Publié le 13 Février 2026

Thriller - Editions Sixtrid - 7h36 d'écoute - 19.95 €

Parution en 2020

Mon pitch : Plus de vingt ans que les deux jumelles ne se sont pas vues. A l'une tout a toujours réussi, l'autre n'a connu qu'une addition d'échecs...

Quand l'une assiste à la mort accidentelle de sa soeur, la tentation est trop grande... Elle prend son identité...

Oui mais ce n'est pas si simple... Surtout quand, de retour dans la maison de la défunte, elle y découvre qu'il y a un nourrisson...

Isaure va-t-elle parvenir à duper son monde et devenir Lucille ?

 

Tentation : Tiens, un thriller et une autrice que je ne connais pas !

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis ; Voici un thriller psychologique qu'on lit avec intérêt, et grand plaisir... Et qui a pour la particularité de n'avoir aucun crime ni trafic ni sérial killer, mais juste une usurpation d'identité entre deux jumelles... Et pourtant, la tension se fait crescendo, alors qu'on tremble déjà pas mal dès les premiers jours d'Isaure dans la vie de Lucille. On pense qu'avec le temps, les risques d'être découverte s'éloignent, c'est oublier qu'avec le temps, c'est aussi la vigilance qui s'effrite...et la possibilité d'une gaffe qui se multiplie, qui mène à des soupçons et donc à une intervention policière.

On se rend compte avec ce roman comment l'usurpation d'identité est un exercice difficile, périlleux, épuisant. Au début, Isaure avait juste l'idée de vider les comptes de sa défunte soeur et de redisparaître au bout du monde. Mais ça non plus, ce n'est pas si simple, et puis, il y a aussi cet enfant, Noé...

Point original dans cette histoire, les deux jumelles étaient loin de la relation fusionnelle que l'on attend dans la gémellité. Elles se détestaient, Isaure jalousant Lucille qui ne cessait de la rabaisser, et d'emporter l'adhésion et la préférence de tous, même des parents.... On apprend donc au fil du roman pourquoi les deux soeurs ne sont pas donné signe de vie depuis si longtemps.

L'intrigue commence sur le continent, puis se développe sur l'île d'Yeu, fait un tour par Noirmoutier avant de revenir sur le continent, dans le Marais Poitevin. Même si les lieux ne sont pas ici des personnages à part entière, ils donnent une ambiance particulière, et j'ai aimé m'y imaginer... La littérature nous mène rarement sur l'île d'Yeu. 

On se demande bien souvent si Isaure parvient à duper son entourage, ou si son entourage s'accommode parfaitement des petits changements de caractère... J'ai bien aimé cette Isaure, car, dès le début, c'est juste une paumée qui est venue demander de l'aide à sa soeur, et qu'elle n'a aucune réelle mauvaise intention. Et pourtant l'aspect stressant du thriller est bien là... Mais les nuits n'en deviennent pas blanche pour autant !

Tout est bien pensé, construit et narré. J'ai juste tiqué sur la fin, qui est bien arrangée par un dossier médical sorti très facilement d'un hôpital parisien, comme si le secret médical n'existait pas. Mis à part ce détail, c'est franchement un thriller psychologique bien agréable, qui ne déborde pas de toute la violence dont notre monde est capable. Ca change, et ça tient tout aussi bien en haleine ! Pas de crime, pas de mauvaise intension !

8ème participation.

J'en étais à 20 points.

Ce rapport (1) + case jalousie cochée (1), me voici à 22 points, toujours détective privée !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 11 Février 2026

Roman - Editions Albin Michel - 186 pages - 19.90 €

Parution le 26 mars 2025

Mon pitch : En février 1794, Joseph Herbelin, 19 ans, fervent révolutionnaire, est nommé gardien de la Tour Temple pour un an et demi... Dont les deux derniers prisonniers sont les deux enfants survivants de Louis XVI : Louis-Charles et Marie-Thérèse...

Ses convictions vont être tellement ébranlées que sa vie en sera marqué à jamais. Dès décembre 1795, ayant fuit la Tour du temple, il écrit à sa tante Céleste et lui raconte ce que fut sa vie et celles des occupants dans cette maudite tour.

Un demi siècle plus tard, ces lettres parviennent à la fille de Joseph... Et elles forment ce roman.

 

Tentation : Le sujet

Fournisseur : La bib de St Lunaire

 

Mon humble avis : J'avais adoré Le Bal des folles, émis de grosses réserves sur "Un miracle", et me voici de nouveau on ne peut plus conquise par L'orpheline du temple, dernier titre de Victoria Mas.

C'est un roman que j'ai lu avec passion, vif intérêt et surtout grand plaisir... Et même si l'histoire est déjà écrite, j'avoue qu'une certaine tension s'est emparée de moi quant à l'avenir des protagonistes, qu'ils soient royaux ou non.

Victoria Mas m'a emmenée dans une période que j'explore très peu en littérature, et dont mes connaissances scolaires se sont émoussées depuis bien longtemps... Nous voici en pleine période révolutionnaire, la Terreur etc... Louis XVI et Marie-Antoinette ont déjà été décapités.  Trois membres de la famille royale survivent encore, pour peu de temps pour certains, et sont maintenus prisonnier dans la Tour du Temple (qui se trouvait alors à l'emplacement actuel de l'Hôtel de ville de Paris) : Elisabeth de France et ses neveux Louis-Charles et Marie-Thérèse, fils et fille du roi défunt.

La plume de Victoria Mas sert à merveille cet échange épistolaire unilatéral qui devient à un témoignage d'une une époque révolue. Un aspect suranné, mais très soigné et toujours très fluide, voilà aussi pourquoi ce cette histoire est si agréable à lire. L'autrice mêle avec un talent aussi inouï que judicieux les vérités et contextes historiques, les légendes (celle de la Comtesse des Ténèbres), avec l'imagination créative du personnage de Joseph, ce qui donne un roman très vivant.  Voilà pourquoi j'ai tant aimé ce livre qui m'a permis de me remémorer et de me réapproprier l'Histoire de mon pays, dans l'un de ses moments charnières, et d'y voir aussi l'aspect plus sombre.

Car oui, j'ai été extrêmement choquée des conditions de détentions de Marie-Thérèse et de son petit frère, dans un pays qui étaient déjà celui des droits de l'homme et des citoyens rédigés en 1789. Certes, il faut replacer cela dans une époque sans confort moderne du tout mais mine de rien, quels humains peuvent infliger cela à des enfants, quel que soit leur sang ?!... A travers ses pages, Victoria Mas rappelle que les révolutions se font toujours dans la violence et la cruauté et que les injustices qu'elles dénoncent en provoquent bien d'autres dans le feu de la colère et de l'aveuglement. Bref, l'Homme n'apprend rien de son Histoire, sa cruauté est là, même si ses manifestations évoluent dans la forme...

Joseph, 19 ans, révolutionnaire convaincu, voit ses convictions ébranlées alors qu'il côtoie quotidiennement la Princesse, appelée aussi Madame Royale. Et c'est sous son charme qu'il tombera en silence, et toute sa vie durant, Madame Royale occupera toutes  ses pensées. Cet aspect-là qui apporte une véritable dimension romanesque à ce livre.

Un roman passionnant, dense de multiples sujets, qui invite aussi à la réflexion face à l'arbitralité non exhaustive de l'instruction qui forme nos convictions, avant que le temps nous apporte la distance et la maturité nécessaire à la reconsidération de certains faits.

Evidemment, en fermant ces pages, j'ai ouvert mon ordi pour quelques recherches, pour démêler la vérité historique de l'imagination littéraire et en savoir un peu plus... Et quand je fais cela, c'est que j'ai été passionnée par ma lecture, que j'ai appris, envie d'apprendre plus encore. Bref, qu'au delà du plaisir, une lecture m'a apporté beaucoup.

 

5ème participation au Challenge

Gravillons d'hiver

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 9 Février 2026

Film de Lisa Azuelos

Avec Sophie Marceau Thaïs Alessandrin, Vincent Elbaz, Françoise Fabian, Victor Belmondo

Synopsis : Anne profite enfin de sa liberté après le départ de ses enfants. Mais tout bascule quand sa fille Louise, revient vivre chez elle après un échec professionnel et sentimental. Et comme une surprise n’arrive jamais seule, son fils Théo lui annonce qu’elle va devenir grand-mère ! Entre chocs générationnels, rêves en mutation et nouveaux élans amoureux… Anne comprend que la vie ne suit jamais tout à fait le plan prévu, et qu’à tout âge, on continue toujours d’apprendre à grandir.

Mon humble avis : J'ignore si ce LOL 2.0 est le film de l'année, mais en tous cas, qu'est-ce que je l'ai aimé ! Il m'a divertie, m'a fait rire de bon coeur sans lourdeur, et m'a émue. Vu en avant-première, il sort ce mercredi.

Il m'a montré les aberrations de notre société 2026 devant lesquelles on s'étonne à peine tant elles sont intégrées dans notre quotidien... 10 mn pour commander un café dans les grandes chaines, les conseils amoureux demandés à l'IA, les poussettes qui nécessitent bac + 5 pour être pliées/dépliées...

Il m'a montré le gap pas si profond que cela entre la génération Z (les zoomers) et celle de boomers.... En fait, chaque génération rechigne à intégrer l'étape suivante de la vie... Pour les boomers, parce que les signes du temps qui passe se font de plus en plus nettes, que l'on vit à une époque où les quinquas et sexagénaire ne sont plus des papys/mamies tranquille dans un fauteuil... Pour les Zoomers, parce que la vie d'adulte est effrayante et pleine d'écueils, que le monde n'est pas facile, et qu'il semble que pour y trouver sa place, il faille d'abord le sauver, se donner à fond et donc s'épuiser avant d'avoir commencé. Et puis il y a cette présence constante des réseaux sociaux qui modifie notre rapport au réel, qui nous dit que l'on a raté notre vie si on n'a pas telle ou telle chose comme telle influenceuse etc... Ces réseaux qui montrent des gens parfaits dans une vie parfaite... 

Jeunes, les boomers voulaient se créer une vie. Maintenant, à l'heure des réseaux et de l'immédiateté, les jeunes veulent vivre mille vies en même temps, et du coup, ont l'impression de passer à côté la leur. Les zoomers n'ont plus du tout les mêmes repères éducatifs, et revendiquent tout le point levé, jusqu'au genre ou justement le non genre.

Bref, plus personne ne veut grandir/vieillir et pourtant, tout le monde est bien obligé de s'adapter aux nouvelles situations, donc quelque part, de grandir... Ou de mûrir.

Une fois de plus, et avec brio, Lisa Azuelo met en scène un film dynamique et percutant sur le choc des générations à l'ère des réseaux sociaux, l'incompréhension et la transmission, qui fonctionne dans les deux sens.

Et puis voilà, ça devait arriver.... Sophie Marceau que l'on a connu adolescente dans La Boum, devient grand-mère au cinéma !!! Mais on a toujours le sentiment qu'elle reste "la petite fiancée des français". Son charme naturel, son jeu d'actrice et les situations qu'elle rencontre font toujours des merveilles.

Ce film est peut-être plein de bons sentiments, mais il est drôlement bien mené et fait un bien fou... Alors pourquoi se priver ?... Et restez jusqu'au bout... Le générique est de plus chaleureux et doté d'une superbe prestation musicale.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 7 Février 2026

Polar - Editions Gallimard -185 pages - 14 €

Parution Gallimard en 2021, existe en format poche

Mon pitch : Quel lien entre un homme qui court dans un marché poursuivi par quatre autres, une femelle guépard qui aimerait rentrer sur son territoire, mais qui doit traverser une route passante, et le corps dénudé et blanchi à l'eau de javel d'une femme, laissé sans vie sur le muret d'un parking ?

Ce sera à Grisessel et Cupido, les deux agents des Hawks, de démêler cette affaire.

Tentation : Roman parfait pour 2 challenges !

Fournisseur : La bib de St Lunaire

 

Mon humble avis : Je le savais, mais il fallait le prouver ! Bonne nouvelle, avec cette histoire, Deon Meyer atteste que l'épaisseur d'un mystère n'a rien à voir avec celle du bouquin ! Car oui, avec 185 pages, nous avons une enquête qui parait tout d'abord des plus insolubles, qui se résout finalement sans trop de circonvolutions et réussit à nous surprendre totalement !

Bienvenue à Cape Town avec les deux flics fétiches du romancier sud-Africain. Assez vite, on apprend que le corps est celui d'une américaine vivant à Londres... Pas n'importe laquelle... L'une des trois spécialistes mondiales des peintres hollandais... Dans ces pages, il est question de l'artiste Carel Fabritius, qui dans les années 1600, fut l'un des élèves de Rembrandt, mais un élève qui développa un style bien à lui. Il a notamment peint "Le chardonneret". Comme la plupart des personnages de cette intrigue, je ne connaissais pas du tout ce Fabritius, donc un petit tour sur Google, et me voilà moins ignorante après cette lecture en refermant ce livre. Et si j'avais été plus curieuse en m'aidant, j'aurais peut-être plus vite fait le lien entre l'homme poursuivi et le reste de l'histoire.

Même si le livre est court, nous en apprenons tout de même un peu sur la vie personnelle des deux policiers (un "ex" alcoolique qui prévoit se fiancer), il est aussi question de différentes ethnies, et de lien entre les Pays Bas et les premiers colons sud-africains, et d'une Histoire à assumer. Par contre, évidemment, l'auteur évite les descriptions inutiles et ne multiplie pas les fausses pistes.

Une enquête qui se lit et se comprend facilement, qui est vivement intéressante et captivante tout en évitant l'aspect gore et/ou interminable de nombreux polars, moi je dis que c'est parfait entre deux lectures plus conséquentes, sans forcément renoncer à la qualité ! bref, un livre pour moi, sur lequel je louchais depuis pas mal de temps à la médiathèque, et que le Challenge d'Alexandra m'a incité à le ramener enfin chez moi.

7ème participation... J'en étais à 19 points

 + 1 : me voilà à 20 points et je suis détective privée !!!

 

4ème participation au challenge

Gravillons d'hiver

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 5 Février 2026

Thriller - Editions Audiolib - 13h05 d'écoute - 28.50 €

Parution en janvier 2023

Mon pitch : Dans les montagnes de Géorgie près d'une petite station touristique, un randonneur qui est sorti du chemin fait une macabre découverte... Ce qu'il prenait pour un simple bâton est un fait un os humain... Police scientifique et FBI ne tarde pas à débarquer et c'est un véritable charnier vieux de 15 ans qui est découvert alentours.

Se pourrait -il que ce soit l'oeuvre de Jacob Ness, un tueur en série qui a sévi dans la région avant d'être tué un an plus tôt ? Flora, sa seule rescapée, participe à l'enquête. Sans le savoir, toute cette équipe a mis les pieds dans une petite ville véritablement machiavélique !

Tentation : La promesse d'un sacré suspense

Fournisseur : La bib de Dinard

Mon humble avis : 13h05 d'écoute, c'est pas mal ! Et pourtant, je pense que c'est la première fois que j'audiolis un roman aussi long dans un délais aussi court... tant j'ai été ferrée par cette narration, tant le suspense va crescendo toujours plus loin dans la noirceur humaine... collective, tant le plaisir et la fluidité d'audiolecture étaient de 100% !

Enquête où l'on retrouve 3 personnages fétiches de la romancière américaine : la Commandante de Boston D.D Warren, l'agente du FBI Kimberly Quincy, et la survivante justicière... Trois personnages qui évoluent dans la série de plusieurs tomes dédiée à D.D Warren... Ce que j'ignorais quand j'ai lu Au premier regard, mais qui ne m'a aucunement dérangée ni empêchée d'apprécier pleinement cet opus.

Si Flora accompagne la police dans cette enquête, c'est parce que les ossements sont découverts pas très loin de là où elle a été retenue prisonnière, dans la cave d'une cabane, plus de 472 jours, par son bourreau Jacob Ness, qu'elle a fini par tuer de ses propres mains...

Alors que les policiers sont là pour enquêter sur des ossements humains vieux de 15 ans, voilà que dans la petite ville, et plus particulièrement dans une maison d'hôte, les meurtres déguisés s'accumulent de nouveaux, comme si les policiers approchaient trop d'un secret bien gardé et qu'il fallait éliminer les témoins au fur et à mesure... Parmi ces témoins, une adolescente, femme de chambre... et muette... Elle seule connait la vérité, mais son seul moyen d'expression, vu qu'elle ne sait ni lire ni écrire, se trouve être le dessin.

Une relation de confiance va s'établir entre cette adolescente et D.D Warren. Et nos personnages principaux, bien attachants, vont mettre à jour un réseau impensable !

Les chapitres alternent des narrations à la première personne du singulier, quand ce sont Flora ou la jeune femme de chambre qui s'expriment. Puis à la 3ème personne quand il est question de DD.Warren.

Il en résulte un thriller magistralement construit et narré, qu'on ne peut pas lâcher, et qui va de surprises en révélations ! Tout à fait conquise je le suis ! Bien envie de remonter dans le temps pour retrouver ses personnages, et de choper les prochaines parutions de Gardner qui les évoquera. Bref, envie de suivre ces personnages, ce qui est très bon signe !

6ème participation au Challenge d'Alexandra.

J'en étais à 15 points

Ce rapport (1 point), + livre de plus de 500 pages -572 en poche (1 point) + cases FBI et Cabane cochées (2 points)

Au premier regard me rapporte 4 points, ce qui me mène à 19 points...

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 3 Février 2026

Roman - Editions Le Tripode - 192 pages - 19 €

Parution en avril 2025.

Mon pitch : Quelque part vers l'étang de Berre... Ils sont 3 naturalistes à trianguler une zone précise et à attendre... le chant d'amour du Butor Etoilé. Car si cet oiseau rare est discret est revenue sur ses terres, cela voudrait dire que le monde tourne encore rond.

Mais la narratrice cherche aussi et surtout Dedou, une adolescente du village, mystérieusement disparue depuis plusieurs semaines, puis mois... Alors qu'aux alentours, la présence du loup semble avérée...

Dans chaque coin de nature la narratrice cherche Dedou, pendant que la gendarmerie mène l'enquête. Et elle écrit de longue lettre à Marc, mais c'est un autre homme qui les lit.

 

Tentation : Le billet de Manou

Fournisseur : Kdo de Noël

Mon humble avis : Ce roman, repéré chez Manou, il me le fallait. Parce que, ornithophile que je suis, je rêve aussi de voir le Butor étoilé... Une rencontre graal et rare, qui nécessite une patience infinie et un peu de chance, tant il se fait discret dans les roselières.

Il y a 15, je n'aurais peut-être pas achevé cette lecture tant elle est... "space". Mais là, les mots et les images convoquées dans ces pages m'ont parlé, m'ont rappelé.

La 2ème page du livre ne comporte qu'une phrase... "Rien ne presse". Cela donne le ton, et le style poétique, onirique, vaporeux et très métaphorique. L'homme et la nature se même, l'homme devient loup ou couleuvre, ou peut-être renard... L'arbre parle, et la narratrice parle aux oiseaux, aux plantes, au renard qu'elle croise.

Le butor étoilé est un roman qui invite à la rêvasserie, à la divagation, à l'errance, à la recherche, à l'émerveillement. A ouvrir les yeux et les oreilles, pour déceler tout ce qui se cache partout, tout ce qui se murmure partout. Cette histoire dit aussi la difficulté de la solitude, de la communication, notamment quand on s'exprime, quand on ressent, quand on rêve différemment. Le butor étoilé est comme le récit d'un songe où l'animal, le végétal, le minéral, le liquide, l'humain, se mêle pour ne former qu'un. Qu'un qu'ils forment bien quand on y pense, sous le mot "Ecosystème"

Il y a le mystère de la disparition de Dedou et du butor étoile, de ces lettres qui sont lues par un autre, du loup qui peut-être rode dans les parages, et d'un chasseur qui avoue haut et fort qu'il tire sur tout ce qui bouge, et même ce qui ne bouge pas, vu qu'il n'y voit plus très bien... Ces passages là sont aussi cocasses que graves dans le sens.

Et surtout, il est question des drames de la vie de chacun, qui ne se ressemblent pas, qui ne se mesurent pas, qui ne se comparent pas, mais qui marquent et changent une vie à jamais, même si aux yeux de certains, ils peuvent paraître dérisoires. Et ceci est magnifiquement mis en mots par Sigolène Vinson. 

Le jour où je verrais enfin le Butor étoilé, je penserai à cette lecture naturaliste étrange, puissante et hors normes qui commence par "rien ne presse"... Qu'on se le dise...

PS : Je trouve juste dommage qu'en couverture, il ne s'agisse pas d'un Butor étoilé, qui a le cou bien plus massif que ce héron.

une 3ème participation au

 Challenge Gravillons de l'hiver

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 1 Février 2026

En octobre dernier, je me suis offert 3 jours 2 nuits à Paris  pour faire de la photo de rue ! Des années et des années que je n'étais pas montée à la capitale, voire même que j'en fuyais toute éventualité... 

Mais mon appareil photo et mon goût immodéré pour la photo de rue m'ont motivée ! Et un de mes neveux m'a gentiment logée. C'est cool d'avoir des neveux/nièces qui sont devenus adultes, qui travaillent, et qui prennent plaisir à passer du temps avec leur vieille tante., tout en étant patients avec son obsession et ses arrêts photographiques !

Le vendredi arrivée à Montparnasse, prise de quelques photos, perte de ma carte bleue... Ca commence bien !!! Opposition immédiate... Et dans mon porte-monnaie, même pas 10 € ! Heureusement, le midi je déjeunais avec une de mes nièces qui a pu m'avancer de l'argent pour que mon séjour ne soit pas un fiasco immédiat. J'ai ensuite traîné mes guêtres et mon appareil photo dans le métro, avenue de l'opéra coté Louvre, dans le sous-sol de la Pyramide du Louvre, puis en surface dans la cour du Louvre... Puis, via le jardin des Tuileries, je suis arrivée quartier La Madeleine pour déjeuner (Et rien que ces trajets m'ont fait passer par 2 de mes anciens lieux de travail de quand j'étais super jeune 😁) Puis direction Place de la Concorde, Place Vendôme, ensuite passage par deux passages parisiens avant d'arriver au Palais Royal et aux Colonnes de Buren. Et le soir, direction le 17ème pour dîner et nuit chez mon neveu.

Le samedi, le programme était le salon de la photo à la Villette, où 3 amies Bretonnes me rejoignaient pour la journée. Après le salon, j'ai trainé à la Villette pour d'autres photos avant de rejoindre le Trocadéro pour voir la Tour Eiffel s'illuminer en compagnie de mon neveu.

Le dimanche, toujours en duo familial, direction l'incontournable Notre Dame de Paris toute belle après les années de travaux. Puis balade sur les quais et déjeuner en terrasse sur l'île de la Cité. Promenade dans le quartier latin, pause glace avant de visiter l'expo Doisneau au Musée Maillol.

Et de là, retour à Montparnasse, quelques photos avant de remonter dans le train pour St Malo.

Ca a fait beaucoup de km dans les pattes et 1900 photos sur la carte mémoire. Toutes ne sont pas encore triées ni traitées... Donc photo reportage dans un ordre super aléatoire, puisque je trie et traite en fonction de mon inspiration et de mes envies (un coup du Paris, un coup des piafs, un coup la Touraine, puis reparis etc)... Pendant ce temps, vive les livres audios !

J'ai super apprécié mon séjour durant lequel j'ai joui d'une liberté absolue... Avec qui plus est, aucune crainte des chiens... Peu de chiens à Paris, et quand il y en a, ce sont souvent des demies portions et toujours en laisse.

J'avais mon sac à dos et comme je savais que j'allais battre du bitume, un jean, un blouson et mes chaussures de rando.... Et bien qu'est-ce que je me suis sentie plouc et provinciale au milieu de toutes ses parisiennes super bien sapées, dont le sac ou les bottes ou la paire de lunettes doivent valoir pas loin du prix de mon appareil photo... Et puis il y a les touristes aussi et les petites jeunettes qui se coiffent, se maquillent et se fringuent spécialement pour faire des photos instagrammables devant la pyramide ou autre. Bref, un univers bien loin de ma petite ville balnéaire de bretagne désertée l'hiver.

Mais franchement, au niveau photo je me suis régalée. Puisque tout le monde ou presque a un appareil ou un portable à la main, personne ne porte attention à personne, on est dans le monde de l'image où les appareils photos font partie du décorum. Et tout le monde en profite. Il en ressort, en autre, de superbes instantanée ou des portraits... Quand une jeunette posait pour ses copines, j'en profitais, et je n'étais pas seule. Bref, je pense que dorénavant, une virée parisienne photo de rue s'imposera chaque année !

UN DIMANCHE DANS LES RUES DE PARIS (1/?)
UN DIMANCHE DANS LES RUES DE PARIS (1/?)
UN DIMANCHE DANS LES RUES DE PARIS (1/?)
UN DIMANCHE DANS LES RUES DE PARIS (1/?)
UN DIMANCHE DANS LES RUES DE PARIS (1/?)
UN DIMANCHE DANS LES RUES DE PARIS (1/?)
UN DIMANCHE DANS LES RUES DE PARIS (1/?)
UN DIMANCHE DANS LES RUES DE PARIS (1/?)
UN DIMANCHE DANS LES RUES DE PARIS (1/?)
UN DIMANCHE DANS LES RUES DE PARIS (1/?)
UN DIMANCHE DANS LES RUES DE PARIS (1/?)
UN DIMANCHE DANS LES RUES DE PARIS (1/?)
UN DIMANCHE DANS LES RUES DE PARIS (1/?)
UN DIMANCHE DANS LES RUES DE PARIS (1/?)

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Le coin de la rue photo

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Publié le 30 Janvier 2026

Film de Yann Gozlan

Avec Pierre Niney, Marion Barbeau, Anthony Bajon

Synopsis : Matt est le coach en développement personnel le plus suivi de France. Dans une société en quête de sens où la réussite individuelle est devenue sacrée, il propose à ses adeptes une catharsis qui électrise les foules autant qu'elle inquiète les autorités. Sous le feu des critiques, Matt va s'engager dans une fuite en avant qui le mènera aux frontières de la folie et peut-être de la gloire...

Mon humble avis : Ce film nous plonge dans un univers que l'on nomme régulièrement et pour tout, mais dont j'ignorais l'étendue et l'influence : le Coaching... Oui, à notre époque, nombre de personnes s'autoproclament coach en tout, et sont aidés dans leur promotion par les réseaux sociaux pour attendre des dimensions industrielles. Mais jamais je n'aurais imaginé ces séminaires qui remplissent des hôtels entiers, ou aux USA, qui remplissent les salles de spectacles habituellement occupées par les fans de Madonna, Rihanna, Lady Gaga and co. C'est une véritable idolâtrie qui s'installe autour de ces personnages, avec la même ferveur que quand l'on a 15 ans lorsqu'on est fan d'un chanteur... Sauf que là, dans le public, tout le monde est bien majeur et vacciné. Et c'est cela qui fait peur, que des adultes puissent autant aduler un tel personnage dont évidemment, ils sont tombés sous le charme via une manipulation minutée, orchestrée etc...

Dans ces séminaires, les participants semblent trouver la galvanisation collective qui manque à leur vie, l'écoute, l'attention, l'empathie dont ils ont besoin et qu'on leur accorde le temps d'un instant, et surtout, moyennant quelques billets. En fait, c'est flippant de réaliser à quel point, dans notre société actuelle, les gens sont paumés, se sentent tellement seuls et incompris qu'ils ont l'impression qu'ils ont besoin de ces coachs de vie pour mener la leur.... Surtout pour entendre la traditionnelle réponse qui est sensée changer ta vie : "le pouvoir, la réponse sont en toi" ! C'est une réelle dépendance affective et émotionnelle qui se met en place... Et effectivement, les dérives sectaires possibles sont manifestes. Bref, ce sont mes réflexions d'après la séance.

Quid du film en lui-même ? J'ai adoré. Déjà, il faut dire que Pierre Niney déploie une énergie de dingue pour incarner à la perfection coach Matt, que ce soit dans la lumière ou dans sa part d'ombre. Franchement, je lui tire mon chapeau tant il a fait de son personnage un homme aussi charmant et fascinant en apparence que détestable, mégalo dans le fond... qui nous fait tout le temps surfer sur le doute entre la sincérité et le mensonge, alors que tout n'est qu'en fait tartuferie et égo XXL... Mais qui croit profondément en ce qu'il fait, là est toute l'ambiguïté. Et pourtant, tout ce qu'il dit n'est pas complètement faut ni complètement vrai... Tout dépend du contexte, de la nature et de l'état de la personne qui reçoit ses imprécations aussi magiques que vénéneuses... Et comme là il s'agit de séminaire avec des centaines de personnes... Pas de tri, tout le monde a droit à la même soupe.... La positivité toxique...

La réalisation impeccable montre parfaitement la dimension énergique, électrique, galvanisante jusqu'à la folie ou la transe de ces fameux séminaires. En dehors de ces scènes, le film plonge dans le côté obscur du coaching, la tension monte, et c'est bien dans un thriller que nous atterrissons et Matt Vasseur dans une spirale infernale. Et plus cela avance, plus cela fait froid dans le dos... Je n'en dirais pas plus pour ne pas spoiler. Un excellent film sur la puissance des mots sur l'esprit, puissance exponentielle quand elle est vécue en groupe. Et ce qui est terrible aussi, c'est que les méthodes de ce coaching ne sont pas des méthodes politiques qui mènent au populisme et aux extrêmes.

Pour moi, un film édifiant et captivant sur un phénomène de société terrifiant. Superbement mené et interprété, à voir !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 28 Janvier 2026

Polar - Editions Audioli - 9h26 d'écoute - 18.95 €

Parution en 2014

Mon pitch : Eté 1972, Reykjavick... Un adolescent, un peu différent, est retrouvé assassiné dans un cinéma. Il aimait y aller avec son  radio-cassette pour enregistrer les films.

Pendant ce temps, dans la capitale Islandaise, les Russes et les Américains s'affrontent dans le très attendu tournoi d'échecs du championnat du monde.

Et partout dans le monde, c'est aussi la guerre froide. La commissaire Marion Briem va-t-elle parvenir s'il y a découvrir s'il y a un lien entre ces trois faits ?

 

Tentation : Sortir ce roman de ma PAL audio

Fournisseur : Bib de Rennes

Mon humble avis : Le challenge polars en hiver d'Alexandra m'a donné l'occasion de sortir cette "vieillerie" de ma PAL audio. Le Duel est sorti à l'époque où les auteurs nordiques avaient le vent en poupe XXL. Indridason publie toujours régulièrement, mais ces romans sont désormais un peu plus discrets en renommée.

Le Duel est aussi une vieillerie puisqu'il se déroule en 1972 (l'année de ma naissance, aïe !!!), aussi bien avant la découverte et l'usage de l'ADN dans les enquêtes policières, bien avant le téléphone portable, bref, bien avant que dans les romans du genre ou les séries TV policière, tout aille très vite.

De ce fait, l'enquête piétine un long moment. Et la première moitié m'a paru bien académique, jusque dans le style, les réparties des dialogues et même dans l'interprétation qui en est faite dans ce format audio. Je déteste quand un seul et même lecteur masculin transforme sa voix pour passer d'un personnage masculin à un homologue féminin... Et c'est le cas ici.

Que les lecteurs potentiels de ce livre qui seraient inquiets de se perdre dans d'interminables parties, terme et stratégie d'échec se rassurent, il est très peu question du jeu, qui sert uniquement de contexte géopolitique qui complexifie l'enquête, étant donné le nombre d'étrangers venus y assister et ou y participer.

Sur les sites marchands, ce titre est accompagné de la mention "commissaire Arnaldur Svensson N°12...Ce qui peut induire en erreur. En effet, le célèbre personnage d'Indridason n'y fait qu'une toute petite apparition en dernière minute, en qualité d'agent de la circulation... Et oui, nous sommes en 1972, il a donc toute la hiérarchie policière à grimper. Marion Briem deviendra sa supérieure. Et cet opus permet de mieux connaitre son passé par des flash-backs dans son enfance tuberculeuse en sanatorium etc... Qui ne m'ont pas franchement passionnée ni émue.

Il reste que cette enquête est de bonne facture, malgré son aspect suranné, qu'elle se suit sans déplaisir mais sans grande passion non plus. Et vu le contexte historique de paranoïa et suspicion internationale, pas très surprenant que l'enquête flirte avec le milieu de l'espionnage. Mais j'ai l'impression que les modes et méthodes évoluent assez vite dans le genre polar thriller, aussi, j'aurais bien envie de lire l'un des derniers Indridason... pour comparer le rythme, le style etc et voir si évolution il y a.

5ème participation au challenge d'Alexandra.

J'en étais à 12 points

Ce rapport 1 point + 2 points de prime climatique... Me voici à 15 points ! Je suis donc inspectrice :) Ce qui était mon rêve pro lorsque j'étais au lycée !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 26 Janvier 2026

BD - Editions Dargaud - 208 pages - 30 €

Parution le 28 mars 2025

Le pitch : 1962. Antoine, 8 ans, voit son père – Georges de Caunes – tout quitter et partir sur une île déserte, Eiao, située à mille lieues du premier être humain, pour y tenir une chronique quotidienne sur la vie d’un Robinson moderne.

2025. Antoine de Caunes, 71 ans, se rappelle son choc d’enfance et s’inspire avec son coauteur des chroniques diffusées par son père et du journal intime que tenait alors ce dernier pour nous raconter une aventure hors du commun.

Tentation : Le passage de De Caunes à C à vous

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Dans la famille De Caunes, je connais plus "le père" Antoine et la fille Emma que l'aïeul Georges... Lorsque ce dernier était à la une des magazines ou sur les écrans TV, j'étais très jeune, donc aucun souvenir.

Il n'empêche, cette BD, je voulais la lire, parce qu'entre autre elle se passe sur une île, qu'elle répond au fantasme individuel mais tellement collectif de "partir sur une île déserte" quand tout déborde.

Georges De Caunes l'a fait, même si rien ne débordait, juste par goût du challenge, de l'expérience... Il voulait vivre une robinsonnade sans naufrage. Sauf que la seule île sur laquelle il a été autorisé à mener son expérience était loin du chimérique lagon tropical ombragé de palmiers et caressé par les alizés imaginés par Daniel Defoe.

Eiao, dans les Marquises, est des plus inhospitalière... Un seul arbre, des moutons, des moustiques et autres bestioles en tous genre et un soleil de plomb.

Et voilà Georges débarqué avec quelque matériel et son chien Eder, pour un séjour solitaire d'un an, dont il devait faire le rapport chaque soir à la radio. Et même s'il est seul avec son chien, les dangers ne sont pas pour autant absents...

Antoine De Caunes (aux textes) et Xavier Coste (aux dessins, magnifiques et chatoyants) retracent cette (més)aventure, à l'aide d'archives, de carnets de bord retrouvés après la mort de Georges et des souvenirs d'enfance d'Antoine. D'ailleurs, celui-ci apparaît régulièrement en l'enfant qu'il était, imaginant son père tel un héros, mais un héros qui l'a abandonné à Paris. Ces pages-là sont en noirs et blancs, avec toujours un vêtement rouge. Les autres pages sont très colorés, qui représentent l'île déserte, la mer, les oiseaux etc...

L'humour n'est pas absent de ces pages, puisque De Caunes imagine les pensées du chien, qui se retrouve bien malgré lui dans cette galère.

Outre l'hommage à un père fantasque, cet album est aussi et surtout une belle réflexion sur la solitude, l'isolement physique, géographique, social et intellectuel. Sur le besoin qu'a l'homme de pousser toujours plus loin ses limites, de se mettre en danger pour se sentir exister. Il est aussi question de routine que l'on fuit et que l'on finit toujours par retrouver. Ce à quoi l'on veut échapper sans le dire, en prétextant l'aventure. Il est question d'aveuglement de nos propres limites, d'obstination qui mène aux portes de la folie. Sur les prisons, même à ciel ouvert, que l'homme se crée lui-même, même s'il est en quête de liberté. La liberté peut aussi devenir une prison. Et il y a aussi la part d'égo, d'égoïsme dans ces tentations d'héroïsme.

J'ai aimé le leitmotiv que Georges De Caunes ne cesse de clamer... L'essentiel n'est pas d'arriver, mais de partir. Jusqu'au jour où il réalise et accepte enfin que l'essentiel n'est pas d'arriver, mais de savoir arrêter.

J'ai aimé aussi que sur l'île, Georges constate que la présence de son chien n'est pas que réconfort, mais aussi source de soucis... Et oui, il est responsable de lui devant les dangers et son chien ne manque pas de lui flanquer plusieurs frousses.

Une BD qui rappelle qui ne faut pas croire tout ce que nous dit la littérature... Car la littérature est là pour nous évader d'un quotidien, nous faire rêver, pas forcément pour être vécue.

Bref, une bien belle BD sur une aventure et un homme hors du commun, qui incite à la réflexion, même si elle ne donne pas toutes les réponses. Georges De Caunes s'est éteint avec encore bien des mystères en lui.

Pour ma part, j'aurais préféré un format BD plus classique, fait de planches et de cases, mais qui je le reconnais aurait peut-être été "trop" classique pour cette histoire très proche d'un récit de voyage.

Des documents d'époque forment un cahier post face bien intéressant.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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