Publié le 26 Septembre 2021

Bonjour, 

Lors de mes balades nature oiseaux... je rencontre aussi des papillons... que je photographie s'ils y mettent un peu du leur !... mais les oiseaux restent ma priorité !

Mais là où il y a à apprendre, découvrir et s'instruire, je suis partante.

Alors, j'ai passé quelques soirée à identifié chacun de mes papillons (Merci Sébastien Vinouse pour le coup de main de confirmation !)... Sur les photos suivantes, il n'y a que pour les papillons "blancs" ou je ne suis pas sûr... Entre piéride de la rave et piéride du chou !

Scientifiquement, les papillons s'appellent les Lépidoptères ! (Là, vous avez peut-être déjà appris quelques choses !!!) Le papillon est la forme adulte, qui suit à celle de la chrysalide, qui elle même, suit la chenille... Qui suit les oeufs !

(Source wikipédia...)

Les plus anciennes traces fossiles de papillons montrent que ces insectes ailés vivaient déjà sur la planète il y a 201 millions d’années, au côté des premiers dinosaures

La durée de vie d'un papillon varie beaucoup d’une espèce à une autre, d’une journée à neuf mois

Comme les abeilles et la plupart des pollinisateurs, dans une grande partie du monde, les papillons sont en forte régression, principalement en raison de l'intensification de certaines pratiques de l'agriculture (monoculture, pesticides) et, localement, de la mortalité routière et de la pollution lumineuse...

Il s'agit d'un des ordres d'insectes les plus répandus et les plus largement connus dans le monde, comprenant entre 155 100 et 174 233 espèces décrites (dont près de 7 000 en Europe et 5 000 en France). En voici quelques unes ;)

Bon dimanche !

 

Paon du jour

Paon du jour

Tircis

Tircis

Belle Dame

Belle Dame

Grande tortue

Grande tortue

Vulcain

Vulcain

Piéride de la rave ou piéride du chou, pas facile à distinguer !

Piéride de la rave ou piéride du chou, pas facile à distinguer !

Petite tortue

Petite tortue

Myrtil

Myrtil

Daphné (aussi appelé Sacré des ronces)

Daphné (aussi appelé Sacré des ronces)

Paon du jour

Paon du jour

Vulcain

Vulcain

Demi deuil

Demi deuil

Argus bleu... femelle

Argus bleu... femelle

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde

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Publié le 24 Septembre 2021

Madame B, thriller, Sandrine destombes, avis, chronique, blog

Thriller - Editions Pocket - 360 pages - 7.60 €

Editions Pocket Mars 2021 (Hugo & Cie 2020)

L'histoire : Blanche Barjac, dite Madame B, elle nettoyeuse... Que quelque chose d'illégale vous dérange, elle débarrasse et laisse place nette... Que ce soit un cadavre, des plants de illicite avant une descente de police... Autant dire que ses clients ne sont pas des anges... Hors un jour, l'une de ses missions dérape et un maître chanteur se mêle à la danse... Elle ne sait même plus si elle peut encore se fier au seul être qui compte pour elle : Adrian, son beau père, dont elle est la digne successeur et qui lui a tout appris.

Tentation : Le titre

Fournisseur : Ma CB

 

 

Mon humble avis : Parfois, un titre me suffit à dégainer ma carte bleue ! C'est le cas de celui-ci... Et oui, mon patronyme commence par la lettre B et dans la famille, il y a une "private joke" à ce propos. Aussi, cela m'a amusée.

Voici un thriller original...  Le personnage principal est Blanche, une nettoyeuse... Comme Victor dans Nikita de Luc Besson... Plane aussi l'ombre d'un Léon, comme dans Léon de Luc Besson !!! Autant dire que dans ces pages, on ne fréquente que des aigrefins, puisque l'on peut y ajouter une dose de mafia italienne, une espèce de mère maquerelle toute puissante etc... Ici, les méchants sont "les bons" et les "bons" sont devenus méchants à cause des "bons". Bref, ce sont des personnes dans le fond peu recommandables qui deviennent ici victimes. Et malgré leur soi-disant "code d'honneur", le lecteur s'interroge bien sûr sur leur fiabilité dans ce méli-mélo !

L'histoire commence sur des chapeaux de roue, elle tient en haleine, se suit avec plaisir, les pages se tournent toutes seules, le mystère s'opacifie de plus en plus et devient même pluriel. Et puis, à mi-parcours, le soufflet est un peu retombé, même si le dénouement est intéressant, on a un peu de mal à y croire... d'autant que trop de "comme par hasard" m'ont semblé se superposer. Autre petit hic, j'ai trouvé quelques contradictions, notamment chronologiques. Enfin, les personnages auraient pu être un peu plus creusés... Entre autre, Blanche parait être un peu trop ingénue par rapport à son "métier"...

Il n'empêche, Madame B reste un divertissement sympathique, j'en avais besoin ! Sans être exceptionnel ni provoquer des nuits blanches (pas vraiment de stress pour le lecteur), ce thriller vaut surtout par la singularité professionnelle de ses protagonistes et une histoire tout de même bien trouvée.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 22 Septembre 2021

Daniel Tammet, autisme, savant, livre, avis, chronique, autobiographie

Autobiographie - Editions les Arènes - 238 pages - 7.60 €

Parution d'origine 2006 - 2007

Le sujet : Daniel Tammet est un autiste savant, un génie des nombres. Il est même parvenue à retenir les 22 514 premières décimales du nombre Pi. Il est aussi synesthésique...  Chiffres, nombres et mots ont pour lui formes et couleurs.

Il nous raconte sa vie, depuis sa plus petite enfance jusqu'à son âge adulte où il parvient l'autonomie et aussi, à la célébrité.

 

 

Tentation : Je suis concernée par le sujet, étant TSA (Trouble du Spectre Autistique)

Fournisseur : Prêt d'une amie de ma mère

Mon humble avis : J'ai lu ce livre dans son édition d'origine paru en France en 2007... Il a été réédité depuis, notamment aux Editions J'ai Lu... version que je n'ai pas lue et qui je l'espère est un peu différente, remaniée.

En effet, j'ai été agacée durant ma lecture par le style très plat de Daniel Tammet, les erreurs de syntaxe, de grammaire, d'orthographe, les répétitions d'idiome dans une même phrase...  J'attendais mieux de la part de cet homme qui se dit amoureux des mots. Après, ce texte a été écrit il y a plus de 15 ans.... Sans doute a-t-il travaillé sa plume depuis... Et quand je regarde des vidéos de Daniel Tammet, nul doute qu'il a beaucoup évolué, muri et progressé depuis, ne serait-ce qu'en aptitudes sociales. S'il réécrivait ce livre maintenant, nul doute que celui-ci serait mieux structuré et plus approfondi. Autre hypothèse : manque de correction, mauvaise traduction, coquille d'impression ? Je ne sais pas, mais cela a en partie gâcher mon plaisir de lecture.

Ensuite, je suis toujours un peu gênée, sceptique devant des adultes qui ont des souvenirs très précis de leur toute petite enfance, et surtout de leur ressenti... Comme si tout avait été noté à l'époque, comme si les parents se souvenaient du moindre détail.

Il y a aussi des passages que j'ai sautés... Parce que je suis imperméable aux chiffres. Aussi, les explications de sa synesthésie et sa mise en pratique me sont royalement passées au-dessus de la tête, de même que la méthode de Daniel Tammet pour apprendre les décimales du nombre Pi.

Mais là n'est pas l'essentiel de ce livre... En fait, cette synesthésie est presque anecdotique dans ces pages... Certes, elle concourt à l'hypermnésie de Daniel Tammet, à la curiosité bienveillante que celui-ci provoque, et aux découvertes sur le fonctionnement du cerveau qu'elle permet.

Ce qui compte par-dessustout, c'est le récit d'un petit garçon, puis d'un ado, puis d'un jeune adulte différent des autres... Tout d'abord rejeté et moqué avant qu'il ne développe publiquement des capacités hors du communs. C'est donc son trajet de vie pour se comprendre, comprendre le monde et en faire un minimum partie, tout en se protégeant, en adaptant le monde à ses possibilités sociales. Daniel Tammet force l'admiration devant son obstination à acquérir son autonomie.

C'est donc l'exemple d'un autisme que développe ici Daniel Tammet. Car il y a autant d'autismes qu'il y a d'autistes, impossible de dresser un portrait type. L'autisme Asperger signifie autisme sans déficience mentale et le syndrome savant de Daniel Tammet est très rare dans le TSA. Les Asperger ne sont pas tous savant, loin de là... Il ne faut pas faire d'amalgame. Daniel Tammet a grandi à une époque où l'autisme était encore très mal connu. C'est d'ailleurs pour cela qu'il a été diagnostiqué autiste asperger si tardivement. A ce propos, j'ai trouvé dommageable qu'il n'évoque pas plus l'étape de son diagnostic, étape d'importance capitale pour tout concerné, et étape qui questionne beaucoup.

Enfin, ce livre, publié en Angleterre en 2006 a sans doute été écrit en 2005... Il y a donc 16 ans. Aussi, mieux vaut ne pas tenir compte des statistiques autistiques qui y sont notées, elles sont pour la plupart erronées (en tous cas, dans la version d'origine française). En effet, d'autres découvertes ont été faites depuis sur l'autisme... notamment sur l'autisme spécifiquement féminin, et bien plus présent qu'on ne le pensait à l'époque.

Quoiqu'il en soit, toute personne, famille ou parent concerné peut trouver ici quelques réponses à ses questions, des conseils comportementaux. Le témoignage de Daniel Tammet peut aussi permettre une relecture d'une enfance autiste non diagnostiquée.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

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Publié le 20 Septembre 2021

Roman - Editions Points - 238 pages - 7.30 €

Parution Seuil 2016, Points 2017

L'histoire : Dans un futur plus ou moins proche... La Terre a été colonisée par des nomades stellaires, ressemblant étrangement aux hommes, au point qu'ils peuvent en prendre les us et les coutumes, mais soi-disant en mieux, sans abuser et user ce qu'offre la planète... De dominants, les hommes sont devenus dominés par cette autre espèce... et se sont vus prendre la place qu'occupaient auparavant les animaux, et classés en trois catégorie : il y a les humains ouvriers, qui travaillent dans des usines sans en sortir, des humains de compagnie, et des humains d'élevage, destinés à la boucherie et la consommation. 

Malo est un de ces nomades, qui fera tout pour sauver Iris, son humaine de compagnie blessée suite à un accident. Ce qui n'est pas simple, car Iris est en fait une humaine d'élevage cachée sous une fausse identité d'humaine de compagnie. Hors, la loi est claire : tout animal (humain) d'élevage blessé doit être euthanasié.

 

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

Mon humble avis : Ce n'est pas une claque que nous met se roman, mais une véritable gifle... Une gifle qui brûle, qui fait mal, qui laisse une trace pour longtemps, qui est assenée sous le coup de la colère. La colère, celle de Vincent Message, devant l'influence désastreuse de la présence humaine sur notre planète, le comportement inconséquent de l'Homme, comportement que l'on sait non viable sur le moyen et le long terme, et que peu ou prou tentent de modifier dans le bon sens, celui de l'avenir.

Ce n'est pas un roman que l'on dévore, en tout cas, ce ne fut pas le cas pour moi... Il faut l'ingurgiter, le ruminer, puis le digérer et ce n'est pas chose facile. Etrangement, je fais de ce livre un coup de coeur alors que sa lecture ne m'a pas été agréable. Elle fut au contraire pesante, étouffante, tant elle m'a poussée dans mes propres retranchements et mes ambiguïtés d'humaine. C'est aussi une lecture assez cérébrale, donc pas très fluide qui a été épuisante pour moi. Jamais un roman ne m'a autant bousculée je pense. Et si j'élève cette histoire au rang de mes coups de coeur, c'est parce qu'elle est affreusement audacieuse et dérangeante, osée presque, mais absolument nécessaire.

Défaite des maîtres et des possesseurs est une fable dystopique, éthique, engagée et écologique... qui dénonce notre manière de nous placer au sommet de l'échelle du vivant, d'agir comme maitres et possesseurs de la terre et de ses habitants, en oubliant que nous ne sommes que colocataires minoritaires, alors que nous nous octroyons le rôle principal et élargissons sans cesse notre "territoire" au dépend du reste du vivant.

Alors, pour que l'on saisisse bien les conséquences de tout cela, Vincent Message nous propose une expérience unique et très inconfortable... Une vue de notre société sous un autre angle... En inversant les rôles... Les humains deviennent les animaux et subissent le sort que nous réservons à ces derniers. Par les êtres stellaires désormais dominants, ils sont classés en trois catégories : les Hommes qui travaillent pour eux dans des conditions d'exploitations intolérables, jusqu'à l'épuisement, sans jamais sortir de leur usine, et que l'on méprise sitôt qu'ils ne sont plus exploitables. Des humains de compagnie, que l'on dresse et éduque comme on le souhaite, à qui l'on renie le droit de vivre libre dans leur environnement naturel, qui nous distraient, nous tiennent compagnie... Et que l'on euthanasie à la moindre maladie, au moindre accident ou handicap... C'est la loi... Et la loi limite l'âge des humains de compagnie à 60 ans. Enfin, il y a les humains d'élevage, ceux qui finiront à la boucherie puis dans les assiettes des nomades stellaires. Vincent Message nous emmène donc dans un abattoir d'humain et ne nous épargne rien, aucune étape, tant dans l'élevage en batterie, que dans les charniers, que dans l'étourdissement pas toujours réussi, et le découpage... sur des humains parfois encore vivants. Et évidemment, la viande de jeunes humains (enfants) étant considérée comme meilleure, plus tendre, elle coûte plus cher sur le marché. C'est absolument étouffant et glauque, mais c'est le reflet inversé de la réalité que nous ignorons, ou que nous choisissons d'ignorer, ou que nous entretenons plus ou moins consciemment par confort.

Vincent Message dénonce aussi le comportement des politiciens et les façons de gouverner. Ce sont dans les hémicycles que se décident le sort des invisibles, de ceux qui ne parlent pas, où de ceux à qui, par principe, on se refuse à donner la parole. Il est également question d'argent, de fin de vie (et d'euthanasie) d'injustices sociales et sociétales, d'inégalités... bref, de notre société dans toute sa "splendeur".

A travers la colonisation des Hommes par l'espèce stellaire, Vincent Message revient aussi sur les diverses colonisations menées par les Hommes, tant sur des espaces naturels qu'envers d'autres hommes, d'autres sociétés, et les dégâts que cela a occasionnés... Introduction de virus sur des populations fragiles, morts, guerres, ruine de l'environnement naturel. Cette partie du roman évoque aussi les mouvements migratoires passés et actuels, qui n'ont pour conséquences que d'élever encore plus les frontières...

Je ne pense pas que Vincent Message soit dans le prosélytisme végan. Non, il nous redit haut et fort, brutalement qu'il est plus que temps de modifier nos comportements, de quitter notre certitude de supériorité, de cesser l'ultra consommation, de tendre de plus en plus vers l'antispécisme, de diminuer drastiquement notre empreinte écologique, de revoir notre relation au reste du vivant, de ménager les ressources terrestres sous peine d'aller droit dans le mur, à notre perte, à notre disparition, à notre défaite de n'avoir su entretenir "notre jardin" sur la durée. Ce n'est pas la planète qu'il faut sauver... Car elle nous survivra. C'est notre possibilité de vivre agréablement sur celle-ci qui est à sauver. Pour cela, il ne faut pas penser que présent, il ne faut pas penser que confort personnel et individuel... Mais collectif et avenir... Toutes espèces, tous vivants confondus.

Bon, il y a tout de même Malo qui essaie de faire bouger les choses, de faire modifier les lois. Il se rend compte que son espèce ne fait guère mieux que la précédente, la nôtre... D'ailleurs, le titres pourraient être au pluriel... Et semble nous dire que comme en politique, qui pourrait se targuer de faire vraiment mieux que les précédents, sans un changement radical de la mentalité collective. Un Malo parmi tant d'autres, ce n'est pas suffisant hélas pour inverser la tendance... Même s'il y a l'amour de l'autre, de la différence, de la vie.

Un roman dur, sombre, glaçant, froid, implacable mais magistralement maîtrisé, mené, rédigé. On n'en sort vraiment pas indemne et pourtant, ce roman devrait être incontournable, tant il est riche, puissant et percutant.  A lire, à faire lire, mais pas forcément aux plus jeunes... je dirais ok à partir du lycée. Ce roman devrait être un ouvrage de référence dans son domaine.

Ce billet est plus long que d'habitude, mais il mériterait de l'être encore plus, tant il y a dire et à retenir de ce roman.

 

"On fait souvent le mal qu'on ne veut pas. Souvent on vise l'ennemi et ce n'est pas l'ennemi qui tombe. Parfois on ne vise même pas et il y en a qui tombent quand même."

"Aimer les animaux ce n'est pas moins aimer les hommes ; aimer les hommes ce n'est pas moins aimer les gens de notre espèce. Car si on aime la vie avec une passion folle, alors on peut aimer tous les vivants, reconnaître partout leur souffle, et ce qu'il a de fragile, et sa capacité à se détraquer en peu de temps, et se mettre à haïr, en regard, toutes les violences qui leur sont faites."

"Il faut du temps pour déconstruire les évidences, le cadre social, le cadre de pensée dans lequel on a vécu."

"Lorsqu'on croit comme moi à l'égalité, on ne veut pas de traitement de faveur, bien sûr, on tient à être traité comme les gens ordinaires, jusqu'à ce qu'on se rende compte à ses propres dépens qu'ils sont traités comme de la merde. Alors j'ai ravalé mes beaux principes."

"L'intérêt général, il ne peut pas rivaliser, le pauvre, quand se trouve menacé un bonheur si palpable et concret qu'on tenait entre ses mains."

"Car c'est notre condition, sans honte et sans fierté que d'être une espèce mimétique. Ou c'est la condition plus large de tout peuple nomade. S'il ne veut pas être chassé du nouveau territoire qu'il découvre et où l'envie le saisit de séjourner, il lui faut se fondre dans le décor - sous peine de voir son nomadisme reprendre plus tôt qu'il ne le voudrait."

"Sauver ce n'est pas sauver, de toute façon : c'est prolonger le sursis."

"Et cette inconséquence, d'une constante tout à fait remarquable, elle tenait pour beaucoup à leur emprisonnement dans le chaos des intérêts particuliers. Pour rien au monde ils n'auraient accepté quelque chose qui favorise plus le pays voisin que le leur, ou consenti des efforts substantiels pour des gens qui n'étaient même pas encore nés."

"Qui veut être le maître se perd ; qui veut par-dessus tout compter au nombre des possesseurs ne se maintiendra qu’en dépossédant tous les jours, tous les autres."

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 18 Septembre 2021

Film, cinéma, Délicieux, Grégory Gadebois, Isabelle Carré, avis, chronique, blog

Film d'Eric Besnard

Avec Isabelle Carré, Grégory Gadebois, Benjamin Lavernhe 

Synopsis : A l’aube de la Révolution Française, Pierre Manceron, cuisinier audacieux mais orgueilleux, est limogé par son maître le duc de Chamfort. La rencontre d’une femme étonnante, qui souhaite apprendre l’art culinaire à ses côtés, lui redonne confiance en lui et le pousse à s’émanciper de sa condition de domestique pour entreprendre sa propre révolution. Ensemble, ils vont inventer un lieu de plaisir et de partage ouvert à tous : le premier restaurant. Une idée qui leur vaudra clients… et ennemis.

 

Mon humble avis : Je ne prévoyais pas voir ce film, et ma môman m'y invita, grand bien lui fit ! (Nous habitons désormais deux communes limitrophes)
Cette comédie historique est un vrai régal pour tous les sens, en présentiel ou par procuration ou imagination ! C'est sur l'identité gastronomique française mais surtout du terroir que se penche ici Eric Besnard. Ce film est inspiré de la réalité d'alors lorsque les restaurants n'existaient, même si son étalement dans le temps a été bien diminué.
L'art culinaire et celui de la dégustation tiennent ici une belle place... On devine les odeurs, les fumés, les aromates, nos papilles salivent devant d'aussi belle recettes, nos yeux se régalent de la beauté de tous ses plats à l'esthétisme parfait ! Et enfin, nos oreilles accueillent avec émerveillement et ravissement suave la succulence des dialogues cuisinés aux petits oignons et aux mets et mots les plus rafinés. Quelle belle langue française ! Quel plaisir des sens, vraiment !
Délicieux nous ramène juste quelque temps avant la prise de la Bastille... Une époque où le peuple meurt de faim et se rebelle, pendant que la noblesse croule sous des banquets pantagruéliques ! Le savoir bien manger lui était alors réservé. Les pauvres se nourrissait, la noblesse mangeait. D'ailleurs, cette noblesse est sacrément rhabillée pour l'hiver dans ce film... Ce qui amène bien sûr des scènes cocasses, gentiment drôles ou tout à fait hilarante. 
Mais cette période prérévolutionnaire, nous la vivons loin de Paris, dans le Cantal magnifié par les caméras.
Bien sûr, le film ne manque pas de romanesque, avec, entre autres, le personnage d'Isabelle Carré qui réserve mystère et surprises.
Le duo Isabelle Carré / Grégory Gadebois fonctionne à merveille... lui, l'ours bourru et fragile, elle, la fine femme qui en a sous les talents et ne manque pas de détermination. Le seul petit hic... lorsque la venue du duc dans l'auberge est avancée de plus d'une semaine pour être le lendemain... On s'étonne que mets, tables, porcelaines, décorations etc arrivent en moins de vingt quatre heures au XVIIIème... On s'en étonne, comme l'abonnement Amaz*ne Prime existait déjà !!!
Bref, délicieux est un film qui se savoure dans tous les sens du terme. Un film résolument optimiste, léger, tout public. Un excellent divertissement qui distille intelligence, fraicheur et finesse !
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 16 Septembre 2021

Irène Frain, Marie Curie prend un amant, littérature, avis, chronique, Histoire

Biographie romancée - Editions Sixtrid - 9h46 d'écoute - 19€45

Parution Sixtrid 2016, Le seuil 2015

L'histoire : C'est par hasard qu'Irène Frain découvre, chez un bouquiniste, deux fascicules, rangés dans le rayon "textes grivois". Ces textes, de 1911, évoquent l'attaque virulente qui s'abattit à l'époque sur Marie Curie, lorsque le tout Paris sut qu'elle avait pris un amant, un homme marié du non de Paul Langevin. L'adultère était un l'époque un crime punit par le code pénal.

Irène Frain entreprend alors une enquête d'historienne et nous livre un récit captivant de cette affaire, et de l'époque qui la précéda.

Tentation : La blogo a l'époque de la sortie du livre

Fournisseur : La bib de Rennes 

Mon humble avis : Ce livre est une reconstitution d'une partie de la vie de Marie Curie. Il est construit à partir d'une recherche sur des matériaux avérés (articles, écrits, parutions scientifiques), et surtout, les livres de comptes de Marie Curie qui disent beaucoup de sa vie et des événements qui la ponctuèrent. L'intuition de l'écrivaine et ses suppositions font le reste.

Je ne connaissais pas grand-chose à propos de Marie Curie et de son époux... A part la science, la chimie, le radium et le(s) Nobels. Bref, ils étaient pour moi des personnages historiques bien flous. Leurs portraits sont désormais bien plus nets pour moi, et bien entendu, après une telle lecture, on ne peut que les trouver fascinants.

On croise beaucoup de personnages illustres dans ce texte, et il ne m'a pas toujours facile de m'y retrouver et d'établir clairement les liens plus ou moins familiaux, amicaux ou professionnels qui les unissaient. Mais il n'empêche, il y a dans ces pages une sacrée collection d'hommes illustres, Nobel ou futurs Nobel à l'époque, dont les découvertes influences et allègent encore nos vies actuelles plus d'un siècle après, sans que nous en ayons conscience.

Irène Frain maitrise l'art de captiver ses lecteurs avec des histoires vraies qui pourraient être linéaires et rébarbatives. Mais avec Irène Frain, il y a du rythme, des analyses, des questionnements, un zest d'humour ou d'indignation. Et bien sûr, de la passion et de l'admiration pour les hommes et femmes sur lesquels elle écrit. 

C'est la première partie qui m'a le plus intéressée, celle qui évoque l'arrivée de Marie en France, sa rencontre avec Pierre Curie, leur travail acharné, passionné, dévoué... Leur abnégation... Les rencontres avec d'autres scientifiques de l'époque, leur vie de famille. Leurs enfants de l'amour... Le radium et leurs deux filles, Irène et Eve. Le Polonium baptisé ainsi comme clin d'oeil au pays de naissance de Marie.

La deuxième partie porte sur la relation adultérine entre Marie Curie et Paul Langevin, qui fut un des premiers et de plus fidèles disciples de Pierre Curie. Cette relation débuta cinq ans après le tragique décès de Pierre, suite à un accident de la circulation. Le portrait de Paul Langevin que dresse ici Irène Frain est tout aussi intéressant que celui des autres protagonistes. J'ignorais tout de cet homme de génie, jusqu'à son nom !

A travers la description de cette relation amoureuse et de ses conséquences, c'est toute une époque qui se dessine sous la plume délicieuse, efficace et soignée d'Irène Frain. La place de la femme alors, le mépris des étrangers (ce qu'était Marie), le doute sur les découvertes de Marie que certains s'acharnent à attribuer à Pierre... Et le déchainement médiatique qui découla sur cette affaire, et qui fut l'un des premiers scandales "people" qui passionna les foules de l'histoire... alors que se jouait à l'époque un fait bien plus important pour Marie : l'obtention d'un deuxième prix Nobel... qui la presse aurait pu remettre en question !

Irène Frain met le doigt et développe ce que la grande Histoire a choisi d'oublier et d'ignorer. Ce qui rend ce texte unique et particulièrement facile à lire, enrichissant et instructif. Même s'il reste avant tout le portrait d'une femme particulièrement hors du commun, tant par son caractère que par ses découvertes scientifiques. Une femme autant honnie qu'admirée !

Un petit plus... A la fin du livre... Irène Frain nous dévoile qu'elle fut le destin des protagonistes.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 14 Septembre 2021

Boite noire, cinéma, film, avis, chronique, Pierre Niney

Film de Yann Gozlan

Avec Pierre Niney, Lou de Laâge, André Dussolier

Synopsis : Que s’est-il passé à bord du vol Dubaï-Paris avant son crash dans le massif alpin ? Technicien au BEA, autorité responsable des enquêtes de sécurité dans l’aviation civile, Mathieu Vasseur est propulsé enquêteur en chef sur une catastrophe aérienne sans précédent. Erreur de pilotage ? Défaillance technique ? Acte terroriste ? L’analyse minutieuse des boîtes noires va pousser Mathieu à mener en secret sa propre investigation. Il ignore encore jusqu’où va le mener sa quête de vérité.

Mon humble avis : Boite noire, un sacrément bon film ! Tout y est !

L'originalité : un thriller psychologique dans le monde de l'aviation civile, c'est inédit. Yann Gozlan nous propose un film immersif dans cet univers le plus souvent inconnu du grand public. 

L'intérêt "culturel"... On en apprend beaucoup sur le BEA (Bureau d'enquêtes et d'analyses), qui prend en charge les enquêtes lors des crashs d'avion pour déterminer les causes de l'accident.  On découvre les méthodes utilisées et un métier très spécifique, celui de l'acousticien (qui est chargé d'écouter et d'analyser les boites noires), ici interprété par Pierre Niney. Un sacré poids sur les épaules de ces hommes... Car la moindre erreur aboutit à des conséquences catastrophiques... Vies humaines ou désastres économiques de millions d'Euros...

Un scénario très bien ficelé, machiavélique, à multiples rebondissement, qui tient le spectateur en haleine, tant le suspense est bien présent. On doute de tout et de tout le monde ou presque, on se demande si l'obsession de Pierre Niney tourne vraiment en paranoïa ou reste dans le chemin d'une intégrité irréprochable, entre intuition, expérience et professionnalisme extrême.

C'est aussi un film sur l'avancée technologique notamment dans l'aviation, alors qu'à moyen terme, la technologie pourrait remplacer les pilotes, pour le meilleur, mais sans doute aussi pour le pire. Le thème de l'intérêt personnel face à l'intérêt collectif est bien là. Pierre Niney est prêt à tout perdre, jusqu'au plus intime, pour que la vérité éclate.

Le tout est magistralement orchestré, mis en scène. Une réalisation impeccable. Et que dire des comédiens ?! Ils nous embarquent tous et nous malmènent dans nos certitudes confortables. Boite noire, à voir dans le noir des salles obscures, car l'aspect sonore du film tient une grande place. Mieux vaut ne pas être parasité par des bruits domestiques pour voir ce film ! Fascinant !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 12 Septembre 2021

Bonjour,

Aujourd'hui, je vous emmène sur les rives du Frémur. La rando/balade que j'ai élue "mon coin à moi"... Depuis mon emménagement à Dinard en mars, je n'ai pas fait 100 000 randos, mais celle-ci, je l'ai faite plusieurs fois et y retournerai avec plaisir... Le départ est à 10 mn de chez moi en voiture... Ensuite, on suit le chemin qui longe les rives du Frémur, au coeur de paysages variés : campagne, estran, marin, plage... Et souvent différent à l'aller et au retour... Marée basse, montante, ou haute ! En pleine nature, avec quelques bateaux à l'entrée de l'estran. Onze kilomètres sans difficulté, que du plaisir... En plus une belle richesse et variété ornithologique.

Le Frémur est un fleuve côtier qui prend sa source à Corseul dans les Côtes d'Amor. Il coule sur environ vingt kilomètres, pour se jeter dans la Manche, entre Saint Briac et Lancieux. Il est donc, à cet endroit là, une frontière naturelle entre l'Ille et Vilaine et les Côtes d'Armor. Et c'est un vrai coin de paradis !

Bonne balade, et bon dimanche !

UN DIMANCHE SUR LES RIVES DU FREMUR !
UN DIMANCHE SUR LES RIVES DU FREMUR !
UN DIMANCHE SUR LES RIVES DU FREMUR !
UN DIMANCHE SUR LES RIVES DU FREMUR !
UN DIMANCHE SUR LES RIVES DU FREMUR !
UN DIMANCHE SUR LES RIVES DU FREMUR !
UN DIMANCHE SUR LES RIVES DU FREMUR !
UN DIMANCHE SUR LES RIVES DU FREMUR !
UN DIMANCHE SUR LES RIVES DU FREMUR !
UN DIMANCHE SUR LES RIVES DU FREMUR !
UN DIMANCHE SUR LES RIVES DU FREMUR !
UN DIMANCHE SUR LES RIVES DU FREMUR !
UN DIMANCHE SUR LES RIVES DU FREMUR !
UN DIMANCHE SUR LES RIVES DU FREMUR !
UN DIMANCHE SUR LES RIVES DU FREMUR !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyage en Bretagne

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Publié le 10 Septembre 2021

BD -Editions Delcourt - 264 pages - 27.95 €

Parution en mai 2018 

Le sujet : Fin du XVIe siècle. Jacques Le Moyne, jeune cartographe, intègre une expédition française pour la Floride. Le projet, initié par les Huguenots, est un échec. Une fois installé à Londres avec sa famille, Jacques ne confie son expérience à personne, pas même à son épouse. Mais de nobles anglais rêvent d'un avenir colonial pour l'Angleterre et sont prêts à toutes les manipulations pour y parvenir...

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Bib de Dinard

Mon humble avis : J'aime apprendre ou réviser l'histoire via ce genre d'album de "vulgarisation", que permet un accès condensé à certaines périodes et événements souvent absent des ouvrages scolaires.  C'est une fois de plus le cas avec cette très belle oeuvre de Jean Dytar. 

Mais attention, cet album est plus instructif que distrayant et sa lecture nécessite une réelle attention, surtout quand on part de rien, d'aucune connaissance sur les faits relatés, comme c'est mon cas. Il n'est pas toujours aisé de s'y retrouver dans les personnages historiques et les rôles qu'ils ont joué dans la Grande Histoire. Une fois de plus, le cahier de postface éclaire beaucoup et est incontournable si l'on veut vraiment s'enrichir de cette lecture.

La France était bien absente de la colonisation de l'Amérique, occupée qu'elle était alors par les guerres en Italie. Une fois celles-ci achevées, des missions furent montées pour coloniser, entre autres, la Floride... Qui à l'époque, dépassait ses frontières actuelles pour aller jusqu'aux Etats de Caroline.

Mon intérêt s'est trouvé concentré et réel sur la partie où Jacques Lemoine raconte vraiment à son épouse ce qu'il a vécu et ce à quoi il a survécu lors de l'expédition à laquelle il a participer en tant que cartographe. On réalise vraiment l'enfer que ces hommes d'alors ont vécu, entre nature hostile, mauvaise gestion, erreur de stratégie, maladies, faims, guerres et assauts espagnols, égos surdimensionnés de certains, mutineries... Sans compter sur les sentiments mal vécus notamment de Jacques Lemoine, sentiments d'illégitimité de la présence française en ces terres habités par les amérindiens... Amérindiens plus que manipulés par les Européens menés par une cupidité exacerbée. L'or, il faut de l'or ! Nous ne pouvons rentrer sans or. S'il n'est pas nommé car n'était pas connu comme tel à l'époque, il est aussi question de l'Etat de Stress Post Traumatique.

Florida est donc un album imparfait (il manque toujours un trombinoscope et une frise chronologique qui seraient très utile pour s'y retrouver en cours de lecture) mais néanmoins incontournable, pour se pencher sur des détails qui font l'Histoire et une époque... Qui trouve encore des conséquences dans le présent et qui, hélas se répète encore, même si c'est différemment ! Le tout est servi par des dessins agréables, très parlants, très justes.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 8 Septembre 2021

roman, S.J Bennet, Bal tragique à Windsor, cosy mystery, Reine Elisabeth II, avis, chronique, lecture, livre

Policier - Editions Presses de la cité - 348 pages - 14.90 €

Parution en mai 2021 

L'histoire : La vie suit son cours rythmé au château de Windsor. Mais un matin, Maksim Brodsky, le musicien russe qui a animé le bal de la veille est retrouvé pendu dans sa chambre... Très vite, il semble clair qu'il ne puisse s'agir d'un suicide. Police et MI5 penchent très vite pour un complot d'espionnage et se persuadent qu'un traitre se trouve parmi le personnel de la reine. Ce que Sa Majesté ne peut concevoir. Alors, discrètement, elle mène l'enquête, aidée Rosy, sa secrétaire particulière adjointe.

 

 

Tentation : le billet d'Anne, des mots et des notes

Fournisseur : Ma CB

Mon humble avis : Voilà une lecture bien divertissante et sympathique ! Ce n'est pas la qualité littéraire pure que l'on remarque en premier, même si l'écriture est fluide et agréable. Non, c'est l'originalité qui frappe en tout premier lieu... et sur toute la durée de la lecture. Et oui, le personnage principal n'est autre que la reine Elisabeth II !

S.J Bennet nous fait pénétrer dans la cour royale et nous en livre tous les secrets ou presque, et surtout le fonctionnement. Car ce sont des centaines de personnes qui travaille au service de la Couronne dans ses palais. Organisation, étiquette et protocoles doivent être respectés et menés de main ferme. J'ignorais tout de la vie de château entourant la famille royale et principalement Elisabeth II, et me voici bien plus avisée, sans bourrage de crâne non plus. Mais je suis prête à rencontrer son Altesse Royale : dire d'abord "Votre Majesté" en s'inclinant, puis par la suite, se contenter d'un "Madame" poli ! Bref, on réalise ici que la Reine, malgré son âge avancé, ne chôme pas durant ses journées, entre petits et grands tracas, organisation de grands événements et petits salons de thé politiciens et relationnels. Mais ce qui compte avant tout pour Elisabeth II, c'est la confiance mutuelle et le respect, ce qui jusque-là régnait en harmonie au château de Windsor... Mais voilà un cadavre découvert et le MI5 qui met à pied quelques membres du personnel du château, les soupçonnant d'être des agents russes dormants. Idée qui est insupportable pour la Reine, qui de son château et via son réseau, va enquêter... tenant même les ficelles de l'enquête du MI5 sans que ce dernier ne s'en rende compte. Ce qui pour nous lecteurs, donnent des dialogues bien truculent entre la reine et les enquêteurs officiels, comme le sont ceux entre la reine et Philip, son époux. C'est la jeune assistante de la Reine, Rosy la nigériane, qui exécute en secret les démarches extérieures au château, à la demande discrète de la Reine.

L'enquête et son dénouement tiennent vraiment bien la route, le suspense et les rebondissements sont bien présents, et l'ensemble reste assez "gentil". Pas de violence gratuite ni rien de ce genre. 

Au contraire, on apprécie la bienveillance, l'humour british, le dévouement, la gentillesse à toute épreuve de la reine et de son entourage proche.

J'avoue, je ne me suis jamais intéressée de près à Sa Majesté, et j'ai beaucoup aimé le portrait qu'en dresse ici la romancière S.J Bennet. Jusqu'à maintenant, la Reine n'était pour moi que portrait figé sur papier glacé ou une dame honorable, aux tenues vestimentaires très commentées, que j'apercevais à la télé, dans son carrosse, s'adressant à son peuple de son salut de la main si célèbre maintenant. J'ai découvert une femme très humaine, malicieuse, admirable d'intelligence, de culture, de maîtrise de soi et très concernée par ce qui se passe autour d'elle. Une femme d'une force mentale extraordinaire, qui a bientôt traversé un siècle d'Histoire politique. Ce portrait est-il tout à fait réaliste, je n'en sais rien, mais on y croit.  Il semble que la romancière soit tout de même bien renseignée et maîtrise son sujet !

Donc voilà, une lecture bien sympa, plutôt légère mais instructive tout de même, qui nous emmène les coulisses de Windsor un cosy mystery démêlé par un personnage hors du commun ! Je recommande, pour le divertissement et la curiosité royale !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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