Publié le 30 Novembre 2012

Roman - Audiolib - 4h30 d'écoute (ou 272 pages) - 19.28 €

 

 

Existe aussi en format poche

 

 

Parution à l'origine en mars 2011

 

 

L'histoire : La vie de Charles IX, depuis la veille de la St Barthélémy jusqu'à sa mort plus que suspecte... moins de deux ans plus tard

 

 

Tentation : Pourquoi pas un peu de culture ??!!

Fournisseur : La bib !

 

 

 

 

  

 

 

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Mon humble avis :  J'ignore si Jean Teulé revisite l'histoire à sa façon ou s'il la livre telle qu'elle figure dans les livres d'Histoire. Quoiqu'il en soit, c'est avec une plume, un ton, un enthousiasme bien plus fascinant que les livres précités ici que Teulé nous conte quelques mois de la vie de Charles 9. Que savais-je de ce roi ? A un micro trottoir, j'aurais répondu : rien.

Et puis, je me suis baladée le long du canal d'Ille de Rance avec  mes écouteurs et j'y ai recontré un roi : Charly 9, qui ne mérite peut-être pas tant que cela son ignoble réputation. De son talent de conteur, Teulé a su faire de l'Histoire une histoire romanesque et je suis persuadée que je retiendrais bien plus sa version que celle croisée au lycée.

Ce roman est profondément documenté, et le style varie suivant qu'il relate des dialogues de l'époque, des délires fous du roi ou de son entourage, ou qu'il soit simplement narration et description. Il peut donc voguer d'une allure Shakespearienne jusqu'aux expressions les plus crues. Mais par dessus tout, ce récit est vivant, rythmé, captivant. Nul doute que l'excellente interprêtation d'Emmanuel Deconinck ne soit étrangère à cette impression qui ne m'a pas quittée durant toute mon écoute.

On découvre Catherine de Medicis conspiratrice, autant que le duc D'anjou, frère de Charles 9, qui brigue le trône. Même si nos politiciens actuels font souvent plus preuve d'ambitions et de polémiques, ils n'ont rien à envier aux gens de cette époque. Et puis l'Histoire a mis sur le trône des hommes très jeunes, trop jeunes et influençables pour prendre de bonnes décisions. Ainsi, ce serait Catherine de Médicis, qui, sous prétexte (faux ?) d'un complot envers la famille royale et par marchandage affectif, obtient que Charles 9 donne son accord pour la St Barthélemy... Il est sidérant de constater comment les membres du conseil de ce roi lui ont présenté la chose et  comment, en quelques minutes, on est passé de quelques morts à plusieurs dizaines de milliers.... De cela Charles 9 ne se remettra jamais, et comme malchanceux, toutes les décisions qu'il prendra dans les mois suivants, qu'elles paraissent futiles ou importantes, se révéleront désastreuses pour le peuple. La folie pénètre l'homme par tous les pores de la peau, cet homme qui ne sait plus quoi faire pour faire bien, ni en qui faire confiance. Il est d'une naïveté déconcertante par rapport à sa fonction ("puisque l'on manque d'argent, on n'a qu'à en fabriquer"... A si cette solution pouvait s'avérer efficace de nos jours !!!).

Avec ce Charly 9, j'ai appris mille et une chose que je retiendrais certainement plus longtemps que les quelques connaissances aquises en cours il y a plus de 20 ans.

Des choses simples voire presque futiles, amusantes et qui feront peut-être effet lors de dîner... L'origine de la tradition du poisson d'avril, du muguet du premier mai, les conséquences d'un changement de calendrier(Charles 9 a en effet décrété avec sa logique que le début de l'année serait désormais le 1er janvier), et non au printemps....

Mais surtout, dans mon esprit simple, une partie chronologique de L'Histoire de France n'est plus un vide sidéral, mais s'est peuplé de personnages, reliés entre eux, et d'événements que l'on connaît de nom.... sans en savoir beaucoup plus.

Alors certes, sur la fin, j'ai trouvé quelques longueurs dans la folie du roi, mais ma conclusion est que si l'on nous apprenait l'Histoire de France de façon aussi romanesque, sûre que nous serions (en général); bien moins niais sur la question. La littérature au service de l'Histoire, dans un cas comme celui ci, je dis oui, et encore ! Et Charly 9, un personnage à découvrir !

 

 

L'avis de Liliba

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 28 Novembre 2012

Roman - Nils Editions - 77 pages - 7 €

 

 

 

Parution en mars 2011

 

 

L'histoire : Ma mère raconte qu'ils ont eu une autre petite fille que moi, morte de la diphéterie. Elle est morte comme une petit sainte. Elle dit de moi, elle ne sait rien, on n'a pas voulu l'attrister. Elle était plus gentille que celle là. Celle là, c'est moi. Cette confession, Annie Ernaux a 10 ans quand elle l'entend, sans que personne ne le sache. Cette révélation restera enfouie, jamais évoquée. Aujourd'hui, Annie Ernaux écrit à cette soeur qu'elle n'a jamais connue.

 

 

 

 

 

 

Quand tout a été dit sans qu'il soit possible de tourner la page, écrire à l'autre devient la seule issue. Ecrire une lettre, une seule, c'est s'offrir le point final, s'affranchir d'une veille histoire.

La collection "les affranchis"fait donc cette demande à ses auteurs :" Ecrivez la lettre que vous n'avez jamais écrite"

 

 

 

 tentation : La blogo + passage de l'auteur à La Grande Librairie

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Ce texte court mais si riche se lit d'une traite, avec une émotion qui ébranle fortement.

Annie Ernaux a 10 ans quand elle surprend une conversation d'adulte. Cette conversation lui apprend qu'elle n'est pas fille unique, qu'elle a eu une soeur, morte à 6 ans, avant sa propre naissance. C'est à cette soeur qu'Annie Ernaud s'adresse dans cette lettre aussi pudique, qu'intime et et même temps, extrêmement sincère. Une lettre servie par une plume forte, touchante, délicate et ... épistolaire. Certains passages m'ont glacée, surtout quand "L'autre" est désignée. C'est terrible.

Quelques descriptions et voyages temporels m'ont un peu perdue mais peu importe, j'étais accrochée aux sensations d'Annie Ernaux et aux questions qu'elle pose dans cette lettre. Certaines questions y trouvent leur réponse, d'autres restent en suspens, pour laisser à chacun le choix de la réponse qui lui correspond. Car il y a dans ce genre d'interrogation autant de solution qu'il y a de coeurs, d'âmes, de vies.

Mais comment qualifier un être que l'on a pas connu, qui pourtant a en commun avec soi les liens du sang. Comment se le représenter, comment éprouver des sentiments, et quels sont les sentiments adéquats. Comment vivre quand on remplace l'autre, comment vivre dans l'ombre de quelqu'un et surtout dans le silence du secret imposé, puis dans le secret que l'on a pas su, pas voulu percer. J'ai dans mon entourage des personnes qui ont perdu un premier enfant, et qui ont eu ensuite d'autres enfants (dont certains sont mes amies). Alors j'ai ouvert les yeux sur une problématique que je ne m'étais pas posée et qui je pense m'a enrichie.

Cette lettre magnifique me donnerait bien envie de prendre la plume et de m'adresser à celle ou celui qui aurait pu être avant moi... Son existence aurait rendu impossible la mienne. A moins que... Etais-je déjà, entière ou en partie, dans cet autre non éclos ?

Bon, je ne vais pas écrire un billet plus long que le livre, je vous laisse avec quelques extaits au cas où je n''aurais pas été assez convaincante sur la qualité de cette "autre fille". Et la collection "Les affranchis" est à suivre sans hésitation.

Et vous, à qui écririez vous cette lettre que vous n'avez jamais écrite ?

 

 

 

"Il a bien fallu que je me débrouille avec cette mystérieuse incohérence : toi, la bonne fille, la petite sainte, tu n'as pas été sauvée, moi, le démon, j'étais vivante. Plus que vivante, miraculée."

 

"Il me semble que le silence nous arrangeait, eux et moi. Il me protégeait. Il m'évitait le poids de la vénération qui entourait certains enfants décédés avec une cruauté inconsciente pour les vivants qui me révoltait quand j'en étais témoin."

 

"je ne leur reproche rien. les parents d'un enfant mort ne savent pas ce que leur douleur fait à celui qui est vivant."

 

"A mon enfance racontée, pleine d'anecdoctes, ne correspondent pour la tienne que le vide"

 

"Técrire, ce n'est rien d'autre que faire le tour de ton absence. Décrire l'héritage d''absence. Tu es une forme vide impossible à remplir d'écriture".

 

 

 

 

 

   L'avis d'Antigone , de Clara,

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 27 Novembre 2012

Voici bien longtemps que je ne vous ai présenté une de mes toiles. Il faut dire que je n'ai pas touché à un pinceau depuis plus de 4 ans et que m'est avis que ce n'est pas demain la veille que je m'y remettrai. Même si, l'autre jour, en rengeant mes placards à la recherche de "photos de mes tableaux" pour en faire des cartes postales, je suis retombée sur mes pochettes de photos de voyage perso ou de découpures de photos de presse en attente d'être transposées en peinture. Je vous le dis, plus qu'une P.A.L, sauf que maintenant, en regardant les modèles que je me préparais, je serais bien incapable de dire comment je comptais m'y prendre pour que le résultat ressemble à quelques choses.

 

Ici, c'est une photo d'un magazine qui m'a inspiré et remémoré mon voyage à Cuba qui remonte maintenant à 1999...

Cette toile date de 2004, et elle est exposé au bureau. Comme chez moi, ça déborde, j'ai une galerie personnelle chez ma mère et au bureau !

 

Cette toile, que j'ai surnommé Cuba Havana, est aussi ma première toile à la peinture accrylique. Je m'étais régalée, découvrant une peinture qui sèche plus vite et avec des couleurs naturellement plus flashy !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde

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Publié le 26 Novembre 2012

Aux chanteurs compositeurs, on demande souvent quelle est LA chanson qu'ils auraient aimé écrire

Aux acteurs, c'est à propos du grand rôle de la vie qu'ils n'ont pas eu qu'on les interroge.

Les réalisateurs à cette question, pourraient répondre que le film qu'ils auraient aimé faire, c'est le prochain, le parfait, ou l'impossible.

Juste après.... dans l'échelle artistique.... viennent les blogeuses.... Et pourquoi pas, prenons nous un peu pour ce que nous ne sommes pas, nous ne sommes pas les seules...

 

Si l'on me demandait quel billet j'aurais aimé écrire... Et bien il s'agit d'un billet écrit il y a quelques semaines par L'Irrégulière, blogueuse que j'ai eu la chance de rencontrer cet été. Si j'avais écrit ce billet, j'aurais été on ne peut plus fidèle à moi même, j'aurais enfin trouvé les mots d'une partie de mon intérieur et la trace d'un talent certain.

 

Ce billet s'intitule "Habiter poétiquement le monde". Cliquez dessus pour le lire. Je vous invite à le lire, il est très, très beau.

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 24 Novembre 2012

 Roman - Editions Livre de poche - 155 pages - 4.60 €

 

 

Parution en poche en février 2004

 

 

L'histoire : Paul fait un stage à l'autre bout de sa ville et découvre ainsi un nouveau quartier, dont une boutinque nommé" "Poème". Dans la vitrine, une petite robe blanche attire son attention au point de devenir une obsession et un achat compulsif.

Mais Paul n'imagine pas un instant les répercutions qu'a cette intruse dans son ménage, les souvenirs et les fantômes qu'elle déterrera aussi bien en en lui qu'en Irène son épouse. Comment, en 3 jours, une petite robe peut mener un couple serein au bord de la noyade.

 

 

Tentation : Mes autres lectures de l'auteur

Fournisseur : la bib

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : J'ai été contente de retrouver cet auteur pour une lecture simple, rapide, agréable mais qui cependant remue beaucoup, voire met mal à l'aise.

Philippe Grimbert distille discrètement son savoir de psychanalyste pour étudier ici comment un couple serein peut arriver à l'agonie en si peu de temps, juste par l'arrivée d'un objet. Certes, l'objet n'est pas banal pour un homme marié dont l'unique fille a plus de 20 ans : une petite robe taille 6 ans.  Cette robe va symboliser tous les nons dits du couple, voire de la famille et des générations précédentes, toutes ces blessures non cicatrisées, ou ces deuils faits en silence, sans partage, donc pas aboutit : que ce soit le deuil d'un parent, d'un enfant qui n'est finalement pas né, d'un enfant que l'on ne savait pas né, de la féminité procréatrice qui s'est échappée avec le temps.

Philippe Grimbert instaure avec talent un véritable suspens. Et bien sûr, on s'interroge : que penserais-je si mon mari cachait à la maison une petite robe ? Fétichisme, double vie, pédophilie ? Mille questions viennent de cette présence aussi irrationnelle dans une maison, surtout que Paul ne s'explique pas lui même cet achat. La tension s'intensifie au fil des pages. On se demande vraiment jusqu'où celle ci va nous mener. Jusqu'à l'intolérable ?

Dans une situation dramatique, le couple finit par s'expliquer. Et là, je dis dommage, car nous n'assistons pas à cet échange. De ce fait, les raisons de tous ces évènements, qui nous ont été juste suggérées jusque là ne sont pas plus expliquées, plus développées et de ce fait, m'ont laissée sur un sentiment d'incomplétude. Je suis donc un peu restée sur ma faim.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 23 Novembre 2012

  Je ne sais pas combien de temps il faut à cet homme pour se faire une tendinite, ni pour"tondre" la pelouse complète. Le bout du monde et une autre époque...

Nous avons aussi visiter un orphelina d'éléphants... je ne me suis pas étendue sur le sujet, j'ai préféré m'attarder sur les éléphants rencontrés en réserve naturelle.
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  A Kandy, le Peradeniya Botanical Garden, ou les arbres qui s'entrelassent offrent autant de point de rendez vous discret aux couples d'amoureux.

 

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  Un repas chez l'habitant ! Tout est spicy ! Vive le riz blanc et les bananes en dessert. Le Sri Lanka est l'un des pays qui épice le plus ses plats au monde... Pour moi qui ne supporte déjà pas le poivre... Donc cure de riz blanc !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Des Bouddhas de plus ou moins bons goût à chaque coin de rue, souvent abrité par un habitacle en verre. Comme le Sri Lanka est un pays de multiples confessions et que cela ne pose à priori problème à personne, ce sont aussi des Jésus Christ, des Vierges Maries, voire des soldats romans que l'on trouve sous socle à chaque carrefour ou presque. Souvent, avec des lumières qui clignotent la nuit...

  

 

 

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  La crasse, la chaleur, les piqures de moustiques et la gratouille... Résultat, des pieds qui ont doublé de volume, sans doubler de longueur.

Puis, à l'aéroport, un avion retarder de 8 heures....

 

 

 

 

 

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Et voilà, c'est ici que s'achève ce grandiose voyage au Sri Lanka. Je vous remercie de l'avoir suivi. je ne pensais pas le développer autant à l'origine, ni mettre tant de temps à le boucler ! J'ai maintenant deux voyages de retard à vous raconter... Comme tout le monde attend l'un d'eux avec impatience, c'est donc aux Seychelles qui me prochain billet voyage vous emmènera !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Asie

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Publié le 22 Novembre 2012

A la bibiothèque, dans un bac, une couverture de BD attire mon regard. Je lis le pitch, parcours quelques pages pour voir si dessins et couleurs me plaisent et je me dis : adjugé vendu pour les 2 premiers ! Dans le bac, 3 volumes. Impeccable, une petite série BD en 3 volumes, après les 12 de Soda, cela me convient parfaitement.

Sauf que, en rentrant chez moi, je réalise que chaque volume comprend en fait 3 tomes et que la série totalise 24 + 3 tomes... Bon, vous me direz, avec les deux premiers volumes, j'en suis déjà à presque 1/4 de la série.

Et puis peu importe. J'adore cette BD, donc je lirai la suite avec plaisir !

 

 

Jessica Blandy - Volume 1 - Editions Dupuis - 158 pages - 20.50 €

 

 

 

Auteur : Renaud

Dessinateur : Dufau

 

 

 

Ce volume comprend les tomes suivants

 

- Souviens toi d'Enola Gay

- La maison du Dr Zak

- Le diable à l'aube

 

 

 

Le pitch général: Journaliste reconvertie dans l'écriture de romans à succès, Jessica Blandy pourrait être une jolie blonde parmi d'autres sous le soleil californien. Mais la destinée en a décidé autrement et lui fait croiser la route de tous les tarés qui marquent d'un rouge sanglant l'histoire des Etats-Unis : politiciens véreux,sérial killer, adorateurs de Satan et d'autres démons de la société américaine. Entre un passé trop lourd à porter et présent tragique, Jessica Blandy croise le fer contre le Mal sous toutes ses formes.

 

 

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Mon humble avis sur ce premier volume :J'adore. En ouverture, une présentation de la genèse de l'héroine par Jacques Boudou, spécialiste du polar entre autre. Oui, car malgré les apparences, Jessica Blandy n'est plus toute jeune. Son apparition dans le paysage BD remonte aux années 80. D'ailleurs, ces fameux volumes de 3 tomes sont des rééditions avec un design de couv bien moins désuet que celui d'origine. J.Boudou replace le personnage de Jessica dans contexte et évoque la "révolution" qu'elle représentait à l'époque dans l'univers BD.

Nous sommes ici dans une BD très proche des films et des romans noirs, tant dans l'atmosphère que dans les intrigues. Inspecteur de police bourru, violent et plutôt ripoux, meurtres à la chaînes, bars glauques, the power of money... le tout, dans les environs de San Francisco. Et pourtant, malgré l'aspect roman noir, cet album est plein de couleurs vives comme je les aime, des ciels bleus comme sous le filtre d'un appareil photo etc... les dessins sont très réalistes, tant dans les paysages que pour les corps et visages des personnages : le dessin est signé, terminé, aucune impression d'approximation que l'on peut retrouver dans d'autres BD 

Jessica Blandy est une femme sculpturale, magnifique, à la silhouette parfaite,  aux cheveux courts. Forte de caractère et indépendante. Ces pères se seraient entre autre inspiré de Kim Bassinger et de Sharon Stone pour créer le personnage, c'est vous dire si cette femme peut développer le fantasme masculin et la jalousie féminine. D'ailleurs, Dufaux, au dessin, ne se gène pas pour la déshabiller régulièrement dans des scènes sensuelles.

Un seul petit bémol, après la lecture de 6 tomes, c'est qu'il n'a pour l'instant pas été question une seconde de la profession de Jessica.

Elle se retrouve mêlée à des histoires criminelles et sordides, mais ne reste pas assise dans son canapé en attendant que justice soit faite. Elle fonce vers le Mal et se défend plutôt bien en apparence... En effet, de meneuse, Jessica passe souvent au statut de victime. Car mine de rien, Jessica accuse le coup de ses différentes aventures qui la rende fragile, pas uniquement superwomen. Une héroïne que l'on a envie d'aimer et que l'on admire pour son courage. L'action est rythmée, le suspens garanti, la tension est à son maximum, aucun ennui, on lit cette BD comme un lit un thriller.

 

- Les tomes 1 et 2 vont de paires (- Souviens toi d'Enola Gay - La maison du Dr Zak)...  Dès les premières pages, l'amant de Jessica se fait assassiner... D'autres meurtres vont suivre. Dans la maison du Dr Zak, nous remontons à l'origine du drame, de la vengeance.... C'était pendant la guerre du Vietnam

 

- Le tome 3- Le diable à l'aube - m'a légèrement moins séduite mais il a son importance pour la suite car Jessica en gardera un vrai traumatisme. Elle se retrouve enlevée en même temps qu'un politicien qu'elle interviewé. Enlevée par 2 hommes tarés au possible (qui travaillent forcément pour plus intelligent qu'eux, quoique...) et enfermée dans une vieille bicoque au fin fond des Everglades, dans la moiteur des marais de Floride.

 

 

Ce billet est déjà assez long, aussi, je vous parlerai des 3 tomes suivant lors d'un prochain billet.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 20 Novembre 2012

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  C'était par une belle journée d'août, au départ de ST Lunaire (Ile et Vilaine, Bretagne).  Quelques heures sur une ile quasi déserte, dont j'ai déjà parlé ici sur ce blog il y a quelques années à l'occasion de ma lecture d'un polar s'y déroulant (Cézembre Noire). J'avais alors rédigé un article sur cette ile méconnu et au passé cruel, agrémenté de photos trouvées sur internet. Aujourd'hui, il s'agit de mes propres photos.

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  Source Wikipédia :

 

 

Cézembre est une île côtière située en baie de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). D'une superficie de 18 hectares, pour une longueur de 750 mètres et une largeur de 250 mètres, elle est inhabitée, à l'exception d'un hôtel-restaurant ouvert durant la saison estivale. Elle est située sur le territoire communal de Saint-Malo.

L'île présente une plage de sable fin orientée au Sud, face au continent, et une côte rocheuse et escarpée face au large.

 

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  Cézembre signifie la hauteur la plus haute en celte, pointe orientale à la base de l'estuaire de la Rance, elle serait devenue une île suite au raz de marée de 709.

L'île hébergea par la suite, plusieurs ermites au cours des siècles puis un monastère. Elle fut fortifiée par Vauban à la fin du XVIIe siècle et servit ensuite de lieu de quarantaine. L'armée française y effectuera certains essais militaires au début du XXe siècle.

 

 

       

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En août 1944, l'île de granit, solidement fortifiée par les Allemands comme élément du mur de l'Atlantique et de la Forteresse de Saint-Malo (les canons de 194 millimètres utilisés étaient d'ailleurs du matériel français récupéré), fut intensément pilonnée pendant près d'un mois par les bombardiers alliés qui utilisèrent pour l'une des premières fois en Europe des bombes au napalm (la première utilisation officielle du napalm eut lieu en 1942 lors de la campagne du Pacifique et lors de la bataille de Normandie, l'armée américaine l'utilisera également dans le bocage normand). Plus de 20 000 bombes seront larguées[1]. Cézembre fut le site le plus bombardé au kilomètre carré des zones de combats lors de la libération de l'occupation allemande. L'île ne se rendit que le 2 septembre par manque d'eau; les soldats allemands survivants ayant résisté dans cet enfer furent salués militairement par les officiers américains prenant pied sur l'île.

  

 

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  Du fait de ces bombardements, l'île présente une végétation rare et un relief tourmenté. On y dénombre plus de 2 000 cratères de bombes[1]. Elle n'est d'ailleurs toujours pas complètement déminée et l'accès à la plus grande partie (hormis la plage) est interdit.

De mars à mai 2008, l'île et les eaux environnantes ont été entièrement interdites d'accès au public pour permettre à la Marine nationale de mener une vaste opération de déminage[1]. La plage principale sera ainsi déminée sur plus de 3 mètres de profondeur, ce qui n'avait jamais été fait. Une fois dépolluée, l'île devrait être acquise par le Conservatoire du littoral.

  

 

    

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Vue sur ST MALO 

 

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  Au loin, toujours St Malo

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyage en Bretagne

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Publié le 18 Novembre 2012

Roman - Christian Bourgeois Editeur - 153 pages - 17 €

     

Parution le 23 août 2012

 

Rentrée littéraire sept 2012

 

 

L'histoire : Lotus, village de Georgie que l'on ne veut que quitter... Ils seront 3 à s'engager pour la guerre de Corée. Seul Franck renvient. Mais dans quel état ? Il erre d'abord dans le nord américain, avant de recevoir une lettre : sa soeur va mourir. Comme quand ils étaient enfants, Franck a toujours protégé sa petite soeur. Un périple la mène jusqu'à Atlanta, puis jusqu'à Lotus, la maison finalement... et conduit le lecteur à travers l'Amérique Noire des années 50.

 

   

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Olivier et Priceminister dans le cadre du match de la rentrée littéraire. Merci pour l'envoi.

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :Je ne pourrai vous dire, comme les autres, que ce livre regroupe tous les thèmes chers à l'auteure, puisque je n'ai jamais rien lu de cette grande dame d'outre-atlantique.

Home n'est pas un roman qui se laisse pénétrer. D'ailleurs, les premières pages m'ont quelque peu désarçonnée : polyphonie (le personnage en italique) et l'auteure,  en police habituelle ainsi que quelques aller-retour chronologiques.

Et puis au fil tu temps j'ai réalisé que c'était le roman qui me pénétrait peu à peu, de partout, autant en douceur qu'en violence. En douceur, par ce que l'écriture est si belle, poétique, naturelle. Elle suggère l'horreur sans la citer vraiment, sans un mot impétueux qui déborderait de rage. Je pense que Toni Morrison laisse ainsi à la discrétion de chaque lecteur le choix et l'interprétation des images qu'il peut supporter, ou imaginer.

Home s'insinue d'abord par les pores de la peau, car il est douceur dans le style et émerveillement de talent littéraire. Il est alors caresse. Puis il s'attaque à votre coeur devant les injustices pourtant maintes fois décriées dans la littérature, mais toujours aussi intolérables : la ségrégation dans l'Amérique des années 50. Notre coeur sera souvent adoucis par l'empathie que l'on développe pour les deux personnages principaux : Fanck et sa soeur Cee... Pour ce qu'ils sont, ont été et seront toujours l'un pour l'autre.

Notre cerveau est aussi sollicité, pour revenir sur des événements historiques et leurs dégâts tant sur les champs de bataille que sur chaque être qui y a participé et qui devient un champ de bataille à lui tout seul, avec ses parties mortes, vaguement survivantes ou celles vaguement apaisées par un sentiment de déni. Morrison nous parle alors d'une guerre si peut évoquée qu'on l'oublierait presque, nous autres européens à priori peu concernée par celle ci : la guerre de Corée. Autant les arts américains maintiennent en vie le souvenir de la guerre du Vietnam dans l'espoir sans doute que l'on dise "plus jamais ça". Mais qui parle encore la guerre de Corée. Toni Morrison justement.

Ensuite, le livre arrive jusqu'à nos entrailles, pire même, nos viscères. Le pire de chacun de nous, le plus écoeurant. En général, il s'agit ici de comment les blancs traitaient les noirs à cette époque là, pire que comme des chiens. Et puis il y a ce que le meilleur homme est capable de faire, dans une situation extrême, pour se sauver de lui même non pas des autres, mais de lui même...

Et enfin, c'est tout le corps qui frémit et s'émeut devant ces deux êtres qui restent Hommes, malgré l'inhumain qu'ils ont vécu ou ont fait vivre. Car le meilleur d'eux mêmes, leur force, leur disent que quoiqu'il en soit, il faut vivre avec ce que l'on est, ce que l'on a vécu, ce que l'on a subi. Notre liberté : être debout, triste ou heureux, mais être un homme debout et chez soi, même si l'on a tout fait pour fuir car c'est finalement chez soi que l'on est le plus protégé de ce que l'on n'est pas.

Le message peut paraître simpliste, mais quand il est transmit avec autant de talent, de pudeur et de grâce que le fait Mme Morrison, on ne peut que s'incliner, ne pas en dire plus, ni trop, sauf que c'est un livre... à lire...

 

Lu dans le cadre du challenge 1% Rentrée littéraire : 7/7

 

Lu aussi dans le cadre du Match de la Rentrée littéraire organisée par Price Minister

 

Rentrée Littérraire 2012

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 16 Novembre 2012

Et oui, à l'heure où vous lisez ce billet, je viens d'atterrir sur ce bout de France de l'hémisphère Sud, la Réunion, aussi surnommée l'île Bourbon.

Je pars avec une amie Rennaise et sur place, passerai quelques jours avec une amie du collège et sa famille.

11 jours sur place ! Au programme : plages, baignades, plongée, cirques, volcan, petites randos, farniente, soleil, palmiers, rhum arrangé et mille et une choses à découvrir !  Mais surtout, du tropisme, activité qui m'est si chère : ma passion, les tropiques et les îles !

 

 

Vu comme cela du ciel, la Réunion ne parait pas immense. Pourtant, à parcourir les guides, il me semble qu'un séjour de 3 semaines n'aurait pas suffit à parcourir toutes les traces de cette île, sans forcément  songer s'attaquer aux randos pour grands sportifs.

 

Et oui, j'avais dit : un beau voyage pour mes 40 ans. Je suis allée aux Seychelles en mai. Mais la générosité de certains membres de ma famille pour mon anniv m'a permis de ne pas y dépenser tout l'argent mis de côté pour ce voyage de rêve. Alors, avec les reliquats, je m'offre la Réunion, puisqu'en plus, j'ai toujours 40 ans et qu'il y a 9 chances sur 10 pour que ce voyage soit mon ultime.... en bénéficiant de quelques avantages d'agent de voyages.... Si ce n'est pas la crise économique qui s'en chargera, ce sera ma santé. Pour l'instant, j'ai 11 jours devant moi pour profiter, emmagaziner du soleil et tenter de me requinquer pour quelque temps... Allez, trinquons !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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