Publié le 15 Septembre 2009

Roman - Folio - 440 pages - 7.70 €

Résumé : Dans un village du sud de l'Espagne, une lignée de femmes se transmet depuis la nuit des temps une boîte mystérieuse... Frasquita y découvre des fils et des aiguilles et s'initie à la couture. Elle sublime les chiffons, coud les êtres ensemble, reprise les hommes effilochés. Mais ce talent lui donne vite une réputation de magicienne, ou de sorcière. Jouée et perdue par son mari lors d'un combat de coqs, elle est condamnée à l'errance à travers une Andalousie que les révoltes paysannes mettent à feu et à sang. Elle traîne avec elle sa caravane d'enfants, eux aussi pourvus - ou accablés - de dons surnaturels. Carole Martinez construit son roman en forme de conte : les scènes, cruelles ou cocasses, témoignent du bonheur d'imaginer. Le merveilleux ici n'est jamais forcé : il s'inscrit naturellement dans le cycle de la vie.




                                  

Mon humble avis :  Il est question ici du destin tragique d'une lignée de femmes. Ces femmes que certains disent sorcières, se transmettent depuis la nuit des temps des prières magiques et une boite. Cette boite, si elle est ouverte au bon moment, révèle et donne un don à sa détentrice. Manifestement, Carole Martinez a ouvert sa boîte et en a sorti de le don de l'écriture, comme Frasquita en a sorti le don de la couture.
Dès les premières pages, Carole Martinez jette un sortilège à son lecteur. Comme s'il était sous hypnose, elle l'emmène dans un monde de fables, de fantasmes, de légendes et de superstitions. Le lecteurs accompagne Frasquita et de ses enfants dans leurs tribulations qui les conduisent même jusqu'aux portes de la folie. Ces aventures oscillent entre féerisme et cruauté, tant il y a de tragédie (presque grecque) dans cette histoire. Un destin funeste semble s'acharner sur ces femmes qui n'abandonnent jamais. Nous sommes maintenus en apesanteur dans une autre époque et dans une autre dimension. La dimension de l'imaginaire où tout est possible, la magie noire, comme la magie blanche. Parfois, la frontière entre le fabuleux et le réel est si mince que le lecteur ne sait même plus de quel côté il se trouve. Qu'importe. Comme Frasquita marche obstinée vers le sud, le lecteur tourne les pages, captivé, pour découvrir la suite de cette singulière épopée. Carole Martinez nous conte là une histoire qui vient de l'imagination et qui parle au coeur. A moins que ce ne soit le contraire... A n'en point douter, cette auteure est une conteuse d'histoire sur laquelle il faudra compter !

Et le style me dirait vous ? Exceptionnel ! D'ailleurs, je pense que c'est avant tout de là qui provient la renommée de ce premier livre, déjà couronné de multiples prix littéraires. L'écriture est si fine, si minutieuse, si érudite, qu'on la croirait sorti de l'écrin d'un grand joaillier. De nombreux messages sur la vie, l'honneur,l'imagination, les rêves, les différences, la tolérance nous sont délivrés par des métaphores, des images très fortes et des paraboles toutes belles les unes que les autres mais le plus souvent chimériques. Et surtout, oui surtout, par une poésie et un lyrisme rarement atteint, si merveilleux  et inhabituel qu'il m'a fallu quelques pages pour m'y habituer. Quelle douceur dans les phrases, quelle chaleur dans les mots ! D'ailleurs, en relisant les miens, je me dis qu'il est peu aisé de ne pas écrire un billet décousu sur ce Coeur Cousu !
Une chose est sûre, il y avait l'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux, il y a désormais la romancière qui murmure à l'oreille de ses lecteurs, avec grâce et distinction.

L'avis de 
Schlabaya, Karine, et de  Stéphie ,



Dal PAL 86 - 6

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 13 Septembre 2009

Synopsis : Chêne est un coach renommé qui accumule les succès professionnels. Mais c'est aussi un joueur invétéré qui a des dettes colossales. A bout de patience, sa femme le quitte.
Pris à la gorge par ses créanciers, Chêne accepte un contrat qui peut le sauver : coacher à son insu Marmignon, un directeur très singulier qui semble être le pire coaché imaginable.


Comédie avec Richard Berry, Jean Paul Rouve, Anne Marivin, Mélanie Bernier...





                                  


Mon humble avis : Une bonne comédie comme je les aime ! D'ailleurs, je l'avoue, je suis assez bon public pour ce genre de film. Même si "Le coach" n'a rien inventé. Il utilise la recette bien connue du tandem comique : le boulet, et le canon, alias ici le coach, pour coller à l'époque, le coach étant devenu phénomène de mode. Et la mayonnaise prend bien. Ce duo n'est pas sans en rappeler d'autre, notamment celui du dîner de cons. D'ailleurs, certaines scènes du coach se veulent je pense un clin d'oeil volontaire à ce film., La mécanique est bien huilée et les répliques imparables devrait devenir mémorables elles aussi !

Ici, le boulet, c'est un Jean Paul Rouve fidèle à lui même, le rôle lui va comme un gant. Et le Coach qui doit faire un miracle avec le boulet est interprêté par un Richard Berry très convaincant. Ici, le boulet est plus subtile qu'il n'y paraît et apprend très vite les leçons du coach, au point de dépasser les espérances, d'inverser la situation et de coacher le coach à son insu. Vous me suivez ? Et alors, une véritable amitié va naître entre ces deux hommes qui tout sépare.

A noter aussi la présence Anne Marivin, l'atout charme du film que l'on voit décidemment partout et qui illumine ce film d'hommes. Avec tout cela, on passe vraiment un bon moment de détente, mêlant humour, tendresse, bons mots, un peu de suspens, personnages attachants et moralité sans une once de vulgarité. J'ai trouvé dans la salle obscure ce que j'étais venue y chercher : un bon divertissement qui me fasse rire. J'ai ri de bon coeur, et je n'étais pas la seule !
Allez, ne boudez pas votre plaisir, ce film est excellent pour une rentrée avec le sourire !


Extrait

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 12 Septembre 2009

Roman jeunesse -  Editions du Triomphe Totem

Claire, Etienne et Maxime passent leurs vacances chez leurs grands-parents, dans un château du XIVe siècle, superbe bâtiment flanqué de deux tours portant chacune un nom forgée au cours de l'histoire : la Tour des Suppliciés et la Tour Seigneuriale... Lorsqu'ils rencontrent Mathilde et Thibaut, qui portent le nom du château et de la lignée qui l'habitait jadis, la famille d'Apremont, leur sang ne fait qu'un tour ! Quoi, ces voisins qui les provoquent, là, sur leur terre, ne manquent pas de toupet ! Oui, mais quel mystère se cache derrière leur provocation ? Et pourquoi le château de leur grand-père porte-t-il leur nom ?




Pour l'avis des ados, j'embauche mes nièces. Aujourd'hui, c'est Camélia qui donne son avis.





L'avis de Camélia (13 ans ) :   Ce livre fait partie d'une série. Celle-ci raconte l'histoire de 5 jeunes cousins qui se retrouvent à chaque vacances à Apremont, le domaine de leur Grand-père. Désireux de connaître l'histoire du château et de leur famille,  ils se mettent souvent dans des situations périlleuses. Au cours de leurs aventures, ils sauvent des tableaux précieux combriolés, un garçon en danger ; Ils découvrent aussi un souterain qui leur jouera bien des tours,des cryptes, des chapelles souteraines, mais et autant passages secrets. Ces enfants toujours plein d'humour ont plus d'un tour dans leur sac et déjouent souvent les plans de différents malfaiteurs.
 
Ces livres me plaisent car ils sont plein de suspens et d'humour dans les moments les plus dangereux. Les mystères dont s'occupent les cousins sont souvent originaux et très différents les uns des autres. 
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 11 Septembre 2009

DANS LE HOGGAR DU TASSILI EN ALGERIE, DEC 2006

Une semaine de 4X4, de marche, de bivouacs, de pierres, de feux de bois, de sable, d'horizons lointains, de dunes, d'immensité, de silence, de découverte, d'éblouissement. Le désert !
Très peu de texte pour accompagner ces photos. Le désert se vit, se ressent, se regarde, s'écoute...
Départ de Tamanrasset pour une boucle dans le grand sud, à la lisière de la frontière du Mali et du Niger.
Non, nous ne sommes pas à Monument Valley aux Etats-Unis, mais en Algérie !


















La magie de l'érosion sur ces cheminées volcaniques...    Un air de fête, au refuge de l'ermitage de Foucaud
 Arrivée sur le plateau de l'Assekrem.   
     














Quelques infos tout de même, tirée de Wikipédia :

Hoggar (du tamachek Ahaggar) est le nom donné à un massif montagneux de l'ouest du Sahara, dans le sud de l'Algérie.

Situé entre les 12e et 13e parallèles nord, traversé par le tropique du Cancer à 80 km au nord de Tamanrasset, il couvre une superficie d'environ 540 000 km2, soit le quart de la superficie totale de l'Algérie.

À l’est de Tamanrasset (1 395 m d'altitude), il y a là une sorte de plate-forme érodée où les champs de lave tiennent une grande place, d'environ 250 km de grand diamètre, où l'altitude est partout supérieure à 2 000 m et sur laquelle les volcans démantelés font des saillies affleurant les 3 000 m. Cette plate-forme s'appelle l'Atakor du Hoggar. Autour d'elle, l'altitude reste élevée puis diminue en pentes douces imperceptibles à l'œil.

Son plus haut sommet, le mont Tahat au centre de l'Atakor, culmine à 2 918 mètres et domine l'Algérie. Un site célèbre est l’Assekrem, à 80 km de Tamanrasset à vol d’oiseau et facilement accessible par piste. L’Assekrem accueillit l’ermitage d’été de Charles de Foucauld, qui s’y installa en 1911.

Véritable désert de pierres, le Hoggar est essentiellement constitué de roches volcaniques. L'érosion a façonné un étonnant paysage tout en pitons acérés. Le climat y est très chaud en été, et il peut y geler les nuits d’hiver. Les pluies sont limitées et sporadiques. Du fait d’un climat moins extrême que le reste du Sahara, le Hoggar est un important refuge pour certaines espèces animales et végétales.
Le massif du Hoggar est aussi le terrain ancestral du groupe Touareg appelé Kel Ahaggar. Près de la ville de Tamanrasset, dans l’oasis de Abalessa, il est possible de trouver le tombeau de Tin Hinan, une matriarche qui serait l’ancêtre des Touaregs du Hoggar. Selon la légende, Tin Hinan viendrait du Tafilalet, dans les montagnes de l’Atlas, au Maroc.

TOUTES LES IMAGES DANS LES PROCHAINES SEMAINES !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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Publié le 10 Septembre 2009

Témoignage broché - Editions XO - 331 pages - 19.90 €

Résumé : Au terme de plus de trente années de périple dans les pays d'en haut qui l'ont fait homme, Nicolas Vanier, revient sur tous ces incroyables voyages à travers la Sibérie, le grand Nord Canadien, l'Alaska, la Laponie. Seul, en famille, ou en équipe, en compagnie d'indiens, de trappeurs ou d'inuits, ce livre fourmille de rencontres. Avec beaucoup d'humour, d'auto-dérision, serein, il nous raconte plein d'histoires incroyables, drôles, émouvantes ou surprenantes mais toujours riches d'enseignement.

Il nous offre son regard et sa vision du monde de la nature, des combats qu'il ne faut pas livrer sans discernement, de l'urgence auquel nous convie la dégradation de cette nature qu'il connaît et aime si bien .
« J'aime me retrouver à des semaines, à des mois de marche de la moindre route, du premier village. La sensation que j'éprouve alors est indescriptible
."




                                        

Mon humble avis
 :
Je suis partie avec Nicolas Vanier dans le Grand Nord, sans quitter le confort de ma couette ! Un très beau livre, des anecdotes époustoufflantes ou toutes simples... Un apprentissage de la réalité nordique loin de ce que l'on nous montre ou que l'on nous assène habituellement. Ce livre a bousculé mes idées reçues et a perturbe certaines de mes convictions écologiques entre autre. Car serait on mal informé ? J'ai juste ressenti quelques longueurs sur la fin. Mais ce livre est sans conteste à conseiller, aussi comme une "devoir de nature".

                                                                                                    

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 9 Septembre 2009

Franco-britanique née en 1961, Tatiana de Rosnay est journaliste pour les magazines "elle" et "psychologie". "Elle s'appelait Sarah", le premier roman qu'elle a rédigé en Anglais l'a fait connaître dans le monde entier, notamment aux Etats-Unis. Vingt huit pays en ont acheté les droits et une adaptation cinématographique en est en cours.

J'ai publié récemment mon billet sur le livre "Le coeur d'une autre", un livre magnifique écrit dans la deuxième partie des années 90. Et c'est aussi rapidement que gentillement que Madame de Rosnay a accepté de répondre à une interview exclusive un peu particulière !







Bonjour Madame de Rosnay
 
Comme c'est le livre "le coeur d'une autre" qui nous réunit ici, cette interview aura le mot coeur comme fil rouge. Ceci afin de mieux vous connaitre, de savoir quelles émotions habitent votre coeur, vous qui, dans votre livre, faites du coeur le siège des émotions... Bien sûr, il n'est nullement question d'aborder ici votre vie personnelle ou familiale.




Pour écrire ce livre, vous y avez mis certainement tout VOTRE COEUR. L'écriture, la recherche, les rencontres ont ils donnés lieu à des moments et sensations indédits ? Qu'est-ce qui vous a le plus pris à coeur ?  

TDR : J’avais envie de parler de ce que ressentent les greffés, de ce moment particulier, sans doute très émouvant, où on se réveille avec le cœur de quelqu’un d’autre qui bat dans sa poitrine. Et aussi, pour les familles des donneurs, de savoir que le cœur de leur proche palpite dans un autre corps…

 

Que pensez vous du dicton "A COEUR vaillant, rien d'impossible" ?

TDR : Je le trouve beau, certes, mais peut être un peu naïf ?

 

De quoi rêvez vous de TOUT VOTRE COEUR ?

TDR : Qu’il n’arrive rien de grave à ceux que j’aime de tout mon cœur.

 

Qu'est-ce qui vous met du BAUME AU COEUR ?

TDR : Les marques d’amour, d’amitié, de tendresse.

 

Qu'est ce qui vous DONNE LE COEUR GROS ?

TDR : La bêtise, l’injustice, l’égoïsme.

 

Que savez vous PAR COEUR : un passage de vos livres ? Une chanson ? Un poême ? Un film...

TDR : Une chanson de Carole King, You’ve got a Friend. Et le début de Rebecca, de Daphne du Maurier.

 

Qu'est ce qui vous SOULEVE LE COEUR ?

TDR : L’odeur de vomi !

 

Qu'est ce qui vous fait rire DE BON COEUR ?

TDR : Louis de Funès.

 

Quel est celui de vos romans qui vous TIENT le plus A COEUR ?

TDR :La Mémoire des Murs. Mais aussi Elle s’appelait Sarah, car ce livre là a changé ma vie.

 

Quels sont vos trois derniers COUPS DE COEUR littéraires ?
TDR : L’hôtel des adieux de Brad Kessler, Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, L’été d’après de Francine Prose.

 

Merci !

                                                                   






Clip de Carole King " You've got a friend" Live

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

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Publié le 6 Septembre 2009

Pour moi, cette rentrée 2009 a une saveur particulière...
En effet, c'est demain que je reprendrai le chemin du travail après 8 mois et demi d'arrêt maladie pour affection longue durée (
les suites d'un AVC). Certes la dite affection n'a pas encore complètement disparu mais elle se fait moins envahissante et moins handicapante. J'ai toujours un traitement assez lourd mais il ne me servirait plus à rien de rester 3 mois de plus chez moi. Au contraire, je pense que réintégrer la vraie vie me fera du bien et me changera les idées. Bien sûr, la reprise se fera petit à petit. Trois mois de mi-temps thérapeutique sont déjà prévus. Mais déjà, je vais retrouver mon statut social qui m'a fait défaut ces derniers mois.

J'ai hâte et j'angoisse en même temps. Huit mois et demi d'arrêt, c'est long et bien assez peut-être pour oublier méthodologie, process et réflexes. Surtout qu'en mon absence, le système informatique de mon entreprise a subi de sacré bouleversement. Et puis, il va falloir que je retrouve le chemin !
                                                    
Et que je ne sois pas en retard !

                                                    

Je vais donc être reformée les premiers jours puis il faudra que je me jette à l'eau et que je revende mon premier Paris/Dakar, mon premier trek au Népal ou mon premier séjour en République Dominicaine. Et oui, certains ne le savent pas, je suis agent de voyages en centrale de réservations téléphonique pour un grand voyagiste français.

                                                    

Je vais aussi retrouver mon équipe de travail qui s'appelle l'Equipe ! Celle ci est impatiente de me revoir. Surtout mes deux chefs à qui je veux rendre hommage ici pour leur ouverture, leur compréhension, leur souplesse et leur gentillesse. Je peux vous dire que tout le monde n'a pas la chance d'avoir des patrons comme les miens (je le sais parce que j'en ai eu d'autres !) Dieu sait comme les gens aussi en arrêt longue durée que j'ai rencontrés avaient des problèmes avec leurs employeurs. Cette galère là m'a été complètement épargnée !

Huit mois et demi sans travailler, avec certes des soins médicaux et quelques hospitalisations. Mais dans cet enfer, ma chance extrême a été de ne jamais m'ennuyer. Pas une minute d'ennui en huit mois sans activité ! Ceci bien sûr grâce à nos amis les livres et à ce blog, qui a occupé toute mon attention ces derniers mois. D'ailleurs, il se peut qu'à l'avenir mes publications s'espacent un peu puisque mon temps de travail va amputer mon temps de lecture ! Dur non ??!!!

En tout cas, je souhaite aussi remercier celles et ceux qui m'ont aidée et soutenue pendant ma traversée du désert !

                                                       

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #apparté santé

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Publié le 5 Septembre 2009

Roman - Livre de poche - 274 pages

Résumé : Bruce Boutard, informaticien bourru et misogyne de 40 ans, souffre d'une rare maladie cardiaque. Seul une greffe peut le sauver. Lors de sa convalescence, en Toscane, son nouveau coeur va se mettre à battre comme un fou devant un tableau d'un maître de la renaissance, Paolo Ucello. Pour la première fois, Bruce va se poser des questions... Sa personnalité, ses goûts, son caractère ont changé. Qui était son donneur ? Evidemment, c'est une femme ! Et c'est alors que Bruce va partir sur les traces de son donneur, une extraordinaire jeune femme dont la vie était pleine de secrets.





                                  

Mon humble avis :  Voilà une histoire de coeur qui n'est pas une histoire d'amour ! Voilà un livre que j'ai vite dévoré ! Et pourtant, ce n'était pas gagné... Les premières pages m'ont fait peur... Elles décrivaient le personnage principal de Bruce comme un rustre, tendance alcoolique, amateur de films pornos et des bois parisiens, et appelant une femme une femelle... Bref, je me suis dis encore un ours mal léché, détestable,  qui voit le vie "entre gris clair et gris foncé". Oui, sauf que malade, il doit subir une transplantation cardiaque. Sans le savoir, il reçoit le coeur d'une femme. Il se met donc à voir la vie non pas en bleu, mais en rose : finesse, délicatesse, émotivité, écoute et découverte des autres et de la vie. Il découvrira que son donneur est en fait une donneuse et partira sur la piste de Constance, cette femme qui lui a sauvé la vie et donné un peu de sa personnalité. C'est Constance qui le guidera jusqu'à la vérité. Une relation particulière liera Bruce à sa donneuse. Et cette vérité nous emmène nous lecteurs dans une Italie Florentine et une Suisse enneigée.

J'ai craint, par moment, que le livre ne tourne au "fleur bleue" mais non, pas du tout. Il est simplement très positif, divertissant, rafraîchissant, même si la toile de fond en est un drame. On le pense prévisible et voilà qu'il nous surprend, de rebondissement en rebondissement, jusqu'à une fin inattendue. Sitôt qu'un pan de l'histoire semble s'essouffler, l'auteure nous reprend la main pour nous emmener dans une nouvelle direction. C'est un livre plein d'émotion, de pudeur, de bonté, réaliste avec une touche de paranormal ! C'est bien écrit , captivant, touchant et chaleureux.

Tatiana de Rosnay évoque aussi ce que représente une greffe pour un malade ou encore le  Syndrome de Stress Post Traumtique après une maladie grave (ce qui est mon cas) ou une lourde opération. Mais le tout sans épanchement. Non, Tatiana de Rosnay réussit le tour de main de faire de cet organe le coeur des émotions. Et surtout, elle a fait battre mon coeur, alors pourquoi pas le votre ?



                                                                                  

DAL-PAL : 86 - 5


                 Bientôt, sur ce blog, une interview exclusive de l'auteur !



                                                                                                             

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 4 Septembre 2009

Quatrième femme en peinture. Cette fois-ci, c'est une véritable écharpe de laine, tricotée main, que j'ai incrusté sur la toile.


                                                     

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde

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Publié le 3 Septembre 2009

Continuons notre promenade dans la blogosphère littéraire. Aujourd'hui, c'est à Sylire et à son blog que nous nous intéressons !

                                                             



Le titre de ton blog est "la vie est un roman". Pour toi, que doit promettre un bon roman ? Attends tu les mêmes ingrédients de la vie ?
 

S : Grâce aux romans, j’ai déjà vécu des centaines de vies et je me réjouis à l’avance de celles que je vivrai encore. Sous la couette ou dans une chaise longue dans le jardin, je m’évade à une vitesse record. J’aime aller aux quatre coins du monde, explorer l’âme humaine, faire des voyages dans le dans le passé… Attention, je ne vis pas pour autant par procuration ! Je tiens à vivre pleinement ma propre vie mais pourquoi se limiter à une seule ?  Les écrits des autres éclairent aussi parfois ma propre vie et m'aident à comprendre notre monde si complexe... 

Ton blog existe depuis décembre 2006. Combien de visiteurs depuis ? As tu toujours autant d'enthousiasme pour entretenir ton blog ?

S : Voilà un chiffre que je ne regarde jamais, mais je l’ai fait pour toi : 157 933 visiteurs (je trouve ce chiffre très abstrait…)

Oui, je suis toujours enthousiaste et motivée mais moins « accro » qu’au début, heureusement ! Le seul reproche que je ferais à cette activité est d’empiéter sur mes autres loisirs. C’est une activité extrêmement chronophage !

 

Quand tu as ouvert ton blog, savais tu à quoi il allait ressembler ou celui ci a t-il évolué au fil du temps ?

S : Je souhaitais le centrer sur la lecture, sans trop parler de moi. Je n’avais pas d’ambition particulière, je savais que l’écriture des billets me demanderait de gros efforts, surtout au début. Je n’avais pas eu l’occasion d’écrire beaucoup depuis la fin de mes études.  

Je ne crois pas que mon blog ait évolué tant que cela au fil du temps. Mes lecteurs du début le diraient mieux que moi. Je suis plus à l’aise dans la rédaction de mes billets mais je ne sais pas si cela se ressent. Quant au contenu, il me convient ainsi pour le moment.

 

Quels sont tes meilleurs souvenirs de blogueuse ?

S : Ce sont indiscutablement les rencontres avec d’autres blogueurs. Au salon du livre de Carhaix, la première fois, j’étais toute excitée à l’idée de rencontrer des blogueurs « pour de vrai » (c’est idiot mais j’avais du mal à réaliser que derrière les billets se cachaient de vraies personnes). Et puis il y a eu les rencontres plus personnelles comme celle avec Béatrix ou Anne (Insatiable lectrice). De réelles amitiés sont nées de ces échanges.

 

Te souviens tu du moment ou tu es tombée dans la potion magique de la lecture ? Qu'est-ce qui t'a valu ton premier frisson ?

S :J’y suis tombée très tôt. Enfant, la lecture occupait dans ma vie une place encore plus importante qu’aujourd’hui. J’avais « le nez dans les livres », du matin au soir. J’étais insatiable… Mes premières lectures : la série des « Martine » comme beaucoup de petites filles de ma génération ! 


Quel temps octroies tu à la lecture et quelle place tient-elle dans ta vie ?

S : Malheureusement, mon emploi du temps ne me permet pas de lire autant que je le voudrais. Je lis environ une heure par jour la semaine, le week-end un peu plus. Pendant les vacances, je me rattrape. La lecture m’est indispensable, comme manger ou dormir !

 

Tu es du genre à acheter tes livres, à fréquenter une bibliothèque avec assiduité ou à emprunter à gauche à droite ? Picores tu beaucoup d'idées de lecture sur la blogosphère ?

S : Je fréquente une bibliothèque et je fais partie de son comité de lecture. J’achète un peu, mais pas tant que cela. Grâce au blog je reçois des livres gratuits (éditeurs, opérations diverses…), que je n’accepte que depuis un an environ, et avec modération (pas si simple, c’est tentant !). Je me fie volontiers aux avis des blogueurs pour faire mes choix de lecture.


Si tu pouvais t'asseoir à la terrasse d'un café avec un auteur, qui choisirais tu et que lui demanderais tu ?

S : En ce moment je lis le dernier livre d’Anne Wiasemsky « Mon enfant de Berlin ». Comme dans ses précédents livres, elle y parle de ses proches dont l’histoire est un vrai roman ! (Clin d’œil au titre de mon blog ). M’asseoir à la terrasse d’un café et lui demander de me parler de sa famille me passionnerait, même si j’en connais déjà un bon bout grâce à ses livres.

 

Si tu pouvais choisir un lieu insolite pour lire ton prochain livre (sans limite de raison), où irais tu ?

S : En Lozère, sur la botte de paille de ma copine Anne (L’insatiable lectrice). Je suis certaine qu’elle me ferait une petite place à côté d’elle !

 

N'as tu jamais songé à écrire un livre ? Et si jamais tu en écrivais un jour, à quel genre répondrait il ?

S : J’en ai écrit un à l’adolescence, avec une copine, pour m’amuser. Je n’ai pas pour projet d’écrire un livre, je n’en ressens ni l’envie, ni le besoin. Mais si un jour, si je dispose de plus de temps, qui sait ?


                                   

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Focus sur un blog !

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