Publié le 26 Juillet 2010

Roman - Editions J.C Lattès - 363 pages - 18 €

  

 

Sortie fin août 2010

 

RENTREE LITTERAIRE SEPTEMBRE 2010

 

 

Résumé : 1998. Paris. Il fait 37 °. LesBleus sont champions du monde. Nola a dix-huit ans et vient de perdre son père, Jacques. Sauvée de la solitude par un job d’été dans un bistrot où les hurluberlus imbibés se succèdent plus vite que les petits ballons de rouge, la jeune fille gère avec les moyens du bord le chagrin de Mira, sa mère, et sa propre colère. Contraintes d’emménager dans l’« immeuble-mutant », reflet architectural de leurs vies décrochées, les deux femmes espèrent se reconstruire. Mais, à peine un pied posé dans le nouvel appartement, Mira présente d’étranges symptômes.

 

 

  

  

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Mon humble avis :  J'ignore si ce livre est arrivé au bon moment dans ma boîte aux lettres, mais cette histoire m'a émue, même bouleversée. Alors certes, la vie ne m'a épargnée d'aucun (ou presque) des sujets développés dans ces pages:  Le deuil d'un parent parti trop jeune. Qui est trop jeune ? Tout le monde, le défunt comme ceux qui restent. Les enfants qui deviennent quelques temps  la mère de leur mère veuve, parce qu'il faut tenir, pour ne pas la perdre elle aussi... quitte à emballer leurs propres douleurs dans un coeur en carton, carton qui finit toujours par ramollir. La dépression, l'hyperacousie, les acouphènes, la fuite, la survie, la reconstruction. Alors oui, ce livre, je le connaissais par coeur avant de le lire et pourtant... Je l'ai dévoré. L'écriture est fluide, jeune mais pas dépravée, imagée et soignée sans être assommante. Pas de pathétisme entretenu, cultivé, ou arrosé. De la vérité, des émotions, une analyse clairvoyante des épreuves difficiles, le tout porté par la jeunesse de l'héroïne Nola, qui ne baisse pas les bras, même si le décès violent de son père dans une fusillade en pleine rue la transpose sans palier de l'adolescence inscouciante à l'âge adulte.

Et puis, on pourrait croire l'histoire de "l'effet Larsen" assez linéaire. Point n'en est. L'auteure la dynamise avec respect, malgré la gravité de sa matière. Elle surprend également dans le dénouement, auquel on ne s'attend pas du tout.  Celui -ci donne une part des "pourquoi". Mais il n'a pas répondu à la question que je me posais depuis mes premiers instants de lecture : ce récit est- il autobiographique ? Qu'est-ce qui justifie une telle question : la justesse des mots. Ces mots que je n'ai jamais su dire, que peu de personnes concernées parviennent à prononcer, ni même à exhumer des cendres de leur âmes. Faut il avoir vécu tout cela pour le décrire avec autant de puissance, je ne sais pas. Peut-être, sans doute. A moins que là soit le talent d'un écrivain : imaginer les situations et les mots qui les suivent, ces mots que certains cherchent en vain, mais trouvent enfin dans un livre... Qui a dit que l'art était inutile ???!!!

 

 

" Réclamer de l'amour à une âme si cassée, c'est comme faire l'aumône auprès d'un sans-abri."

 

"La maladie de Maman était un non-sens et les non-sens, rien à faire, on ne sait jamais par quel bout les prendre".

 

" Il n'y a pas de nuances de noir. Le noir, c'est noir, c'est tout. Personne ne peut affirmer que ta souffrance est plus noire que la mienne."

 

"Seulement voilà : il avait bien fallu que je me ressuscite. ... Le coeur redémarra comme il le fait toujours - qu'on soit d'accord où non."

 

" ... Et je me demandais soudain si j'aurais, moi, un jour, des enfants, s'il n'y avait pas dans la reproduction de soi une responsabilité incompatible avec ma propre histoire."

 

"J'ai l'impression d'être assise au bord d'un trottoir à regarder passer ma vie en même temps que les bagnoles...."

 

 

Ce livre est une pépite, ma première lecture de cette rentrée littéraire. Un bon présage. Lisez ce livre... en librairie fin août. Vous êtes blogueuses, ce livre part en voyage aux conditions habituelles. Il va d'abord partir chez Keisha, qui accepte de le faire voyager pour moi qui risque de devoir me mettre en retrait dans quelques temps. VOus pouvez vous inscrire ici, je transmettrais à Keisha...

Quant à moi, je remercie Maud Letthielleux de me l'avoir envoyé.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 24 Juillet 2010

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  Marie La Gall... Son premier roman, " La peine du menuisier" est paru il y a quelques mois. Il a reçu le prix  du Roman Breton 2010, a été beaucoup chroniqué sur la blogosphère littéraire, le plus souvent en terme élogieux. Vous retrouverez mon billet sur ce livre ICI. J'ai eu la chance de rencontrer Marie Le Gall lors du festival de St Malo fin mai et d'obtenir le sésame incontournable pour toute interview (pour moi en tout cas ), son adresse mail.... Voici le résultat de cet échange :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous êtes l'auteur de "La peine du menuisier", roman salué par les critiques, couronné du prix du roman Breton et très apprécié par les blogo lecteurs. Êtes vous soulagée, fière ou juste contente d'un tel accueil pour un premier livre ?

MLG : Juste très contente, sincèrement. Soulagée, non. J'ai trop besoin d'écrire encore, les émotions qui m'envahissent sont toujours là. Fière ?.... J'espère que je le serai, un jour, un peu.

 

 

Avant "la peine du menuisier", aviez vous testé et éprouvé votre écriture si élégante et minutieuse sur d'autres écrits restés au fond d'un tiroir ? Ces écrits pourraient ils sortir au grand jour ?

MLG : J'ai un autre récit à la troisième personne au fond d'un tiroir. Je l'avais expédié à cinq éditeurs qui l'ont lu et m'ont renvoyer des lettres encourageantes. Puis je l'ai laissé. "Le Menuisier" (titre initial) s'est imposé à moi. J'espère reprendre l'autre récit plus tard.

 

 

Qu'est-ce qui vous a décidé à vous lancer dans l'écriture du récit de votre enfance ? Au début, le faisiez vous pour vous où aviez vous déjà l'idée, où l'envie que ce livre aboutirait sur la table de nuit de nombreux lecteurs ?

MLG : Il fallait écrire cette histoire entre le menuisier et sa fille. C'était une urgence, une lente maturation. Un jour, c'est devenu vital. Je l'ai écrite pour moi mais je souhaitais en même temps m'adresser à "l'autre", le lecteur, même si je ne savais pas si le manuscrit deviendrait livre.

 

 

Comment avez vous écrit ce livre... Par notes de ci de là, par période, quasi d'une traite ? L'avez vous commencer il y a longtemps ?

MLG : Par période, avec de longues plages de silence, des mois parfois mais il était en gestation permanente, chaque jour. J'écrivais dans ma tête tous les jours, je vivais avec le manuscrit tout le temps... 4 ans.

 

 

L'écriture de ce livre fut elle pour vous libération, douleur, plaisir d'écriture, mélancolie de votre enfance ? Certains disent de cette oeuvre que c'est un roman "thérapie". Qu'en pensez vous ?

MLG : Plaisir d'écriture quelque fois oui, recherche du mot juste, de la phrase, sa musique, son rythme, sa longueur, sa place dans le paragraphe. Douleur et soulagement à la fois au moment, au moment de l'écriture sur la mort du petit frère de Louise en 1992, de celle de l'un des frères du menuisier François, mort en Guinée et enfin, violence et soulagement de la dernière page. Il n'y a pas de thérapie. La narratrice dit : "Ecrire ne guérit de rien". De nouveau, les émotions, les mots encore incertains, les images floues m'envahissent. J'ai ouvert la porte de l'écriture, je ne peux plus la refermer. Et je ne sais pas ce que cela va donner.

 

 

La peine du menuisier conte l'échec de votre relation filiale avec votre père, votre incapacité à tout les deux à dialoguer ? Que  (qui ?) seriez vous devenue avec un père chaleureux et complice ?

MLG : Je serais devenue une femme heureuse.

 

 

Pensez vous que l'écriture puisse remplacer la parole ?

MLG : Ma parole est infirme, l'écriture la remplace. Elle "dit" plus que ce que je ne peux dire de vive voix.... Et le "dit" autrement.

 

 

Dans le roman, Jeanne, votre soeur est atteinte d'une maladie psychiatrique pas nommée, outre par le mot employé à l'époque "la folie". Aujourd'hui, appellerait-on cette affection "la spasmophilie" ? Si elle était née maintenant, votre soeur aurait elle eu la même vie, les mêmes soins ?

MLG : J'espère que le lecteur n'est pas trop naïf à ce sujet (que je ne développe pas... encore). Jeanne avait des crises de démence, donc de folie, elle perdait la raison. Dans le langage psychiatrique, on parlerait de psychose. Sa vie fut un martyr. Aujourd'hui, on pourrait sans doute la soigner avec des médicaments et un suivi thérapeutique.

 

 

Toute vérité est elle bonne à dire ? Une terrible vérité est elle pire ou non que le plus enfoui des mensonges ?

MLG : Doit on tout dire ? Je ne sais pas. Mais il y a des choses que l'on ne doit pas taire car les non-dits s'insinuent et font de terribles ravages, peuvent détruire des vies.

 

 

Quelle lectrice êtes vous ? Quels sont vos trois derniers coups de coeur littéraire ? Quel livre emporterez vous à la plage cet été ?

MLG : Je lis beaucoup, plus que je n'écris. J'ai une culture classique mais j'aime aussi les contemporains. Mes derniers coups de coeur : "Personne" de Gwenaëlle Aubry, le dernier livre de Véronique.  Olmi et "un soir de décembre" de Delphine de Vigan. Sur la plage, en ce moment, le premier roman de Claude Crozon : "D'un autre monde".

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

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Publié le 22 Juillet 2010

Synopsis :  Victor Maynard , un assassin vieux et solitaire, vit pour satisfaire sa formidable mère Louisa. Sa routine professionnelle est interrompue quand il se trouve attiré par l'une de ses prochaines victimes, Rose. Il épargne sa vie et obtient inopinément un jeune apprenti dans le processus, Tony.

 

 

 

Comédie avec Bill Nighty, Rupert Grint, Emily Blunt

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Le scénario n'a rien d'exceptionnel ni original, mais quelle plaisante séance de cinéma ! Une comédie policière filmée avec une nonchalance, que dis-je un flegme tout britannique. Alors bien sûr, il faut aimer ce style, l'humour noir et anglais, le burlesque, le ton décalé et cynique à souhait,  l'action lente. Qu'est-ce que de l'action lente ? Par exemple, un tueur qui flingue une cible en prenant tout son temps, puis qui essuie tranquillement ses verres de lunettes de soleil avant de penser à très vite quitter la scène ! L'alchimie fonctionne magnifiquement entre les 3 acteurs principaux. Chacun brille à sa manière, notamment le jeune Rupert Grint, qui est assez grand et talentueux pour voler sans son balais de sorcier de Poulevaerde. Ici, il joue le rôle d'un jeune paumé, si maladroit qu'il réussit tout par hasard ! Cela donne une bonne dose de rires. Autre plaisir à ne point bouder, on parcourt avec joie Londres à bicyclette, puis dans une minie rouge poursuivie par des méchants. Le Big Ben n'est jamais loin sauf lorsque l'on se retrouve dans une vieille demeure de la campagne Anglaise. Les réparties sont excellentes et je vous conseille bien sûr de voir ce film en VO et de ne pas trop vous attacher aux sous-titres car les traductions ne sont pas toujours judicieuses à mon goût. Mais l'ensemble reste charming, so charming ! It 's worth do be seen !

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 19 Juillet 2010

Policier - Editions Acte Sud - 189 pages - 16 €

 

 

Parution : Février 2010

 

Résumé : Un banal cambriolage amène les citoyens du lotissement des Fleurs à s'organiser en patrouilles de vigilance pour venir "en aide à la police". Chaque soir, à bord de leur véhicule, Henri et Robert surveillent des rues où il ne se passe rien. Jusqu'au soir où un cadavre perturbe la tournée des vigiles amateurs. Pour ne pas troubler la tranquillité du quartier, les deux hommes se débarrassent du gêneur. Le lendemain, un patrouilleur est porté disparu. Puis, c'est au tour de Robert de se volatiliser. Henri va devoir chercher une explication :

"Si ce gars était là sans raison, c'est qu'il était là pour de mauvaises raisons."

 

 

 

 

  

 

   

    

                                   étoile2.5

 

 

Mon humble avis :  Un livre dont je me suis emparée pour faire connaissance avec la collection Actes Noirs, qui a vu naître la fameuse trilogie Millénium.

J'ai entamé la lecture de ce polar sur le mode TGV. Captivée, je tournais les pages avec facilité et plaisir. Le sarcasme était là, et la mise en place de l'intrigue originale et habile. Un quartier tranquille, où tout le monde semble vivre en harmonie. Il y a des meneurs et des suiveurs, tel l'insignifiant Henri que nous accompagnons tout au long du roman.  Puis un meurtre est commis, qui en cache un autre etc... Les façades se fissurent, et les dissonnances émergent entremêlées de mystères, de secrets, de cachoteries, de chantages...

Il y a comme un air de Wisteria Lane me direz vous, pour celles et ceux qui fréquentent nos fameuses Desperates Housewives. Oui, mais juste un air... Le ryhtme ralentit, l'asmosphère n'est ni légère ni pesante. Le temps passe, c'est tout, et notre anti-héro qui est sensé s'affranchir ne déterre pas grand chose.  J'aurais apprécié une ambiance stressante, glaçante, palpitante que je n'ai pas ressentie. Sujets et personnages auraient mérité une plus profonde exploration et un développement plus pointu. Quand à l'excentricité des rapports de voisinage, je n'y ai pas cru tant que cela et elle ne m'a pas fait rire non plus. Mon impression est que ce roman ne trouve pas tout à fait son style. Alors, malgré une écriture agréable, débutée en mode TGV, ma lecture s'est terminée sur le rythme d'un train corail.

 

 

L'avis de JeanJean

 

 

 

                                                                                                 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 17 Juillet 2010

Synopsis : Dino Fabrizzi est le vendeur numéro un de la concession Maserati de Nice. A 42 ans, il arrive à un tournant de sa vie, le poste de directeur lui est ouvertement proposé et sa compagne depuis un an, Hélène, a la ferme intention de l'épouser. Pour Dino, la vie est belle, sauf que cette vie parfaite s'est construite sur un mensonge. Dino s'appelle en fait Mourad Ben Saoud. Ni son patron, ni Hélène et encore moins ses parents ne sont au courant de cette fausse identité... Dans dix jours débute le ramadan et Mourad qui passe outre tous les ans devra cette fois assumer la promesse faite à son père malade. Faire le ramadan à sa place... Pour Dino, l'italien, cela ne va pas être simple.

 

 

Comédie avec Kad Mérad, Valérie Benguigui et Roland Giraud

 

 

 

 

 

    

 

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Mon humble avis : Déjà en voyant la bande annonce, je me doutais que ce film n'était pas aussi léger que casting et réalisateur pouvaient le présager. Mais à ce point  là.... Ce film est la vraiment la bonne surprise de l'été ! Après quelques bons rôles noyés dans quelques navets, Kad Mérad renoue enfin des scénarii qui mettent en avant son un talent  irréfutable dans des rôle qui lui va comme un gant. Un gant a plusieur doigts, alors il n'enferme pas un acteur, au contraire de la mouffle ! Kad Merad décline ici à la perfection toute une palette de sentiments, dans des scènes très intenses qui se passent parfois de mots, ou alors là, où les mots prennent une dimension que chacun décidera dans son intimité. Je pense notamment aux têtes à têtes avec le père de Dino/Mourad, avec sa mère ou avec l'iman.

Les sujets de la honte identitaire, de l'intégration, du racisme sont traités avec un réel tact, émotion et humour. C'est l'humour qui vient en aide à la cause et non la cause qui sert l'humour. Donc aucune lourdeur dans ce film, juste de l'émotion, de la tendresse, des sourires et un peu de rires qui permettent de mieux passer le message qu'un documentaire lancinant et répétitif. Le duo Kad et O a tout compris et tout réussi avec ce film. La religion musulmane est filmée avec respect, fascination, silences. Loin des clichés habituels de la violence, du sectarisme et des imans recruteurs de fous de Dieu.

Le sujet principal du fim est aussi le mensonge, celui qu'utilisent ceux qui refusent à avouer leurs faiblesses, ceux qui ne veulent pas décevoir, ceux qui pensent que leurs simples qualités ne suffisent pas à les rendres aimables, ceux qui s'imaginent que devenir un autre suffit à effacer la réalité... Bref, ceux qui jouent un rôle en public et se retrouvent prisonnier de ce personnage crée de toutes pièces.

Alors, L'italien, bercé par une BO très Italienne est vraiment un film à voir.... Ne serait-ce que pour quelques scènes très fortes... Lesquelles ? Allez un exemple où deux...

La mère qui dit à son fils : Quand on est arrivé d'Alger avec ton père, on a compris qu'on ne nous demandait pas de nous intégrer, mais de ne pas déranger...

Ou encore, Kad dans sa cellule de prison qui fait ses ablutions pour se préparer à la prière... Cette scène est magistrale, je la vois encore au fond de mes yeux.

 

 

 

    

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 15 Juillet 2010

Roman - Babel Editeur - 108 pages - 6.18 €

 

Résumé : Rien ne prédestinait Céline Rabouillot à devenir Garde-barrière. Elle lit des livres, parle trois langues, comprend les enfants comme personne. Elle accompagne un homme âgé qui a aimé les abeilles, la bonne chère et les grands crus de Bourgogne. Mais elle est grosse, trop grosse pour les "autres" que dérangent ses manières et ses habitudes. Et la voilà - elle qui porte le poids de l'absence, le chagrin d'un enfant mort - vouée à la haine sournoise de ceux qui n'acceptent la différence sous aucune de ses magnifestations.
Dans cet récit tragique, aux pages tour à tour fiévreuse et révoltées, Françoise Lefèvre, en même temps qu'elle évoque cette cruauté par phrases impotayables, s'attache à révéler la somme de grâce et de tendresse qui fait de Céline Rabouillot un être de passion, une Marie Madeleine d'aujourd'hui

 

 

 

 

                                          Voyageur, ce livre, après un long périple depuis chez Florinette, est arrivé chez moi ! Il repart donc pour d'autres aventures.

 

 

 

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Mon humble avis : Céline est grosse, tellement qu'elle n'entre dans aucune norme. A tel point qu'elle s'est créé son propre monde, tant le vrai monde lui refuse sa place... parce qu'elle n'est pas "comme les autres". Heureusement, il a son voisin et deux enfants qui lui permette d'exprimer sa grandeur, sa force, sa beauté et tout l'amour qu'elle renferme depuis qu'elle a perdu l'enfant.

L'écriture de Françoise Lefevre est juste et empreinte d'une rare finesse. Avec elle, les phrases deviennent une vérité que vous faites vôtres, que vous soulignez, que vous notez dans un carnet. Les thèmes forts du livre, le refus des différences, la solitude, l'absence de l'autre, la perte d'un enfant, sont traité avec grâce. Alors, oui, c'est un livre que je pourrais conseiller. Pourtant, un passage malsain m'a dérangée et j'ai trouvé ce roman déprimant dans l'ensemble, depuis sa couverture, jusqu'à la fin, même si Céline, notre héroïne mal aimée, célèbre tout, même l'infiniment infime...

En fait, cette histoire est peut-être à éviter si l'on se sent trop concerné par ses sujets. Car à ce moment là, on peut avoir l'impression de lire un autoportrait, écrit par une auteure de talent certes, mais cela fait toujours aussi mal.

 

 

"C'est inouï le nombre de gens qu'il faut chasser de sa routepour qu'ils ne viennent pas piétiner les joies minuscules d'une journée."

 

"Et l'on sait que l'absence grossit dans la poitrine, fait le coeur énorme et qu'on la porte en plus de son propre poids. Elle est partout, remplit tout..."

 

" De retour à la maison elle griffonne les mots d'amour qu'elle aimerait recevoir. Elles les écrit pour elle même, c'est à dire personne."

 

" Avant toute chose, il y a le coeur gros. Ce coeur qu'il faudrait presque tenir à deux mains tant il est lourd."

 

" Elle écrase son chagrin contre la vitre. La tentation est grande d'imaginer que c'est un front qu'elle a contre le sien. Un front pour y appuyer sa peine". 

 

 

  

 

 

Les avis d'Aifelle, de Marie, de Leiloona

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 13 Juillet 2010

Voici une peinture à l'huile, l'une de mes premières d'ailleurs, réalisée à partir d'une photo prise sur l'île de Marie Galante, en Guadeloupe.

Si vous cherchez la solitude, le calme et la sensation de bout du monde il y a 30 ans, c'est là-bas qu'il vous faut aller. Les plages y sont magnifiques et par moment, vous pourrez vous y trouver seuls ! Evitez juste les week end de Pâques, du 15 août et de la Toussaint !

 

Et si vous voulez vous laisser bercer par la magnifique chanson de Laurent Voulzy, Belle Iles en Mer, Marie Galante, vous n'avez qu'à cliquer !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                          

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde

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Publié le 10 Juillet 2010

Thriller - Livre de poche (calmann-levy) - 314 pages - 6.50 €

 

 

Résumé : Sophie a de gros problèmes. Elle perd tout, mélange tout et devient folle. Et les cadavres s’accumulent autour d’elle. Commence alors une longue et stupéfiante cavale, menée tambour battant en trois actes haletants…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

   

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Mon humble avis : And that's à Thriller !  Un  pur, un vrai ! Comme je suis contente d'avoir suivi les conseils de mes copines blogueuses... Lesquelles, toutes !  Tout le monde a lu ce livre !

Qui a dit que les Français ne savent pas écrire de thriller ??? A ma connaissance, on avait déjà Chattam et Grangé. D'accord, avec eux, c'est parfois tiré par les cheveux et souvent très américanisé...

Avec Pierre Lemaitre, on est français et fier de l'être. On y reste en France, même si l'on ne sait pas toujours où exactement.

Ce livre est diesel. Il commence doucement, et de façon presque banale, nous présente Sophie, l'héroïne principale... Mais méfiez vous de l'eau qui dort... Car dès la 2ème partie, sans en avoir l'air, l'auteur a mené Sophie, et son lecteur par la même occasion, au fin fond de l'enfer, et les issues semblent bouchées. Pauvre Sophie, le sort (?...) s'acharne contre elle. Malgré tout, il lui reste une petite flamme de vie qui lui commande de résister... Bien sûr, vous lecteurs, témoins impuissants de cette descente infernale, mourrez d'envie de souffler, de crier à Sophie la solution de tous ses maux, puisque l'auteur la partage page à page. Tout mais que cesse l'atroce souffrance et déchéance de Sophie, car vous souffrez avec elle.

Cela fait un moment que je n'avais pas été happée à ce point par une lecture ! Ce roman est savamment construit, écrit avec finesse et efficacité. Les phrases assez courtes apportent ainsi un rythme de lecture croissant. Les personnages intéressants et bien développés vous mènent à l'empathie et l'aversion totales. La détresse de Sophie face à sa probable folie est magistralement décrite, avec un réalisme terrifiant. Oui, ce qu'il y a de plus terrible dans ce thriller, c'est son réalisme. Sophie est une femme normale, comme tant d'autres, de CSP supérieure.... Mais ce pourrait être votre voisine... où même vous ! Personne n'est à l'abri d'une telle m........n qui vient de l'invisible (heu, je ne peux pas écrire le mot en entier sous peine de peut-être spoiler !)

Robe de marié est donc un thriller machiavélique à souhait et haletant, à vous rendre parano force dix les plus naïfs ! Aucune ombre au tableau sauf celle de la démence qui guette....

Alors, Pierre Lemaitre, nouveau maître du thriller français ??? (je sais, il est facile ce jeu de mots, je suis sûr qu'on lui a déjà fait, mais je n'ai pas pu m'en empêcher !!!)

 

 

Les avis de Pimprenelle, Clara , Cynthia....

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 9 Juillet 2010

En quittant Pétra, nous sommes très vite nostalgiques de sa magie. Heureusement, cerise sur le gâteau, notre guide nous a réservé une petite surprise. A une dizaine de kilomètres de Pétra, il existe le siq Al-Barid, communément appelé "La petite Pétra. et moins courrue que sa grande soeur. Ainsi, nous la visitons presque seul, dans un calme olympien. Et encore, une fois, c'est un ravissement pour les yeux.
Le siq est un étroit défilé d'environ 500 mètres, qui se termine presque en cul de sac. Il est bordé de plusieurs monuments et tombeaux bien conservés. Le temps est splendide, donc les photos magnifiques !
































































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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages au Moyen Orient

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Publié le 7 Juillet 2010

... LA FILLE QUI REVAIT D'UN BIDON D'ESSENCE ET D'UNE ALLUMETTE

 

Synopsis : Traquée, prise au piège d'une manipulation manifestement très planifiée... Lisbeth va devoir affronter son passé. Elle pourra compter sur l'amitié infaillible de Mikael Blomkvist, qui fera tout pour prouver qu'elle n'est pas la tueuse en série que les médias et la police dépeignent.

 

 

 

Thriller avec Noomi Rapace, Mikael Niqvist...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :  Enfin le 2ème volet de cette trilogie culte, issue des livres éponymes du fameux Stieg Larsson !Précision : Je n'ai pas lu ces romans, fainéante que je suis ! J'arrive donc dans la salle de cinéma sans connaître ni l'histoire ni le dénouement. Je DECOUVRE !

L'année dernière, Millenium 1 fut pour moi une révélation. Le 2 est une fascination. Et oui, je ne serais dire vraiment pourquoi ces films agissent ainsi sur moi car dans un certain sens ils n'ont rien d'extraordinaire. Ils ressemblent plus à une série TV, c'est d'ailleurs pour ce format qu'ils ont été tournés à l'origine. Pas de grandiloquence ici, pas d'effets spéciaux, une mise en scène lente, terne et taciturne, qui aide franchement à établir l'ambiance glauque à souhait du scénario. Cela ne donne même pas envie d'aller visiter la Suède, tant tout y semble gris et les personnes peu avenantes !

Mais la magie reprend à nouveau et le spectateur se retrouve scotché à son siège pour deux heures, sans les voir passer, même si, je le répète l'action y est lente. Contrairement à l'habitude, la situation s'oppacifie encore pendant la première moitié du film pour s'éclaircir quelque peu vers la fin... et encore, tout ne s'explique pas, le troisième épisode se révèle donc incontournable. L'intrigue est en 2 plans. Au premier plan, un trafic de jeunes prostituées de l'est, impliquant bien sûr des personnalités politiques ou autres. Au 2ème, le passé de Lisbeth qui lui revient en pleine "gueule", alors que celle ci ne demande rien... Mais elle va bien être obligée de se mêler à sa propre histoire qui se révèle surprenante, captivante et atroce à souhait. La célèbre punkette n'a pas été gâtée par la vie. Les 2 plans se mélangent parfois et laissent la place à l'autre. Lisbeth et son interprète Noomie Rapace sont donc au centre de ce Millenium 2. Ce personnage, l'un des plus charismatique qu'il m'ait été donné de voir au cinéma, s'étoffe encore et force le respect de tant de détermination, de courage et de ruse. Elle est vraiment aussi attachante que fascinante. Je crains juste que ce rôle colle à la peau de cette formidable actrice et que l'on ne la voit pas dans d'autres registres.

Le journaliste Blomkvist est toujours là, qui essaie de démêler le tout pour innocenter sa jeune amie.

Et l'intrigue de ce deuxième opus ? C'est là que le bât blesse un peu... Elle est bien sûr excellente, captivante, stressante et l'angoisse monte vraiment. On retrouve la violence psychologique extrême du premier film. Mais l'histoire n'est franchement pas évidente à suivre. Par moment, on est un peu perdu. Des raccourcis se font ressentir, quand certains passages ou personnages semblent être superflus, inutiles, juste encombrants... Et les noms Suédois auxquels nous ne sommes pas habitués n'aident pas non plus à y voir clair ! Un débriefing, avec mes compagnons de séance, fut nécessaire histoire d'être sûre d'avoir bien compris... Effectivement tout ne s'explique pas mais devrait trouver réponse dans le 3ème film qui, ô joie, ne sort que dans quelques jours !

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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