Publié le 1 Septembre 2011

Synopsis : On ne choisit ni ses parents, ni ses enfants !
Paul de Marseul, propriétaire d’un prestigieux vignoble à Saint Emilion a un fils, Martin, qui travaille avec lui sur le domaine familial. Mais Paul, vigneron exigeant et passionné, ne supporte pas l’idée que son fils puisse un jour lui succéder. Il rêve d’un fils plus talentueux, plus charismatique… plus conforme à ses fantasmes de père ! L’arrivée de Philippe, le fils de son régisseur va bouleverser la vie de la propriété. Paul tombe en fascination devant ce fils idéal. Commence alors une partie d’échec qui se jouera à quatre : deux pères, deux fils, sous le regard impuissant des femmes qui les entourent. Et au moins l’un d’entre eux n’a plus rien à perdre …

  

  

Drame avec Niels Arestrup, Lorant Deutsch, Anne Marivin, Patrick Chesnay, Valerie Mairesse

  

  

Scénario de Gilles Legrand et Delphine de Vigan

 

 

  

 

  

-toile4.jpg

 

Mon humble avis : Il s'en passe des choses dans les caves... On n'y fait pas que déguster et recracher des grand crus, on n'y fait pas que fabriquer avec patience et passion un millésime forcément supérieur au précédent.... On s'y déchire, on s'y déteste. On espère y gagner, oh non l'admiration, à peine la reconnaissance, mais juste l'amour de son père et si c'est encore trop, et bien au moins son respect. C'est le cas de Martin qui aimerait aussi recevoir le savoir que la famille se transmet depuis des générations. Mais rien, son père ne lui donne rien. Au contraire, il lui préfère de plus un plus un autre fils, celui du régisseur, qui possède toutes les qualités pour devenirle fils rêvé. Martin ne récupère que miettes, mépris, propos plus qu'outrageants et phrases assassines.

Voici un film français comme je les aime. Des photos magnifiques des vignobles du  St Emilion, une incursion dans le monde viticole et une histoire de famille. L'atmosphère se fait de plus en plus étouffante, la tension monte. Et pourtant, on espère toujours que le père et le fils vont se rencontrer, que ce père détestable va tendre une main, que le fils va se révolter. Personnellement, si j'étais Martin, il y a belle lurette que j'aurais pris mes cliques et mes claques. Mais il est attaché au domaine...

L'histoire n'est pas forcément originale, mais la réalisation est parfaite et le scénario très subtile, tout comme les personnages. Au début, on croit Paul, le père, âpre et maladroit, on le découvre anguleux et haineux et pire encore manipulateur et machiavélique. Les dialogues sont aux petits oignons acidifiés et prennent toutes leur ampleur grâce au jeux parfait de tous les acteurs, Niels Arestrup et Lorant Deutsch en tête. Mais n'oublions pas Patrick Chesnais, Valérie Mairesse, Anne Marivin et Nicolas Bridet qui participent tous à la réussite de ce film.

Pour moi, c'est un film parfait (pour qui aime les films lents, sans réelle action). C'est un film atmosphérique, psychologique mais ou rien ne déborde, ni dans le pathos, ni dans l'excès de bons sentiments. C'est un film dérangeant, où les gens ne s'aiment pas de façon politiquement correcte. Et c'est terrible. Des scènes très fortes (notamment celle ou Martin hurle sur son père que "ce n'est pas ça être un père") jusqu'à une fin édifiante et qui, quelque part m'a soulagée... Et puis, il y a la voix de Bashung qui chante les mots bleus... et l'on se dit que vraiment, le talent de Delphine de Vigan est présent dans ce film ample aux qualités multiples (gustatives, visuelles, humaines...)

Un film acre qui se déguste comme un grand cru, même si l'acreté vous laisse un goût amer dans la gorge, dans le coeur, une sensation douloureuse dans tout votre être. Un  film dont on peut dire, comme d'un vin, qu'il est brillant et épanoui, à la rétro olfaction certaine...

 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 30 Août 2011

Récit - Editions Au diable Vauvert 259 pages - 17 €

 

 

 

Parution en mai 2011

 

 

Le sujet : "Certains veulent faire le leur vie une oeuvre d'art, je compte en faire un long voyage. Je n'ai pas l'intention de me proclamer explorateur. Je ne veux ni conquérir les sommets vertigineux, ni braver des déserts infernaux. Je ne suis pas aussi exigeant. Touriste, ça me suffit. S'adonner à des activités non productives mais enrichissantes. Le touriste inspire le dédain j'en suis bien conscient. C'est un cliché qui résulte d'une honte de soi, car on est toujours le touriste de quelqu'un."

Des favelas colombiennes aux hôtels clubs tunisiens, en passant par les karaokés du Yang-tsé-Kiang, les villages oubliés du Mozambique, les vagues polynésiennes, les plateaux de Bollywood, le tumulte du Proche-Orient et même par la Suisse, ce promeneur globalisé nous guide à travers l’inépuisable diversité des mondes.

  

 

Tentatrice : Keisha

Fournisseur : Keisha et son son livre voyageur, merci livre voyageur

 

 

 

 

-toile4.jpg

 

 

Mon humble avis : Là où Vincent Noyon, dans son Touriste professionnel, voyageait dans un but précis : écrire des guides de voyage, Julien Blanc Gras erre sur la planète au gré de ses envies, de sa curiosité, pour faire de sa vie ce qu'il a choisit d'en faire : un long voyage. Un rêve qu'il nourrit depuis tout petit, à l'époque où son doudou était une planisphère gonflable. On assiste donc à la réalisation de ce rêve. On suit pas à pas Julien qui s'affranchit de plus en plus. Des débuts timides à Londres, un coup d'essai en quelque sorte. Et 250 pages plus loin, nous voici au Mozambique sur un lieu qu'aucun pied humain n'a encore foulé. Entre temps, nous sommes allés au Népal, en Colombie au fin fond des favelas, on a risqué la crise de nerf dans un aéroport Suisse, on a discuté avec des Israéliens et des palestiniens qui veulent tous la paix mais ne voient pas comment y parvenir, et pour cause de plage paradisiaque, on a manqué "la vague".... Notre jeune voyageur s'est un peu professionnalisé au fil de ses voyages (via l'écriture et le reportage). Et oui, il faut bien gagner sa vie pour s'offrir la vie que l'on s'est choisi. Mais pas à n'importe quel prix...

Ces récits sont passionnants, pertinents, caustiques, parfois très drôles mais aussi désespérants, voire exaspérants.... et pourtant, que peut on faire ? Avec bon sens, Julien Blanc Gras met le doigt sur les non sens de notre monde, que ce soit en terme de mondialisation ou en mode local fond du monde.... Où, au fin fond de Madagascar, le gendarme du village est aussi corrompu que toute une classe politique, même si, au bout du monde, cela se compte en quelques litres d'essences transformés en litres de vin mais qui, de ce fait, ont laissé périr 18 personnes en mer. On constate aussi avec effroi les envers de la médaille de certaines missions botanistes ou autre... Bref, partout où il y a de l'homme, il y a de" l'hommerie" pour le pire, comme pour le meilleur. Car sur son chemin, Julien Blanc Gras nous fait rencontrer de sacrées personnes et rien que pour cela, on aimerait le suivre et voir le soleil se lever... ailleurs.

 

044_44.JPG

 

Ce livre est un excellent témoignage de voyages, qui amène à réfléchir sur les motivations qui poussent justement certains à partir ou pas, sur le fonctionnement et les dysfonctionnement du monde, sur les préjugés qui conduisent souvent notre route au bout de la rue, sur notre place dans le monde et la réussite de l'objectif de notre vie. Et pour ma part, ce récit me prouve qu'en réunissant ma volonté, mes capacités, mes envies et mes rêves, je ne saurais jamais atteindre cette dimension du voyage, même si, par moment, j'ai bien eu l'impression de la frôler ! Mais l'essentiel est de voyager à sa dimension, tout en respectant celle des autres et en n'oubliant jamais que voyager, c'est faire un pas dans l'infini.

 

 

J'ai relevé nombre de citations.... D'ailleurs tellement nombreuses que je ne peux y faire un choix. Elles feront donc l'objet d'un autre billet pour ne pas trop allonger celui ci et ne pas perdre votre attention !

 

 

Lecture commune avec A Girl From Earth

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

Repost0

Publié le 28 Août 2011

100 8416

Hervé Commère, auteur Rennais rencontré au Festival de la Rue des Livres à Rennes en mars dernier, en pleine dédicace de mon exemplaire de son nouveau thriller : Les ronds dans l'eau...

 

 

 Un thriller qui prend racine il y a 30 ans mais qui se déroule de nos jours entre Rennes, Rouen, la côte Bretonne et l'Angleterre...

 

Un thriller où, finalement, le personnage principal est le hasard...

 

 

La tentation était donc trop forte d'orienter mon interview sur les thèmes suivant : choix, hasard...

 

 

 

 

 

A priori, vous semblez vous spécialiser dans l’écriture de polars/thriller.... Est-ce par hasard ou par choix ?

Les deux. J'aime les polars, et j'en écrirai encore. Mais j'aime aussi d'autres formes. Mon premier roman n'était pas un polar, d'ailleurs. Ce qui est à peu près sûr, c'est que mes trois prochains romans seront encore dans le genre policier. Ensuite, on verra...

  

 Comment écrit on un livre comme “les ronds dans l’eau” : un canevas, un synopsis très précis ou laisse-t-on place au hasard ?

Je vis avec une histoire durant des mois, quotidiennement, en prenant des notes. Et puis tout finit par s'imbriquer, se mettre en place, et finalement l'histoire est complète. Arrive le moment de l'écriture. Moi, je commence à écrire quand l'histoire est terminée, précise.

Après, bien sûr, l'écriture apporte plein de choses, des détails qui surgissent, une espèce d'improvisation de dernière minute qui donne de la couleur et du relief à l'ensemble.

 

Quelle est la part d libre arbitre et du choix, du hasard, dans l’écriture lorsque l’on veut être publié : faut il suivre un schéma, une mode, corriger et renoncer à l’important ou juste tomber au bon moment au bon endroit ?

Je crois ne pas pouvoir vous dire grand chose sur le sujet. Je ne sais pas ce qu'il faut faire pour "être publié". Il suffit de voir tout ce qui sort en librairies, on voit bien que tout est possible, tous les genres sont admis. Je vois l'écriture comme un espace de liberté, l'endroit et le moment où, justement, il est permis de ne penser qu'à soi, sans se soucier du regard des autres. Ecrire, ça peut faire se sentir libre. Etre publié, ça n'est qu'une reconnaissance. C'est formidable, c'est certain, mais le premier plaisir, c'est d'écrire.

Quelqu'un qui joue de la guitare chez lui prend du plaisir. Il sait qu'il n'enregistrera jamais d'album, qu'il ne fera jamais l'Olympia, mais qu'est-ce-que ça change ? Au moment où il joue, il est bien, et c'est tout ce qui compte.

 

 A propos de mode, est-ce un choix réactionnaire d’écrire un thriller sans hémoglobine ni viscères éviscérées à chaque page ou est-ce juste parce que cette violence ne s’est pas imposée d’elle même ?

La violence physique ne me touche pas vraiment, le sang ne me fascine pas du tout. Là, je me rends assez compte que je nage un peu à contre courant dans le domaine du thriller mais je n'y peux rien, ça n'est pas mon truc. J'aime assez m'identifier quand je lis un livre ou vois un film. C'est la même chose dans mes romans, j'ai envie que le lecteur s'imagine à la place du héros, un gars comme tout le monde à qui, soudain, il arrive quelque chose d'incroyable.

 

N’auriez vous pas été gangster dans une autre vie par hasard ? Et si vous aviez été gangster, quelle spécialité auriez vous choisie?

Désolé de vous décevoir mais non, je n'ai pas été gangster, juste patron de bar (mais c'est déjà pas mal !). Quelque chose me fascine dans le mode de vie de ces gars, pouvoir tout quitter en deux minutes, comme dans "Heat". Mais ça ne m'attire pas personnellement. Et puis il y a un fossé entre le banditisme et la littérature. Je préfère à coup sûr la littérature. Petite confidence : ce fossé sera le thème central de mon quatrième roman. Mais on a encore un peu le temps.

  

Quel est le choix que vous regrettez et celui dont vous êtes le plus fier ?

Je ne regrette rien. Je suis heureux, c'est un peu sinueux et j'aime ça, ça vit. Ce que je pourrais regretter, c'est parfois de ne pas avoir osé assez vite, d'avoir manqué d'audace ou d'à propos, et de me dire ensuite "J'aurais dû, ça aurait été drôle". Il y a quelques mois, j'ai croisé Dave dans la gare de Rennes. Il était hilare, avec deux autre types. J'ai voulu prendre un air las et, sans m'arrêter de marcher, lui dire "Hé Dave, tu te calmes un peu, s'il te plait", ça m'aurait fait rire tout seul. Mais je n'ai rien fait.

Ce dont je suis le plus fier, par contre, je sais très exactement ce que c'est et je ne vous le dirai pas !

 

Quel est la pire crasse que le hasard ait pu vous faire ?

J'ai plutôt l'impression d'avoir eu souvent de la chance.

Il y a environ dix ans, vers une heure du matin, une voiture a défoncé la vitrine de mon bar au Mans. J'avais une dizaine de clients. Un type ivre mort qui voulait se garer pour prendre un verre. Grosse frayeur. Le coup du sort, c'est qu'on enterrait mon grand-père le lendemain. Un peu trop d'émotion en trop peu de temps, peut-être...

  

Si le hasard faisait bien les choses, que vous arriverait il ?

Il ferait gagner ma soeur au Loto, et elle m'en donnerait une partie.

 

 Finalement, qui est le plus fort, le choix ou le hasard ?!!!

Sans hésiter : le choix.

 

Le hasard peut-il être un choix ? Dans ce cas, reste-il le hasard ? Où le hasard doit il être inconscient pour garder sa qualité première ?!!!

On peut tout tenter d'anticiper, deviner les choses et prévoir la suite, quelque chose peut surgir et changer le cour des choses. La vie n'est faite que d'imprévus. Des non-fumeurs attrapent le cancer du poumon, des misérables gagnent au loto. Il faut vivre sans penser à tout ça, sans quoi on ne fait rien.

Mais dans un coin de nos têtes, nous dire qu'on ne maitrise peut-être pas la suite. Finalement, c'est peut-être juste être un peu humble.

 

Rennes : choix ou hasard ?

Je venais de vendre mon second bar, ma chérie cherchait du travail. On visait le grand ouest. Elle a trouvé à Rennes. Voilà.

Sinon, pour ce qui est d'y situer l'action de mon roman, désolé de décevoir la bretonne que vous êtes, mais mon roman ne se déroule que là où j'habite. Si je vivais en Haute-Garonne, "Les ronds dans l'eau" se déroulait sans doute à Toulouse. Si je vivais encore à Rouen, ce serait là-bas.

 

Quels sont vos 3 derniers coups de coeur littéraires ?

Si vous deviez piocher dans un bac, quel est le livre aimeriez vous en sortir pour l’emmener sur la plage cet été ?

Il y a quelques mois, j'ai lu "Si ce livre pouvait me rapprocher de toi", de Jean-Paul Dubois. Je crois avoir au passage découvert mon auteur favori, l'élégance et la désinvolture, l'humour et la distance, l'ironie, un charme total et constant. Quand je croiserai cet homme, je lui serrerai la main chaleureusement, ça ne lui fera ni chaud ni froid et ça achèvera de me séduire !

J'ai lu tout récemment un roman de Laurent Chalumeau, "Les arnaqueurs aussi". C'est un polar très drôle, ça n'arrète pas, c'est vif et plein de surprises, ça m'a rappelé Frédéric Dard, et j'ai ri tout seul à plusieurs reprises. J'aime ça !

Sinon, je suis en train de lire un gros roman très noir, que mon éditrice m'a conseillé. C'est publié chez Fleuve Noir, c'est "Meurtres pour rédemption" de Karine Giébel. J'en suis à la moitié, c'est d'une noirceur profonde, et parfois la lumière perce. On prend ces éclats de lumière comme l'héroïne, en plein coeur. On s'y accroche comme elle, en attendant la suite, c'est dur et beau, parfois tendre mais cruel, et au fond, vivant. Je suis content que vous me demandiez un livre à conseiller, ça me donne l'occasion de citer ce roman. Je suis fier de faire partie de la maison d'édition qui a permis à ce livre d'exister.

 

 

merci

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

Repost0

Publié le 26 Août 2011

Synopsis : Depuis que sa femme a été victime de brûlures dans un accident de voiture, le docteur Robert Ledgard, éminent chirurgien esthétique, se consacre à la création d’une nouvelle peau, grâce à laquelle il aurait pu sauver son épouse. Douze ans après le drame, il réussit dans son laboratoire privé à cultiver cette peau : sensible aux caresses, elle constitue néanmoins une véritable cuirasse contre toute agression, tant externe qu’interne, dont est victime l’organe le plus étendu de notre corps. Pour y parvenir, le chirurgien a recours aux possibilités qu’offre la thérapie cellulaire.
Outre les années de recherche et d’expérimentation, il faut aussi à Robert une femme cobaye, un complice et une absence totale de scrupules. Les scrupules ne l’ont jamais étouffé, il en est tout simplement dénué. Marilia, la femme qui s’est occupée de Robert depuis le jour où il est né, est la plus fidèle des complices. Quant à la femme cobaye…

 

 

Drame, thriller avec Antonio Banderas, Elena Anaya, Marisa Peredes

 

 

 

 

 

 

 

 

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

 

 

-toile4.jpg 

Mon humble avis : La piel que habito est l'adaptation cinématographique du livre Mygale du romancier français Thierry Joncquet ( pas lu non plus).

Je trouve que le synopsis retrace assez mal l'histoire du film, et en transforme même le sujet principal. Le résumé accolé au roman d'origine sur les sites de ventes de livres en ligne correspond beaucoup plus à ce que j'ai vu ce soir.

De même, la bande annonce est trompeuse. Elle fait plus croire à l'angoisse et l'action qu'au climat lourd qui s'installe, au mystère impénétrable, à la noirceur terrible de ce film. C'est un film froid, chirurgical, psychologique. Mais l'on ne passe pas notre temps en expériences de laboratoire comme le fait croire la BA. En fait, c'est plus oppressant qu'angoissant, comme tout ce qui touche de près à la formule du huit clos et aux relations spéciales qui s'installent entre les protagonistes. C'est un film dérangeant,morbide, complètement amoral et on ne peut plus fascinant. Un chef d'oeuvre pour moi, je n'ai rien vu venir. Le film commence par les prémices de la fin puis nous conduit quelques années plus tôt avant de revenir dans le présent... On se dit non, ce n'est pas possible. Et bien si. On a l'impression d'être dans un autre monde, un autre univers, où il se passe quelque chose d'inhabituel qu'aucune explication logique ne semble éclairer. Almodovar nous perturbe même en jouant sur les dimensions des pièces, de ces personnages, des écrans de télé. La caméra est parfaitement tenue, amenant un esthétisme froid et clinique pour toutes les scènes intérieures, en contradiction avec le soleil extérieur toujours omniprésent. Nous sommes tous tenus à l'ombre quelque part.... Et puis il y a toutes ces portes blanches....On se demande si elles sont réelles ou juste une part d'un décors voulu.  On ne sait pas bien où elles mènent toutes, si elles n'en cachent pas une autre derrière, un peu comme un faux plafond ou un double fond de valise cache l'essentiel.... Un peu à l'image de ce film qui est plus qu'à double fond... et à l'image parfaite de son personnage principal... Beaucoup de symbolisme et de questionnement sur la nature humaine.

Mes copines de séance se demandaient bien ce que j'allais pouvoir raconter ici. Et bien je n'ai en fait pas dit grand chose, je n'en dirais pas plus sur l'histoire ni même sur le sujet précis ou les motivations des personnages. Un conseil, n'allez pas lire les résumés du livre. En dire plus gâcherait votre plaisir et votre surprise. Restez ignorants. Contentez vous de ces fausses impressions véhiculées par la bande annonce et le synopsis. Je vous garantis alors un bluff extraordinaire effroyable et glaçant... Un film hors norme.

 

PS : je précise juste un régal personnel... L'apparition en chair et en os, dans son propre rôle, de la chanteuse hispono-guinéenne que j'adore : Buika !

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

Repost0

Publié le 24 Août 2011

Roman - Editions Buchet.Chastel - 312 pages - 19 €

 

 

 

Parution le 25 août 2011

 

RENTREE LITTERAIRE

 

L'histoire : Le Marché, la Bourse.... Tout cela doit monter, monter, inexorablement pour le bonheur universel. Les yeux sont rivés sur le Big Board (le grand écran), où les chiffres changent et s'échangent en quelques millième de seconde....

Franck Modrano travaille pour le Consortium, la plus grande banque du monde. Il est le meilleur pour dégoter les perles qui exciteront ensuite les traders... Mais voilà, il est à court d'inspiration....

Alors, en une nuit, il trouve l'idée du siècle. Créer une société fictive... En quelques jours, cette société, For Ever Green, dépassera toutes ses espérances et affolera le marché, faisant de lui une star adulée... Jusqu'au jour où...

 

 

Tentateur : Denis, de Libella

Fournisseur : Libella et Buchet Chastel, merci pour l'envoi.

 

 

 

étoile3etdemi

 

Mon humble avis : Un livre ô combien d'actualité ! J'entame sa lecture alors que les journalistes s'interrogent sur la possibilité d'un krach boursier et nous feraient bien croire en l'Armageddon...

Après quelques pages, je sais que ce livre va me plaire, par son ton, son style. Je vais trouver la dose d'humour et de cynisme, de causticité et de moquerie nécessaire à ma bonne santé livresque. Déjà je souris et je ricane.

Je ne comprends rien au milieu de la bourse, du Marché, qui m'intéresse à peine alors qu'il est le support du monde. Mais trop nébuleux pour moi.
Sauf que, avec Bienvenue dans la vraie vie, tout cela s'éclaircit. Une nouvelle fois, voici la preuve que l'instruction passe avant tout par le jeu, la distraction. Bernard Foglino décode pour nous le fonctionnement du Marché, de cette fourmilière qui peut vous ruiner ou vous enrichir en une nuit !Je découvre le métier de ce Franck, analyste, chargé de trouver les sociétés qui crèveront le marché de demain.... quitte à attendre des résultats d'expériences sur un rat de laboratoire... Et là, ça me fascine, cela devient même limpide, cela m'accroche complètement et m'amuse beaucoup.. Même si c'est cynique à souhait et que cette histoire se fait le miroir de notre société aux bien tristes valeurs. D'ailleurs, parlons en de valeur. Ce roman est vraiment propice à la réflexion sur la valeur et le prix des choses, deux notions bien différentes si l'on prend le temps d'y penser. D'ailleurs, durant les quelques jours qu'ont duré ma lecture, j'ai beaucoup réfléchi à cela et l'envie m'est même venue de me lancer dans une dissertation de philo. Car je réalise que dans ma vie, les seules choses qui ont réellement encore un prix officiel sont mon réfrigirateur (neuf), mon ordinateur (de base) mon lecteur mp3 (neuf) et ma voiture (argus).  Sauf que ma voiture ne vaut plus rien à l'argus, à peine quelques centaines d'Euro. Elle passe donc dans l'autre colonne de ma vie : la valeur. La valeur que je donne à mes affaires. Ma voiture, c'est ma liberté. Et les drapeaux à prières bouddhistes qui flottent au dessus de ma fenêtre, achetés à peine 1 €, représentent le suprême dépassement de moi, le Camp de Base de l'Annapurna, 4300mètres. Après, il y a mes livres, mes bibelots, mes peintures. Une valeur inestimable, mais pas de prix... Trêve de digression...

La troisième partie, comme une route de montagne en lacet, m'a un peu perdue, me récupérant tout de même à chaque épingle à cheveux ! Car le narrateur quitte l'ordre chronologique et notre personnage part un peu en vrille, comme tout homme ultra stimulé et dépassé par sa propre réussite, qui en veut toujours plus, à qui l'on en demande toujours plus. Un homme pris dans le piège du monde : tout faire pour garder son siège, même se lancer dans ce qui semble l'inédit, même si, sans le savoir il est toujours comme une marionnette que le tout puissant agite comme il veut. Bref, le Système. Tout pour rester dans ce monde impitoyable, dans la vraie vie.

L'auteur prend ici l'exemple extrême de la bourse et de la plus grande banque du monde, dont la description tiendrait presque de la SF, mais c'est la pauvreté du comportement humain qu'il constate, la superficialité de son terrain de jeu, et surtout son appétence dérisoire et bien fragile, au mépris des conséquences sur la vie de millions d'individus.

Petit bémol en passant : j'ai trouvé la réponse à LA Question très vite.... Peut-être est-ce voulu et comme d'habitude, les personnages de l'histoire ne possédant pas le regard extérieur du lecteur, ne voient pas l'évidence ???

Sur la fin, on en vient forcément à penser à un certain Jérôme K, qui à "lui tout seul" a fait trembler la terre.... Et tout au long de ma lecture, je me suis demandé ou s'arrêtait la réalité et où commençait le romanesque. Car s'il n'y a dans ce livre que réalité romancée, et bien mes amis, je peux vous dire que notre monde repose sur... RIEN.

Un très bon livre, qui vous éclairera, vous initiera sans vous barber, vous amusera et vous fera trembler... Un roman que je classe dans la catégorie fascinant.

 

 

 

" Chance... Fortune... La chance, ça se saisit, la fortune, il faut croire que ça se mérite..."

 

"Quand le vent souffle, même les dindes arrivent à voler" (proverbe boursier)

 

"Qu'est-ce qu'un vendeur ? Un être altruiste, qui place sont client au centre de tout. Animé par l'obsession de lui fournir le meilleur service possible. Quelqu'un qui écoute avant de proposer. Qui fait mieux qu'écouter, qui entend, qui devine. Qui fait mieux que proposer, qui trouve la solution parfaite" ( ahah, c'est tout moi ça, sauf quand je suis très en retard sur mon CA !!!!)

 

" La valeur est une chimère. Rien n'a de valeur, tout a un prix, notre job est de le deviner.... Rien n'a de valeur ici-bas, puisque le prix des choses repose sur l'échange, et que derrière l'échange, se cachent égoïsme et cupidité".

 

"Epidémie, guerres pour l'espace vital, l'homme devient allergique à lui même"

 

"La bourse est une guerre où l'on ne voit jamais celui qui vous tue"

 

"Ce qui a de la valeur pour le Marché, c'est la nouvelle, pas sa véracité".

 

" Les krach sont nécessaires. Commes des purges. Ils assainissent. Ramènent aussi un peu d'humilité et de retenue chez nos semblables".

 

RL2011b

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 22 Août 2011

Synopsis :  Captain America: First Avenger nous plonge dans les premières années de l’univers Marvel. Steve Rogers, frêle et timide, se porte volontaire pour participer à un programme expérimental qui va le transformer en un Super Soldat connu sous le nom de Captain America. Allié à Bucky Barnes et Peggy Carter, il sera confronté à la diabolique organisation HYDRA dirigée par le redoutable Red Skull.

 

 

 

SF avec Chris Evans, Hayley Atwell, Tommy Lee Jones...;

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

étoile2.5

 

Mon humble avis: Friande de supers héros je suis, je ne connaissais pas celui ci, alors j'ai foncé tête baissée dans la salle obscure.

Le film de super héro jouit souvent d'une mauvaise image aux yeux du public qui boude ce genre pour son aspect disons... léger.

Et bien, à force d'en voir et d'en revoir, en compagnie de personnes plus que fan et très initiées aux comics (nom donnés à ces films), je réalise qu'il existe un véritable univers empli de personnages qui se rejoingnent plus ou moins, que chaque film fait souvent référence à un autre et qu'il y a là une étendue infinie de connaissances à acquérir pour apprécier pleinement le genre. Bref, il y a une véritable culture comics, marvel... Disney détient désormais les studios Marvel dont ce fim (et mes chéris X.Men) sont issus. Et la Warner détient DC comics, le concurrent historique de Marvel. Bref, si vous êtes sensibles au sujet, je vous garantie que vous écouteriez des heures l'initié qui vous explique les tenants et les aboutissants de tout de petit monde.

Bon, comme je suis encore assez ignare dans le domaine comics, je n'ai pas pu apprécier ce film à sa juste valeur. J'ai trouvé qu'on mettait un certain temps à entrer dans le vif du sujet, qu'il y avait donc quelques longueurs. Je ne suis pas tombée amoureuse de Captain América, malgré sa petite gueule de beau gosse et son body buildé : je lui ai trouvé bien souvent un aspect désuet, limite ringard et surtout ultra patriotique. (le film se déroule pendant la seconde Guerre Mondiale, donc on échappe pas à un certain manichéisme non plus.)

Mais l'intigue est bien ficelée même si elle ne déborde pas d'originalité (les très méchants finissent souvent par ce ressembler d'un film à l'autre), et le spectacle est franchement bien assuré. Le suspens n'est pas mis de côté. Bref, malgré tous mes bémols, les clichés et les moments attendus qui n'arrivent pas comme par hasard, j'étais accrochée, je voulais connaitre la fin....

La fin, parlons en.... Restez jusqu'à la fin du générique.... vous y découvrirez que la fin n'est que le début d'une grande aventure, d'autres films sont prévus, dont notamment, un film qui réunira plusieurs héros de Marvel (pour l'été prochain), ce qui devrait ravir les fans du genre. Et vu le bon temporel du prochain film, notre captain america devrait avoir abandonné son apparence plutôt kitch. Donc, je fais comme les autres, j'attends aussi... Surtout que mon initié de voisin m'a également annoncé la préparation de 3 nouveaux films X.Men !!!! Moi qui prévoyais me faire offrir le coffret pour Noël, je vais peut-être patienter alors !!!

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

Repost0

Publié le 21 Août 2011

Roman - XO Editions via MMC Book- 387 pages - 19.90 €

 

 

Parution le 16 juin 2011 - Nouveauté

 

 

 

L'histoire : Hélène Lancel....l'une des dernières icones du cinéma Français, se déclare enfin prête à tourner pour la télévision. C'est l'effervescence. Quelle chaîne signera la star ? Quel scénario ?

Le tournage du téléfilm commence, rien ne se déroule comme prévu. Cela dépasse la malchance. Il y a là une réelle volonté de nuire, la mort rode. Ce film tourne au cauchemar. Qui ? Pourquoi ?

Une fascinante plongée dans le monde de la télévision et du cinéma !

 

  

Tentateur : Edition participative par My Major Company Book à laquelle j'ai participé.

Fournisseur : Livre reçu suite à ma participation à l'édition.

 

 

 

 

 

 

  Je sais, ce billet a déjà été publié, mais ce livre me tient à coeur, alors je le remets à la une de ce blog.

Si vous aimez les lectures distrayantes, si vous aimez le cinéma, si vous vous demandez ce qui se passe dans les coulisses d'un téléfim.... et que vous tenez un blog litt.... et que vous pouvez garantir lecture et publication de billet sous 3 semaines.... Faites moi savoir, je peux vous obtenir quelques exemplaies "Presse" (Inscription par comm + mail privé pour coordonnées postales)

 

-toile4.jpg

 

 

Mon humble avis : Comme je me suis régalée lors cette lecture idéale pour l'été, distrayante à souhait, mais pas que...

L'histoire tout d'abord. Rondement menée, extrêmement bien ficelée. Elle ne manque pas de suspens, de rebondissements, de péripéties. On voudrait lire ce livre d'une traite, mais les obligations quotidiennes nous en empêchent parfois. Les personnages sont nombreux, mais aucune confusion, ils sont présentés à chaque changement de scène. Parlons en de ces personnages, qui finissent presque par former une troupe de gais lurons à laquelle on aimerait appartenir. En tout cas, on s'attache à eux et l'on se sent bien avec eux. Certains sont à baffer, d'autres touchants ou très drôles. Quoiqu'il en soit, des scénaristes, à la productrice, en passant par l'actrice star et son assistant, les personnages sont franchement bien aboutis et bien plus subtils qu'ils n'y paraissent en premier lieu. Le manichéisme est bien mis à mal ici ! Car derrière ces stars, ces réalisateurs, ces scénaristes de cet univers si glamour qu'est le cinéma, se cache des hommes et des femmes avec leurs qualités et défauts, des personnes parfois prises au piège de leur image publique.

Come back décrit donc l'univers de la télé et du cinéma avec beaucoup d'humour, de dérision, sans trop d'illusions, mais aussi, une sacrée dose d'amour. Les deux auteurs connaissent bien ce monde... Aussi, dans ces pages, les rails de coke ne manquent pas, les caprices de star agacent toujours, les égos surdimensionnés débordent, les peaux de bananes et coups bas volent ! Mais se côtoient dans ce milieu le pire comme le meilleur, et les auteurs n"hésitent pas à parler de ce meilleur justement. La star qui n'est pas si froide et très attachée à son personnel, comme à ses fans. Le respect de la productrice pour sa star et son talent de comédienne, la productrice qui privilégie l'art au mépris de quelques aspects financiers...

On s'imagine ce milieu l'archétype du superficiel, et bien non, en tout cas, pas systématiquement, il y a des exceptions (confirment elles une règle qui dépend surtout de mythes et de rumeurs ?). En tout cas, Come Back montre une réalité mais ne cache pas l'affection des auteurs pour certains protagonistes. Peut-être ont ils voulu rendre à Cesar...

Enfin, ce qui m'a littéralement passionnée et qui a grandement comblé ma curiosité, c'est tout ce que j'ai appris dans cette lecture plaisir... Comment écrit on un scénario, qui choisit le scénariste, le réalisateur, selon quels critères, comment négocie-t-on un contrat avec une star, quel est le rôle des chaînes de télévision, l'impact de l'aspect financier et de l'audimat sur la nature des tournages... Vraiment très intéressant.

J'émets un tout petit minuscule bémol pour la fin qui arrive trop tôt à mon goût, peut être parce qe je serais bien restée un peu plus auprès d'Hélène, de Françoise, de Julien... Et puis j'ai eu l'impression que certains personnages ou détails avaient été abandonnés en cours de route. Mais c'est certainement pour laisser la porte ouverte à une suite, que j'espère de tout coeur !

Bien sûr, je n'ai pas évoqué un dixième de la richesse et des surprises que vous réserve ce roman ! Vous savez ce qu'il vous reste à faire !!!

En tout cas, je remercie chaleureusement Christian et Eric Cazalot pour cette invitation à visiter  les coulisses de ce monde inaccessible. Je sais désormais ce qui se passe derrière l'écran, même si rappelons le, Come Back est un roman. Avertissement : Si vous lisez ce livre sur la plage, n'oubliez pas l'écran total avant lecture. Car après, vous l'oublierez certainement !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 20 Août 2011

Synopsis : Annie a la poisse. Son fiancé l’a quittée et son nouvel amant est un goujat. Lillian, sa meilleure amie, file quant à elle le parfait amour. Lorsqu’elle lui annonce son futur mariage, Annie oublie ses soucis pour se consacrer à son rôle de témoin et transformer les préparatifs en un moment magique et privilégié. Mais c’est sans compter sur les autres amies de Lillian, l’insatiable et athlétique dragueuse Megan, la candide Becca,l’ex-beauté Rita et l’ultra-snob Helen… toutes incontrôlables et décidées à donner de la voix pour imposer leurs choix dans l’organisation de l’enterrement de vie de jeune fille. Débute alors une délirante aventure…!

 

 

Comédie avec Kristen Wiig, Rose Byrne, Maya Rudolph

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-toile3.jpg

 

 

Mon humble avis : Ce film est un mélange du pire et du meilleur. Commençons par le pire... La vulgarité excessive de certains dialogues et l'aspect répugnant de quelques scènes qui n'apportent rien au film... Excepté un débordement du burlesque vers le grotesque. Tout comme le personnage de Megan (la belle soeur de la mariée), qui ne m'a pas fait rire du tout tant tout dans son comportement est "no limit", sans nuance, sans finesse, même s'il parvient tout de même à toucher vers la fin.

Le meilleur maintenant : Un film pêchu avec un côté assez réaliste de la vie de la femme en 2011. Chacune de ces fameuses amies représente un type de femme (la richissime et bellissime mais bien seule, la jeune mariée incrédule, l'ancienne mariée désabusée, la future mariée et la célibataire qui peine à trouver le point d'impulsion pour remonter du fond vers la surface). L'analyse de la vie de toutes ces femmes et de l'impact du changement dans la vie de l'une d'elle est assez perspicace. Et oui, car quand votre meilleure amie se marie, ça chamboule aussi votre vie et  vos habitudes de nana , et vous constatez que vous êtes une de moins sur le carreau, donc de plus en plus seule.

Le regard porté sur l'amitié féminine est touchant et réaliste. La jalousie arrive vite, le combat pour rester "la meilleure amie", la sensation d'abandon sitôt qu'une nouvelle copine devient très proche de la meilleure amie... Bref, tout ça pour ça, alors que justement dans l'amitié, il y a de la place et un rôle pour chacun, sans qu'il soit question de meilleure ou moins bonne... Pour moi, il y a juste des amies différentes et nécessaires !

Mine de rien, malgré son aspect comédie hilarante aux bonnes répliques et aux scènes jubilatoires, ce film se penche sérieusement sur le fléau du siècle : la sensation de solitude, que l'on soit, ou pas entouré. La peur de l'abandon...

Enfin, the last but not the least, le meilleur pour la fin même, l'actrice principale Kristen Wiig, qui porte littéralement le film autant par sa finesse que sa gaucherie. Une actrice qui porte son âge ( le mien !) (identification maximale à son personnage !) avec naturel. Kristen Wiig m'a fait pensé à Meg Ryan dans sa grande époque comédies romantiques, avant que bistouri et Botox lui ravagent son charmant minois. Pourvu que Kristen Wiig reste telle qu'elle est, naturelle... Et c'est sûr qu'elle continuera à nous faire rire et à nous émouvoir.

 

 

 

Par contre, curieux, certaines scènes de la BA ne figurent pas dans le film, notamment celle du gadin en robe de mariée, qui prend une autre allure dans le film...

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

Repost0

Publié le 18 Août 2011

Roman Policier - Edition Ravet-Anceau - 220 pages - 10 €

 

 

Parution en février 2011

 

L'histoire : Un flic désabusé (alcoolique, divorcé... bref, le classique) enquête sur une scène de crime à Escobecques. La victime est une jeune fille répondant au nom de Mélanie.

A Marcq en Baroeul, son collègue, Leroy, enquête sur le même meurtre mais sur une autre scène de crime. Bref, deux scènes de crime, un seul cadavre, étrange, étrange.

 

 

Tentation : Liliba et Sandrine

Fournisseur : Liliba, merci pour le prêt

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-toile2.jpg

 Point commun entre Liliba, Sandrine et moi... Nous sommes cht'i toutes les trois, même si 2/3 de ce trio est expatrié ! Et comme ce roman se déroule entre autre dans la ville où j'ai vécu mes vingt et quelques premières années.... lecture incontournable !

 

 Mon humble avis : Il revient de loin ! Car j'ai failli abandonner cette lecture tant j'étais agacée et peu captivée. Il faut dire que la première partie est particulièrement déprimante, embrumée, lente et comme malmenée. On se demande vraiment où l'auteur va en venir. Et puis voilà que d'un seul coup, le ni queue ni tête prend un sens complètement inattendu et inédit dans ma carrière de lectrice de polar. Renversement de situation, on reprend tout à zéro ou presque !  Alors je me suis laissée prendre par l'intrigue qui s'est révélée originale, bien ficelée et au dénouement vraiment original. Bref, comme on dit, je n'ai rien vu venir !

Par contre, j'ai bien vu tous les mots déplacés (dans la bienséance), la surenchère dans la vulgarité, des impressions de discordance de temps, des fautes d'orthographe ou des coquilles d'édition (oui, je ne vois pas les miennes mais je vois celles des autres ! Mais pour l'instant, je ne suis pas publiée !!!). L'ensemble aboutit à un style qui manque terriblement de fluidité, qui alterne entre langage soutenu et paroles on ne peut plus populaires pour ne pas redire vulgaire. Comme s'il fallait faire cool, comme s'il fallait forcément essayer d'être drôle. Bref, l'écriture m'a été désagréable. Je me suis noyée dans des digressions qui semblaient n'être là que pour assurer un nombre de pages correcte au roman. Et le côté too much dans la grivoiserie méprisante  m'a irritée au plus haut point. A titre d'exemple, pour nommer une tenancière d'estaminet, nous avons droit à en quelque ligne à : la chaudasse, la pourrisse, dégénérée, la loute... j'en passe et des meilleurs, Liliba a relevé aussi d'autres exemples guère plus réjouissants.

Enfin, l'auteur a une fâcheuse tendance à exploiter des clichés cht'i, par forcément à bon escient, et comme d'habitude, pas les meilleurs. Heureusement que l'on a Dany Boon pour redorer notre blason !

Dommage, car l'enquête en elle même suffisait à faire de ce roman un bon polar, même très plus que bon. Mais le style... Là, je n'adhère pas du tout

 

 

 

 

L'avis de Sandrine et de Liliba

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

Repost0

Publié le 16 Août 2011

Synopsis : À l'occasion de leur mariage, Justine et Michael donnent une somptueuse réception dans la maison de la soeur de Justine et de son beau-frère. Pendant ce temps, la planète Melancholia se dirige vers la Terre...

 

 

Drame et SF avec Kristen Dunst, Charlotte Gainsbourg, Willian Hurt, Kiefer Sutherland, Charlotte Rampling

 

 

 

 

 

Kristen Dunst a reçu le prix d'interprêtation au dernier festival de Cannes pour ce rôle.

 

 

 

-toile3.jpg

 Mon humble avis :D'après Allociné, "En sortant d'une projection de Melancholia, Thomas Vinterberg (le réalisateur de Festenet co-fondateur du Dogme 95 avec Lars von Trier) a affirmé non sans humour : "Comment faire un film après ça ?". ....

Et bien moi je dirais, comment parler d'un film après ça ? Ce film est tellement "bizarre", dixit Charlotte Gainsbourg, Lars Von Trier se dit content du film, mais prêt aussi " à rejeter ce film comme un organe transplanté par erreur." Lars Van Trier se dit mélancolique, et considère la mélancolie comme une valeur : "dans les situations catastrophiques, les mélancoliques gardaient plus la tête sur les épaules que les gens ordinaires, en partie parce qu’ils peuvent dire : ’Qu’est-ce que je t’avais dit ?’ Mais aussi parce qu’ils n’ont rien à perdre."(extrait allociné)

 

Le titre donne déjà pas mal d'indice sur l'atmosphère du film. On se doute qu'on ne s'installe pas dans un fauteuil rouge pour 2h10 de franche rigolade. En fait, on ignore dans quoi on s'embarque, on ne sait même pas vraiment où le réalisateur veut nous mener. Mais comme on se pose la question à longueur de film, et bien il s'installe un relatif suspens. On a beau être déroutés, désorientés, on garde le cap tout de même. Comme entre deux planètes... Il y a quelque chose de magnétique dans ce film. Je le classerais bien dans la catégorie des films hypnotiques. Pas ennuyeux mais lent, très lent. On sent vite que quelque chose ne tourne pas rond chez la mariée, mais il faut du temps pour comprendre ce que c'est.  Le visuel et le changement de caractères des personnages nous font nous demander : sommes nous dans un songe, un conte, un rêve, la réalité, un cauchemar... L'ambiance est lourde, accentuée par l'effet huit clos. Le film entier se déroule dans un magnifique château en Suède, isolé, même s'il bénéficie d'un domaine immense transformé en Green de golf.

Les actrices sont splendides de naturel, sans fard ni maquillage exagéré. Kristen Dunst en dépressive ressemble vraiment à une dépressive. (tout le contraire de ma révolte concernant le film Itinéraire Bis) !

Mélancholia vous conduira à vous interroger (et débattre peut-être si vous y aller à plusieurs) sur l'éternelle question : qu'est-ce que tu ferais si.... Non pas si tu gagnais au loto ! Mais si la fin du monde était pour demain....???

En fait, je pense qu'il serait judicieux d'aller faire un tour sur le site allociné, rubrique secret de tournage, afin d'appréhender plus facilement ce film...que je suis allée voir sans même avoir lu le synopsis. J'avais juste vu la bande annonce.

Pour ma part, j'aurais préféré que certaines choses soient plus claires, moins nébuleuses. Mais bon....

Mélancholia est un film a voir soi même, à apprécier ou pas en fonction de votre propre émotionnel. Je suis incapable de dire si je trouve ce film bon ou mauvais. Je pense qu'il y a de bonnes choses dedans qui en font un film atypiques dans la programmation ciné estivale actuelle. On est loin du film grand public.La perfection esthétique rend un film beau mais pas forcément bon.  Mais je pense que j'ai aimé, même si je ne saurais vraiment dire pourquoi.  En fait je ne suis pas sûre. Il va me falloir encore du temps pour me décider. Mais assurément, ce film me marquera. Ce doit être l'effet hypnotique que je citais plus haut.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

Repost0