Publié le 15 Décembre 2010

 

Roman – Livre de poche (Albin Michel) – 343 pages – 6.50 €

 

Résumé : Le plus beau des rêves : Batir ailleurs une nouvelle humanité qui ne fasse plus les mêmes erreurs. Le plus beau des projets : Construire un vaisseau spatial de 32 km de long propulsé par la lumière et capable de faire voyager cette humanité pendant plus de 1000 ans dans les étoiles. La plus folle des ambitions : Réunir des pionniers idéalistes qui arrivent enfin à vivre ensemble en harmonie. Et au final la plus grande des surprises…

 

Tentateur : Pourquoi pas ? Réputation ?!

Fournisseur : Achat sur un salon du livre, présence de l'auteur.

 

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Mon humble avis : Voici pour info qui résume assez bien la situation, mon electrolecturogramme :

 

 

----Bon alors  ----                                                                                  pas con

 

                              Mouais                      Ah ?     Pourquoi pas

 

                                                                                                                                           Pfff         

   

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------   

 

                                                                                                                   Ah oui !

                                                                                             

                                                                                  C’est vrai !

 

                                          Pas mal

 

  On ne me le fait pas                             

 

 

 

En phrase maintenant… Au début, j’ai eu très peur et ai évité de peu l’abandon vers la quarantième page. Je pensais lire une farce, dont le style était digne d’une des meilleurs pastiches de Pascal Fioretto. Mais j’ai gardé le cap, me disant que si Bernard Werber rencontre un tel succès, c’est qu’il y a forcément quelque chose. En plus, l’homme mais plutôt sympathique lors de ses passages télé.

L’impression de lire un roman écrit par un petit garçon a l’imagination débordante a laissé place à un réel intérêt pour cette histoire qui se déroule sur plus de 1000 ans. Un savant fou et un milliardaire construise un bateau géant qui volera dans l’espace. Objectif, emmener 144 000 à travers l’espace pour sauver et réimplanter l’espèce humaine sur une autre planète qui sera atteinte au bout de 1250 années de voyage intergalactique. Le défi devient de recréer une société équilibrée, sans recommencer les erreurs du passé. Bernard Weber recommence donc le monde à zéro, en conservant les bénéfices de la connaissance du passé.

Et finalement, rien n’est simple. Coupé d’un environnement agressif ou miséreux, l’homme reste –t-il violent ? Lorsqu’il a tout ce dont il a besoin, se suffit il de cela ? Et la soif de pouvoir, qu’en est il ?

Bref, au fil des pages et des 1000 ans de voyages, des républiques succèdent aux anarchies ou au monarchie, la liberté se bat contre la dictature, les guerres suivent les moments de paix et ainsi de suite.

Tout ceci est l’occasion de s’interroger sur les valeurs intrinsèques de l’Homme, les difficultés de la vie communautaire etc… Bêtise et bonté humaines sont observées au microscope. Et franchement, c’est très bien fait, réaliste et utopiste à la fois. Complètement dingue à imaginer d’ailleurs et à mettre en scène ! Mais ça, c’est le boulot de Werber ! Le nôtre, c’est de lire. Et là, je dis dommage que le style et les dialogues qui surfent souvent sur la vague de la niaiserie m’aient tant « distraite » de la qualité humaine et romanesque indéniable de ce roman. Une fin qui est surprenante. D’ailleurs, est-ce vraiment une fin ? Et si Weber avait raison ? Sa théorie me plait bien mais est loin de me rassurer.

 

challenge ABC

 

                                                                                                            W

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 13 Décembre 2010

 

BD - Editions Gallimard - 16.50 €

 

 

Résumé : La vie d'un  quartier d'Abidjan en Côte d'Ivoire, à la fin des années 70. Ses habitants et parmi eux, la sympatique AYA. La suite...

 

 

Textes : Marguerite ABOUET

Dessins : Clément OUBRERIE

 

 

 

Tentateur ; La blogosphère

Fournisseur : La bibliothèque

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Changement de décors pour les premières pages. Nous voici à Paris, avec Innocent, le célèbre coiffeur de Yopougon.  Il se cherche et espère se trouver dans l’Elorado qu’est supposée être la France. Innocent porte alors mieux que jamais son prénom. Le choc des cultures est brutal pour lui. Pendant ce temps, à Abidjan, Moussa est toujours porté disparu, Mamadou n’est toujours pas à une ou deux « gos » près (nanas), et le brave Hervé en aimerait bien en avoir juste une. Felicité est devenue « célèbre », son vieux père qui soudain se souvient d’elle, louche sur son argent. Et Aya dans tout ça ? Pauvre Aya, qui subit les regards concupiscents de son prof de Bio. Il lui propose une MST : Moyenne Sexuellement Transmissible.

On se régale toujours de cette saga africa, de ce Dallas made in Abidjan. Le trombinoscope proposé au début s’étoffe de nouvelles têtes prêtes pour de nouvelles aventures.

Même si toute cette histoire se déroule à la fin des années 70, elle se révèle toujours bien d’actualité. Ici, on s’attarde sur le sort d’Innocent.  Il débarque à Paris plein de bonne volonté et d’espoir. Il découvre la « souffrance » (au sens propre comme au sens phonétique du terme) : les foyers, le chômage, les chambres de bonne pour un prix exorbitant, des jobs non déclarés car sans papiers….

 

 

« Innoncent, on est en France, quand y’a la foudre, là, chacun attrape sa tête »

« Si je savais, je n’allais jamais venir dans ce pays, c’est trop difficile »…  « Aaaahh ! Je ne sais pas qui blague vous là-bas. Vie de Paris, là, c’est dur comme caillou »

« Eh Dieu, je vois que près d’une chèvre méchante, il ne faut pas installer la sienne ».

« Tu ne sais faire que des enfants en escalier alors que tu n’as rien pour les nourrir ».

« Hervé, les histoires où yeux voient pas et bouche parle, faut pas croire »

« Regroupement familial là, c’est dur, ça fait trois ans que je fais va et vient à la préfecture cadeau, comme si on n’était pas homme pour avoir nos femmes. Ils font jusqu’à on va prendre autre femme, et après, ils disent que c’est  polygamie »

 

Bref, toujours aussi succulent. En plus, ce tome ci se termine vraiment comme un épisode de Soap opéra : Mamadou, ici ? Mais que fait-il là ?... !!

La suite bientôt, il me tarde. Ce sera le 5ème et dernier tome publié. Une longue attente s’annonce !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 11 Décembre 2010

 

Roman - Editions Folio - 148 pages - 5.60 €

 

 

Résumé : "Le directeur a été très gentil avec moi le jour de mon embauche. J'ai eu la permission de gérer ma parfumerie toute seule. Ça marchait bien. Seulement, quand les premiers symptômes sont apparus, j'ai dû quitter la parfumerie. Ce n'était pas une histoire de décence ni rien ; c'est juste que tout devenait trop compliqué. Heureusement, j'ai rencontré Edgar, et Edgar, comme vous le savez, est devenu président de la République. C'était moi, l'égérie d'Edgar. Mais personne ne m'a reconnue. J'avais trop changé. Est-ce que j'avais raté la chance de ma vie ? En tout cas, je ne comprenais toujours pas très bien ce qui m'arrivait. C'était surtout ce bleu sous le sein droit qui m'inquiétait..."

 

 

Tentateur : Réputation et curiosité

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

 

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Mon humble avis  : Quiconque s’intéresse de près ou de loin à la littérature contemporaine a entendu parler de ce titre, roman à grand succès d’il y a quelques années.  L’histoire ne vous est certainement pas inconnue non plus : celle d’une femme qui, peu à peu se transforme en truie.

Longue à la détente, j’ai enfin lu ce livre intriguant. S’il est des auteurs qui font preuve d’une imagination débordante, Marie Darrieussecq en est, c’est indubitable. D’ailleurs, elle place très haut la barre de l’originalité pour ce premier roman, la suite n’a pas du être aisée.

L’écriture est soignée et moderne et ne verse pas dans la vulgarité alors que certaines scènes ne sont pas piquées des vers comme on dit. Mais c’est plus suggéré que réellement décrit. Dès le début, on sait où va nous mener l’auteur (la cause à la médiatisation de ce livre). Mais comment ? Cette question vous fait garder le livre en main jusqu’au bout. Malgré quelques passages repoussants, il faut avouer que le tout est rondement mené, que tout se tient, mais si cela dépasse les « limites de la borne » de toute notion cartésienne.

Ensuite vient la question du pourquoi ? C’est vrai, un livre délivre toujours plus ou moins un message ou autre. Là, chacun aura sa liberté de penser.  Mon interprétation de ce livre est multiple. Un conte à l’envers, où les grenouilles ne se transforment pas en princesse, mais les Cosette en truie. Dénonciation de la femme objet ?  Doigt pointé sur l’intolérance face à la différence physique,  la hideur (comme dirait notre amie Amélie N) ? Mise en scène de la partie animale que l’on a en chacun de nous ? Les conséquences physiques de notre émotionnel alors que la société est de plus en plus exigeante et ne tolère pas le laisser aller ? La difficulté d’être soi ???

A moins que ce ne soit qu’un délire de romancière. Quoiqu’il en soit, c’est gonflé et c’est bien fait.

 challenge ABC

                                                                                                           D

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 9 Décembre 2010

Bosphore.... Istambul.... La basilique Ste Sophie.... Et oui, une basilique se cache dans une mosquée... Les aléas de l'Histoire.

Cette toile est en acrylique. C'est la seule que j'ai vendue d'ailleurs. A un ami certes, mais vendue tout de même. (Merci Jacques)

C'est curieux, quand vous peignez, les gens s'attendent à ce que vous leur donniez vos toiles. Des fois, ils les demandent même et s'offusquent dès qu'on donne un prix pourtant bien modeste.... Les gens oublient que peindre, c'est du temps, du matériel qui coûte une fortune... et au final, la satisfaction que quelqu'un estime tellement votre travail qu'il est prêt à dépenser de l'argent pour l'acquerir.

Quand à donner des toiles... C'est trop facile. On est vraiment sûr qu'une toile plait à quelqu'un que lorsque cette personne est prête à sortir son porte-monnaie. Avant cela, pas de coup de coeur, peut-être de l'hypocrisie ou de la bienséance. Alors qu'un achat, c'est un choix du fond du coeur, un choix qui implique un geste autre que recevoir.

Quant au prix.... Certains en rient.... alors qu'il est si dérisoire par rapport à la moindre peinture, magnifique ou immonde, moderne ou classique, que l'on peut trouver dans n'importe quelle galerie.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde

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Publié le 7 Décembre 2010

Synopsis : Tout va pour le mieux pour Samuel et Nadia : lui est bientôt infirmier et elle, attend son premier enfant. Mais tout bascule lorsque Nadia se fait kidnapper sous l'oeil impuissant de Samuel. A son réveil, son portable retentit : il a trois heures pour sortir de l'hôpital dans lequel il travaille un homme sous surveillance policière. Le destin de Samuel est désormais lié à celui de Sartet, une figure du banditisme activement recherchée par tous les services de police. S'il veut revoir sa femme vivante, Samuel doit faire vite...

 

 

 

Thriller avec Gilles Lellouche, Roschdy Zem, Gérard Lanvin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : A bout portant... Où comment ne pas voir le temps passer, comment apprendre à rester en apnée pendant plus d'une heure. Ce thriller d'une efficacité redoutable vous cloue à votre fauteuil et ne vous laisse pas un instant de répit. Pas de super héro dans ce film. Juste Gilles Lellouche embringué de force dans des histoires qui le dépassent et un piège qui se referme toujours un peu plus sur lui. Mais comment va-t-il s'en sortir quand tout paraît s'acharner contre lui ? Il ne pourra compter que sur les moyens du bords, sur lui même et sur le malfrat à l'origine de son enfer. D'ailleurs, la relation entre Lellouche (le gentil) et Zem (le bandit, de haut vol et plus si énervement) est intéressante. ON ne sait plus bien qui des deux tient le flingue, ni qui a le plus besoin de l'autre pour s'en sortir.

Enfin, il y a les flics, les bons et les méchants. En fait, en sortant de la salle, j'ai pensé au film "Le bon, la brute et le truand". Dans A bout portant, on sait qui est le bon mais les autres....

La réalisation est très réussie, bien ficelée et très réaliste. Certaines scènes flirtent parfois avec une violence physique ou psychologique assez dure, mais c'est pour la bonne cause. (jeune public, s'abstenir) On y croit, on y est, on tremble. Cocoricobreizh, Fred Cavayé est rennais !!!!

Quant à Gilles Lellouche, il est entrain de gagner ses galons de grand acteur à mes yeux.... Roschdy Zem est toujours aussi charismatique.

Franchement, foncez au cinéma, bravez le froid, fuyez les magasins qui vous rappellent que bientôt c'est Noël. Offrez vous une heure trente de pur suspens ! Et ne vous inquiétez pas, c'est Gilles Lellouche qui court pour vous !

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 5 Décembre 2010

A l'heure ou vous lirez ces quelques lignes, je m'envolerai pour ... l'autre pays des éléphants. Peut-être même y serais-je déja arrivée, profitant d'un premier bain...

 

 

Où vais ? Dans un pays dont je ne connais rien du tout.... Quand je suis allée au Cambodge, je savais que j'allais voir le temple d'Angkor Wat. En Jordanie : Pétra. A Madagascar : Les grands tsingy. Là, je ne sais pas et ne veux pas le savoir non plus. Je n'ai lu aucun guide avant de partir, à part les pages où l'on apprend les règles et les mots de politesse, ce qu'il faut faire et ne pas faire.

 

Je devine juste que je vais voir beaucoup de femmes dans des plantations de thé :

 

 

 

Des Bouddhas à droite à gauche :

 

 

 

Peut-être un petit bout de plage :

 

 

je sais que ce pays à cette forme :

 

 

et qu'il s'appelle : Sri Lanka !

 

 

Le blog sera alimenté durant ces deux semaines par des billets programmés !

 

A bientôt

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 3 Décembre 2010

CHRONIQUE D'UN VOYAGEUR...

 

 

BD de Stéphane CEPPY

 

TOME 1 : LE GUEPIER

 

Présentation : Aventurier parfois malgré lui, Stéphane Clément explore le monde contemporain dans sa réalité géo-politique. Il croise le destin extraordinaire d'autres personnages romanesques. Turquie, Inde, Irlande, à travers des péripéties passionnantes, le genevois Daniel Ceppi ramène dans ses pages un peu du parfum vrai des pays qu'il a lui-même visités et dont il offre des vues inédites et personnelles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Stéphane a des envies de voyage mais est sans le sous. Un braquage de bijouterie qui tourne mal. Stéphane est doublé par son acolyte  et se retrouve fugitif. Alors qu’il pense grimper dans un train pour le Havre (destination finale US…) Il ne va pas bien loin et se retrouve en Suisse. Des montagnards fermiers l’engagent. Le temps passe et son passé le rattrape. Il doit fuir à nouveau. Cette fois-ci, Alice, la fille des fermiers, l’accompagne.

Première surprise, je m’attendais à un super héros, un baroudeur, un voyageur au long court… Ce Stéphane est un fugitif. Il ne semble pas bien dégourdi cet homme là. Ou alors, malchanceux. Bref, il ne paraît pas taillé pour la route ni vraiment sympathique. Enfin, c’est un homme normal quoi !

Les dessins sont corrects, hélas, il pleut souvent. Des planches entières se retrouvent donc barrées de trais obliques. Les réactions des personnages sont parfois simplifiées au strict minimum et de se fait, pas toujours crédibles.

Bref, vous l’aurez compris, je n’ai pas été franchement convaincue par ce premier tome…. Mais sans doute celui-ci n’est qu’une mise en place de la série ?...

 

 

 

TOME 2 : A l'est de Karakulak

 

 

 

 

Mon humble avis : Heureusement, j’ai emprunté le deuxième tome en même temps. Et là, mon avis commence à changer !

Nos deux fugitifs, Alice et Stéphane, sont à Istambul, en Turquie et cela devient réellement intéressant et culturel. Nous sommes dans le vif du sujet, nous voyageons. Les rues, les ponts, l’atmosphère de la ville sont très bien restituées. A leur insu, ils se retrouvent embringués dans une aventure (espionnage ou autre) qui je pense s’étendra dans les autres épisodes. Mais dans celui-ci, nos deux jeunes gens, dans un village reculé de Turquie, vont aussi mettre à jour un secret bien gardé et sauver ce village d’un empoisonnement certain.

Côté dessins, cela reste inégal. Pourquoi Alice est une véritable bombe, mimi comme tout dans pour se retrouver vilaine comme tout en bas de page. Dommage.

On sent que Stéphane commence à s’affranchir, même si Alice reste bien plus téméraire que lui ! Nous voilà parti pour un tour du monde bien mouvementé  je pense ! Chouette. Il me semble que le prochain tome emmène notre couple de fugitif en Iran. J’y serai !

 

Mémo culture glané dans ce tome : de 1924 à 1934, Mustafa Kemal Atatürk s’efforça de faire naitre une nouvelle Turquie. Abolissant les ordres religieux, interdisant le port du voile pour les femmes et du fez pour les hommes, donnant le droit de vote aux femmes, l’usage du système métrique et de l’alphabet latin entre autres réformes…

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 2 Décembre 2010

J'ai reçu une proposition de partenariat surprenante ces derniers temps...

Thomas, du site http://www.journaldulivre.eu/, et Audiolib me proposent de choisir un titre dans leur librairie... Oui, je suis surprise car bêtement, jusqu'à maintenant, je m'étais imaginé que le livre audio était destiné à un lectorat de malvoyant... que je ne suis pas.

J'ai donc vite remisé mon idée obsolète et placard et ai accepté ce partenariat par curiosité , histoire de m'enrichir d'une nouvelle expérience.

 

 

Bien entendu, je me suis tout de suite interrogée... Ce format va-t-il me convenir ? Vais-je réussir à rester concentrée sur une voix ? Que vais-je faire de mes mains si elles ne tiennent pas de livre ? Aurais-je vraiment l'impression de lire un livre ?

 

 

Alors, je suis restée prudente, j'ai choisi une oeuvre courte : Lettre d'une inconnue de Stefan Zweig : une heure et demi d'écoute. Et l'occasion de découvrir un auteur, histoire de garantir un peu plus ma curiosité.

Déjà, en parcourant les titres disponibles en audiolib, j'ai découvert un univers beaucoup plus étendu que je ne l'imaginais. Et aussi, une façon peut-être différente pour moi de choisir une lecture... La durée de lecture certes, l'histoire aussi... Mais j'ai aussi choisi la voix, la personne qui lit ce texte enregistré à haute voix. Il fallait qu'elle me plaise, j'avais aussi envie de pouvoir y mettre un visage.

"Lettre d'une inconnue" est lu par Lea Drucker et préfacé par Elsa Zylberstein, deux actrices que j'aime beaucoup.

 

Dans un questionnaire, Audiolib  demande dans quelle condition je prévois lire ce livre et me propose de cocher certaines possibilités :

En faisant des courses ou du ménage ? Certainement pas, ce serait faire un affront au talent de l'auteur. Un livre, qu'il soit audio ou papier, reste une oeuvre qui se respecte et qui mérite une attention totale, ou du moins la plus grande possible.

En me promenant ? En campagne, en bord de mer ? Non plus, ces moments m'appartiennent et sont là pour laisser mon esprit divaguer.

Je le lirais donc dans mon lit, quelques jours après l'arrivée du colis chez moi. L'objet, une pochette cartonnées, entourée d'un film plastique, comporte deux CD. Il est resté quelques jours sur ma table, subissant mon hésitation, mes regards sceptiques, presque suspicieux...

 

Et puis un soir, j'ai mis mon casque de Discman sur la tête, me suis glissée dans mon lit, ai mis le volume au maximum, j'ai éteint la lumière et j'ai écouté... Alors,

 

Les plus : j'ai tout de suite été captivée par ces voix qui me contaient préface et histoire. D'emblée, les mots ont trouvé un lyrisme, une musicalité magnifique que je ne leur donne pas forcément quand je lis dans "dans ma tête". Suivre le rythme de la lectrice m'a énormément apaisée, alors que souvent, quand on lit avec ses yeux, on a tendance a parcourir les lignes à une grande vitesse. Et que dire de l'émotion délivrée par Léa Drucker ! Sa voix est douce, elle m'a bercée. J'ai vraiment senti le professionnalisme de la comédienne qui m'a souvent emmenée à mi chemin entre le théâtre et la lecture. L'action même de lire avec mes oreilles a été un véritable repos pour tout mon corps : Pour la première fois, je lis dans le noir, les yeux fermés, le corps complètement au repos, aucune position à maintenir pour tenir le livre en main et tourner les pages. Moi qui ne sais pas rester "sans rien faire, juste à me reposer", je découvre une façon de ne rien faire sans perdre mon temps... Et puis, il y a comme une remontée dans le temps... Une époque, et un âge où, le soir, on me contait des histoires. C'est délicieux, vraiment.

 

Les moins : Quand mon attention s'est évadée, par facile de faire "marche arrière" pour rejoindre l'endroit lâché alors qu'en lisant un livre papier, je peux très aisément relire une phrase, remonter 3 paragraphes au dessus si un détail m'a échappé. De même, une phrase pas forcément saisie à sa juste valeur n'est pas répétée 3 fois, comme je n'ai pas pu réécouter les passages que je trouvais magnifiques, ni faire mes petites croix dans la marge. Alors je dirais que c'est une lecture et un ressenti de l'instant

 

Question : J'ai écouté ce livre d'une traite. Maintenant, je ne sais pas comment cela se passe si on veut faire une pause et retrouver 3 jours plus tard l'endroit exacte où l'on s'est arrêté. Bref, qu'est-ce qui peut tenir lieu de marque page ??!

 

 

Au final...Une expérience enthousiasmante, que je renouvellerai, c'est sûr. Une autre façon de lire, qui ne remplacera pas pour moi ma méthode initiale, mais qui viendra en complément, comme on aime diversifier une activité...

J'ai vraiment adoré lire en écoutant cette voix qui me parlait et l'aspect reposant de cette lecture a été une véritable découverte pour moi. Je pense que le titre que j'ai choisi s'adapte parfaitement à ce format. Est-ce le cas d'un thriller ou d'un roman avec moult personnages et dialogues ? C'est maintenant la question que je me pose et à laquelle je répondrais bientôt en renouvelant l'expérience. Quant à ce livre audio précisément, "Lettre d'une inconnue", je pense que je le réécouterais, quand j'aurais envie ou besoin de calme, de repos, d'apaisement, chez moi ou ailleurs, lors d'un voyage ou dans un lieu dont j'aurais complètement envie de m'échapper en posant mon casque sur les oreilles. Pour fuir le bruit ambiant.

 

 

 

D'ailleurs, si vous souhaitez découvrir cette "lettre d'une inconnue" et expérimenter le livre audio par la même occasion, j'en fais un livre voyageur...

Pour vous inscrire, vous devez tenir un blog que je connais ou que mes copines blogueuses connaissent. Vous devez aussi vous engager à ne pas garder le "livre" plus d'une semaine chez vous. Lorsque vous le recevrez, vous trouverez bien une heure et demi de libre dans la semaine suivante !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 1 Décembre 2010

Roman - Editions Stock - 105 pages - 10 €

 

 

Lu en format Audiolib, 2 CD, 13 €

 

  

L'histoire : Vienne. Le jour de son anniversaire, un écrivain reçoit une lettre. Alors que la maladie l'emporte, une inconnue lui confesse son amour total, passionnel, inconditionnel et tapi dans l'ombre, dans cette unique et ultime lettre. Depuis l'adolescence... L'auteur l'a pourtant croisé plusieurs fois au fil de ces années, mais il ne l'a jamais reconnue. Même si, et il l'ignore, il lui a fait un enfant qui vient de mourir.

 

 

 

Tentateur : La réputation de l'auteur + Audiolib

Fournisseur : Audiolib, merci pour l'envoi

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Tout s'explique...  Je comprends l'engouement général pour cet auteur autrichien.

Stefan Zweig se glisse brillamment dans l'esprit et la plume d'une femme qui, toute sa vie, a aimé en silence, sans rien demander, ne prenant que ce qui lui était donné. Cette confession passionnelle est saisissante d'abnégation, de réalisme, de lucidité et de cruauté. Car toute passion amoureuse unilatérale est l'annonce d'un drame. Chaque étape de cet amour obsessionnel est décrit avec maestria sans aucune mièvrerie. On n'a jamais envie de rire de notre inconnue. Au contraire, on la plaint de tout de notre coeur. Stefan Zweig décortique la passion amoureuse de l'intérieur, loin d'une quelconque étude scientifique ou statistique. Nous sommes juste dans l'émotion entière, dans les sentiments. Le texte est entraînant, pas une seconde d'ennui dans ce monologue servi par une écriture soignée, délicieuse, fluide, intime et littéraire. Magnifique ! Quiconque a un jour aimé de passion se reconnaîtra dans l'attente, le geste, le regard, l'envie, la peur, la fuite, l'espoir, l'obsession qui vous habite tout entier. Souvent, ces amours passent, mais chez notre inconnue, il est resté, toute sa vie durant. Et chacun conviendra qu'il y a pire que de ne pas être aimé...  c'est de ne pas être reconnue par votre voisin, par l'homme que vous croisez dans vos sorties mondaines, par l'homme qui vous a tenu dans ses bras et vous a aimée, ne serait-ce qu'une nuit. Dans la vie intime, sociale ou dans notre entourage, le pire effectivement, c'est de ne pas être reconnu.  Et cette humiliation extrême est formidablement bien décrite par l'auteur dans ce texte qui m'a réellement bouleversée.

Je ne connaissais pas Stefan Zweig, malgré les multiples recommandations. Je suis touchée en plein coeur par son magnifique talent, qui relève vraiment du sublime. Ce livre m'a emmenée en appesanteur . Et si c'était le début d'une passion dévorante et unilatérale pour cet auteur ???!!! Ce qui est sûr, c'est que comme nombre de lecteurs, j'en redemande ! Aucun doute, je lirai les autres oeuvres de Stefan Zweig !

 

 

J'ai "lu" ce livre en format Audiolib... Aussi, demain, par un autre billet, je vous décrirais mes sensations à la découverte de ce format nouveau... pour moi.

 

L'avis de Leiloona, de Bibliza 

 

D'ailleurs, si vous souhaitez découvrir cette "lettre d'une inconnue" et expérimenter le livre audio par la même occasion, j'en fais un livre voyageur...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 29 Novembre 2010

 

BD - Editions Quadrant - 143 pages - 17 €

 

Parution : Septembre 2007

 

 

 

Résumé : Jung a 5 ans et erre dans les rues de Seoul (Corée du Sud). C'est un enfant abandonné qui fait les poubelles pour survivre. Un policier le conduit dans un orphelinat. Quelque temps plus tard, Jung s'envole pour la Belgique et découvre sa nouvelle famille.

 

 

 

Tentatrice : Midola, ma bibliothécaire

Fournisseur : La bibliothèque

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : J'étais récalcitrante, cette BD est en noire et blanc. A bon ? Cela n'a eu aucune importance tant j'étais captivée par cette histoire et ces dessins si parlants.

C'est une BD autobiographique. Jung est un BDtiste réputé. Il nous livre ici son histoire avec beaucoup d'humour, d'autodérision et d'émotion, mais jamais de pathos.

On aime tout de suite ce petit garçon. Et il nous fait comprendre bien des choses. Les thèmes de l'abandon, du déracinement, de l'acceptation de ses origines, et de l'adaptation dans un nouvel environnement sont traités ici par un homme qui sait vraiment de quoi il parle, puisqu'il l'a vécu. Enfin, l'adoption vue par l'enfant est assez rare dans les livres.

Cette BD nous emmène aussi en Corée du Sud, pays dont nous ignorons tout ou presque par chez nous. La guerre, la division de la Corée en deux, les conséquences... une leçon d'histoire ne fait pas de mal. Et surtout, on apprend que lorsque histoire et politique se mèlent, on aboutit à un phénomène d'adoption internationale jamais égalée dans son ampleur... Très intéressant de comprendre pourquoi. Vraiment un beau coup de coeur pour cette BD dont je ne tarderai pas à lire le 2ème et dernier tome.

Cette BD plaira à tout le monde (curieux un minimum avec envie de découvrir autre chose). Il intéressera particulièrement les familles s'apprêtant à accueillir un petit enfant du bout du monde, où l'ayant fait récemment. Elle peut être une très bonne introduction pour expliquer et faire comprendre à la famille déjà existante qu'un enfant qui vient de loin, il a déjà une vie, un passé, qu'il a particulièrement besoin d'amour et que toute sa vie, il gardera  des racines différentes.

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Rédigé par Géraldine

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