Publié le 5 Mai 2021

Littérature, stefan zweig, le joueur d'échec, avis, chronique, blog

Nouvelle - Editions Livre de Poche - 97 pages - 3 €

Parution d'origine en 1943

L'histoire : Sur un paquebot, des hommes s'acharnent à battre le champion du monde d'échecs, le grand Czentovic... Lorsqu'apparaît un inconnu, qui remporte le défi, alors qu'il affirme ne pas avoir approché un échiquier depuis plus de vingt ans. Qui est il ? Quelle est son histoire, son secret ?

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

Mon humble avis : Dernière nouvelle écrite par Stefan Zweig, peu de temps avant sa mort, et donc publiée à titre posthume.

C'est la première fois que le lis Stefan Zweig en format papier, et non en livre audio... Et je suis toujours aussi fan de cette plume distinguée qui n'en fait point trop... Mais cette plume qui captive et envoûte autant par elle-même que par ce qu'elle nous dit, nous raconte, nous fait comprendre, deviner, découvrir.... Un texte qui une fois de plus, abasourdit.

C'est étonnant, car Zweig attire avant tout notre attention sur ce curieux champion du monde d'échec, sa façon d'être placide et mystérieuse, d'autant qu'il serait analphabète et non instruit. Alors on s'imagine que le secret, l'aveu et l'histoire que vont nous raconter ces pages sont les siens. Que nenni.  Le personnage principal de ce texte n'apparait qu'en court de route... Et le récit de ses longs mois passés, emprisonné en isolement total par les nazis nous laisse pantois. Des mois dans une chambre d'hôtel spartiate, sans parler à personne, sauf de temps en temps lors d'interrogatoire... Une autre forme de torture, psychologique celle-ci, utilisée par la Gestapo. Pas de contact, pas d'échange, un lit, une table, une chaise et 4 murs... Comment ne pas devenir fou dans te telles conditions ? L'inconnu racontera :  un livre d'échecs volé dans les poches d'un geôlier... Voilà ce qui l'a sauvé. Des mois et des mois à jouer aux échecs d'abord avec de la mie de pain, puis dans sa tête. On ne peut être que bouleversé par ce témoignage de survie mentale.

Zweig nous plonge ici dans ce qui fait l'humain, et ce qu'il peut devenir sans cette caractéristique : la sociabilité, la parole, l'échange... L'homme est animal grégaire.

Zweig tente aussi de percer le mystère de la réussite aux échecs, l'activité mentale des joueurs,  c'est fascinant, et cela ne manque pas de suspens. Zweig nous donne à observer l'espèce de monomanie qui habite ces deux joueurs, pourtant si opposés l'un de l'autre... L'un est placide... l'autre est dans le passionnel... Et le passionnel n'est jamais sans risque d'excès d'addiction, avec les transformations que cela suppose...

A lire ou à relire évidemment.

Mon édition Livre de Poche, qui date d'il y a déjà quelques années, comporte une pré et une postface très intéressante. Cette dernière est en fait une biographie de Stefan Zweig, grâce à laquelle j'ai pu apprendre pas mal de chose sur cet auteur Européen avant l'heure.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 3 Mai 2021

BD - Jean Claude Servais - Le fils de l'ours - avis, critique, chronique

BD - Editions Dupuis - 72 pages - 17.50 €

Parution en octobre 2019

L'histoire : Lorsque l'Empereur Charles III le Gros répudie sa femme Richarde en 880, elle retourne dans son Alsace natale suite à une vision. Là où une ourse gratte la terre pour enterrer son petit, elle devra construire une abbaye. Quelques années plus tard, l'abbaye d'Andlau sort de terre et sera liée à cet animal, roi des forêts. Bien des années plus tard, en 1760, en plein coeur de la vallée de Munster, un village festoie. Le plus important fermier de la région pense avoir tué le dernier ours de la vallée... Et pourtant...

Tentation : le dessin

Fournisseur : ma nouvelle bib'

 

Mon humble avis : De Servais, j'ai déjà lu "Le chalet bleu" et "Le jardin de glace", deux magnifiques BD qui dont immanquablement tomber en amour pour les dessins de Jean-Claude Servais : quelle finesse dans les traits, dans les détails, dans le rendu aussi bien des villes que de la nature profonde. C'est un régal pour les yeux, on est avec les personnages ! Servais possède vraiment un coup de crayon inégalable. Si vous n'avez jamais admiré ses planches, je vous conseille d'y remédier au plus vite.

L'histoire s'ouvre à l'époque des Carolingiens... et le destin de Sainte Richarde. Quelques pages plus tard, nous faisons un bond dans le temps, et nous voici à la fin du XVIIIème siècle, dans les Vosges... Entre temps, les dogmes de l'Eglise sont passés par là, et l'Ours n'est plus le roi du bestiaire animal occidental. L'Eglise impose le lion et diabolise l'ours, qui se retrouve chassé et pourchassé dans ses moindres retranchements.

C'est cela que nous raconte savamment Servais, en usant d'un savoureux mélange de vérités historiques, de mythes et de légendes de l'époque et de fiction.  Dans la vallée de Munster, vivent deux jumelles, Eva et Maria. Qui s'y ressemblent à s'y méprendre. D'ailleurs, le jeune Matthis, malgré l'interdiction de son père le fameux fermier, en fréquentera une d'un peu trop près... et se trompera de soeur... ce qui sera lourd de conséquences, à découvrir dans cette belle histoire, qui, après une vengeance méritée du fils de l'Ours, libérera la vérité et les esprits, pour vivre enfin sereinement. Je n'en dis pas plus, le sel de ce conte se découvre page après page dans ce roman dessiné envoûtant, et qui réhabilite l'ours comme roi de nos forêts !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 1 Mai 2021

Chahdortt Djavann, La muette, roman, iran, avis, chronique, critique

Roman - Editions J'ai Lu - 125 pages - 6.60 €

Parution J'ai Lu 2011 (Flammarion 2008)

L'histoire : Elle a 15 ans, en Iran. Dans une geôle, elle attend sa sentence par pendaison. Discrètement, son gardien lui donne papier et stylo. Alors Fatemeh écrit son histoire, celle qui l'a amenée là, liée à l'amour fusionnel qu'elle voue a sa tante muette qui a osé aimé...  L'histoire d'un carnage dans l'Iran des mollahs.

Tentation : Ma PAL

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

Mon humble avis : Impossible de mettre ma joyeuse petite bannière coup de coeur pour ce roman. Car lorsque l'on achève de la lecture d'une telle histoire, point d'allégresse, d'enthousiasme débordant... On est à plat, abasourdi, atterré, K.O. Une fois de plus, on prend entièrement conscience de l'extraordinaire et vitale chance d'être né sous la bonne latitude, sous la bonne longitude.

Certes, c'est un roman... Mais pas écrit par n'importe qui ni sur un pays lambda... Chahdortt Djavann est une iranienne exilée en France. Aussi, l'Iran, elle la connait de l'intérieur, elle l'a vécue... Elle sait dont parfaitement de quoi elle parle... Et si l'histoire de Fatemeh nous est livrée via la forme d'un roman, nul doute que des milliers de jeunes femmes ont subi et subissent encore le même sort, et pour les mêmes raisons... dans les pays qui prônent la charia et pour qui les droits de l'Homme sont une notion plus que sommaire...

Le texte est fort, incisif et ne s'enrubanne pas de joliesse décorative. Fatemeh n'a ni temps ni beaucoup de papier devant elle, alors elle va droit à l'essentiel. Avant d'être traduit, son texte était écrit au kilomètre : sans ponctuation, sans paragraphe... A l'économie. J'ai beaucoup aimé la façon dont Chahdort Djavann introduit l'histoire de cette jeune fille... Un manuscrit remis en secret par une journaliste française en reportage à Téhéran. Ainsi on ne doute pas sa véracité, on le prend comme un témoignage vécu. On le lit quasi d'une traite, la gorge sèche, c'est un véritable coup de poing. La vie quotidienne  d'une jeune fille au pays des mollahs où aimer en dehors des conventions conduit à la peine de mort et où les femmes sont réduites au silence.

Bouleversant, inoubliable... Qui remet les pendules à l'heure pour les occidentaux vernis que nous sommes, malgré les difficultés que nous traversons actuellement, et que le mot "liberticide" est brandi à hue et à dia.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 29 Avril 2021

Bonjour !

Aujourd'hui, je vous fais une courte présentation d'un oiseau dont j'ignorais l'existence il y a quelques mois, mais que l'on aperçoit à peu près partout et toute l'année durant, si l'on est à l'écoute, à l'affût et plein de patience !

Car cette petite boule de plumes ne tient pas en place et virevolte sans cesse d'une branche à une autre, d'autant qu'elle apprécie les arbres et arbustes assez denses ! Donc en hiver, c'est très sportif de la saisir, d'autant qu'elle se déplace en groupe, bruyant, à la recherche de nourriture ! Il parait qu'elle est plus calme et solitaire en été, je ne peux pas encore confirmer.

Sur ces photo, elle parait "énorme"... C'est parce que ce jour là, et souvent en hiver, il faisait très froid... Et donc l'orite gonfle ses plumes pour se tenir chaud. Mais en vrai, elle est toute petite : 16 à 19 cm d'envergure, 14 cm de long (grâce à sa longue queue !) et ne pèse qu'entre 7 et 9 gr ! Elle est aussi connue sous le nom de mésange à longue queue...Mais c'est une erreur, car elle ne fait pas partie de la famille des mésanges !

Elle se nourrit d'insectes, de larves, d'oeufs d'insectes, d'araignées et de quelques graines.

 

On peut l'observer sur tout notre territoire, dans les milieux boisés ou buissonnants, dans les haies dans les parcs et les jardins, mais aussi en pleine campagne. C'est une nicheuse sédentaire, très rarement migratrice en hiver. Elle occupe ses sites toute l'année.

En bande et en vol, les orites à longues queues s'annoncent par des "tsiii tsiii tsiii", émis en sourdine. Il faut vraiment être à l'écoute et avoir l'oreille avisée pour l'entendre et le remarquer comme annonçant la présence de l'oiseau.  Son cri est un tsirr roulant et souvent répété.

 

 

 

 

Son nid ovale est en forme de bourse fermée, constituée de mousse et de lichens, tapissé de matériaux soyeux et se trouve le plus souvent dans des arbustes épineux. Jusqu'à 12 oeufs peuvent être couvés pendant deux semaines. Les petits s'envolent à l'âge de 2 à 3 semaines.

 

 

 

Rarement observée seule, l'Orite à longue queue passe l'essentiel de sa vie au sein d'un groupe familial.

 

Ce dernier peut compter 3 ou 4 membres au début de la saison de nidification et jusqu'à 20 ou plus après celle-ci, en automne et en hiver. Les groupes plus importants comprennent plusieurs familles. Les membres du groupe défendent un territoire aussi bien durant la nidification qu'en hiver pour s'y nourrir et y dormir. Bien qu'elle erre çà et là à travers les bois et le long de haies en hiver pour y chercher sa nourriture, l'Orite à longue queue ne s'aventure que rarement au loin et reste pendant des années dans le même secteur.

Durant leur incessante quête de ravitaillement, les bandes sont souvent accompagnées

par de véritables mésanges, des roitelets et d'autres petits passereaux forestiers. Les mœurs sociables de l'Orite à longue queue lui permettent de survivre en hiver. En se serrant les uns contre les autres le long d'une branche, le plumage ébouriffé, ces petits oiseaux perdent aussi peu de chaleur que possible.

 

 

Son vol est considéré comme lent et onduleux !

Lors des hivers rudes, la mortalité est forte. Dans le nord, les orites passent les neuf dixièmes de chaque journée d'hiver à se nourrir, parcourant ainsi 7 km environ et restant juste deux minutes dans chaque arbre.

En tout cas, c'est vraiment un oiseau mimi tout plein ! Que j'entends plus que je ne vois, et que je ne parviens à photographier que rarement. J'espèce cet été avoir la chance d'observer des petits !

J'espère qu'en étant un peu plus avertis par cette publication, vous aurez la chance de l'observer ! Quant à moi, depuis le 1er janvier 2021, ce sont 75 espèces d'oiseaux différentes que j'ai eu l'occasion de photographier et de rencontrer. Pour la plupart d'entre elles, j'ignorais leur existence il y a quelques mois. ! La nature est encore riche, observons et protégeons là !

Le mois prochain, je vous présenterais le pic épeiche !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Le coin ornitho

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Publié le 27 Avril 2021

Littérature, roman, marc dugain, transparence, anticipation, numérique, vie éternelle, avis, critique, chronique

Roman - Editions Folio -226 pages- 7.50 €

Parution Folio janv 2021 (Gallimard 2019)

L'histoire : En Islande, dans les années 2060. Cassandre est accusée de son propre assassinat par la police locale. Comment est-ce possible ? Cassandre est président de la start up qui vient d'aboutir au projet révolutionnaire sur l'immortalité : lors du décès d'un être humain, il est désormais possible de transplanter son âme dans une enveloppe corporelle artificielle, et d'ainsi, lui offrir l'immortalité... sous certaines conditions. Est-ce ainsi qu'il sera possible de sauver l'humanité ?

tentation : Pitch et blogo

Fournisseur : Ma CB dans la petite librairie de ma nouvelle ville :)

 

Mon humble avis : Allez hop ! Un coup de coeur ! Même si ce roman dystopique n'est pas parfait, que j'y ai trouvé quelques défauts que je ne pourrais dévoiler sous peine de spoiler l'essentiel et son issue.

Attention, Tansparence n'est pas de tout repos à lire. Il nécessite concentration, suite dans les idées pour prendre vraiment les mesures des tenants et des aboutissements des "théories" développées. L'ouvrage de Marc Dugain demande aussi que l'on s'y investisse car c'est avant tout une extraordinaire et complètement dément outil de réflexion tant personnelle, que collective. En fait, l'histoire est vraiment secondaire, elle est d'ailleurs ce que j'appelle une histoire prétexte pour dire, dénoncer et générer une réflexion constructive même si parfois malaisée. C'est ce que j'ai aimé dans ce roman, d'être ballotée dans certaines de mes certitudes, d'hésiter dans ce que je souhaite pour moi (entre l'idée et la réalité), de me demander sans cesse ce qui serait vraiment bon pour l'humanité en solutionnant les problématiques et les grosses imperfections de mon espèce, et la menace qu'elle représente pour notre planète Terre.

La clairvoyance de Marc Dugain sur notre monde actuel m'a permis de mettre des mots là où je n'avais que des sensations, des perceptions. Car c'est à travers ce que pourrait bien devenir notre futur que le romancier décortique notre présent, et il le fait avec autant de clarté que de cynisme, d'humour, d'autodérision, affliction et chagrin. Marc Dugain le visionnaire ! Mais il s'est tout de même trompé sur un point : Trump n'a pas été réélu !

Evidemment, au XXIème siècle, le nerf de la guerre est le numérique à outrance, les progrès technologiques, l'argent, l'enrichissement. Et d'un autre côté, il y a le réchauffement climatique qui réduit les portions habitables du monde, accompagné d'une surpopulation et d'une surconsommation (en piochant royalement dans les réserves épuisées d'une planète exsangue)... Marc Dugain dresse la liste de tout ce que l'Homme a fait de : depuis les religions, en passant par la vie quotidienne, via la pollution, l'ultra connexion, la mentalité individualiste etc. Mais aussi le savoir illimité via le numérique et les réseaux sociaux qui n'est autres qu'une superposition de tranches de savoir mais sans aucune compréhension et analyse personnelle. La production individuelles et collectives exponentielles de données... oui, on produit de vide qui vaut une fortune... Cette sensation de liberté via les réseaux, alors qu'en étant connecté sans cesse et partout, on soumet à un autre diktat et on donne tous les éléments nécessaires à notre manipulation économique, politique, consommatrice, journalistique etc...

L'Homme avait tout pour réussir ce la planète qu'il lui a été dévolu mais comme ce n'était pas assez, il a échoué. Il est tant non pas de changer, mais de tout reprendre à zéro. Alors la vie éternelle sur Terre pour celles et ceux qui le méritent sous certaines conditions serait-elle la solution ? A vous de vous faire votre idée !

C'est évidemment un cri d'alerte et un appel à une réelle prise de conscience suivie de fait que lance ici Marc Dugain. Bon, la fin m'a désappointée... mais vu ce qu'elle nous révèle (je n'en dirai pas plus ! et c'est là que j'ai trouvé quelques défauts, comme des éléments importants passés à la trappe de l'oubli) c'est peut-être mieux comme ça ? Quoique ? Arrf je ne sais plus trop ! Oui, non, mieux vaut arrêter les dégâts ! Bref à lire, à réfléchir, à méditer, mais aussi, à agir !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 25 Avril 2021

Allez, un petit dimanche en photo... de nature. La nature, source inépuisable d'inspiration quand on la regarde avec des yeux étonnés, accueillants, curieux.

Cette série de photos, je l'ai prise à au début de l'automne dernier puis lors du 2éme confinement dans mon kilomètre carré alors autorisé. Lumière, fleurs, feuilles, couleurs, formes, sont autant d'invitation à s'arrêter ou s'approcher ! La nature est bien vivante, même en automne !

Bon dimanche !

UN DIMANCHE D'AUTOMNE DANS UN 1KM²
UN DIMANCHE D'AUTOMNE DANS UN 1KM²
UN DIMANCHE D'AUTOMNE DANS UN 1KM²
UN DIMANCHE D'AUTOMNE DANS UN 1KM²
UN DIMANCHE D'AUTOMNE DANS UN 1KM²
UN DIMANCHE D'AUTOMNE DANS UN 1KM²
UN DIMANCHE D'AUTOMNE DANS UN 1KM²
UN DIMANCHE D'AUTOMNE DANS UN 1KM²
UN DIMANCHE D'AUTOMNE DANS UN 1KM²
UN DIMANCHE D'AUTOMNE DANS UN 1KM²
UN DIMANCHE D'AUTOMNE DANS UN 1KM²
UN DIMANCHE D'AUTOMNE DANS UN 1KM²
UN DIMANCHE D'AUTOMNE DANS UN 1KM²
UN DIMANCHE D'AUTOMNE DANS UN 1KM²
UN DIMANCHE D'AUTOMNE DANS UN 1KM²
UN DIMANCHE D'AUTOMNE DANS UN 1KM²
UN DIMANCHE D'AUTOMNE DANS UN 1KM²
UN DIMANCHE D'AUTOMNE DANS UN 1KM²
UN DIMANCHE D'AUTOMNE DANS UN 1KM²
UN DIMANCHE D'AUTOMNE DANS UN 1KM²
UN DIMANCHE D'AUTOMNE DANS UN 1KM²

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde

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Publié le 23 Avril 2021

Bd - Roman graphique - peau d'homme - avis, chronique

BD - Editions Glénat BD - 160 pages - 27 €

Parution en juin 2020

L'histoire : Dans l’Italie de la Renaissance, Bianca, demoiselle de bonne famille, est en âge de se marier. Ses parents lui trouvent un fiancé à leur goût : Giovanni, un riche marchand, jeune et plaisant. Le mariage semble devoir se dérouler sous les meilleurs auspices même si Bianca ne peut cacher sa déception de devoir épouser un homme dont elle ignore tout. Mais c’était sans connaître le secret détenu et légué par les femmes de sa famille depuis des générations : une « peau d’homme » ! En la revêtant, Bianca devient Lorenzo et bénéficie de tous les attributs d’un jeune homme à la beauté stupéfiante. Elle peut désormais visiter incognito le monde des hommes et apprendre à connaître son fiancé dans son milieu naturel. Mais dans sa peau d’homme, Bianca s'affranchit des limites imposées aux femmes et découvre l'amour et la sexualité.

Tentation : La blogo

Fournisseur : Mon ancienne bib'

Mon humble avis : Lecture qui date un chouillat, car lue avant mon déménagement. 

Je plussoie l'enthousiasme de la blogo envers ce très bel album, ce roman graphique qui se déroule en pleine renaissance italienne.  Avec délicatesse et humour, les auteurs mettent en images et en histoire le drame de nombreuses vies, via entre autre, l'erreur d'orientation sexuelle... A l'époque, mais c'est quelque part toujours très actuel. La différence peut-être est que maintenant, la religion n'a plus le pouvoir de diriger le monde ni la vie des êtres, sauf évidemment dans les familles et milieux très conservateurs. L'obscurantisme religieux n'a plus de pouvoir en France et en Europe, sauf dans le giron familial et communautaire. Et là où il sévit, il est virulent.

Peau d'homme montre à quel point les hommes et les femmes sont différents et se connaissent très mal, envisagent très peu l'intime de l'autre sexe. Et cependant, ils partagent les mêmes envies, les mêmes besoins, même si ces derniers s'expriment ou s'assouvissent différemment.  Cet album évoque la sexualité des deux sexes, mais aussi l'homosexualité et la bisexualité, en s'appuyant sur la part masculine et féminine de chacun.

Les religions ont fait de la femme un être de tentation charnelle, un être démoniaque soi- disant responsable à lui seule de toutes les déviances masculines. Aussi, on les couvre, on les enferme, on les cache et les accuse de tous les maux. Alors que l'homme est libre de ses désirs, ceux de la femme sont méprisés et montrés du doigt.

Bref, j'ai beaucoup aimé cette histoire animée et passionnante. On s'attache vraiment aux personnages, et on constate avec plaisir leur évolution au fur et à mesure qu'ils ouvrent les yeux, une fois qu'ils ne pourront plus être châtiés par l'Eglise en place. Avec des couleurs chatoyantes et de belles touches d'humour, Hubert et Zanzim se penchent sur la question du genre, du poids de la religion, du sexe, de l'amour, du fantasme, de l'amitié aussi. Du droit individuel qu'à chacun de vivre la vie qu'il souhaite et d'aimer comme il l'entend. Je ne veux pas divulgâcher mais vraiment cette histoire est autant prenante que surprenante. Quant à la fin, elle est vraiment touchante.  Un roman graphique intelligent, couronné par de multiples prix, sur la libération des moeurs , le poids de la bienséance et des coutumes, la morale et la tolérance. A lire !

Il y a quelques jours, j'ai fait une balade à thème dans St Malo... En effet, des personnages et des scènes de l'album ont été collés sur des murs de St Malo intramuros. Le jeu était de se balader tranquillement aux hasards des rues et ruelles à la recherche des personnages ! Très sympa et ludique... Et en cette période de confinement et de boutiques fermées, nous avions St Malo quasiment pour nous seuls ! (L'expo durait un mois, j'y suis allée vers la fin, donc il y avait eu quelques dégradations par endroits...)

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 21 Avril 2021

Série Netflix, 8 épisodes, terminée, 2021

Avec Hanna Ware, Amir El Masry, Zoë Tapper

À Londres, la firme baptisée The One révolutionne l’amour grâce à une technologie basée sur les phéromones des fourmis pour bâtir une application qui vous fera rencontrer votre âme sœur grâce à votre ADN. Votre seul et véritable amour réside dans votre ADN, il coule dans votre sang. À la tête de cette société, Rebecca Webb (Hannah Ware), l’intraitable, la femme à la main ferme et aux cadavres dans le placard. Là est le mystère autour d’une femme, adulée ou méprisée, surtout quand son ancien colocataire, Ben Naser (Amir El-Masry) est retrouvée mort dans la Tamise.

 

Mon humble avis : Une série britannique, inspirée du roman à succès "Ames soeurs" (John Marrs, 2017)qui mélange les genres : dystopie, suspenses, thriller, analyse sociétale. Le tout parfaitement mené et orchestré. On ne s'ennuie pas, la tension augmente au fil des épisodes... Au début, quelques difficultés à distinguer les flash-backs du présent, il faut vraiment se fier aux tenues vestimentaires de l'anti héroïne, Rebecca, cette femme implacable, machiavélique et arriviste jusqu'au bout. Une série qui, à outrance, "quoi que, ce pourrait être demain ?!), se penche sur les dérives des sites de rencontre et des manipulations génétiques et l'heure du numérique... Il est donc fortement question d'éthique dans cette histoire : quand la technologie remplace le facteur humain... quelles en sont les conséquences ? Et la technologie est-elle si infaillible que cela ? Savoir que l'on est fait l'un pour l'autre suffit il à instaurer le bonheur ? Sympa, divertissant, efficace on veut savoir !

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Netflix 2021,1h26

Avec Jennifer Garner, Edgar Ramirez, Jenna Ortega

Un couple de parents décide de dire "oui" à tout pendant 24 heures. Avec leurs demandes les plus folles, ses enfants lui font passer une journée mémorable.

Mon humble avis : J'ai regardé ce film un peu au hasard, car je ne voulais pas me prendre la tête. Je venais tout juste de récupérer ma box, wifi etc dans mon nouvel appart, et j'étais encore entourée de cartons.

Bon, film ultra américain, un peu soulant, qui ne vole pas haut, qui part dans tous les sens. J'ai eu plaisir à revoir Jennifer Garner que j'adorais dans la série Alias, quand j'étais aussi jeune qu'elle l'était à l'époque !

Bon heureusement la morale est sauve à la fin, mais bon pas étonnant, c'est américain à fond. A regarder uniquement en famille avec de jeunes enfants qui eux, s'amuseront bien je pense.

 

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Série Américaine Netflix

Saison 1 : 10 épisodes

Avec Lauren Holly, Kylie Jefferson, Casimere Jollette

Lorsque l'élève star d'une prestigieuse école de danse est victime d'une agression, sa remplaçante découvre un monde où la concurrence fait rage et où le mensonge règne.

Mon humble avis :  De très belles scènes de danse et de ballet et un rappel non négligeable sur l'abnégation, les sacrifices, et les sévices corporels inhérents à ce milieu et à ce rêve de carrière. Les sujets de l'importance de l'appartenance à un groupe, de l'homosexualité et de l'homophobie sont aussi majeurs dans cette histoire. L'intrigue en elle-même est on ne peut plus étirée et exploitée, jusqu'à la nausée et l'impatience. Pour le reste, les coups bas entre élèves, les humeurs, les manipulations, les caprices et les romances, cela plaira certainement à un publique ado et ado +, mais pas à moi... Une saison 2 est annoncée, je ne compte pas retourner dans la danse ! Encore une série inspirée d'un roman, j'ai l'impression que les idées originales sont rares sur Netflix !

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Film action/aventure de 2017

Film de Patty Jenckins

Avec Gal Gadot, Chris Pine, Connie Nielsen

C'était avant qu'elle ne devienne Wonder Woman, à l'époque où elle était encore Diana, princesse des Amazones et combattante invincible. Un jour, un pilote américain s'écrase sur l'île paradisiaque où elle vit, à l'abri des fracas du monde. Lorsqu'il lui raconte qu'une guerre terrible fait rage à l'autre bout de la planète, Diana quitte son havre de paix, convaincue qu'elle doit enrayer la menace. En s'alliant aux hommes dans un combat destiné à mettre fin à la guerre, Diana découvrira toute l'étendue de ses pouvoirs… et son véritable destin

 

Mon humble avis ; Je ne m'étais encore jamais frottée à Wonder Woman, ni au ciné ni sans les séries qui commencent maintenant à dater. De plus, j'ai quasiment vu tous les films de l'écurie Marvel, mais très peu de l'écurie DC Comics... Parce qu'on ne peut pas tout voir et qu'il faut donc se centrer et faire des choix.

Bien sûr, ce film s'adresse avant tout aux fans du genre "super héros".

J'ai adoré ce film qui nous mène de la mythologie antique à la Guerre 14-18, un film résolument féministe, avec une intrigue qui tient la route, qui parvient à émouvoir, à faire réfléchir, à distraire, à faire rire, le tout avec une mise en scène dynamique et des effets spéciaux non négligeables, mais pas envahissants non plus ! bref, j'ai passé un très chouette moment de ciné dans mon canapé !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Netflix et VOD

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Publié le 19 Avril 2021

BD, Album, La cosmologie du futur, Alessandro Pignocchi, avis, critique, chronique

BD - Editions Steinkis - 126 pages - 16 €

Parution en mai 2018

Le sujet : Des mésanges punks qui se mêlent de politique, Des hommes politiques plus animistes que des Indiens d'Amazonie, Un anthropologue jivaro qui tente de sauver ce qui reste de la culture occidentale, Voici quelques habitants de ce monde nouveau où le concept de "nature" a disparu, où les plantes et les animaux sont considérés comme des partenaires sociaux ordinaires et où le pouvoir n'exerce plus aucun attrait. Après la lecture de ce livre, vous ne regarderez plus jamais les mésanges et les hommes politiques de la même façon.

 

Tentation : Suite de "Petit traité d'écologie sauvage"

Fournisseur : Bib N°1

Mon humble avis : Alessandro Pignocchi poursuit son observation ethnologique et écologique de notre société actuelle... à travers les yeux, les remarques, l'étonnement et l'incompréhension d'un anthropologue jivaro ! Les dessins sont de la même excellente qualité (pour le bonheur des yeux lorsqu'il s'agit de la nature) que dans le premier tome "Petit traité d'écologie sauvage" . Entre la parution du tome 1 et celui-ci, eut lieu en France un grand événement : la campagne présidentielle !!! Et outre-atlantique, et Trump a montré de quoi il est "capable" ! Inutile de dire que l'auteur sans donne à coeur joie, et que nous lecteur, rions à gorge déployée !

Ce tome est tout aussi déjanté et hilarant que le premier... Et sonne toujours aussi juste derrière cet humour cynique. C'est cinglant et effroyablement intelligent.

A travers cet ouvrage incontournable, Pignocchi nous renvoie en pleine figure l'absurdité de notre comportement dans l'état actuel de notre planète, et nous invite à repenser notre place dans le monde, et celui de la nature... De ne pas oublier que nous ne formons qu'un et qu'à l'avenir, le progrès sera certainement dans la marche arrière. Bref, il est urgent de changer nos comportements, et d'établir une nouvelle forme de vie... De préparer la cosmologie du futur et de s'y adapter. Le futur qui prend racine autant dans le passé que dans le présent.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 17 Avril 2021

La dixième muse, roman, Alexandra Koszelyk, Guillaume Appolinaire, avis, critique, chronique

Roman - Editions Aux forges Vulcain - 280 pages - 20 €

Parution le 15 janvier 2021

L'histoire : Au détour d'une errance dans les allées silencieuses du cimetière du Père-Lachaise, Florent découvre la tombe de Guillaume Apollinaire. En souvenir de ce moment qui le marque, Florent ramène chez lui un bout de bois... Florent ne sera jamais plus le même, sans pouvoir rien y faire... Une obsession naît en lui, qui devient une passion qui dicte sa vie : La vie, les amies, les amantes, l'oeuvre du poète de la modernité. Florent serait il plongée dans une folie, ou serait-ce tout autre chose qui s'immisce dans sa vie ?

 

Tentation : Le nom de l'auteure et le thème de la nature

Fournisseur : Ma CB chez ma petite libraire, avant mon déménagement.

 

Mon humble avis : En septembre 2019, paraissait le premier roman d'Alexandra Koszelyk : A crier dans les ruines. Cette lecture avait été pour moi un véritable coup de coeur, une révélation, après avoir suivi Alexandra sur son blog de lecture depuis une dizaine d'année. Aussi, il était hors de question de manquer la sortie de ce deuxième roman. Et j'ai attendu d'être bien installée dans mes nouveaux murs pour m'y plonger.

Hélas, mon engouement est assez vite retombé, il me semble que ce roman n'était pas vraiment pour moi.  Sans doute trop "cérébralisé" pour que je m'y repose, et m'y délasse. Et pourtant, c'est une histoire originale, traitée d'une façon qui l'est tout autant. La plume d'Alexandra est toujours aussi belle, soignée, pointue, sensitive, et témoigne d'une excellente maîtrise du verbe et de notre langue. Très poétique, onirique, métaphorique... Peut-être trop pour moi, car au fil du roman, j'ai dû déployer une certaine concentration pour que toutes ces jolies phrases et leurs sens profond me pénètrent vraiment... Je n'étais plus dans la fluidité et l'apaisement recherché, dommage. Et la dernière partie, portant sur Gaïa m'a paru bien longue est alambiquée, malgré de somptueux passages et de beaux messages, j'ai décroché.

La dixième muse est une ode à la poésie, une déclaration d'amour à Guillaume Apollinaire. J'ai apprécié en apprendre plus sur ce poète dont j'ignorais presque tout (mon époque lycée est loin maintenant et depuis, je ne me suis plus jamais penchée sur la poésie, dont je ne suis pas spécialement friande). Alexandra Koszelyk fait intervenir des personnages qui ont connu l'artiste, depuis Pablo Picasso, jusqu'à sa mère, en passant par toutes les muses, les femmes que Guillaume Apollinaire a aimées. A travers ces témoignages, on redécouvre avec intérêt la vie de l'époque, les us et coutumes, les moeurs, les préoccupations d'alors. J'ai aimé cela, m'en suis enrichie. Ce roman est aussi un cri de la nature... Il est urgent de s'y reconnecter, de savoir de nouveau la regarder, l'utiliser avec parcimonie et respect, se souvenir de nos racines, de notre Histoire, de nos origines.... Distinguer le mouvement dans l'immobile, l'infiniment grand et l'infiniment petit qui forme un tout.

Par contre, je suis restée de marbre devant les bouleversements magiques que vit Florent et sa quête, je n'ai ressenti aucune empathie pour ce personnage qui ne m'est même pas paru sympathique. Je n'ai pas adhéré aux chapitres qui lui sont consacrés. Donc du très bon, et du bien moins bon à mon humble avis, donc pour moi, une lecture vraiment en demi-teinte. Dommage, je voulais vraiment aimer passionnément ce livre, comme ce fut le cas avec le premier titre d'Alexandra. Mais je ne m'inquiète pas, les avis élogieux sont très nombreux, tant sur les réseaux que dans la presse !

 

L'avis d'Antigone

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Rédigé par Géraldine

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