Lectures, BD, cinéma, voyages, photos, chats, oiseaux, nature bref mon petit monde ! .................. " C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante" (Le petit prince)
Roman - Editions Le cercle ouvert - 336 pages - 22.50 €
Parution le 20 août 2026 : Rentrée littéraire
Résumé : En Alaska, il y a cent ans, une formidable chaîne de l'espoir - habitants, mushers, chiens de traîneaux - sauvait de la diphtérie les enfants d'une petite ville isolée pa l'hiver et la glace. Un roma dédié à l'amitié et la solidarité.
Tentation : Le sujet
Fournisseur : La bib de St Lunaire
Mon humble avis : J'ai aimé ce livre qui m'a emmenée loin et dans une autre époque. Un livre se démarque vraiment de la production actuelle (secrets de famille, quête identitaire, actualité sociale) dont je me lasse tant qu'elle me paraît redondante.
On a ici une histoire vraiment romanesque, même si elle est inspirée de faits bien réels : La course au sérum de 1925 . Ada Blackjack, Inuit d'Alaska a existé (1898 - 1985). L'écriture et les dialogues sont à l'économie... Rien de trop et pourtant les quelques descriptions suffisent aux lecteurs pour se créer tout un paysage, un environnement rude et une époque dans leur esprit. Le froid, la glace, la petite ville dont on ne quitte pas les quelques rues principales et dont nous fréquentons une poignée de personnages, dont Ada, la colonne vertébrale du roman. Ada est une native, aussi, grâce à elle, nous apprenons sur les rites et les légendes locales... ainsi que l'attachement à la terre, même si l'hiver, elle n'est que glace. Nous sommes aussi dans la tête du seul médecin qui doit faire face à une épidémie de diphtérie avec des fioles de sérum périmées depuis plusieurs années... Pas d'autre choix que d'en faire venir d'Anchorage par train jusqu'à la dernière gare.... située à près de 1000 km de la petite ville. C'est un pari fou que lance le médecin... Créer un relais de mushers et de chiens pour ramener les précieuses fioles en bon état (pas trop gelées, etc.), dans une ville et des hameaux alentour qui se confinent.
Les communications radio étant ce qu'elles étaient à l'époque, il est impossible de savoir exactement où se situe le convoi… Alors, avec les habitants de la ville, on attend... on guette... autant les chiens que tout signe d'infection chez un enfant.
Et puis, il y a Betty, une fille de la ville (Seattle) qui passe là l'hiver chez son oncle Will... Betty est photographe. Comme j'ai aimé chacun des passages qui l'évoquaient avec son Leica en main. Il y a aussi le menuisier, l'infirmière, Madame Augusta (qui tient une maison close) et ses colombes, Constances et Nora, femme et fille d'un Musher parti. Et les chiens, et les chiens. Symbole de survie dans cette contrée. J'étais bien auprès de ses personnages bien croqués dans leurs doutes, leurs instincts, leurs rêves, leurs peurs, leur accommodation avec une certaine réalité, leurs rapports à une nature que nous occidentaux décririons comme hostile… Et ce lien qui les unit tous. Mon seul regret est de ne pas avoir passé plus de temps sur les traîneaux avec les mushers... Mais c'eut été sans doute un autre livre.
Une lecture que je recommande "chaleureusement" malgré le froid glacial qui y règne.
"Toutes les merveilles du transport mécanique des temps modernes ont faibli en présence de éléments. D'autres moteurs pourraient geler, s'étouffer, mais le plus ancien de tous les moteurs, le coeur, dont le carburant est le sang et dont l'étincelle est le courage ne cale jamais qu'une seule fois."
"Réserve tes jamais pour les points essentiels, lui dit Betty en plantant des petites bougies. Et tes toujours aussi."
"Cette épidémie est une épreuve. Et une épreuve appelle le calme et l'entraide."
Avec Marion Cotillard, Denis Ménochet, Leonardo Sbaraglia
Synopsis : Dans un village au nord de l’Espagne, Jeanne tente de reconstruire sa vie avec Daniel, qui ne connaît rien de son passé trouble. Un jour, Mateo, le filleul de Jeanne âgé de six ans, disparaît mystérieusement… Afin d’échapper à la police qui la soupçonne rapidement, Jeanne se réfugie en France dans la communauté où elle est née et qu’elle a fui quelques années auparavant. Daniel ne croit pas à la culpabilité de la femme qu’il aime et va tout faire pour la retrouver avant la police.
Mon humble avis : Quel film ! Boulerversant ! Certes, j'ai trouvé qu'il mettait un peu de temps à démarrer, mais il faut bien mettre les personnages en place dans leur vie. Mais sitôt qu'on commence à saisir un soupçon de là où veut nous mener Guillaume Canet, la tension monte, les mains s'agrippent aux accoudoirs du fauteuil en velours, on tremble, on est estomaqué puis c'est la gorge qui se serre, et selon votre sensibilité, les larmes qui coulent d'émotion… et de soulagement.
C'est au coeur d'une secte en France que Guillaume Canet nous immerge durant une bonne partie du film. C'est effarant de constater que personne ne s'y révolte, et de voir l'effet quasi indélébile de l'emprise psychologique de ce monstrueux gourou (formidable et effroyable Denis Ménochet)... Un lieu clos où un homme a tous les droits sur tout le monde, depuis les plus jeunes jusqu'aux personnes âgées (pour être réaliste, Guillaume Canet a pu assister, incognito, à un procès lié à une secte similaire). En regardant ce film, je me disais que la folie des Hommes n'était pas que dans la rue, mais aussi dans des lieux clos bien tranquilles, à l'abri des regards et sous la soi-disant bénédiction d'un certain dieu...
Quand Daniel commence à mener l'enquête et que l'on comprend aussi que Jeanne n'a pas fui, bien au contraire, le film prend une tournure des plus inattendues et des plus captivantes. Le scénario est super bien ficelé et ne manque pas de rebondissements et de surprises pour le spectateur, même si, il faut le dire, certaines scènes sont psychologiquement dures à supporter.
Et surtout il y a Jeanne, la protagoniste principale... Jeanne, la toujours plus bluffante Marion Cotillard dans la puissance et l'énergie (du désespoir ici )qu'elle met dans son jeu. Quel talent, on ne peut être qu'admiratif et captivé par la force de son jeu. Il faut savoir que Guillaume Canet a écrit ce rôle spécialement pour elle, un rôle à sa propre démesure ! Alors que les premiers temps du film laissent à penser que Jeanne est une femme paumée et inconséquente, au fil du film un voile se lève sur son passé, sur ses motivations à y retourner. Parce qu'une mère ferait tout pour son enfant.
Quant à la réalisation et l'esthétique du film, je les ai trouvées parfaites. Les plans sont très soignés, les images d'une beauté exceptionnelle, au point que j'aurais aimé faire quelques captures d'écran. Tout dans ce film sert à merveille un scénario inédit, subtil, juste, intelligent.
Un film aussi bouleversant que glaçant. Beau, grand... A voir absolument ! Inoubliable.
Aujourd'hui, je vous propose une balade pédestre et photographique dans les rues de Lille.
Lille ma ville de naissance, d'enfance, d'adolescence, de jeune adulte par intermittence etc... Et étape de mes dernières vacances dans le Nord-Pas-de-Calais, Belgique, Pays Bas en mai /juin 2026.
Depuis plus de 25 ans, Lille, je n'y étais retournée que pour des événements familiaux et j'évitais le centre le plus possible. A chaque retour, en novembre ou mars, le temps était pourri, les lieux me semblaient déprimants... Et en juillet 2025, j'y suis retournée par grand beau temps, pour un enterrement célébré en plein centre. J'ai vu ma région d'origine autrement et ai ainsi décidé d'en faire ma destination de vacances 2026.
J'ai donc redécouvert la ville avec des années dans les jambes et dans la tête et surtout, à travers l'oeilleton de mon appareil. J'ai donc tout regardé pleinement, en scrutant le moindre détail, en m'intéressant autant aux gens qu'aux lieux. Et voir de la jeunesse et une ville vivante m'a fait du bien. J'ai constaté que nombre d'enseignes historiques avaient disparu, mais que d'autres résistaient au temps et aux modes...
J'ai traîné mes guêtres depuis la place de la République (avec d'un côté les Beaux Arts et de l'autre la préfecture). Puis, rue de Bethune, rue Neuve, Place Rihour, Grand Place, l'Opéra, le Vieux Lille, l'Hospice Comtesse, la Cathédrale de la Treille etc...
Voilà tout ce que vous verrez, en mode aléatoire dans les photos suivantes, ainsi que dans un autre billet qui viendra plus tard.
Roman - Editions Audiolib - 11H33 d'écoute - 20.99 €
Parution : Audiolib & Albin Michel en janvier 2023
Mon pitch : Harlem dans les années 50-60...
Ray Carney tient un magasin de meubles et d'électroménager dans la 125ème rue. Il se veut honnête, pas voyou, juste un peu filou, puisque cela ne le dérange pas de vendre des articles tombés du camion tant qu'il ignore leur provenance... C'est un époux et un père aimant, mais fils d'un ancien homme de main de la pègre locale. Peu importe, il mène une vie tranquille jusqu'à ce que son cousin lui propose de participer au cambriolage du célèbre hôtel d'Harlem : Le Thérésa. Et, à partir de là, tout va partir en vrille.
Tentation : Appétence pour cet auteur
Fournisseur : La bib de Dinard
Mon humble avis : C'est mon énorme coup de cœur pour Underground Railroad de Colson Whitehead qui m'a incitée à ajouter Harlem Shuffle à ma liste depuis un moment. Et c'est en préparant ce billet que je découvre qu'Harlem Shuffle est en fait le tome 1 d'une trilogie sur Harlem, dont le tome 2 est déjà sorti.
Deux papates de chats, donc inutile de préciser que je n'irai pas plus loin dans cette trilogie. Et cela n'a pas grand-chose à voir avec la qualité de ce roman, mais plutôt avec mes goûts personnels. Je réalise avec Ray et ses acolytes et/ou ennemis que les histoires de pègre et de gangsters, ce n'est vraiment pas ma came. Il y a une telle profusion de personnages, qui s'intensifie au fil des pages, que j'ai vite lâché l'affaire pour ne m'attacher à aucun d'entre eux et ne suivre l'histoire que dans ses grandes lignes. Si ma lecture avait été sur livre papier et non audio (donc en faisant autre chose en même temps), fort possible qu'Harlem Shuffle aurait subi mon abandon, et cela me désole tant j'avais aimé Underground Railroad, ainsi que Nickel Boys. Mais ici, aucune aspérité pour me retenir, malgré quelques bons mots et traces d'humour ou de cynisme (discrètes) . En fait, il semble ne rien se passer d'extraordinaire et les situations (menaces, visites etc entre gangsters ) deviennent vite redondantes. Et pourtant, le contexte est intéressant... Harlem dans les années 60, la ségrégation raciale, les émeutes lycéennes (tiens tiens), les jeunes noirs tués par des policiers blancs jamais condamnés, la corruption policière, tous ces sujets sont présents mais plutôt survolés. En fait, ce roman est plus social que policier, avec cette difficulté à rester honnête dans une société gangrénée par l'injustice où la débrouille est le seul moyen de garder la tête hors de l'eau. C'est ainsi que Ray, le personnage principal, se met à mener une double vie... Commerçant et père de famille sans histoire qui ne rêve que de s'élever socialement côté face... Côté pile, il fait son bonhomme de chemin dans la pègre, sans en maîtriser les conséquences. Mais même côté face, Ray subira toujours la discrimination raciale qui affecte encore New York à tous les étages de la vie (commercial, logement etc).
Mais il y a l'Harlem des années 50-60... Ses artères commerçantes vibrantes, ses lieux de culture, de solidarité, son mouvement perpétuel, ses restaurants familiaux, ses trafics en tous genres. Et ce bout de New York, on s'y attache plus qu'aux personnages humains. Whitehead connaît son sujet ; il nous plonge vraiment dans l'ambiance. Dommage que tout cela soit si long, avec moult descriptions inutiles, et surtout sans grands rebondissements qui tiendraient le lecteur en haleine. Autant Underground Railroad m'avait bouleversée, autant j'ai trouvé ces pages très factuelles et donc peu émouvantes.
Mais cette lecture me permet une 3ème participation au Challenge d'Inganmic et Aleslire
Roman - Editions de L'Iconoclaste - 391 pages - 20.90 €
Parution en mai 2026
Mon pitch : En Islande, la meilleure amie de Katla est tuée par son compagnon... Katla sombre d'abord puis s'éveille en sursaut et décide, comme sa grand-mère en 1975, d'organiser une journée de grève des femmes, pour manifester contre les inégalités persistantes et les mauvais traitements que subissent les femmes... Sans qui le monde ne tournerait pas pourtant... Et si, par la magie des réseaux sociaux, cette grève pouvait dépasser les frontières islandaises et devenir mondiale ? Parce qu'il est temps de créer un monde nouveau.
Tentation : Le sujet
Fournisseur : La bib de St Lunaire
Mon humble avis : J'ai choisi de me plonger dans ce livre à la sortie de mon harassante lecture du Procès de Kafka. Il me fallait une lecture fluide, où j'étais sûre de comprendre ce que je lisais, sans que l'ouvrage soit débilisant. Un jour sans femme a tout à fait rempli son contrat, m'a captivée, intéressée, émue, reposée, et m'a fait chérir une fois de plus mon "confort" de femme Française, même si dans l'absolu, rien ne garantit totalement que je sois à l'abri de ce patriarcat violent ou d'autres mouvements extrémistes qui réduiraient mes droits dans les décennies à venir.
Avec l'alternance des chapitres, nous suivons quatre femmes de par le monde.
Katla, en Islande, qui vient de perdre sa meilleure amie d'un féminicide. Culturellement, Katla est la seule des personnages qui pourrait être moi... Occidentale, Européenne...
A San José au Salvador, nous suivons Ana Maria, qui trime depuis 25 ans, pliée sur une machine à coudre dans une usine pour gagner à peine de quoi vivre... Et dès qu'elle le peut, elle parcourt une longue route pour rendre visite à sa fille, à travers les grilles d'un parloir en prison. Esperanza est condamnée à 30 ans de réclusion.
Au Sénégal... Hawa, qui a terminé depuis longtemps ses études de médecine en France et y travaille, rentre dans son pays pour se "reposer" d'un burn out... A peine arrivée dans son village natal, elle sauve de justesse de la mort une petite fille victime d'une excision... Et son propre trauma ressurgit.
Enfin au Japon, Michiko, employée modèle au service marketing d'une entreprise de jouets est enceinte. Alors qu'avec son mari elle se réjouissait de son état, au travail, c'est le pire des harcèlements et de l'humiliation qu'elle subira.
Pourquoi j'ai aimé ce livre, qui n'échappe pourtant pas à quelques lieux communs, bons sentiments et développements plus ou moins attendus (ce qui m'importe peu en fait, quand je sais où je mets les pieds ?)
Parce que j'ai appris qu'en Amérique Centrale, et donc au Salvador, subsistent les lois les plus virulentes contre l'avortement... Un avortement ou même une "simple" fausse couche conduit à une peine de 30 à 50 ans de prison dans une cellule surchargée...
Parce que j'ai appris qu'au Japon, dans certaines entreprises, une femme enceinte doit s'excuser auprès de ses collègues de perturber le travail d'équipe du fait de sa grossesse, et que sa direction fera tout pour la mener à la démission... Alors que le gouvernement est prêt à n'importe quelle invention débile pour relancer la natalité.
J'ai aussi appris qu'au Japon, il existe un phénomène de société qui prend de plus en plus d'ampleur : celui des reclus... Des hommes et des femmes qui, ne supportant plus le poids et les attentes de la société, décident de s'enfermer dans leur chambre pour des années et de ne plus en sortir. Ce roman m'a fait dire à de nombreuses reprises, comme je suis contente de n'être pas japonaise.
Parce que j'ai appris que sur le continent Africain, chaque jour, ce sont 6000 petites filles qui sont mutilées par l'excision et ce, malgré l'interdiction légale (mais non appliquée) dans certains Etats. Une journée de grève égale 6000 petites filles sauvées. Hawa, qui va faire de l'excision son combat, et proposer aux Exciseuses qui vivent financièrement de leur "savoir" de les former plutôt à l'accompagnement à la grossesse et à l'accouchement.
Bref, chacune de ces femmes, qui semble un instant se résigner, va retrouver une force qu'elle n'imaginait pas avoir et toutes ensembles, vont parvenir à un peu changer le monde...
L'autrice s'appuie sur des chiffres effroyables et documentés, et s'inspire également de faits réels. La grève des femmes en Islande en 1975 a réellement existé et paralysé le pays toute une journée, avec un peu plus tard, des avancées politiques et sociales conséquentes. D'autres grèves de femmes ont eu lieu de part le monde... Celle du sexe au Kenya, qui en résumé a abouti à un accord de paix d'un conflit... En 2019, au Japon, le mouvement #kutoo a lutté contre l'obligation faite aux femmes de porter des talons au travail. En 2016 en Argentine, il y a eu le mouvement féministe Ni Una Menos... qui s'est étendu à toute l'Amérique du Sud. En 2001, l'Argentine a proposé une grève mondiale des femmes le 8 mars... Il y a eu aussi le Nigéria, et d'autres pays.
Bref, ce roman parfaitement mené, rythmé et documenté par Laetita Colombani redit haut et fort qu'il est temps de changer le monde, de se libérer du patriarcat et aussi et surtout de renoncer à certaines traditions barbares.
Il y a dans ce roman comme un air de la chanson de Grégoire... "Toi plus moi plus eux plus tous ceux qui le veulent, Plus lui plus elle et tous ceux qui sont seuls, À deux, à mille, je sais qu’on est capables Tout est possible, tout est réalisable..."...
C'est peut-être un peu utopique mais ça fait du bien d'y croire... Et cela rappelle que l'union fait la force... et le résultat... Que la sororité soit mondiale et non dans chaque petit coin du monde. Et comme le disait Renaud il y a déjà longtemps : "La femme est l'avenir de l'homme et l'homme n'est l'avenir de rien".
Une lecture bien agréable, utile et touchante malgré toutes les duretés faites aux femmes qu'il dénonce. De beaux portraits de femmes qui, si elles semblent plier un moment, se redressent et résistent.
Mon pitch : Jean-Christophe Grangé est un célèbre auteur de thrillers vraiment terrifiants où il est toujours question du mal en personne. Quand on lui demande où il trouve toutes ses idées, il se dit qu'il y a certes l'inspiration, mais peut-être pas que... C'est ainsi qu'il s'est penché sur les conséquences possibles de son enfance heureuse mais des plus anormale, toujours sous une menace, en épouvante tue. Car oui, le père de Jean-Christophe Grangé était un diable incarné... Dans cet ouvrage, l'auteur revient sur son enfance et les années qui ont suivi, qui l'on mené là où il est maintenant.
Tentation : Le sujet
Fournisseur : La bib de Dinard
Mon humble avis : A ses débuts, Christophe Grangé était de mes incontournables auteurs. Longtemps, j'ai lu chacune de ses parutions, jusqu'à cesser complètement. Pour deux raisons... D'autres tentations et surtout, ses romans étaient devenus trop effroyables pour moi, je craignais la crise cardiaque !!!
Il n'empêche, en tant que lecteur, on se demande pour certains auteurs (comme Chattam, Thilliez et Grangé évidemment) où ceux-ci puisent leur inspiration pour avoir des idées aussi diaboliques.... L'occasion d'avoir quelques réponses ici, et hop, voilà Grangé dans mon MP3 et le casque sur mes oreilles.
L'ouvrage commence très fort... Sa jeune mère est poursuivie par son père et des complices dans un cimetière, ils veulent l'y enterrer vivante... Ceci n'est qu'un exemple parmi d'autres de tout ce que le père Grangé a fait subir à sa femme, son fils, sa belle famille.... Heureusement, très vite, la grand-mère maternelle a pris l'enfant Jean-Christophe sous son aile, sous son éducation, son amour et sa protection totale. Alors quelque part, même si de condition modeste, à part d'un père qui ne soit pas un monstre, Jean-Christophe Grangé n'a manqué de rien...
C'est complètement ahuri que lecteurs, nous lisons ou écoutons le vrai portrait de cet homme méchant né pour faire le mal (vous découvrirez sa propre imagination dans ses pages), le tout ajouté à quelques comorbidités telles que l'alcoolisme etc... Lecteurs nous sommes en apnée, comme si nous étions dans un vrai thriller, sauf qu'on est dans l'enfance de l'auteur... Bon, là, l'avantage, c'est que l'on sait que cela "finit" bien puisque Grangé est devenu sexagénaire, il n'a donc pas péri. Le style et l'interprétation audio du texte sont très efficaces, maîtrisés, alertes, ce qui rend l'ensemble captivant et surtout prenant. Cette première partie, Jean-Christophe Grangé la tient de ses souvenirs d'enfance, surtout en spectateur et victime collatérale sans trop le savoir, ainsi qu'une enquête menée auprès de sa mère et du témoignage d'une vieille tante.
Puis vient le moment ou Christophe Grangé devient étudiant, adulte, reporter, journaliste, rédacteur en publicité, scénariste ,etc, un CV bien rempli... Là il n'est plus le spectateur ni le narrateur de cette histoire, il en est l'acteur principal... De cette histoire, comme de sa vie. Avec ses bagages familiaux etc... C'est à la naissance d'un grand auteur que nous assistons... Arrive le succès de son 2ème roman, Les rivières pourpres, la célébrité et aussi et surtout la dépression avec un grand D. L'auteur n'élude pas la question, bien au contraire.
Jean-Christophe Grangé signe ici un livre qui ne ressemble à aucun des autres qu'il a écrits, puisque c'est une autobiographie. Mais c'est un auteur qui sait tenir son lecteur en haleine, même quand il ne fait "que raconter" sa vie (avec ce père diabolique vraiment), parce qu'il le fait avec une réelle sincérité.
Et quelque part, on peut se dire que Grangé fait ici le #metoo de sa mère et de sa grand-mère. Puisque le point de départ de ce livre, c'est l'extrême violence (physique et/ou psychologique conjugale).
Je suis ressortie de cette lecture ahurie certes, mais ravie de sa fluidité et de son intérêt. Et peut-être même avec l'envie de retenter les derniers thrillers de Grangé.
4ème de couv' :Seize ans après avoir remporté le prix Femina pour Le Voyage parallèle, l`écrivain Lambert Delville disparaît tragiquement dans la mer Égée. C`est un drame national, les ventes de ses livres s`envolent, les hommages pleuvent, son éditrice célèbre sa mémoire « Un grand auteur ne meurt jamais, ses mots sont éternels ». Lambert est hilare devant sa télévision. Retiré sur une île grecque oubliée, il savoure le spectacle de sa propre mort, décidé à enterrer son ego sous le soleil et à profiter de cette seconde vie, sa vie de mort bien vivant.
Tentation : Zep et la couv'
Fournisseur : La bib de St Lunaire
Mon humble avis : "Encore" une fois, un grand plaisir de lecture avec cette nouvelle BD de Zep, un pur moment de détente mais pas que !
Une félicité des sens... Je me suis surprise à caresser les pages douces et joliment colorées pour le plaisir du toucher et de ma vue. L'objet est en lui-même magnifique, de belle qualité (la matière, les couleurs, les dessins)... C'est du "tout comme j'aime" !
Un auteur à succès se retrouve déserté... de succès, à priori d'inspiration, et de sa compagne qui ne supporte plus ses lamentations. Sous les conseils de son éditrice, il embarque sur son bateau en mer Egée pour une croisière au grand air solo ! Sauf qu'advient une tempête... L'épave du bateau est retrouvée, des traces de sang, tous les effets personnels encore à bord... Les médias (et les polices) le déclarent mort et/ou disparu, ce qui fait les choux gras de bien du monde, éditrice et Lambert lui-même, puisque les ventes de ses romans repartent en flèche, rupture de stock, réédition...
Derrière sa télé, Lambert se marre bien. Oui, car nous lecteur savons qu'il est vivant (l'explication sera donnée) et qu'il mène dorénavant une vie bien douce et anonyme sur une petite Grecque isolée. Cette petite île, d'ailleurs, dessinée par Zep, donne bien envie d'en faire un lieu de retraite pour échapper au monde de fou. Le graphisme est chaleureux, et de même, les quelques planches qui déroulent en mer sont superbes, sans être du Lepage, dans un autre style.
De sa télé, Lambert observe l'hypocrisie du milieu littéraire Français... que Zep dépeint avec un sacré cynisme et une bonne dose d'humour. Mais oui, d'un seul coup, l'écrivain sur le déclin redevient le meilleur ami de tout le monde etc... Son dernier roman, que son éditrice avait refusé, est finalement édité et inscrit sur la liste du Goncourt... Sauf que... l'ancien assistant de Lambert déclare en être l'auteur, comme de ses romans précédents en fait. Et comme Lambert n'est plus là pour contester... Retournement de veste de tout le milieu germanopratin ! Et c'est là qu'on "rit" encore plus... Puisque cette BD, parue en avril 2026, paraît presque prémonitoire de cette Rentrée Littéraire 2026 avec ce scandale et la suspicion qui règne autour d'un certain roman qui aurait été écrit par l'IA. Pour Lambert, la question qui se pose est "qui". Pour Orélien, c'est "quoi" (une machine ou un humain).
Bref, Zep nous livre là une BD sacrément romanesque et divertissante, où les rebondissements se suivent et ne se ressemblent pas, nous surprennent toujours un peu plus. Une lecture prenante, des plus agréables, qui pointe du doigt les travers des maisons d'éditions française, des médias, et de toute une société en fait... qui n'a peut-être que les médias et les éditions qu'elle mérite.
Un moment de lecture bien sympathique, rondement menée.... pour le plaisir ! Et ça fait du bien ! Et moi je dis, vivement la prochaine Zep BD !
Du coup, voici une 2eme participation au challenge de Fanja !
Roman - Editions Livre de Poche - 192 pages - 7.90 €
Parution poche avril 2025 (Grasset Mars 2024)
Mon pitch : Et si vous viviez tous les jours la même journée ? C'est ce qui arrive à Tara Selter. Spécialiste de livres anciens, elle séjourne à Paris pour l'achat de quelques uns. Un matin, alors qu'elle petit-déjeune à l'hôtel, son voisin fait tomber une tartine beurrée au sol... On est le 18 novembre. Sauf que le lendemain, qui devrait être le 19 novembre, adviennent exactement les mêmes évènements, dont celui de la tartine. Quand elle rentre chez elle, elle réalise que son mari, lui, est resté bloqué au 17 novembre au soir, mais qu'il n'a aucune conscience de cette répétition. Tara finit par tenir un journal de ses 18 novembre, en espérant qu'un beau jour, elle se réveillera un 19 novembre.
Tentation : Rien que la phrase d'appel sur la couv
Fournisseur : Ma CB lors de mes vacances.
Mon humble avis : En achetant par hasard le roman Danois "le volume du temps ", je me doutais bien qu'il y aurait un deuxième tome. Pas fan des séries, je me suis dit, "allons y tout de même, l'histoire me paraît trop tentante". Quelques mois après, j'entame ma lecture, qui m'incite très vite à faire une recherche sur le net... Il y a bien un 2ème tome, mais aussi.... un 4ème déjà paru et 3 encore à paraître. 7 tomes en tout ! Fichtre ! Où ai-je mis les pieds, ou plutôt les yeux !
Mais mon allant ne s'est pas effiloché, en tous cas durant le premier quart du roman. J'étais d'ailleurs prête à appeler mon libraire préféré pour qu'il me commande les 3 tomes qui me manquaient...
Bon, arrivée au bout des 192 pages qui m'en ont paru 400, il n'est plus question de commande ni de poursuite, sauf si l'un(e) d'en vous a lu cette série et me convainc de poursuivre... Nota bene : l'autrice a consacré une vingtaine d'année à écrire ce qui est sensé être le chef d'oeuvre sa vie...
Un postulat de départ - le temps suspendu - et un début d'histoire - une boucle temporelle- qui avaient tout pour me plaire... Un potentiel énorme et intriguant ! Sauf que la façon dont le sujet est traité est de fait très répétitive, redondante de petits évènements anodins (il pleut à telle heure) ou surprenants au début (le poireau arraché dans le potager est de retour à sa place le lendemain)... Et puis tout devient lassant et même, j'ose le mot "chiant". Car on est dans l'absurde... Et ce qui est dingue, c'est que j'ai lu ce livre pensant me divertir et faire une pause d'une autre lecture pénible sur l'absurdité : Le procès de Kafka... Ce qui m'a fait deux lectures interminables et concomitantes ! Parfois, les planètes littéraires s'alignent vraiment pour pourrir vos soirées lecture !
Certes, il y a quelques passages intéressants qui suscitent des réflexions au lecteur mais ceux-ci sont bien minces dans la masse. Et à la fin de ce premier tome, rien n'est expliqué, ce qui laisse sur une grande frustration. Mais là où l'autrice a parfaitement réussi son "chef d'oeuvre", c'est d'écrire pour rendre compte du temps qui passe quand on s'enferme dans une routine, subie ou choisie... Il est aussi un peu question d'écologie/surconsommation, avec la pénurie des ressources qu'on exploite de la même façon tous les jours. Donc si on veut, il y a sans doute de quoi bien philosopher avec ce bouquin sur la routine quotidienne. Mais même si certains repères rassurent, la vie devient d'un ennui mortel qui mène à un encéphalogramme plat, un peu comme ce livre. Avec juste quelques sursauts d'agacements qui prouvent que l'on est conscient de notre ennui, et donc encore un peu en vie.
Sur Babelio, au fil des tomes, lecteurs et avis sont de moins en moins nombreux !
Mon pitch : Dans les Highlands écossaise, c'est un couple d'agriculteurs en difficulté qui élève un ado qui, sous peu deviendra aveugle.
En Baie de Somme, c'est un chasseur qui ne vit que pour la hutte, qui tout l'été attend la date d'ouverture de la chasse, mais que son fils de 8 ans traite de barbare.
Au Maroc, près d'une lagune où se regroupent chaque année des centaines de milliers d'oiseaux migrateurs, c'est un jeune homme qui fait visiter la lagune en barque, à des touristes venus pour les oiseaux. Il le fait pour son père qui le pense bon à rien... Et pendant tout ce temps, il ne rêve que de migrer vers le Nord, vers l'Espagne.
Le point commun de ses personnages... Ils verront l'oiseau... Celui différent, si beau, si majestueux, avec son bec un peu plus court que celui de ses congénères. Un Courlis qui va bouleverser leur vie d'une façon ou d'une autre. Et si ce spécimen remarquable était un Courlis à bec grêle, que personne au monde n'a observé depuis 1995. S'il restait un survivant de cette espèce aviaire aujourd'hui éteinte ?
Tentation : Le sujet + Colin Niel valeur sûre
Fournisseur : La bib de St Lunaire
Mon humble avis : Pour tout ornithophile (que je suis) ou ornithologue qui se respecte, pas besoin de chercher loin ce qui a pu sûrement être l'élément déclencheur de l'écriture de ce roman. Il y a un an, en octobre 2025, le Courlis à bec grêle a été officiellement espèce déclarée éteinte dans le monde entier, 30 ans après qu'il ait été observé une dernière fois au Maroc. C'est la première espèce aviaire (parmi les nombreuses, voire toutes en déclin) à disparaître complètement de la surface du globe...
Ce Courlis qui peut-être pourrait être un survivant Courlis à bec grêle est donc le fil rouge, et le personnage principal de ce roman qui se déroule sur trois points de la planète : Le lieu de reproduction (L'Ecosse), le lieu de pause migratoire (la Baie de Somme) et le lieu d'hivernage de l'oiseau : la côte marocaine.
Certes, il est beaucoup questions d'oiseaux, de multiples espèces dans ces pages, ce qui pourrait rebuter les non-initiés. De mon côté, je les connais toutes ses espèces, donc je n'ai pas eu besoin d'ouvrir un guide ornitho ou d'aller sur Google pour voir toutes ses frimousses à plumes. Si vous n'y connaissez rien en piaf, allez justement vers ce livre et prenez le temps d'aller voir à quoi ressemblent les espèces citées, toutes ces merveilles que vous ne connaissez pas mais qui ne vivent pas si loin de vous, et donc l'avenir dépend de chacun de nous.
Avec justesse, délicatesse, documentation et sans jugement, Colin Niel évoque les raisons du déclin, voire de la disparition de certaines espèces de notre biodiversité. Sans jugement car dans bien des coins, des gens font ce qu'ils peuvent déjà pour eux même survivre. Et d'autres, ne sont que la somme de ce qu'on leur a appris et de ce que l'on attend d'eux, tout en restant perclus dans leur aveuglement et la certitude de leur légitimité...
Alors, parmi les sources de déclin aviaire, il y a la disparition de zones de nidification à cause de l'agriculture intensive, d'assèchement de zone humide, de pesticide etc... Cet aspect-là est traité en Ecosse, à travers les personnages de Fiona, et de son époux. Il y a la chasse, située ici en Baie de Somme, sur le trajet migratoire, avec Willy et sa bande... En France, nombre d'oiseaux en voie de disparition sont chassables, et là il n'est absolument pas question de régulation, mais juste de plaisir de tuer une proie qui n'a pas grande chance du bout de son fusil. Enfin, il y a les pollutions soudaines d'une lagune par exemple, quand une usine chimique a proximité connait des problèmes de fuites... Nous voilà au Maroc avec Hamza... Enfin, même si c'est moins significatif, il pourrait y avoir le risque de " dérangement animal" commis par certains photo ornitho-cocheurs prêts à tout pour LA PHOTO !!! C'est illustré ici par la prudence qu'à Hamza de ne montrer ce magnifique Courlis peut-être à bec grêle qu'à quelque happy few... Une telle nouvelle dévoilée, et ce serait des centaines de photographes qui débarqueraient en pleine nature pour "cocher" la merveille.
Mais dans ce roman Colin Niel dit aussi et surtout que si tout le monde fait un petit effort, peut-être que la tendance pourrait s'inverser... Par exemple, sur une exploitation agricole en Ecosse, aménager une parcelle idéale à la reproduction aviaire plutôt que de la faucher dès que possible... En Baie de Somme, chasser un peu plus tard, un peu moins, et respecter les moratoires qui interdisent la chasse de certaines espèces.... Et comprendre que c'est épuiser l'activité à sa source. Enfin, éviter la pollution par déversement dans des zones naturelles etc...
Si vous n'êtes pas ornithophile mais tout de même concerné par l'avenir de notre écosystème, ce livre à d'autres arguments pour vous plaire... Car il y a l'évolution des personnages dans leur façon de penser, qui vont accepter de voir différemment leurs habitudes et leur environnement. Il y a aussi, sur les trois lieux où Colin Niel nous emmène, les relations parentales plus ou moins conflictuelles avec l'enfant, quel que soit son âge, qui ne devient pas, ou ne deviendra pas, ce que les parents avaient espéré pour eux à travers lui.
Même si ce roman est un peu moins percutant ou prenant à lire que les précédents ouvrages de Colin Niel (ce n'est pas un roman à suspense), il est tout aussi nécessaire, puisqu'il invite à l'observation, à la réflexion, aux quelques concessions que chacun peut faire pour que survivent les espèces qui nous entourent et qui font de la nature une source d'émerveillement intarissable. A condition que l'Homme apprenne à vivre en bonne intelligence en mêlant ses propres besoins avec ceux de la nature, et qu'il réapprenne à l'observer juste pour le plaisir, sans chercher à l'exploiter à tout prix. Ce septième siffleur est une incitation à (re)découvrir se qui ce passe discrètement près de chez soi... Car les espèces qui partagent notre planète sont bien plus discrète que nous autres hommes bruyants et toujours pressés.
Pourquoi ce titre ?
"- Tu connais la légende des sept siffleurs ? demanda- t-elle alors. Fiona secoua la tête. - C'est plus une légende irlandaise, je crois. On dit que c'est un groupe de sept oiseaux mystérieux, qui volerajent ensemble, surtout la nuit, et dont les cris annonceraient un désastre imminent. Au XIXème, il ya eu une catastrophe dans une mine de charbon qui a fait plus de deux cents morts : on raconte que la veille les Sept siffleurs avaient crié au-dessus du village et qu'après ce drame les mineurs refusaient d d'aller travailler les fois où ils les entendaient. II y une autre version, qui parle de six oiseaux volant sans cesse à la poursuite du septième. Qui dit que lorsqu'ils I'auront rejoint, lorsque les sept siffleurs seront réunis, ce sera la fin du monde. On ne sait pas exactement de quels oiseaux il s'agit, pour certains ce sont des pluviers dorés, pour d'autres des corlieux, mais moi je suis persuadée que ces siffleurs, ce sont des whaups Des courlis cendrés"
Photo d'un Courlis à bec grêle prise sur le site "Rustica"
Au printemps dernier, mes vacances m'ont menée plus de 2 semaines dans la région de mes racines : Le Nord-Pas-de-Calais. Histoire de voir différemment les lieux de ma jeunesse à travers mon appareil photo, et de rendre aussi quelques visites... Wissant, Malo-les-Bains, Dunkerque, les Flandres françaises, Lille.
J'ai aussi dépassé les frontières, puisque je me suis pris une nuit d'hôtel à Bruges en Belgique, puis une autre à Middelbourg aux Pays-Bas.
De ce périple que j'ai adoré, j'ai ramené plus de 6000 photos (avec pas mal de Piafs dans ces 6000 photos).
Aussi, aujourd'hui, je vous invite à un tour photographique dans Bruges, où j'ai fait des kms à pied sous une chaleur caniculaire (fin mai)... Les rues, les gens, les monuments, l'atmosphère.
Bruges... 120 500 habitants... J'ai lu quelque part qu'il y avait un ratio de 1 habitant pour 21 touristes. Lors de mon séjour, la ville était animée, mais sans excès désagréable.
Auparavant, la mer atteignait le nord de Bruges. La ville était alors reliée à la côte par un chenal naturel, le getijdengeul qui était soumis à l'action des marées. La poldérisation progressive à partir du XIesiècle a fait disparaître ces chenaux[]. Aujourd'hui, le cœur historique de Bruges se situe à une quinzaine de kilomètres de la mer du Nord. Le rattachement progressif des villes alentour a permis de faire de Bruges une ville côtière dont le port est Zeebruges. Les deux ensembles sont reliés depuis 1907 par le canal Baudouin, d'une longueur de 12 kilomètres.
La ville est toujours traversée par une rivière, la Reie, qui est aujourd'hui canalisée dans Bruges
Ce billet me permet une 2EME participation au Challenge d'Inganmic et Aleslire