Publié le 7 Mars 2026

Roman - Editions Calmann Levy  - 195 pages - 18.50 €

Parution le 2 janvier 2026

Mon pitch : 2018, par une nuit enneigée du Grand Est, Julien, Marie et leurs deux jeunes enfants rentrent chez eux. Une violente dispute éclate, car Marie avoue avoir un amant. Elle demande à Julien de s'arrêter, et elle descend de la voiture. Crânement, Julien poursuit sa route sur une centaine de mètres avant de faire demi-tour. Sauf que dans ce petit laps de temps, Marie a complètement. Recherches et enquête de gendarmerie ne donneront rien.  Julien, Ninon et Gaspard tentent de faire leur deuil et doucement, se reconstruise.

Un soir sept ans plus tard, on sonne à la porte. Sur le seuil se tient Marie... Elle a été enlevée mais est parvenue à s'enfuir après sept jours de captivité. Oui, Marie est persuadée qu'elle n'est partie de la maison que sept jours, et non sept ans. Que se passe-t-il ? Un retour qui va susciter autant de question que la disparition.

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : la bib de St Lunaire

Mon humble avis : Malgré une fin très désappointante, voire potentiellement frustrante, ce roman est un énorme coup de coeur tant le plaisir de lecture fut XXL.

Sept jours a tout du thriller, mais pourtant il n'en n'est pas un. Mais entre le cadre, le mystère épais, la tension qui monte, l'atmosphère qui devient de plus en plus malaisante et troublante, et le rythme soutenu mené par l'auteur, tout y est sauf... Chut, je n'en dirais pas plus.

Sept jours est un livre magnétique, qu'on ne lâche pas, et hypnotique, tant nos yeux suivent et dévorent les lignes, les paragraphes, les pages. Le style est d'une fluidité rare, d'une épure appréciable et justifiée, tout en restant bien soigné et les dialogues, nombreux, sonnent on ne peut plus vrai... En fonction de la situation évidemment ! Une lecture très prenante, pas gnangnan mais facile, qui prend racine dans le sujet complexe des disparitions inexpliquées qui seront traitées par les forces de l'ordre en fonction de leur caractère inquiétant... ou non.

Le postulat de départ (une disparue qui réapparait X années plus tard) n'est pourtant pas des plus original. Mais Fabrice Colin, récompensé quatre fois par la Grand Prix de l'imaginaire, nous a concocté une histoire de dingue, qui ne plaira peut-être pas aux cartésiens bien ancrés sur la terre ferme. 

L'un des sujets de ce roman est le temps (pas la météo hein !). Je pense qu'à travers cette histoire hallucinante et pourtant bouleversante d'un drame familial, Fabrice Colin veut démontrer que dans la vie, dans une famille etc, malgré la proximité et la ressemblance des uns et des autres, chacun grandit et avance à son rythme et perçoit le temps à sa propre façon. Si j'ai raison, ce roman pourrait être une grande métaphore, un conte, voire une farce qui potentiellement se joue autant des personnages que des lecteurs.

Il est question de d'absence et de deuil malgré la permanence d'un espoir empoisonné également. Puis vient le deuil du deuil... Quand la personne pleurée réapparait, qu'il faut la réintégrer dans son quotidien, et que celle-ci a manqué sept années de ce fameux quotidien. La nouvelle stabilité durement acquise se retrouve en déséquilibre. A travers Julien, ses enfants, ses proches, ses amis, les "on-dit" au village, c'est toute une palette de réactions différentes que déploie ici l'auteur face au drame, mais surtout, face à l'inexplicable. 

Ce roman est fait avant tout pour nous raconter une histoire aussi prenante qu'insensée qui peut-être frôle avec l'irrationnel, nous questionner, nous plonger dans le mystère. En aucun cas il n'est conçu pour disséquer les choses en profondeurs mais plutôt pour nous dire qu'il y a peut-être une autre réalité que celle que l'on connaît et perçoit. Et surtout, je pense que Fabrice Colin nous dit qu'il faut accepter parfois l'inexplicable, et qu'il est vain de tout savoir, de vouloir tout comprendre et expliquer. En tout cas, si j'ai bien compris l'intention de l'auteur, dans ce cas, même si elle peut paraître frustrante, cette fin qui a déçu certains babéliotes ne pouvait pas être autre. Ce n'est pas la réalité ou la vérité qui compte, mais comment chacun la perçoit et se construit, avec, autour, malgré. En tout cas, on y reste bien longtemps dans ce roman... Je ne connaissais pas Fabrice Colin, mais je me dis que si ses autres romans sont autant "page turner", il pourrait être récurrent dans mes lectures.

8ème gravillon (moins de 200 pages) 

pour le challenge.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 5 Mars 2026

Policier - Editions La Martinière - 400 pages - 21.90 €

Parution en mars 2025

Mon pitch : Le corps d'un homme est retrouvé poignardé dans un chalet d'une vallée isolée de l'Ouest Islandais. De plus, sous un tapis, la police retrouve une large tâche sang très ancienne. Et pas très loin, lors d'un camp de vacances pas très loin, eu lieu un véritable drame... Tout cela est-il lié ?

L'inspectrice Elma, tout juste de retour de congé maternité, est chargée de l'enquête avec son chef Hödur.

Tentation : Envie de découvrir une nouvelle plume

Fournisseur : La bib de St Lunaire.

 

Mon humble avis : Une quatrième de couv engageante, un patronyme qui change des Arlendure pour ce qui est des polars Islandais... Voilà les raisons de ma pioche... Bon et bien je suis encore tombée sur une série.... En l'occurrence le 4ème tome sur 4 édités en France. C'est donc avec Les enfants qui blessent que j'ai fait la connaissance d'Elma, héroïne récurrente de l'autrice. Aucun problème, je n'ai pas été perdue, cela peut se lire en one shot, même si évidemment, cela donne envie de lire les précédents tomes et les suivants, quand ils seront sur les étals des libraires.

J'ai beaucoup aimé cette lecture "paisible", très agréable, d'une réelle fluidité malgré les patronymes islandais. On est ici dans une enquête classique, voire à l'ancienne... Certes, la police scientifique fait son boulot et Elma s'aide des réseaux pour résoudre ses énigmes, mais ce n'est pas une super flic et elle rentre chez elle tous les soirs retrouver conjoint et petite fille. C'est une enquête où l'on observe, où l'on interroge, ou l'on suppose avant de déduire... Et pourtant, l'intrigue est profonde, très intéressante et n'est pas dénuée de suspense. Puisqu'après le corps de Thorgeir, d'autres meurtres auront lieu, sans aucune description glauque. Juste de la tension et un mystère bien épais, comme le manteau de neige à ces quelques jours de Noël.

Les chapitres alternent entre "aujourd'hui" (l'enquête) et "avant" (les derniers jours de Thorgeir en résumé).

Eva Björg Aegisdottir traite des sujets de la maltraitance enfantine, de la violence intra familiale et celle des adolescents entre eux, des familles et d'une société dysfonctionnelles. Elle questionne surtout sur "qu'est-on prêt à faire pour protéger les siens"... et pour se venger, et sur le prix des secrets enterrés. Elle nous immerge dans une petite commune, qui est aussi une communauté où tout le monde se connaît... ou pense se connaitre... Où les adultes ont grandi dans les mêmes écoles et ont fréquentée les mêmes colonies de vacances... Mais finalement, il y a bien des secrets inavouables derrière des façades amènes... 

Une enquête des plus traditionnelles, qui nous ramène jusqu'à 1995... Bien ficelée, tout s'explique et se tient, pas de "comme par hasard", ni de clichés de genre, ni de longueurs inutiles. Bref, je recommande. On ne se dit pas "wahou", mais on a passé de très agréables et prenants moments de lecture.

PS : D'après mon ami Google, une série TV avec Elma devrait bientôt être diffusée en France... Si vous tombez dessus, n'hésitez pas, je pense que la qualité sera au rendez-vous !

 

13ème participation.

J'en étais à 36 points, cette lecture m'en rapporte 1 + 2 de prime climatique cercle arctique = 3

Me voici donc à 39 points

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 3 Mars 2026

Film d'Armelle et Emmanuelle Patron

Avec Miou Miou, André Dussolier, Arnaud Ducret, Thomas Solivérès, Pauline Clément

Synopsis : Quand Alice et Vincent Gauthier convoquent en urgence leurs trois enfants, la fratrie débarque affolée craignant le pire … mais, bonne nouvelle, leurs parents ont en fait touché le Jackpot ! Le problème : ils ne comptent pas leur donner un centime.

Mon humble avis : Ce film est l'adaptation de la pièce éponyme à succès, vu par plus de 500 000 spectateurs en France, entre Paris et la province.

Chers parents m'a régalée du début à la fin. J'ai souri ou ri de bon coeur, sans exagération, sans me sentir forcée. Parce qu'en fait, le scénario est bien plus subtil et fin qu'il n'y paraît. Et par le biais de plusieurs twists qu'on ne voit pas venir, il ne manque pas de rythme, de surprises, et de situations des plus inattendues. C'est cynique, caustique, drôle et tellement vrai en fait car satirique à souhait. C'est un presque huis-clos familial qui va complètement dégénérer... A cause de quoi ? De l'argent bien sûr.... Cet argent tombé du ciel par millions, qui va révéler petits et grands travers des uns et des autres, qui va réveiller de vieilles rancunes ou jalousies. Bref, lorsque le pognon paraît, quand on n'en n'a jamais vraiment manqué, et bien tout par en live.

Ce film a donc l'éternel sujet "L'argent ne fait pas le bonheur"... Il le traite de façon subtile en posant clairement la question aux trois grands enfants... Quelle somme vous manque t-il pour être heureux... Chaque enfant réagit différemment... L'un veut une Porsche (je caricature à peine), l'autre pense à remplacer sa machine à laver. On voit ainsi qui de la fratrie est le plus matérialiste ou autre. Mais, ce que le film nous dit aussi, c'est que tant que la dépense d'une telle somme est pensée individuellement, elle ne mène pas à grand-chose. Par contre, quand on y pense collectivement, des projets vraiment intéressants et équilibrés pour tous apparaissent.

Autre sujet du film... Les grands enfants adultes qui revendiquent leur liberté et leur indépendance mais qui ont toujours besoin d'un soutien affectif et/ou financier.

Chaque comédien est parfaitement à sa place, dont Arnaud Ducret en ignoble grand-frère. Mais celle qui brille le plus tout en discrétion, c'est Miou Miou. Elle est tout simplement géniale ! Quant aux dialogues, ils sont fichtrement bien sentis !

Bref, la famille reste et restera un sacré terreau d'inspiration créative, tant dans ce petit microcosme, tout ce que l'humain fait de mieux et de pire est bien présent.

En ces temps où tout pète partout, ce film est un bol d'air qui pose de bonnes questions, amuse beaucoup. Il est donc à consommer sans modération ! L'argent ne fait pas le bonheur, mais s'il permet déjà deux heures de plaisir au ciné, c'est déjà pas mal !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 1 Mars 2026

Thriller - Editions Lizzie - 7h55 d'écoute - 19.99 €

Parution Lizzie 2018 - Fleuve Noir 2011

Mon pitch : Trois hommes et un chien se réveillent au fond d'un gouffre. Le maître du chien est enchaîné par le poignet, un autre par la cheville et le troisième, porte un masque de fer... qui explosera s'il s'éloigne trop des 2 autres. Les trois hommes ne se connaissent pas, que font il là ? Pourtant, chacun dans son dos à une affiche qui dit " qui est le voleur", "qui est le menteur", "qui est le tueur"...

Un huis-clos sous haute tension dans le froid et les profondeurs la terre...

 

Tentation : Sortir une "vieillerie" de ma PAL audio

Fournisseur : Bib de Rennes

 

Mon humble avis : Un huis-clos survivaliste des plus oppressants, qui ne plaira pas aux âmes sensibles. Dans ces pages, Franck Thilliez va loin dans la violence et l'horreur. A un moment, je me suis demandée si j'allais poursuivre ce roman de survie forcée en milieu très hostile. Et en même temps, j'avoue que cette version audio, portée par la voix de Guillaume Cramoisan (acteur que j'aime beaucoup) en parfaite adéquation avec l'urgence et la noirceur de la situation, reste tout de même addictive, même si nos nerfs et notre coeur sont mis à très rude épreuve. Parce que mine de rien, on a envie de savoir : Pourquoi eux ? Et bien sûr, sortiront-ils vivants de ce trou ?

Ces hommes ne se connaissent pas et vont devoir autant s'apprivoiser, que se défier, que se méfier, que se faire confiance, que de s'entraider pour survivre un jour, puis deux, puis sept dans un gouffre sous un glacier, ou leur prédateur leur a laissé quelques objets et une tente. La survie en milieu extrême, Jonathan, le narrateur connait, lui l'ancien alpiniste qui s'est frotté à l'Everest. L'autre homme un jeune beur du Nord, qui vit manifestement de petits larcins. Le troisième travaille dans un abattoir...

Au fil des jours, les trois hommes vont découvrir le lien qui les unit... mais ignorent toujours qui, parmi eux, est le voleur, le tueur et le menteur... Et si ces trois mots désignaient une seule et même personne, chez qui les secrets ont la dent dure ?

Ce thriller n'est pas une enquête, même si les trois hommes et le lecteur réfléchissent à la solution de l'énigme au rythme des conversations entre les personnages, parsemées aussi de quelques flash-backs dans la vie de l'un ou de l'autre. Globalement, le thème de l'histoire est ce à quoi l'on est prêt pour survivre, ce que l'on oublie quand ça nous arrange

C'est oppressant à souhait, je pense que si le roman était adapté au ciné, je passerais pas mal de temps à me boucher les oreilles et à fermer les yeux. Sur Babelio, certains lecteurs comparent ce roman au film Saw... que je n'ai pas vu, mais qui peut être un indicatif pour vous.

Oui, c'est rondement mené, oui on est plus que tenu en haleine. La fin est surprenante, qui peut ou pas, suggérer une relecture des événements et des dialogues. Une fin ou tout un roman peut-être en trompe l'oeil. Vengeance ou folie, ou les deux ? Peut-être que Thilliez vous a baladés depuis le début... Et malgré la dernière révélation en page finale, la question peut demeurer ou vous rendre dubitatifs sur l'ensemble du roman.

Je pense qu'il y a 15 ans, j'aurais été plus enthousiaste avec ce roman que j'aurais peut-être dévoré... Mais les années passant, je suis de moins en moins friande de ce sordide machiavélique, de ses souffrances morales et physiques que les auteurs du genre nous font partager.

 

 

12ème participation.

J'en étais à 35 points. Ce rapport (+ 1 point) me mène 36 pts.... Toujours de Commissaire de police.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 27 Février 2026

BD - Editions Futuropolis - 224 pages - 29 €

Parution en novembre 2025 

Le pitch : Treize ans après Voyage aux îles de la désolation, l'auteur raconte son retour aux terres australes, dans les îles Kerguelen, où il est invité par Christophe Guimet, responsable des programmes éléphants de mer, pour rendre compte de leur travail. Son récit témoigne des changements à l'oeuvre sur ces terres à cause du réchauffement climatique et de l'évolution de la société locale.

 

Tentation : Le dernier Lepage, enfin, quoi !!!

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : L'année dernière, j'avais déjà embarqué sur le Marion Dufresne avec Emmanuel Lepage via sa merveilleuse BD "Voyage aux îles de la désolation". Il y était surtout question de logistique, le Dufresne allant d'île et île des TAAF (Terres Australes et Antarctiques Françaises) pour les ravitailler et assurer les rotations humaines des scientifiques hivernants etc... 

Cette fois-ci, c'est focus sur un archipel, les Kerguelen, puisque Lepage y reste près d'un mois. L'album réclame du temps et une attention de lecture. Parce que les dessins sont toujours aussi sublimes, ils sont à eux seuls des chefs d'oeuvre que l'on admire en détails. Mais également parce que les bulles sont aussi importantes et intéressantes que les traits de pinceaux.

Cet album est centré sur deux sujets principaux : le vivre ensemble dans une région de désolation, avec très peu, avec des personnes d'origines, d'âges, de sexes, d'expériences et de caractères différents. Tous sont là avec une mission et un rôle bien précis, tous sont là volontairement : pour la plupart, c'est un rêve, ou une parenthèse ou un aboutissement... Mais tous repartent transformés par cette expérience humaine et naturelle hors du commun.  D'ailleurs, ils insistent bien sur le terme expérience, et n'usent pas de celui d'aventure. Et surprise pour Emmanuel Lepage en arrivant à Kerguelen... Sa BD "Voyage aux îles la désolation" a suscité des vocations !!!

Les temps changent... Il y a maintenant des femmes scientifiques qui viennent en TAAF là où, il y a quelques décennies, l'univers étaient exclusivement masculin. Les balises GPS posées sur quelques oiseaux ou lions de mer n'existaient pas. Il n'est plus question de sonder les sols à la recherche de richesses, mais juste de comprendre, d'étudier, de protéger, de préserver... ou de remettre en état. Car ce n'est que maintenant que l'on réalise les erreurs passées, lors des premières missions, avec l'introduction d'espèces animales et végétales européennes... Ce qui est un désastre pour l'écosystème local. Dans ces pages, le gros problème, c'est le chat, introduit à la base pour lutter contre les rongeurs... mais qui a désormais une influence catastrophique sur la faune aviaire qui se reproduit sur place.

C'est donc une multitude de portraits et de dialogues avec toutes ces personnes qui vivent le temps d'une année sur les îles Kerguelen que nous offre ici Emmanuel Lepage. On est vraiment tourné vers l'humain, la façon et le choix de vivre l'éloignement etc. Il est sans cesse question d'émerveillement, de passion même si chacun travaille dur dans des conditions difficiles. Mais chaque personne est consciente de sa chance d'être là, dans une atmosphère joyeuse, faite de solidarité, de concessions, de passages de relais, d'entre aide, de débrouille et d'amusement avec les moyens du bord sans jamais oublier les précautions de sécurité... ou de respect de l'environnement naturel (par ex, le soir, chaque cabanon ferme systématiquement les rideaux pour ne pas déranger la faune par la lumière électrique.) Evidemment, chacun(e) de ces scientifiques témoignent des effets du réchauffement climatique, et regrette que la communauté du savoir et de la recherche soit écoutée mais si peu entendue...

Et pourtant, je trouve qu'il y a beaucoup d'espoir dans ces pages... Parce que la plupart des personnes dessinées et interrogées sont jeunes, très jeunes... Très loin de l'image des glandeurs à capuches et scooter de mon quartier, très loin aussi de tous ces influenceurs qui passent leur vie devant un écran à nous vendre des choses dont on n'a pas besoin, et encore plus loin de ceux qui font régner la terreur pour de la poudre blanche dans certaines zones de grandes villes. Oui, passer du temps avec Lepage et tous ces jeunes qui ont tant à m'apprendre même s'il leur reste encore toute une vie de découverte, ça m'a fait chaud au coeur, malgré le vent glacial qui s'abattait sur les îles.

On aimerait être avec eux, pour discuter plus longtemps, ne pas se contenter d'extraits de conversation, pouvoir poser des questions etc... Car évidemment, même s'il aborde moult sujets, Lepage ne peut pas tout dire ni tout approfondir. Cet album est trop court en fait ! et ce billet pourrait faire trois pages !

"Je fais des livres pour ne pas désespérer du monde...pour trouver de la beauté malgré tout... pour tisser des liens et vivre plus intensément avec eux... je fais des livres sur des gens qui cherchent et qui se cherchent... Pour apprendre à penser autrement... pour être un peu moins con" (Emmanuel Lepage)

Et moi, c'est pour cela que j'aime tant lire les ouvrages de ce grand Monsieur au talent exceptionnel. A lire, à découvrir, à offrir... Et ne pas hésiter à lire ou relire "voyage aux îles de la désolation" en premier... Cela permet d'appréhender différemment ce tome ci, avec déjà quelques connaissances sur les TAAF dans notre caboche.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 25 Février 2026

Polar - Editions Gallmeister - 330 pages - 23.90 €

Parution en octobre 2025

Mon pitch : En Sardaigne, Marzio, avec son sale caractère, tient une librairie spécialisée en polars...Mais librairie sur le déclin, malgré ses deux pensionnaires qui amènent quelques curieux : Miss Marple et Poirot, deux chats noirs... Et en arrière-boutique, tous les mardis, se réunit un groupe d'une poignée d'amateurs du genre, qui "jouent" aux détectives amateurs du mardi.

Contre toute attente, Marzio est choisi comme "libraire flottant". En effet, deux maisons d'éditions (une française et une italienne), organisent une croisière promotionnelle pour la sortie du dernier roman de leur auteur phare, Artistide Galeazzo, qui écrira les derniers chapitres de sa série policière à laquelle il compte bien, subitement, maître un point final.

Marzio et son copain policier Flavio, accompagnés de Poirot et Miss Marple montent donc à bord du bateau...

Et le lendemain matin, Aristide Galeasso est retrouvé mort, dans la bibliothèque, manifestement assassiné... L'enquête commence pour Marzio, Flavio et les deux félins. Car l'assassin est forcément à bord du bateau.

 

Tentation : Pitch + chats + croisière

Fournisseur ; Bib de St Lunaire

 

Mon humble avis : Je me faisais une joie découvrir la plume d'un des principaux représentants de la nouvelle génération d'auteurs de polars/thrillers italiens, me voilà déçue... Ce que j'ai lu ne me convient pas vraiment, même si ce roman peut vraiment plaire à de nombreux lecteurs très amateurs de cosy crime. Car là, c'est cosy et piano piano...

Pourtant, cela commence fort, le prologue de quelques pages mettant en scène le crime, sans donner évidemment aucun indice. Mais ensuite, flashs blacks emplis de disgressions, qui présente chacun des protagonistes (et peut-être leur potentielle motivation à commettre le crime), de dialogues longs et creux mais censés être drôles. Bref, il faut attendre plus de la moitié du roman pour monter à bord, dans tous les sens du terme, pour qu'enfin, le crime ait lieu et que l'enquête de style classique (who done it)) commence. Celle-ci n'est pas sans intérêt mais le problème pour moi, c'est le rôle qu'y jouent les félins et le comportement on ne peut plus invraisemblable que Pulixi leur donne. Non les chats ne sont pas des chiens, ne s'embarquent pas comme ça sur un bateau de croisière et n'ont pas envie de faire plaisir à leur maître comme les chiens (je n'en dis pas plus pour ne pas spoiler). Mais j'avoue que la démonstration de Marzio et Flavio comme dénouement est convaincante, (excepté le côté félin), qui nous plonge dans les relations tordues du monde de l'éditions et des égos surdéveloppés.  Le dénouement n'est pas sans rappeler, dans la méthode, un certain Hercule Poirot... Excellente transition pour dire que ce roman se veut un hommage aux grands de la littérature du genre polar thriller... D'ailleurs, le scénario rappelle "Le crime de l'Orient Express" et / ou "Mort sur le Nil". Le problème est que cet hommage devient lourd, que Pulixi nous assène de référence littéraire de rom/pol à tout va et pas forcément à propos ("comme le dit Pierre Lemaître", Agatha Christie, Arthur Conan Doyle, Simenon et j'en passe et des meilleurs que je connais ou non)... Et quand le médecin du bateau, un retraité, tire ses conclusions sur les causes de la mort en fonction de ce qu'il a retenu de ses lectures de Patricia Cornwell....  Je ne peux m'empêcher de lever les yeux en l'air...

Peut-être qu'il y a ici une véritable volonté de pastiche sans que j'y sois sensible... Mais franchement, avec la même intrigue, mais moins de blablas creux et sans cet humour pas drôle on aurait pu avoir une superbe version de "chambre close". Et avec un peu plus de tension et de menaces, de ce cosy crime aurait pu émaner un thriller haletant.

Bon, ce roman est le deuxième opus d'une série qui pourrait en compter plus à l'avenir. Le premier tome, "La librairie des chats noirs", je ne l'ai pas lu et ne le lirai pas. J'arrête là avec Marzio est ses compères félins. Par contre, si vous avez un bon titre de Pulixi à me proposer, loin du cosy crime et plus pages turner, je suis preneuse !

 

11ème participation.

J'en étais à 30 points

La bonne nouvelle, c'est que je savais qu'avec ce titre j'allais cocher les cases "croisière" et "chats", et bien il me permet aussi de cocher "Poison" et "Détective amateur"

Ce rapport 1 points + 4 cases cochées... Cette lecture m'amène à

35 points, toujours au grade de commissaire de Police !!!

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 23 Février 2026

Film d'Alice Winocour

Avec Angelina Jolie, Louis Garrel, Vincent Lindon, Anyier Anei

Synopsis : A Paris, dans le tumulte de la Fashion Week, Maxine, une réalisatrice américaine apprend une nouvelle qui va bouleverser sa vie. Elle croise alors le chemin d’Ada, une jeune mannequin sud‐soudanaise ayant quitté son pays, et Angèle, une maquilleuse française aspirant à une autre vie. Entre ces trois femmes aux horizons pourtant si différents se tisse une solidarité insoupçonnée. Sous le vernis glamour se révèle une forme de révolte silencieuse : celle de femmes qui recousent, chacune à leur manière, les fils de leur propre histoire.

Mon humble avis : Un synopsis qui me plait, une grosse promo, avec la présence de la star Américaine Angelina Jolie sur les plateaux TV etc... Et surtout, un énorme coup de coeur pour "Revoir Paris", précédent film de la réalisatrice Alice Winocour... et me voilà assise dans le noir sur un fauteuil de velours...

A regarder un film dont les images sont superbes, dont les actrices jouent très brillement leur rôle, un film qui montre quelques envers du décor derrière le glamour des grands défilés... où toutes ses superbes filles paraissent tellement femmes objets... Chacune des trois héroïnes possède une ou deux scènes marquantes, qui vont se jouer dans un regard, un sourire retenu, une courte phrase. Mais dans l'absolu, le film est beaucoup trop dans l'implicite et pas assez dans l'explicite par rapport au synopsis, et donc à la promesse... Car de cette solidarité féminine annoncée, on ne voit pas grand-chose, et il ne faut pas louper "les instants" qui ne reviendront pas... En résumé, chacune croise l'autre le temps de deux ou trois phrases et d'un mot d'encouragement... Les héroïnes se croisent, tracent leur route/rôle... Des destinées qui ne se rejoignent pas vraiment, si ce n'est le temps de quelques secondes, et c'est dommage... Parce que finalement, on ne va en relative profondeur que dans le coeur de Maxine... Ada et Angèle ne sont pas loin de la figuration, personnages à peine explorés mais nécessaires pour que ce film ne soit pas que sur cette américaine à Paris qui découvre qu'elle a un cancer du sein à un stade bien avancé.

Et puis, alors qu'on était dans le rationnel, pendant quelques instants... tout dérape dans l'incompréhensible et l'irréaliste, sans doute faut-il chercher bien profond une métaphore avec la vie des personnages, mais ça ne saute pas aux yeux... Une tempête, une tribune couverte qui s'effondre, mais des top models qui continuent à défilé sous la pluie, dans la boue, certaines avec une couverture de survie, mais toute avec un vêtement à plusieurs milliers d'Euros... Faut qu'on m'explique, tout comme l'arrivée du loup.

Et pourtant, on sent que réalisatrice comme actrice (Angélina jolie) évoquent des drames autobiographiques, cancer pour l'une, ablation préventive pour l'autre... Et cet aspect-là du film est franchement réussi, avec une Angélina Jolie qui est dite au sommet de son art. Je n'ai pas vu beaucoup de ses films, mais oui, son interprétation de Maxine est juste parfaite, touchante, avec ce qu'il faut de pudeur.

Un film qui parle de coutureS, au pluriel... Les personnages qui recousent leur vie et le milieu de la haute couture... Et pourtant, l'ensemble parait décousu.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 21 Février 2026

Thriller - Editions Livre de Poche - 480 pages -8.80 €

Parution poche janv 2025, Denoël 2023

Mon pitch : Ils sont 10 participants au Bêtatest "Devenir zéro". Au top départ, ils auront deux heures pour disparaître radars.... et ne pas se faire attraper pendant un mois. Le gagnant empochera la somme de 3 millions de dollars, de quoi changer une vie... Sauf que tous les coups sont permis pour les traquer... En effet, ce sont la CIA, le FBI et Fusion, l'une des entreprises les plus innovantes de la high tech, qui unissent leurs moyens et leurs compétences, qu'ils soient technologiques, scientifiques, humains... Soit David contre Goliath. Le but de Fusion est d'obtenir l'aval de la CIA pour mettre en place une application de cybersurveillance des citoyens américains... pour la sécurité intérieure...

Parmi les 10 "Zéros", Kaithlyn, célibataire et tranquille bibliothécaire de Boston...

 

 

Tentation : Le billet de Violette

Fournisseur : La bib de St Lunaire

 

Mon humble avis : Voici un roman Néozélandais qui se déroule aux USA. Un terrible page turner qui nous plonge dans une gigantesque chasse à l'homme au niveau national (fédéral)... Et qui, depuis ces dernières semaines, rappellent cruellement l'actualité d'outre-Atlantique. Sauf que l'actualité n'est pas une oeuvre de fiction qu'on lit pour le plaisir et les frissons.

Les chapitres alternent entre le quotidien et les stratégies imaginées par  les zéros pour ne pas se faire rattraper, et des sessions (parfois un peu longuettes je l'avoue tout de même, mais rien de rédhibitoire) dans les locaux de Fusion en ébullition, avec à leur tête, tel un capitaine, Cy Baxter (un milliardaire qui serait l'hybridation d'Elon Musk et de Mark Zuckerberg) qui déploie des millions de dollars tant en logistique humaine, que matériel ou informatique pour dénicher les zéros qui se croient à l'abris... On apprend vite que dans les 10 zéros, la moitié sont des professionnels de la sécurité (etc) et les cinq autres de simples citoyens lambdas. Et Cy Baxter se demande bien qui a recruté la candidate Kaithlyn, qui paraît si insignifiante qu'il est persuadé qu'elle tombera dans ses filets en moins d'une journée.

Au fur et à mesure que tombent les Zéros, Kaithlyn résiste. Elle en fait voir de toutes les couleurs à Cy et son bataillon. Car Kaithlyn n'est pas ce qu'elle prétend être, et sa motivation est tellement au-delà de l'argent qui rien ni personne ne pourra l'arrêter.... 

Nous suivons donc passionnément les pérégrinations "sous-radars" de Kaithlyn au fil des pages. Cette course poursuite est haletante, d'autant qu'au deux-tiers du livre, l'affaire prend d'autres dimensions menaçant un secret bien gardé de la CIA... Et de participante à un Bêtatest, Kaithlyn devient une femme à abattre sans sommation !

L'histoire est très habilement construite et documentée... Comme je ne suis pas dans les petits secrets de la high tech et des moyens de surveillance, comme l'IA gagne chaque jour en capacité et en terrain, je serais incapable de dire si nous sommes ici dans une légère anticipation ou dans une histoire des plus réalistes techniquement parlant... Pour le reste, on sait qu'aux USA, tout devient, hélas, possible.

La psychologie des personnages est finement rendue et analysée, depuis "le gros dur" qui se croit plus malin que tout le monde et qui se fait prendre en premier (et pourtant, il avait de l'idée !) jusqu'au milliardaire qui ne supporte pas que quelque chose/quelqu'un lui résiste, en passant par les agents du FBI qui ne se sentent plus raccord avec la politique de surveillance de leur pays, jusqu'à la pugnace Kaithhyn.

Ce thriller psychologique est autant divertissant que matière à réflexion, notamment sur l'éthique....  Que ce soit aujourd'hui, demain ou la semaine prochaine, il semble que l'on soit tellement fiché ou fichable de partout que disparaitre dans la nature deviendra qu'un pur fantasme... Et en même temps, jamais au grand jamais nous avons donné, consciemment ou inconsciemment, aux agences de renseignements qu'elles soient militaires, politiques ou commerciales, tout ce qu'il y a à savoir sur nous pour prédire notre prochain pas.... C'est aussi très glaçant comme constat.

Ce n'est pas vous qui tournez les pages, c'est le suspense et la tension qui s'en chargent ! Et la plume dynamique, aussi caustique que drôle par moment, qui n'épargne pas la société, n'est pas étrangère à l'effet qu'à cette aventure de dingue sur vous ! Et un postulat de départ que je trouve bien original.

A lire !

 

L'avis de Inganmic, Dasola, Philisine

10ème participation.

j'en étais à 29 points...

Ce rapport m'en donne un, me voici donc à 30 points et au grade commissaire de police !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10ème participation.

j'en étais à 25 points

Ce rapport m'en ajoute 1 : me voici à 26 points

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 19 Février 2026

Roman - Editions Lizzie -3h04 d'écoute - 16.99 €

Parution en 2020 (Prix Renaudot 2020)

4ème de couv : Le fils, c'est André. La mère, c'est Gabrielle. Le père est inconnu.

André est élevé par Hélène, la sœur de Gabrielle, et son mari. Il grandit au milieu de ses cousines. Chaque été, il retrouve Gabrielle qui vient passer ses vacances en famille.

Entre Figeac, dans le Lot, Chanterelle ou Aurillac, dans le Cantal, et Paris, Histoire du fils sonde le cœur d'une famille, ses bonheurs ordinaires et ses vertiges les plus profonds, ceux qui creusent des galeries dans les vies, sous les silences.

 

Tentation : Durée parfaite pour un trajet voiture

Fournisseur : La bib de St Lu

Mon humble avis : Me voilà aujourd'hui à copier/coller simplement la 4ème de couv et non à pondre un de mes pitch personnel... Tout simplement parce que je suis incapable de résumer ne serait-ce que la genèse de cette histoire. Peut-être mon ressenti de lecture est-il directement relié au format audio de lecture, mais je ne me suis accrochée à rien dans ce roman, qui m'a semblé être une longue litanie généalogique et qui plus est, dans le désordre chronologique avec des retours en arrière incessant. Bref, je n'ai accroché à rien dans cette saga familiale sur des décennies mais moins de deux cents pages... De ce fait, une vague impression de factuel, de rien d'approfondi. Pas un gramme d'émotion, d'empathie ou d'attachement à des personnages ne m'est venu lors de la lecture. Certes, il y a le style et les mots très particuliers de Marie-Hélène Lafon qui restent un plaisir... Car l'autrice a pour habitude de dire les choses telles qu'elles sont, sans tourner autour du pot, avec des termes toujours choisis avec précision. Mais pour le reste, tout ne fut qu'indifférence pour moi.

Avez vous lu et aimé ce roman ?

A ce jour, parmi tous les titres de Marie-Hélène Lafon que j'ai lu, mon préféré reste Joseph

Et pourtant, sur Babelio, les avis sont majoritairement élogieux

 

7ème participation au challenge

Gravillons d'hiver

192 pages en format poche folio

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 17 Février 2026

Polar - Editions Gallimard - 160 pages - 4 € en poche

Parution en 2015

Mon pitch : Olav est expéditeur... Il n'envoie rien de commercial, il expédie ad patres... Donc tueur à gage à Oslo.

Son patron a une nouvelle mission pour lui... Liquider sa femme qui le trompe... Sauf que Olav, tombe en amour pour sa cible et préfère descendre l'amant, ce disant que l'affaire était tout de même résolue... Sauf que l'amant et bien c'était le fils du patron (le beau-fils de la cible)... Et que le patron est donc très en colère... Les ennuis commencent...

 

 

 

Tentation : Découvrir enfin Jo Nesbo

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Récemment, avec mon billet sur la femme au manteau bleu, je démontrais que l'intérêt d'une intrigue n'était en rien liée à l'épaisseur du roman... Poursuivant mes lectures de polars de moins de 200 pages pour le challenge de Sybilline, je démontre aujourd'hui qu'un polars de 160 pages seulement peut aussi s'avérer... long !

La narration est à la première personne du singulier or, si j'ai bien compris la fin, cela me semble disons compliqué, à moins que ce soit une fois de plus une fin tellement ouverte qu'elle laisse à l'auteur la possibilité d'écrire un tome 2 avec le même personnage, ce qui est ici le cas.

Le style m'a semblé bien peu fluide, peut-être est-ce dû à la traduction... Mais à de nombreuses reprises, j'ai buté sur des phrases pour en comprendre le sens profond.... (Ex Ca a été tel que je j'avais rêvé que ce serait. Tel que je n'avais pas cru que ce pouvait être...)

Il parait qu'il y a de l'humour et des loufoqueries dans ces pages, j'y ai plutôt trouvé des lourdeurs et des longueurs qui remplissent tous les clichés du genre... Puisque même le tueur à gages Olav est en fait un homme de bon coeur etc... On est en fait entre une mafia sans pitié et ce qui ressemble à des pieds nickelés. Peut-être que le but de Jo Nesbo était de livrer une farce, quoiqu'il en soit, je suis bien passée à côté alors que sur le papier, ce polar avait beaucoup pour me plaire. Mais cette farce est plutôt du genre soporifique et manque terriblement de rythme.  On est plus dans un règlement de compte entre brigands qui se déroule si j'ai bien compris dans les années 70, en tous cas, bien avant les téléphones portables et autres réseaux. Pas un thriller, pas même vraiment un polar, on va dire un roman noir aux personnages qui n'ont rien d'attachants, même si l'auteur déploie bien des efforts pour qu'Olav émeuve les lecteurs (il est dyslexique, a eu une enfance terrible, sait à peine compter mais adore lire Les misérables de Victor Hugo... Ah mais j'ai trouvé !!! L'auteur voulait sans doute rendre hommage et placer un auteur classique qu'il aime, donc il a inventé cette histoire à l'intérêt des plus décroissants. Bref, un placement de culture générale...

Bref, première rencontre avec Jo Nesbo ratée pour moi ? Quel titre de ce fameux auteur Norvégien me conseillez-vous pour ne pas risquer un 2ème échec ? Car évidemment que je donnerai une 2ème chance à cet auteur... Sa bonne réputation doit bien être méritée non ?

 

 

9ème participation.

J'en étais à 22 points

Ce rapport (1 point) + cases cochées Scandinavie, Maffieux, trafic de drogue et armes à feu (4 points) + Prime climatique (il fait - 20° tout au long du roman !!! (2 points) 

Me voici à 29 points.

 

6ème participation au challenge

Gravillons d'hiver

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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