Publié le 12 Octobre 2025

Bonjour !

En mai dernier, je suis allée en vacances 15 jours dans le Sud, une première pour moi, découvrir donc une région que je ne connaissais pas du tout. Basée dans le Gard chez des cousins qui m'ont gentiment accueillie, je suis évidemment allée en Camargue, mais aussi dans le Lubéron, en Provence....  Le Gard, le Vaucluse, Les Bouches du Rhône, l'Hérault sont les département où j'ai mis les pieds, entre la région PACA et l'Occitanie.

Je suis rentrée avec quelques 6000 photos... Que je n'ai pas terminé de trier.... Des photos de paysages, de rue, d'oiseaux, et plantes fleurs et insectes...

Aujourd'hui est donc un dimanche dans les rues du Sud, un dimanche que je vous souhaite excellent !

Aux Saintes Maries de la Mer... à gauche, un gitan pur souche rencontré sur le marché... et que j'avais vu à la télé l'hiver dernier... En effet, cet homme a participé à The Voice avec sa guitare et musique gitane. Il m'a dit qu'il n'avait pas vraiment apprécié l'expérience...

Aux Saintes Maries de la Mer... à gauche, un gitan pur souche rencontré sur le marché... et que j'avais vu à la télé l'hiver dernier... En effet, cet homme a participé à The Voice avec sa guitare et musique gitane. Il m'a dit qu'il n'avait pas vraiment apprécié l'expérience...

Aux Saintes Marie de la Mer

Aux Saintes Marie de la Mer

Aux Saintes Maries de la Mer

Aux Saintes Maries de la Mer

Aux Saintes Maries de la Mer

Aux Saintes Maries de la Mer

Aux Saintes Maries de la Mer

Aux Saintes Maries de la Mer

Aux Saintes Maries de la Mer

Aux Saintes Maries de la Mer

Aux Saintes Maries de la Mer

Aux Saintes Maries de la Mer

Aux Saintes Marie de la Mer

Aux Saintes Marie de la Mer

Aux Saintes Maries de la Mer et en Camargue

Aux Saintes Maries de la Mer et en Camargue

A Aix en Provence

A Aix en Provence

A Aix en Provence

A Aix en Provence

A Roussillon dans le Luberon

A Roussillon dans le Luberon

A Gordes dans le Luberon

A Gordes dans le Luberon

Couché, assis, debout... A Uzes dans le Gard, à Avignon et à Gordes dans le Luberon

Couché, assis, debout... A Uzes dans le Gard, à Avignon et à Gordes dans le Luberon

Couché, assis, debout... A Avignon, à Uzes dans le Gard et à Gordes dans le Luberon.

Couché, assis, debout... A Avignon, à Uzes dans le Gard et à Gordes dans le Luberon.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Le coin de la rue photo

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Publié le 10 Octobre 2025

BD - Editions Glénat - 190 pages - 26 €

Parution en janvier 2024

Le pitch : Mon corps, mon choix : un procès historique
En 1972, Marie-Claire Chevalier, enceinte à la suite d’un viol, est dénoncée pour avortement clandestin par son propre agresseur. L’avortement est encore, à cette époque pas si lointaine, un délit passible d’une très forte amende et même d’incarcération. Sa mère qui a tout mis en œuvre pour lui venir en aide, ainsi que des femmes ayant pris part aux événements, comparaissent elles aussi devant la justice, pour complicité. Cette affaire dramatique tristement banale devient l’un des grands procès historiques par le concours de Gisèle Halimi, avocate de toutes les grandes causes féministes et antiracistes. Elle s’empare de l’histoire de Marie-Claire et de sa mère, pour créer un électrochoc médiatique, public et sociétal

 

Tentation : Sandrine, la responsable de ma médiathèque

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Voici un roman graphique qui se dévore, aussi captivant que nécessaire. 

Il revient sur l'un des procès de Bobigny en 1972, celui d'une mineure, accusée d'avoir avortée alors qu'elle était enceinte suite à un viol. L'adolescente et sa mère sont alors défendues par la célèbre avocate Giselle Halimi.

Voici une histoire réelle, même si quelques libertés ont pu être prise pour la fluidité du récit, récit mené avec brio par les deux autrices. Il est en effet aéré, pas trop bavard, des dessins agréables et très évocateurs. Ce roman graphique est très clair, ce qui permet au lecteur de ce vraiment se concentrer sur ce grave sujet, et les aberrations qui ont été dite par la cour de justice lors de cette affaire.... la justice alors représentée uniquement par des hommes, qui jugent là quatre femmes.

On croise dans ces pages Giselle Halimi bien entendu, mais aussi Françoise Giroux, Simone de Beauvoir, l'actrice et réalisatrice Delphine Seyring, le député Michel Rocard... pour les plus célèbres. Quelques flash-backs nous ramènent dans la jeunesse de Giselle Halimi, et nous découvrons ainsi la genèse de son militantisme féministe et de son combat pour la justice envers les femmes.

De même, au fur et à mesure qu'avance le procès, d'autres flash-backs nous narrent petit à petit ce qui a mené Marie Claire à être violée et l'enfer pour subir un avortement clandestin, dans des conditions précaires et avec des conséquences infectieuses etc...  Bref, le calvaire d'une jeune fille qui n'a rien demandé, juste de pouvoir vivre sa vie de jeune fille, d'étudier etc... et qui pourtant, se retrouve sur le banc des accusés...

A travers le film Simone, le voyage du siècle, j'avais découvert le climat politique d'alors, les ignorances masculines, les propos ignoblement machistes, sexistes et patriarcaux des politiques dans les hémicycles

Les pages de Bobigny m'ont révélé une autre injustice... A cette époque, seules les femmes de petites conditions étaient jugées pour avortement illégal... Jamais une bourgeoise, une femme de ministre ou de médecin n'a été montrée du doigt ni accusée de quoique ce soit par l'Etat français. D'ailleurs, tout au long du procès de Marie-Claire, Giselle Halimi ne cessera d'évoquer cette terrible injustice et hypocrisie sociale et législative. A l'époque, le nombre d'avortements annuels, réalisés dans la clandestinité, était estimé entre 500 000 et un million.

Le procès de Bobigny 1972 était un premier pas juridique, qui a abouti, trois ans plus tard, à la promulgation de la loi Veil. 

Cinquante-trois ans plus tard, certes le droit des femmes a évolué, mais il reste encore beaucoup de préjugés à combattre et l'égalité n'est pas encore là....Et de part et d'autre de la planète, se même droit est toujours bafoué, voire remis en question... Donc rien n'est acquis dans la liberté... D'où l'importance indéniable de cet ouvrage et le courage de toutes les figures féminines de cette histoire comme celui d'autres femmes invisibles ou méconnues.

Comme l'a dit Simone de Beauvoir "N'oubliez jamais qu'il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question."

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 8 Octobre 2025

Roman - Editions du Rouergue - 336 pages - 21.80 €

Parution en août 2024

Mon pitch : Où l'on retrouve Mathurine, dix ans après Darwyne...

Elle vit toujours en Guyane, travaille pour la protection de l'enfance, et a maintenant un fils, Wallace, de presque neuf ans. Mais les relations se tendent avec lui, qui ne jure que par sa console vidéo alors qu'elle rêverait de l'emmener en forêt...

Une adolescente placée en famille d'accueil disparait, est retrouvée morte noyée aux abords forêt. Tiburce, son père inconsolable, raconte à Mathurine une étrange expérience en forêt, comme celle d'une présence invisible... Et si Darwyne était toujours vivant, s'il n'était pas décédé dans le glissement de terrain avec sa mère dix ans plus tôt, comme tout le monde l'affirme...

 

Tentation : Mon coup de coeur pour Darwyne (premier opus)

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Wallace est donc la suite de Darwyne... Si les deux romans peuvent se lire en one shot, je conseille tout de même vivement de les lire à la suite et dans le bon ordre, pour appréhender au mieux le personnage de Mathurine et connaître le passé et l'étrangeté si captivante de Darwyne.

Mathurine n'est plus enquêtrice, désormais, elle suit les enfants en familles d'accueil et gère également les rencontres avec les parents... Même si la relation avec son fils Wallace est plutôt fusionnelle, celui-ci est parfois jaloux de toute l'attention qu'elle porte à ses protégés placés. Cet aspect-là du roman nous entraîne dans la détresse sociale de la Guyane, où il y a défaut de soin et d'éducation à cause de la misère, de la drogue, ou encore, parce que suite à un décès, le parent veuf et seul n'arrive pas à gérer sa parentalité. Colin Niel dénonce aussi les manques de moyens cruels de l'Aide sociale à l'enfance, avec des familles d'accueil en trop petit nombre, surchargée, le personnel pas assez nombreux etc...

Mais avec Wallace, Colin Niel montre que personne n'est à l'abris de déraper, de faillir dans son rôle de parents, même dans les familles qui ne manquent de rien. Ainsi, c'est Mathurine qui va disparaitre des semaines durant, en laissant Wallace seul et il faudra une bonne dizaine de jour pour que les services sociaux s'en aperçoivent... Dans Wallace, Colin Niel dépeint ce qui peut se passer quand un enfant manque à un parent, mais aussi quand c'est un parent qui manque à un enfant. Des situations où chacun redécouvre l'amour immense qu'il éprouve pour l'absent... et les regrets...

Nous lecteurs savons très bien où est Mathurine... Elle est en forêt... Dans cette forêt enchanteresse, merveilleuse, ensorceleuse, dangereuse... Tiburce y est aussi, pour une autre raison. Mais pour nous, c'est un voyage au coeur de la forêt primaire aussi savoureux qu'inquiétant, qui, comme dans Darwyne, nous donne à entendre, voir, sentir, découvrir même l'invisible... On peut mettre du temps à lire cela si à chaque évocation d'une espèce animale, on demande à Google à quoi elle ressemble. C'est un véritable bestiaire qui m'était inconnu que j'ai découvert dans ces pages. Colin Niel nous emmène toujours à la frontière du réel et du mythe avec des scènes on ne peut plus fantasmagoriques.

Les chapitres alternent entre la solitude de Wallace chez lui, Tiburce qui traque en forêt la chose qu'il estime responsable de la mort de sa fille, et Mathurine qui s'enfonce toujours plus profondément dans cette même forêt, souvent accompagnée, parfois seule... A moins que ? Le doute peut toujours planer et chacun choisira son explication... Quoiqu'il en soit la tension monte, insidieuse... et ce roman nous dévore autant qu'on s'en régale. Colin Niel nous égare parfaitement entre repères quotidiens (appartement, école, bureau), et l'inconnu au tréfond de la forêt.

Ce tome est peut-être plus malaisant et plus dure que le précédent, tant le comportement de Mathurine peut paraître irresponsable.... On pourrait être tenté de la juger... Mais c'est là que Colin Niel nous dit : Personne n'est infaillible ni à l'abri d'une réaction irrationnelle. Et qu'il y a des moments ou l'amour n'y peut rien, peut-être... Que les enfants que l'on a ne deviennent pas forcément ceux dont on a rêvé, que l'on a idéalisé, et que cela peut-être culpabilisant pour eux. Qu'un enfant aime sa mère de façon inconditionnelle, même si l'inverse n'est pas forcément vrai... Et que notre animalité est toujours tapie en nous...

Un roman foisonnant très fort, envoûtant et sublime. Comme pour Darwyne, beaucoup plus proche du drame social d'enfance malmenée que du roman policier... Il n'empêche, je n'en n'ai pas fini avec Colin Niel !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 6 Octobre 2025

Ces derniers jours, eut lieu le Festival du film Britannique et Irlandais à Dinard. Le 36ème... Président du jury : Rupper Everett, qui a dû repartir en urgence familiale en Angleterre, Claire Chazal l'a remplacé. La cérémonie de la "Cabine de plage" a été annulée, tout comme la séance du tapis rouge de clôture pour cause de météo capricieuse...

Dans tout ce la, j'ai vu 5 films... 4 bons choix et une erreur totale !!!

 

L'émouvante histoire de la relation entre Philip Burton, instituteur à Port Talbot, et un jeune élève turbulent nommé Richard Jenkins, fils d'un alcoolique rebelle, qui sera connu dans le monde entier sous le nom de Richard Burton. Richard rêvait de devenir acteur, mais ses projets étaient menacés par des problèmes familiaux, la pression de la guerre et son propre manque de discipline. M. Burton a détecté le talent brut de son élève, devenant son tuteur, son maître à penser et finalement son père adoptif.

Mon court avis : Excellent film, émouvant, excellente interprétation.... Quand la chrysalide devient papillon parce que la bonne personne l'a prise sous son aile... Un Philippe Burton très généreux, une formation au théâtre intéressante à suivre, la transformation d'un personnage... Le tout sur fond de pauvreté, d'alcoolisme du père etc... Juste un mini bémols pour certains décors lointains qui font carton/pâte mais cela n'enlève rien à la qualité du film... qui a reçu le Prix du Public

 

L'histoire incroyable mais vraie de deux amis de longue date originaires de Dundee  (Ecosse) qui rêvent de devenir des superstars du hiphop. Il n'y a qu'un problème : personne dans ce milieu ne prend au sérieux deux types blancs avec un fort accent écossais. Le duo élabore un plan tellement absurde qu'il pourrait bien fonctionner : ils vont se réinventer en MC fêtards et originaires du sud de la Californie. Ils s’inventent une vie et prennent des accents américains suffisamment convaincants. Les mensonges s'accumulent, la vérité dépasse maintenant la fiction et leur amitié est mise à rude épreuve.

Mon court avis : J'ai beaucoup aimé et pourtant, je ne suis pas fan de rap ni de Hip hop, mais me suis surprise à bouger les pieds au rythme des raps ! Film réalisé et interprété par James Mc Avoy, que je connais particulièrement pour sa participation à la franchise Marvel X.Men, à laquelle il fait quelque clin d'oeil. Interprétation convaincante des jeunes comédiens, des personnages attachants et une immersion dans l'industrie musicale où tout doit être standardisé et correspondre à une attente... puis vient le succès et dans le duo, aucun ne réagit de la même façon. Franchement un bon film !

 

Un drame hilarant, poignant et plein d'action qui suit Jack, un hooligan vieillissant et toxicomane qui se sent de plus en plus marginalisé dans la société et dont la vie est devenue incontrôlable. Lorsqu'il est arrêté pour possession de drogue, il se voit accorder six semaines pour changer son mode de vie irrévérencieux et profane, sous peine d'aller en prison. Dans ce laps de temps, il doit prendre ses distances avec son groupe d'amis, trouver un emploi, réparer son mariage, gérer son beau-père tyrannique et guider son demi-frère Kenny Boy. Va-t-il y parvenir ?

Mon court avis : Ce devait être hilarant, ce fut d'un ennui mortel. Film moche à tout point de vue, qui n'apporte rien, amoral, où l'on se dit tout ça pour rien puisque les personnages n'ont rien appris de leurs erreurs et repartent comme ils sont arrivés. Certes, c'est une critique sociale sans concession sur le milieu du holliganisme...  Mais même le personnage de l'épouse n'est pas crédible, où si il l'est, alors on peut vraiment baisser les bras sur l'intelligence humaine... Bref, j'ai détesté ce film autant que mes compagnons de séance... Mauvais choix.

 

En 1976, un Anglais désabusé arrive à Buenos Aires pour enseigner dans un prestigieux internat. Il se retrouve face à une classe d'élèves indisciplinés alors qu’il s’attendait à la facilité. Sa vie bascule lorsqu'il sauve un pingouin échoué. La loyauté surprenante de l'oiseau le force à affronter son passé. Il lui fait prendre conscience de ses responsabilités tant personnelles que politiques pendant cette période cataclysmique. Cette comédie dramatique poignante est inspirée d'une histoire vraie et émouvante.

Mon court avis : Film de Peter Cattaneo, réalisateur de l'inoubliable "The full Monty".... Donc vous imaginez le style. Peter Cattaneo est venu présenter son film en début de séance. C'est mon gros coup de coeur de ce festival, tant j'ai ri, tant j'ai été émue. Les dialogues sont aux petits oignons façon british humour. Le pari est rempli de faire une comédie malgré un contexte politique terrifiant, sans manquer de respect pour rien...

De très belles leçons que donnent ce pingouins à tous ceux qui l'approchent et qu'il transforme... Car la présence silencieuse d'un animal adoucit les moeurs... Une réussite totale ! En plus, le film se déroulant en Argentine... C'est un film ensoleillé, le premier de ma sélection !

 

Entre 1922 et 1996, 10 000 filles et femmes ont été emprisonnées dans des établissements de « soins » en Irlande. Ce film retrace le combat bouleversant mené par les survivantes de ces blanchisseries Magdalene et de ces foyers pour mères et bébés, en quête de justice. Il témoigne de la détermination de ces femmes, soutenues par le groupe de défense Justice for Magdalenes, à demander des comptes au gouvernement irlandais pour des décennies d'abus institutionnels. Il atteste de la force de l'action collective et raconte les conséquences actuelles de ces sombres périodes de l'histoire irlandaise.

Mon court avis : Un documentaire poignant et nécessaire. Et révoltant... Toutes ces horreurs, maltraitances, vente d'enfants sous couvert de l'Etat Irlandais et de l'Eglise... Un bel hommage aux femmes survivantes, et à cette équipe de défense qui s'est constituée et liée à elle pour obtenir reconnaissance, réparation et justice, en allant jusqu'à saisir l'ONU. Historique et pourtant pas si lointain... 1996.... Terrible. A voir.

D'ailleurs, sur le sujet, ce lundi soir sur Arte, film The Magdalene Sisters.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 3 Octobre 2025

Roman - Editions de L'Iconoclaste - 540 pages - 21.90 €

Parution le 22 août  2024

Mon pitch : Depuis petite, Cléo se veut différente des siens et rêve de devenir une star. Cette obsession guidera sa vie. Elle veut surpasser ses modèles. A 15 ans, quand elle écrit ses premières chansons, elle y croit... Elle est tellement sûre d'elle-même. Il faudra dix ans à Cléo pour devenir célèbre du jour au lendemain. Elle remplit les salles de concert du monde entier et fait les unes des journaux people. Et plus elle monte dans les charts, plus elle laisse sa vraie nature s'exprimer : elle est odieuse.

 

 

Tentation : Mon enthousiasme pour Mon mari, de Maud Ventura

Fournisseur : La bib de St Lunaire

 

Mon humble avis : Décidemment, Maud Ventura possède un sacré talent pour créer des personnages odieux, que l'on adore détester, à qui l'on trouve parfois des circonstances atténuantes, que l'on prend aussi en pitié, entre les paires de baffes qu'on voudrait leur envoyer.

Cléo est devenue une chanteuse mondialement connue, à force de talent, de travail et d'abnégation. Sa renommée ressemble à celle des Lady Gaga, Rihanna, Adèle, Britney Spears, Miley Cyrus, Taylor Swift, Madonna etc... Déjà deux albums et autant de tournées mondiales, c'est l'épuisement, besoin d'un break. Ce sera trois semaines sur une île absolument déserte, sans réseaux et avec le minimum vital.... Coût des 3 semaines sur ce lieu d'ermitage idyllique pour stars surmenées : 500 000 dollars.

C'est donc depuis cette île que Cléo nous raconte sa vie, depuis son enfance, son adolescence, ses études en sciences-po, ses années de libraires à New York, puis enfin la consécration et les années qui suivent.

J'ai adoré ce roman pour plusieurs raisons.... Le sujet n'est pas dramatique et se prête parfaitement au cynisme, au divertissement et en même temps, à une cartographie de notre époque. Et c'est aussi l'occasion d'une immersion documentée dans les coulisses du show business. Lorsque l'on voit le concert d'une star internationale de la chanson, on n'imagine pas le nombre de personnes qui travaillent /conseillent autour d'elle, en col blanc (car je ne parle même pas des techniciens et autre). On réalise que tout est possiblement mais parfaitement calculé, depuis la longueur d'une robe, un oubli de paroles feint lors d'un concert (ça crée une connivence avec le public), le nombre de seconde pour fouler un tapis tout en signant des autographes etc... Sans compter les partenariats avec les grandes marques, les causes humanitaires à soutenir pour (re)dorer son blason etc... Bref, être chanteuse est un métier, mais être célèbre à ce point l'est tout autant.

Il y a dans ce livre une réelle réflexion sur la célébrité et ses rouages et sur ce qu'elle engendre.... Chez les fans, dans les médias, dans la vie des personnes concernées dont tout est régi par d'autres... Dans ce livre, la seule tâche domestique que Cléo effectue encore elle-même est de faire chauffer son thé. La célébrité est ici montrée comme un isolement relationnel et une privation totale de libertés. Quelle horreur en fait !

A une époque où nombre de romans parlent de "mon grand-père ce héros, mon père ce violeur, mes frères et mes soeurs", bref, de romans qui tiennent de plus en plus de l'autofiction, j'ai vivement apprécié lire Célèbre, crée ex nilo, même si peut-être inspiré de grandes célébrités

Et puis il y le personnage de Cléo, aussi fascinant que déstabilisant... Complexe, intéressant, fouillé. Cette fille est d'une arrogance et d'une prétention dingues, à l'inverse total du syndrome de l'imposteur. Son besoin de reconnaissance est maladif et mégalomane. Durant sa jeunesse, il y a un gap entre sa vie et celle qu'elle estime avoir le DROIT de mener. Elle mise tout sur elle-même car personne ne le fera à sa place. Elle méprise les autres à un point inédit. Mais elle est aussi un modèle de persévérance, d'obstination et de ténacité, car elle arrive exactement au sommet qu'elle visait depuis le début. Cléo nous raconte tout cela avec un mélange d'orgueil et de lucidité déconcertant. Jamais je n'ai rencontré de personnage de papier aussi narcissique il me semble. En fait, Cléo est une vraie sociopathe dans toute sa splendeur. C'est un régal de la suivre, en tant que lecteur, on oscille entre effroi, dégoût, amusement. On est tantôt offusqués par ses propos et l'instant d'après, on aurait presque de l'empathie pour elle car dans ses observations, Cléo n'a pas toujours tort. Et plus elle est célèbre, plus elle devient une personne de pouvoir, plus elle est exécrable avec son entourage, mais tout sourire pour ses fans.

Ecriture et rythme sont parfaitement maitrisés, les pages se tournent toutes seules. Et même s'il est ici question de la célébrité à outrance, donc où tout est démultiplié et exacerbé, Maud Ventura nous parle aussi de chacun de nous, de notre obstination à remplir un objectif que l'on se fixe soi-même, à notre besoin de reconnaissance, que ce soit au travail, dans l'art qu'on tente d'exercer, dans le plat que l'on cuisine pour notre famille. I

Dans Mon Mari, le personnage féminin souffrait d'une jalousie pathologique, chez Cléo, c'est la vanité qui la rend sociopathe. Bref, finalement, deux personnages malades quelque part, et pas heureux malgré les apparences.

Et puis, et puis, il y a cette fin, qu'on n'a pas vu venir et qui nous fait dire : whaou, super bien trouvée, originale, forte, et d'une certaine moralité. Jubilatoire !

Et moi, je me demande qu'elle genre de "pathologie" Maud Ventura explorera dans son prochain roman !

Un bon coup de coeur !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 1 Octobre 2025

Roman - Editions Audiolib - 8h18 d'écoute - 25.50 €

Parution Albin Michel & Audiolib en 2024

Mon pitch : Le narrateur est un français expatrié aux Etats Unis dans les années 80. Il travaille dans la finance et l'aéronautique, entretient une relation extraconjugale avec Julia, une de ses supérieurs... Il a deux enfants, et une épouse dépressive... 

Le drame familial advient, le narrateur choisit de quitter l'Amérique pour un post à Genève ou il est chargé de développer les affaires avec la Russie communiste en fin de vie...

Il lie une amitié avec un oligarque Russe, est pressé par la CIA et sa maitresse de trahir celui-ci... Nouveau changement de vie, il devient romancier, journaliste, réalisateur de cinéma... Avec Julia qui reparaît régulièrement dans sa vie.

Tentation : Mon enthousiasme pour Tsunami de Dugain

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Au tout début de mon audio lecture, j'ai eu peur qu'il ne s'agisse que de la finance sans scrupule et donc des montages financiers, monde ô combien opaque pour moi. Le tout, dans les années 80 et Reagan aux Etats-Unis.

« La finance, c'est faire à partir d'une richesse réelle beaucoup plus d'argent que ceux qui l'ont créée, grâce à une extrême créativité du vide et de la spéculation. Honnêtement, j'étais assez doué pour ça. »

Et puis, le roman s'oriente vers le narrateur lui-même, et le drame familial et ses conséquences qu'il va subir. Là, Dugain m'a embarqué à son bord même s'il ne m'a pas gardé tout au long du vol, oups, de roman.

Le narrateur est certainement le double de papier de Dugain, car son parcours professionnel ressemble beaucoup à celui de l'écrivain. On est sans doute dans un ouvrage hautement autobiographique même si romancé. Mais pas facile de démêler le vrai du faux.

Ce roman, à la fois thriller politique et d'espionnage, revient sur les relations Est-Ouest de ces cinquante dernières années, avec les manipulations géopolitiques des services secrets et ses enjeux aussi bien d'influence que commerciaux.... Forcément advient Poutine quelques années plus tard, la guerre en Ukraine. Entre temps, il y a eu la disparition du vol MH 370 de Malaysia Airlines, celui du sous-marin russe le Koursk et de la place de ces deux drames dans les enjeux internationaux énigmatiques... le tout dans une quête de vérité aussi chère au narrateur qu'à l'auteur qui a enquêté sur ces sujets. Mais cette recherche de la vérité dérange et les menaces tombent...

Le roman est très dense, d'autant qu'il évoque des faits réels dont tout le monde a entendu parler mais dont, au final personne ne sait rien... Donc intéressants. Marc Dugain propose ses hypothèses. Elles sont captivantes et étayées mais pas toujours évidentes à suivre, et surtout à retenir.  L'avion, Poutine, l'Amérique et moi est donc bien plus exigeant et moins accessible que mes précédentes lectures de Dugain : Tsunami, Transparence et l'avenue des géants. Cette impression est certainement due au fait que je ne suis que moi, avec ma toute petite culture générale sur tout ce qui est évoqué ici, d'autant que ces milieux ne sont pas de ceux qui me passionnent le plus. Il n'empêche, il reste la plume de Dugain qui est toujours bien agréable et maîtrisée et qui embarque dans un rythme qui ne faiblit pas, au fil des rebondissements. Mais j'ai tout de même eu l'impression d'un bric à brac de multiples sujets cher à l'auteur mais à caser quelque part avec un fil rouge... le narrateur... Une audio lecture en demi-teinte donc. Le format papier est peut-être plus adapté à ce genre d'histoire si dense.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 29 Septembre 2025

Film de Marie-Hélène Roux

Avec Isaach de Bankolé, Vincent Macaigne, Manon Bresch

Synopsis : Interdit - 12 ans avec avertissement

Certains combats peuvent changer le cours de l'histoire. Denis Mukwege, médecin congolais et futur Prix Nobel de la paix, soigne — au péril de sa vie — des milliers de femmes victimes de violences sexuelles en République démocratique du Congo. Sa rencontre avec Guy Cadière, chirurgien belge, va redonner un souffle à son engagement.

Mon humble avis : Le cinéma comme moyen de communication. Le cinéma comme moyen de témoignage, d'information, d'interpellation. Le cinéma comme appel au secours, à la mobilisation de chacun(e), et de l'Etat et de tous pays....

Et c'est en état de sidération que l'on regarde ce film, qui je pense a pour moi été le plus dur des films à voir. Parce que la violence psychologique et physique (même si cette dernière est plus suggérée que réellement montrée) est insupportable, intolérable.... Et pourtant, tellement vraie, puisque ce film est inspiré de faits réels et de la vie du gynécologue Congolais Denis Mukwege, devenu depuis, en 2018, Prix Nobel de la Paix. Et pourtant, depuis 2011- 2012, le monde entier est au courant de ces viols par centaines de milliers sur une décennie, l'ONU est présente, mais rien ne change. Parce... dans nos téléphones portables, il y a du Coltan, et que le Coltan est extrait au Congo Kinshasa, et que pour faire fuir les villageois pour pouvoir exploiter le Coltan du sol... L'arme de guerre est le viol des femmes et des fillettes et leurs mutilations sexuelles dans des proportions que l'on n'imagine pas. Et au milieu de ce chaos, il y a le docteur Mukwege et ses collègues qui tentent comme ils peuvent de réparer physiquement et psychologiquement ces femmes meurtries. Mukwege est ensuite rejoint quelques semaines par le chirurgien belge Cardière, sa fille et une autre médecin. Cardière a inventé une technique opératoire permettant de "réparer" l'appareil génital des femmes sans ouvrir le ventre, et donc en évitant toutes les complications possibles.

Je n'irai pas dans les détails du film... Est-il bien filmé etc ... Ce serait indécent... Quand je lis les critiques de certains magazines ou journaux (L'obs, Nice Matin, Les fiches du cinéma...) j'ai honte... Car c'est un film coup de poing qui vient nous remuer dans notre petit confort, un film éprouvant mais nécessaire, un film qui témoigne de la non vie de ces femmes qui sont pourtant pour la plupart, bien résilientes. C'est un film courageux sur deux hommes (et leur équipe) courageux, et sur des femmes bouleversantes et ô combien courageuses. Aller critiquer de la sorte un tel film, mais qu'est-ce que c'est petit. Qu'est-ce qu'on s'en fout de savoir si la caméra était bien placée, si le jeu de telle femme sur son lit d'hôpital est bon !

Parce que ce film, on le regarde en apnée, en tremblant, en pleurant sur la violence du monde et de l'Homme, en étant heureuse d'être Française, en ayant honte du comportement de nos politiques alors qu'ils se passent des choses inhumaines de par le monde et de plus en plus aussi par chez nous.

Par contre, on ne peut que saluer la performance d'Isaac de Bankolé dans le rôle du médecin Prix Nobel de la paix et l'intelligence d'avoir enfin donner à Vincent Macaigne un rôle fort, loin, bien loin des abrutis décalés dans lequel on a l'habitude de le voir. Et c'est une vraie réussite.

Le journal "Le monde" dit que ce film a quelque chose de choral et que peu de personnages en ressortent. Je ne suis pas du tout d'accord. Car j'ai bien l'impression que le visage de ces femmes, leurs mots, leurs douleurs vont me hanter bien longtemps.

Je ne sais pas si vous connaissez l'engagement humanitaire d'Angelina Jolie, mais sachez qu'elle est productrice du film...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 27 Septembre 2025

Roman - Editions Albin Michel - 216 pages - 19 €

Parution le 20 août 2025 : Rentrée littéraire

Mon pitch : "Tant mieux (la version joyeuse du sang froid) est le leitmotiv d'Adrienne, 4 ans , et lui permet de survivre à un été chez sa sorcière de grand-mère qui ne lui épargne aucun sévice. Nous sommes en 1942 à Bruxelles... Autour, la 2ème Guerre Mondiale fait rage... 

De retour chez elle, Adrienne retrouve son aînée et ses parents qui forment un couple dysfonctionnel.... malgré tout, elle protège sa mère, et fait tout pour que personne ne la soupçonne des multiples disparitions de chats dans le quartier. 

Adrienne était la Maman d'Amélie Nothomb.

 

 

Tentation : Mon Nothomb annuel !

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Depuis quelques années, les romans d'Amélie Nothomb me laissaient d'humeur chafouine et déçue... Cela traduisait même un certain désamour, car à cela, s'ajoutait ma lassitude de ses interviews menées par des journalistes qui posent les mêmes questions depuis 20 ans... 

Aussi, étant plutôt fauchée et mes étagères remplies menaçant de devenir qu'un lieu de collection des romans de l'écrivaine à chapeau, cette année, pour la première fois depuis plus de 20 ans, je me suis dit : "je n'achète pas, je prends en bib"... Voilà qui est fait et c'est ballot, car cette année, j'aurais bien gardé ce livre chez moi, car il est à mes yeux de très bon cru.

Certes, il est une fois de plus question de la famille de l'autrice... Mais cette fois ci, c'est la figure maternelle qu'explore l'autrice, quelque temps le décès de sa mère.  Et elle réutilise un procédé qu'elle manie à merveille : la forme du conte. On retrouve donc des personnages fort en couleur, en symbolique, en caractère et les situations à priori ubuesques auxquels Amélie Nothomb nous a déjà habitués... Mais derrière ses prénoms d'emprunts, se cachent les parents, grands-parents, tantes de l'autrice... Et ces situations qui oscillent entre incroyables et inhumaines ont pour la plupart été vécues par ces derniers dans un environnement familial très toxique, où plane l'ombre d'une certaine folie. Et là les lecteurs que nous sommes ce disent, stupéfiés : comme il y a des gens vraiment mauvais et complètement barrés sur terre... Et comment se construire sur de telles fondations ? Déjà avec Premiers sang, on trouvait la famille du père d'Amélie Nothomb bien assaisonnée. Ici c'est de la famille de la mère dont il est question, jusqu'à la rencontre avec le père, le mariage et des décennies d'amour. La famille maternelle n'a pas grand-chose à envier à celle des Nothomb et il est hallucinant de découvrir ce bagage familial si lourd au fil des générations.

Le dernier quart du roman change du tout au tout... Fini le conte et les personnages plus ou moins farfelus, ces non amours ou mauvais amour etc... Là, c'est Amélie qui "reprend" les rênes du récit et sans qu'il n'y ait plus forme de conte, de roman ou même d'un récit strictement organisé, Amélie se confie sur sa Maman, telle qu'elle était, sur leur amour, sur leur relation, sur son départ, sur son absence... Sans aucune esbrouffe, d'un ton d'un parfait naturel, presque verbal, sans filtre, comme si nous étions attablés avec elle dans un lieu calme et feutré, à discuter ensemble de nos relations avec nos mères et non plus dans un livre. Et là, Amélie m'a sacrément chamboulée après ce conte qui procure autant de rire que d'effroi à son lecteur. Bref, j'ai retrouvé dans ce texte ce que je cherche quand j'ouvre un roman d'Amélie Nothomb, avec des personnages dont certaines souffrances, problématiques, situations, pensées, réactions peuvent ou pourrait être miennes, et j'ai pu alors redéployer ma totale empathie pour eux, qui étaient des bouts de moi, toute proportion gardée évidemment.

A mes yeux, Amélie is back !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 25 Septembre 2025

Film de Yann Gozlan

Avec Cécile de France, Lars Mikkelson, Anne Mouglalis, Mylène Farmer (voix)

Synopsis : Clarissa, romancière en mal d’inspiration, rejoint une résidence d’artistes prestigieuse à la pointe de la technologie. Elle trouve en Dalloway, son assistante virtuelle, un soutien et même une confidente qui l’aide à écrire. Mais peu à peu, Clarissa éprouve un malaise face au comportement de plus en plus intrusif de son IA, renforcé par les avertissements complotistes d’un autre résident. Se sentant alors surveillée, Clarissa se lance secrètement dans une enquête pour découvrir les réelles intentions de ses hôtes. Menace réelle ou délire paranoïaque ?

Mon humble avis : Tout comme je suis friande du genre "anticipation" en littérature, il en est de même au cinéma. Nous sommes ici dans sans doute pas très longtemps... Car les prémices de ce qui est dénoncé dans ce film sont déjà présents à notre époque...  Pandémie (genre covid) et tests, couvres feux mais diurnes pour cause de canicule, monde ultra connecté, surveillance, complotisme, Intelligence Artificielle, remplacement de l'homme par la machine, jusque dans les arts... Les arts où l'on n'imagine pas la capacité de l'IA à intervenir, faute de connaissance et de ressenti des émotions... Oui mais... vu tout ce que l'on confit plus ou moins volontairement de notre vie au virtuel, on peut imaginer que l'IA puisse en apprendre beaucoup, beaucoup sur l'humain et finir par le comprendre et donc... le remplacer.

Je ne le savais pas avant d'aller voir le film, mais celui-ci est une libre adaptation du roman "Les fleurs de l'ombre" de Tatiana de Rosnay, que j'aurais dû lire, car sûr que le roman m'aurait aussi embarqué !

Le spectateur oscille sans cesse avec la conviction qu'il a affaire à une histoire à la "Big brother is watching you", pour ensuite pencher plutôt pour la paranoïa de l'héroïne, et passant par le sentiment de manipulation. Et s'il y avait un peu de tout cela dans ce film ? Ce qui est accentué par une mise en scène subjective et immersive, au plus près de Clarissa et de son environnement telle qu'elle le voit, puis tel qu'une personne lambda pourrait le voir. Chacun se fera sa propre idée. A noter que l'esthétique du film est particulièrement réussi, dans l'aspect froid d'un lieu malgré une chaleur étouffante par exemple.

Ce qui est clair, c'est que Dalloway démontre à tel point nous sommes déjà addictes et dépendants de l'IA sitôt nos limites atteintes. Et le plus dérangeant, c'est que cette dépendance devient aussi affective dans la solitude... L'IA écoute, l'IA réponds, l'IA ne juge pas.... L'IA devient la confidente invisible... mais qui enregistre tout... C'est toute l'ambiguïté et la complexité du sujet IA qui est ici le sujet presque principal.

Cécile de France est une fois de plus bluffante et nous embarque dans son vertige et ses angoisses.  Quant à la participation de Mylène Farmer à ce film, elle est la voix de l'IA Dalloway, pour moi, cela reste anecdotique et plutôt argument marketing / promo.

Un thriller psychologique parfaitement mené, angoissant à souhait, au suspense qui va crescendo pour notre plus grand plaisir.... Car voilà un film qui pose de bonnes questions tout en restant distrayant. Un film qui partage, contrairement à d'autres qui restent dans l'entre-soi.

Une chose est sûre, quand on rentre chez soi après la séance, on est bien tenté de débrancher tout ce qui peut l'être chez nous, de couper la Wi fi, le portable etc...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 23 Septembre 2025

Film d'Emmanuel Poulain-Arnaud

Avec Audrey Fleurot, Dany Boon, Ewan Bourdelles, Nicolas Marié, Amalia Blasco

Synopsis : Chris et Antoine ont bien du mal à s’entendre depuis leur divorce. Mais, lorsqu’on leur annonce que leur fils de 16 ans est atteint d’une maladie rare, qui va lui faire perdre la vue, ils s’efforcent de mettre leurs rancœurs de côté. Les ex-conjoints embarquent leur fils pour des vacances inoubliables, bien décidés à lui offrir ses plus beaux souvenirs.

 

Mon humble avis : Un film sympathique et touchant faute d'être totalement bouleversant, ce qu'il aurait pu être avec un tel sujet. On peut saluer le fait que le film ne soit pas "tire larmes", que le pathos est évité. Mais le film peine à trouver un équilibre. Dommage qu'un des personnages secondaires (la nouvelle compagne d'Antoine) soit aussi grotesque, d'un comique lourdingue qui n'a rien à faire dans le film et qui du coup, exaspère. Sans cette fameuse Isabelle, véritable caillou dans la chaussure, Regarde aurait gagné dans le style "doux amer".

Mais l'on suit avec plaisir l'histoire de cette famille éclatée qui tente de se réunir autour du fils promis très vite à la cécité. D'ailleurs, les passages entre Milo et son grand-père sont vraiment savoureux. Les prises de vue sont superbes : La côte Landaise avec ces maisons en bord de plage à l'heure jaune, avec cette impression de bout du monde déserté et hors tu temps, les magnifiques scènes de surf et les gigantesques vagues océaniques sont très bien filmées. A noter : le film a justement été tournée dans les landes là où se pratique le handi-surf pour personnes malvoyantes.

Malgré la maladie, Milo garde un aspect insouciant pour profiter de ses priorités d'adolescent : Le sport, les copains, les premières amours.

Le couple Feurot /Boon fonctionne bien, même s'il va me falloir du temps, j'ai l'impression, pour oublier de voir Morgane (HPI) dès que je vois Audrey. Mais le couple prend parfois trop de place au détriment du jeune Milo, parfois refoulé en rôle secondaire, alors qu'il aurait dû être le personnage principal. D'ailleurs, saluons le casting jeunesse, car Ewan Bourdelles et Amalia Blasco sont vraiment convaincants (Amalia est particulièrement lumineuse) et donnent envie de les revoir sur grand écran.

Bref, le film est agréable mais il y manque un gros quelque chose (que je suis incapable de préciser) pour un faire un excellent film de cinéma. Là, je dirai qu'on est plus dans le bon téléfilm.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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