Publié le 5 Juin 2025

Roman - Editions Livre de poche - 240 pages - 7.90 €

Parution en 2016

Mon pitch : Dans un coin reculé des Cévennes, à quelques centaines de mètres, vivent deux paysans... Gus le quinquagénaire, Abel le septuagénaire. Deux taiseux qui partagent parfois une bouteille et quelques mots, et qui se donnent des coups de mains dans la ferme de l'un et de l'autre. Et puis il y a Mars, le chien de Gus, son vrai poteau.

Et puis un jour, une détonation. Des pas surprenants dans la neige et Abel qui change ses habitudes. C'est tout le monde de Gus qui vacille.

 

Tentation : Lire mon auteur chouchou, Challenge

Fournisseur : La bib de St Lunaire

 

Mon humble avis : Ce roman a fait partie de la sélection du Prix polar SCNF 2016, et pourtant, je n'ai pas vraiment l'impression d'avoir lu un polar, ni un thriller. Plutôt le récit d'un basculement, d'un drame, avec son lot de tension et de suspense. Mais pour moi, tout roman comporte une dose de ces deux ingrédients, sinon, à quoi bon lire sans l'attente de surprise...

Etonnement quand on entame cette lecture... L'histoire commence le jour du décès de l'Abbé Pierre et se déroule sur quelques jours, jusqu'à l'enterrement de ce dernier.... L'Abbé était important pour Gus, comme un repère. Et cette disparition sonne, sans lien de cause à effet, l'effondrement de la vie de Gus... On retrouve dans ces pages les éloges funèbres du fondateur d'Emmaüs "Un saint, personne pour lui trouver le moindre défaut". Lire cela en 2025 après la mise à jour des scandales autour de ce personnage, ça fait vraiment bizarre. Je me demande bien comment Franck Bouysse aurait écrit "Grossir le ciel" s'il s'y était attelé cette année...

Ai-je choisi le roman idoine pour mes vacances ? Pas forcément... Certes, j'ai consacré peu de temps à la lecture, mais il m'a fallu 2 semaines pour achever Grossir le ciel. Et pourtant, on retrouve tout ce qui fait la patte Bouysse.... Les lieux reculés, le monde paysan, les taiseux, tout un monde, un univers sur quelques ares, les personnages quittant rarement leur environnement. Bouysse reste sans pareil pour décrire les mentalités paysannes et la nature aussi âpre que belle. Seule équivalence à ma connaissance dans ce genre littéraire, Marie-Hélène Lafon.

Le récit, comme la mise en place des personnages et des lieux m'a paru lent. Même si les personnages sont attachants, il m'a manqué quelques ancrages et un rythme plus prenant pour tourner les pages avec avidité. Et puis, dans le dernier quart, le drame, issu de secrets de famille, et quel drame, un véritable gâchis même, commence à se préciser. Et l'issue, bouleversante, on ne la voit pas venir. Même s'ils sont minimalistes du fait du caractère des protagonistes, les dialogues sont saisissants et parfois, sacrément bien vu, qui amènent à sourire, notamment lorsque Gus est confrontés au fameux "suceur de bible".

J'ai eu comme une sensation de déjà lu avec Grossir le ciel... En effet, celui-ci ressemble beaucoup dans la situation (juste deux voisins dans un lieu isolé) à "L'homme peuplé", qui lui, avait été un coup de coeur. Comme quoi, "trop" lire de romans d'un seul auteur sur un durée limitée amène peut-être à un sentiment de lassitude, quand la découverte n'est plus là.

Mais si vous ne connaissez pas Franck Bouysse, je vous recommande cet ouvrage pour entrer dans son univers bien à part, aussi sombre que poétique et lumineux.

Ma prochaine lecture de mon auteur chouchou, et peut-être la dernière d'ailleurs, sera le fameux "Né d'aucune femme".

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Challenge Lisez votre chouchou

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Publié le 3 Juin 2025

Film de Christopher McQuarrie

Avec Tom Cruise, Simon Pegg, Hayley Atwell, Esai Morales

Synopsis : Nos vies sont la somme de nos choix. Tom Cruise est Ethan Hunt dans Mission: Impossible – The Final Reckoning.

Mon humble avis : Normalement, c'est le dernier opus de la saga Mission : Impossible, avec Tom Cruise à l'affiche et à la production. Tom Cruise doit encore sauver le monde par tous les moyens. On ne sait pas comment il s'est sorti de la très mauvaise situation, voire la fatale situation dans laquelle nous l'avions laissé dans la première partie de Reckoning il y a deux ans pour  nous autres français.... Mais on le retrouve en pleine forme ! 

Son âge avançant, on ne peut être que de plus en plus admiratif de son énergie, de sa résistance, et de son endurance, qu'il soit question du personnage ou de son interprète qui, rappelons-le, réalise lui-même ses cascades.... Que ce soit en grande profondeur dans un sous-marin russe noyé, ou dans les airs, sur deux vieux avions de la secondes guerres mondiales. Ces deux séquences, les plus spectaculaires, souffrent à mes yeux de quelques longueurs ou rallonges pas forcément utiles, mais qui laissent apprécier l'imagination des scénaristes... Qui ne sont pas à une surenchère près, ce qui mène à rire !

Pour le reste, et bien je vous renvoie à ma chronique de la première partie de Reckoning, puisqu'en fait, à chaque Mission : Impossible, et bien l'on pense la même chose !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 1 Juin 2025

BD - Editions Grand Angle - 96 pages - 18.90 €

Parution en janvier 2024 

L'histoire : Max tient une librairie sur le tourisme alors qu’il n’est jamais parti nulle part. Ce garçon qui a peur de l’avion, mène une vie rangée qui semble tout à fait lui convenir. Mais un soir d’hiver, tout bascule. Le mystérieux incendie de sa librairie l’incite à prendre une décision inattendue et radicale : simuler sa mort et partir loin de tout ! Max dont le quotidien était fait d’habitudes, s’envole désormais vers une île lointaine où un royaume oublié attend son retour. Un lieu perdu où le temps qui passe semble en suspens. Un lagon paradisiaque où ses souvenirs d’enfance sont restés figés.Une île intemporelle où le Roi n’existe plus...

 

Tentation : Couv et titre

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : J'ai vraiment adoré la première moitié qui me racontait "juste" une belle histoire... Nombre de faits me portaient à m'identifier à Max, notre héro libraire et quelque peu décalé par rapport à son entourage. Il est aussi très humaniste notre Max, qui est le seul à s'intéresser, parler, et voir Ulysse, le SDF du quartier, et même à lui porter secours, même si cela a des conséquences inattendues. La petite bande d'amis de Max est aussi très sympa et attachante.

 Les dessins, aux couleurs chatoyantes, sont sublimes, vraiment de ceux qui me plaisent et permettent une lecture aussi douce que fluide. Et puis, cerise sur le gâteau, Max peint beaucoup sur son cahier à dessins. Et chacune de ses aquarelles, de toute beauté, ouvre les chapitres.

Et puis advient la disparition de Max. Et là, l'histoire prend une dimension onirique, ou imaginaire ou, attention spoiler "Hypnotique" qui m'a un peu égarée, tout en restant très jolie, et intrigante... mais sans grandes émotions pour moi et sans m'embarquer vraiment. Les limites entre l'inconscient et le réel sont déconcertantes ici. Pour plus de clarté, il aurait peut-être fallu développer ou expliquer plus cet aspect-là qui est assez elliptique. Le grand voyage de Max est surtout un retour sur son passé, pour être en paix avec l'enfant qu'il était, ses traumatismes, ses manques, ses abandons, ses rêves oubliés. Pour enfin s'engager dans sa vie d'adulte et oser aimer. Une quête de soi au message est assez simpliste en somme mais qui reste beau, vrai et touchant.

L'île où le roi n'existe plus est en fait l'âge adulte... En effet, au contraire de l'enfant, l'adulte n'est pas roi en soin royaume...

Peut-être aussi que le public visé est plus youngadult...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 30 Mai 2025

Roman - Editions Folio - 81 pages - 6.50 €

Parution Folio en 2012

Mon pitch : Dans les Alpes italiennes... Un duel entre l'animal et l'homme.... Deux rois des chamois... L'animal, ce majestueux mâle qui domine sa harde sans doute pour la dernière saison... Et l'homme, ce vieux braconnier, que dans la vallée, on appelle roi des chamois, tant il en a chassés et ramenés sur son dos. Il ne raccrochera le fusil que lorsqu'il aura atteint l'unique cible qui lui a toujours échappée, ce fameux roi des chamois.

Tentation : poursuivre ma découverte d'Erri de Luca

Fournisseur : Ma CB

 

 

 

Mon humble avis : Après mes coups de coeur pour "Impossible" et "Les règles du Mikado", je poursuis tranquillement ma découverte d'Erri de Luca, cet auteur italien qui m'a acquise en deux romans, tant son écriture épurée me touche en plein coeur.

Le poids du papillon... Un court roman ou une longue nouvelle... qui est suivi d'une autre : "visite à un arbre".

Deux textes magnifiques, qui disent tant de l'Homme, de la nature végétale, de la nature animale... L'homme sait demain mais ignore aujourd'hui, quand la nature vit le présent et ne sait l'avenir. On retrouve l'environnement si cher à Erri De Luca : la montagne... Il nous y emmène, nous donne à sentir, ressentir, entendre, écouter, guetter, à faire corps avec elle, comme...Ses personnages, qui sont une fois encore, des solitaires... vieillissants. L'auteur développe ici les thèmes qui l'obsède : le vide, la difficulté à vivre en société, la vieillesse, la violence du monde, la liberté, l'indépendance etc. 

La lecture du Poids du papillon peut paraître exigeante. Le texte est très poétique, les métaphores sublimes mais nombreuses et les deux protagonistes sont nommés de la même façon : Le roi des chamois... On les différenciera par leur façon de se mouvoir, le bruit des sabots de l'un contre celui des bottines de l'autres. On passe du point de vue de l'un, à celui de l'autre L'un croit dominer le monde, l'autre juste sa harde, même s'il sait qu'il lui faudra céder sa place. Ce texte est le récit d'une chasse dont l'issue, que je tairai est aussi sublime, qu'inattendue, que fortement symbolique. Il fait penser à un autre classique de la littérature... Le vieil homme et la mer d'Hemingway... La tension augmente en même temps que l'émotion.

Ce petit livre est un véritable instant de grâce, tant en compagnie du chamois qu'auprès de l'arbre que l'on visite... Une invitation à la réflexion, à l'introspection et à la contemplation. Une distinction entre la nature animale et la nature humaine... Car dans cette lutte qui paraît inégale, l'homme voit dans sa cible, non pas de la nourriture pour un hiver, mais la promesse d'un trophée... Juste des cornes... Le bipède admire l'autre, le quadrupède méprise l'homme, parce qu'il se souvient...

Mais c'est sans compter sur le poids d'un papillon, qui, depuis la corne du chamois, va se poser sur l'épaule du braconnier. Et quand la vie est déjà lourde, il suffit de peu pour basculer...

Court mais puissant, et toujours cette écriture époustouflante de beauté... Je reste conquise par mon nouveau chouchou italien...

 

Ils n'étaient pas courageux, ils étaient nombreux, valeur qui donne de la force aux plus faibles.

Le présent est la seule connaissance qui est utile. L'homme ne sait pas vivre dans le présent.

Les hommes ont inventé des codes minutieux, mais à la première occasion, ils s'entredéchirent sans loi.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 14 Mai 2025

Cette fois-ci mon blog se met en pause pour une bonne raison... Les vacances !

15 jours, cela fait une éternité que je ne suis pas partie aussi longtemps... Je peux me le permettre car j'ai une amie qui vient vivre chez moi pendant ce temps, et qui tient donc compagnie à mes poilus :)

Quand j'aurais pris 1 bus, 3 trains et une voiture, je serai arrivée à Uzès, dans le Gard. Chez un couple de cousins qui, en plus de me loger, me prête une voiture, celle qu'ils réservent à leurs visiteurs qui descendent en train. Le pied !

Au programme : Visite d'Uzès, le pont du Gars, d'Avignon, retrouvaille avec une amie d'enfance pas vue depuis 20 ans à Aix en Provence, donc visite d'Aix par la même occasion. Puis un petit tour dans le Lubéron pour visiter le Colorado provençal et les Ocres de Roussillon (deux sites ma to do liste depuis longtemps). Ensuite, évidemment virée d'au moins deux jours en Camargue et, par la même occasion, rencontre d'une amie Facebook ornitho... Celle ci me fera découvrir sans doute des coins par chez elle, en Hérault. Si j'ai encore du temps, j'aimerai visiter Nîmes et Arles, entre des petites séances de farniente.

Je pars avec une carte mémoire qui peut contenir 6000 photos (au secours !!!), 3 livres papiers et 3 livres audio. Mais priorité à la photo (paysages, rue, bota, papillons) et à l'ornitho, j'espère observer des espèces invisibles en Bretagne.

C'est la toute première fois que je vais dans ce Sud là, comme quoi, il n'est jamais trop tard. En 1997, j'étais allée dans la région de Cannes, St Tropez, Antibes, Monaco, visitée vite fait car le réel motif de ce déplacement était mon job d'hôtesse d'accueil au Festival de Cannes.

Retour en Bretagne le 29 mai pour 3 petits jours, avant de repartir 8 jours chez ma soeur en Touraine. Mais normalement, le blog rouvrira le 30 mai. 

D'ici là, portez-vous bien, lisez, allez au ciné, profitez du grand air, du printemps etc !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 13 Mai 2025

Roman - Editions Ecoutez lire - 6h19 d'écoute - 17.99 €

Parution chez Gallimard en 2018

Mon pitch : Un dimanche de décembre, Lina, une femme âgée livre à ses trois fils le secret qui l'étouffe. En révélant une souffrance insoupçonnée, cette mère niée par les siens depuis l'adolescence se révèle dans toute son humanité et son obstination à vivre libre, bien qu'à jamais blessée. Eric part alors sur les traces de sa propre naissance en 1960 pour comprendre... Ce qui lui permettra de renaître enfin et de créer le véritable lien filial avec sa mère.

Tentation : Pourquoi pas ?!

Fournisseur : Bib de Dinard

 

Mon humble avis : J'ai opté pour cette audio lecture sur le seul prétexte que je ne connaissais pas Eric Fottorino. C'était donc l'occasion de découvrir sa plume. Et bien aucun regret car franchement, son écriture est juste sublime, précise, élégante sans être ampoulée, et surtout très émouvante. Quel talent dans le choix des mots, quelle finesse la description des émotions ! C'est juste admirable et déjà une très bonne raison d'ouvrir ce livre... qui malgré la dureté de certains faits et souvenirs évoqués, reste très caressant.

Et puis il y a ce que le texte nous dit... Il y a certainement beaucoup d'autobiographie dans ces pages qui sont bouleversantes. Dix-sept ans, c'est l'âge qu'avait Lina lorsqu'elle a donné naissance à Eric... A l'époque et sans ce genre de famille, on peut vite en imaginer les conséquences. 

Nous suivons donc Eric, qui quitte quelques jours femme et enfants pour retourner sur le lieu de sa naissance... Une quête sur sa mère, sur ses deux pères (le père biologique et le père adoptif), et sur cette petite soeur qu'il n'a jamais connu et qui l'a tenu éloigné de sa propre mère... Eric comprends alors pourquoi il a tant chéri sa grand-mère et pourquoi sa mère lui paraissait si inconnue. Quand il découvre la vérité, c'est c'est la terre qui tremble sous ses pieds, dans ces veines et jusqu'au plus profond de son être. Voici venu le temps de tous les pardons et regrets. La mise à jour de tous ces drames familiaux va permettre de renouer le dialogue et de laisser l'affection réelle, l'amour, et même l'admiration pour sa mère s'infiltrer peu à peu.

Ce texte est une reconstruction identitaire bien tardive sur les décombres d'une époque... Une époque où l'on disait "fille mère" et qu'on éloignait la fautive le temps de la grossesse avant de confier l'enfant encombrant, une époque où la décolonisation attisait le racisme et où avoir un gendre juif marocain ou pied noir tunisien n'était pas pensable... Et tout cela, sous la bénédiction de Dieu, de la religion, et avec la complicité de l'Eglise etc... Une époque où les belles histoires d'amour étaient gâchées, des vies brisées, et qui portent encore à conséquences des décennies plus tard.

Un récit intime et sobre bouleversant sur le drame des non-dits et un formidable hommage, une déclaration d'amour à Lina, la mère d'Eric. Sa petite Maman qui s'est tant battue pour recouvrer sa liberté, malgré cette absence inconsolable.

Et moi, je suis tombée en pamoison pour une plume... Eric Fottorino, je n'en n'ai pas fini avec vous !

 

"Être abandonné, avoir abandonné, qui peut dire ce qui fait le plus mal ?"

La mémoire voit les choses en grand. L’enfance les repeint en bleu.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 11 Mai 2025

Bonjour, 

Il y a deux semaines, je publiais ici un billet photos sur le Jumping de Dinard 2024 côté chevaux !

Cette semaine, zoom sur le public de cette même journée, ainsi que sur les professionnels, les organisateurs, les bénévoles etc...

Et en fin de billet... Des photos prises aussi ce jour là en ICM. Celles et ceux qui me suivent sur FB me savent friande de cette technique photo qui plaît, ou qui déplaît... Moi, elle m'amuse. ICM = Intentional Camera Movement. Ce qui signifie qu'au moment de prendre la photo, on bouge volontairement l'appareil photo (de gauche à droite, ou de haut en bas, ou en mouvement circulaire par exemple) pour avoir ce flou de bouger. Pour ce faire, baisser un max les isos, se mettre en ouverture la plus petite possible et en vitesse lente. Bon, dans cette technique il y a beaucoup de déchets (en tous cas pour moi), car pas évident de doser l'intensité du mouvement, et le résultat est souvent aléatoire et... surprenant ! Mais c'est fun !

Sur ce, je vous souhaite un bon dimanche :)

UN DIMANCHE AU JUMPING DE DINARD : LES HUMAINS... LE PUBLIC, LES PROFESSIONNELS, LES BENVOLES
UN DIMANCHE AU JUMPING DE DINARD : LES HUMAINS... LE PUBLIC, LES PROFESSIONNELS, LES BENVOLES
UN DIMANCHE AU JUMPING DE DINARD : LES HUMAINS... LE PUBLIC, LES PROFESSIONNELS, LES BENVOLES
UN DIMANCHE AU JUMPING DE DINARD : LES HUMAINS... LE PUBLIC, LES PROFESSIONNELS, LES BENVOLES
Compter les pas entre chaque obstacle avant l'épreuve.

Compter les pas entre chaque obstacle avant l'épreuve.

UN DIMANCHE AU JUMPING DE DINARD : LES HUMAINS... LE PUBLIC, LES PROFESSIONNELS, LES BENVOLES
UN DIMANCHE AU JUMPING DE DINARD : LES HUMAINS... LE PUBLIC, LES PROFESSIONNELS, LES BENVOLES
UN DIMANCHE AU JUMPING DE DINARD : LES HUMAINS... LE PUBLIC, LES PROFESSIONNELS, LES BENVOLES
UN DIMANCHE AU JUMPING DE DINARD : LES HUMAINS... LE PUBLIC, LES PROFESSIONNELS, LES BENVOLES
UN DIMANCHE AU JUMPING DE DINARD : LES HUMAINS... LE PUBLIC, LES PROFESSIONNELS, LES BENVOLES
UN DIMANCHE AU JUMPING DE DINARD : LES HUMAINS... LE PUBLIC, LES PROFESSIONNELS, LES BENVOLES
UN DIMANCHE AU JUMPING DE DINARD : LES HUMAINS... LE PUBLIC, LES PROFESSIONNELS, LES BENVOLES
UN DIMANCHE AU JUMPING DE DINARD : LES HUMAINS... LE PUBLIC, LES PROFESSIONNELS, LES BENVOLES
UN DIMANCHE AU JUMPING DE DINARD : LES HUMAINS... LE PUBLIC, LES PROFESSIONNELS, LES BENVOLES
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UN DIMANCHE AU JUMPING DE DINARD : LES HUMAINS... LE PUBLIC, LES PROFESSIONNELS, LES BENVOLES

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Le coin de la rue photo

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Publié le 9 Mai 2025

BD - Editions Albin Michel - 196 pages - 24.90 €

Parution en octobre 2024

Le pitch : Un siècle d`histoire vu par un tableau.
Tout commence en 1919 dans une forêt en bordure de Berlin. Otto Mueller peint Deux filles nues.
De l`atelier de l`artiste aux murs du bureau de son premier propriétaire, le tableau observe le quotidien avant d`être emporté par les tribulations de cette période noire : l`arrivée d`Hitler au pouvoir, l`antisémitisme d`État, l`art moderne qualifié de «dégénéré» par les nazis, la spoliation des familles juives, les expositions, les ventes, les bûchers...
Acteur passif d`un monde qui le dépasse, Deux filles nues est un survivant.

Tentation : Le billet de Gambadou

Fournisseur : La bib de St Lunaire 

Mon humble avis : Voici une BD multi-primée (dont le Fauve d'or 2025 - prix du meilleur album au festival d'Angoulême) et pour laquelle la presse et la grande majorité des lecteurs ne tarissent pas d'éloges.

Et pourtant, je suis mitigée, la rencontre ne s'est pas faite, ma lecture n'a pas été particulièrement agréable.  Parce que je n'ai pas aimé le dessin qui, à mes yeux, n'est pas facile d'accès. Parce que les personnages (de plus ou moins grande importance historique), défilent sans être forcément très reconnaissables ou marquants. Parce que même l'originalité de l'oeuvre ( tout est vu à "travers les yeux" d'un tableau) ne m'a pas toujours été évidente à déceler ou même à garder en tête.

L'idée est cependant excellente... Plus de 80 ans de la vie d'un tableau, depuis 1919 jusqu'au début des années 2000, lorsqu'il est officiellement et légalement racheté par un musée à sa propriétaire.

J'ai appris beaucoup... Déjà, Otto Mueller et ses oeuvres m'étaient inconnus... J'ai découvert qu'au début du nazisme et de l'antisémitisme, en Allemagne, les toiles d'art moderne avaient été classées dans la "catégorie" "art dégénéré"... puisque "issu de cerveaux dégénérés". Et pourtant, toutes les toiles retirées des musées ou spoliées à leurs propriétaires ont fait le sujet d'une exposition qui a réuni beaucoup plus de visiteurs que le musée voisin d'art allemand/arien en1937.

On suit donc ce tableau des "deux filles nues" depuis sa genèse... les salles de ventes, les appartements des propriétaires, les caves, les musées, l'emballage, les trains, les expositions. C'est franchement original. Et même si le graphisme ne m'a pas plu, il faut tout de même le regarder en détail... Car les seconds plans disent beaucoup... Par exemple, quand il est accroché face à une fenêtre, le tableau (donc nous aussi) voit ce qui se passe dans la rue... Une fumée de cheminée (des milliers d'oeuvres d'art ont été brûlées), des croix gammées apparaissent sur les murs etc... L'Histoire est en route...

Deux filles nues est donc ouvrage sur l'art, l'antisémitisme, la spoliation... Et surtout, sur la pensée unique et la censure... Quand on voit qu'outre-Atlantique, depuis l'élection de T, nombre de livres sont retirés des écoles, des bibliothèques ou interdits à la vente par ce qu'ils évoquent trop l'esclave par exemple, et bien l'on se dit que l'Histoire peut être un éternel recommencement et qu'il faut donc rester vigilant à conserver notre liberté de lire, de penser, de créer, d'écrire, de peindre, de chanter, de sculpter.... Bref, libre de s'exprimer quelle que soit la forme.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 7 Mai 2025

Film de Maël Piriou

Avec Julia Piaton, Grégory Gadebois et Quentin Dolmaire

Synopsis :  Mélanie, avocate, atteinte d’une maladie incurable, a décidé qu’il était temps de profiter de la vie ! Elle embarque Benjamin, son ami de toujours, dans un périple vers l’Espagne pour explorer enfin leur sensualité dans une maison close. Les voici à bord d’un van délabré, conduit par Lucas, un chauffeur bourru sorti de prison la veille. Contrairement à Mélanie, Benjamin ne semble pas pressé d’arriver et fait d’ailleurs tout pour prolonger cet improbable voyage à ses côtés…

Mon humble avis : "Encore" un road movie... je dis "encore" car il n'y a pas si longtemps, je voyais le film "On ira" . Dans ce dernier, le voyage était "motivé" par la fin de vie, l'envie d'en finir avec la maladie, la douleur etc. Ici, dans Une pointe d'amour, c'est l'envie de vivre avant qu'il ne soit trop tard qui signe le top départ de ce voyage pour ce trio improbable : un repris de justice, son avocate et le meilleur ami de celle-ci. Tous les deux en fauteuil roulant... Mais ils ont pour eux la jeunesse.
Les deux films s'attaquent à des sujets tabous... le premier : la fin de vie... Le deuxième, l'amour, la sensualité, le désir, la sexualité chez les personnes en situation de handicap physique. On ne peut que saluer ces démarches.
Le sujet est ici traité avec pudeur, délicatesse, tendresse, bienveillance, un peu d'humour (juste ce qu'il faut) et plein d'amour, pas qu'une pointe !
Le film ne m'a pas bouleversée, mais il m'a beaucoup touchée. Si j'ai par moment regretté un certain manque de rythme, et un scénario un tantinet timide, j'ai été complètement conquise par ce trio d'acteur. Une telle osmose, chacun a sa place mais aucun ne tenant sans l'autre. Julia Piaton, on la voit de plus en plus et c'est tant mieux, car on sent qu'elle aime ses personnages et qu'elle leur donne toute son énergie. Sa beauté naturelle, pleine de charme, loin des stéréotypes est pour moi un réel atout. Quentin Dolmaire, je ne le connaissais pas. Il joue si bien que pendant le film, je me demandais s'il n'était pas réellement tétraplégique. Quant à Grégory Gadebois en repris de justice, faux infirmier et vrai chaperon malgré lui... Que dire, pour moi, il devient au fil des films un pilier du cinéma français. Discret, mais bien pilier. Son nom sur une affiche suffit à me faire entrer en salle, "les yeux fermés". D'ailleurs, ce rôle a été écrit spécialement pour lui, donc logique qu'il lui aille autant comme un gant. 
Luca, son personnage, évolue avec ses deux comparses sans jamais s'appesantir de leur condition, sans déployer en empathie démesurée. Il s'occupe d'eux évidemment, les porte etc... Mais jamais il ne les regarde comme des personnes handicapées.
Ce film montre avec justesse que le sentiments et l'amour, que l'on soit valide ou en fauteuil, sont toujours source de questions, de doutes, de détresses, de joie, de bonheur, de partage... Sauf que pour les personnes en fauteuil et dépendant, il y a une peur supplémentaire de rejet et surtout, la difficulté physique et matérielle du passage à l'acte.
Malgré mes tous petits reproches, ce premier film salutaire et utile et une réussite, bien agréable à regarder.
 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 5 Mai 2025

Récit de voyages - Editions Ecoutez lire - 4h06 d'écoute -16.99

Parution en 2024

Mon pitch : Un voyage entre terre et mer sur l'Atlantique...  Depuis la Galice jusqu'à l'Irlande, en passant par la Bretagne et l'Ecosse, sur les traces de la culture et de la civilisation celtes. Un bateau pour relier les points et de la marche, du vélo, du bivouac face à la mer, sur les GR, sur les îles.  Un voyage aussi et surtout, à la recherche des fées...

 

 

Tentation : Le sujet

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Voici une audio lecture exigeante en concentration, mais dont je me suis régalée...

Point question de Fantaisie ou de fantasmagorie malgré l'évocation des fées... Car les fées dans cet ouvrage, c'est la capacité à s'émerveiller, "une qualité du réel révélée par une disposition du regard". C'est cet aspect-là du texte qui m'a embarquée, tellement loin par moment que je n'étais plus dans l'écoute mais dans la divagation dans mes émerveillements. Aussi, je n'ai certainement pas prêté attention à tout, notamment aux aspects historiques de la culture celtique par ce que j'étais souvent ailleurs... Dans mes chemins, dans ma nature, à chaque fois que mon regard se pose sur quelque chose, qu'il y devine la propension aux merveilleux, que je porte mon viseur d'appareil photo à mes yeux, que j'appuie sur le bouton, que je me dis "waouh", comme traversée d'une fulgurance... Et encore, quand chez moi, j'observe mes photos et que je découvre encore de plus près la finesse, le détail ou la beauté d'une fleur, d'un oiseau... Cette lecture, pour moi, a été l'occasion d'un retour sur mes fées.... C'est aussi cela la littérature, une invitation à la divagation.

Les fées, c'est ralentir, s'arrêter, retourner en arrière, regarder, scruter, vivre un moment simple, et s'émerveiller de ce que l'on voit, de ce que l'on vit. Vivre avec ces fées, c'est une façon d'habiter le monde, d'être ouvert et prêt au merveilleux.

Evidemment, je me suis régalée de la poésie et de la philosophie spirituelle de Sylvain Tesson, de sa belle maîtrise de la langue Française, de son humour, de son sarcasme lucide sur l'état du Monde et de la plupart de ses habitants. Les références historiques ou littéraire m'ont beaucoup moins accrochée, puisque comme dit plus haut, j'étais souvent ailleurs.

On passe du voilier aux landes, des landes aux calvaires, des calvaires aux côtes déchiquetées, de ces côtes qui mène du Sud au Nord à celles qui cerclent une île battue par les vents... Avec les fées, c'est un livre d'accompagnement vers le jaillissement de la beauté fulgurante, jamais certains, qui dépend du regard et de l'ouverture du coeur de chacun, du merveilleux... Des Fées... Des instants de grâce. Ce livre est une invitation à s'arrêter et à regarder, à ouvrir les yeux, à se déployer jusqu'à l'ivresse dans l'observation de la beauté qui nous entoure et qui embellit notre vie ! C'est comme être à la recherche d'un graal, on cherche sans savoir vraiment quoi, et l'on ne veut pas que cela s'arrête.

Avec les fées m'a donc beaucoup parlé. Mais je le répète, c'est une lecture exigeante et érudite. 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres audio, lectures audio, #récits ou romans de voyages

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