Publié le 4 Décembre 2009

Essai - Folio - 315 pages -  6.65 €

Résumé : Fils d'une famille patricienne de Zurich, celui qui a écrit ce livre sous un pseudonyme fut ce qu'on appelle un enfant bien élevé. Dans la somptueuse villa, au bord du lac, régnait l'entente parfaite. Un certain ennui aussi, qui tient à la bienséance. Non sans humour, Zorn nous décrit les petits travers de ses parents. Humour ? Le mot est faible. Disons plutôt une noire ironie, celle du jeune homme qui, découvrant qu'il est atteint du cancer, pense aussitôt : naturellement. Jamais les contraintes et les tabous qui pèsent, aujourd'hui encore, sur les esprits soi-disant libres n'ont été analysés avec une telle pénétration ; jamais la fragilité de la personne, le rapport, toujours précaire et menacé, entre le corps et l'âme, qu'escamote souvent l'usage commode du terme « psychosomatique », n'a été décrite avec une telle lucidité, dans une écriture volontairement neutre, par celui qui constate ici, très simplement, qu'il a été « éduqué à mort ». Il avait trente-deux ans.







                                                                                                       
                                                  


Mon humble avis :  Difficile de classer ce livre : essai ? Autobiographie ? Récit ? Journal ?

Une chose est sûre, Mars est la chronique d'une névrose annoncée".

Ce livre est paru à la fin des années 70, sous un pseudonyme, a fait beaucoup de bruit à l'époque et s'est introduit dans la liste des livres cultes. Et pourtant, le sujet aurait de quoi faire fuir : La névrose, la dépression et le cancer. En même temps, ce sont les maladies de notre siècle en occident, l'une honteuse, l'autre diabolique. Alors pas étonnant que les lecteurs se retrouvent dans cette souffrance, dans cette tristesse criante de vérité et tellement bien décrite au fil des pages que cela en est bouleversant. Les dépressifs seront soulagés de trouver des mots sur leurs maux. Les autres comprendront enfin le mal qui ronge peut-être un de leur proche ou qui pourrait les toucher un jour.
Fritz Zorn est né dans la grande bourgeoisie Zurichoise, dans une famille rigide et étriquée, une famille où l'on est "comme il faut", où l'on fait tout "comme il faut", où l'on a pas d'avis sauf celui de trouver les autres ridicules et moins bien, voire pas fréquentables. A force de colère, de révolte, de dérision, de provocation, de cynisme, d'humour noir et de digressions philosophiques, Frits Zorn fait un constat glacial d'une écriture froide et distante. Son environnement familial et social l'a empêché d'être, l'a mené à la dépression. Et cette dépression s'est somatisée en cancer, cancer dont il est mort à 32 ans, avant la publication de son livre. Fritz Zorn démontre ainsi que l'on peut être bien éduqué, dormir dans des draps de soie et manger dans des cuillères en argent et être malheureux car inapte à la vie, à la société. Et ce malheur n'est pas obscène. Quand on ne vit pas, quand on aime pas, quand tout est sujet à l'angoisse, quand on porte un masque en permanence, la souffrance morale devient physique et paralyse. C'est le cas de Zorn, qui, quoique boute en train, était un handicapé des relations humaines, n'avait pas vraiment d'amis et n'a jamais eu la moindre relation, ni sentimentale ni sexuelle avec une fille. Quand vous n'êtes même pas un homme, que vous vivez dans un désert sentimental, sans amour, il y a de quoi devenir chèvre. Malgré quelques longueurs et répétitions, ce livre est un magnifique témoignage sur les dégâts irréversibles d'une éducation excessive et les méfaits de la religion. Certes, ce livre ne remonte pas le moral. Mais à lire, (pour) et à comprendre. Moi j'ai compris car d'éduction bourgeoise et religieuse,  par certains côtés, je connais hélas. 

"Et moi ? J'étais tout bonnement un peu plus sensible que d'autres enfants ordinaire et c'est pourquoi j'ai plus mal survécu à mon milieu que d'autres enfants. Peut-on en conclure qu'au fond mon éducation  n'a pas été du tout si mauvaise du fait que j'y aurais survécu sans histoire si seulement je n'avais pas été si sensible ? Naturellement non, car justement, une éducation est mauvaise quand seuls y survivent les enfants qui ne sont pas sensibles, et justement n'est bonne que quand même les enfants sensibles y survivent."

" Je suis malheureux parce que je ne fonctionne pas et que je n'ai jamais fonctionné. En tant que jeune, je n'ai pas été jeune,  en tant qu'adulte je n'ai pas été adulte, en tant qu'homme, je n'ai pas été homme ; à tous points de vue, je n'ai pas fonctionné".

" Ce n'est pas bête, c'est méchant. Car ce qu'on fait de bête, on le fait sans le vouloir, et ce qu'on fait de méchant, on le fait délibérément."

" A Zurich, on ne vit pas sa douleur jusqu'au bout, on la refoule, car le fait qu'on souffre pourrait "peut-être déranger quelqu'un". On ose pas regarder en face le fait qu'on est triste car "on trouble la paix"... On appelle cela dans le jargon bourgeois de mon pays "être courageux"".

Jamais je n'ai coché autant de croix dans les marges d'un livre, parfois plusieurs par pages. Je pourrais continuer sur des pages, mais je m'arrête là.



                                                                                      


DAL 86 - 9

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

Repost0

Publié le 3 Décembre 2009

Québécois, Denis Richard est l'auteur de "Vous qui croyez me posséder" et de "Tes secrets m'appartiennent" , chroniqué ici.
Son genre, c'est le thriller plutôt ésotérique. 
Il est publié chez Michel Lafon et a accepté aussitôt ma petite interview pour répondre encore plus vite à mes questions. Qu'il en soit sincèrement remercié.

Plus d'infos sur le blog de l'auteur :
http://denis-richard.blogspot.com/


















Écrivez-vous depuis toujours où avez vous pris la plume relativement récemment ?
DR : Le rêve y était depuis toujours, mais en attente. Puis a surgi le catalyseur : un long séjour à Paris, de 2004 à 2007. Le bonheur total, les trois plus belles années de ma vie. C'est en 2005 que j'ai décidé de plonger dans ce projet – qui est rapidement devenu une passion – et en 2007 que Michel Lafon, après avoir reçu le manuscrit de Vous qui croyez me posséder, me téléphone et me dit « Cher Denis, on doit se parler... ».


Comment décide t-on d'écrire des thrillers ? Est-ce un choix mûrement réfléchi ou au contraire, est ce une évidence ?
DR : La question ne s'est pas posée : spontanément, j'ai décidé d'écrire les histoires que je souhaitais lire. J'aime bien lorsqu'un livre me prend à la gorge et me murmure : je te tiens, lecteur. J'aime aussi raconter des histoires où l'être humain a sa place. Plusieurs lecteurs m'ont indiqué qu'ils auraient aimé rencontrer Telma, Susana, David et même Jacky-Boy du premier roman, ou encore Tonio, Kristin et Samantha du second.


Vous êtes québécois et vos deux premiers romans se déroulent à Paris. Pourquoi cela ?  A quand un thriller dans le grand nord Québécois ?
DR : C'est plus fort que moi, Paris est si chère à mon coeur qu'elle en est presque devenue un personnage. Mais c'est vrai que le grand nord québécois est aussi une importante source d'inspiration. C'est étourdissant de marcher dans la forêt boréale en sachant qu'on est probablement le premier être humain à en fouler le sol, de respirer cet air d'une telle pureté que c'en est presque enivrant ou de s'étendre, la nuit, dans la toundra du Grand Nord et de se laisser bercer par les aurores boréales.


On retrouve des personnages hantés par de terribles cauchemars. Y a-t-il un écho personnel dans cette obsession des cauchemars ?
DR : J'adore m'éveiller le matin en me disant : Wow ! C'était un rêve ! Je dois y retourner. C'est pour cette raison que Swain Wilcox (du premier roman) remet le fameux « Wake up in your dreams » à David, qui permet à celui-ci de contrôler ses cauchemars et de cesser d'en être la victime impuissante. La technique que je décris existe vraiment et permet d'ailleurs à plusieurs personnes, chaque nuit, de voguer dans leur monde imaginaire et de décider du déroulement de leurs rêves.


De même, on vous sent très porté sur les sciences occultes, l'astrologie, le spiritisme, le paranormal... Est-ce juste un attrait, une interrogation ou des expériences personnelles ?
DR : C'est tout ça à la fois. Lors de la préparation de mon premier roman, après avoir avalé des tonnes de bouquins et analysé une multitude de sites Web sur l'astrologie, j'ai rencontré – avec un peu de scepticisme au début – une astrologue. Le choc ! Elle a pris la première heure pour me décrire mon passé (en soulignant des événements que même ma mère ne connaissait pas !), puis la seconde pour me parler de mon avenir. Cette expérience m'a encouragé à continuer de flirter avec cet univers invisible qui nous entoure et qu'on rejette peut-être un peu trop rapidement.


Quelle fut votre idée et point de départ pour créer l'histoire de "Tes secrets m'appartiennent" ?
DR : Tout comme mes personnages Tonio et Kristin alors qu'ils sont à Florence, j'étais accoudé contre la rambarde, face à l'Arno. J'admirais, en amont, l'intemporel Ponte Vecchio, exactement comme on le voit sur la couverture, en songeant à tous ces drames dont il avait été le témoin au fil des siècles... Et d'un seul coup, l'histoire s'est imposée à moi.


Dans tes secrets m'appartiennent, vous évoquez deux tableaux imaginaires de Botticelli et de Signorelli.... A quoi ressemblent ils ? Vous en êtes vous fait une représentation précise dans votre esprit, voire même sur le papier ?
DR : J'ai pris l'habitude de dessiner mes personnages, d'y ajouter leurs caractéristiques personnelles ainsi que les liens qui les rattachent, afin de leur permettre de vivre une vie plus riche. J'ai fait de même avec les oeuvres attribuées à Botticelli et Signorelli. Celles-ci ont toutefois un puissant ancrage avec la réalité : on n'a qu'à visiter la chapelle de San Brizio, à Orvieto, qui abrite une partie de l'énigme...


On vous sent passionné par l'art sous la renaissance italienne. Pourquoi cette période et pas une autre ? Mais peut-être y a t-il une autre période historico artistique qui pourrait faire l'objet d'un prochain roman, voire peut-être de celui en cours d'écriture ???
DR : La Renaissance italienne est un point tournant dans l'histoire de l'humanité : en quelques années, on quitte le Moyen Âge, l'art se libère du carcan des thèmes religieux en osant représenter la beauté des corps nus, et on s'inspire de la mythologie antique. Bien qu'il ait été oublié pendant plusieurs siècles, Sandro Botticelli a été un acteur important de ce vent de changement. Et ce roman est aussi un peu un hommage à son génie.
Y a-t-il une autre période artistique qui m'intéresse ? Plus d'une !
Un roman est-il en cours d'écriture ? Oui (je n'en dis pas plus !)


Quel effet cela fait-il de rencontrer le succès dès un premier roman ?
DR : Le simple fait d'écrire me permet d'assouvir une grande passion. La reconnaissance des lecteurs, qui n'hésitent pas à communiquer avec moi après avoir foulé ces univers qui m'habitent, m'insuffle cette énergie qui me permet de poursuivre.


Quel lecteur êtes vous ? Quels sont vos 3 derniers coups de coeur littéraires ?
DR : Je suis un lecteur impatient. J'adore être transporté par les personnages et je n'hésite pas à relire les livres que j'ai aimés. Mes coups de coeur ?
- « Replay », de Ken Grimwood (relu je ne sais combien de fois).
- « Pars vite et reviens tard » et « Dans les bois éternels », de Fred Vargas.
- « Les Thanatonautes » de Bernard Werber (humour, recherche et surtout plaisir de lecture),
mais aussi …
- « Hypérion » et « Terreur » de Dan Simmons, Daniel Pennac, Tonino Benacquista, Michel Folco pour son délire historique, tout ce qu'a écrit Marcel Pagnol, Bernard Moitessier avec ses aventures autobiographiques maritimes si touchantes, Dan Brown, Dean Koontz, Douglas Preston, Graham Masterton, Jean-Christophe Grangé, Arturo Pérez-Reverte... bon, j'arrête, mais il y en a tant d'autres...

 
Question subsidiaire : Si vous deviez vous choisir un maître dans les célèbres auteurs de Thrillers qui choisiriez vous ?
DR : Il n'y a pas de nom précis, mais il y a des qualités que je recherche chez un auteur de Thrillers : rapidité, étonnement, imprévisibilité, crédibilité et couleur des personnages.

___________________________________________

Voilà, merci Géraldine et salutations à vos amis blogueurs.



                                          

                                                   



Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

Repost0

Publié le 2 Décembre 2009

Synopsis : Un braqueur de banques, le Vilain, revient après 20 ans d'absence se cacher chez sa mère Maniette. Elle est naïve et bigote, c'est la planque parfaite. Mais celle-ci découvre à cette occasion la vraie nature de son fils et décide de le remettre dans le " droit chemin ". S'ensuit un duel aussi burlesque qu'impitoyable entre mère et fils.



Comédie avec Albert Dupontel, Catherine Frot, Nicolas Marié, Bernard Farcy.

















                                      
                                           


Mon humble avis : "Alors mon petit bonhomme, on a voulu tuer sa maman ?..."..."Et plus d'être méchant, t'es con" ! Imaginez ces phrases clamées par Catherine Frot, c'est rien que du bonheur ! Il y a du culte dans l'air, je vous le dis !
Comment décrire ce film.... "Le vilain" est bien sûr une comédie, délicieusement cynique, drôlement cruelle et cruellement drôle ! On y va pour cela d'ailleurs et l'on trouve dans ce film ce que l'on y cherchait : du repos de l'esprit, de la gymnastique des zygomatiques, de l'immoralité, de l'impertinence. On en est servi à souhait, à forte dose de dialogues sardoniques et de gags aussi irrévérentieux que burlesques. Le tout fait mouche et provoque les rires du public conquis qui remplissait toute la salle un lundi... c'est assez rare pour le souligner.
Bien entendu, les acteurs et notamment Catherine Frot, sont pour beaucoup dans cette réussite. Celle ci est parfaite un septuagénaire qui se révèle finalement aussi vicieuse, voire pire, que son vilain de fils. C'est un peu ici "l'arroseur arrosé" ou "tel est pris qui croyait prendre". Le fils découvre que sa mère peut être aussi luciférienne que lui, même si c'est pour la bonne cause (allez voir le film pour comprendre cette phrase !   )Il se déclare alors entre eux un véritable duel, ou chacun élève encore un peu plus le niveau de  férocité. Les enchères montent et c'est vraiment jouissif.
Je ne connais pas bien Dupontel mais mes compagnons m'ont assuré qu'il était fidèle à lui même, savoureusement sadique ! Triple mérite pour lui : il joue son rôle à merveille, il a écrit un scripte mémorable et a  trouvé la partenaire idéale pour lui donner la réplique et former ainsi un duo très fameux, qui devraient rester dans les annales du cinéma Français. Et puis, et puis, n'oublions pas de citer la tortue qui tombe toujours à point, "Pénélope la salope" (je sens que ces mots vont attirer beaucoup de monde sur mon blog et pas forcément pour les bonnes raisons !). En tous cas, des bonnes raisons d'aller voir Le vilain, cela ne manque pas : c'est cinglé, c'est déjanté mais qu'est-ce qu'on s'amuse. Et puis, je suis sûre que maintenant, vous voudrez connaître Pénélope, la... !!!



 







                                                                                        
                                                                              
          

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 30 Novembre 2009

Roman - éditions Acte Sud -  204 pages - 6,18 € en poche.

Résumé : Récit fabuleux inspiré des tragédies grecques et de légendes africaines, La Mort du roi Tsongor plante son fascinant décor au cœur d'une Afrique ancestrale. L'histoire ? Le vieux roi Tsongor, qui a depuis longtemps fait taire ses instincts guerriers, marie sa fille Samilia au fortuné prince Kouame. Mais voilà qu'un deuxième prétendant s'interpose, auquel Samilia avait jadis promis sa main. Tsongor refuse de choisir entre les deux hommes. Il se donne la mort avec l'aide de son serviteur. Une guerre sanguinaire éclate alors entre les deux parties. Le jeune dramaturge Laurent Gaudé quitte la scène le temps d'un très beau roman, où l'imaginaire romanesque embrasse les grands thèmes de la tragédie classique tels que l'héroïsme, la vengeance, la honte et le pardon. Un livre flamboyant.


Pour l'avis des ados, j'embauche mes nièces. C'est donc Iris qui a lu ce roman.






L'avis d'Iris (15 ans) :Ce livre raconte le division d'une fratrie pendant l'antiquité, après la mort de leur père, le roi Tsongor. La raison de cette querelle est le mariage de leur soeur Samilia car le jour de ses noces, un deuxième prétendants arrive.
Une longue Guerre éclate entre  les deux hommes. Les fils et la fille de Tsongor se répartissent alors dans les deux camps. Soumba le plus jeune enfant du roi défunt, quant à lui, est parti pour remplir sa mission...
C'est un livre rapportant les grand mythes gréco-latin, tel que celui des enfers ou des amazones.
J'ai apprécié ce livre par son originalité notamment celle du thème, et sa fin  énigmatique qui ouvre la porte à l'imagination de chacun.
Ce livre a reçu le prix Goncourt des Lycéens en 2002.
 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 29 Novembre 2009

Récit de voyage - Presse de la Renaissance - 236 pages - 17 €

Paru en août 2009

Résumé : « Je suis de la génération Auberge espagnole. Un touriste, un voyageur, un aventurier, un globe-trotteur. Dans ma planète Google, je suis un moteur de recherche. Des blondes, des brunes, des fêtes et des paysages à en pleurer. Non, il doit y avoir autre chose. Il y a autre chose. Au détour d'un chemin, d'un regard, d'une pensée, une rencontre qui te fait dire, ça y est, j'y suis et je me sens bien. »

Clément rêve d'un voyage différent hors des sentiers battus. Quitter l'auberge espagnole qu'il connaît trop bien : partout les mêmes "routards" avec les mêmes guides, les soirées Erasmus, le folklore à la carte et les connexions Internet. 

Il s'élance pendant un an autour du monde avec ses deux meilleurs amis et laisse Chloé, sa petite amie, sur le quai. C'est le début d'un rodéo étourdissant sur les routes d'Amérique, d'Asie et d'Afrique, à la recherche du voyage perdu.

Un périple poétique qui va l'emmener plus loin qu'il ne l'imaginait...








                           

Mon humble avis : Quelle magnifique invitation au voyage !
Larguer les amarres, tout le monde en rêve. Certains le font, chacun à leur manière. Clément part pour un an autour du globe avec deux amis. Ils se dépouillent un peu plus au fil du temps, finissant même par abandonner tout guide pour ne faire confiance qu'au hasard. C'est cet immense périple que Clément Bosson nous livre ici. Un récit empli d'émotions, de poésie, d'exotisme, de réflexions. Il n'est pas question ici d'une liste de pays, de frontières ou d'exploit. La logistique n'est même pas abordée. Le temps à peine évoqué rend presque ce voyage atemporel. Non, tout ce qui intéresse Clément, ce sont les rencontres avec les autres puis, comme un aboutissement, son rendez vous avec lui même. De voyageurs paumés en berger indien en passant par la mère de famille Brésilienne, c'est toute une galerie de portraits que Clément brosse ici. Il nous décrit ces êtres qu'il croise, leurs échanges, les anecdotes, les quiproquos et les sensations nées de ces rencontres miraculeuses, drôles, touchantes, toujours enrichissantes. L'Homme dans toutes ses fêlures, dans toute sa richesse et toutes ses différences.
Clément Bosso apporte aussi beaucoup de clairvoyance et de lucidité sur sa génération, celle de l'auberge espagnole,  celle qui est perdue sitôt qu'elle n'a pas un cybercafé sous la main,  celle de la mondialisation et qui collectionne les amis sur Facebook et sur la terre entière. L'auteur s'interroge tout au long du livre sur la notion et la valeur du voyage. Il nous invite à le faire autant. Et là, je lui reprocherais peut-être un petit manque d'indulgence envers ceux qui voyagent dans les sentiers battus. Chacun n'est libre de voyager en fonction de ses moyens, de ses capacités et ses envies ? Même si je suis d'accord avec lui pour dire que la notion de tourisme fausse les rapports humains même s'il les élargit.
Ce livre vivant, remarquablement écrit, est sans contest un splendide hymne à la liberté, au rêve et à la richesse intérieure de chacun, à l'amitié. Initiatique, il donne envie de suivre ce jeune homme dans tous les sens du terme... en lisant ces prochains écrits et bien sûr, en larguant les amarres !

Quelques extraits, à la sélection bien difficile et loin d'être exhaustive !

"Sur le mont Moïse, là haut, avec Amed, j'ai l'impression de parler au ciel. En bas, avec internet, j'ai le sentiment de fouler  de nouveau mon paillasson. C'est sans doute cela la mondialisation, retrouver partout son paillasson."

" Je suis un voyageur en quête de rencontres, j'arrive de loin pour me retrouver au plus près, les yeux grands ouverts et le coeur suspendu."

"... En fait, je crois que je suis venue me secouer l'âme pour voir ce qu'il en tombait"...

"... Savoir se rendre fragile pour devenir plus fort...Il faut savoir se mettre à nu pour habiller son âme".


Je remercie







 

 

Plein d'autres infos et vidéos  ICI

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

Repost0

Publié le 28 Novembre 2009

Nous voici pour les quelques semaines à venir en Jordanie...
Ce voyage, couplé à la visite de la Syrie, je l'ai fait en novembre 2008, en circuit accompagné. Alors bien entendu, moins d'anecdoctes liées à un périple sac à dos. Mais tout de même une bonne dose de dépaysement et de découvertes.

EN QUELQUES CHIFFRES :

Superficie : 89 000 km²

Population : Environ 5.6 millions

Capitale : Amman (2.1 millions d'hbts)

Monnaie : Le dinar jordanien (JD)

Régime : monarchie parlementaire

Souverain : Sa majesté le prince Abdallah

Religion : Islam

Salaire mensuel moyen : 200 JD

Les meilleurs moments pour visiter la jordanie sont l'automne et le printemps. Pour profiter pleinement du pays, je conseille un circuit aventure avec 4X4 et bivouac dans le désert ou en routard. Ce que je n'ai pas fait hélas... Enfin, il faut bien sûr avoir une tenue correcte (pas trop courte et épaules couvertes). Passeport et visa. Pas de vaccination.

La Jordanie se trouve au Moyen Orient, entre la Mer Rouge et la Mer Morte. Elle est au trois quart envahie par le désert. Charnière entre la méditérrannée et l'orient, la Jordanie vit passer de nombreuses civilisations qui laissèrent moult vestiges, dont Pétra, la célèbre ville nabatéenne. On y marche aussi sur les traces de Lawrence d'Arabie.

Le pays est très sûr, quasiment sans délinquance et l'accueil y est très chaleureux.

La Jordanie est entourée de l'Arabie Saoudite, du Koweit, de la Syrie et d'Israël. Autant dire que son histoire est riches et mouvementée, même si c'est un Etat récent. Sa population est majoritairement palestinienne et réfugiée et le pays manque cruellement d'eau. Inutile de dire donc que la Jordanie est au centre de l'actualité géopolitique du Moyen Orient et de grands enjeux. Bien entendu, je ne pourrais pas, ici, développer tous ces points. Je ne suis pas la plus compétente pour le faire et nombreux sont les guides, livres ou sites internet qui vous renseigneront. La Jordanie est un pays magnifique, complexe et passionnant ! Bon voyage !

                                                       

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages au Moyen Orient

Repost0

Publié le 25 Novembre 2009

Il y a quelques jours, je vous présentais ici le livre épistolaire de Françoise Dorin : "Les lettres que je n'ai pas envoyées".
La romancière a bien voulu répondre à mes questions, que voici :




















Bonjour Madame Dorin,

Comme ce livre se lit avec le sourire, j'ai la douce impression qu'il a été écrit avec le sourire. Est-ce le cas ?

FD : Disons un sourire sous-jacent, quasiment inconscient, caché pour moi, sous des soupirs, des agacements, des grimaces... et quelques grognements!



Pour laquelle de toutes ces lettres avez vous le plus d'affection ? Et pourquoi ? 

FD : A mon grand-père paternel... que je n'ai pas connu et à qui, pourtant je dois tant !



Quelle lettre n'avez vous pas écrite ?

FD : A ma vie privée... habituée à cette discrétion... et qui apprécie !



Si vous deviez écrire une lettre à nos dirigeants, que leur diriez vous ?
FD : Bon courage !


Si vous deviez écrire une lettre au Très-Haut, vous le remercieriez ou le supplieriez ?
FD : Je "Le" remercierai du fond du cœur et "Le" supplierai d'avoir encore et toujours à "Le" remercier.


Un enfant vient de naître, que lui écrivez vous ?
FD : N'oublie jamais d'espérer !


Un apprentit écrivain vous écrit pour vous demander conseil : que lui répondez vous ?
FD : Ecrivez! écrivez! écrivez! en vous rappelant toujours cette phrase de Boris Vian: "c'est en forgeant qu'ont devient forgeron et c'est en écrivant qu'on devient "écriveron" !


Quelle lettre écriveriez vous à vos lecteurs ?
FD : Celle que je leur adresse au début de mon dernier roman "Les lettres que je n'ai pas envoyées" pour leur expliquer pourquoi je ne réponds pas à leur courrier!


Le premier journal quotidien, j'ai nommé Ouest France, vous octroie 5 lignes en première page pour vanter votre livre... A vous l'honneur...
FD : Je déclinerai cette offre et suggérerai à Ouest France - le journal de l'élite - de faire cette proposition à cinq de ses lecteurs (ou plus!)


Quelle lectrice êtes vous ? Quels sont vos 3 derniers coups de coeur littéraires ?
FD : Impatiente! Si je n'ai pas envie de tourner les pages d'un livre, je ne m'obstine pas au delà de le 50ème page ! Mes coups de cœur sont très lointains mais... Est-ce mon cœur qui a changé ? ou la forme du talent des auteurs ? 


Question subsidiaire... je ne résiste pas à l'envie de vous la poser... Quel regard portez vous sur votre parcours et sur votre avenir littéraires ?
FD : Je n'ai jamais pensé à mon avenir littéraire, par prudence et par superstition. Alors vous pensez bien que ce n'est pas maintenant que je vais m'y mettre ! Quant à mon parcours déjà effectué, je m'endors le soir en me le racontant, comme un jolie conte... de faits !


                                         Merci
                                                                 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

Repost0

Publié le 24 Novembre 2009

 Je pensais passer à travers les mailles du filet de ce tag qui circule largement depuis un moment sur la Blogoshère. C'était sans compter sur Marie, qui m'a donc taguée avec ce questionnaire de saison

 

Voici donc 7 choses qui rythment ou marquent mon automne.

1- Cette année, le fait le plus marquant de mon automne est que j'ai repris le travail en mi temps thérapeutique après presque 9 mois d'arrêt.

 


2- L'automne, c'est l'apparition des dimanches pyjama bouquin couette !


               

 

3- Les beaux dimanches sont aussi l'occasion de repartir par les chemins dans des randos sympas !

 





4- En automne, de nos fenêtres, on voit la nature changer de couleurs puis se dévêtir. C'est toujours beau et chaque étape fait naître des sentiments différents.


 

 

5- En automne, on allume plus tôt la lumière, on lit parfois contre son radiateur à s'en brûler le dos, et dès dix sept heures, les phares de voitures prennent la relève dans les rues. Il fait noir quand on rentre du travail...




 

6- L'automne, c'est aussi la rentrée littéraires, la sortie de centaines de livres et la remise des prix littéraires.
















 

7- En début d'automne, c'est le moment aussi où l'on descent les vêtements d'hiver du haut de l'amoire et où l'on remonte ceux d'été... Essayages... et quand on a pris deux tailles et 17 kg en un an à cause de certains traitements médicaux, je vous jure qu'on pleure. Il faut reprendre le chemin des magasins, ce qui n'arrange rien. Désolée de casser l'ambiance, mais c'est aussi ma réalité.


 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

Repost0

Publié le 23 Novembre 2009

Roman ésotérique - Editions Michel Lafon - 300 pages - 19.95 €

Nouveauté


Note de l'éditeur : Un peintre du Quattrocento met un tableau à l'abri du Bûcher des Vanités. Une conservatrice du musée du Louvre explore les secrets des deux hommes qui ont marqué sa vie. Un jeune autiste se découvre un talent exceptionnel après un choc. Un compositeur russe retrouve soudain l'inspiration. Une adepte du spiritisme se laisse entraîner trop loin dans ses expériences occultes. Quel fil impalpable relie ces personnages entre eux ? Cinq cents ans après la mort de Sandro Botticelli, leurs destins s'entremêlent et de terribles dangers les guettent. Pour résoudre des mystères vieux de plusieurs siècles dont ils sont tous les héritiers, ils devront interpréter ensemble les signes de l'au-delà...



                                        
                                                                    


Mon humble avis :  Voici un livre qui est tombé à pic... Puisque je l'ai commencé en partant en week end à Rome et que je l'ai fini à mon retour, après 3 jours d'immersion dans la renaissance italienne. J'étais donc dans le vif du sujet... D'ailleurs, je me suis acheté là-bas une statuette représentant La naissance de Vénus de Botticelli, évoquée plus d'une fois dans ce roman...

Des mystères et des morts suspectes planent autour d'un tableau de Botticelli et d'une toile du peintre Signorelli, volée il y a plus de 20 ans. Quatre jeunes gens mènent l'enquête au péril de leur vie. Pour le lecteur, cela sera prétexte à une visite du Louvre, de ses réserves et de ses coulisses et d'un petit voyage à Florence. Mais surtout, l'auteur nous distille de fascinantes leçons d'histoire de l'art qui raviront les passionnés de la rennaissance Italienne. L'auteur prend un  peu de liberté avec l'Histoire, mais le précise en fin de livre, évitant ainsi toute confusion.
L'idée de départ de ce thriller est excellente et originale, le suspens est là, le mystère s'épaissit au fil des pages et le dénouement est surprenant.  L'auteur  traite ici de ses sujets de prédilection que sont l'Histoire, l'art, les sciences occultes, la magie, et l'amour à travers le temps. Les personnages sont bien fouillés. Certains d'entre eux apportent au roman gravité ou légèreté, et d'autres, avec la complicité de l'auteur, vous mènent par le bout du nez.

J'ai noté tout de même quelques petits défauts... à mes yeux bien entendu. Le parlé de deux policiers m'a paru improbable. Des détails inutiles nuisent par moment à l'atmosphère inquiétante que l'on attend dans tout thriller. Sans doute est-ce un choix de l'auteur, afin que ce roman s'adresse à un plus large public. En effet, Tes secrets m'appartiennent possèdent les ingrédients pour plaire à nombre de personnes et être une agréable lecture, divertissante et très instructive.

                                                             
                                                              
Denis Richard habite à Montréal. Son premier roman "Vous qui croyez le posséder", paru aux éditions Michel Lafon en 2008, s'est imposé parmi les meilleures ventes aux Québec.


Je remercie Silvana et les éditions Michel Lafon pour cette lecture.

 


Merci à Maxou qui m'a indiqué où trouver cette vidéo de présentation du livre.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

Repost0

Publié le 22 Novembre 2009

 

Le Prix de l'Amitié (Merci Edelwe et Midola et Mango !)

Edelwe,  Midola et Mango m'ont très gentillement offert ce prix de l'amitié. Bien entendu, cela fait toujours plaisir et réchauffe le coeur ! J'ai donc l'honneur de reprendre le flambeau.



Il faut que je cite 7 choses que j'aime ou pas. Je vais plutôt dire ce que j'aime...C'est plus positif!

- La lecture (logique!)
- Le cinéma
- Le voyage

- La blogosphère
- Le chocolat et toutes ses variantes
- La mer
- Les cocotiers, palmiers etc... Mais je ne boude pas leurs confrères des pays au climat tempéré, voire continental.


                                                                                                 


                                                                                                                  

A mon tour de le décerner! Comme j'arrive un peu en retard pour cause de panne d'internet, je suppose que tout le monde, plus ou moins, à déjà reçu ce prix. Je tente ma chance tout de même avec :


AGFE

Keisha

Mary

et Marie... Il y a de forte chance qu'elles lisent ce billet, puisque je manque de temps de connexion pour les prévenir. Si elles ont déjà reçu ce prix, je pense qu'elles peuvent les cumuler !!!


Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

Repost0