Publié le 13 Mars 2026

Roman - Editions Grasset - 192 pages - 7.90 € en poche

Parution en septembre 2019

Mon pitch : Pamina et son compagnon vivent dans une maison isolée au coeur des Vosges... Le matin, sur le terrain, régulièrement, des traces de passages de gros mammifères. Puis Pamina rencontre Léo, un photographe naturaliste passionné par les grands cerfs. Le terrain de Pamina se révélant idéal pour les observer, il obtient l'accord pour y construire un affût. Commence alors entre Léo et Pamina une relation basée sur la nature, son apprentissage. Car bientôt, Pamina ira seule dans cet affût, sera saisie par l'émotion intense de tout ce qu'elle voit, devine ou ne voit pas... Et au fur et à mesure que certains grands cerfs disparaissent... Pamina s'intéresse à la gestion de la forêt, la régulation de ses habitants... Entre fascination pour les bêtes et consternation envers l'humain, Pamina décide d'écrire un livre de son expérience, pour alerter et espérer être entendue.

 

Tentation : Mon coup de coeur pour la BD inspirée par ce roman

Fournisseur : Ma CB à la Braderie de ma médiathèque

 

Mon humble avis : Il y a presque deux ans, j'étais terrassée par un terrible coup de coeur pour la BD "les grands cerfs" Gaétan Nocq, adaptée de ce roman. Je vous invite donc à lire ce billet, ce qui m'évitera d'être principalement dans la redite dans ce billet.

Evidemment, dans le roman, plus de dessins, plus d'images, au lecteur d'imaginer complètement les décors qui l'entourent. Le roman est à mon avis moins accessible que la BD, qui apporte toujours un divertissement supplémentaire.... Pour apprécier ces pages, il faut aimer profondément la nature, l'écriture poétique, la contemplation, le vocabulaire lié aux observations naturalistes, et l'aspect parfois décousu de l'histoire. On est aussi bien en immersion dans la nature que dans l'esprit de Pamina, de ses ressentis, de ses réflexions, de ses révoltes, de ses doutes, de ses incompréhensions... Et de son envie de savoir à tout prix, même si c'est douloureux, même si elle n'est pas d'accord, même si tout annonce la fin de quelque chose, la fin d'un règne. Quand Dame Nature est sacrifiée sur l'autel des enjeux économiques, politiques... Et sous prétexte de traditions ancestrales. L'autrice milite contre tout cela, et je suis bien de son côté, même si comme elle, je n'ai pas réponses ou solutions à toutes les questions. Mais il faut repenser tout cela. L'homme se donne soi-disant un rôle et un droit important dans la gestion de la nature, comme si celle-ci lui appartenait quand ça l'arrange, or, ceci est la plupart du temps juste par un opportunisme systémique et financier.

Un livre où je le suis sentie bien, malgré quelques passages un peu longs. Un livre qui donne envie de s'enfoncer encore plus dans Dame Nature et de s'éloigner des hommes pétris de contradiction, de certitudes et de supériorité.

Des pages qui vous diront tous des grands cerfs, depuis leurs amours jusqu'à la chute de leur ramure.

Et moi, je ne peux toujours pas comprendre et accepté que justement, cette ramure, avant qu'elle ne tombe, devienne un trophée pour le chasseur qui a tué la bête... oups, pardon, il faut dire hypocritement "prélevé la bête... Je ne comprends pas que donner la mort à un être qui ne vous a rien fait puisse être source de plaisir et de défi.

Un livre qui nous emmène dans ce que la nature a de plus lumineux et secret parce que discret. Mais il conduit aussi à la douleur, la colère... Car plus on s'intéresse à la nature et son vivant, plus on est confronté à sa perte annoncée qui se constate chaque jour un peu plus.

 

Je découvrais « l’effet affût » : le monde arrive et se pose à nos pieds comme si nous n’étions pas là. Comme si nous n’étions pas, tout court. On constate que le monde se passe de nous. Et même davantage : il va mieux sans nous.

la gestion du cerf : Dans ce conflit, il faut tout prendre en compte. L'aspect biologique, physiologique et sociologique, mais aussi la gestion et l'aménagement du territoire, et le côté réglementaire, juridique, administratif. Je veux vraiment avoir une vision globale de la question. Je veux savoir. Je veux me battre, a conclu Léo. Mais il n'a pas bougé.
Et moi, est-ce que j'ai bougé davantage ? Non. Je campais sur ma position, voilà tout.
La défection de Léo m'affectait profondément. J'y voyais une trahison. D'ailleurs, quand j'ai eu fini d'écrire l'épopée des cerfs et que je l'ai donnée à lire à Léo, c'était normal, il est carrément devenu menaçant, et il a exigé que je ne nomme pas la boucherie. Je pouvais donner les noms des cerfs. Pas le nom de la boucherie. Il m'a assuré que l'adjudicataire allait se retourner contre moi. - Un coup de feu est vite parti, lui ai-je répondu, je sais Léo, je sais.
- Et l'ONF, si tu le nommes, va te poursuivre, parce que c'est l'État et qu'on ne s'attaque pas à l'État. Et moi aussi, je vais te poursuivre pour diffamation, a ajouté Léo.
Ainsi, je me suis retrouvée avec les deux partis contre moi, l'ONF et les chasseurs. Plus Léo. Alors, comment fait-on quand on veut écrire le roman du réel, aujourd'hui ? Quand on veut l'aborder frontalement ? Comment parler du monde et de ce que l'écrivain y a découvert et qui le ronge, puisque c'est le monde d'aujourd'hui qui le passionne, qu'il veut connaître et faire savoir? Ce monde qu'on hallucine, les yeux grands ouverts.
Oui, comment fait-on ?
En passant outre.

9ème participation 

au challenge Gravillons d'hiver

(livre de moins de 200 pages)

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 11 Mars 2026

Thriller - Editions Ecoutez lire - 11h48 d'écoute - 19.99 €

Parution d'origine Gallimard en 2016

Mon pitch : La Victoria, bidonville de Santiago au Chili. Plusieurs adolescents meurent subitement, sans que pouvoir et opinion publiques et police ne s'en émeuvent et ne s'en préoccupe réellement.

Gabriella, une jeune mapuche étudiante en cinéma, est présente lors de la découverte du dernier cadavre... Et comme à son habitude, munie de sa caméra, elle filme tout... Et découvre, en regardant son film, de la fine poudre blanche autour des narines du garçon... 

Avec l'aide d'Esteban, un avocat spécialisé dans les causes perdues, elle porte plainte au nom des familles sans le sou.

Gabriella et Esteban, sans le savoir, ouvrent les portes de l'enfer, l'enfer qui prend ses racines dans l'Histoire du pays et le régime de Pinochet.

 

Tentation : Depuis le temps !

Fournisseur : Ma PAL Audio

Mon humble avis : L'univers de Caryl Férey, pour l'instant, je ne l'avais approché qui via la BD, craignant une surenchère de la violence suite au visionnage de la bande annonce de l'adaptation ciné de son roman zulu. Cela fait donc des années que je reporte cette lecture, et les autres de ses romans à plus tard... Le challenge Polars d'Hiver d'Alexandra a été l'occasion de passer outre mes appréhensions et c'est sans regret, car je sais déjà que je relirai Caryl Férey.

Certes, on ne va pas dire que Condor est exempt de violence, mais rien n'est gratuit et on est dans la cruauté liée aux trafics et au grand banditisme et non dans la tête d'un psychopathe à l'imagination fertile. Il y a aussi des rappels historiques liés au putsch de Pinochet, et du sors réservés à ses opposants martyres etc...

Condor demande de l'attention mais se révèle passionnant. Déjà, première qualité, il est très bien documenté sur l'époque Allendé/Pinochet et l'actuelle du Chili, ainsi que sur certains us et coutumes des Mapuches, ce qui le rend instructif. J'ai trouvé l'écriture particulièrement soignée, agréable et tout aussi efficace. Mais pas de tics et de clichés de langage souvent liés au genre thriller (genre il fut pris de terreur, d'effroi etc)... Bref, un style direct qui décrit et n'en fait pas trop.

L'intrigue est bien ficelée qui nous amène à côtoyer différentes classes sociales et à nous familiariser avec différentes époques du Chili, ce pays si loin dont on parle si peu. Certes, j'ai parfois eu un peu de mal à distinguer certains personnages et leur hiérarchie parmi les méchants, mais rien de rédhibitoire, et puis ce phénomène est sans doute lié au format audio de mon écoute.

Condor est un thriller plutôt engagé, puisque Caryl Férey y dénonce les trafics de drogues, une société très inégalitaire, le droit bafoué des populations autochtones (ici les Mapuches) et la spoliation de leurs terres, l'exploitation de certaines terres à la biosphère exceptionnelle par l'appât du gain et des métaux précieux, la corruption à tous les niveaux etc.

Et puis il y a Gabriella, Esteban, Stephano, le père Christiano.... Des personnages très très attachants, originaux (pour Esteban en tout cas)... mais je vous laisse découvrir leur histoire, leurs douleurs, leurs souvenirs, le force et par dessus-tout leur détermination à ne rien céder, à aller jusqu'au bout pour que la vérité éclate au grand jour.

Caryl Férey a l'habitude et la réputation d'emmener ses lecteurs aux quatre coins du monde, donc je n'ai pas fini de voyager !

 

 15ème participation

J'en étais à 40 points

Ce rapport m'en ramène 1 + 1pt pour roman de plus de 500 pages (512 pages en version poche /folio)

Me voici à 42 points

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 9 Mars 2026

Thriller - Editions Audiolib - 9h03 d'écoute - 22.95 €

Parution en septembre 2021

Mon pitch : La brigade fluviale de Paris repêche une presque noyée, complètement amnésique.... Conduite à l'I3P (l'infirmerie psychiatrique de la préfecture), elle se sauve lors d'un transfert... Mais les services médicaux ont eu le temps de faire des prélèvements ADN... Ceux-ci correspondent à Miléna Bergman, célèbre musicienne décédée un an plus tôt dans un crash d'avion.

Roxane est flic et débarquée de son service... Elle se retrouve au bureau des affaires non conventionnelles... Cette histoire de noyée amnésique l'intrigue, elle mène l'enquête en sous-marin et découvre... l'impensable.

 

Tentation : Pourquoi pas un Musso de temps en temps

Fournisseur : La bib de St Lunaire7

Mon humble avis : Guillaume Musso nous livre ici sa version du célèbre fait divers légendaire de l'inconnue de la Seine. La sienne est vivante et son ADN correspond à une célèbre musicienne décédée un an plus tôt. Nous sommes donc, au début, dans un mystère qui a tout d'irrationnel. Evidemment, l'explication de cet irrationnel qui ne l'est pas tant que ça va venir au fil des pages, et de l'enquête menée, plus ou moins en sous-marin, par Roxane et de son autoproclamée assistante : l'étudiante Valentine.

Les réponses de ce mystère, les personnages vont les trouver dans la mythologie grecque via Dionysos et l'étrange culte malsain que certains lui voue depuis... les fonds du temps... On apprend que culte de Dionysos est à l'origine de la tragédie et du théâtre. 

Entre le mystère profond des débuts, la touche mythologique et le personnage de Roxanne, flic mise dans un étrange placard, l'histoire est intrigante, agréable et divertissante. De plus, l'idée de créer ce service policier "bureau des affaires non conventionnelles" est franchement bonne, d'ailleurs, je l'ai crue vraie.

Et puis, je ne sais pas pourquoi, j'ignore si je dois m'accuser d'un manque d'attention, tout est parti en peu en vrille, dans le sens ou si les coupables sont bientôt découverts, on ne saisit pas vraiment le pourquoi du comment, la motivation, et pourquoi c'est l'écrivain Raphaël qui se retrouve "victime" de cette affaire, même si j'ai bien saisi comment et pourquoi la célèbre musicienne débarque dans sa vie...

Ensuite, j'avoue que j'ai du mal quand les personnages parlent avec leurs morts et "les voient", même si le décès remonte à plus de 30 ans. Ca ne me touche... pas du tout. De même, quand ce sont des protagonistes dans le coma qui s'expriment à la première personne du singulier dans un roman, je ne suis pas fan...

Autre bémol, l'interprétation trop maniérée, trop grandiloquente, trop dramatique par rapport à la situation. La voix veut faire peur, mais on n'a pas peur dans le livre... je ne sais pas si vous me suivez !!!

On ne sait pas grand-chose à propos de Roxane, ni des raisons de sa mise en placard. Musso explique à la fin que c'est un choix, car possible qu'il y ait un tome 2 ou 3 avec ce personnage.

L'idée de départ est bien intrigante, la présence des fanatiques givrés de Dionysos originale, mais le lien entre les deux semble un peu rocambolesque et nombre des noeuds se dénouent sans nous, comme par hasard... bref, comme si Musso égarait son lecteur plutôt que de le prendre sous le bras pour le mener au dénouement Bref, une dernière partie fouillis et fourre-tout à mes yeux.

Une lecture en demi-teinte donc. 

14ème participation

J'en étais à 39 points, + 1 : Me voici à 40 points

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 7 Mars 2026

Roman - Editions Calmann Levy  - 195 pages - 18.50 €

Parution le 2 janvier 2026

Mon pitch : 2018, par une nuit enneigée du Grand Est, Julien, Marie et leurs deux jeunes enfants rentrent chez eux. Une violente dispute éclate, car Marie avoue avoir un amant. Elle demande à Julien de s'arrêter, et elle descend de la voiture. Crânement, Julien poursuit sa route sur une centaine de mètres avant de faire demi-tour. Sauf que dans ce petit laps de temps, Marie a complètement. Recherches et enquête de gendarmerie ne donneront rien.  Julien, Ninon et Gaspard tentent de faire leur deuil et doucement, se reconstruise.

Un soir sept ans plus tard, on sonne à la porte. Sur le seuil se tient Marie... Elle a été enlevée mais est parvenue à s'enfuir après sept jours de captivité. Oui, Marie est persuadée qu'elle n'est partie de la maison que sept jours, et non sept ans. Que se passe-t-il ? Un retour qui va susciter autant de question que la disparition.

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : la bib de St Lunaire

Mon humble avis : Malgré une fin très désappointante, voire potentiellement frustrante, ce roman est un énorme coup de coeur tant le plaisir de lecture fut XXL.

Sept jours a tout du thriller, mais pourtant il n'en n'est pas un. Mais entre le cadre, le mystère épais, la tension qui monte, l'atmosphère qui devient de plus en plus malaisante et troublante, et le rythme soutenu mené par l'auteur, tout y est sauf... Chut, je n'en dirais pas plus.

Sept jours est un livre magnétique, qu'on ne lâche pas, et hypnotique, tant nos yeux suivent et dévorent les lignes, les paragraphes, les pages. Le style est d'une fluidité rare, d'une épure appréciable et justifiée, tout en restant bien soigné et les dialogues, nombreux, sonnent on ne peut plus vrai... En fonction de la situation évidemment ! Une lecture très prenante, pas gnangnan mais facile, qui prend racine dans le sujet complexe des disparitions inexpliquées qui seront traitées par les forces de l'ordre en fonction de leur caractère inquiétant... ou non.

Le postulat de départ (une disparue qui réapparait X années plus tard) n'est pourtant pas des plus original. Mais Fabrice Colin, récompensé quatre fois par la Grand Prix de l'imaginaire, nous a concocté une histoire de dingue, qui ne plaira peut-être pas aux cartésiens bien ancrés sur la terre ferme. 

L'un des sujets de ce roman est le temps (pas la météo hein !). Je pense qu'à travers cette histoire hallucinante et pourtant bouleversante d'un drame familial, Fabrice Colin veut démontrer que dans la vie, dans une famille etc, malgré la proximité et la ressemblance des uns et des autres, chacun grandit et avance à son rythme et perçoit le temps à sa propre façon. Si j'ai raison, ce roman pourrait être une grande métaphore, un conte, voire une farce qui potentiellement se joue autant des personnages que des lecteurs.

Il est question de d'absence et de deuil malgré la permanence d'un espoir empoisonné également. Puis vient le deuil du deuil... Quand la personne pleurée réapparait, qu'il faut la réintégrer dans son quotidien, et que celle-ci a manqué sept années de ce fameux quotidien. La nouvelle stabilité durement acquise se retrouve en déséquilibre. A travers Julien, ses enfants, ses proches, ses amis, les "on-dit" au village, c'est toute une palette de réactions différentes que déploie ici l'auteur face au drame, mais surtout, face à l'inexplicable. 

Ce roman est fait avant tout pour nous raconter une histoire aussi prenante qu'insensée qui peut-être frôle avec l'irrationnel, nous questionner, nous plonger dans le mystère. En aucun cas il n'est conçu pour disséquer les choses en profondeurs mais plutôt pour nous dire qu'il y a peut-être une autre réalité que celle que l'on connaît et perçoit. Et surtout, je pense que Fabrice Colin nous dit qu'il faut accepter parfois l'inexplicable, et qu'il est vain de tout savoir, de vouloir tout comprendre et expliquer. En tout cas, si j'ai bien compris l'intention de l'auteur, dans ce cas, même si elle peut paraître frustrante, cette fin qui a déçu certains babéliotes ne pouvait pas être autre. Ce n'est pas la réalité ou la vérité qui compte, mais comment chacun la perçoit et se construit, avec, autour, malgré. En tout cas, on y reste bien longtemps dans ce roman... Je ne connaissais pas Fabrice Colin, mais je me dis que si ses autres romans sont autant "page turner", il pourrait être récurrent dans mes lectures.

8ème gravillon (moins de 200 pages) 

pour le challenge.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 5 Mars 2026

Policier - Editions La Martinière - 400 pages - 21.90 €

Parution en mars 2025

Mon pitch : Le corps d'un homme est retrouvé poignardé dans un chalet d'une vallée isolée de l'Ouest Islandais. De plus, sous un tapis, la police retrouve une large tâche sang très ancienne. Et pas très loin, lors d'un camp de vacances pas très loin, eu lieu un véritable drame... Tout cela est-il lié ?

L'inspectrice Elma, tout juste de retour de congé maternité, est chargée de l'enquête avec son chef Hödur.

Tentation : Envie de découvrir une nouvelle plume

Fournisseur : La bib de St Lunaire.

 

Mon humble avis : Une quatrième de couv engageante, un patronyme qui change des Arlendure pour ce qui est des polars Islandais... Voilà les raisons de ma pioche... Bon et bien je suis encore tombée sur une série.... En l'occurrence le 4ème tome sur 4 édités en France. C'est donc avec Les enfants qui blessent que j'ai fait la connaissance d'Elma, héroïne récurrente de l'autrice. Aucun problème, je n'ai pas été perdue, cela peut se lire en one shot, même si évidemment, cela donne envie de lire les précédents tomes et les suivants, quand ils seront sur les étals des libraires.

J'ai beaucoup aimé cette lecture "paisible", très agréable, d'une réelle fluidité malgré les patronymes islandais. On est ici dans une enquête classique, voire à l'ancienne... Certes, la police scientifique fait son boulot et Elma s'aide des réseaux pour résoudre ses énigmes, mais ce n'est pas une super flic et elle rentre chez elle tous les soirs retrouver conjoint et petite fille. C'est une enquête où l'on observe, où l'on interroge, ou l'on suppose avant de déduire... Et pourtant, l'intrigue est profonde, très intéressante et n'est pas dénuée de suspense. Puisqu'après le corps de Thorgeir, d'autres meurtres auront lieu, sans aucune description glauque. Juste de la tension et un mystère bien épais, comme le manteau de neige à ces quelques jours de Noël.

Les chapitres alternent entre "aujourd'hui" (l'enquête) et "avant" (les derniers jours de Thorgeir en résumé).

Eva Björg Aegisdottir traite des sujets de la maltraitance enfantine, de la violence intra familiale et celle des adolescents entre eux, des familles et d'une société dysfonctionnelles. Elle questionne surtout sur "qu'est-on prêt à faire pour protéger les siens"... et pour se venger, et sur le prix des secrets enterrés. Elle nous immerge dans une petite commune, qui est aussi une communauté où tout le monde se connaît... ou pense se connaitre... Où les adultes ont grandi dans les mêmes écoles et ont fréquentée les mêmes colonies de vacances... Mais finalement, il y a bien des secrets inavouables derrière des façades amènes... 

Une enquête des plus traditionnelles, qui nous ramène jusqu'à 1995... Bien ficelée, tout s'explique et se tient, pas de "comme par hasard", ni de clichés de genre, ni de longueurs inutiles. Bref, je recommande. On ne se dit pas "wahou", mais on a passé de très agréables et prenants moments de lecture.

PS : D'après mon ami Google, une série TV avec Elma devrait bientôt être diffusée en France... Si vous tombez dessus, n'hésitez pas, je pense que la qualité sera au rendez-vous !

 

13ème participation.

J'en étais à 36 points, cette lecture m'en rapporte 1 + 2 de prime climatique cercle arctique = 3

Me voici donc à 39 points

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 3 Mars 2026

Film d'Armelle et Emmanuelle Patron

Avec Miou Miou, André Dussolier, Arnaud Ducret, Thomas Solivérès, Pauline Clément

Synopsis : Quand Alice et Vincent Gauthier convoquent en urgence leurs trois enfants, la fratrie débarque affolée craignant le pire … mais, bonne nouvelle, leurs parents ont en fait touché le Jackpot ! Le problème : ils ne comptent pas leur donner un centime.

Mon humble avis : Ce film est l'adaptation de la pièce éponyme à succès, vu par plus de 500 000 spectateurs en France, entre Paris et la province.

Chers parents m'a régalée du début à la fin. J'ai souri ou ri de bon coeur, sans exagération, sans me sentir forcée. Parce qu'en fait, le scénario est bien plus subtil et fin qu'il n'y paraît. Et par le biais de plusieurs twists qu'on ne voit pas venir, il ne manque pas de rythme, de surprises, et de situations des plus inattendues. C'est cynique, caustique, drôle et tellement vrai en fait car satirique à souhait. C'est un presque huis-clos familial qui va complètement dégénérer... A cause de quoi ? De l'argent bien sûr.... Cet argent tombé du ciel par millions, qui va révéler petits et grands travers des uns et des autres, qui va réveiller de vieilles rancunes ou jalousies. Bref, lorsque le pognon paraît, quand on n'en n'a jamais vraiment manqué, et bien tout par en live.

Ce film a donc l'éternel sujet "L'argent ne fait pas le bonheur"... Il le traite de façon subtile en posant clairement la question aux trois grands enfants... Quelle somme vous manque t-il pour être heureux... Chaque enfant réagit différemment... L'un veut une Porsche (je caricature à peine), l'autre pense à remplacer sa machine à laver. On voit ainsi qui de la fratrie est le plus matérialiste ou autre. Mais, ce que le film nous dit aussi, c'est que tant que la dépense d'une telle somme est pensée individuellement, elle ne mène pas à grand-chose. Par contre, quand on y pense collectivement, des projets vraiment intéressants et équilibrés pour tous apparaissent.

Autre sujet du film... Les grands enfants adultes qui revendiquent leur liberté et leur indépendance mais qui ont toujours besoin d'un soutien affectif et/ou financier.

Chaque comédien est parfaitement à sa place, dont Arnaud Ducret en ignoble grand-frère. Mais celle qui brille le plus tout en discrétion, c'est Miou Miou. Elle est tout simplement géniale ! Quant aux dialogues, ils sont fichtrement bien sentis !

Bref, la famille reste et restera un sacré terreau d'inspiration créative, tant dans ce petit microcosme, tout ce que l'humain fait de mieux et de pire est bien présent.

En ces temps où tout pète partout, ce film est un bol d'air qui pose de bonnes questions, amuse beaucoup. Il est donc à consommer sans modération ! L'argent ne fait pas le bonheur, mais s'il permet déjà deux heures de plaisir au ciné, c'est déjà pas mal !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 1 Mars 2026

Thriller - Editions Lizzie - 7h55 d'écoute - 19.99 €

Parution Lizzie 2018 - Fleuve Noir 2011

Mon pitch : Trois hommes et un chien se réveillent au fond d'un gouffre. Le maître du chien est enchaîné par le poignet, un autre par la cheville et le troisième, porte un masque de fer... qui explosera s'il s'éloigne trop des 2 autres. Les trois hommes ne se connaissent pas, que font il là ? Pourtant, chacun dans son dos à une affiche qui dit " qui est le voleur", "qui est le menteur", "qui est le tueur"...

Un huis-clos sous haute tension dans le froid et les profondeurs la terre...

 

Tentation : Sortir une "vieillerie" de ma PAL audio

Fournisseur : Bib de Rennes

 

Mon humble avis : Un huis-clos survivaliste des plus oppressants, qui ne plaira pas aux âmes sensibles. Dans ces pages, Franck Thilliez va loin dans la violence et l'horreur. A un moment, je me suis demandée si j'allais poursuivre ce roman de survie forcée en milieu très hostile. Et en même temps, j'avoue que cette version audio, portée par la voix de Guillaume Cramoisan (acteur que j'aime beaucoup) en parfaite adéquation avec l'urgence et la noirceur de la situation, reste tout de même addictive, même si nos nerfs et notre coeur sont mis à très rude épreuve. Parce que mine de rien, on a envie de savoir : Pourquoi eux ? Et bien sûr, sortiront-ils vivants de ce trou ?

Ces hommes ne se connaissent pas et vont devoir autant s'apprivoiser, que se défier, que se méfier, que se faire confiance, que de s'entraider pour survivre un jour, puis deux, puis sept dans un gouffre sous un glacier, ou leur prédateur leur a laissé quelques objets et une tente. La survie en milieu extrême, Jonathan, le narrateur connait, lui l'ancien alpiniste qui s'est frotté à l'Everest. L'autre homme un jeune beur du Nord, qui vit manifestement de petits larcins. Le troisième travaille dans un abattoir...

Au fil des jours, les trois hommes vont découvrir le lien qui les unit... mais ignorent toujours qui, parmi eux, est le voleur, le tueur et le menteur... Et si ces trois mots désignaient une seule et même personne, chez qui les secrets ont la dent dure ?

Ce thriller n'est pas une enquête, même si les trois hommes et le lecteur réfléchissent à la solution de l'énigme au rythme des conversations entre les personnages, parsemées aussi de quelques flash-backs dans la vie de l'un ou de l'autre. Globalement, le thème de l'histoire est ce à quoi l'on est prêt pour survivre, ce que l'on oublie quand ça nous arrange

C'est oppressant à souhait, je pense que si le roman était adapté au ciné, je passerais pas mal de temps à me boucher les oreilles et à fermer les yeux. Sur Babelio, certains lecteurs comparent ce roman au film Saw... que je n'ai pas vu, mais qui peut être un indicatif pour vous.

Oui, c'est rondement mené, oui on est plus que tenu en haleine. La fin est surprenante, qui peut ou pas, suggérer une relecture des événements et des dialogues. Une fin ou tout un roman peut-être en trompe l'oeil. Vengeance ou folie, ou les deux ? Peut-être que Thilliez vous a baladés depuis le début... Et malgré la dernière révélation en page finale, la question peut demeurer ou vous rendre dubitatifs sur l'ensemble du roman.

Je pense qu'il y a 15 ans, j'aurais été plus enthousiaste avec ce roman que j'aurais peut-être dévoré... Mais les années passant, je suis de moins en moins friande de ce sordide machiavélique, de ses souffrances morales et physiques que les auteurs du genre nous font partager.

 

 

12ème participation.

J'en étais à 35 points. Ce rapport (+ 1 point) me mène 36 pts.... Toujours de Commissaire de police.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 27 Février 2026

BD - Editions Futuropolis - 224 pages - 29 €

Parution en novembre 2025 

Le pitch : Treize ans après Voyage aux îles de la désolation, l'auteur raconte son retour aux terres australes, dans les îles Kerguelen, où il est invité par Christophe Guimet, responsable des programmes éléphants de mer, pour rendre compte de leur travail. Son récit témoigne des changements à l'oeuvre sur ces terres à cause du réchauffement climatique et de l'évolution de la société locale.

 

Tentation : Le dernier Lepage, enfin, quoi !!!

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : L'année dernière, j'avais déjà embarqué sur le Marion Dufresne avec Emmanuel Lepage via sa merveilleuse BD "Voyage aux îles de la désolation". Il y était surtout question de logistique, le Dufresne allant d'île et île des TAAF (Terres Australes et Antarctiques Françaises) pour les ravitailler et assurer les rotations humaines des scientifiques hivernants etc... 

Cette fois-ci, c'est focus sur un archipel, les Kerguelen, puisque Lepage y reste près d'un mois. L'album réclame du temps et une attention de lecture. Parce que les dessins sont toujours aussi sublimes, ils sont à eux seuls des chefs d'oeuvre que l'on admire en détails. Mais également parce que les bulles sont aussi importantes et intéressantes que les traits de pinceaux.

Cet album est centré sur deux sujets principaux : le vivre ensemble dans une région de désolation, avec très peu, avec des personnes d'origines, d'âges, de sexes, d'expériences et de caractères différents. Tous sont là avec une mission et un rôle bien précis, tous sont là volontairement : pour la plupart, c'est un rêve, ou une parenthèse ou un aboutissement... Mais tous repartent transformés par cette expérience humaine et naturelle hors du commun.  D'ailleurs, ils insistent bien sur le terme expérience, et n'usent pas de celui d'aventure. Et surprise pour Emmanuel Lepage en arrivant à Kerguelen... Sa BD "Voyage aux îles la désolation" a suscité des vocations !!!

Les temps changent... Il y a maintenant des femmes scientifiques qui viennent en TAAF là où, il y a quelques décennies, l'univers étaient exclusivement masculin. Les balises GPS posées sur quelques oiseaux ou lions de mer n'existaient pas. Il n'est plus question de sonder les sols à la recherche de richesses, mais juste de comprendre, d'étudier, de protéger, de préserver... ou de remettre en état. Car ce n'est que maintenant que l'on réalise les erreurs passées, lors des premières missions, avec l'introduction d'espèces animales et végétales européennes... Ce qui est un désastre pour l'écosystème local. Dans ces pages, le gros problème, c'est le chat, introduit à la base pour lutter contre les rongeurs... mais qui a désormais une influence catastrophique sur la faune aviaire qui se reproduit sur place.

C'est donc une multitude de portraits et de dialogues avec toutes ces personnes qui vivent le temps d'une année sur les îles Kerguelen que nous offre ici Emmanuel Lepage. On est vraiment tourné vers l'humain, la façon et le choix de vivre l'éloignement etc. Il est sans cesse question d'émerveillement, de passion même si chacun travaille dur dans des conditions difficiles. Mais chaque personne est consciente de sa chance d'être là, dans une atmosphère joyeuse, faite de solidarité, de concessions, de passages de relais, d'entre aide, de débrouille et d'amusement avec les moyens du bord sans jamais oublier les précautions de sécurité... ou de respect de l'environnement naturel (par ex, le soir, chaque cabanon ferme systématiquement les rideaux pour ne pas déranger la faune par la lumière électrique.) Evidemment, chacun(e) de ces scientifiques témoignent des effets du réchauffement climatique, et regrette que la communauté du savoir et de la recherche soit écoutée mais si peu entendue...

Et pourtant, je trouve qu'il y a beaucoup d'espoir dans ces pages... Parce que la plupart des personnes dessinées et interrogées sont jeunes, très jeunes... Très loin de l'image des glandeurs à capuches et scooter de mon quartier, très loin aussi de tous ces influenceurs qui passent leur vie devant un écran à nous vendre des choses dont on n'a pas besoin, et encore plus loin de ceux qui font régner la terreur pour de la poudre blanche dans certaines zones de grandes villes. Oui, passer du temps avec Lepage et tous ces jeunes qui ont tant à m'apprendre même s'il leur reste encore toute une vie de découverte, ça m'a fait chaud au coeur, malgré le vent glacial qui s'abattait sur les îles.

On aimerait être avec eux, pour discuter plus longtemps, ne pas se contenter d'extraits de conversation, pouvoir poser des questions etc... Car évidemment, même s'il aborde moult sujets, Lepage ne peut pas tout dire ni tout approfondir. Cet album est trop court en fait ! et ce billet pourrait faire trois pages !

"Je fais des livres pour ne pas désespérer du monde...pour trouver de la beauté malgré tout... pour tisser des liens et vivre plus intensément avec eux... je fais des livres sur des gens qui cherchent et qui se cherchent... Pour apprendre à penser autrement... pour être un peu moins con" (Emmanuel Lepage)

Et moi, c'est pour cela que j'aime tant lire les ouvrages de ce grand Monsieur au talent exceptionnel. A lire, à découvrir, à offrir... Et ne pas hésiter à lire ou relire "voyage aux îles de la désolation" en premier... Cela permet d'appréhender différemment ce tome ci, avec déjà quelques connaissances sur les TAAF dans notre caboche.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 25 Février 2026

Polar - Editions Gallmeister - 330 pages - 23.90 €

Parution en octobre 2025

Mon pitch : En Sardaigne, Marzio, avec son sale caractère, tient une librairie spécialisée en polars...Mais librairie sur le déclin, malgré ses deux pensionnaires qui amènent quelques curieux : Miss Marple et Poirot, deux chats noirs... Et en arrière-boutique, tous les mardis, se réunit un groupe d'une poignée d'amateurs du genre, qui "jouent" aux détectives amateurs du mardi.

Contre toute attente, Marzio est choisi comme "libraire flottant". En effet, deux maisons d'éditions (une française et une italienne), organisent une croisière promotionnelle pour la sortie du dernier roman de leur auteur phare, Artistide Galeazzo, qui écrira les derniers chapitres de sa série policière à laquelle il compte bien, subitement, maître un point final.

Marzio et son copain policier Flavio, accompagnés de Poirot et Miss Marple montent donc à bord du bateau...

Et le lendemain matin, Aristide Galeasso est retrouvé mort, dans la bibliothèque, manifestement assassiné... L'enquête commence pour Marzio, Flavio et les deux félins. Car l'assassin est forcément à bord du bateau.

 

Tentation : Pitch + chats + croisière

Fournisseur ; Bib de St Lunaire

 

Mon humble avis : Je me faisais une joie découvrir la plume d'un des principaux représentants de la nouvelle génération d'auteurs de polars/thrillers italiens, me voilà déçue... Ce que j'ai lu ne me convient pas vraiment, même si ce roman peut vraiment plaire à de nombreux lecteurs très amateurs de cosy crime. Car là, c'est cosy et piano piano...

Pourtant, cela commence fort, le prologue de quelques pages mettant en scène le crime, sans donner évidemment aucun indice. Mais ensuite, flashs blacks emplis de disgressions, qui présente chacun des protagonistes (et peut-être leur potentielle motivation à commettre le crime), de dialogues longs et creux mais censés être drôles. Bref, il faut attendre plus de la moitié du roman pour monter à bord, dans tous les sens du terme, pour qu'enfin, le crime ait lieu et que l'enquête de style classique (who done it)) commence. Celle-ci n'est pas sans intérêt mais le problème pour moi, c'est le rôle qu'y jouent les félins et le comportement on ne peut plus invraisemblable que Pulixi leur donne. Non les chats ne sont pas des chiens, ne s'embarquent pas comme ça sur un bateau de croisière et n'ont pas envie de faire plaisir à leur maître comme les chiens (je n'en dis pas plus pour ne pas spoiler). Mais j'avoue que la démonstration de Marzio et Flavio comme dénouement est convaincante, (excepté le côté félin), qui nous plonge dans les relations tordues du monde de l'éditions et des égos surdéveloppés.  Le dénouement n'est pas sans rappeler, dans la méthode, un certain Hercule Poirot... Excellente transition pour dire que ce roman se veut un hommage aux grands de la littérature du genre polar thriller... D'ailleurs, le scénario rappelle "Le crime de l'Orient Express" et / ou "Mort sur le Nil". Le problème est que cet hommage devient lourd, que Pulixi nous assène de référence littéraire de rom/pol à tout va et pas forcément à propos ("comme le dit Pierre Lemaître", Agatha Christie, Arthur Conan Doyle, Simenon et j'en passe et des meilleurs que je connais ou non)... Et quand le médecin du bateau, un retraité, tire ses conclusions sur les causes de la mort en fonction de ce qu'il a retenu de ses lectures de Patricia Cornwell....  Je ne peux m'empêcher de lever les yeux en l'air...

Peut-être qu'il y a ici une véritable volonté de pastiche sans que j'y sois sensible... Mais franchement, avec la même intrigue, mais moins de blablas creux et sans cet humour pas drôle on aurait pu avoir une superbe version de "chambre close". Et avec un peu plus de tension et de menaces, de ce cosy crime aurait pu émaner un thriller haletant.

Bon, ce roman est le deuxième opus d'une série qui pourrait en compter plus à l'avenir. Le premier tome, "La librairie des chats noirs", je ne l'ai pas lu et ne le lirai pas. J'arrête là avec Marzio est ses compères félins. Par contre, si vous avez un bon titre de Pulixi à me proposer, loin du cosy crime et plus pages turner, je suis preneuse !

 

11ème participation.

J'en étais à 30 points

La bonne nouvelle, c'est que je savais qu'avec ce titre j'allais cocher les cases "croisière" et "chats", et bien il me permet aussi de cocher "Poison" et "Détective amateur"

Ce rapport 1 points + 4 cases cochées... Cette lecture m'amène à

35 points, toujours au grade de commissaire de Police !!!

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 23 Février 2026

Film d'Alice Winocour

Avec Angelina Jolie, Louis Garrel, Vincent Lindon, Anyier Anei

Synopsis : A Paris, dans le tumulte de la Fashion Week, Maxine, une réalisatrice américaine apprend une nouvelle qui va bouleverser sa vie. Elle croise alors le chemin d’Ada, une jeune mannequin sud‐soudanaise ayant quitté son pays, et Angèle, une maquilleuse française aspirant à une autre vie. Entre ces trois femmes aux horizons pourtant si différents se tisse une solidarité insoupçonnée. Sous le vernis glamour se révèle une forme de révolte silencieuse : celle de femmes qui recousent, chacune à leur manière, les fils de leur propre histoire.

Mon humble avis : Un synopsis qui me plait, une grosse promo, avec la présence de la star Américaine Angelina Jolie sur les plateaux TV etc... Et surtout, un énorme coup de coeur pour "Revoir Paris", précédent film de la réalisatrice Alice Winocour... et me voilà assise dans le noir sur un fauteuil de velours...

A regarder un film dont les images sont superbes, dont les actrices jouent très brillement leur rôle, un film qui montre quelques envers du décor derrière le glamour des grands défilés... où toutes ses superbes filles paraissent tellement femmes objets... Chacune des trois héroïnes possède une ou deux scènes marquantes, qui vont se jouer dans un regard, un sourire retenu, une courte phrase. Mais dans l'absolu, le film est beaucoup trop dans l'implicite et pas assez dans l'explicite par rapport au synopsis, et donc à la promesse... Car de cette solidarité féminine annoncée, on ne voit pas grand-chose, et il ne faut pas louper "les instants" qui ne reviendront pas... En résumé, chacune croise l'autre le temps de deux ou trois phrases et d'un mot d'encouragement... Les héroïnes se croisent, tracent leur route/rôle... Des destinées qui ne se rejoignent pas vraiment, si ce n'est le temps de quelques secondes, et c'est dommage... Parce que finalement, on ne va en relative profondeur que dans le coeur de Maxine... Ada et Angèle ne sont pas loin de la figuration, personnages à peine explorés mais nécessaires pour que ce film ne soit pas que sur cette américaine à Paris qui découvre qu'elle a un cancer du sein à un stade bien avancé.

Et puis, alors qu'on était dans le rationnel, pendant quelques instants... tout dérape dans l'incompréhensible et l'irréaliste, sans doute faut-il chercher bien profond une métaphore avec la vie des personnages, mais ça ne saute pas aux yeux... Une tempête, une tribune couverte qui s'effondre, mais des top models qui continuent à défilé sous la pluie, dans la boue, certaines avec une couverture de survie, mais toute avec un vêtement à plusieurs milliers d'Euros... Faut qu'on m'explique, tout comme l'arrivée du loup.

Et pourtant, on sent que réalisatrice comme actrice (Angélina jolie) évoquent des drames autobiographiques, cancer pour l'une, ablation préventive pour l'autre... Et cet aspect-là du film est franchement réussi, avec une Angélina Jolie qui est dite au sommet de son art. Je n'ai pas vu beaucoup de ses films, mais oui, son interprétation de Maxine est juste parfaite, touchante, avec ce qu'il faut de pudeur.

Un film qui parle de coutureS, au pluriel... Les personnages qui recousent leur vie et le milieu de la haute couture... Et pourtant, l'ensemble parait décousu.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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