Publié le 6 Décembre 2012

 Polar - Editions Alain Bargains - 254 pages - 8 €

 

 

Parution en Juin 2010

 

 

L'histoire : Elle commence en Argentine, ou Draner, journaliste Free Lance, enquête sur les vols de la mort perpétrés lors des tristement mémorables événement argentins 30 ans avant, ainsi que sur le placement des enfants des révolutionnaires assassinés par les militaires...

Une piste le mène rapidement à Belle île, où tout ira beaucoup trop vite... Le journaliste sera lui aussi assassiné quelques minutes après avoir posé le pied sur l'île.... Le commissaire Landowski étant dans les parages, il se mêle à l'enquête, comme qui dirait à l'insu de son plein gré.

 

 

Tentation : achat lors de mon séjour à Belle Île, histoire de se replonger dans l'atmosphère.

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : J'ai frétillé de plaisir à la lecture des premières pages qui me surprenaient agréablement. Un sujet intéressant, même si difficile : les enfants volés en Argentine il y a 30 ans, les "vols de la mort" et les mères de la place de Mai. Le tout, dans un style alerte et vif... Comme chez les plus grands.... Ces pages nous ramènent d'ailleurs à l'époque et nous rapprochent de quelques victimes etc.... Bref, tout promettait un chouette polar et un livre parfait pour m'accompagner en vacances à la Réunion. Faites vos jeux mais pas trop vite, car 15 pages plus tard, rien ne va plus, et l'on sombre jusqu'aux dernières qui cumulent tous les poncifs que le genre polar raté peut réunir...

Pourquoi un tel fiasco... en quelques point...

Belle île tout d'abord.... Certes, les trois quarts du livre s'y déroulent, mais il faut attendre la page 170 pour quitter Palais, la "ville principale", oser une petite balade sur le port de Sauzon et enfin, une "apothéose" finale au phare des Poulains.... l'auteur connaît Belle île. Pour preuve, on a le détail le  nom de chaque rue traversée.... ce qui a le don de m'énerver. Aux noms de rue, je préfère l'atmosphère qui hélas, a déserté ce livre.

L'intrigue ensuite... Au début, pourquoi pas. Mais tout devient soit trop limpide, téléphoné ou convenu... Ou alors, on reste dans un mystère.... Pourquoi et comment l'histoire se dénoue t-elle à Belle Ile si ce n'est parce que l'auteur en a décidé ainsi pour justifier son livre ? On ne sait pas. D'où sort cette Sylvia, sans qu'il n'en n'ait été une seule fois question dans les pages précédentes.... Bref, une intrigue à trous, qui aurait mérité plus ample développement, rebondissement et profondeur à la place des dialogues heu....  comment dire.... on en vient au troisième point...

Le style et l'écriture : désolée d'être brutale, mais c'est catastrophique, au point de ralentir la lecture, de la rendre interminable et de la lever au rang de corvée.... Allez, plus que 50 pages... On ne sait jamais... Je ne compte pas les extraits lus à ma compagne de voyage qui ne pouvait que déplorer tout comme moi cette lourdeur impensable dans un roman. Des adverbes dans presque toutes les phrases, parfois le même à deux phrases d'intervalle. Des répétitions. Des phrases interminables qui se terminent par, par exemple : "derrière le taxi qui venait de stationner, et d'où sortait une vieille dame qui revenait d'un rendez vous chez son médecin ou chez son dentiste.". Mais qu'est-ce qu'on s'en fiche  ! Surtout qu'à ce stade et pour des siècles des siècles, cette vieille dame n'est que pure figurante, comme on pourrait l'imaginer dans un film... le flic et là, le taxi arrive, la femme descend. Ça meuble le décors, ça remplit des pages, rien d'autre.
J'en passe et des meilleurs (dont des dialogues interminables et totalement digressifs entre le commissaire et ses potes) mais tout de même, je garde le meilleurs pour la fin.... Un commissaire qui pense.... et que pense -t-il ? Et bien que trouver le maillon manquant l'aiderait à résoudre l'enquête ! Trop fort non ?!!! Vite, un bon livre SVP !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 4 Décembre 2012

Synopsis :  

Dans les Landes, on arrange les mariages pour réunir les terrains et allier les familles. Thérèse Larroque devient Madame Desqueyroux ; mais cette jeune femme aux idées avant-gardistes ne respecte pas les conventions ancrées dans la région. Pour se libérer du destin qu’on lui impose, elle tentera tout pour vivre pleinement sa vie…

 

 

Avec Audrey Tautou, Gilles Lellouches, Anaïs Demoustier, Francis Perrin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

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Mon humble avis :Adaptation du livre éponyme de François Mauriac, un  classique de la littérature Française. Ce livre, je l'ai lu il y a, comment dire... longtemps. J'en ai gardé un souvenir bon mais vague, celui d'une atmosphère austère. Et effectivement, malgré des débuts ensoleillés par la jeunesse des personnage, l'austérité prend vite la place qui lui est du dans ce milieu, à cette époque. Néanmoins, l'on ne s'ennuie pas le moins du monde durant ce film, qui suit le fleuve de l'histoire qui, malgré les apparences, n'est pas si tranquille que cela.

Ce qui m'a tout d'abord frappé, c'est la beauté simple de certaines images, comme celle, par exemple, de la main qui, depuis une barque, vient caresser l'eau.

Sans en faire particulièrement un coup de coeur, car je ne le reverrai pas dix fois pour mon plaisir tout de même, je n'ai rien à reprocher à ce film parfaitement maîtrisé de bout en bout. Le réalisateur en est le non moins Claude Miller, qui tournait là son dernier film en luttant contre la maladie. Claude Miller est en effet décédé au printemps dernier.

Le choix des comédiens est judicieux, même si.... Audrey Tautou... Bien sûr qu'elle donne une empreinte, une identité, un timbre de voix au personnage de Thérèse, elle se donne complètement, comme d'habitude. Sauf qu'une fois de plus, j'ai presque l'impression que c'est Thérèse qui devient Audrey, tant l'actrice a un jeu et une diction bien à elle, reconnaissables entre mille. Gilles Lellouches, grandiose dans cet homme rigide, enfermé plus ou moins conscient dans le carcan familial. Formidable acteur parce qu'on l'oublie, pour ne retenir que le personnage alors qu'en Thérèse, je vois Audrey. Attention, je ne lui retire pas son mérite ! Car cette Thérèse Desqueyroux, avec son combat intérieur et contre son entourage, est très très bien interprété. En fait, Audrey Tautou est excellente pour donner du sens au silence de son personnage. Ce que ne dit pas Thérèse est aussi, voire plus important que ce qu'elle dit. Et le talent d'Audrey Tautou est de traduire parfaitement, d'un regard, d'une expression, le grand plein de ce vide apparent.

Quant au personnage de Thérèse, je l'ai redécouvert grâce à ce film ! Quel personnage ambigu ! Complexe même ! Une force apparente, des idées avant-gardistes, des envies de liberté, une distance qui parait implacable face aux événements. Un personnage qui semble agir à l'inverse de ses pensées. L'époque sans doute. Une femme qui se débat avec son désordre intérieur et qui espère trouver dans le mariage quelque apaisement. Que les choses rentrent dans l'ordre. Une femme qui sait ce qu'elle ne veut pas, mais qui ignore ce qu'elle veut semble-t-il. Une femme plus fragile qu'elle ne veut bien le laisser paraître. Hélas, rien ne lutte contre une nature profonde. Cette Thérèse, malgré son acte immonde et répréhensible par la loi, je ne suis pas parvenue à la juger, lui laissant son époque comme alibi pour ne pas lui reprocher une éventuelle lâcheté.  Une époque qui semble n'offrir à cette femme qu'une solution radicale pour qu'elle ait les moyens de ses ambitions. Cette femme, je ne suis pas parvenue à la détester. Non, je crois même que je l'ai aimé, qu'elle m'a touchée et que, toute proportion gardée, elle n'est pas si loin de moi.

En tout cas, encore un très beau film qui rend hommage et service à la littérature !

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 2 Décembre 2012

Synopsis : Printemps 1958. Rose Pamphyle, 21 ans, vit avec son père, veuf bourru qui tient le bazar d’un petit village normand. Elle doit épouser le fils du garagiste et est promise au destin d’une femme au foyer docile et appliquée. Mais Rose ne veut pas de cette vie. Elle part pour Lisieux où Louis Echard, 36 ans, patron charismatique d’un cabinet d’assurance, cherche une secrétaire. L’entretien d’embauche est un fiasco. Mais Rose a un don : elle tape à la machine à écrire à une vitesse vertigineuse. La jeune femme réveille malgré elle le sportif ambitieux qui sommeille en Louis… Si elle veut le poste, elle devra participer à des concours de vitesse dactylographique. Qu’importent les sacrifices qu’elle devra faire pour arriver au sommet, il s’improvise entraîneur et décrète qu’il fera d’elle la fille la plus rapide du pays, voire du monde ! Et l’amour du sport ne fait pas forcément bon ménage avec l’amour tout court…

 

 

Comédie ave Romain Duris, Deborah François, Bérénice Bejo, Nicolas Bedos, Miou Miou...

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Retour dans les salles obscures après 10 jours au soleil parfaitement réussi : un coup de coeur, tout de suite ! Chouette ! Quel film ! Un film qui fait du bien, que l'on regarde avec le sourire du début à la fin, un film enchanteur et euphorisant ! Populaire possède aussi un charme désuet qui n'est pas sans me rappeler le film "Les émotifs anonymes", tant dans les décors, que les rapports entre les personnages.

Populaire nous ramène à une époque, 1959, où pour les jeunes femmes, le rêve ultime était de devenir secrétaire.... Ensuite, il y a eu celui d'être hôtesse de l'air. Maintenant, les jeunes femmes n'ont plus de rêves collectifs puisqu'à priori et à quelques exceptions près, tout métier leur est accessible.

Le scénario est aussi audacieux que léger. Audacieux, car faire une film sur des concours de vitesse de dactylographie dans les années 50 n'est sans doute pas une idée qui viendrait à chacun au lever du lit. Léger, car l'histoire et la réalisation mettent en avant fraîcheur, humour et simplicité. Même si l'on peut éventuellement deviner où ce film nous mènera, notre plaisir n'en n'est pas diminuer, au contraire ! Et l'on en vient à être très stressée et excité lors des épreuves de vitesse, redoutant l'inévitable, comptant le nombre de page enfilées dans le rouleau par les concurrentes...

L'alchimie entre les deux acteurs principaux, Romain Duris et Deborah Francois, fonctionne à merveille. Lui dure au coeur tendre, elle fragile et maladroite dont le caractère s'affirme au fil du film. Dire que Déborah François a été choisie parmi 150 comédiennes auditionnées ! Mon petit doigt me dit qu'elle n'aura plus beaucoup d'audition à passer, mais que les propositions de scénario arriveront tous seuls dans sa boite aux lettres ! C'est en effet tout le mal que je lui souhaite !

Au delà de cet aspect de légèreté, le film s'attache à traiter le sujetdes conditions de femmes dans les années 50, mais surtout, celui du sport de compétition, du mental, de l'entraînement, et du rapport entre coach et sportif. Comment, j'entends que vous doutez que la vitesse dactylographique soit un sport ? Alors, allez voir ce film, et en courant, cela vous redonnera déjà quelques notions de base sur le sport, l'effort et l'endurance !

Lorsque le générique de fin est apparu, je me suis demandée....Et si, en 2012, on organisait encore ce genre de concours, qui gagnerait : une jeune secrétaire, vêtue d'un tailleur et coiffeur ou un geek, pâle de n'avoir vu le soleil depuis 3 mois mais ayant les doigts collés sur son clavier de PC depuis sa tendre enfance ???

Populaire, un comédie romantique délicieuse et rafraichissante, où l'on rit de bon coeur. Lors de ma séance, la salle s'est lancée à quelques applaudissements !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 30 Novembre 2012

Roman - Audiolib - 4h30 d'écoute (ou 272 pages) - 19.28 €

 

 

Existe aussi en format poche

 

 

Parution à l'origine en mars 2011

 

 

L'histoire : La vie de Charles IX, depuis la veille de la St Barthélémy jusqu'à sa mort plus que suspecte... moins de deux ans plus tard

 

 

Tentation : Pourquoi pas un peu de culture ??!!

Fournisseur : La bib !

 

 

 

 

  

 

 

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Mon humble avis :  J'ignore si Jean Teulé revisite l'histoire à sa façon ou s'il la livre telle qu'elle figure dans les livres d'Histoire. Quoiqu'il en soit, c'est avec une plume, un ton, un enthousiasme bien plus fascinant que les livres précités ici que Teulé nous conte quelques mois de la vie de Charles 9. Que savais-je de ce roi ? A un micro trottoir, j'aurais répondu : rien.

Et puis, je me suis baladée le long du canal d'Ille de Rance avec  mes écouteurs et j'y ai recontré un roi : Charly 9, qui ne mérite peut-être pas tant que cela son ignoble réputation. De son talent de conteur, Teulé a su faire de l'Histoire une histoire romanesque et je suis persuadée que je retiendrais bien plus sa version que celle croisée au lycée.

Ce roman est profondément documenté, et le style varie suivant qu'il relate des dialogues de l'époque, des délires fous du roi ou de son entourage, ou qu'il soit simplement narration et description. Il peut donc voguer d'une allure Shakespearienne jusqu'aux expressions les plus crues. Mais par dessus tout, ce récit est vivant, rythmé, captivant. Nul doute que l'excellente interprêtation d'Emmanuel Deconinck ne soit étrangère à cette impression qui ne m'a pas quittée durant toute mon écoute.

On découvre Catherine de Medicis conspiratrice, autant que le duc D'anjou, frère de Charles 9, qui brigue le trône. Même si nos politiciens actuels font souvent plus preuve d'ambitions et de polémiques, ils n'ont rien à envier aux gens de cette époque. Et puis l'Histoire a mis sur le trône des hommes très jeunes, trop jeunes et influençables pour prendre de bonnes décisions. Ainsi, ce serait Catherine de Médicis, qui, sous prétexte (faux ?) d'un complot envers la famille royale et par marchandage affectif, obtient que Charles 9 donne son accord pour la St Barthélemy... Il est sidérant de constater comment les membres du conseil de ce roi lui ont présenté la chose et  comment, en quelques minutes, on est passé de quelques morts à plusieurs dizaines de milliers.... De cela Charles 9 ne se remettra jamais, et comme malchanceux, toutes les décisions qu'il prendra dans les mois suivants, qu'elles paraissent futiles ou importantes, se révéleront désastreuses pour le peuple. La folie pénètre l'homme par tous les pores de la peau, cet homme qui ne sait plus quoi faire pour faire bien, ni en qui faire confiance. Il est d'une naïveté déconcertante par rapport à sa fonction ("puisque l'on manque d'argent, on n'a qu'à en fabriquer"... A si cette solution pouvait s'avérer efficace de nos jours !!!).

Avec ce Charly 9, j'ai appris mille et une chose que je retiendrais certainement plus longtemps que les quelques connaissances aquises en cours il y a plus de 20 ans.

Des choses simples voire presque futiles, amusantes et qui feront peut-être effet lors de dîner... L'origine de la tradition du poisson d'avril, du muguet du premier mai, les conséquences d'un changement de calendrier(Charles 9 a en effet décrété avec sa logique que le début de l'année serait désormais le 1er janvier), et non au printemps....

Mais surtout, dans mon esprit simple, une partie chronologique de L'Histoire de France n'est plus un vide sidéral, mais s'est peuplé de personnages, reliés entre eux, et d'événements que l'on connaît de nom.... sans en savoir beaucoup plus.

Alors certes, sur la fin, j'ai trouvé quelques longueurs dans la folie du roi, mais ma conclusion est que si l'on nous apprenait l'Histoire de France de façon aussi romanesque, sûre que nous serions (en général); bien moins niais sur la question. La littérature au service de l'Histoire, dans un cas comme celui ci, je dis oui, et encore ! Et Charly 9, un personnage à découvrir !

 

 

L'avis de Liliba

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 28 Novembre 2012

Roman - Nils Editions - 77 pages - 7 €

 

 

 

Parution en mars 2011

 

 

L'histoire : Ma mère raconte qu'ils ont eu une autre petite fille que moi, morte de la diphéterie. Elle est morte comme une petit sainte. Elle dit de moi, elle ne sait rien, on n'a pas voulu l'attrister. Elle était plus gentille que celle là. Celle là, c'est moi. Cette confession, Annie Ernaux a 10 ans quand elle l'entend, sans que personne ne le sache. Cette révélation restera enfouie, jamais évoquée. Aujourd'hui, Annie Ernaux écrit à cette soeur qu'elle n'a jamais connue.

 

 

 

 

 

 

Quand tout a été dit sans qu'il soit possible de tourner la page, écrire à l'autre devient la seule issue. Ecrire une lettre, une seule, c'est s'offrir le point final, s'affranchir d'une veille histoire.

La collection "les affranchis"fait donc cette demande à ses auteurs :" Ecrivez la lettre que vous n'avez jamais écrite"

 

 

 

 tentation : La blogo + passage de l'auteur à La Grande Librairie

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Ce texte court mais si riche se lit d'une traite, avec une émotion qui ébranle fortement.

Annie Ernaux a 10 ans quand elle surprend une conversation d'adulte. Cette conversation lui apprend qu'elle n'est pas fille unique, qu'elle a eu une soeur, morte à 6 ans, avant sa propre naissance. C'est à cette soeur qu'Annie Ernaud s'adresse dans cette lettre aussi pudique, qu'intime et et même temps, extrêmement sincère. Une lettre servie par une plume forte, touchante, délicate et ... épistolaire. Certains passages m'ont glacée, surtout quand "L'autre" est désignée. C'est terrible.

Quelques descriptions et voyages temporels m'ont un peu perdue mais peu importe, j'étais accrochée aux sensations d'Annie Ernaux et aux questions qu'elle pose dans cette lettre. Certaines questions y trouvent leur réponse, d'autres restent en suspens, pour laisser à chacun le choix de la réponse qui lui correspond. Car il y a dans ce genre d'interrogation autant de solution qu'il y a de coeurs, d'âmes, de vies.

Mais comment qualifier un être que l'on a pas connu, qui pourtant a en commun avec soi les liens du sang. Comment se le représenter, comment éprouver des sentiments, et quels sont les sentiments adéquats. Comment vivre quand on remplace l'autre, comment vivre dans l'ombre de quelqu'un et surtout dans le silence du secret imposé, puis dans le secret que l'on a pas su, pas voulu percer. J'ai dans mon entourage des personnes qui ont perdu un premier enfant, et qui ont eu ensuite d'autres enfants (dont certains sont mes amies). Alors j'ai ouvert les yeux sur une problématique que je ne m'étais pas posée et qui je pense m'a enrichie.

Cette lettre magnifique me donnerait bien envie de prendre la plume et de m'adresser à celle ou celui qui aurait pu être avant moi... Son existence aurait rendu impossible la mienne. A moins que... Etais-je déjà, entière ou en partie, dans cet autre non éclos ?

Bon, je ne vais pas écrire un billet plus long que le livre, je vous laisse avec quelques extaits au cas où je n''aurais pas été assez convaincante sur la qualité de cette "autre fille". Et la collection "Les affranchis" est à suivre sans hésitation.

Et vous, à qui écririez vous cette lettre que vous n'avez jamais écrite ?

 

 

 

"Il a bien fallu que je me débrouille avec cette mystérieuse incohérence : toi, la bonne fille, la petite sainte, tu n'as pas été sauvée, moi, le démon, j'étais vivante. Plus que vivante, miraculée."

 

"Il me semble que le silence nous arrangeait, eux et moi. Il me protégeait. Il m'évitait le poids de la vénération qui entourait certains enfants décédés avec une cruauté inconsciente pour les vivants qui me révoltait quand j'en étais témoin."

 

"je ne leur reproche rien. les parents d'un enfant mort ne savent pas ce que leur douleur fait à celui qui est vivant."

 

"A mon enfance racontée, pleine d'anecdoctes, ne correspondent pour la tienne que le vide"

 

"Técrire, ce n'est rien d'autre que faire le tour de ton absence. Décrire l'héritage d''absence. Tu es une forme vide impossible à remplir d'écriture".

 

 

 

 

 

   L'avis d'Antigone , de Clara,

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 27 Novembre 2012

Voici bien longtemps que je ne vous ai présenté une de mes toiles. Il faut dire que je n'ai pas touché à un pinceau depuis plus de 4 ans et que m'est avis que ce n'est pas demain la veille que je m'y remettrai. Même si, l'autre jour, en rengeant mes placards à la recherche de "photos de mes tableaux" pour en faire des cartes postales, je suis retombée sur mes pochettes de photos de voyage perso ou de découpures de photos de presse en attente d'être transposées en peinture. Je vous le dis, plus qu'une P.A.L, sauf que maintenant, en regardant les modèles que je me préparais, je serais bien incapable de dire comment je comptais m'y prendre pour que le résultat ressemble à quelques choses.

 

Ici, c'est une photo d'un magazine qui m'a inspiré et remémoré mon voyage à Cuba qui remonte maintenant à 1999...

Cette toile date de 2004, et elle est exposé au bureau. Comme chez moi, ça déborde, j'ai une galerie personnelle chez ma mère et au bureau !

 

Cette toile, que j'ai surnommé Cuba Havana, est aussi ma première toile à la peinture accrylique. Je m'étais régalée, découvrant une peinture qui sèche plus vite et avec des couleurs naturellement plus flashy !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde

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Publié le 26 Novembre 2012

Aux chanteurs compositeurs, on demande souvent quelle est LA chanson qu'ils auraient aimé écrire

Aux acteurs, c'est à propos du grand rôle de la vie qu'ils n'ont pas eu qu'on les interroge.

Les réalisateurs à cette question, pourraient répondre que le film qu'ils auraient aimé faire, c'est le prochain, le parfait, ou l'impossible.

Juste après.... dans l'échelle artistique.... viennent les blogeuses.... Et pourquoi pas, prenons nous un peu pour ce que nous ne sommes pas, nous ne sommes pas les seules...

 

Si l'on me demandait quel billet j'aurais aimé écrire... Et bien il s'agit d'un billet écrit il y a quelques semaines par L'Irrégulière, blogueuse que j'ai eu la chance de rencontrer cet été. Si j'avais écrit ce billet, j'aurais été on ne peut plus fidèle à moi même, j'aurais enfin trouvé les mots d'une partie de mon intérieur et la trace d'un talent certain.

 

Ce billet s'intitule "Habiter poétiquement le monde". Cliquez dessus pour le lire. Je vous invite à le lire, il est très, très beau.

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 24 Novembre 2012

 Roman - Editions Livre de poche - 155 pages - 4.60 €

 

 

Parution en poche en février 2004

 

 

L'histoire : Paul fait un stage à l'autre bout de sa ville et découvre ainsi un nouveau quartier, dont une boutinque nommé" "Poème". Dans la vitrine, une petite robe blanche attire son attention au point de devenir une obsession et un achat compulsif.

Mais Paul n'imagine pas un instant les répercutions qu'a cette intruse dans son ménage, les souvenirs et les fantômes qu'elle déterrera aussi bien en en lui qu'en Irène son épouse. Comment, en 3 jours, une petite robe peut mener un couple serein au bord de la noyade.

 

 

Tentation : Mes autres lectures de l'auteur

Fournisseur : la bib

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : J'ai été contente de retrouver cet auteur pour une lecture simple, rapide, agréable mais qui cependant remue beaucoup, voire met mal à l'aise.

Philippe Grimbert distille discrètement son savoir de psychanalyste pour étudier ici comment un couple serein peut arriver à l'agonie en si peu de temps, juste par l'arrivée d'un objet. Certes, l'objet n'est pas banal pour un homme marié dont l'unique fille a plus de 20 ans : une petite robe taille 6 ans.  Cette robe va symboliser tous les nons dits du couple, voire de la famille et des générations précédentes, toutes ces blessures non cicatrisées, ou ces deuils faits en silence, sans partage, donc pas aboutit : que ce soit le deuil d'un parent, d'un enfant qui n'est finalement pas né, d'un enfant que l'on ne savait pas né, de la féminité procréatrice qui s'est échappée avec le temps.

Philippe Grimbert instaure avec talent un véritable suspens. Et bien sûr, on s'interroge : que penserais-je si mon mari cachait à la maison une petite robe ? Fétichisme, double vie, pédophilie ? Mille questions viennent de cette présence aussi irrationnelle dans une maison, surtout que Paul ne s'explique pas lui même cet achat. La tension s'intensifie au fil des pages. On se demande vraiment jusqu'où celle ci va nous mener. Jusqu'à l'intolérable ?

Dans une situation dramatique, le couple finit par s'expliquer. Et là, je dis dommage, car nous n'assistons pas à cet échange. De ce fait, les raisons de tous ces évènements, qui nous ont été juste suggérées jusque là ne sont pas plus expliquées, plus développées et de ce fait, m'ont laissée sur un sentiment d'incomplétude. Je suis donc un peu restée sur ma faim.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 23 Novembre 2012

  Je ne sais pas combien de temps il faut à cet homme pour se faire une tendinite, ni pour"tondre" la pelouse complète. Le bout du monde et une autre époque...

Nous avons aussi visiter un orphelina d'éléphants... je ne me suis pas étendue sur le sujet, j'ai préféré m'attarder sur les éléphants rencontrés en réserve naturelle.
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  A Kandy, le Peradeniya Botanical Garden, ou les arbres qui s'entrelassent offrent autant de point de rendez vous discret aux couples d'amoureux.

 

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  Un repas chez l'habitant ! Tout est spicy ! Vive le riz blanc et les bananes en dessert. Le Sri Lanka est l'un des pays qui épice le plus ses plats au monde... Pour moi qui ne supporte déjà pas le poivre... Donc cure de riz blanc !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Des Bouddhas de plus ou moins bons goût à chaque coin de rue, souvent abrité par un habitacle en verre. Comme le Sri Lanka est un pays de multiples confessions et que cela ne pose à priori problème à personne, ce sont aussi des Jésus Christ, des Vierges Maries, voire des soldats romans que l'on trouve sous socle à chaque carrefour ou presque. Souvent, avec des lumières qui clignotent la nuit...

  

 

 

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  La crasse, la chaleur, les piqures de moustiques et la gratouille... Résultat, des pieds qui ont doublé de volume, sans doubler de longueur.

Puis, à l'aéroport, un avion retarder de 8 heures....

 

 

 

 

 

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Et voilà, c'est ici que s'achève ce grandiose voyage au Sri Lanka. Je vous remercie de l'avoir suivi. je ne pensais pas le développer autant à l'origine, ni mettre tant de temps à le boucler ! J'ai maintenant deux voyages de retard à vous raconter... Comme tout le monde attend l'un d'eux avec impatience, c'est donc aux Seychelles qui me prochain billet voyage vous emmènera !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Asie

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Publié le 22 Novembre 2012

A la bibiothèque, dans un bac, une couverture de BD attire mon regard. Je lis le pitch, parcours quelques pages pour voir si dessins et couleurs me plaisent et je me dis : adjugé vendu pour les 2 premiers ! Dans le bac, 3 volumes. Impeccable, une petite série BD en 3 volumes, après les 12 de Soda, cela me convient parfaitement.

Sauf que, en rentrant chez moi, je réalise que chaque volume comprend en fait 3 tomes et que la série totalise 24 + 3 tomes... Bon, vous me direz, avec les deux premiers volumes, j'en suis déjà à presque 1/4 de la série.

Et puis peu importe. J'adore cette BD, donc je lirai la suite avec plaisir !

 

 

Jessica Blandy - Volume 1 - Editions Dupuis - 158 pages - 20.50 €

 

 

 

Auteur : Renaud

Dessinateur : Dufau

 

 

 

Ce volume comprend les tomes suivants

 

- Souviens toi d'Enola Gay

- La maison du Dr Zak

- Le diable à l'aube

 

 

 

Le pitch général: Journaliste reconvertie dans l'écriture de romans à succès, Jessica Blandy pourrait être une jolie blonde parmi d'autres sous le soleil californien. Mais la destinée en a décidé autrement et lui fait croiser la route de tous les tarés qui marquent d'un rouge sanglant l'histoire des Etats-Unis : politiciens véreux,sérial killer, adorateurs de Satan et d'autres démons de la société américaine. Entre un passé trop lourd à porter et présent tragique, Jessica Blandy croise le fer contre le Mal sous toutes ses formes.

 

 

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Mon humble avis sur ce premier volume :J'adore. En ouverture, une présentation de la genèse de l'héroine par Jacques Boudou, spécialiste du polar entre autre. Oui, car malgré les apparences, Jessica Blandy n'est plus toute jeune. Son apparition dans le paysage BD remonte aux années 80. D'ailleurs, ces fameux volumes de 3 tomes sont des rééditions avec un design de couv bien moins désuet que celui d'origine. J.Boudou replace le personnage de Jessica dans contexte et évoque la "révolution" qu'elle représentait à l'époque dans l'univers BD.

Nous sommes ici dans une BD très proche des films et des romans noirs, tant dans l'atmosphère que dans les intrigues. Inspecteur de police bourru, violent et plutôt ripoux, meurtres à la chaînes, bars glauques, the power of money... le tout, dans les environs de San Francisco. Et pourtant, malgré l'aspect roman noir, cet album est plein de couleurs vives comme je les aime, des ciels bleus comme sous le filtre d'un appareil photo etc... les dessins sont très réalistes, tant dans les paysages que pour les corps et visages des personnages : le dessin est signé, terminé, aucune impression d'approximation que l'on peut retrouver dans d'autres BD 

Jessica Blandy est une femme sculpturale, magnifique, à la silhouette parfaite,  aux cheveux courts. Forte de caractère et indépendante. Ces pères se seraient entre autre inspiré de Kim Bassinger et de Sharon Stone pour créer le personnage, c'est vous dire si cette femme peut développer le fantasme masculin et la jalousie féminine. D'ailleurs, Dufaux, au dessin, ne se gène pas pour la déshabiller régulièrement dans des scènes sensuelles.

Un seul petit bémol, après la lecture de 6 tomes, c'est qu'il n'a pour l'instant pas été question une seconde de la profession de Jessica.

Elle se retrouve mêlée à des histoires criminelles et sordides, mais ne reste pas assise dans son canapé en attendant que justice soit faite. Elle fonce vers le Mal et se défend plutôt bien en apparence... En effet, de meneuse, Jessica passe souvent au statut de victime. Car mine de rien, Jessica accuse le coup de ses différentes aventures qui la rende fragile, pas uniquement superwomen. Une héroïne que l'on a envie d'aimer et que l'on admire pour son courage. L'action est rythmée, le suspens garanti, la tension est à son maximum, aucun ennui, on lit cette BD comme un lit un thriller.

 

- Les tomes 1 et 2 vont de paires (- Souviens toi d'Enola Gay - La maison du Dr Zak)...  Dès les premières pages, l'amant de Jessica se fait assassiner... D'autres meurtres vont suivre. Dans la maison du Dr Zak, nous remontons à l'origine du drame, de la vengeance.... C'était pendant la guerre du Vietnam

 

- Le tome 3- Le diable à l'aube - m'a légèrement moins séduite mais il a son importance pour la suite car Jessica en gardera un vrai traumatisme. Elle se retrouve enlevée en même temps qu'un politicien qu'elle interviewé. Enlevée par 2 hommes tarés au possible (qui travaillent forcément pour plus intelligent qu'eux, quoique...) et enfermée dans une vieille bicoque au fin fond des Everglades, dans la moiteur des marais de Floride.

 

 

Ce billet est déjà assez long, aussi, je vous parlerai des 3 tomes suivant lors d'un prochain billet.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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