Publié le 28 Novembre 2022

Roman - Editions de Minuit - 160 pages - 16 €

Parution le 1er septembre 2022 : Rentrée littéraire

L'histoire : Claire est une enfant d'une famille modeste, où l'on compte chaque sou. Le père travaille en trois huit à l'usine. Et pendant les vacances, le summum, le graal pour les enfants est le repas au fast food.

Des années plus tard, étudiante, Claire effectue un job d'été, dans un fast food. C'est ce grand écart et l'usure du corps, la répétition des gestes, la soumission que la romancière narre ici.

 

 

Tentation : Le billet d'Alex 

Fournisseur : La bib de Dinard

Mon humble avis : Si j'ai voulu lire ce roman, c'est parce qu'une bonne partie s'y déroule dans un fast food (Mc Do, BK, peu importe) et que l'auteur y détaille les conditions de travail des petits employés négligeables et négligés... Il y a quelques années, suite à un licenciement économique et des problèmes de santé, j'ai fait le choix d'aller travailler au Mc Do... Il me fallait un job qui ne demande pas trop à mon cerveau abimé par un AVC, un poste à temps très partiel, sans responsabilités et où on fait les choses à l'instant T. J'ai donc bossé au Mc Do entre 43 et 45 ans... A l'âge où j'avais au moins le double de celui de mes collègues, et de certains de mes supérieurs hiérarchiques. Le fast food, honnêtement, ce n'est pas la mine ni les urgences d'un CHU débordés... Mon travail, sans être passionnant, aurait pu ne pas être désagréable, les rushes ont quelque chose de stimulant. Certes, je ne vendais plus de voyages à la carte aux Seychelles mais des Big macs. Beaucoup moins stressant... En cas d'erreur, rien de grave, ce ne sont pas des centaines ou des milliers d'Euros qui sont en jeu.

Quid donc de ce roman ? Je n'ai pas adhéré tant que ça au projet de la jeune romancière, celui de faire le parallèle entre sa jeunesse et la vie de son père à l'usine avec son expérience en fast food. Les passages de l'enfance sont très elliptiques et souvent implicites, décrits avec un style sec, aux phrases courtes, qui laissent peu de place à l'émotion et m'ont un peu laissé de marbre. Je ne suis pas sûr que ce parallélisme entre l'usine du père et le fast food de la fille soit très judicieux... L'usine pour le paternel, c'est toute la vie. Le fast food, en général, on ne fait qu'y passer... Et entre ces deux récits, il manque un coeur central qui donnerait à cette oeuvre un aspect plus abouti, un objectif plus limpide.

Mais là ou Claire Baglin excelle, c'est dans la description du présent, du microcosme social qu'est un fast food. Chapeau ! C'est là que se trouve l'originalité et l'utilité de ce roman. C'est avec minutie, exactitude, humour, ironie, lassitude, révolte, sens de l'observation et de l'analyse comportementale que Claire Baglin décrit le travail d'une équipière polyvalente ! Tout y est, depuis la répétition des gestes, l'usure du corps, la rapidité et la fatigue, la concurrence entre équipiers, les us, coutumes et langages inhérents aux fast foods et bien souvent ridicules, qui se prennent très aux sérieux, comme sur un front de guerre. Mais surtout et là je bénis Claire Baglin, elle met les mots, l'atmosphère, les expressions très justes pour évoquer ce qui ne se voit pas à l'oeil nu, qu'il faut vivre pour le savoir. Les humiliations, le harcèlement psychologique, l'aliénation, la lobotomie du petit personnel. Dans un Fast food, il ne faut pas penser, pas proposer. Il faut obéir. Certains managers nous parlent comme si nous étions des ados en camps de redressement. Equipier, c'est obéir, ne surtout pas chercher quelque autonomie de travail, même si vous connaissez votre mission, et éviter toutes initiatives.  De toute façon, soit elles seront reprochées, soit elles ne seront pas remarquées. Etre manager, c'est donner des ordres à quelqu'un qui sait déjà, la plupart du temps, ce qu'il doit faire. Tout cela, Claire Baglin le démontre parfaitement. 

J'ai quitté le Mc Do parce que je subissais le harcèlement psychologique de 3 connasses qui étaient mes N + 1. Evoqué auprès du chef du restaurant, il n'a pas été pris en compte, mes crises d'angoisses sont revenues, j'ai dit "stop".

Contrairement à l'auteure, j'aimais être en salle, le plus loin possible du comptoir et des managers... Là, je pouvais un peu plus être moi-même, développer le service client et travailler à l'évidence, et non sous les ordres. Et j'étais plus libre dans ma tête.

Petit exemple d'humiliation vécue : Devant une poubelle, une manager de 21 ans me demande : "Géraldine, sais-tu pourquoi il faut vider les poubelles ?". Je cherche une réponse subtile, me disant qu'on ne peut pas me poser une question aussi basique, donc je n'ose pas dire l'évidence : "Pour qu'elle ne déborde pas"... Donc je dis non... Et là, victorieuse devant mon ignorance, la manager me déclare fièrement : "pour qu'elle ne déborde pas". Des exemples comme cela, j'en ai à la pelle... La situation est tellement ubuesque que j'en reste coi... Je subis, je me soumets.

J'ai fini pour un temps mon poste officiel, celui de préparer les salades du déjeuner. Inoccupée, je ne vois personne au Mc Café alors que la vaisselle sale s'y accumule... Donc je vais mettre de l'ordre, je me démène... Un manager m'appelle, Géraldine, tu fais quoi là, ce n'est pas ton poste, revient derrière le comptoir. J'obéis...A peine derrière le comptoir, il réalise qu'il n'a rien à me faire faire donc me renvoie au Mc Café...

Je nettoie les vitres de l'espace jeux enfants... A court de produit vitres, je traverse le restaurant pour aller chercher un autre vaporisateur. Et là, un manager me surprend donc "sans rien faire".  "T'es sur quoi là Géraldine".... 

Bref, ce n'est pas le travail qui est archi pénible, je pense qu'il y a pire. Ce sont les conditions psychologiques, qui sont insupportables, inhumaines, intolérables et qui détruisent. Après, il ne faut pas s'étonner des difficultés de recrutement. Qui veut d'une telle pressurisation psychique dans un job où, quoiqu'il se passe, il n'y a jamais mort d'homme...

Par honnêteté, je mets un dièse à mes propos précédents.... Tout dépend évidemment des individus. Quand j'ai commencé au Mc Do, le chef de mon restaurant était un gars génial, humain, chaleureux, intelligent, confiant... Tout se passait pour le mieux. Quelques mois plus tard, il est parti... et avec lui, tout est parti à vau l'eau, les petits chefs se sont pris pour des grands chefs, et le vrai chef pour un saint, Dieu étant le propriétaire de tous les resto Mc Do des environs. Une fois, je me suis faite engueulée parce que j'avais osé parler à Dieu normalement, comme s'il était juste humain... Mais Seb et Charlotte, vous n'étiez pas comme les autres ;). C'est con, j'étais contente de pouvoir tout de même travailler malgré mes défaillances cérébrales et médicales... Mon passage au Mc Do a réduit en miette le peu de confiance professionnelle et sociale qui me restait. Depuis, je n'ai plus travaillé, je fais du bénévolat.

Tout ça pour dire que l'intérêt de ce roman se situe dans la description littéraire et dénonciatrice de la "vie" dans un fastfood. Si cela pouvait changer les choses, même d'un chouilla, ce serait déjà bien.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 26 Novembre 2022

Film de Roschdy Zem

Avec Roschdy Zem, Maïwenn, Sami Bouajila

Synopsis : Moussa a toujours été doux, altruiste et présent pour sa famille. À l’opposé de son frère Ryad, présentateur télé à la grande notoriété qui se voit reprocher son égoïsme par son entourage. Seul Moussa le défend, qui éprouve pour son frère une grande admiration. Un jour Moussa chute et se cogne violemment la tête. Il souffre d’un traumatisme crânien. Méconnaissable, il parle désormais sans filtre et balance à ses proches leurs quatre vérités. Il finit ainsi par se brouiller avec tout le monde, sauf avec Ryad…

Mon humble avis : J'aime beaucoup Roschdy Zem et Sami Bouajila en tant qu'acteurs, voilà pourquoi je suis allée voir ce film, même si le sujet m'interpelait aussi.

Roschdy Zem est aussi le scénariste (avec Maïwenn) et le réalisateur. Il s'inspire d'une histoire vécue par son propre frère, et donc par sa famille et lui-même.

Je pensais que le film flirterait plus avec la comédie, or cet aspect-là, pourtant évoqué par certains dont Roschdy Zem, m'a échappé. J'y ai plus vu le côté dramatique.

Celui de la maladie qui frappe un membre d'une famille... Qui se pensait unie... Mais les conséquences de la maladie font remonter pas mal de passif... Avant que tout le monde s'apaise et retrouve le bonheur d'être ensemble dans le partage. On y voit la difficulté et l'incompréhension face à la maladie, mais aussi, la difficulté à supporter le tempérament changeant du patient. Et l'on assiste aussi à la déchéance sociale du malade, qui perd son emploi etc.

Le casting est impeccable, la réalisation aussi... Et pourtant, il m'a manqué quelque chose pour déborder d'enthousiasme. Comme l'impression de survol, que le fond du sujet n'est pas assez exploité... Et que nous avons donc, au final, un énième film sur des règlements de compte familiaux, dans le format chronique, qui nous laisse un peu à l'extérieur.

Mais ce qui change dans ce film... Et bien c'est que nous suivons une famille d'origine maghrébine... Mais que jamais il n'est question des origines, de la religion, des traditions etc... Une famille française, comme toutes les autre, avec ses forces, ses différences internes,  et ses distancions !

Cela reste un joli film, bien réalisé, mais j'en attendais plus !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 24 Novembre 2022

Roman - Editions J'ai lu - 416 pages - 8.70 €

Parution J'ai Lu janv 2022

L'histoire : Dans l'Amérique ségrégationniste, Desiree et Stella sont jumelles. Elles vivent très modestement avec leur mère à Mallard, une petite ville isolée de Louisiane, une ville noire où l'on n'épouse jamais plus foncé que soi... Au fil des générations, les visages s'éclaircissent. Les deux filles pourraient paraître blanches. A 16 ans, elles fuguent, main dans la main, inséparables.

Quatorze ans plus tard, Desiree revient à Mallard, sans Stella dont elle a perdu la trace depuis si longtemps. Stella qui voulait devenir blanche. Quelles ont été les destinées des jumelles, quel est leur avenir ?

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Ma CB

Mon humble avis : Et bien mes amis, quel roman ! Bien plus qu'un coup de coeur, je pense que L'autre moitié de soi est MA lecture de l'année. Dire qu'il a trainé presque toute l'année aux pieds de ma table de chevet, et qu'une fois ouvert, je n'ai plus pu le lâcher.

Tout est magistral dans ces pages... L'écriture (et la traduction), très agréable, soignée, au service de son sujet. L'originalité de l'histoire et la maitrise de son déroulement. La construction narrative, avec d'incessants aller /retour dans le présent/passé/futur des personnages, incessants mais aussi fluides qu'une douce rivière qui descend son lit... Point de linéarité, même si, au fil des pages, on avance dans le temps, dans les décennies, pour retourner ensuite vers des événements passés. Mais jamais je n'ai été perdue.... Vraiment, cette histoire sur trois générations de femmes coule aussi limpidement qu'elle captive, car des surprises, des émotions, de la colère, de la tristesse, elle en réserve, mais avec une belle lumière, une énergie positive. Des personnages très travaillés, qui permettent d'observer les différentes facettes de l'âme humaine face aux mêmes situations, parfois avec l'évolution sociétale qu'apportent les années.

Desiree revient à Mallard 14 ans après sa fugue... Elle est accompagnée de sa fille, qui est de couleur noir charbon. Stella vit dans le mensonge, mais comme et là où elle le souhaite, pour avoir une vie libre et plus facile : chez les blancs riches, en tant que blanche... et sa fille est blonde... Depuis toutes ces années, sa peau très claire lui a permis de passer pour une blanche. Mais à quel prix ? Au final, on ne sait pas qui on plaint le plus... Celle qui a choisi ou celle qui n'a pas vraiment choisi...

Le climat de fond de cette passionnante histoire est la ségrégation et le racisme aux Etats-Unis, même si le roman se termine bien après la fin du ségrégationnisme. Mais le sujet que développe Brit Bennet est l'identité sous toutes ses formes ; raciale, sexuelle, personnelle. Et elle pose la question à travers ses personnages : Qu'est ce qui forge et nous donne notre identité ? Est-ce notre couleur de peau, notre éducation, notre culture, notre sang, nos origines, nos racines, notre apparence, notre sexe, notre façon d'aimer, notre classe sociale, l'époque dans laquelle on vit, le regard des autres, nos peurs, nos forces, nos mensonges, nos fidélités, nos traumatismes ou ce que l'on choisit, décide d'être, quel que soit le prix à payer ? Même si c'est une moitié de soi ? En fait, l'intelligence est de croire que c'est un peu tout cela à la fois et que l'essentiel est d'être intimement vrai et épanoui dans ce que l'on pense être, de se sentir à sa place, si toutefois une société ouverte l'autorise. Mais c'est aussi parfois les sociétés ostracisées qui poussent à certains choix. Toutes ces facettes de l'identité sont incarnées par des personnages kaléidoscopiques tous très attachants qui expriment, affrontent, subissent ou assument leurs choix et qui façonnent ainsi un roman fort, poignant, subtile, indispensable, exaltant ! 

Bref, je ne sais pas comment vous dire à quel point ce roman est pour moi un chef d'oeuvre, un énorme coup de coeur sans spoiler les détails de l'histoire (il y a tant d'avis publiés qui raconte jusqu'aux 3/4 du roman :( ). En tous cas, L'autre moitié de soi me prouve une nouvelle fois, qu'en choisissant bien, je peux trouver des lectures puissantes et non glauques, qui me transportent dans la littérature américaine que j'explore trop peu. Et Brit Bennet, je l'encadre dans mes auteurs à suivre.

 

L'avis de Kathel

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 22 Novembre 2022

Roman - Editions Livre de Poche - 160 pages - 7.20 €

Parution Poche 2010 (Ed. Héloïse d'Ormesson 2008)

L'histoire :  Pascaline, la narratrice, vient juste de divorcer. A 40 ans, elle s'installe seule dans un nouvel appartement parisien, un deux-pièces qu'elle trouve charmant. Dès les premiers jours, un profond malaise l'envahit, ainsi que des cauchemars. Elle apprendra par une voisine bavarde qu'un véritable drame s'est produit dans sa chambre il y a des années de cela. Pascaline réalise qu'elle est sensible à la mémoire des murs. Ce drame et ceux qui l'entourent vont devenir une obsession pour elle, et faire remonter sa propre tragédie, enfouie depuis 15 ans.

 

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

Mon humble avis : Dans ma PAL, j'ai des pavés... Et aussi des livres fins... L'un de mes plaisirs est d'en choisir un comme je le ferai d'une séance de cinéma ou d'une activité d'après-midi, pour passer quelques prochaines heures...

La mémoire des murs nous emprisonne donc pour un soir, et les pages se tournent toutes seules, tant l'intrigue est prenante, obsédante, que la tension monte...

Le drame qui s'est déroulé dans nouvelle chambre de Pascaline est le meurtre d'une jeune femme par un tueur en série... Inutile de chercher bien loin, Tatiana de Rosnay fait référence à Guy Georges. Donc en tout, ce n'est pas une, mais sept victimes. Obsédée par ses malaises, Pascaline va en fait enquêter, presque sous forme de pèlerinage sur ses sept jeunes femmes. Elle va même errer autour de la prison où l'assassin purge sa peine...   Cette obsession va tourner à la folie et faire rejaillir le drame qu'elle a elle-même vécu : le décès de sa petite fille, de la mort subite du nourrisson, un soir où elle était absente, où son mari veillait la petite.

Tatiana de Rosnay, d'une écriture fluide et limpide, tout à fait adaptée au sujet, a le talent de nous inclure dans le malaise de son héroïne, et de rendre très palpable des faits divers qui ont fait la une des journaux mais qui, pour la plupart d'entre nous, sont restés à leur place de fait divers. Dans ce roman, ils redeviennent réalité proche, sous le prisme d'une personne comme vous et moi, qui n'était en rien liée ni aux victimes, ni au coupable, ni à la justice etc... A travers l'enquête de Pascaline, Tatiana de Rosnay, au-delà d'un nom et d'une fin terrible, redonne une identité, et une vie à ces jeunes femmes. Et par delà, à toutes les personnes oubliées, victimes de drames, ou au contraire heureuses, qui ont vécu dans les lieux que nous fréquentons et piétinons sans y penser, qu'ils soient réputés ou à priori anodins (La romancière évoque les bâtiments qui remplace le Vel d'Hiv, à Grenelle.) Le message est clair : n'oublions pas le passé... mais que cela ne devienne pas une idée fixe.

Et puis, toutes ces victimes avaient des parents... hors Pascaline a eu une fille... Cette histoire fait rejaillir ce deuil inachevé, enfoui, la perte, l'inconcevable... Nous assistons donc à la descente aux enfers de Pascaline, sans que nous ne puissions rien faire, jusqu'à la toute fin glaçante qui laisse sans voix.

Cette histoire est sombre, mais parfaitement menée, elle ne s'étend pas en longueur pour rien. Tout est dense, et très prenant, mais pas trop long. En même temps, heureusement, car c'est une lecture qui remue et met plutôt mal à l'aise. J'ai vraiment bien aimé ! J'ai dévoré !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 20 Novembre 2022

Bonjour !

Suite de mon voyage au Kenya d'avril dernier. Après la réserve du Masaï Mara, le Parc national d'Amboseli, nous voici maintenant dans le parc national du Tsavo (dans sa partie Est.)

Tsavo National Park était à l’origine un seul immense parc, mais il est maintenant coupé par la route à 4 voies et la voie ferrée qui relient Mombasa à Nairobi. Dans les faits il y a donc maintenant deux parcs, car les animaux peuvent difficilement traverser. Le Tsavo Est et le Tsavo Ouest. L'ensemble est aussi grand que la Belgique.

Les paysages sont très différents d’une partie à l’autre :
Tsavo Ouest : collines et escarpements rocheux entrecoupés de coulées de lave, la brousse est assez buissonneuse.

Tsavo Est : grandes plaines herbeuses vallonnées, il est caractérisé par sa terre rouge vif... Voilà pourquoi les éléphants du Tsavo Est sont... rouges oranges 😁

Tsavo est au niveau de la mer et donc bénéficie d’une température beaucoup plus élevée et d’un degré d’humidité plus important. Durant la saison des pluies, il peut y faire vraiment très chaud (plus de 40°).

Le chacal ! je n'en n'avais jamais vu ! Très bel animal !

Le chacal ! je n'en n'avais jamais vu ! Très bel animal !

Les mangoustes ! Une première pour moi aussi ! Trop mignon et trop rigolo à regarder !

Les mangoustes ! Une première pour moi aussi ! Trop mignon et trop rigolo à regarder !

Le petit Koudou

Le petit Koudou

UN DIMANCHE AU KENYA : PARC TSAVO EST 1/2
La gazelle de Waller, aussi appelée gazelle girafe !

La gazelle de Waller, aussi appelée gazelle girafe !

L'oryx

L'oryx

Varan. Mais j'ignore lequel, il en existe une multitude d'espèces.

Varan. Mais j'ignore lequel, il en existe une multitude d'espèces.

UN DIMANCHE AU KENYA : PARC TSAVO EST 1/2
Les lionnes ! Quel moment magique ! Elles étaient nombreuses, certaines déjà repues et somnolantes, d'autres en train de dévorer un buffle !

Les lionnes ! Quel moment magique ! Elles étaient nombreuses, certaines déjà repues et somnolantes, d'autres en train de dévorer un buffle !

Voilà la scène de repas... Avec sur place, l'odeur et les mouches.... le buffle avait du être chassé depuis un moment car il était raide. Et franchement, les lionnes haletaient d'effort pour parvenir à arracher sa peau et ses muscles. En fait, manger sembler les épuiser.

Voilà la scène de repas... Avec sur place, l'odeur et les mouches.... le buffle avait du être chassé depuis un moment car il était raide. Et franchement, les lionnes haletaient d'effort pour parvenir à arracher sa peau et ses muscles. En fait, manger sembler les épuiser.

Les lionnes et leur proie

Les lionnes et leur proie

UN DIMANCHE AU KENYA : PARC TSAVO EST 1/2
Les lionnes ! La suite, dans 2 semaines !

Les lionnes ! La suite, dans 2 semaines !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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Publié le 18 Novembre 2022

Roman - Editions audiolib - 3h48 d'écoute - 17.10  €

Parution Audiolib 2018 (L'iconoclaste 2017)

L'histoire : Eté 1965. Shell a 10 ans... et est différent. Il en a marre des moqueries, ou qu'on lui dise qu'il n'est pas assez grand, pas un homme etc... Alors, c'est décidé, il part faire la guerre ! Il s'enfuit donc de la station service où il vit avec ses parents. Ses pas ne le mèneront pas à la guerre, mais là-haut, sur le plateau... Là, il se battra contre le silence et le maquis, contre lui-même et grandira. Et surtout, il rencontre Viviane, une curieuse adolescente, qui apparaît et disparaît. Viviane devient sa meilleure amie, sa première amie, sa seule amie. Sa reine.

 

Tentation : Pourquoi pas ?

Fournisseur : Bib de Dinard

Mon humble avis : C'est un beau roman, une belle histoire, touchante. Shell est handicapé mental : il grandit dans son corps mais pas dans sa tête. Il est moqué à l'école, fait des bêtises qu'il ne comprend pas... Et ses parents songent à l'envoyer loin près de chez sa très grande soeur, mais dans un institut spécialisé. Alors Shell fugue de chez lui, dans l'idée d'aller faire la guerre pour montrer sa force, devenir un homme et mériter le respect. C'est là-haut, sur le plateau, qu'il rencontre Viviane. Viviane qui le prend tel qu'il est, qui le fait rêver, et à qui il a promis d'obéir et de ne pas poser de question, comme à une reine.

L'amitié décrite est belle et rend l'histoire onirique et poétique et puise ses ressources dans l'imagination sans borne de l'enfant... On s'attache évidemment au petit Shell, à ses défaillances, à ses rêves, à son entêtement. A travers lui, Jean-Baptiste Andréa raconte une histoire initiatique qui porte sur la différence. L'acception de celle des autres, de la sienne. La différence sous toutes ses formes, car également dans le mode de vie etc... Car la différence amène le rejet. C'est aussi le passage de l'enfance à l'adolescence, avec les premiers émois, que conte ici l'auteur.

Je n'ai pas totalement adhéré à ce roman et à son aspect un peu magique, peut-être parce qu'à la base, je ne suis pas adepte des livres dont les narrateurs sont des enfants. Et puis quelque chose dans les intentions de l'écrivain m'a peut-être échappé... En effet, il est sujet de l'acceptation des différences... Mais alors pourquoi Viviane est elle aussi cruelle (à mes yeux) avec Shell, l'obligeant à lui obéir au doigt et à l'oeil,  plus tard, en l'ignorant et enfin en lui demandant l'impossible... Ceci aurait dû être plus développé à mon goût, peut-être en donnant la parole à Viviane, ce qui aurait interrompu parfois le récit de Shell, que j'ai trouvé long par moment, et puis un peu répétitif. Mais la plume est belle et adaptée au sujet.

La fin m'a laissée très perplexe, voire désemparée.

Bref, comme je ne suis pas très sensible à ce genre roman, je vous laisse vous faire votre propre idée, votre lecture pourrait très bien vous enchanter.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 15 Novembre 2022

Roman - Editions Audiolib - 10h44 d'écoute - 21.50 €

Parution Audiolib 2018 (Albin Michel 2017)

L'histoire : Mi XIXème siècle. Cora, 16 ans, est une esclave dans une plantation de coton en Géorgie. Sa mère s'est enfuie il y a des années, laissant sa fille seule affronter le pire... Cora rencontre Caesar, un jeune esclave qui lui propose de s'enfuir avec lui... Cora finit par accepter. Cette histoire est celle de leur fuite à travers les Etats du Sud, dans l'espoir de rejoindre les Etats abolitionniste du Nord.

Tentation : La blogo

Fournisseur : Bib de Rennes

 

Mon humble avis : Un prix Pulitzer, le National Book Award et les éloges de la blogosphère... Voilà, j'ai audiolu ce roman... aussi captivant, qu'instructif, que bouleversant. Une histoire qui noue la gorge, révolte, indigne... Qui fait prendre une nouvelle fois conscience, si besoin était, de la chance d'être née blanche en France dans la 2ème partie du XXème siècle. Oh, on peut se dire, en cours de lecture, que c'est du passé... Pas tant que ça dans certains pays... Et comme l'Histoire est un éternel recommencement, méfiance...

Nous suivons donc Cora, jeune fille de couleur. Cora, une héroïne qui marque, qu'on n'oublie pas. Sa grand-mère fut arrachée aux terres Africaine pour atterrir dans une plantation de coton en Géorgie, donna naissance à Mabelle, qui elle-même mit Cora au monde... Une lignée de femmes esclaves de génération en génération.

Le roman s'ouvre sur la destinée de ses esclaves, leurs parcours (depuis la traversée de l'Atlantique jusqu'aux ventes et reventes entre différents propriétaires terriens blancs), leur (non) vie, faite de travail sous la menace, de privations, de maltraitance, de chaines, de viols, de tortures, de non droit, de non existence légale, de meurtres... Le tout, sous la bénédiction hypocrite de la Sainte Bible "réécrite" pour les blancs. Oui, c'est dur à lire ou à écouter, mais c'est la vérité. 

Puis l'histoire se concentre sur Cora, qui rencontre Caesar qui lui propose de s'enfuir de la plantation avec lui. Nous suivons donc les mésaventures de cette fuite depuis la Géorgie, en passant par la perfide Caroline du Sud (qui prétend accueillir les noirs pour les libérer, les instruire, tout en les incitant sournoisement à la stérilisation pour éviter l'explosion démographique noire), par la Caroline du Nord où un bon noir est un noir pendu, par le Tennessee et enfin dans l'Indiana. Le tout, poursuivis par un ignoble chasseur de prime, mandaté par le maître de Cora pour lui ramener "son bien". Cora et Caesar rencontreront tout de même des gens bien, qui risquent également leur vie pour leur venir en aide, d'étape en étape. C'est l'Underground Railraod. 

Colson Whitehead s'inspire de la réalité historique dans ce roman, même s'il lui donne une touche romanesque. En effet, l'Underground railroad a réellement existé et permit à plus de 100 000 esclaves fugitifs de rejoindre des Etats libres/ abolitionnistes. Il s'agissait d'un réseau de passeurs (en résumé) qui usait d'un vocabulaire ferroviaire.  Colson Whitehead en a fait un vrai train clandestin souterrain. Et il le fait si bien, que j'y ai cru, mais avec un léger doute, qui m'a conduite à une petite recherche rapide sur le net (ici si vous voulez en savoir plus)

J'ai été happée par ce roman, bouleversée par le destin tragique de Cora (et de tant d'autres), me demandant toujours quelle serait l'issue de son histoire, je l'ai finie la gorge nouée et comme terrassée... Underground railroad est servi magistralement tant par la plume (très agréable et fluide) de Colson Whitehead que par l'interprétation qu'en fait, dans cette version audio, l'actrice Aïssa Maïga. C'est simple, quand on monte dans ce train (ce livre), on n'en descend pas.... jusqu'au terminus.

Underground railroad est ma première incursion littéraire dans cette époque américaine. Aucun regret, j'ai beaucoup appris... et aussi, mon premier livre de Colson Whitehead... et certainement pas le dernier !

Un roman à lire absolument, qui donne un bon coup de pied dans le mythe américain et développe les questions raciales de façon aussi intelligente, que prenante, et surtout, rondement menée. Il y a, là aussi, un devoir de mémoire...

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 13 Novembre 2022

Film d'Edouard Deluc

Avec Pio Marmaï, Camille Chamoux, Philippe Rebbot

Synopsis : Au cœur des Pyrénées, deux amis ont l'idée du siècle pour se sortir de la précarité : lancer une chevauchée fantastique à travers la montagne, pour touristes en mal de nature, de silence, d'aventure.

Mon humble avis : "Les randonneurs" version équine ! Rien de bien nouveau sous le soleil, un scénario type déjà éprouvé mais qui fonctionne toujours, qui amuse, qui pique où ça fait mal, qui divertit... Même si le point de départ est plutôt dramatique : précarité, séparation etc. La réalité sociale n'est pas tue. Avec cette fois-ci, la beauté des paysages pyrénéens, un bon bol d'air, un bain de nature et une atmosphère un peu western, tant dans la photographie que de la bande originale.

Mais dommage, nombres de situations sont comme interrompues et point menées jusqu'au bout. Le film fait une incursion dans le loufoque /barré et ce n'était pas nécessaire. Un personnage est là on se demande bien pourquoi, puisqu'il n'intervient que dans deux ou 3 scènes et ne prononce qu'une phrase ou deux... Etrange. 

Quelques belles scènes émouvantes, notamment dans le rapport à l'animal, l'acceptation de soi, la réconciliation avec soi, et les autres... Et quelques réparties qui font mouche. Bref, assez classique et formaté, malgré un mélange des genres. Disons qu'il manque une touche d'originalité par rapport aux films sur le même thème : vacances galères mais au final, tout le monde est content, tout s'arrange.

Donc au final, "aurait pu mieux faire, pas le film de l'année, mais se regarde sans déplaisir.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 11 Novembre 2022

Roman - Editions Livre de poche - 384 pages - 8.20 €

Parution Livre de Poche juin 2022, (Stock 2020)

L'histoire : 1969. Juste libérée de sa tyrannique de mère par le décès de celle-ci, Frances, 39 ans s'apprête à vivre son premier été de liberté. Elle trouve un travail : établir l'état des lieux des jardins de Lyntons, un grand domaine délabré de la campagne anglaise, racheté par un américain.

Elle s'installe donc dans la demeure, où elle fait connaissance de Cara et Peter, couple missionner quant à lieu à l'état des lieux de la demeure.

Une amitié se noue entre eux, qui deviendra vite ambigüe, d'autant plus que Frances découvre un judas dans le plancher de sa salle de bain, avec une vue plongeante sur celle du couple à l'étage inférieur.

 

 

Fournisseur : Ma CB

Tentation : La blogo

Mon humble avis : J'avais lu nombre de billets sur la blogosphère à propos de ce roman lors de sa sortie chez Stock il y a 2 ans. Quand je l'ai vu bien en évidence sur l'étal des nouveautés poche cet été, je me suis dit : "Pourquoi pas ?!". C'était aussi l'occasion d'explorer la littérature étrangère que je visite si (trop) peu.

Et bien me voici bien partagée par cet oeuvre, au point que j'ai hésité entre lui attribuer 3 pattes de chat, ou 2... 

J'ai dévoré ce livre, n'ayant de cesse que d'y retourner quand la vie quotidienne interrompait ma lecture. Ferrée je l'ai été dès les premières pages... Sans doute le talent de Claire Fuller est là, d'établir très vite une atmosphère particulière propice aux mystères et suspenses qui s'installent et dont, forcément, le lecteur trépigne d'en connaître l'issue. Les personnages sont singuliers, entre Frances qui après des années au seul contact de sa mère est presque inadaptée aux relations sociales, et le couple très fantasque et perturbé que forment Cara et Peter. 

Frances est la narratrice de cette histoire, des années plus tard, alors qu'elle est au crépuscule de sa vie, et plus ou moins en confession auprès d'un tout aussi plus ou moins vicaire. On ne découvre où elle se trouve vraiment que dans le dernier quart du roman.

Oui mais... au final, je me suis dit : "tout ça pour ça".

 Que de longueurs, notamment dans les descriptions des jardins du manoir, qui m'ont plutôt laissé de glace... Cent pages de moins auraient préservé l'intensité de l'histoire et évité mon agacement, mes lassitudes. Les trois personnages s'installent dans une langueur répétitive qui étire encore plus cette lenteur. Il est finalement assez peu question de ce fameux judas qui, cité sur la 4ème de couv, titille pourtant le lecteur comme une carotte.

Même si Frances est un personnage attachant par ses faiblesses et son bonheur d'avoir enfin des amis, j'ai eu envie de la baffer pour la réveiller, qu'elle prenne conscience de la toxicité de cette relation finalement assez stérile à mes yeux. Elle a quitté la prison maternelle pour une autre, celle d'une amitié triangulaire où elle marche sur des oeufs, n'ose pas, a peur de déranger, d'être exclue. Une relation où elle est soumise en fait, où elle écoute mais où l'on se préoccupe très peu d'elle. Elle ressemble plus là-dedans à un animal de compagnie qu'à une véritable amie. Après des années de routine, Frances perd pied car elle n'a aucun repère dans la liberté.

Cara, j'ai eu aussi envie de la baffer pour la calmer, pour son insolence, pour qu'elle "accouche de son mystère" une bonne fois pour toutes. En fait, Cara interrompt toujours ses confidences, et ce parti pris narratif fini lasser, voire exaspérer. Elle est dingo, mais ne m'a provoqué aucune empathie.

Quant à Peter, je l'aurais bien baffé aussi pour qu'il mette les choses au claire (pourquoi tant de mystère après tout !), lui qui connait la vérité, qu'il s'affirme et affirme nettement. Dans ces pages, tout est en non-dits (que je déteste déjà dans la vie), en inachevé, en mensonges, en confidences très implicites et toujours interrompues. On ne saura jamais distinguer le vrai du faux, tant dans le comportement de Cara, que dans le récit de Frances : réalité, interprétation ou mensonge. De ce fait, c'est avec frustration que j'ai fermé ce livre.

Frances est à priori témoin de phénomènes étranges dans la maison... Dans le dénouement, ceux-ci seront complètement oubliés et resteront inexpliqués... L'atmosphère particulière dans la première partie devient lourde, pesante et malsaine dans la deuxième.

Et pourtant, malgré tous les reproches que j'adresse à "L'été des oranges amères", je l'ai dévoré. Etrange phénomène...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 8 Novembre 2022

Film de Nicolas Bedos

Avec Pierre Niney, François Cluzet, Isabelle Adjani, Marine Vacth

Synopsis : Lorsqu’un jeune gigolo tombe sous le charme d’une sublime arnaqueuse, c’est le début d’un plan machiavélique sous le soleil brûlant de la Côte d’Azur. Les deux amoureux sont-ils prêts à tout pour s’offrir une vie de rêve, quitte à sacrifier celle d’une ancienne gloire du cinéma et d’un agent immobilier ?

Mon humble avis : J'ai bien aimé ce film qui passe au vitriol et tourne en ridicule une partie de la population de la Côte d'Azur : Les "riches qui se font passer pour plus riche qu'ils ne sont (comme dit) dans le film, et leurs parasites...

Mascarade nous rend heureux de n'être pas si riche que ça (disons que rien d'essentiel ne me manque) et d'avoir assez d'ambition et d'amour propre pour ne pas se prostituer au sens propre comme au sens figuré, et ne pas voir l'argent comme synonyme bonheur. D'ailleurs, dans ce film, chacun brasse des petites fortunes plus ou moins bien acquises, mais personne n'est vraiment heureux. C'est assez effarant de constater la naïveté des uns et la cupidité des autres. Les naïfs et riches ne cherchent qu'à être aimé par tous les moyens, sans forcément aimer eux-mêmes, ou sans se poser des questions sur leur propres motivations et celles des autres. Bref, des vies de mensonges et d'apparences... S'ils ne sont pas pathétiques dès le début, les personnages le deviennent tous ou presque et participent tous à la mascarade.

Le scénario est vraiment super bien ficelé et tient en haleine, jusqu'à surprendre même à la fin, ajoutant une mascarade supplémentaire aux autres déjà bien empilées, et celle-là, je ne l'ai vraiment pas vue venir. La réalisation est impeccable et les images majestueuses. Le rythme ne faiblit pas, au contraire, la tension monte au fur et à mesure que l'on approche de ce que l'on pense être le dénouement, sur lequel le film s'ouvre...  Les dialogues sont bien souvent aux petits oignons bien acides, mémorables pour certaines répliques.

Rien à redire sur le casting impeccable... Sauf sur Isabelle Adjani, dans la peau d'une vieille star de cinéma plutôt oubliée mais sur le retour.... Certes, elle a le visage "parfait" pour jouer une femme qui plonge dans le jeunisme... le problème est qu'elle fait par moment plus jeune de visage que la magnifique Marine Vacth, et que seul son regard exprime encore de réelles émotions. A mes yeux, elle semble jouer une caricature d'elle-même... Alors qu'Emmanuelle Devos est simplement sublime avec ses rides expressives et son âge.

C'est cruel, cynique, amoral, drôle et palpitant, c'est à l'opposé de ma vie et de ce que je suis, et c'est ça que j'aime aussi au cinéma.... L'opposé ! A ne pas bouder !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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