Publié le 22 Février 2024

Roman - Editions Julliard - 204 pages - 20 €

Parution en janvier 2023 (existe en poche)

L'histoire : Il a 19 ans lorsqu'il reçoit l'appelle de Léa, sa petite soeur de 13 ans. Elle lui dit : "Papa vient de tuer Maman".

Alors étudiant danseur à l'opéra de Paris, il prend le premier train pour sa Gironde natale. C'est ce que raconte ce livre, les heures, les jours, les mois qui suivent l'ignominie, et la difficile reconstruction de deux êtres brisés et sans repère. Cela et bien d'autres choses aussi.

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib de St Lunaire 

 

 

Mon humble avis : Ce roman est inspiré d'un fait réel...

Définition de fait divers : "Événement sans portée générale qui appartient à la vie quotidienne".

Philippe Besson s'attaque ici au délicat sujet du féminicide... Et il prouve clairement qu'un féminicide, qui sera classé dans les rubriques "faits divers" n'a rien de cela, tant la portée du geste est générale et que jamais au grand jamais, il ne devrait faire partie de la vie quotidienne.

17 coups de couteaux sur Cécile, la mère du narrateur et de Léa, qui était dans sa chambre au moment des faits. Le meurtrier, le père et époux, prendra la fuite et sera retrouvé quelque temps plus tard. Il y a enquête, procès etc... Il semble que personne n'ait rien vu venir.

Or, quand le narrateur fait appel à ses jeunes souvenirs, qu'il interroge ses proches (amis, familles), il réalise que les signes, même les signaux d'alerte étaient bien là. Mais personne n'a rien dit, personne n'a bougé, tout le monde s'est enfermé dans sa propre conscience se répétant ce mantra infernal : les affaires des autres ne me regardent pas, ce sont des histoires de couples etc. Même la gendarmerie a fermé les yeux un an plus tôt lors d'une main courante déposée par Cécile, main courante immédiatement classée sans suite.

Dans cette histoire tragique, Philippe Besson pointe le doigts sur les manquements de chacun, individus et institutions. Il dénonce aussi la froideur de la justice, le manque d'accompagnement des victimes dites "collatérales", mais qui sont de fait victimes directes. Encore en vie certes, mais dans quelle vie ? Alors que les deux enfants vivent un drame affreux, aucune aide administrative n'est mise en marche, un gendarme propose vaguement, sans insister, un soutien psychologique. C'est le grand-père dévasté qui va devoir tout gérer, et le grand frère, à peine sorti de l'adolescence.

Le crime est abject, la non-réaction sociétale révoltante. La plaidoirie de la défense est écoeurante. La détresse de ces deux enfants effroyables et les conséquences psychologiques du meurtre se révéleront abyssales. Philippe Besson donne donc la parole à ses victimes invisibles et silencieuses.

Un roman coup de poing (dans une fourmilière j'ai envie de dire), qui plonge le lecteur dans un état de sidération. Chaque étape vécue par Léa et le narrateur est parfaitement parfaitement décrite et analysée.

L'écriture est sans effet ni esbrouffe, et j'ai d'ailleurs peiné à reconnaître le style Besson que j'aime tant. J'ai eu l'impression d'irrégularités. Sans doute est-ce voulu... Après tout c'est un tout jeune homme détruit, et loin du milieu littéraire, qui narre son histoire. Donc ceci explique peut-être cela.

En sortant des chiffres, la littérature en pénétrant nos sentiments sur la durée, peut aider à éveiller les consciences... Ne pas fermer les yeux sur ce qui se passe autour de nous, que ce soit par confort ou par bienséance sociale.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 20 Février 2024

Roman - Editions Sixtrid - 10h31 d'écoute - 19.55 €

Parution d'origine éditions de l'Olivier 2016

L'histoire : Lili quitte Manosque et après un long chemin, parvient à Kodiak en Alaska. Son objectif, c'est d'embarquer sur l'un de ces navires qui partent pêcher la morue noire, le flétan, le crabe, de jour comme de nuit, sur des mers calmes ou déchaînées. Lili est une femme menue, sans expérience, qui veut intégrer un monde d'hommes... Et elle y parviendra. Elle fréquentera les marins sur l'eau et ira repeindre la ville en rouge lors des retours sur terre. Parmi tous ces hommes, il y a Jude, le grand marin aguerri...

 

 

Tentation ; Pitch et découverte

Fournisseur : Ma PAL audio (bib de Rennes)

 

Mon humble avis : C'est mon inscription au challenge de Fanja "Book trip en mer" qui m'a incitée à sortir de ce roman qui flottait dans ma PAL audio depuis un moment.

Le grand marin est un livre résolument féministe, l'histoire d'une femme qui veut faire et vivre comme les hommes, comme les marins, quoiqu'il en coûte, qu'elle que soit la souffrance, les difficultés etc...

La voilà arrivée en Alaska, à la recherche d'un navire pour embarquer, puis subissant la misogynie de ses collègues, avant de faire partie de l'équipe, d'être devenue elle-même une vraie marin, au corps menu, mais aux paluches de mec et à la volonté de fer. Toute cette première partie m'a bien embarquée, qui me permettait de découvrir un univers dont je suis on ne peut plus étrangère. J'ai eu le mal de mer, j'ai été écoeurée par l'odeur de poisson, j'ai eu mal aux mains, au dos...

Et puis, plus rien ou pas grand-chose, je suis vite redescendue sur le quai, devant la répétition des scènes, des dialogues qui m'ont semblé plutôt creux et tournant en rond. Certes, on perçoit cette passion obsessionnelle pour la pêche de certains, l'extrême dureté et précarité de ces vies, mais aussi toutes les âmes et les corps brisés qui montent sur ces navires. Et l'alcool qui coule à flot sitôt le port rejoint.

Je n'ai pas réussi a repéré qui était vraiment qui sur ces bateaux devant la profusion de personnages. Je n'ai jamais su vraiment "pourquoi la pêche et l'Alaska pour Lili", dont on devine juste qu'elle fuit une certaine violence à Manosque, mais guère plus. Lili reste un mystère, on ne sait pas trop qui elle est vraiment, et de ce fait, on peine à s'y attacher. Pourquoi autant de cruauté en elle ? Pourquoi cette autodestruction ? Ce roman, très factuel en fait, manque d'analyse profonde, reste en surface...

Aussi, j'ai passé le reste de ma lecture à essayer d'hameçonner quelque chose, j'ai tenté plus d'une fois de remonter sur le navire et de relancer mes filets, et malgré la longueur de l'histoire, je n'ai rien remonté qui m'ait passionné. Rencontre ratée pour moi avec ce grand marin. Mais PAL audio - 1, et je sais maintenant de quoi retourne cette histoire, donc pas de regret pour autant ! 

Prochainement, je devrais embarquer avec le pêcheur d'Islande, de Pierre Loti !

                                                                     384 pages donc 3 points !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 18 Février 2024

Film d'Alix Delaporte

Avec Roschdi Zem, Vincent Elbaz, Alice Isaaz

Synopsis : Gabrielle, 30 ans, intègre une prestigieuse émission de reportages. Elle doit très vite trouver sa place au sein d’une équipe de grands reporters. Malgré l’engagement de Vincent, leur rédacteur en chef, ils sont confrontés au quotidien d’un métier qui change, avec des moyens toujours plus réduits, face aux nouveaux canaux de l’information. Habités par leur passion pour la recherche de la vérité, leur sens de l’humour et de la solidarité, ils vont tout tenter pour retrouver la foi de leurs débuts et se réinventer.

Mon humble avis : J'ai beaucoup aimé ce film, peut-être parce que son sujet m'intéresse particulièrement. A la sortie de la salle, d'autres ont dit que cela se regardait bien, quand un autre le trouvait raté.

Pour ma part, j'ai adoré découvrir l'envers du décor de ces émissions de grands reportages. Vivre au sein d'une équipe de journalistes et caméramans aguerris, couvrir les sujets les plus graves (guerre fratricide en Afrique), au plus "léger", comme la fashion week en passant par le très contemporain sujet d'actions d'activistes végans m'a fascinée... Une immersion dans une rédaction de grands reportages, ce n'est pas tous les jours que cette expérience nous est offerte.

Par-delà cette expérience, ce film donne à réfléchir sur le rapport mouvant que nous avons avec l'information, à l'époque des réseaux sociaux, des fake news et de l'immédiateté, possible dorénavant grâce aux téléphones portables que chacun dégaine pour filmer et publier, sans analyse et sans expliquer le contexte, tout et n'importe quoi... Et c'est tout et n'importe quoi qui captive dorénavant bien plus le public, car parcouru en quelques secondes, que les reportages d'une heure ou plus, qui ont nécessité enquêtes, rencontres etc...

Le personnage de Vincent Elbaz dit une phrase qui résume assez bien la situation : "On nous demande du rêve alors que les trois quarts de la planète est en train de crever". Ces grands reporters, qui se sentent vivants sur le terrain, qui couvrent les conflits et les sujets dangereux et vraiment sociétaux, se retrouvent à couvrir la fashion week. On comprend leur malaise, leur mal-être devant une profession de plus en plus dirigée par les chaines, l'argent, l'audimat.

Moi qui suis assez passionnée par l'image (via la photo notamment), j'ai apprécié les quelques courtes, mais marquantes leçons sur ce qui fait une belle image... Quelle que soit la taille du lieu, l'important et ce et ceux qui l'animent. C'est cela qu'il faut réussir à saisir, avec un angle le plus inédit possible. 

J'ai aimé suivre cette équipe qui tient presque de la famille. Même si les caractères sont parfois un peu trop marqués, on sent l'unité, la complicité, mais surtout le soutien et la passion du métier, de l'adrénaline, de la vérité, du témoignage.

Et puis il y a Roschdy Zem... Toujours aussi charismatique. Et la relation qui nait avec la stagiaire Gabrielle. Relation pas si téléphonée que cela, malgré ce qu'en disent certains. Je me suis demandé si elle tenait du paternalisme, de la transmission d'un mentor à son élève ou du sentiment amoureux.

Gabrielle, interprétée par Alice Isaaz, est d'une belle justesse. De par sa position de stagiaire qui lutte pour se faire une place dans cette équipe, elle est souvent en retrait... Mais son regard grand ouvert est partout, pour ne rien manquer, pour tout apprendre, pour tout saisir, telle la grand reporter qu'elle se destine à devenir.

Un film, presque chronique documentaire, s'il n'y avait l'importance des liens entre les personnages, qui traite bien de son sujet, et que j'ai beaucoup aimé... Avec un casting de premier choix... on y croit vraiment, on y est. C'est vibrant et poignant, une réussite originale dans le PAF actuel. Un bel hommage à ces hommes et femmes qui, parfois, risquent leur vie pour témoigner de l'état du monde... Et qui, s'ils font bien leur boulot, restent garants et preuve de la démocratie et de sa liberté d'expression.

Dommage, le film est un peu court, je serai bien restée un peu plus longtemps avec cette équipe, mais les aléas financiers de l'époque en ont décidé autrement.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 16 Février 2024

Roman - Editions Ecoutez lire - 8h18 d'écoute - 18.99 €

Parution d'origine en 1995.

L'histoire : Charlotte est la grand-mère d'Andreï Makine... lui même né en plein coeur de la Sibérie en 1957.. Quelle est l'histoire de Charlotte ? Quelle est celle d'Andreï, bercé depuis son enfance par cette double culture franco russe ? C'est le sujet de ce roman autofictif, avec comme fond historique, la dureté et les ignominies du régime soviétique.

Tentation : Ma PAL audio

Fournisseur : Bib de St Grégoire

 

 

Mon humble avis : Prix Goncourt, Goncourt des lycéens et Médicis 1995, Le testament français est ma troisième lecture du plus russe de nos écrivains français. (Après Une femme aimée et L'archipel d'une autre vie).

Je suis allée vers cet ouvrage par curiosité, envie de culture, et d'horizons inconnus. Avec Le testament français, je me suis aventurée bien loin de ma zone de confort. C'est une lecture (très) exigeante et j'avoue ne pas avoir su lui donner toute l'attention et la concentration qu'il mérite. Je me suis souvent perdue dans le récit. Mais bien des passages, où chapitres, m'ont littéralement absorbée et séduite.

Charlotte raconte à ses petits-enfants ses souvenirs de la France de son enfance. Toute cette partie-là m'a éblouie. L'auteur découvre la langue Française et pour lui, Paris prend les traits d'une mystérieuse Atlantide. Le Français le fascinera toujours, et ce sera pour lui un déchirement permanent très longtemps. Son coeur est Russe, son esprit est Français... Il lira très vite les grands classiques français, se familiarisera avec tout ce qui touche à la culture d'origine de sa grand-mère. Ce qui lui causera bien des soucis d'intégration scolaire et autre. Ces rencontres avec Charlotte sont passionnantes, et très touchantes à lire.

Ce roman traite donc en premier du rapport aux racines, et surtout à la langue. Et encore une fois, on ne peut être qu'estomaqué, émerveillé, fasciné par cette langue qu'écrit Makine de façon aussi inouïe. Quelle richesse et exactitude de vocabulaire, quelle poésie, quel lyrisme !  Ce n'est pas compliqué... La beauté de la langue a capté toute mon attention, j'étais comme hypnotisée, et suis donc passé à côté d'une grande partie du récit (et de ses divers sujets) sans doute pour cela aussi. J'écoutais les mots, les phrases et leur construction, leur effet sonore, plutôt que le sujet lui-même. Bon certes, j'ai perçu aussi quelques longueurs qui ont pu me perdre dans l'aspect historique de cette fresque.

Et puis, vient la révélation finale, des plus inattendues pour moi qui connaît peu le personnage Makine, et qui bouleverse, comme on comprend qu'elle a pu chambouler l'auteur. Et qui questionne sur les racines des êtres et leur héritage culturel. 

Malgré sa demande de naturalisation française, qui lui fut d'abord refusée, Makine était encore Russe lors de la parution de ce roman. C'est l'obtention du prix Goncourt qui a fait changer les choses. Makine fut naturalisé en 1996. Dix ans plus tard, il sera élu membre de l'Académie Française.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 14 Février 2024

Une fois n'est pas coutume, mon blog va se faire publicitaire aujourd'hui, sans lien direct avec la littérature et mes centres d'intérêts... Ceci au nom de l'amitié, de la confiance, de l'entraide et... du mérite ! 

Une fois, donc inutile de me contacter pour que je mette en avant vos produits divers et variés...  D'ailleurs, ici, on ne m'a rien demandé... je le fais par plaisir...

Une de mes amies crée sa boutique en ligne de créations de couture (sacs divers, lingettes, trousses, porte-feuilles, tours de cou... ) Sous le nom...

AU PARADIS DE VALENTIN

Cette amie, c'est Charlotte... Charlotte qui a co-créé le groupe facebook Oiseaux libres comme l'air.

Charlotte et une poignée d'autres personnes qui se reconnaitront ici (Jêrome, David H...) m'ont accueillie avec mes photos pourries et mon ignorance totale quand j'ai débarqué sur les groupe FB de photos ornitho il y a 3 ans. Accueillie, encouragée, conseillée... Ils m'ont appris presque tout ce que je sais, ou qui m'ont permis d'apprendre par mes observations, ils ont été stimulants. Et plus encore, puisqu'ils m'ont intégrée et donné l'impression réelle de faire partie d'une communauté, d'un groupe... Ils m'ont proposé d'être modératrice du groupe FB, mission que j'ai menée à bien pendant 1 an et demi avant de rendre mon tablier pour mieux ouvrir mes livres. On a passé des soirées à se marrer comme des fous sur Messenger, on s'est rencontré, on a passé quelques jours de vacances ornitho bons vins bon plats... bonne rigolade ensemble.

De profession, Charlotte est infirmière à domicile. Tout ce qu'elle fait, elle le fait bien, à fond, à la perfection... Son métier, la photo et les connaissances ornitho, la cuisine, la couture. (de ce que je connais !)

On l'a vu tomber amoureuse d'Alain, se fiancer... et bientôt, nous irons à la noce ! Alain qu'on a vu aussi devenir photographe animalier (et toute autre photo professionnelle mariage, animaux, marketing)... toutes les photos du site de Charlotte sont évidemment faites par Alain Mas photographie... (n'hésitez pas à faire appel à son professionnalisme si vous avez besoin d'un photographe... Région Dordogne.

 

Donc de la confiance, de la passion, du perfectionnisme, de l'altruisme... Alors si vous voulez vous faire plaisir ou offrir un cadeau de qualité, made in France (Dordogne) et fait main, des pièces uniques que vous ne reverrez pas à tous le coins de rues etc... Si vous commandez un article, vous le recevrez. Comme vous pouvez aussi aller le chercher au Bugue en Dordogne !

Cliquez là : Au paradis de Valentin et faites votre choix parmi les sacs, les lingettes, les portefeuilles, les snoods (tour de cou), les pochettes, les trousses.... Et nul doute que la collection s'enrichira encore au fil du temps...

Egalement sur Instagram : au-paradis-de-valentin

et sur FB : https://www.facebook.com/auparadisdevalentin

N'hésitez pas à partager, conseiller, en parler du bouche à oreille, à offrir, à choisir...

 Et depuis peu, Charlotte a eu la bonne idée de nommer chacune de ses créations des prénoms de ses amis ou des personnes qui lui sont très proches.

Je vous présente donc le sac à dos Géraldine 😁

 

Mais pourquoi cette boutique en ligne s'appelle t-elle Au paradis de Valentin?

Il y a 10 ans, Charlotte vivait l'une des pires épreuves que l'existence peut vous conduire à affronter. Perdre un enfant à la naissance... Il s'appelait Valentin...

Voici le texte que Charlotte a écrit et partagé sur cette épreuve et sa résilience...

Il y a 10 ans maintenant...
Mon amoureux du ciel
👼🏼
VALENTIN🤍
🤍
"Il y a 2 ans, je vivais mon premier accouchement. On m'avait annoncée 2 jours avant que je ne connaitrai jamais ton regard, que je n'entendrai jamais ton rire.... ce qui devait être le plus beau jour de ma vie devenait la plus triste des réalités.
Je redoutais notre rencontre, j'avais décidé de ne plus essayer de donner la vie, moi qui allait donner la mort. Je voulais malgré tout t'accompagner au mieux, par amour pour toi, cet amour qui n'avait cessé de grandir pendant ces longs mois de grossesse. Tu étais Valentin depuis le tout début, ce bébé exploseur de côtes et releveur d'estomac à m'en faire faire des malaises !
On m'avait dit " tu verras, la douleur n'est rien par rapport au bonheur de la rencontre avec son bébé " mais comment allais je faire alors !!!
Cette récompense je n'allais pas l'avoir... l'accouchement se passa .... puis est venu le moment tant attendu par les mamans, et tant redouté par moi .... te voir ...
Quand tu es arrivé vers moi dans des bras quasiment inconnus d'une soignante toutes mes craintes se sont éteintes à jamais. Je t'ai arraché à elle pour t'offrir ce que tu devais avoir, les bras de ta maman. Tu étais le plus magnifique des bébés. Le nez de ta maman, les lèvres de ton papa et les traits d'un ange. Tu n'es resté que peu de temps avec moi, tu me semblais tellement grand et surtout tellement lourd... trop lourd pour mon corps fatigué. Je t'ai dit aurevoir. Un adieu de Maman puisque c'est ce que tu avais fait de moi. Une véritable maman avec la volonté de redonner la vie au plus vite puisque vivre sans enfant n'était plus imaginable.
Finalement ce 6 décembre 2013, j'ai bel et bien vécu le plus beau jour de ma vie. L'unique jour avec mon amoureux du ciel"
Charlotte Frison
 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #A propos de...

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Publié le 13 Février 2024

Roman - Editions Gallimard - 208 pages - 19 €

Parution le 4 janvier 2024

L'histoire : Eric a gravi tous les échelons chez Décathlon... Hélas, il n'est plus vraiment "à fond la forme". Lassitude, déprime, divorce... Un jour sur un groupe d'anciens du lycée sur FB, il reçoit une proposition d'Amélie : devenir son assistant au sein du ministère du commerce extérieur. C'est l'occasion de changer de vie. Une de leurs missions les conduit à Séoul... Là, Eric découvrira un rite très particulier, un rite thérapeutique qui redonne goût à la vie... Préparer et vivre son propre enterrement, chez Happy life. L'occasion pour lui d'en changer à nouveau et cette fois-ci, de trouver vraiment sa voie...

Tentation : Foenkinos, incontournable pour moi

Fournisseur : La bib de St Lunaire

 

Mon humble avis : David Foenkinos est très bien placé dans la petite liste de mes auteurs chouchous. Cependant, ma lecture de La vie heureuse m'a tout d'abord désappointée. Je trouvais le texte fade, terne jusque dans le ton... Et puis, j'ai compris... Le style suit l'évolution même du personnage Eric.  De morne, il retrouve énergie et une certaine gaieté, avant de s'achever dans une sorte d'apaisement, de plaisir singulier dans une vie simple, au bon endroit.

La vie heureuse... Le titre du roman... C'est aussi la vie que l'on montre sur les réseaux sociaux, celle que l'on prétend vivre à notre entourage, celle que la société de consommation, de la réussite et du bien-être nous exhorte à mener, et enfin, celle que l'on espère tous trouver et conserver... Et c'est aussi le nom de cette boutique très particulière qu'Eric découvre à Séoul.

Une histoire qui nous rappelle l'importance d'être, autant au monde qu'à soi-même, plutôt de répondre aux exigences du paraître de notre société, à trouver ou à respecter le sens que l'on veut donner à sa vie. Celui qui nous épanouit sans répondre aux injonctions sociales, même si ce sens est d'une simplicité déconcertante. Rien de bien nouveau sous le soleil me direz vous... Sauf que David Foenkinos importe cette tradition Coréenne plus que surprenante que vous découvrirez en lisant le roman... et que dans ce sujet de choix de vie, la mort et notre rapport à celle-ci y tient une grande place.

On retrouve le ton malicieux de l'auteur, faussement simple, son sens de la formule, ses réflexions qui paraissent décalées mais qui disent tant. Son précédent roman traitait des numéros 2, ceux qui ne sont pas retenu dans un casting ou autre... Ici, David Foenkinos exploite la deuxième chance que la vie peut nous offrir. 

Une vie heureuse offre un bon moment de lecture divertissante, un plaisir simple, un plaisir du moment, comme peut l'être la vie qui vous rend heureux. Et je pense que c'est cela que David Foenkinos a voulu offrir à ses lecteurs, quitte à surprendre, ou décevoir... mais le texte est vraiment raccord avec le sujet, en tout cas, c'est ce qu'il m'a semblé !

 

Il y a 12 ans maintenant, j'avais interviewer David Foenkinos par mail. Pour relire cette interview exclusive, c'est ICI

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 11 Février 2024

Les ruelles de la médina sont une vraie fourmilière de voies très étroites... Aucune voiture ne peut passer... Aussi, c'est une foule de métiers ambulants qui investit  la ville, à côté des échoppes fixes. Et puis il y a aussi les livraisons faites par les mules, tout comme le nettoyage des ruelles. C'est étroit, ça monte, ça descend, il y a des marches etc... Quand une mule chargée arrive ou un charriot arrive, tout le monde se plaque contre les murs pour ouvrir le passage... 

Comprenant 9454 ruelles et plus de 300 mosquées, la médina de Fès est la plus étendue des médinas, ainsi que la plus grande zone piétonne du monde.

Voici mon odyssée non exhaustive dans ces ruelles...

Et sinon, pour voir ou revoir mon billet sur les tanneurs de Fès... C'est ICI

UN DIMANCHE A FES : DANS LES RUELLES DE LA MEDINA
UN DIMANCHE A FES : DANS LES RUELLES DE LA MEDINA
UN DIMANCHE A FES : DANS LES RUELLES DE LA MEDINA
UN DIMANCHE A FES : DANS LES RUELLES DE LA MEDINA
UN DIMANCHE A FES : DANS LES RUELLES DE LA MEDINA
UN DIMANCHE A FES : DANS LES RUELLES DE LA MEDINA
UN DIMANCHE A FES : DANS LES RUELLES DE LA MEDINA
Les métiers ambulants... ou fixes...

Les métiers ambulants... ou fixes...

UN DIMANCHE A FES : DANS LES RUELLES DE LA MEDINA
UN DIMANCHE A FES : DANS LES RUELLES DE LA MEDINA

Et puis il y a l'artisanat. Pour commencer le travail des dinandiers (étain, cuivre...)

 

UN DIMANCHE A FES : DANS LES RUELLES DE LA MEDINA
Vendeur de menthe... pour le thé...

Vendeur de menthe... pour le thé...

Dans la poterie...

Dans la poterie...

UN DIMANCHE A FES : DANS LES RUELLES DE LA MEDINA
Ebénisterie

Ebénisterie

UN DIMANCHE A FES : DANS LES RUELLES DE LA MEDINA
UN DIMANCHE A FES : DANS LES RUELLES DE LA MEDINA

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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Publié le 9 Février 2024

Film de Noé Debré

Avec Agnès Jaoui, Michael Zindel, Rony Kramer

Synopsis : Bellisha a 27 ans et vit chez sa mère Giselle, qui sort très peu et à qui il fait croire qu'il est solidement intégré dans la vie active. Le vent tourne quand Giselle s'aperçoit qu'ils sont les derniers juifs de leur cité. Elle se convainc qu'il faut qu'ils partent eux-aussi.

Mon humble avis : Les critiques presse sont bonnes et assez unanimes, la bande annonce donnait fichtrement envie de voir cette comédie, et enfin il y a Agnès Jaoui...

Résultat des courses, je me suis ennuyée une bonne partie du film qu'au final je n'ai pas vraiment apprécié. De comédie il n'a finalement pas grand chose, mise à part 2 ou 3 situations drôles mais pas non plus hilarantes. J'ai trouvé qu'Agnès Jaoui faisait du jaoui alors qu'elle s'est faire bien d'autres choses.  L'ensemble est décousu, et une fois de plus, je déplore le marmonnement des comédiens qui nous laisse à la porte avant la fin des phrases. 

L'ensemble m'a paru étouffant même si cela correspond au thème du film, cela ne m'a pas convenu. J'ai l'impression que le réalisateur a voulu faire un drame burlesque, le mélange des deux n'est pas forcément heureux. Je pense que le film aurait été plus réussi s'il avait vraiment choisi un genre : caustique ou drame... Là on nage en eaux troubles, dans la mollesse, à l'image des personnages en fait.

Le sujet est évoqué mais pas creusé, pas traité. On reste en surface. Les juifs désertent une cité ? Pourquoi ? etc... Il est question d'antisémitisme et de racisme en général, mais surtout en voulant montrer les préjugés généralisés bien ancrés dans le cerveau, et vite oubliés lorsque l'on  croise une connaissance dans la rue, ou que quelqu'un qu'on a toujours connu de près ou de loin décède. Cela donne lieu à quelques scènes réussies, d'où mes deux étoiles. Dommage qu'elles ne soient pas développées et restent dans l'anecdotique. 

Bref, je ne suis pas très heureuse dans mes choix ciné depuis quelques temps...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 7 Février 2024

Récit - Editions Stock - 270 pages - 20.90 Euros

Parution Stock mars 2023 (Existe maintenant en poche)

Le sujet : Une histoire d'amour universelle, qui se passe de mots puisque les deux protagonistes ne parlent pas la même langue, n'étant pas de la même espèce. Et pourtant, le lien est là, infaillible... A la vie, à la mort.

Les 13 ans de vie commune entre Cédric (humain) et Ubac (Bouvier bernois)... depuis la rencontre avec ce petit être tout pataud, jusqu'aux adieu, et au manque, à l'absence de son odeur après la pluie.

Entre les deux, mille aventures, mille découvertes, mille craintes, mille joies, la vie simple et extraordinaire à la fois de deux êtres qui veillent l'un sur l'autre...

 

Tentation : les médias

Fournisseur : La bib de St Lunaire

 Mon humble avis : La déco de mon blog parle pour moi, je suis une amie des animaux... Je n'ai pas de chien, car ma vie n'est pas adaptée aux besoins canins, mais 3 chats... Et, lorsque j'étais au lycée, ma famille a adopté un chien... L'histoire s'est hélas tragiquement terminée, mais des 3 enfants, j'étais la seule à promener d'Artagnan par plaisir, bien au delà du minimum syndical... On partait loin tous les deux, plusieurs heures... Et puis j'ai adopté un chat, un 2ème et un 3ème. J'ai trappé et sauvé quelques dizaines de chats errants/sauvages/abandonnés/perdus... Et j'ai promené des chiens aussi, à la SPA... 

Alors, forcément, ce livre au succès fulgurant, il me fallait le lire. Un chat n'est pas un chien et vis et versa, mais le rapport humain /animal de compagnie, confiance, amour, responsabilité est là.

Ce n'est pas un livre sur un chien, ni sur un homme, mais sur le lien justement entre les deux. Et  celui-ci est merveilleusement bien décrit... Depuis l'apprivoisement de l'un et de l'autre, la relation quasi exclusive, les balades, les jeux, les choix de vie, les inquiétudes, la protection, l'arrivée d'une damoiselle dans la vie de l'auteur. C'est touchant, émouvant, bouleversant aussi et par moment drôle. L'homme redécouvre la vie et le monde à hauteur de chien, et cela l'élève, jusqu'à une certaine sagesse... Mais la vie d'un chien passe vite, donc il ne faut pas en perdre une miette.... Un chien est d'abord votre enfant, puis votre frère, enfin votre père ou grand-père... Une année en vaut à peu près 7 pour lui...

Mais "Son odeur après la pluie" est encore plus que tout cela, que ces 13 années de vie commune. C'est aussi un grand bol d'air dans les bois et sur les chemins de montagne, une invitation à ralentir, à sentir, à regarder autour de soi, une méditation sur notre aire et les valeurs de la vie que nous choisissons.  Une incitation à la philosophie et une véritable philosophie de vie... Et bien sûr, une injonction au respect de nos animaux de compagnie (entre autres animaux), de leurs besoins et de leur attachement à nous, leurs maîtres.

Mais "attention", nous sommes loin du livre "feel good, développement personnel, mon chien ce héro, mon chat du hasard qui me sauve la vie et tralala et tralala". De tels livres, j'en ai lus et j'en ai encore dans ma PAL. Ils sont mimi tout plein mais cela ne va en général pas plus loin que la lecture divertissante. Avec "Son odeur après la pluie, nous avons ici un ouvrage absolument littéraire. L'écriture est ciselée, magnifique dans les termes choisis etc... le style m'a par contre un peu moins convenu... tout simplement dans la structures des phrases choisies par l'auteur, structure particulièrement littéraire. Cela s'est traduit pour moi par un manque de fluidité dans ma lecture qui m'a donc demandé une attention à laquelle je ne m'attendais pas. Rien de bien grave, puisque c'est moi qui ne suis pas adaptée à cette qualité de style, et puis j'ai fini par m'y habituer...

Un magnifique hommage aux compagnons à quatre pattes qui partagent un bout du chemin de notre vie.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

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Publié le 5 Février 2024

Roman - Editions 10/18 - 308 pages - 8.30 €

Parution en mai 2023

L'histoire : Elle vient de s'installer avec "son chéri" dans une petite ville de l'ouest Danois. Son chéri est professeur dans une Hojskol* (voir note en bas de billet). Avec leur bébé sans prénom, ils vivent donc une vie assez communautaire, où tout le monde se connaît. Mais elle n'est qu'une pièce rapportée... Aussi il faut s'intégrer, s'occuper... Elle répondra donc au courrier du journal local, entre 2 biberons et 3 leçons de conduite... Il lui en faudra plus de 90 pour obtenir son permis, avec interdiction de rouler en arrière...

 

Tentation : Le billet de Keisha

Fournisseur : La bib de St Lunaire.

 

Mon humble avis : De la littérature Danoise, ce n'est pas tous les jours par ici ! J'ai vu ce roman de façon quasi simultanée sur le blog de Keisha et sur l'étagère "nouveautés" de ma bibliothèque. Donc hop, on y va.

Je m'attendais à plus envoûtant et plus hilarant que ce que l'annonce la mention en couverture. Certes, c'est barré, touchant, distrayant, ironique, piquant, socialement et humainement intéressant. Les réponses qu'elle donne au courrier des lecteurs sont parfois très sensées, preuve d'une analyse humano /sociale éprouvée, mais toujours sur un ton caustique. Parfois, elles semblent hors sujets... Ces réponses s'insèrent entre deux chapitres, ainsi que quelques chants de tradition danoise. Mais voilà, aux deux tiers de ma lecture, je me suis lassée du choix narratif. Il passe un peu du coq à l'âne. Et au milieu de beaux passages et de réflexions clairvoyantes (teintées d'un humour bien senti) sur notre époque et notre espèce il laisse un peu trop d'espace à des moments plus brouillons et longs. Je me suis interrogée sur leur utilité... ou sur ma mécompréhension. 

Le titre était bien alléchant et j'espérais qu'il en soit plus sujet dans ces pages, que cela amènerait plus de situations incongrues et vraiment drôles. Les sujets : la vie, la parentalité, le couple, la vie en société, l'hypocrisie et les inepties du système.

Mais... mais... "Elle" (dont on ne connaîtra jamais le prénom), m'a touchée et bien souvent fait penser à moi. Pas par rapport au permis de conduire que j'ai eu du premier coup avec le minimum de leçons requis, mais dans ses difficultés et complexes relationnels... Toujours à dire ce qu'il ne faut pas, pas quand il faut, pas comme il faut... A chercher quoi dire, à faire et être comme les autres sans y parvenir. Bref, le relationnel est source de stress pour elle, et ceci veut dire beaucoup. Quand j'étais au collège, j'avais demandé à une amie d'alors de me faire des listes de conversations possibles, pour me donner des idées... Dans ce pays des phrases courtes, elle prend des cours de conversation avec un célèbre animateur de documentaires télé.  Ses leçons privées et spontanées au bord d'un fjord par exemple m'ont été délicieuses.

Un regard lucide et ironique sur notre monde où entre autres, tout doit être "certifié", un divertissement original et intéressant mais imparfait à mes yeux.

 

Pas d’examens, un rythme propre à chaque étudiant, un emploi du temps libre : les Højskole proposent une éducation hors compétition, et sans diplômes, qui permet à l’élève d’exprimer sa créativité et de vivre en communauté. Un laboratoire éducatif "Made in Danemark"

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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