des plus prometteurs, donc hop hop, direction le ciné, puisque la sortie nationale du film est concomitante avec son passage au Festival.

Bon ben je suis vite redescendue sur terre pour tomber dans un ennui étouffant dans un film très parisien.

Pendant les deux premiers tiers du film, on se demande vraiment où l'on veut nous emmener. Le dernière tiers s'éclaircit et spectatrice que je suis, je réveille mon intérêt qui ne sera néanmoins jamais assouvi et qui sera même déconcerté par la fin.

Certes, j'ai aimé découvrir les scènes de bruitages de cinéma...  Mais le reste demeure très parisien et entre soi... Et n'a fait naître en moi aucune émotion. Et je me suis même demandé à quoi servait un tel casting, pour tenir des rôles qui me semblaient pouvoir être tenus sans faillir (sans sarcasmes de ma part), par des comédiens de téléfilms. Pour moi, Cassel, Niney, Efira sont sous exploités ici. Adam Bessa, moins connu tire son épingle du jeu.... Je lui ai trouvé une ressemble et une force de jeu proche de Tahar Rahim, ce qui est prometteur.

Isabelle Huppert, en vieille écrivaine fantasque et recluse dans la crasse, est comme d'habitude.

Certes, le film à tiroirs nous dit le pouvoir que l'imagination et la fiction peut prendre dans la vie.... Mais rien de bien nouveau, et l'ensemble et poussif et étouffant.... Et pourtant, ce film est présenté en sélection officielle à Cannes.... Cannes et ses mystères... Bon en même temps, Télérama a aimé... Ceci explique cela... En général, Télérama et moi ne sommes pas d'accord... Parce qu'avant l'élitisme germanopratin, je suis en quête de plaisir et de divertissement, sans forcément être abêtie... et si, c'est possible. Mais pas avec ce film ci, mauvaise pioche !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 17 Mai 2026

Bonjour !

La preuve que j'ai une tonne de retard dans le tri, traitement et exploitation de mes photos... Alors que je m'apprête à partir en vacances dans quelques jours, je commence seulement à rédiger mes billets avec mes vacances de Mai 2025 !!!

L'année dernière c'est dans le Sud que je suis partie. Accueillie et basée à Castillon du Gard par un couple de cousins, j'ai eu la chance que l'on me prête une voiture qui m'a permis de sillonner à fond la caisse, et de dépasser plusieurs frontières départementales...

J'en rêvais depuis un reportage télé.... Aujourd'hui, je vous emmène à Roussillon, dans le Vaucluse, mais aussi dans le Luberon... Charmant petit village surtout réputé pour ses fameux "ocres de Roussillon".   Ce site extraordinaire, qui parait naturel, est le reste de grandes carrières exploitée depuis la fin du XVIIIème siècle et qui ont employé jusqu'à 1000 personnes. L'extraction a cessé en 1930 et aujourd'hui, ramassé un bout de roche est passible d'une belle amende.

Entre l'ocre de la terre, le vert des pins et le bleu du ciel... Le seul "mot" qui vienne est "waouh" et l'impression est d'être très très loin, sous d'autres latitudes ou dans un autre hémisphère. Et pourtant, à une grosse heure de route, c'est Aix en Provence.

J'ai donc visité les Ocres de Roussillon sous une chaleur que "nordiste" que je suis, je qualifie "d'accablante"... Avant de me laisser guider par le hasard dans les ruelles de Roussillon en Provence, qui fait partie des plus beaux villages de France.... Je confirme... Que je me suis sentie bien dans ces ruelles qui se désertaient de la masse touristique diurne.... Le village étant perchée, il offre une vue formidable sur les alentours. Les tuiles incurvées des toits rendent heureuses les Hirondelles de fenêtre ou les Hirondelles rustiques qui y construisent leur nid et offrent un magnifique ballet aérien pour les yeux humains qui savent regarder et s'arrêter... Et puis il y a aussi des Martinets et au loin loin, mon viseur a saisi des guêpiers d'Europe.... Je n'ai quitté le village que lorsque l'obscurité m'empêchait de photographier.

Bref, une étape délicieuse... Qui sera suivie, le lendemain, par la visite d'un autre site d'exception... Le Colorado provençal... Qui fera l'objet d'un autre billet.

Sur ce, je vous laisse... Et si vos prochaines vacances vous guident vers le Luberon ou ses environs, n'oubliez pas ce lieu incontournable.

 

UN DIMANCHE EN PHOTOS DANS LE LUBERON (1/?)
UN DIMANCHE EN PHOTOS DANS LE LUBERON (1/?)
UN DIMANCHE EN PHOTOS DANS LE LUBERON (1/?)
UN DIMANCHE EN PHOTOS DANS LE LUBERON (1/?)
UN DIMANCHE EN PHOTOS DANS LE LUBERON (1/?)
UN DIMANCHE EN PHOTOS DANS LE LUBERON (1/?)
UN DIMANCHE EN PHOTOS DANS LE LUBERON (1/?)
UN DIMANCHE EN PHOTOS DANS LE LUBERON (1/?)
UN DIMANCHE EN PHOTOS DANS LE LUBERON (1/?)
UN DIMANCHE EN PHOTOS DANS LE LUBERON (1/?)
UN DIMANCHE EN PHOTOS DANS LE LUBERON (1/?)
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UN DIMANCHE EN PHOTOS DANS LE LUBERON (1/?)

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyage en France et ses iles

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Publié le 15 Mai 2026

Roman - Editions Lizzie - 7h06 d'écoute - 19.99 €

Parution d'origine en 2021  et Lizzie en 2024

Mon pitch : Qui est ce presque septuagénaire dont les doigts agiles courent sur les pianos publics dans les gares devant des spectateurs voyageurs médusés par tant de talent ?...

Joe (Joseph) raconte son histoire, qui a commencé plus d'un demi-siècle plus tôt. Ses parents et sa soeur meurent dans un crash d'avion. Seul, Joseph est placé dans un orphelinat lugubre aux confins des Pyrénées en mai 1969...

Mais au dehors dans une grande demeure, vit Rose, fille d'un des mécènes de l'orphelinat... 

C'est pour elle que joue Jo chaque jour que dieu fait, au cas où Rose reviendrait, et reconnaitrait sa façon unique d'interpréter Beethoven.

Tentation : une seconde chance

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Il y a quelques années "ma reine", premier roman (multiprimé) de Jean-Baptiste Andréa m'avait laissée insensible malgré une belle plume. Aussi depuis, j'ai ignoré cet auteur, malgré son prix Goncourt en 2023. Et puis, la possibilité de lire ce titre en audio m'a incité à m'intéresser de nouveau à cet écrivain... Oui, en audio, comme ça, si je n'aime pas, pas grave, je fais autre chose en même temps. Et cette fois, Andréa m'a bien séduite.

Ce n'est pas tant la forme narrative choisie qui m'a plu... Le côté Jo a 70 ans et il se rappelle. L'aspect présent n'apporte pour moi pas grand-chose d'autre que du romanesque dans cette histoire dont le coeur se suffit à lui-même. Par contre, le récit de la jeunesse puis de l'adolescence de Jo, son arrivée dans cet orphelina catholique, son "intégration", sa rencontre avec ses paires d'âges variés (qui donnent lieu à de beaux portraits de gamins cabossés par la vie), tout cela m'a emportée et bouleversée. Parce que c'est bien écrit et que cela touche en plein coeur, parce que la tension augmente au fur et à mesure, parce que c'est dur, violent... Ces dernières années, langues se délient, les archives s'ouvrent... Et les traitements accordés par les religieux à la tête de ce type d'établissement n'ont plus de secret pour personne hélas, même si cela parait toujours ahurissant. Et c'est pareil quel que soit le pays (l'Irlande, le Canada, la France etc).

On s'attache diablement à cette petite bande de gamins, à leurs rêves, à leurs mensonges, leur espoir. On tremble pour l'un ou pour l'autre... Les mauvais traitements ne sont jamais loin. Il y a emprise, harcèlement, violence physique, privation, enfermement, humiliation, soumission... et tout cela sous la bénédiction et au nom de Dieu... Point question de réelle éducation et encore moins d'affection.

Et puis il y a Rose, qui un temps, sera l'échappatoire de Joe... Son immense talent pour le piano oblige les pères à accepter que celui-ci aille donner quelque cours à Rose, fille d'un mécène de l'établissement.

Jo fait partie des enfants les plus âgés... Et puis avec les années, il a analysé avec maturité cette époque-là. Et pour l'auteur, c'est l'occasion d'aborder le sujet pas si manichéen que ça du bien et du mal, des diables et des saints... Dans ce livre évidemment, on sait très vite qui se cache derrière chacun, malgré les apparences... Mais la réflexion est poussée... sur le mal et sa fabrication "héréditaire" en quelque sorte. Des passages subtils où l'auteur constate, explique, sans condamner personne.

Un roman qui serre le coeur, qui tient en haleine, qui parle de deuil, d'adolescence, d'amitié, de résilience et d'avenir. On sait désormais ce qu'il s'est passé dans ces lieux, mais il faut toujours le lire pour le croire, tant c'est indicible. Sincère, sans misérabilisme exacerbé, vraiment beau et bien mené. Servi par une plume des plus agréables.

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 13 Mai 2026

Roman - Editions Gallimard - 400 pages - 20 €

Parution le 2 avril 2026

Mon pitch : Orphelin, Gustave Bonsoir est adopté.  C'est donc dans un foyer aimant qu'il grandit. Il a compris une chose... pour être aimé, il faut faire rire les autres... Alors il s'y emploie tous les jours, en famille, au lycée etc... Quand il décide d'en faire son métier, il apprend à ses dépens que faire rire d'autres personnes qu'un public déjà acquis n'est pas chose facile...

Et à l'inverse, il parviendra à la célébrité en tant qu'acteur dans le musée de la tristesse... Son rôle, mimer la tristesse toute la sainte journée...

 

 

 

Tentation : J'ai toujours RDV avec le nouveau David Foenkinos

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : L'année dernière, j'avais été extrêmement déçue "Par tout le monde aime Clara"...Au point que j'ai cru à un possible divorce entre David et moi... Et puis, comme ma bib a acquis "Je suis drôle" dès sa parution, ben finalement, j'ai rempilé et j'ai bien fait, car j'y ai retrouver MON David et tout ce que j'aime sans ses histoires.

Le personnage de Gustave m'a énormément touchée, dans son comportement, ses doutes, sa réalité, ses questions existentielles, ses rêves, son intransigeance, son sentiment de ne pas être à sa place partout où il est etc... Dans une certaine mesure, il m'a fait penser à....moi. Donc je me suis dit que David avait écrit ce roman rien que pour moi !!!! Et figurez-vous que, chose pas courante, un des personnages qui vient bousculer le destin de Gustave, un personnage important dans le roman, se prénomme Géraldine !!!

On retrouve ce qui distingue la plume de Foenkinos de celle de ses confrères... Un mélange de mélancolie, d'absurde, de fantaisie, de nonchalance, de drame... Le tout au service de personnages miroirs de nombre d'entre nous, "petites" gens plutôt invisibles mais qui rêvent tout de même et essaient de réaliser ses rêves...  Avec Gustave, David Foenkinos nous montre qu'entre faire rire sa famille et faire rire un public dans un cabaret, il y a un gap, et que tout le monde n'est pas fait pour cela.... On peut dire que dans cet opus, l'auteur surfe sur la vague, tant les candidats à l'humour et au one man show sont légions depuis quelques années et qu'évidemment, il y a finalement peu d'élus qui tiennent la route sur le long terme. Et pourtant, il y a un travail acharné dernière, une certaine abnégation de soi, et un sacré courage pour le grand saut : se présenter sur scène tout en étant inconnu, même si l'on s'appelle Bonsoir.

En fait, Gustave veut avant tout faire partie d'une tribu... Appartenir à un groupe social qui ne veut en fait pas de lui... Alors Gustave va s'auto-saboter pour que ceux qui l'aiment (dont Margot sa petite amie) n'espèrent plus, et ainsi, ne plus les décevoir. Il s'autorise à ne plus être drôle systématiquement, il s'autorise à ne plus être celui que tout le monde attend, le personnage qu'il s'est façonné pour être aimé, le clown de service. Il s'accorde le droit de la mélancolie.... Mais la mélancolie, dans notre société, il vaut mieux la vivre seul et ne pas la partager.

Alors qu'il travaille dur pour travailler dans l'humour sans y parvenir, il y a pourtant dans le public du Comédie Club une personne qui détecte en lui son grand potentiel dramatique. C'est Géraldine, agente d'artistes au carnet d'adresse qui s'est presque entièrement vidé ces dernières années...

Et finalement, c'est à travers la tristesse que Gustave parviendra à la renommée, à se trouver lui-même et à atteindre nombre de ses objectifs de vie. Mais tout ce qu'il avait rêvé de grand, il préfère le vivre tranquillement et discrètement.... Gustave nous dit que la route vers la réussite et la rencontre de soi prend du temps, passe par des échecs, par des chemins insoupçonnés, par des détours... Mais que tout cela façonne et mène quelque part. "Je suis drôle", roman pas drôle mais très émouvant, nous montre aussi à quel point on vit et on existe à travers le regard de l'autre. Profond et sensible, un très bon cru Foenkinos !

A noter, les afficionados de Foenkinos trouveront dans ces pages quelques références plus ou moins dissimulées à ces titres précédents.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 11 Mai 2026

BD - Editions Vuibert - 208 pages - 24.90 €

Parution en octobre 2024

4ème de couv : Début 1970, à La Réunion, Lucie est victime, comme des milliers d’autres femmes, d’une interruption de grossesse forcée, assortie d’une stérilisation. Sur l’île, les médecins blancs se croient tout permis, avec la complicité de la Sécurité sociale. Lucie prend son courage à deux mains et porte plainte.

Au même moment, dans l’Hexagone, Marie-Anne, élève de terminale, assiste à la naissance du Mouvement de libération des femmes (MLF) et aux premiers débats sur l’IVG. Elle a elle-même avorté clandestinement quelques mois auparavant.

Leurs destins croisés témoignent des difficultés et des paradoxes extrêmes de la lutte menée par les femmes, en France, pour disposer de leur corps.

 

Tentation : Le sujet et le nom de l'autrice

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis :  Encore un ouvrage très utile, qui déterre des faits réels inconnus de la plupart, car mis volontairement aux oubliettes par les grandes instances.

A la fin des années 60 début des années 70, sur l'île de la Réunion, la population croît. A tel point que l'Etat craint qu'une fois grands tous ces bambins nés ou à naître viennent envahir la métropole.... Bambins créoles de peau sombre il va s'en dire, et d'origine sociale plutôt pauvre... Alors, l'Etat Français a trouvé la parade.... Avorter et stériliser en masse des femmes sans leur consentement, sans les en informer... Le tout en prétextant une opération de type appendicite. A la Réunion, nous suivons Lucie, qui vient de subir cet affreux traitement à son insu... Avec d'autres victimes, elles portent alors plainte contre la clinique et quelques médecins. Les pages concernant la partie réunionnaise de cette histoire sont en monochrome sépias, avec quelques expressions créoles sous-titrées.

Alors que les femmes réunionnaises sont avortées de force, à 10 000 km de là, à Paris, les femmes avortent dans la clandestinité, et se battent pour obtenir la légalisation et la gratuité de l'avortement, avec le droit de disposer de leur corps comme elles le souhaitent. Ceci, principalement via le M.L.F C'est à travers le personnage de Marie Anne, élève de terminale, que la situation métropolitaine est incarnée, dans une teinte monochrome bleue. Mais que ce soit en sépia ou en bleu, en métropole ou sous les tropiques, les femmes luttent pour la liberté du corps, depuis un point de vue différent.

Cet album lève le voile sur un autre pan de l'ignominie et l'hypocrisie tant humaine, sociale, que politique. Et montre à quel point les femmes sont traitées comme un outil de production... d'enfants.... Une production qu'il faut réguler suivant le lieu et la couleur de peau...

Bref, parfaite illustration de l'expression et de ce qu'elle sous-entend : être né quelque part...

Bien entendu, lors de ce procès retentissant, seules les plaignantes étaient de couleur. Les médecins, les journalistes, les juges étaient blancs et masculins... L'époque est très bien reconstituée surtout dans les ignobles et méprisant propos misogynes et sexistes qui m'ont fait bondir de colère.

L'ahurissement et la colère, voilà quelles ont été mes émotions de lecture. Il m'a manqué l'occasion de m'attacher vraiment aux personnages, notamment celui de Marie Anne dont le contour est moins net que celui de Lucie. Egalement, malgré des dessins agréables, j'ai trouvé difficile de distinguer les personnages secondaires entre eux.

Il n'empêche, ce roman graphique est des plus nécessaires et a le sacré mérite de remonter à la surface ce scandale qui révèle une autre facette bien peu reluisante elle aussi, honteuse même de l'Histoire de France, pays des droits de l'Homme. Manifestement la vie n'a pas la même valeur partout, et la politique nataliste française n'est pas la même partout, malgré les "liberté égalité fraternité" sur les frontons des mairies...

J'ignore si l'Etat Français est récemment revenu sur ce scandale, si l'Etat a reconnu sa faute et demandé le pardon...

Je suis loin d'avoir tout dit, alors lisez cet ouvrage, vous y apprendrez beaucoup.

 

L'avis d'Antigone

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 9 Mai 2026

Roman - Editions Lizzie - 9h12 d'écoute - 17.71 €

Parution Lizzie & Albin Michel en février 2024

Mon pitch : 1960, Réno dans le Névada.

Pauline, originaire de Paris, est femme de chambre au Mapes Hôtel. Une de ses collègues étant blessée, elle est appelée en remplacement pour s'occuper de la suite 614. Pauline commence le ménage alors qu'elle croit la chambre vide, une femme, hagarde, apparaît dans son plus simple élément... Pauline ne le sait pas encore, mais il s'agit de Mrs Arthur Miller, alias Marilyn Monroe. Une rencontre qui va bouleverser à jamais la vie de la jeune femme... Qui quarante ans après, alors que le fameux hôtel est démoli, se souvient de cette année-là...

Tentation : Pourquoi pas ?!

Fournisseur : La bib de St Lu

Mon humble avis : De Marilyn Monroe, je ne savais pas grand-chose... Des images, des photos, une réputation, un happy birthday Mr President bouboupidou, et une liaison avec Yves Montant, dont il y est aussi question, de loin, dans ces pages. En les écoutant, j'ai aussi réalisé que je n'ai vu aucun film de Marilyn...

Poussière blonde m'a donc permis de faire plus ample connaissance avec cette star mythique. Marilyn passe deux mois à Reno pour tourner "Les désaxés" qui verra la fin de son mariage avec Arthur Miller.

Tatiana de Rosnay nous offre deux facettes de la star... Celle illuminée et très maquillée dans tous les sens du terme côté célébrité, et celle plus sombre, pleine de fêlures et d'addictions, mais plus sincère et profonde, côté intimité... Et quelle bonne idée, pour développer cet aspect-là de cette icône que de créer le personnage d'une femme de chambre qui pénètre quotidiennement dans l'intimité de Marilyn...

"Être femme de chambre, c'était précisément cela : faire intrusion sans le vouloir dans l'intimité d'autrui, voir le contenu des corbeilles à papier, remarquer les titres des livres, lire les premières phrases des cartes, lettres et petits mots qui traînent. Tout était là, en pâture ; la vie entière de quelqu'un, dissimulée dans une chambre d'hôtel. »

Pauline, toute jeune mère célibataire nouera avec l'actrice un lien très particulier loin des projecteurs qui lui permettra de connaître et d'apprécier la femme derrière l'actrice. Un lien qui changera sa vie, et lui permettra de s'émanciper de sa petite condition sous emprise d'un homme. On découvre d'abord une Pauline timide et soumise... Sa rencontre et les moments qu'elle passe avec Marilyn dans sa suite, leurs conversations, les conseils de la star la transformeront et, et s'est une jeune femme qui s'affirme qui se déploie au fil de l'histoire.

Outre le portrait de deux femmes qui n'auraient jamais dû se rencontrer si la destinée ne s'en n'était pas mêlée, Poussière blonde offre un flash-back dans les années 1955 - 1960 dans la plus grande des petites villes, en plein milieu du désert : Réno. Il est aussi beaucoup question des fameux chevaux sauvages de la région : Les mustangs. Leurs violentes captures, le trafic et la maltraitance qu'ils subissaient à l'époque (notamment pour les besoins du tournage) sont ici dénoncés. Enfin, l'autrice revient sur les causes possibles du décès de Marilyn Monroe.

Le début de ma lecture ne m'a pas captivée parce que je ressentais une impression de mièvrerie. Et puis, au fil des heures d'écoute, je me suis surprise à éprouver un réel plaisir, à me sentir bien dans cette histoire. Car oui, même si ce n'est pas le roman du siècle, cette amitié fictive qui illustre à quel point une rencontre des plus incertaine peut changer une vie fait du bien. Poussière blonde, sans éviter les lieux communs, reste une une belle histoire, c'est déjà pas mal. Par contre, je ne suis pas sûr que les aficionados de Marilyn y trouvent leur compte.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 7 Mai 2026

Roman - Editions Seuil - 368 pages - 23 €

Parution en septembre 2025

Mon pitch : L'histoire de Gabriel, un jeune londonien auteur voyageur reconnu, qui se retrouve espion malgré lui.

Nous sommes en 1960. Gabriel est au Congo récemment décolonisé et l'occasion lui est donnée d'interviewer le premier ministre Lumumba.

Un peu plus tard, à Londres, on lui apprend que ce dernier vient d'être assassiné, alors que personne dans les médias ne semble au courant.

Gabriel réalise qu'il a mis les pieds dans un milieu très éloigné des livres de voyage et que le voilà pris dans un fameux engrenage... même si quelque part, il y trouve son compte.

 

 

Tentation : Envie de découvrir William Boyd

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Je découvre enfin la plume de William Boyd, romancier Anglais des plus réputés. Et mon ressenti est plutôt mitigé. J'espérais être conquise et halluciner devant une histoire de dingue ultra bien menée me dire "waouh quel talent !" Et bien non, pas tout à fait.

Sur la couv, une mention du Financial time indique "un bonheur de lecture qui vous tient captif jusqu'à la dernière page.

Captive à 100%, je l'ai été durant la première partie. Et puis, mon intérêt s'est émoussé : des répétitions de situations, des verres de whisky, des tergiversations notamment amoureuses de Gabriel qui dit qu'on ne l'y reprendra plus mais qui y retourne toujours.

William Boyd utilise des faits et des périodes historiques réels pour construire son histoire d'espionnage : l'assassinat de Patrice Lumumba, premier ministre de la République démocratique du Congo fraichement indépendante. Congo Kinshasa, même si à l'époque, Kinshasa s'appelait Léopoldville.  En toile de fond, il y a aussi la Guerre Froide, les missiles Russes à Cuba etc... Et bien sûr l'opposition sacrée entre 2 blocs : L'Est et l'Ouest. 

Sans trop savoir où il met les pieds, Gabriel accepte une mission qui semble anodyne : aller acheter un dessin à un célèbre dessinateur espagnol. Mission confiée par une organisation gouvernementale qui s'avèrera être le MI 6. Voilà Gabriel dans un monde de faux-semblants, de manipulations, de mensonge, de séduction etc, et dans un nid d'espions et d'agents doubles voire triples. Il devient alors l'espion d'une espionne qui le fascine de plus en plus et à qui il ne parvient à dire non.

Mais rien de bien extraordinaire dans tout cela, ni de finalement si captivant... Car en fait, William Boyd va complètement à contre-courant de l'image de l'espion que nous avons tous ou presque... Aucun gadget, pas de course poursuite, pas de grandes soirées chez l'ambassadeur etc... Oubliez James Bond !!! Non, Gabriel un homme des plus insignifiants, parfait pour passer inaperçu, qui mène sa vie en dilettante... Gabriel est toujours sur un projet de livre qui avance tout doucement. Il suit une thérapie qui l'amène à réenquêter sur l'incendie qui détruisit sa maison et tua sa mère lorsqu'il avait 6 ans, lui laissant depuis de gros troubles du sommeil. Cet aspect-là approfondit un peu le personnage de Gabriel, mais ne rentre pas en résonnance avec le reste de l'histoire... De ce fait, on se demande s'il n'est pas là pour combler la faiblesse du reste. Gabriel est un peu espion, il aime bien sa copine mais n'est pas amoureux. Il devient "l'idiot utile" de Miss Green, à savoir, le coursier... Celui qu'on envoie de temps en temps livrer ou chercher un colis sans rien lui dire d'autre.

Certes, les retournements de situations et des révélations ne vont pas manquer, mais tout de même, du fait de ce dilletantisme, l'ensemble manque de rythme et d'entrain... Plus ma lecture avançait, plus elle ralentissait... Alors qu'avec ce genre d'histoire, j'attends tout le contraire.

A mes yeux, en voulant casser les codes et les mythes de l'espion, William Boyd est tombé dans d'autres caricatures qui manquent de nuances et semblent rester à la surface des choses. Gabriel's moon est à mes yeux ni bon ni mauvais, mais plutôt terne, en tous cas, bien en dessous de mes attentes. Je n'y ai pas trouvé ce qui peut, à mes yeux, expliquer un tel engouement général pour William Boyd et ne suis pas rassasiée !

Après, peut-être n'ai-je pas pioché le bon roman pour découvrir cet auteur... Ou alors, l'univers de Boyd ne me convient pas plus que ça Si vous en avez adoré l'un de ses titres, je suis preneuse.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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