Publié le 22 Avril 2013

http://fr.web.img1.acsta.net/medias/nmedia/18/95/57/15/20510037.jpgSynopsis : Chine, 1936. Ip Man, maître légendaire de Wing Chun (un des divers styles de kung-fu) et futur mentor de Bruce Lee, mène une vie prospère à Foshan où il partage son temps entre sa famille et les arts-martiaux. C’est à ce moment que le Grand maître Baosen, à la tête de l’Ordre des Arts Martiaux Chinois, cherche son successeur. Pour sa cérémonie d’adieux, il se rend à Foshan, avec sa fille Gong Er, elle-même maître du style Ba Gua et la seule à connaître la figure mortelle des 64 mains. Lors de cette cérémonie, Ip Man affronte les grand maîtres du Sud et fait alors la connaissance de Gong Er en qui il trouve son égal. Très vite l’admiration laisse place au désir et dévoile une histoire d’amour impossible. Peu de temps après, le Grand maître Baosen est assassiné par l’un de ses disciples, puis, entre 1937 et 1945, l’occupation japonaise plonge le pays dans le chaos. Divisions et complots naissent alors au sein des différentes écoles d’arts martiaux, poussant Ip Man et Gong Er à prendre des décisions qui changeront leur vie à jamais…
 
 
Film Chinois, Hong Kongais, Francais
 
Biopic, art martiaux, action avec Tony Leung Chiu Wai, Zhang Ziyi, Chang Chen
 
 
 
étoile3etdemi
  Mon humble avis : Dans l'absolu, mes goûts ne vont pas vers ces films sur les arts martiaux. Mais, j'en ai entendu du bien, The GrandMaster a fait l'ouverture du festival du film de Berlin et les échos élogieux sur des combats extrêmement bien chorégraphiés ne manquent pas. Ce qui est on ne peut plus juste et de ce fait fascinant. Oui, cette maîtrise parfaite d'un art martial, ici le Kung Fu, est éblouissante, fascinante et donne bien envie de s'entraîner chez soi en écartant les meubles et en repoussant les murs. Ces combats sont si impressionnants, sans violence excessive ni explosion de sang (puisque je j'ai l'impression que le kung fu, c'est surtout contrer les coups), que j'aurais aimé que certains nous soient montrés au ralenti, bien décortiqués, que l'on ait le temps de les assimilés et de les apprécier encore plus.
Ce film est un biopic, donc inspiré d'une histoire vraie, de Ip Man, un maître légendaire de kung fu. Etrangement, il semble que celui ci ne prenne pas la place principale dans ce film, à voir sans aucun doute... surtout plus pour.... la liste est longue : la beauté des images, exploits des combats, l'aspect historique d'une époque où l'on est ici bien incapable de dire ce qu'il se passait en Chine (j'ignorais que la Chine était en Guerre contre le Japon avant la 2ème Guerre Mondiale par exemple), et surtout, la découverte d'un art martial, de ses différentes techniques et écoles, mais de son code d'honneur unique. De belles leçons d'engagement, de droiture, de respect, de renoncement. Dommage que le déroulement de l'histoire soit souvent confus, surtout dans son aspect chronologique, puisque le film passe par quelques flash back que l'on a du mal a différencier du présent. De même, la ressemblance de certains personnages peut prêter à confusion. Alors je dirais que ce n'est pas pour l'histoire que l'on va voir The Grandmaster, mais pour l'Histoire, un art martial et sa maîtrise, et surtout le code d'honneur et les choix de vie qui en découlent. J'y suis allée par curiosité.... Curiosité largement récompensée. Un film vraiment intéressant.
 
   
 
 
 
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 20 Avril 2013

http://fr.web.img3.acsta.net/medias/nmedia/18/96/06/91/20468838.jpgSynopsis :Depuis qu’ils se sont rencontrés dans une soirée, Nat, jeune femme ambitieuse, et Josh, apprenti romancier, nagent dans le bonheur, malgré leurs différences. Car si Josh est plutôt du genre intellectuel, Nat est une fonceuse. Ce qui ne les a pas empêchés d’être réunis par un coup de foudre réciproque. Leur mariage est idyllique, même si personne – de leurs proches à leurs amis, jusqu’au pasteur qui officie – ne croit qu’il pourra durer… Surtout quand l’ex-petite amie de Josh, Chloe, et le charmant client américain de Nat, Guy, s’en mêlent…

Alors que Josh et Nat s’apprêtent à fêter leur un an de mariage, aucun des deux ne veut être le premier à jeter l’éponge. Leur couple pourra-t-il résister aux pressions de toutes parts ?
 
 
Comédie britannique avec Rose Byrne, Simon Baker, Raff Spall 
 
 
 
 
 
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Mon humble avis : Dans la catégorie peut mieux faire, voilà où ce film trouve sa place. Même dans la catégorie peut vraiment mieux faire.
Dès le début, il semble qu'il n'y ait pas vraiment d'histoire et que Mariage à l'Anglaise soit plus une succession de petites saynettes, dont on rit... ou pas. On peut aussi se contenter de sourire, parfois volontairement, parfois en forçant sur les zigomatiques pour faire comme le voisin. En aucun cas, la salle n'a hurlé de rire de concert.
Vers le milieu, le film semble commencer, et puis apparait SIMON BAKER, the famous actor of my favorite serie TV The Mentalist. L'homme est toujours aussi charmant, malgré la paire de lunettes dont il est affublé... et qui est bien la seule chose qui le différencie de son rôle de Patrick Jane qui la rendu célèbre dans le monde entier. Bref, aucune nouveauté, aucune différence, aucune suprise dans son jeu. Les réalisateurs de mariage à l'anglaise ont fait un copier coller bien fade du personnage de la série, là où il eut été audacieux et très amusant de lui proposer un rôle à contre emploi, déjanté ou tragique, bref, un rôle de composition. Mais non, pas d'originalité de ce côté là.
Quid de l'aspect comédie britannique, que l'on espère toujours à l'humour décalé... Et bien là aussi, déception. On est loin du smart et du so cut thea time gracieux mais pouvant glisser sur des pentes euh... dangereuses. Bref, pas de réelle subtilité. Et nous ne sommes pas non plus dans l'archi lourding où l'on pourrait se dire "on n'est plus à ça près, alors lâchons nous".
Bref, avec le mot mariage dans le titre  et l'invitation à l'anglaise, on espère revivre, retrouver l'innérnarable, l'innoubliable charme et drôlerie décalée, touchante et cruelle de 4 mariages et 1 enterrement. Je crains que dans le genre, ce célèbre film ne soit jamais égalé. Quant à celui dont on parle aujourd'hui, il sera vite oublié. Le moment n'est pas déplaisant, mais n'apporte rien de particulier. Too bad !
 
 
 
 
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 18 Avril 2013

http://fr.web.img2.acsta.net/medias/nmedia/18/96/59/06/20493769.jpgSynopsis : Une journée. Un train. Deux inconnus.
Des échanges de regards, le cœur qui bat.
Le regarder partir, le perdre à tout jamais ou s’offrir au temps de l’aventure ?
Et si la vie d’Alix basculait…
 
 
Comédie dramatique avec Emmanuelle Devos, Gabriel Byrne et Gilles Privat
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
étoile3etdemi
 
 Mon humble  avis : Voici un film rare qui ne joue sur aucun artifice : pas de décors grandiloquents, pas d'action, pas de dialogues particulièrement savoureux, pas d'éclats de rire. Un film au charme plutôt discret mais franchement réussi, surprenant car inhabituels dans les salles obscures. Une histoire passionnelle et fusionnelle qui se déroule (dans tous les sens du terme) sur une journée, de 6h30 du matin à 18h30. Une histoire portée par deux comédiens magistraux, aussi simples que sophistiqués, donc naturel non ? Tout est dans l'attente, les regards, les hésitations, le calme. Pas une voix qui se lève plus haute que l'autre (excepté lors d'une sacrée dispute entre deux soeurs, dispute aussi pathétique dans le fond que drôle dans la forme en fait). Deux âmes qui se reconnaissent, deux corps qui se rencontrent. De la sensualité, pas de vulgarité, même pas une ombre. Un belle histoire tout d'abord sur l'attirance implacable d'une femme pour un homme, une attirance qui la mène à se dépasser. Belle histoire aussi sur l'adultère, où les corps s'affolent et se surprennennt autant que les coeur. Et des personnages que l'on se garderait bien de juger tant on les comprend et tant l'ensemble parait évident. Malgré la lenteur avec la quelle les choses semblent de dérouler, et donc quelques petites longueurs ressenties, j'ai été épatée par tout ce que le personnage d'Alix a le temps de faire en une matinée, jusqu'à12h40, heure à laquelle elle appelle sa mère et décline un déjeuner. Voilà le seul reproche que j'adresserai à ce film. Le temps de l'aventure est vraiment porté par la grâce et la délicatesse. Quant à la fin ??? On ne saurait dire soit même celle que l'on souhaite. On laisse Jérôme Bonnell faire le choix pour nous. Un choix fermé... qui ne tarde pas à s'ouvrir à nouveau. Quoiqu'il en soit, la vie d'Alix ne sera plus jamais la même, à vous d'en découvrir les raisons en voyant ce film (si vous aimez le genre bien entendu, sinon, pas la peine). Un très beau film et subtile sur un coup de foudre que l'on aimerait vivre, hors du commun. Un coup de foudre qui est vécu et qui ne reste pas dans le placard des fantasmes.
 
 
 
 
 
 
 
   

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Avril 2013

    http://pmcdn.priceminister.com/photo/gaude-laurent-le-soleil-des-scorta-cd-album-872788198_ML.jpg 

Roman - Editions VDB pour France Loisir - 6h43 d'écoute - Prix ????

 

 

 

Parution chez France Loisir en 2005

 

 

L'histoire : La saga sur 130 ans d'une famille les Scorta. En plein sud de l'Italie, dans la région des Pouilles, est un village pauvre nommé Montepuccio. C'est là, vers 1866, que née la lignée des Scorta. Naissance dans l'oprobbe, car tout le village la croit issue d'un viol. La famille sera donc maudtite, mais n'aura de cesse, sur des générations, de ce battre pour l'honorabilité, et pour transmettre au sien un héritage, plus moral que matériel

 

tentation : Le pitch et le livre rentre très bien dans deux challenges

Fournisseur : La bib !

 

 

Interprêté par Yves Mugler et Véronique Groux de Miéri

Musique de Thierry Duhamel

 

 

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 Mon humble avis : Tout d'abord, laissez moi vous dire que je suis plus que sous le charme du format sous lequel j'ai découvert ce texte mémorable et couronné du prix Goncourt lors de sa sortie en 2004. Un peu plus haut, j'ai bien noté interprète par... et  non lu par... Car ici, l'histoire est vraiment mise en scène, ce qui la rend on ne me plus envoûtante et captivante. Véroniqu Groux de Miéri interprête les voix féminines, et surtout celle de Carmelia Scorta, le personne centrale de cette saga, le personnage qui devient presque le narrateur puisque une bonne partie de l'histoire provient de sa "confession" auprès d'un prêtre. Carmelia perd la mémoire, alors elle veut que l'histoire des Scorta, la vraie, ne se perde pas et puisse ensuite être transmise. Toujours est il que Véronique Groux de Miéri est la voix de Carmélia, aussi bien lorsque celle ci était adolescente que lorsqu'elle se livre au prête, de sa voix tremblante d'octogénaire. C'est vraiment magistralement interprété.

De même, certains bruitages accompagne la narration, comme les toc toc aux portes qui vous surprennent  dans votre écoute, le grincement de celles ci lorsqu'elles s'ouvrent, le brouhaha d'une foule lors d'une fête, le bruit de la mer, du vent. Tout ces effets vous mène vraiment sur cette terre écrasée de chaleur où seuls poussent des oliviers. Sinon, ce n'est que terre ocre et soleil, le soleil des Scorta. Oui,il y a 100 ans c'était le bout du monde, une terre pauvre et de désolation. Maintenant, c'est devenue une terre de richesse envahie par les touristes. Et la famille Scorta a vécu tout ces changements. Enfin, une musique bien agréable vient en interlude ou en prélude. Alors, vraiment, je ne peux que vous orientez vers cette collection de qualité rare si vous souhaitez découvrir ce texte.

Mais parlons du roman en lui même : La talent de Laurent Gaudé est indéniable pour installer ses personnages, tant dans le temps, que le lieux. Le livre s'ouvre sur un homme, à dos d'âne depuis des jours, qui suit un chemin à travers des paysages désolée, cuit sous le soleil. Son objectif, Montepuccio, le bout de l'Italie. Dès ces premières pages, Gaudé nous emmène là-bas, dans ce village que nous ne quitterons pas, que nous habiterons pendant 130 ans. Nous ressentirons tout. La pauvreté, la haine, la sueur, la beauté des champs d'olivier, la fierté, la jalousie, la méfiance, la fierté, le clan, l'union, le soleil qui rend le temps immobile, les vieux qui jouent aux cartes à la terrasse d'un café.... C'est une immersion totale dans ce village des Pouilles que nous propose Laurent Gaudé. Grandiose. Des personnages qui, même si leur passé nous fait toujours craindre le pire quelque part, sont très vite attachants.

Les sujets développés par l'auteur sont si multiples qu'ils rendent ce roman très très dense. Et de là viendraient mes mini bémols, qui sont vraiment minimes fassent à une telle oeuvre... L'histoire se déroule sur environ 130 ans, aussi, certains sujets sont un peu trop survolés pour moi. J'aurais aimé rester plus longtemps dans certaines époques, sur certains événements vécus par cette famille hors du commun. Et ainsi, peut-être l'émotion m'aurait plus submergée. L'oeuvre est vraiment de toute beauté, on peut effectivement parler de chef d'oeuvre sur l'union et l'héritage familiale qui n'est pas une fatalité systématique pourvu que vous ne craigniez pas la sueur, et que vous profitiez de cette sueur. C'est un livre sur des hommes et une femme qui, toute leur vie, ont juste essayé d'être hommes et femme, de le mieux. Juste cela, mais c'est déjà si énorme. Une histoire poignante, une très belle plume, de la grande littérature !

 

 

 

 

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4ème participation. Ce mois ci, le théme est : livre ayant reçu un prix.

En l'occurence, le soleil des Scorta a reçu le prix Goncourt  2004

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 A tous prix

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 14 Avril 2013

 

 Baptême et auteurs 117

  C'est avec un bon mois de retard que je partage avec vous cette truculente conférence donnée par Jean Teulé à Rennes, invité par les Champs Libres et la Librairie Le Failler. Je ne connaissais que l'écrivain via 2 livres et là, j'ai découvert un homme certes cultivé (on le savait déjà), mais surtout très drôle. Cette conférence fut donc intéressante et presque aussi animée qu'un one man show d'un humoriste.

Cette fois ci, Jean Teulé, interrogé par Maitre Hardouin, nous présentait son dernier roman historique "Petite Fleur de Tonnerre, publié chez Julliard. Ce roman raconte l'histore vraie d'une Bretonne, Hélène Jegado qui, au XIXème siècle, tua des dizaines de personnes... Elle fut donc la plus grande serial killeuse connue de Bretagne, mais aussi du... monde !   

Extraits de cette rencontre :

 

http://extranet.editis.com/it-yonixweb/IMAGES/JUL/P3/9782260020424.jpg MH : On m'a dit que vous étiez drôle. On parle partout de vous. Alors, quelques questions sur vous...

JT : Je suis née en le 26/02 1953 en Normandie. Je vie avec une Bretonne (Miou Miou N.D.L.R) qui n'a pas voulu acheter une maison en Normandie... J'ai arrêté l'école en 3ème, dernier de la classe, donc orienté en mécanique auto... Le lendemain, lors d'un cours de dessin, le prof me dit qu'en travaillant, j'ai le talent nécessaire pour suivre une école de dessin. Pour me mettre à niveau, ce prof m'a donc donné des cours de dessin gratuis. J'ai donc été reçu au concours de l'école. Plus tard, en rentrant dans une librairie et grâce à une rencontre fortuite, je suis devenu dessinateur de BD et notamment, BD de reportage. Puis, c'est Bernard Rapp qui m'a contacté pour l'Assiette Anglaise à la TV. Enfin, l'éditeur Julliard m'a dit que j'avais l'étoffe d'un écrivain, d'un écrivain qui ne se connaissait pas ! Donc nous avons signé le contrat... A 60 ans, je n'ai donc toujours pas choisi ce que je veux faire ! 

 

 

 

 

 

 Bapteme-et-auteurs-124.JPG JT : Les histoires qui m'intéressent ne sont pas très gaies... C'est de la faute de ma mère, qui me racontaient des histoires cauchemardesques. Mais j'essaie toujours de "faire rire des choses pas drôle"  comme on se le disait avec mon pote Philippe Léotard.

J'aime bien remettre en lumière des personnes oubliées, comme dans Charly 9 ou dans Mangez le : tout le monde contre un seul type. Fleur de tonnerre a été une femme seule contre tout le monde. Elle a été accusée de 37 meurtres, mais on pourrait facilement porter le nombre à une soixantaine.

 

 

 MH : Pourquoi ce titre ?

JT : C'est le surnom que lui donnait sa mère et c'est une fleur qui existe sur les talus.

 

MH : On a l'impression que vous trouvez à cette empoisonneuse une charme discret et subtile ?!

JT : Il parait que jeune, elle était très jolie, même si cela va moins bien après ! "Chaque pays a sa folie, la Bretagne les a toutes" ! Franchement, les légendes Bretonnes sont des légendes de tarés, complètement foldingues !!!

 

MH : Vous êtes fâchés avec beaucoup de monde ?

JT : Non, ça va mieux. Miou Miou m'a dit que je ne devais plus me mettre tout le monde à dos ! Je suis personna non grata dans pas mal d'endroits au fil de mes écritures ! Donc quand Miou Miou et moi avons acheté une maison en Bretagne, elle m'a dit : "n'emmerde pas les Bretons" !

Pour en revenir à notre empoisonneuse, Hélène Jegabo a voulu se cacher dans un couvent à Auray et souhaiter y être cuisinière, ce qui lui fut refusé ! Alors, elle a découpé les visages de Jésus et de Marie dans l'Eglise, les livres, ainsi que les robes des soeurs au niveau des seins.

 

MH : Hum Hum.. Pas très délicat...

JT : Quand j'étais jeune, j'ai travaillé chez Harakiri, donc ce n'est pas là que tu apprends la délicatesse. J'ai perdu plein de procès ! On m'a dit : " Jean, il ne faut emmerder que les pauvres, ils sont les seuls à ne pas porter plainte !"

Pour ce qui est des crimes d'Hélène par empoisonnement... C'est une méthode assez rare maintenant, car il y a les autopsies. Alors qu'à l'époque, il y avait le choléra et les Bretons refusaient qu'on ouvre les corps !

 

 

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 JT : A la fin de sa carrière, Hélène se fait embaucher à Rennes chez un juge expert en affairs criminelles. Elle empoisonne deux servantes et en loupe une 3ème. Elle va se faire prendre en tentant d'empoisonner son patron... car les médecins rennais étaient bien plus pointus. Hélène était venue à Rennes comme un suicide, ou comme une provocation supplémentaire. 

 

Bapteme-et-auteurs-118.JPGMH : Auriez vous accepter de défendre cette Hélène ?

JT : Je ne sais pas mais j'aurais bien aimé avoir le talent du jeune avocat de 24 ans qui l'a défendue avec génie : "Vous devez juger les humains, hors ma cliente est inhumaine".

 

MH : Quelle aurait été votre stratégie de défense ?

JT : Pas la peine de mort en tout cas.  

 

 

MH : Hélène nie les faits et tombe malade, cancer du sein gauche...

JT : Hélène a empoisonné sa mère à 8 ans. Il faut qu'elle tue. Quand elle ne peut pas, elle babine les objets et quand elle ne peut pas non plus, elle se "tue" elle même, en développant un cancer.

 

 

 

 MH : Qu'est-ce qi explique cet itinéraire invraisemblable ?

JT : Petite, Hélène entendait les histoires Bretonnes. Elle s'est prise pour la réincarnation de l'Ankou. Elle empoisonnait tout le monde, même ceux qu'elle aimait beaucoup ! Cette Hélène devrait être considérée comme une star mondiale du crime ! C'est la plus grande empoisonneuse de Bretagne, de France, et même du Monde !

 

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 MH : Et elle n'est pas plus connu que ça ?!

JT : Son procès a débuté le 6 décembre 1851. Quatre jours avant, il y a eu le coup d'Etat du futur Napoléon III. Du coup, le procès d'Hélène a été zappé, est tombé dans les oubliettes de l'Histoire. Il était temps que j'arrive pour remettre Hélène dans la mémoire collective !

 

 

MH : Comment est venue l'envie d'écrire sur ce sujet ?

JT : Au salon du livre de St Malo 2011 (mai) (Etonnants voyageurs), pendant que je faisais la promo de Charly 9, on m'a offert le gâteau d'Hélène, de la patisserie Durand à Rennes, garanti sans arsenic ! J'ai commencé des recherches. J'ai lu tout ce que je pouvais sur le sujet, sur la Bretagne, sur le Celtisme. Je me suis documenté jusqu'en novembre 2011....

 

Puis je me suis mis à l'écriture. Je travaille tous les jours de 10h à 19h quand j'écris. J'ai besoin d'être en transe, donc pas de vacances, histoire de ne pas perdre le fil. 

 

 

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  JT : Je m'identifie beaucoup au personnage. Avec ce livre, j'ai commencé à avoir très mal au ventre. J'ai du aller chez un promptologue pour  savoir que je n'avais rien. Je lis très peu de roman, surtout quand j'écris, car je crains toujours de préférer lire les romans d'un super auteur plutôt que d'écrire. Trop lire ne permet pas de bien écrire. J'aurais peur que la lecture me coupe les pattes. Par contre, la poésie, quand ce n'est pas emmerdant, c'est ce qu'il y a de plus beau au monde. Mais il faut avouer que c'est chiant à 90 %.

 

MH : Aujourd'hui, que dirait on médicalement d'Hélène ?

JT : Hélène était un cas de perversité psychiatrique, lié à un traumatisme d'enfant qui entraîne une irresponsabilité phénoménale.

Les parents donnent leurs angoisses aux enfants et ne les protègent plus. Hélène est devenue l'angoisse de ses parents pour ne plus avoir peur. Deux heures après sa mort, elle avait encore comme des secousses de peur. Si tout cela est arrivé, c'est parce qu'elle a eu trop peur.

Ce livre est donc surtout l'histoire d'une petite fille qui a eu peur plus que celle d'une serial killer. Et c'est très contemporain car en ce moment, tout le monde a peur...

 

 

 Et voici mes photos de mains et d'effets de mains d'auteurs. Avec Teulé, je dois dire que j'ai vraiment pris mon pied. D'ailleurs, certaines de ces photos parsèment déjà ce billet et le choix a du être drastique !   

 

 

 

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  J'aime beaucoup celle ci, qui, dans un autre contexte, pourrait avoir comme légende : Et celle là, tu l'as vue, tu la veux ?!!! 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Auteurs : rencontres et conférences

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Publié le 12 Avril 2013

http://fr.web.img3.acsta.net/medias/nmedia/18/96/41/34/20465398.jpgAlors qu'un avion la ramène de New-York à Paris où elle s'apprête à se marier, la belle Julie se retrouve assise à côté d'Antoine, un séduisant débauché qu'elle a aimé 3 ans plus tôt. Elle va tout faire pour l’éviter alors qu'il compte sur ces 7 h de vol pour la reconquérir! L'occasion pour nous de voyager dans le passé et de revivre leur rencontre, leur amour, leur rupture, autant de scènes rocambolesques, romantiques et corrosives qui vont faire de ce voyage le plus bouleversant de leur vie.
 
 
Avec Nicolas Bedos, Ludivine Sagnier, Clémentine Célarié
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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 Mon humble avis : Une salle de cinéma pleine à craquer et à séparer les couples pour ce film un mardi soir !!!
Ceci dit, Amour et Turbulence se laisse bien regarder, est une comédie romantique mais plus touchante que franchement drôle. On ne peut pas dire que la salle ait explosé de rire toutes les 10 mn.
Ce film est moitié huit clos, dans un avion en classe business et moitié flash back, puisque les deux anciens amoureux se rappellent malgré eu et pour le plaisir de leur auditoire captivé (passagers, stewart), les hauts et les bas de leur ancienne relation et surtout, ce qui a mener à une rupture irrémédiable.... Dont chacun s'est consolé à sa façon... Julie, en rencontrant un homme parfait(ement rassurant et ennuyant) et Antoine, à reprendre son marathon de jupons. Les deux rôles sont extrêment bien distribués. Ludivine Sagnier est l'atout fraîcheur et ingéniosité du film, quant à Nicolas Bedos, il incarne à merveille le dandy flambeur, dragueur, sur de lui et  à priori imbuvable... A priori oui, car l'habit ne fait une fois pas le moine. Les scénarios sont bien écrit, le rythme soutient l'attention et l'intervention de Clémentine Célarié est jouissante, avec les réparties qui vont avec.... Regardez bien le cynisme du T.Shirt qu'elle porte sur la fin... Admirez le petit dessin en dessous du slogan "Happy Alone"...
Par moment, la mise en scène nous offre des effets très inventifs, voire inédit. Un bel effort à récompenser !
Par contre, et là, c'est ma déformation professionnelle qui va parler.... Le film est bourré d'incohérences aériennes.... Et je trouve dommage que les metteurs en scène ne fasse pas un peu plus attention à cela....
 
1/ Le fameux George qui cloture l'enregistrement de l'avion ne peut pas être stewart dans l'avion. Soit on est agent d'escale, soit on est PNC, personnel navigant commercial, à savoir Stewart ou hôtesse. Mais ce sont deux équipes et deux métiers bien différents....
 
2/ Les vols qui quittent New York pour Paris, la côte Est Américaine, le Mexique, la Caraïbe.... décollent tous en fin d'aprem et ou début de soirée et ainsi assurent un vol de nuit....
Ici, le vol décolle et l'on propose immédiatement le breakfast à Julie... Puis on ferme les hublots pour la nuit.... On les rouvre pour le diner, un beau soleil brille alors que le vol doit être de nuit.... Bref, dans la réalité ce n'est pas dans ce sens
 
3/ A l'atterissage, nos deux héros n'ont pas attaché leur ceinture... Business class or not, that' not the question !
 
Je sais, j'ai le sens de l'observation et du détail... Quel métier pourrais-je faire avec ces qualités qui sont aussi de gros défauts ?
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 10 Avril 2013

http://www.babelio.com/couv/CVT_Demain_3100.jpegRoman - X.O Editions - 430 pages - 21.90 €

 

 

 

Parution le 28 février 2013

 

 

 

 

L'histoire : Emma vit à New York en 2010... et Matthew en 2011 à Boston. Un phénomène étrange leur permet de communiquer via un PC... Alors, évidemment, quand Matt propose un rendez vous à Emma, ils partagent l'amère sensation du lapin....

Puis Matt réalise que Emma vit quelques jours avant le décès de sa propre femme un an plus tôt. Il va la supplier de tout faire pour la sauver... Mais que peut on face au destin ? Et d'ailleurs, faut il chercher à le contrarier celui là ?

 

 

 

 

Tentation : Envie de me faire du bien !

Fournisseur : Kdo de mon amie AGFE, merci 1000 fois !

 

 

 

 

 

 

 

 étoile3etdemi

 

 

Mon humble avis : Chez les libraires, les livres de Guillaume Musso sont classés dans la littérature française. Certes ! Mais s'il n'était cet aspect romance et bluette qui fait la marque de fabrique (revendiquée) de l'auteur, celui ci pourrait placer ses oeuvres dans le rayons d'en face : catégorie Thrillers. Juste à côté de ceux de son frère sans doute ! (que je n'ai toujours pas lu soit dit en passant). Certes, le style n'est pas celui d'un thriller, mais le rythme et l'intrigue le sont ! 

Guillaume Musso est l'auteur français qui vend le plus de livre en France, normal donc qu'il soit celui qui ait le plus de détracteurs qui ne l'ont peut-être jamais lu d'ailleurs. "C'est toujours pareil" est un refrain qui revient souvent à l'évocation de Guillaume Musso.

Alors peut-être qu'il y a un canevas de fond, mais honnêtement, c'est comme la recette Coca, j'aimerais en connaitre le secret... car j'ai englouti "Demain" en très peu de temps. Et pourtant, ce n'était pas gagné. L'aspect bluette des premières pages m'a un peu fait tiquer, mais surtout, j'ai cru que le personnage d'Emma ne me divertirait pas du tout de ma propre personne. Je m'en ouvre par texto à AGFE qui me répond : sûr que la plume Musso va mener vers l'optimisme. Ma blogo copine s'y connait en Musso, car prévision vérifiée !!!! En fait, on quitte assez vite la romance pour voyager dans les couloirs du temps, puis dans une enquête qui va nous mener euh... Non, je ne peux pas le dire, juste que c'est incroyable, inimaginable, super bien trouvé et surtout, on ne peut plus captivant. "A page turner", avec moult rebondissements ! Même si la toute fin est relativement prévisible, tous les élements et événement qui y mènent sont surprenants. Juste un problème Guillaume, si vous passez par là, je n'ai pas vu ou compris le pourquoi des images truquées... Mystère évoqué mais qui ne revient pas en surface avec une explication claire.

Y'a pas à dire, l'auteur a le sens du rythme, du récit, du suspens. Les personnages sont creusés, l'intrigue bien ficelée et le tout vraiment plaisant... au point que je viens d'y passer mon après midi non stop, moi qui ait de plus en plus de mal à lire de façon suivie et continue.

Il y a quelques jours, via Le Journal d'un serial Killer de Frédéric Mars, je vous conseillais de vous méfier de l'ami bien attentionné qui vous tendra un verre d'aspirine lors de votre prochaine céphalée...

Avec Demain de Guillaume Musso, je vous conseille de bien y réfléchir à deux fois avant de dire Oui devant Monsieur le Maire. C'est vrai quoi, on ne sait jamais qui on épouse !

Efficace, un bon cru Musso ! 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 8 Avril 2013

 http://fr.web.img2.acsta.net/medias/nmedia/18/94/94/59/20455382.jpg  Synopsis : Jon Banks est un psychiatre ambitieux. Quand une jeune femme, Emilie, le consulte pour dépression, il lui prescrit un nouveau médicament. Lorsque la police trouve Emilie couverte de sang, un couteau à la main, le cadavre de son mari à ses pieds, sans aucun souvenir de ce qui s’est passé, la réputation du docteur Banks est compromise…
 
 
 
Thriller Jude Law, Rooney Mara, Catherine Zeta-Jones
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Mon humble avis : J'hésite entre 4* et 3*1/2.... Allez, soyons honnête, il y a longtemps, me semble t-il que je n'ai pas attribué mes fameuses 4* à un film...
Bon, la bande annonce m'avait fait espérer un film plus rapide. Hors force est de constater ici que nous sommes dans un pur thriller psychologique. Une fois ce constat réaliser, on profite pleinement de ces Effets secondaires, parce que les fameuses premières 35 mn du film sont passées. Elles paraissent un peu longuettes. J'ai même craint un instant que tout le film porte sur le sujet de la dépression. Mes ce premier tiers du film est impératif pour installer proprement et efficacement la suite qui devient on ne peut plus redoutable ! Une véritable spirale infernale où l'on ne s'est plus qui croire, ni qui sera le dernier à être englouti ou.... à engloutir.
Bon, non ça, je ne peux pas dire, sinon, je spoilie...
Ca non plus.... Et ceci, pas beaucoup plus....
Ah, ça, je peux ! Les comédiens sont excellents, tous autant qu'ils sont mais avec une mention particulière pour l'héroïne Roomey Mara. Et méchante comme je suis, j'ai constaté avec plaisir que Catherine Zeta- Jones commençait... comment dire... à afficher une certaine maturité !. Bon, certes, elle reste splendide mais tout de même, l'écart entre elle et moi se resserre
Aggrr, je ne sais que dire sans allumer la mèche qui dévoilerait un pan du film.... Mais sachez que le scénario est machiavélique, vraiment bien ficelé et que Jude Law devra se montrer presque diabolique pour se sortir de cette histoire de fou. Tout est ficelé comme il faut, New York est filmée par un amoureux de cette ville qui sait en tirer l'atmosphère qui habillera son film.
Un thriller génial qui dénonce l'industrie pharmaceutique, et une époque ou "être bien" devient obligatoire et se transforme en business. Cela fait tout de même froid dans le dos, dans ce film, de voir des campagnes publicitaires dans le métro ou à la télé pour des antidépresseurs... qui se vendent comme la lessive il y a 20 ans.... celle qui rendait votre linge plus blanc que blanc...
En tout cas, ouvrez bien vos yeux et vos oreilles, car le cinéma vous montre ce que vous ne voyez pas !!!! Bonne dose de suspens ! Quant aux effets secondaires, à vous de voir ?! 
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 6 Avril 2013

 http://actualitte.com/blog/sophielit/files/2013/01/Quand-nous-serons-frere-et-soeur.jpg Roman - Editions Myriapode - 217 pages - 18 €

 

 

 

Parution le 17 janvier 2013

 

 

 

L'histoire : Louisa est une jeune métisse parisienne qui ne ménage pas ses efforts pour "Réussir". De sa mère décédée, il lui reste une couleur et des origines inconnues. De son père absent depuis toujours, juste un nom de famille.

Jusqu'au jour où un courrier notarié lui apprend le décès de celui ci et l'existence d'un héritage conséquent. Mais pour le toucher, Louisa devra vivre un mois en compagnie de Matthias, son frère de sang, venu de nulle part, et dont elle ignorait même l'existence... Louisa imagine tout ce qui pourrait l'attendre, sauf la réalité.

 

 

 

 

 

Tentation : Le pitch et la curiosité, l'auteure étant une blogueuse

Fournisseur : Ma CB

 

 

 

 

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 Mon humble avis : Avec un tel titre, je ne pouvais que lire ce livre... Quand nous serons frère et soeur... C'est souvent la question que je me pose avec des variantes... Sommes nous frère et soeur ? Quand nous étions frère et soeur avant que la vie nous mène dans 3 directions diamétralement opposées. Est-ce l'état civil qui fait de nous des frère et soeur, le sang qui coule dans nos veines, le temps que nous passons ensemble, l'éducation commune que nous avons reçue, l'obligation, l'envie, le désir, l'évidence, le partage, l'amour ? Bref, autant de questions que je me pose, moi qui suis la 2ème d'une famille de 3... Une soeur ainée très pratiquante et mère de 9 enfants... moi, athée, célibataire, sans enfant et en galère, et mon frère, qui a vécu 9 ans au Mexique et qui réussit maintenant en France sa vie personnelle et professionnelle. Pas de jalousie, mais des pourquoi. Et puis beaucoup de silence, une famille bavarde mais une famille de taiseux sitôt que l'on aborde l'intime...

Aussi, j'ai lu ce livre avec une émotion intense, parfois la gorge nouée. Non parce que nous nous empations dans le pathos, mais juste parce que cette histoire est belle. Belle et simple.

Louise va donc aller à la rencontre de son frère Matthias, au fin fond de la France, là où son portable ne capte pas... Une hérésie pour elle qui travaille dans la téléphonie mobile. Un mois à tenir avec cet être aux abords bourru. On se demande vraiment comment Sophie Adriansen va faire évoluer cette histoire, rien n'est écrit à l'avance, sauf peut-être la fin qui se devine avec les derniers rebondissements. On est tenu en haleine. Avec Louise, on écoute chaque mot et tous ces moments de silence que la fratrie partage. Car ces deux êtres que tout oppose sauf le sang vont devoir s'accepter, se découvrir, faire fi de leurs différences, s'apprivoiser. Et pour cela, il faudra compter sur le temps et remettre en cause les idées reçues. Et surtout, être curieux de l'autre, patient, à l'écoute. Recevoir le moindre mot comme une invitation ou un cadeau.

Sophie Adriansen nous emmène alors à Lougeac, en Haute Loire, pour 200 pages lumineuses et fraiches. L'écriture l'est sans aucun doute, même si j'ai parfois regretté l'usage trop récurrent des verbes auxiliaires. Mais les sons, les sensations, les couleurs, les odeurs, la lumière du soleil parfois écrasant sont là. Sans connaitre le village, on imagine parfaitement les scènes et les lieux. Oui, je réalise maintenant qu'il n'y a pas une page ni un lieu décrit (la maison, la place du village...), que j'ai lue sans m'en dessiner une idée précise dans la tête. Le personnage de Louisa n'y est pas étranger. On l'imagine féline, naturelle, l'urbaine qui devient belle des champs. Je me suis installée dans le hamac du jardin, et j'étais là sur le banc de pierre quand le frère et la soeur échangeaient 3 mots ou partageaient un silence.

C'est un roman sur deux mondes parallèles : Le Paris bruyant et excluant... contre le village où tout le monde se connait et où l'on prend le temps de ne rien faire.

C'est un monde sur deux époques opposées : Celle du XXI siècle à Paris où l'on panique sitôt que l'on n'est plus relié au monde par un fil ou une onde... et celle du XXI siècle dans un village où rien n'a changé depuis une éternité.

C'est un roman qui incite à réfléchir sur le sens que l'on donne à sa vie et à sa réussite. Qui prouve une fois de plus qu'en rencontrant l'autre, on se découvre soit même. C'est un roman centré sur l'essentiel, et qui vous invite à y retourner. Oui, un roman essentiel sur l'essentiel. Une très belle histoire, qui fait du bien...

 

 

PS 1 : Une lecture qui laisse présager que mes vacances de juillet dans un lieu aussi reculé mais dans le Cantal ne pourra que m'être bénéfique.

 

PS 2 : Un livre qui donne envie de réécouter la chanson "L'agriculteur" de Ridan

 

PS 3 : Un livre qui, par certains points, m'a fait pensé à la liste de mes envies de Grégoire Delacourt 

 

 

                                                                             5ème participation : Haute Loire

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 4 Avril 2013

http://www.cubitusbd.com/images/obj/4475g.gifBD - Editions Casterman - 118 pages -  9 € d'occas

 

 

Parution le 6 mars 1996

 

 

 

L'histoire : Après avoir brutalement perdu sa femme qu'il adorait, Jean s'embarque pour les Antilles, en Guadeloupe plus précisément, espérant trouver un palliatif à son chagrin dans une série d'articles qu'il doit rédiger pour le journal qui l'emploie. Et surtout, il espère retrouver l'auteur de lettres enflammées qu'il a retrouvé dans les affaires de sa femme et qui provenaient d'outremer.

 

 

 

 

Tentation : Le pitch, le titre, la couv, les dessins !

Fournisseur : La bib !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

étoile2.5

 

 Mon humble avis :Ah le piège... Cette BD fait partie de la collection "à suivre" (comme indiqué sur le couv), et les autres titre cités  l'intérieur laissent coire justement à une série. Après une petite recherche, il semble que les scénari des tomes suivant n'aient rien à voir avec celui ci, que ce soit au niveau de l'intrigue et des personnages. C'est donc un album One Shot. Pourquoi pas, sauf que pour moi cette BD a un goût d'inachevé, d'inabouti. En introduction, j'aurais pu mettre 4 étoiles. Mais là, même les personnages ne me paraissent pas très creusés, l'histoire tourne court. On ignore si certains passages sont des rêves flash back ou la réalité. Cette BD nous mène aussi  Venise, où Jean retrouve une famille qui semble très très proche, mais on n'en sait guerre plus. Je reste sur ma faim et hélas, je ne crois pas qu'une suite sortira près de 20 après. Car oui, cette BD ne date pas d'hier, cela se ressent dans les dessins... surtout au niveau des voitures. C'est fou ce qu'elles ont changé en 20 ans ! Bref, une histoire qui ne casse pas trois pattes à un canard, qui ouvre des promesses et les referme aussitôt.

Par contre, par contre, j'ai adoré les dessins et y ai retrouvé toute l'atmosphère de ma chère Guadeloupe. Ce qui me fait dire que cette BD est plus un prétexte des auteurs pour évoquer leur passion pour cette île. Les dessins sont très sympas, j'ai reconnu tant de lieux j'aurais pu même dire à quel endroit précis le dessinateur a posé son siège pour griffoner ses esquisses. Là, je me suis régalée, tout comme lorsque que l'on se retrouve dans une soirée créole, avec la cuisine créole, la nonchalance, le petit troquet du coin. Et puis la forêt tropicales aussi, bref, le paradis ! Même si... même si... les auteurs ne passent pas sous silence les rapports ambigus qu'entretiennent la Guadeloupe et la métropole, les Guadeloupéens et la France, et les Français avec la Guadeloupe... Une guadeloupe au passé afrocaribéen, dont on parle au présent au Français dans la BD et au futur comme terre d'Europe... Effectivement, on comprend bien là qu'il y a mauvaise donne et qu'un Guadeloupéen puisse avoir du mal à se sentir Européen. Lorsque j'ai vécu là-bas, j'ai constaté qu'il y a dix fois plus de différences ne serait-ce que culturelles entre un Guadeloupéen et un métro qu'entre un Américain et un Fançais, ou un Anglais et un français.  Enfin bref, Lettres d'outremer aborde délicatement ces éternels débats. Disons que l'album invite chacun à y réfléchir.

Une lecture en demi teinte pour moi. Je dirai que cette BD est à lire pour tous amoureux de la Guadeloupe ou pour tous les curieux des antilles. Les autres passeront leur chemin !

 

 

 

ILE-DESERTE2

 

 

 

 

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                                Une rose de Porcelaine, sur Basse Terre

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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