Publié le 30 Août 2025

BD - Editions Rue de Sèvres - 132 pages - 20 €

Parution en 2018

Le Pitch : Fabienne et Roland débarquent à Palavas pour passer la semaine. Roland a tout payé, tout organisé et scrupuleusement consigné chaque étape du séjour dans un carnet. Ils s'apprêtent à déposer leurs bagages à l'appartement. Soudain, elle se retrouve seule. Stupeur, déni... Contre toute attente, elle décide de rester.

Tentation : Pitch et dessins

Fournisseur : La bib de St Lunaire

 

Mon humble avis : Un scénario que l'on peut presque qualifier d'osé... de plus, traité avec une certaine distance. Imaginez... un couple arrive pour passer quelques vacances à Palavas... Les bagages ne sont même pas sortis du coffre qu'un coup de vent se lève, qu'une tôle s'envole et décapite Roland... Et pourtant non, on n'est ni dans une BD burlesque, ni dans du gore. C'est juste un postulat de départ radical... qui permet aux lecteurs de découvrir les réactions on ne peut plus décalées de Fabienne. Décalées car absentes en fait. Fabienne n'a aucune réaction, et son possible chagrin n'est pas du tout traité... en apparence. Même son visage est inexpressif. C'est ce qui fait le sel de cette BD, l'étonnement puis l'adhésion du lecteur qui se retrouve libre de penser, d'interpréter. Fabienne décide de mener ses vacances comme Roland les avait si bien préparées. Dans ces déambulations, dans ces visites de la ville, dans les spectacles auxquels elle assiste, on suit Fabienne, seule dans la multitude, la foule, l'animation estivale, les gens heureux... Et tout ceci, cette solitude au milieu de ce tout est superbement rendu par les dessins, qui représentent à peu près tous les "clichés" de vacances balnéaires (les cornets de glace, les baignades, les parties de volley, les concerts de fanfare, les marchés etc)... Les dessins sont lumineux, chauds, virevoltants. Ce qui montre que quoiqu'il se passe, le monde continue de tourner, de rire, de vivre...

Mais dans son errance, Fabienne fera une belle et étonnante rencontre, avec l'énigmatique mais très attachant Paco, une figure locale, qui fuit les spots touristiques mais n'est jamais loin du chemin de Fabienne avec une bienveillance et des façons attachantes. 

Et au lecteur de se faire son idée... L'attitude de Fabienne relève-t-elle du déni, de l'hommage à l'homme qui avait tant préparé ces vacances ou au choix de ne pas répondre aux dictats qu'impose la société dans ces événements très ritualisés et de faire juste ce dont elle a besoin, ce dont elle a envie pour rester debout.

Une BD très agréable à lire car très peu bavarde, qui laisse donc une grande place aux réflexions du lecteur sur un sujet délicat. Et aussi, une très belle histoire, touchante, de celles qui restent en mémoire et marquent vraiment. Fabienne et Paco, des personnages qui restent en mémoire. Et malgré le délicat sujet, des pages où l'on se sent bien, que l'on n'a pas vraiment envie de quitter.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 28 Août 2025

Thriller - Editions Audiolib - 11h31 d'écoute - 26.50 €

Parution Audiolib 2021 (Calman Levy 2017)

Mon pitch : Dans une petite ville isolée de Suède... Huit ans plus tôt, Malin, alors adolescente avait découvert le corps sans vie d'une enfant, qui resta à jamais non identifiée. 

Malin est devenue policière et revient dans la ville de son enfance pour élucider une nouvelle enquête... Le corps d'une femme retrouvée à deux pas de la macabre découverte 8 ans plus tôt. Malin fait équipe avec la célèbre profileuse Hanne et Peter. Sauf que Peter disparait, et que Hanne est retrouvée hagarde dans la forêt, et qu'elle ne se souvient de rien...

 

Tentation : Envie d'un bon thriller + 2ème chance à l'autrice

Fournisseur : La bib de Dinard

Mon humble avis : Autant "L'énigme de la stuga" m'avait moyennement embarquée et convaincue, autant Le journal de ma disparition m'a conquise de A à Z, donc de la première à la dernière page ! Vraiment une audio lecture agréable, vivante, rythmée comme il me convient, aisée à suivre et évidemment, pleine de suspense !

Manifestement, il s'agit d'une suite, Malin, Hanne et Peter ayant déjà enquêté ensemble dans "Un cri sous la glace"... Que je n'ai pas lu, et cette lacune ne m'a nullement dérangée pour apprécier cet opus à sa juste valeur.

L'intrigue est porte donc sur deux affaires, qui deviennent vite trois affaires.... Un cold case, un nouveau cadavre, puis la disparition de deux policiers. Le découpage des chapitres assure un nouvel élan régulièrement. Il y a Jake qui s'exprime. Jake, l'ado bouleversant et mal dans sa peau, qui a trouvé le journal intime d'Hanne.... Hanne se raconte à travers ce fameux journal qui est lu à voix haute, au fur et à mesure que Jake le parcourt. Et enfin, il y le narrateur extérieur, l'autrice, qui relie tous ces points et décrit l'action.

Les personnages sont bien fouillés et pour certains, poussés dans leur retranchement. L'ambiance est totalement nordique... Il neige, on est donc en hiver avec les très longues nuits... A travers ce roman, Camilla Grebe évoque le sensible et dramatique sujet des migrants... Car dans cette petite ville de Suède a été bâti un centre d'accueil pour migrants bosniaques... musulmans. Ces derniers, évidemment, stigmatisent toutes les haines, les peurs, les jalousies etc des habitants de cette petite ville tranquille. Les migrants font donc de bons coupables désignés d'office par la population. Il est aussi question de maladie dégénérative cérébrale.

Un très bon polar donc, qui ne manque pas de rebondissements, avec un final à la hauteur des pages précédentes sans qu'on le voie venir... Et surtout, une toute dernière révélation, des plus inattendues, qui donne bien envie de lire le tome suivant : L'ombre de la baleine... Sans que ce soit une obligation liée à une quelconque frustration ! Le journal de ma disparition peut je pense se lire en one shot, en tous cas, il est parfaitement clos !

Bref, je me suis bien attachée à Malin !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 26 Août 2025

Roman - Editions Actes sud - 416 pages - 23.80 €

Parution en février 2025

L'histoire : Fille d’un ingénieur canadien collaborant avec le commandant Cousteau, Evie a douze ans lorsqu’elle attrape le virus de la plongée et décide de consacrer sa vie à l’exploration des fonds marins.
Ina, une artiste polynésienne, compose des sculptures avec des déchets plastiques qu’elle glane sur les plages. Peu à peu, une étrange créature prend forme.
Todd et Rafi, deux lycéens américains que tout oppose, cimentent une intense amitié autour du jeu de go ; l’un se perdra dans la littérature, l’autre révolutionnera l’intelligence artificielle.

Des décennies plus tard, ils se retrouvent tous sur l'île de Makaeta, où se joue la prochaine grande aventure de l’humanité : la construction de villes flottantes.

 

Tentation : Blogo + couv

Fournisseur : La bib de St Lunaire 

Mon humble avis : J'ai voulu découvrir l'univers du romancier américain Richard Powers à travers son dernier titre à la si jolie couverture... Un jeu sans fin m'a paru vraiment sans fin et j'en suis sortie comme abrutie après plus d'un mois d'emprunt à la médiathèque. Je n'ai pas adoré, je n'ai pas détesté, mais pour moi, ce n'est pas le genre de livre que l'on dévore... On lit une vingtaine de pages à la fois, parfois moins. Mais l'on va jusqu'au bout pour savoir ce qu'il advient des protagonistes et comment tout se rejoint.

Ce roman est très dense, notamment dans les sujets qu'il aborde (amitié, trahison, lutte des classes, féminisme, écologie, littérature, science du progrès, les réseaux sociaux et l'addiction engendrée et bien prévue, l'avènement de l'IA avec ses conséquences).

J'ai aimé suivre l'amitié de Todd et Rafi depuis leurs jeunes années, et leur besoin commun de stimulations cérébrales, qui devient un défi entre eux, que ce soit par la culture littéraire pour l'un, la curiosité informatique pour l'autre, et les jeux d'échec et de Go pour tous les deux. L'arrivée d'Ina dans ce duo est également intéressant.

J'ai aimé être dans les profondeurs océaniques avec Evelyne, à la découverte et en observation scientifique des mille merveilles subaquatiques... Ah ces moments passés avec les raies Manta, avec les baleines ou dans les stations de nettoyage, ou chaque individu s'active de façon communautaire, dans une organisation sans faille. Oui, à la base notre planète est très bien foutue pour que chaque être soit complémentaire. Lire la vie d'Evelyne m'a plu, d'autant que son personnage est inspiré d'une océanographe réputée.

J'ai aimé aussi être sur l'île de Makaeté, en Polynésie Française, parmi ses quelques 80 habitants. L'organisation et le déroulement d'une fameuse élection, dans un tel microcosme, est en fait assez représentative et humainement/socialement passionnante à suivre.

J'ai aimé la plume de l'auteur, empreinte de poésie, élégante sans être ampoulée.

Les longues logorrhées (de plus en italique) de Todd m'ont lassée, puis vraiment saoulée lorsqu'il n'évoque quasiment plus que l'avènement des différentes IA auquel il a participé. C'est vraiment scientifique et du coup, pénible pour moi, d'autant que c'est interminable.

La construction non chronologique du roman m'a dérangée, on ne sait pas toujours dans quelle époque on se trouve, et des événements ultérieurs se trouvent narrés bien avant leurs prédécesseurs. Bref, j'ai été quelque peu perdue par moments.

Enfin... la fin... Dont je ne sais que penser... Réelle ou pas ? Conte ou dystopie ? Rafi est-il là ou juste son souvenir ? Après 400 pages globalement terre à terre, cette évolution-là m'a surprise et pour le coup, laissée sur ma faim. Et pour finir le message global ne tire pas vers l'originalité absolue... Il faut protéger les océans et se méfier de l'IA qui dépasse ses inventeurs... Mais ça, je le savais déjà. Bref, je m'attendais à être bien plus emportée par Richard Powers, j'espérais une révélation littéraire qui n'est pas venue. Où alors le génie potentiel de cet ouvrage m'a échappé, ce qui est toujours possible.

Un jeu sans fin c'est... Les échecs et le go... C'est aussi le cycle de la nature résiliente, cette nature qui se remet en place malgré les dégâts, qui se réinstalle et recrée un biotope nécessaire à quelques espèces. C'est aussi l'Histoire qui est un éternel recommencement...Avec les puissances colonisatrices qui exploitent jusqu'à la moelle un lieu, un peuple, une île ici, qui s'en vont quand elles ont tout dévasté et qui reviennent des décennies plus tard avec un nouveau projet en développement. Un jeu sans fin, c'est aussi la cupidité de l'Homme, à qui il faut toujours plus quelques soient les conséquences. Enfin, un jeu sans fin, c'est le caractère intrinsèque de l'Humain qui veut toujours jouer, prendre des risques, jouer, jouer, sans forcément gagner, mais juste continuer à jouer.

Mais tout de même, lorsque l'on comprend à qui Todd se confie tout au long du roman, ça fait froid dans le dos, et l'on trouve cela très triste.

Qui d'autre ici a lu ce livre ? Je me souviens avoir lu un billet sur un blog que je suis, mais je ne sais plus lequel ? Je veux bien qu'on me décrypte la fin (même si discrètement en MP ;)

 

L'avis de Keisha

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 24 Août 2025

Roman - Editions Audiolib - 7h07 d'écoute -21.45 €

Parution JC Lattès & Audiolib en 2022

4ème de couv : Suis-je passé à côté de ma vie ? C'est la question qui frappe Paul lorsque, le jour de son mariage, il retrouve Joseph, un ami perdu de vue depuis vingt ans. Et c'est l'été 1983 qui ressurgit soudain. Celui des débuts flamboyants et des premiers renoncements. Avant que la violence des autres fonde sur lui et bouleverse à jamais son existence et celle des siens.

Tentation : Découvrir une nouvelle plume

Fournisseur : La bib de St Lunaire

 

Mon humble avis : Etrange, c'est la première fois que cela m'arrive depuis la naissance de ce blog. J'ai audiolu ce roman en mai. Il m'a bouleversée, son écriture m'a paru sublime, poétique et saisissante et alors que je m'atèle à la rédaction de ce billet, je réalise que je ne me souviens plus de rien, sauf de mon impression et de mes émotions. Et pourtant, cette histoire n'a rien d'oubliable... Mais je suis partie en vacances juste après cette lecture, ai vécu moult vies et lu différents livres aussi, et trop tardé à vous parler de "Les ailes collées". Et cette année, mes vacances étaient plus longues que d'habitude et avaient un but précis et atteint : fuir mon domicile et le voisinage du chien mordeur, et me vider, mais alors me vider, me purger la tête.

Comme sur Babelio, certaines chroniques narrent les trois quarts des ouvrages, je me suis rafraichi la mémoire, des bribes, mais aussi des scènes très fortes me sont revenues, aux conséquences irrévocables... Mais pas assez pour évoquer ce roman avec mes mots. Donc, pas d'autres solution que de le relire bientôt pour qu'il ait dans ma mémoire la place qu'il mérite.

Sophie de Baere a découpé son récit en deux périodes... En 1983, Paul est adolescent... En 2023, c'est un adulte avec bien des fêlures dans ses bagages... Un adulte qui se marie et qui va devenir père. Il est question d'amitié, d'amour, de différences... Donc de harcèlement et d'intolérance. Ces sujets me touchent toujours particulièrement.

Que Sophie de Baere, si elle passe par ici, me pardonne. Elle n'est pour rien dans mon absence de souvenir précis de son roman... C'est moi qui n'assure pas alors que l'ai tant aimé l'écouter. Donc une fois n'est pas coutume, il va falloir me croire sans arguments, juste sur une simple phrase : Ce roman est magistral, un drame poignant... Et donc à lire.

D'autres avis plus étayés sur Babelio 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 22 Août 2025

BD - Editions 6 pieds sous terre - 80 pages - 18 €

Parution en septembre 2021

L'histoire : Hollywood, années 50. Au cœur de l’usine à rêves du cinéma, l’immense actrice Betty Pennyway est victime d’un crime sans précédent et particulièrement abominable. L’affaire fait la une de toute la presse et l’Amérique entière est en émoi.
La police de l’Etat fait appel au peu orthodoxe inspecteur Hernie Baxter pour mener cette délicate enquête qui secoue tout le petit monde du 7ème Art.

Tentation : Une BD de Fabcaro ne se refuse pas !

Fournisseur : La bib de St Lunaire

 

Mon humble avis : Cette parution de Fabcaro m'avait échappée ! Diable ! C'eut été vraiment dommage de manquer ce pur moment de bonheur et de détente pour mes zygomatiques ! 

La recette reste à peu près la même, mais me fait toujours autant marrer ! On retrouve dans Moon River l'humour à première vue potache, mais très second degré et, de coutume, bien déjanté... Bref, c'est bien à l'ouest que nous emmène cet album... Voire même au Far West, à Moon river... Moon river, c'est en fait le titre d'un film en tournage. Un matin l'actrice principale se réveille et constate qu'elle a été victime d'une agression : une b*te a été dessinée sur son visage... 

Alors il y a enquête, interrogation des témoins etc...

Les pages alternent entre le tournage du film, avec en prime les conséquences de l'agression, l'enquête et... Fabcaro chez lui, planchant sur cette BD, entouré d'amis ou de sa famille qui lui supplient d'arrêter là : non mais, tu vas pas écrire une histoire de "bi*e sur un visage.

A travers Moon River, Fabcaro reprend les codes des films noirs des années 50, mais aussi ceux des grandes sagas romantiques, pour mieux les briser, les prendre à contre-courant et s'en moquer ! On est dans la pure parodie. Seuls les personnages ne se rendent pas compte de la débilité ubuesque des situations qu'ils vivent, ou de la stupidité de leurs répliques grandiloquentes assenées avec tout le sérieux du monde. Ce qui fait aussi penser à certaines émissions de téléréalité. Bref, Fabcaro se moque bien de tout cela autant que de lui-même, et nous garantit de bons fous rires, ainsi qu'un chouette moment de divertissement...

Du Fabcaro en grande forme ! Pas un coup de coeur parce que plus vraiment surprenant pour moi, mais tout de même, que ce fut bon !

A noter que l'objet est lui-même magnifique, avec cette couverture sobre, élégante et rembourrée... Bref on a envie d'y enfouir le pousse !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 20 Août 2025

Roman - Editions Audiolib - 7h35 d'écoute - 20.45 €

Parution Michel Lafon & Audiolib en 2019

Mon pitch : Quatre couples, amis de longue date, se retrouvent pour deux semaines de vacances dans une luxueuse villa ardéchoise. Et cette année, c'est sans les enfants ! Ce séjour, qui s'annonçait comme un long fleuve tranquille, ne va pas l'être tant... Surtout qu'arrive, quelques jours après, la belle Valentine... Valentine, une amie célibataire de Caroline... Qui va se révéler, à ses dépens, être un déclencheur et un révélateur de pas mal de maux enfouis.

 

 

 

Tentation : Besoin d'un livre audio facile pour trier mes photos en même temps

Fournisseur : La bib de Betton

Mon humble avis : Sans transpirer d'originalité, l'idée de fond de ce roman est bonne, puisqu'elle permet l'observation et une certaine analyse des comportements individuels et collectifs dans une vie de groupe. Ici s'ajoute l'aspect couples, et le fameux cap de la quarantaine, puisque tous les protagonistes en sont proches.

Très vite, l'ivresse des libellules m'a confortée dans ma non envie dans de telles vacances avec un groupe d'amis. Ce n'est vraiment pas mon truc. Entre les régimes végétariens des uns, la langueur des autres, les décisions qui sont toutes prises en commun au moindre détail... Pour moi, ce ne sont pas des vacances ! 

Bref, c'est une lecture que j'oublierai vite malgré ses bonnes intentions. Les personnages sont assez caricaturaux (puisque qu'il faut couvrir toutes typologies).... Il y a forcément celle qui vient en vacances avec la ferme intention de perdre ses kilos superflus pour reconquérir son mari etc etc... Evidemment, les travers des uns refont surface, il y a le clan "les hommes d'un côté, les femmes de l'autres".... oui les femmes se mettent en grève pour que leurs conjoints comprennent qu'elles ne sont pas les bonnes à tout faire dans la maison. Voili voilou...

Même si tous les sujets qui tournent autour du couple (les doutes etc) et de la quarantaine sont abordés, l'ensemble reste superficiel et très basique. Le plus souvent, les dialogues frôlent avec la mesquinerie et ne volent pas bien haut (oui, la question "est-ce qu'embrasser c'est tromper" est même posée ! ). Je pense que mon irritation a été accentuée par la voix très jeune, limite enfantine, de l'interprète, qui m'a souvent donné l'impression d'être avec des ados qui parlent de leur problème de coeur.

L'autrice démontre bien qu'il n'y a pas de recette magique pour assurer la durabilité d'un couple. Chaque couple peut, par un fonctionnement différent, palier l'usure du temps, de la routine, et surmonter les hauts et les bas de la vie, voire les épreuves. Ces analyses sont pertinentes mais retranscrites de façon superficielle. Bien souvent, les réactions des personnages paraissent artificielles, juste là pour illustrer et démontrer le propos.

Deuxième roman que je lis de cette autrice, après ce que disent les silences. Je pense que je vais m'arrêter là, car, si j'apprécie de temps en temps les romans feel good et léger, celui-ci m'a plus exaspérée qu'apaisée !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 18 Juillet 2025

Voici venue l'époque la plus calme de l'année sur la blogosphère, donc celle de la pause estivale...

Pour tenter de profiter de la vie, du soleil, du plein air, de la mer... et faire le plein de lecture ! Et aussi de passer plus de temps à ma médiathèque qui a bien besoin de ses bénévoles en cette période où, station balnéaire et population multipliée par X obligent.. et bien les heures d'ouverture et la fréquentation sont bien plus importantes. Et puis aussi, prendre le temps de trier un peu plus des milliers de photos en attente sur mon PC !!! Cela, en écoutant des livres audio, histoire d'optimiser mon temps !

Je vous retrouverai aux alentour du 20 / 25 août, sauf si, entre deux, je vais au ciné, il y aura alors un petit billet rapide... D'ici là, je vous souhaite de belles vacances si vous avez la chance d'en avoir, sinon, à défaut, un chouette été !

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Concernant "mon affaire" d'agression canine  (et de ses suites ) sur laquelle je suis restée silencieuse depuis des mois... parce que rien n'avançait....

Officiellement, cela a avancé.... L'enquête de police a enfin été clôturée, plus de 6 mois après les faits... Mon dossier est donc parti au parquet... Qui a mis deux jours à le classer sans suite au niveau pénal. A la rentrée, commenceront les démarches d'expertises médicales pour l'obtention de dommages et intérêts... Cela est géré par mon assurance et mon avocat. Je ne me fais guère d'illusion sur une quelconque idée de justice... Car je suis juste dégoûtée du système judiciaire alors que je découvre le statut de victime... J'ai pu avoir, par mon avocat, les rapports vétérinaires et éducateurs canins qui se sont occupés de mon agresseur berger allemand... Et bien en gros, c'est "pauvre chien qui ne va pas bien, qui est anxieux, qui doit retrouver la confiance. Chien particulièrement stressé dans les cages d'escalier et ascenseurs. Chien classé dangereux de niveau 3 sur 4, dangereux pour toute personnes dans de nombreuses situations."... Et la justice, l'Etat, la commune laisse vivre ce chien dans mon immeuble depuis 7 mois maintenant comme mon voisin de palier... Certes, il est promené muselé et est sensé être en cours de rééducation. Mais mon traumatisme est total, depuis 7 mois je limite toujours au minimum les sorties de chez moi. Chacune de mes sorties est mûrement réfléchie, calculée et optimisée... Une par jour, parfois deux, jamais plus pour ne pas risquer de rencontrer mon agresseur dans ou autour de mon immeuble. Et en extérieur, il m'est très difficile de croiser des grands chiens, ou même d'être dans un espace réduit avec des petits chiens... Sauf pour les quelques toutous que je connais, sinon, ma confiance envers la gente canine et mon amour aveugle et sans faille est belle et bien terminée, tout comme mes balades insouciantes dans des lieux où le risque de croiser des promeneurs et des chiens lâchés est important. Je suis soignée pour Stress Post traumatique.... Mais que la justice française et les comptes publiques se rassurent, le chien va bien.... et moi je n'ai que mes cicatrices pour pleurer....  

Mais bonne nouvelle de dernière minute, mes voisins ont déménagé hier !!! Je l'ai découvert en sortant et en découvrant un gros camion de déménagement avec monte charge à leur fenêtre. 

Le livre de cette histoire n'est pas fini, mais un chapitre est clos... je vais pouvoir profiter un peu mieux de l'été, sereinement. D'ailleurs, hier aprem, suis allée me balader à pied depuis chez moi, ce qui ne m'étais pas arrivé depuis janvier... Suis juste allée à la médiathèque de Dinard voir s'il y avait des nouveautés en livres audio ! Mais ça ma fait du bien de retrouver une certaine liberté !!!

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 16 Juillet 2025

Roman - Editions j'ai lu - 219 pages - 7.60 €

Parution J'ai Lu mars 2024 (Flammarion 2023)

Mon pitch : Le destin de Vadim, fils d'un général russe et d'une française... Depuis l'URSS et ses plaines, les prisons du régime, jusqu'aux hauts plateaux Himalayens, en passant par l'île de Bréhat...

Une quête, et des parties d'échec pour se maestro, qui fuira la gloire dans l'exil.

 

Tentation : Acheté dans la librairie de la place aux herbes (du roman éponyme du même auteur), à Uzès

 

 

Mon humble avis : Après la très sombre et étouffante lecture du chant du prophète de Paul Lynch, il me fallait un livre radicalement différent. Donc ce titre était tout indiqué !

La librairie de la place aux herbes avait été un gros coup de coeur pour moi. Ce n'est pas le cas pour la traversée des lumières, même si ce roman fait parfaitement le job : distraire, passer un bon moment, avec une histoire agréable. Bref, une lecture idéale pour l'été.

La première partie m'a vraiment intéressée... L'on y suit Vadim depuis sa naissance, son séjour en prison soviétiques, puis les parties d'échecs qu'il dispute de par le monde pour le Parti, avec en contrepartie, la libération d'un de ses codétenus politiques en cas de victoire...

Et le regard très clair d'une femme qu'il croise lors d'un de ces tournois...

Il y a ensuite un passage sur l'île de Bréhat, chez son oncle français, qui se révèle être le narrateur de ces pages. Puis départ pour une quête (dont je ne révèle rien), qui mène Vadim au Népal, au Tibet, jusqu'à l'ancien royaume de Lo, le Mustang. Un voyage un fil d'une caravane de sel, et des arrêts et rencontres au gré des monastères. Cette partie ci est très dépaysante, on imagine sans mal la grandeur et la splendeur des lieux, et les bienfaits d'une certaine culture et croyance. Mais ce parcourt initiatique de Vadim, sa recherche de cette femme aux yeux clairs n'échappe pas aux aspects conventionnels de cette littérature dite "de développement personnel".... Bons sentiments, mantras, leçons de vie et transformation. De cela, je suis moins fan. 

La traversée des lumières est donc un roman comme il en sort des dizaines chaque année, et qui trouvent leur public, désireux de sortir des laideurs du monde pour un peu de repos bienfaisant. On y trouve une bonne dose de mystère, des rebondissements, un peu de danger, des retrouvailles, des informations géopolitiques, le tout saupoudré de philosophie bouddhiste pour s'achever sur un secret bien gardé. Un roman qui invite à sortir de nos propres sentiers pour rencontrer l'autre et les autres pour se trouver soi-même, ce que fait Vadim tout au long du roman. C'est sûr, ses rencontres sont on ne peut plus variées, enrichissantes et formatrices.

Une lecture pas forcément originale mais qui, entre deux livres plus lourds, trouve bien sa place !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 9 Juillet 2025

BD - Editions Pataquès / Delcourt - 64 pages - 13.50 €

Parution en avril 2022

L'histoire : Dans Une bonne comédie romantique française, Yann Rambaud détourne avec un humour absurde irrésistible les codes du genre en offrant une véritable histoire d'amour, aidé d'un narrateur qui nous accompagne pour nous expliquer les rouages d'un scénario, les techniques de mise en scène. Nul doute qu'après la lecture de ce livre nous ne regarderons plus les comédies romantiques de la même façon.

Tentation : La 4ème de couv'

Fournisseur : La bib de St Lunaire

 

Mon humble avis : Allez, ne tournons pas autour du pot, ne coupons pas un cheveu en 4, coup de coeur ! Tant cette BD est une énormissime bonne surprise sous ses aspects discrets et tant je me suis amusée à la lire !... en plus, quelques jours après avoir vu "L'accident de piano" de Dupieux... J'ai donc poursuivi dans l'humour absurde mais tellement vrai !

On suit Baptiste dans ses (mes)aventures. Baptiste est le personnage principal, mais aussi le potentiel héro d'un scénario en construction et en abîmes dans ces pages.

L'un des plus gros problèmes de Baptiste, sa honte, c'est qu'il est fan de ... Pascal Obispo. Ca tient de l'addiction et quand le manque se fait trop sentir, il pousse le bouchon jusqu'à écouter les albums live ! "A ce stade du récit, on comprend que Baptiste est un français moyen... ce qui facilite l'empathie du spectateur pour le personnage de Baptiste - #jesuisbaptiste".

Bon vous voyez le ton... On n'est pas loin du style désopilant de Fabcaro... Et je suis étonnée que cet album n'ait pas fait plus de bruit lors de sa sortie... Ou alors, j'ai peut-être été sourde.

L'ouvrage s'ouvre sur deux planches newyorkaises.... Il y a là un début de scénario. Mais stop Monsieur le scénariste, recréer le New York des années 70 coûte bien trop cher... Du coup, l'histoire se déroulera dans un petit coin tranquille de France, avec son marché, ses produits locaux, son musée de la peluche de nombril. Déjà là, on se marre ! Un film coûte cher mais tout y est possible. Une BD est moins chère mais tout n'y est pas possible. "Si le cinéma est un train dans la nuit, la BD est une Twingo à Grenoble"... "Pas assez bon pour n'être que de la peinture, pas assez bien écrit pour n'être que de la littérature... la Bd est un genre de biathlon culturel".... Voilà le ton de cet album qui nous donne la recette pour écrire un excellent scénario d'une comédie romantique française (comprendre qui plaise au plus grand nombre et dans laquelle chacun puisse s'identifier) : tous les ingrédients sont bien passés à rebrousse-poil. "Il faut 200 grammes d'acteur connu, comme Romain Duris ou Guillaume Canet... Ah ! Attendez, y'a une promo sur François Cluzet !"Et entre deux, si vous vous lassez, Rambaud passe à la recette du gâteau au yaourt. De plus, c'est bourré de références ciné/musique soit très bien senties soit hilarantes.

C'est décalé, c'est cynique, c'est ironique, c'est 1er et 3ème degré, mais pas vraiment méchant, c'est délicieux ! Alors, si vous voulez défouler vos zygomatiques, foncez, lisez et faites tourner, ça vaut la peine !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 7 Juillet 2025

Film de Quentin Dupieux

Avec Adèle Exarchopoulos, Jérôme Commandeur, Sandrine Kiberlain

Synopsis : Magalie est une star du web hors sol et sans morale qui gagne des fortunes en postant des contenus choc sur les réseaux. Après un accident grave survenu sur le tournage d'une de ses vidéos, Magalie s'isole à la montagne avec Patrick, son assistant personnel, pour faire un break. Une journaliste détenant une information sensible commence à lui faire du chantage… La vie de Magalie bascule.

Mon humble avis : Tout part d'un accident de piano, dont seule la deuxième partie du film dévoilera les circonstances et conséquences !

Premier film de ce réalisateur que je vois, et j'ai beaucoup aimé. Même si, c'est vrai, c'est space ! Mais ça fonctionne diablement. Les images envoient une impression surannée, comme un film de série B des années 80. L'accident de piano est un film complètement décalé, qui flirte avec le pastiche du film d'horreur, avec l'absurde, le tout sur un ton glacial et très détaché... Ce qui rend l'ensemble comique parce que cynique et grotesque. Mais cette farce, qui peut se regarder au premier degré comme au dixième, est bien réfléchie, comme le prouve les dialogues percutants. Avec peu de moyen et sans y aller par quatre chemins Dupieux prend pour cible deux contre médias : les influenceurs (ou créateur de contenu) du Web, et la presse. La premier, pour le néant qu'ils proposent (pour vous j'ai testé gnagnagna...) et la presse pour sa volonté à vouloir comprendre, et analyser ce néant. Bref, l'accident de Piano est un film sur la vacuité de notre époque, sur les artisans de ce vide qui est tant regardé et admiré qu'il génère un pognon de dingue à coup de likes et d'algorithmes.... Voilà ce que nous dit Dupieux... En 2025, ce qui compte c'est l'argent... et bien souvent, dans le divertissement et la "culture" via les réseaux sociaux, cette manne financière ne repose sur rien. Sans parler des fans et groupies qui vénèrent ces créateurs de contenue, donc ce vide.

L'exemple de Magalie (l'anti héroïne bien barrée, par une Adèle méconnaissable) est parlant. La caricature est poussée à son paroxysme, c'est féroce, drôle, c'est noir et très clair et lucide... dans les propos !

Bref, j'ai passé un très bon moment, et maintenant que j'ai découvert le cinéma de Dupieux, je compte bien rester à table !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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