Publié le 14 Janvier 2010


Lors de mon passage à Paris le mois dernier, ce qui était aussi l'année dernière, j'ai eu la chance de me rendre sur une île peu connue... L'île de la Jatte, à Neuilly. J'y étais invité par Silvana Bergonzi, attachée de presse des Editions Michel Lafon, afin de visiter les locaux et les services de la maison d'édition dont j'ai lu quelques livres cette année.

Ce fut donc un éditeur, de l'intérieur ! Un univers que je soupçonnais mais ne devinez pas, avec ses clés, son jargons, ses mystères, ses secrets, ses trouvailles, ses espérances parfois déçues, des énormes succès souvent espérés et parfois aussi tout à fait inattendus !

Et derrières ces succès, il y a une équipe qui travaille comme des fourmis pour réaliser un travail titanesque et être le plus au top possible !

Alors promenons nous de bureaux en bureaux....

- Le service commercial est occupé par Alexandra et Julie. Leur rôle : être en lien permanent avec les librairies, les représentants, la grande distribution. Objectif : placer un maximum de livres et le mieux possible "visuellement" pour qu'ils attirent le regard des lecteurs potentiels.

- La Fabrication du livre est assurée par Nicolas et Christian. Il s'agit de choisir le papier, la tipologie, l'imprimeur etc...

- L'éditions de beaux livres revient à Aurélie, Annabelle et Marie. Ces temps ci, un beau livre sur les montres, sur Albert Camus, sur Avatar...

- La direction littéraire : (c'est à dire La correction des textes ):C'est Huguette, Edouard, Estelle et Sophie qui se chargent de la relecture des textes, de leur correction et parfois de leur réécriture. "Il y a parfois des lectures pur plaisir et d'autres où tout ou presque est à réécrire" dixit l'un deux.

- La coordination :C'est Maguy et Louise qui coordonnent tous les services de la maisons d'éditions pour que tout soit prêt en temps et en heure : la création de la couverture, l'impression, la promotion...

- Le sixième bureau est occupé par Pierre, qui est
éditeur

-
Juste à côté, se trouve le bureau de Michel Lafon, le grand patron, qui était en réunion lors de mon passage. Chacun des livres édités ici lui passent entre les mains et reçoivent sont aval.

- La comptabilité :Et oui, partout il est question de sous, même dans les livres que nous lisons sous notre couette ! Christophe est le DAF. Il est accompagné dans son travail par Fabienne, Laurence, Zaïa, et Leïla. Dans ce service, une personne se consacre à la comptabilité partie "Droits d'auteurs"

- Un peu plus loin, Thierry est apporteur de projets financiers, en l'occurrence, si j'ai bien compris, il recherche des partenariats des partenariats financiers avec certaines marques pour la publication de livres dont le produit des marques n'est pas étranger.

- Traduction et vente à l'étranger : c'est le domaine de Roxana, inutile de vous dire combien de langues elle maîtrise !

 

- Margaux négocie les droits cinématographiques, visuels ou télévisuels des livres publiés chez Michel Lafon.

- La vie d'un livre ne s'arrête pas à sa première publication. Il est souvent réédité en format poche, ou dans des clubs de lecture comme France Loisir. C'est Nathalie qui négocie
ces rééditions poches et dérivés

-
Michel Lafon possède un département jeunessetrès dynamique et rentable, dominé en cette époque par les vampires et dracula. Elsa et Dorothy gère ce département.

- Le service presse qui doit faire connaître les livres au grand public par tous les moyens et surtout... la presse ! Avec un téléphone sur une oreille et un livre dans une main, nous avons Sylvie, Hanissa, Emmanuel et Silvana

 

- Edition privée : C'est le domaine de Virginie

- La création :ce sont eux qui créent les couvertures des livres, leur mise en page. Ils imaginent aussi les PLV (Publicités sur lieu de vente) ou affiche publicitaire pour les livres (telles celles que nous avons vus dans les gares SNCF cet été sur le livre d'Irène Frain. Ils sont donc plutôt infographistes. Et qu'ils me pardonnent, je n'ai pas leurs prénoms.







- Enfin, la figure centrale, dixit Silvana, c'est Sacoon, qui s'occupe de la réception, du courrier et surtout des envois innombrables de livres.


Et j'ai aussi appris, chers blogueurs et chères blogueuses, que les éditeurs et attachés de presses prêtaient de plus en plus attention à nos avis et à ce qui se passe sur la blogosphère. Ils prennent en fait la température !

                                         

Voilà, vous avez visiter avec moi les éditions Michel Lafon. Mais quelques informations supplémentaires ne nuieront pas à votre curiosité et culture.
Michel Lafon, c'est aussi :

Une des plus importantes maisons d'édition françaises en littérature générale et Beaux livres.

 

Un éditeur indépendant
Ancien patron de presse, créateur du magazine Podium, puis directeur de Hachette Presse Jeunesse, Michel Lafon a créé sa maison d’édition en 1980.

 

Une structure dynamique.
- 150 livres édités par an.
- Une distribution performante assurée par Editis en France et dans tous les pays francophones (Canada, Belgique et Suisse).
- Des livres pour tous, diffusés aussi bien dans les librairies (premier et second niveau) que via la grande distribution.
- Une production largement relayée par les médias : vaste campagne d'affichage et de radio ; premier éditeur à utiliser des spots publicitaires TV comme moyen de promotion du livre.
- De nombreux partenariats avec les éditeurs étrangers.

 

Un éditeur " grand public "
- Des témoignages, biographies e
t documents à la pointe de l'actualité.
- Une collection de thrillers : des best-sellers anglo-saxons.
- Des ouvrages pratiques, cuisine, humour, " mieux-vivre ".
- Des Beaux livres.
- De la littérature jeunesse.
- Bref, des livres dans l'air du temps, édifiants ou critiques, passionnants en tout cas, qui intéressent un large panel de lecteurs, et qui privilégient l'information fiable autant que la qualité.

3ème éditeur Jeunesse et 5ème éditeurs beaux livres

 

Un catalogue fait de documents, témoignages, biographies, thrillers, romans, romans historiques, jeunesse, psycho/santé/mieux vivre/beauté, humour, beaux livres.



Par exemple, au rayon jeunesse,  les livres d'Anne Robillard, de l'héroïque Fantaysie se sont vendus à plus de 1.4 millions d'exemplaires.






 Et bientôt va paraître un événement qui ravira tous les fans des experts (moi en premier)
Un livre écrit par Anthony E. Zuiker, le créateur himself des "experts"

                              
                   

                                                                                                          

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 13 Janvier 2010

http://www.librairiepantoute.com/img/couvertures_300/9782879295848.jpgRoman - Editions Points- 219 pages - 6 €

Résumé :  Plus rien n'arrête le regard de Marie ou presque. Ce jour là, des hommes en haillons sont postés prs du Monoprix. Sans savoir pourquoi, elle pénètre dans la tente, se joint aux bénévoles pour servir des repas de ceux qu'on apppelle les "Kosovars". Négligeant sa famille, indifférente aux attentions de son mari, à la tendresse de ses enfants, Marie se consacre à la survie de ces hommes en perdition. Elle leur donne tout, jusqu'à sa raison.




















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Mon humble avis :  Marie  souffre d'une veille blessure jamais refermée : la mort subite de sa soeur dans un accident de voiture. Elle a donc ce que l'on appelle "des antécédents dépressifs". Sa vie actuelle n'arrange rien : licenciée de son poste de caissière, elle vit petitement avec son mari et ses 2 enfants. Elle est prête à basculer. Quand d'un seul coup, un événement la détourne de son propre malheur, de sa propre souffrance. Elles rencontres "les kosovars" (les réfugiés de Sangatte) et les bénévoles qui tentent de les aider de leur mieux, avec les moyens du bord, et bien sûr au delà de la loi. Marie trouve une nouvelle cause à sa vie, une nouvelle révolte. Elle s'oublie et se trouve utile enfin. Elle s'investit corps et âme dans l'équipe des bénévoles, s'attache à certain réfugiés. Comme elle est déjà malade, qu'elle n'a déjà plus vraiment les pieds sur terre, Marie ne reconnaît plus ses limites et ne fait pas les choses à moitié. Elle donne tout : son temps, son argent, ses vêtements, sa vie de famille. Oui, au fur et à mesure, elle s'éloigne et néglige sa famille. D'ailleurs, son comportement ternit la réputation de sa famille qui devient banie et sujet de moqueries ou d'agressions pour les enfants. Mais la seule obsession de Marie reste: les réfugiers et leur sort. Déjà fragile, elle y perdra la toute dernièreraison qui lui permettait encorede se tenir debout. Malgré le soutien de sa famille, elle sombrera dans une dépression que l'on peut appeler folie, même si le livre s'achève sur une note desespoire.
Bouleversant, ce livre est formidablement orchestré par Olivier Adam. On (re) découvre le sort de ces centaines de réfugiés de Sangatte dont les médias ne s'intéressent plus guère. On réalise à quel point il leur en a fallut du courage pour arriver jusque là, et que ce jusque là, justement, c'est encore l'enfer. On se révolte devant l'indifférence des uns, on admire le dévouement des autres. Mais surtout, on vomit devant le comportement des policiers qui se comportent en vrais cowboys. Et là, parenthèse politique : pourquoi, alors qu'on renvoie certains réfugiés en charter chez eux alors qu'ils ont tant investi pour arriver là, fuient une situation politique dangereuse pour eux, espèrent rejoindre des membres de leur famille... On en fait venir d'autres, comme un coup de pub politique, des afgans à qui on offrent globalement un an tout frais payer avec études... Alors que les réfugiés luttent pour leur vie et ont fait preuve d'un courage surhumain pour.... pourquoi en fait. ? Fermeture de la parenthèse politique.
Le portrait de Marie est un chef d'oeuvre. On pense qu'elle va revivre mais non, elle  bascule mais que faire. On ne peut la juger puisque l'on devine derrière son comportement une maladie sournoise. Et tout cela est dit avec respect, sobriété et ô triste réalité.
Un livre à lire pour la détresse physique des uns et morale des autres.
Un livre où le pire et le meilleur de l'humanité se croisent, se frôlent, se rencontrent.
Marie, une femme que l'on oublie pas, qui m'a touchée en plein coeur.
A puis à l'abri de rien, personne n'y est : ni de la misère, ni de la dépression.

PS : Un livre qui rappelle aussi le film
Welcome,auquel Olivier Adam avait participé à l'écriture


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Les avis de Belledenuit, Stéphie, Calypso


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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 11 Janvier 2010

Premier tag de l'année 2010, la coupable est Pauline !

Premier Tag de 2010 me voilà ! Cette fois il faut que vous retrouviez quelle affirmation est fausse parmi les 7 que je vous donne :



1/ Je suis allée à St Barth plusieurs fois, dont une fois sur la journée avec des amis, juste pour faire bronzette et déjeuner au resto branché "la plage";

2/ Dans le métro New Yorkais, je me suis prise une claque, sans raison, par quelqu'un

3/ J'ai fait une "voix" pour un publicité diffusée sur NRJ et Chérie FM

4/ J'ai écrit 3 livres qui n'ont bien sûr jamais été édités

5/ J'ai monté les marches du Palais le soir du cinquantième anniversaire du Festival de Cannes

6/ J'ai pris des cours de pilotage d'avion

7/ J'ai fêté mes 25 ans (il y a longtemps), à la même table de restaurant que Thierry Lermitte et Marie Anne Chazel


A VOUS DE DEVINER, DONNEZ VOTRE AVIS PAR UN COMMENTAIRE;  Réponses dans quelques jours !


                                                                                                     http://a10.idata.over-blog.com/2/88/31/10/Photo-CANNES-Palais-les-marches.jpg


A mon tour de Taguer A Girl From Eath, Schlabaya et MyaRosa!


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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 10 Janvier 2010

http://www.renaud-bray.com/ImagesEditeurs/PG/728/728061-gf.jpgRoman - Folio - 116 pages - 2 €

Résumé : Une veuve spirituelle et jolie, mais sans un sou, trouve refuge chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle dénuée de scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou juste une coquette qui veut s'amuser ? Le jeune Reginald risque de payer cher la réponse à cette question... Grande dame du roman anglais, Jane Austen trace le portrait très spirituel d'une aventurière, dans la lignée des personnages d'Orgueil et préjugé et de Raison et sentiments.














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Mon humble avis : Mes tous premiers pas dans l'univers de Jane Austen, si adulée dans la blogosphère. Adepte de romans épistolaires comme celui-ci, j'ai pourtant été désarmée pendant quelques pages. La multiplicité des personnages m'a perdue dans une certaine confusion dans le rang et la position de chacun. Et puis la magie a opéré. Je me suis laissée emportée par le charme, et la grâce extrême de l'écriture de Jane Austen. Je pense que c'est cela qui m'a séduit avant tout : l'impression de réapprendre à prononcer un langage châtié, convenable, des phrases parfaitement construites. L'élégance même ! Ah, l'art de séduire par les mots, furent ils écrits !
Mais venons en au corps de ce très courts romans... Des échanges de lettres entre différentes personnes, ayant toutes un lien avec la principale d'entre elles, Lady Susan, de nobles origines. L'intrigue naît de cette intrigante, cette Lady Susan manipulatrice à souhait, orgueilleuse, capricieuse, directive, prête à tout pour parvenir à ses fins.... Que sa fille épouse un riche niais contre son grès et qu'elle même en épouse un plus jeune tout en entretenant une autre relation. Une femme sans valeur, plutôt détestable, que fait fit du malheur des autres, surtout s'il s'agit de celui de sa fille alors qu'en façade, elle se montre de la meilleure éducation. Mais son entourage est il dupe, ses mensonges et sa fourberie ne finiront ils pas par se retourner contre elle ?
J'ai vivement apprécié la façon du Jane Austen façonne ces personnages au fils de leurs échanges épistolaires. Chaque lettre les découvre un peu plus pour les rendre tour à tour plus séduisants,  plus haïssables mais toujours fascinants. Des portraits raffinés et la description d'une vieille Angleterre où les unions matrimoniales résultaient de manigances, de négociations et d'alliances de biens. Voilà ce que l'on trouve sous la plume magistrale de la célèbre Jane Austen. Un folio à 2 € comme mise en bouche dans une oeuvre réputée, magnifique idée. J'attends la suite avec curiosité et impatience.




Lecture commune avec
Diane et Pimpi

                         

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Les avis de
Karine, de Sylire, de Jules, de Stéphie, de Cynthia, de Cuné, de Leiloona,



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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 8 Janvier 2010

Voici l'Opéra de Rennes :

http://espaceeducatif.ac-rennes.fr/jahia/webdav/site/espaceeducatif3/groups/DAAC_Webmestres/public/musique_chant_choral/images/gscene.jpg

Figurez vous qu'hier soir, j'y ai mis les pieds pour la première fois. Quel ravissement tout d'abord pour les yeux, le lieu est splendide.

L'opéra de Rennes fait preuve d'une initiative remarquable pour démocratiser l'opéra et y amener de nouveaux spectateurs. C'est ce que l'on appelle les "HAPPY HOURS" de l'opéra. Quelques semaines avant la séance, vous faites la queue pour acheter votre place au prix imbattable de 3.50 €. 3,50 € et vous voilà assis dans de confortables fauteuils de velours rouge à écouter un piano qui accompagne des voix magesteuses, admirables et bouleversantes de puissances et de nuances. Bref, virtuoses !
Une séance à 18h, une autre à 20h et pendant ce temps, une garderie est prévue pour les enfants.

Alors, le programme d'hier soir était... "La belle hélène" de Jacques Offenbach. Avec une version épurée, juste 4 personnages.
On ne se lasse pas des facéties de Jacques Offenbach lorsqu'il met en scène une Antiquité de pure fantaisie, dont les héros rivalisent de bouffonnerie et d'allusions grinçantes aux mœurs du Second Empire. Il y est question du jugement de Paris, de Vénus, du rapt de la belle d'hélène reine de Spart si j'ai bien compris, du mont Ida en crète. La belle Hélène serait la fille de Zeus selon le mythe grec. Hélène aurait été la plus belle fille du monde. Elle eut un rôle central dans la Guerre de Troie et c'est Homère, notre plus ancien "mythographe" qui nous apprend qu'Hélène, fille de Zeus, était l'épouse du roi de Sparte Ménélas. Elle fut enlevée par Pâris, prince de Troie et, pour la récupérer, les rois grecs, dirigés par Agamemnon, frère de Ménélas, engagèrent la légendaire (et peut-être historique) guerre de Troie, dont le siège dura 10 années.

Jacques (Jacob) Offenbach est un compositeur et violoncelliste allemand naturalisé français, né à Cologne le 20 juin 1819 et mort à Paris le 5 octobre 1880. Il est le créateur de l'opéra-bouffe français, que l'on confondit par la suite avec l'opérette. Parmi la centaine d'œuvres qu'il compose en 40 ans d'activité, plusieurs sont devenues des classiques du répertoire lyrique, dont La Belle Hélène.

Un spectacle bouleversant. Félicitations aux interprêtes !
Renseignez vous, peut-être un théâtre près de chez vous aurait les mêmes bonnes idées !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Spectacles concerts théâtre salons

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Publié le 7 Janvier 2010

http://www.laprocure.com/cache/couvertures/9782848050690.jpgEssai - Editions Sabine Wespieser - 247 pages - 20 €


Résumé : LE PIRE, C'EST LA NEIGE. Relisant, après la mort d'André Pieyre de Mandiargues en 1991, les nombreuses lettres du poète depuis leur rencontre, au début des années soixante, alors qu'elle s'apprêtait à lui consacrer son diplôme de fin d'études, Jacqueline Demornex décide de revenir sur la fascination littéraire et amoureuse que lui inspira l'écrivain dont l'année 2009 marque le centenaire.
Le pire, c'est la neige - le début d'un poème de Mandiargues - est une longue invocation : comment un homme, fût-il une grande figure du monde des lettres, peut-il jouir d'un tel ascendant sur une jeune femme qui par ailleurs s'épanouissait en toute liberté ? 













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Mon humble avis :Dès les première pages, j'ai su que je me sentirais bien dans ce livre. L'écriture est élégante et rafinée. Quant au style, il intimiste, sans fausse pudeur et sans vulgarité non plus. Un livre comme un cocon, qui réchauffe en cette période hivernale.
Jacqueline Demornex nous conte sa vie, depuis qu'elle quitta son Jura natal pour la capital avec des envies d'études de lettres. Elle choisit le poète de Mandiargue comme sujet d'étude, le rencontre et se laisse envahir par son sujet : amitié, respect inaltérable sur des décennies, fascination littéraire, admiration humaine, passion amoureuse, sexuelle. Impossible de ce passer l'un de l'autre, malgré le temps, la distance, la différence d'âges, les mariages....Son modèle écrit, mais Jacqueline sèche. L'écriture et la passion sont donc au centre du récit, même si cette passion n'empêchera pas Jacqueline Demornex de vivre sa vie, de se marier, de s'émanciper. En effet, l'auteur balaie avec nous ces quarante dernières années. Avec elle, on revit les années soixante, mai 68, la libération sexuelle, les années 70... Tout cela ajoute un intérêt supplémentaire à ce récit, qui nous rappelle que les mentalités ont bien changées. On entre dans les journaux féministes pour lesquels l'auteur à travaillé "Elle", "Madame Figaro. Oui, on lit avec ardeur et langueur et même temps la vie de cette femme éprise de livre, d'écriture, d'amour et de liberté, à une époque où l'amour s'écrivait encore encore par lettres, lettres qu'elle a retrouvées.

"Mon pays, c'est les livres. Si les livres me passionnent, j'éprouve pour les auteurs une curiosité intense, et difficile à satisfaire. J'admirais les comédiens et les peintres. Leur métier les mettait aux prises avec l'audible et le visible : mes textes appris par coeur, la couleur... Mais les écrivains ? D'où venaient leurs livres ?"

"On n'évoque pas l'essentiel. On le tait. Silence sur l'amour. Mes parents nous ont il jamais dit qu'ils nous aimaient ? Les "Je t'aime" en famille m'ont toujours paru des indécences ou des tics de feuillertons américains.

"Cette Motocyclette (grand succès littéraire de Mandiargue) t'avait conduit dans un pays qui n'était pas le tien : la grande célébrité. Trop de regards s'étaient penchés sur tes textes, qui s'en trouvaient délayés, appauvris, vidés de leur substance, comme des photos surexposées".

 

..." Je savais que l'on a rien sans rien, et qu'il faut payer cher ce que l'on désire absolument. Echangerai volontiers jeunesse et beauté contre pouvoir d'écrire.... Renoncer à séduire pour enfin écrire, le marché me convient".

 

A Mandiargue : "Dans quel espace te trouves tu ? Tu as disparu des librairies et plus personne ou presque ne te llit aujourd'hui."

Voilà une bonne transition pour évoquer ici André Pieyre de Mandiargues à qui Jacqueline Demornex rend sa place :

André Paul Édouard Pieyre de Mandiargues, né le 14 mars 1909 à Paris et mort le en 1991à Paris également, était un écrivain surréaliste français dont l'œuvre comprend des poèmes, des contes et des romans, des essais, des pièces de théâtre, ainsi que des traductions.

André Pieyre de Mandiargues a obtenu le Prix Goncourt pour son roman La marge en 1967, roman qui fut adapté au cinéma en 1976 (sous le même titre, voir : La Marge).

L'une de ses nouvelles fut également adaptée comme « sketch » (avec Fabrice Luchini) dans le film érotique Contes immorauxde Walerian Borowczyk en 1974.

En 1979, il reçoit le Grand Prix de poésie de l'Académie française. Dans son récit, Jacqueline Demornex évoque aussi le roman La Motocyclette paru chez Gallimard, 1963.

Le pire c'est la neige est un extrait d'un poème de Mandiargues.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 5 Janvier 2010

Pétra ! L'un des plus beau site du Moyen Orient ! Pour moi, un rêve, un objectif, une motivation, un mythe, un fantasme ! Whaou tout cela, et un rêve maintenant réalisé. Rassurez vous, il m'en reste d'autres !
Vous visiterez Pétra surtout en automne et au printemps. Arrivez le plus tôt possible le matin, car une journée entière n'est point de trop pour tout voir et surtout grimper jusqu'en haut et voir l'essentiel. Disons que pour visiter le site complet, plusieurs jours sont nécessaires (puisqu'il y a en fait plus de 800 monuments !!!)

Tout d'abord, on empreinte ce long canyon qu'est le SIQ, et qui est long de 1.2 km. Le SIQ vous mène au trésor, au symbole de votre quête. Le Khazneh (trésor) apparaît tout doucement au fond de la gorge. C'est un moment d'émotion intense. Chaque pas vous approche du mythe ! C'est sublime !

Et puis, ça y'est, il est là, tout entier devant nous (et derrière quelques touristes je l'avoue !). Haut de 43m et
entièrement sculptée dans la roche, c'est le plus beau et
le plus connu des monuments de Pétra. C'est aussi le symbole. Sa pierre  est rose. Il s'agit d'un tombeau édifié par le roi nabatéen Alherath III, dans une période allant du 1er siècle avant JC au 2ème après JC. Son nom provient d'une croyance. Les Bédouins ont cru que l'urne qui surmonte le monument contenait le trésor d'un pharaon. D'ailleurs Steven Spielberg y a cachait le saint Graal dans Idiana Jones et la dernière croisade. Sur la façade, on trouve un mélange de diverses mythologie : grecque, égyptienne, assyrienne etc...











Sur le site de Pétra, on trouve différents moyens de transport... Méfiez vous des chevaux. Ils sont habitués à d'excellents cavaliers que sont les bédouins, sont nerveux, pur-sang au sang très chaud... Ils aiment croire qu'il faut faire la course (expérience personnelle, j'en suis donc vite descendue !)

Le théâtre fut creusé par les nabatéens au début de l'ère chrétienne pour des cérémonies religieuses et pouvait contenir 3000 personnes.









Dans les billets suivants, suite de la visite de Pétra et explication : pourquoi de telles couleurs ???!!!!

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages au Moyen Orient

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Publié le 4 Janvier 2010

Synopsis : Malgré sa paralysie, Jake Sully, un ancien marineimmobilisé dans un fauteuil roulant, est resté un combattant au plus profond de son être. Il est recruté pour se rendre à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, où de puissants groupes industriels exploitent un minerai rarissime destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Parce que l'atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, ceux-ci ont créé le Programme Avatar, qui permet à des " pilotes " humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance, capable de survivre dans cette atmosphère létale. Ces avatars sont des hybrides créés génétiquement en croisant l'ADN humain avec celui des Na'vi, les autochtones de Pandora.
Sous sa forme d'avatar, Jake peut de nouveau marcher. On lui confie une mission d'infiltration auprès des Na'vi, devenus un obstacle trop conséquent à l'exploitation du précieux minerai. Mais tout va changer lorsque Neytiri, une très belle Na'vi, sauve la vie de Jake...

Film de science fiction avec Sam Northington, Zoé Saldana, Sigouney Weaver...









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Mon humble avis :  Je suis enfin allée voir ce film événement qui rameute les foules ! Avatar dure 2H45, aussi, peu importance s'il m'a fallu quelque temps pour rentrer dans l'histoire, il me restait encore deux bonnes heures pour en profiter pleinement et en sortir émerveillée.
L'histoire est sympathique, même si elle ne brille pas d'une originalité inédite . Comme nous visionnons un film américain, les clichés, manichéens en autre, ne manquent pas. Il n'empêche que le tout fonctionne parfaitement et emmène le spectateur dans un autre monde, oups, sur une autre planète : Pandora. Et là, j'ai été tout simplement éblouie par le monde magique crée de toute pièce par Caméron. Une forêt aux allures tropicales, féerique même si elle n'est pas sans danger. Mais les couleurs, et la faune sont un véritable ravissement pour les yeux. Nous sommes presque dans un conte. Je suis réellement fascinée par l'imagination sans limite de ces gens qui nous font rêver au cinéma... Même si ceux ci sont servis par des effets spéciaux magistraux, il faut tout de même le faire... Par contre, soit dit en passant, je ne suis pas sûre que la 3D apporte grand chose au sujet. Elle est plutôt anecdotique car, pris dans l'histoire, on finit par ne plus la remarquer.
Parlons un peu des Na'vi, ces indigènes qui peuplent la forêt de Pandora. Ils sont magnifiques, pleins de grâce et vivent comme à l'origine, en parfaite communion avec la nature. Bien sûr, on  saisit bien vite le message que nous adresse Caméron. Les Na'vi représentent toutes les populations et tribus qui vivent retirés du monde, en pleine forêt ou en pleine steppes, qui vivent en harmonie avec la nature et qui lui rendent le peu qu'ils leur empruntent. Et, depuis des centaines d'années, ces peuples voient leurs terres spoliées pour un minerais, de l'or noir, une religion, du bois par des hommes dits civilisés qui veulent leur imposer leur culture et détruire leurs traditions. Les propos de Cameron sont simples mais ô combien d'actualité : nous détruisons notre mère la terre et abolissons nos richesses qui sont nos différences.
En sortant de la salle, m'est venue la même sensation qu'il y a quinze ou vingt ans à la sortie du film Danse avec les loups : celle de ne pas faire partie de la bonne tribus et d'avoir honte des agissements de la mienne.


Je vous encourage à vous reporter au billet publié il y a quelques jours sur le livre "
Guide officiel d'Avatar"

Voici une BA, même si je n'en ai trouvé aucune qui ne représente bien le film

 


AVATAR - BANDE-ANNONCE HD VF - JAMES CAMERON
envoyé par baryla. - Regardez des web séries et des films.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 2 Janvier 2010

Policier - Editions Fayard - 392 pages- 8,90 €

Résumé : Vincent, flic en vacances, est témoin d'un crime à deux pas de chez lui. Sur lui, le défunt portait un mot avec l'adresse du policier. Très vite, Vincent se retrouve l'unique suspect et prend le large pour livrer sa propre enquête avant d'être mis en examen. Une course contre la montre pour prouver son innocence commence donc. Il n'ira pas au bout de ses surprises qui remettront aussi en cause le suicide de sa femme l'année précédente, pour lequel il avait été un temps suspecté.

















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Mon humble avis :  Quelle bonne idée que de commencer l'année 2010 par la lecture d'un bon policier qui vous tient en haleine toute la journée, qui vous fait même regretter de devoir éteindre la lumière le soir tant vos yeux se ferment. Et puis de toute façon, j'ai rendez vous chaque année avec ce prix littéraire depuis près de 25 ans. Le cru 2010 m'a séduite par son originalité. Un flic que tout accuse, même des indices gros comme une maison ! Le suspens est là et pas de place à l'ennui. Le tout est bien écrit. Alors pourquoi 3 étoiles et non 4 ? Parce que j'ai assez vite deviné le coupable, même plus vite que les intéressés qui, par la main de l'auteur,  ne le laissaient percevoir. Mais mon intérêt est resté éveillé et intact car à la question "Pourquoi ?", j'étais bien incapable de répondre. Et j'avoue, la réponse est très forte et inattendue.
Et puis et puis, je le l'ai déjà dit, je suis un peu fatiguée des "flics alcooliques", même si celui ci a une bonne raison, en l'occurence le suicide de son épouse... Mais à mon goût, l'auteur insiste un peu trop sur le sujet et ce qui m'a paru curieux, c'est que Vincent, dont l'alcoolisme devenait connu de tous, ne se soit pas fait retirer son insigne et son arme de service. Une petite invraissemblance donc, à mon avis à moins que je ne sois naïve.
Mais ne vous y trompez pas, j'ai adoré ce livre qui m'a fait sortir du pays des ombres ! L'intrigue d'un polar réveillerait toujours un mort !



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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 31 Décembre 2009

Cher(e)s amies, cher(e)s amies blogueurs et blogueuses, chers visiteurs fidèles ou de passage, je vous souhaite à toutes et à tous une excellente année 2010 avec en prime, une petite citation sujette à réflexion !

                                                                                                         
 

Je vous souhaite le bonheur, la réussite professionnelle, les joies de la maternité pour certaines d'entre vous, l'amour et surtout d'excellentes lectures et quelques rencontres interblogueurs !!!
Pour moi, bons livres et bonne santé me suffiront ! Car si la santé rentre dans l'ordre, le reste devrait suivre...
Ah oui, j'allais oublier, longue vie à chacun de nos blogs !

Je vous embrasse,

Géraldine

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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