Publié le 13 Mars 2026
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Roman - Editions Grasset - 192 pages - 7.90 € en poche
Parution en septembre 2019
Mon pitch : Pamina et son compagnon vivent dans une maison isolée au coeur des Vosges... Le matin, sur le terrain, régulièrement, des traces de passages de gros mammifères. Puis Pamina rencontre Léo, un photographe naturaliste passionné par les grands cerfs. Le terrain de Pamina se révélant idéal pour les observer, il obtient l'accord pour y construire un affût. Commence alors entre Léo et Pamina une relation basée sur la nature, son apprentissage. Car bientôt, Pamina ira seule dans cet affût, sera saisie par l'émotion intense de tout ce qu'elle voit, devine ou ne voit pas... Et au fur et à mesure que certains grands cerfs disparaissent... Pamina s'intéresse à la gestion de la forêt, la régulation de ses habitants... Entre fascination pour les bêtes et consternation envers l'humain, Pamina décide d'écrire un livre de son expérience, pour alerter et espérer être entendue.
Tentation : Mon coup de coeur pour la BD inspirée par ce roman
Fournisseur : Ma CB à la Braderie de ma médiathèque
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Mon humble avis : Il y a presque deux ans, j'étais terrassée par un terrible coup de coeur pour la BD "les grands cerfs" Gaétan Nocq, adaptée de ce roman. Je vous invite donc à lire ce billet, ce qui m'évitera d'être principalement dans la redite dans ce billet.
Evidemment, dans le roman, plus de dessins, plus d'images, au lecteur d'imaginer complètement les décors qui l'entourent. Le roman est à mon avis moins accessible que la BD, qui apporte toujours un divertissement supplémentaire.... Pour apprécier ces pages, il faut aimer profondément la nature, l'écriture poétique, la contemplation, le vocabulaire lié aux observations naturalistes, et l'aspect parfois décousu de l'histoire. On est aussi bien en immersion dans la nature que dans l'esprit de Pamina, de ses ressentis, de ses réflexions, de ses révoltes, de ses doutes, de ses incompréhensions... Et de son envie de savoir à tout prix, même si c'est douloureux, même si elle n'est pas d'accord, même si tout annonce la fin de quelque chose, la fin d'un règne. Quand Dame Nature est sacrifiée sur l'autel des enjeux économiques, politiques... Et sous prétexte de traditions ancestrales. L'autrice milite contre tout cela, et je suis bien de son côté, même si comme elle, je n'ai pas réponses ou solutions à toutes les questions. Mais il faut repenser tout cela. L'homme se donne soi-disant un rôle et un droit important dans la gestion de la nature, comme si celle-ci lui appartenait quand ça l'arrange, or, ceci est la plupart du temps juste par un opportunisme systémique et financier.
Un livre où je le suis sentie bien, malgré quelques passages un peu longs. Un livre qui donne envie de s'enfoncer encore plus dans Dame Nature et de s'éloigner des hommes pétris de contradiction, de certitudes et de supériorité.
Des pages qui vous diront tous des grands cerfs, depuis leurs amours jusqu'à la chute de leur ramure.
Et moi, je ne peux toujours pas comprendre et accepté que justement, cette ramure, avant qu'elle ne tombe, devienne un trophée pour le chasseur qui a tué la bête... oups, pardon, il faut dire hypocritement "prélevé la bête... Je ne comprends pas que donner la mort à un être qui ne vous a rien fait puisse être source de plaisir et de défi.
Un livre qui nous emmène dans ce que la nature a de plus lumineux et secret parce que discret. Mais il conduit aussi à la douleur, la colère... Car plus on s'intéresse à la nature et son vivant, plus on est confronté à sa perte annoncée qui se constate chaque jour un peu plus.
Je découvrais « l’effet affût » : le monde arrive et se pose à nos pieds comme si nous n’étions pas là. Comme si nous n’étions pas, tout court. On constate que le monde se passe de nous. Et même davantage : il va mieux sans nous.
la gestion du cerf : Dans ce conflit, il faut tout prendre en compte. L'aspect biologique, physiologique et sociologique, mais aussi la gestion et l'aménagement du territoire, et le côté réglementaire, juridique, administratif. Je veux vraiment avoir une vision globale de la question. Je veux savoir. Je veux me battre, a conclu Léo. Mais il n'a pas bougé.
Et moi, est-ce que j'ai bougé davantage ? Non. Je campais sur ma position, voilà tout.
La défection de Léo m'affectait profondément. J'y voyais une trahison. D'ailleurs, quand j'ai eu fini d'écrire l'épopée des cerfs et que je l'ai donnée à lire à Léo, c'était normal, il est carrément devenu menaçant, et il a exigé que je ne nomme pas la boucherie. Je pouvais donner les noms des cerfs. Pas le nom de la boucherie. Il m'a assuré que l'adjudicataire allait se retourner contre moi. - Un coup de feu est vite parti, lui ai-je répondu, je sais Léo, je sais.
- Et l'ONF, si tu le nommes, va te poursuivre, parce que c'est l'État et qu'on ne s'attaque pas à l'État. Et moi aussi, je vais te poursuivre pour diffamation, a ajouté Léo.
Ainsi, je me suis retrouvée avec les deux partis contre moi, l'ONF et les chasseurs. Plus Léo. Alors, comment fait-on quand on veut écrire le roman du réel, aujourd'hui ? Quand on veut l'aborder frontalement ? Comment parler du monde et de ce que l'écrivain y a découvert et qui le ronge, puisque c'est le monde d'aujourd'hui qui le passionne, qu'il veut connaître et faire savoir? Ce monde qu'on hallucine, les yeux grands ouverts.
Oui, comment fait-on ?
En passant outre.
9ème participation
au challenge Gravillons d'hiver
(livre de moins de 200 pages)
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