Publié le 7 Août 2009

Autobiographie - Livre de poche - 218 pages - 6.00 €

Résumé : Mon père appartient à cette génération qui, sous prétexte qu'elle est née après guerre et en plein progrès, a décidé que son combat d'une vie serait de ne pas mourir. De ne pas mourir, donc de ne pas vieillir. D'arrêter le temps. Au début, je croyais qu'il était le seul atteint. Et puis j'ai vu d'autres spécimens, je les ai parfois côtoyés : les faux jeunes. Au début je croyais que le syndrome ne touchait que les hommes de son âge, les éternels " baby-boomers ", puis je me suis aperçue que la génération suivante était pire. Déjà faux jeune à quarante ans. Voilà le problème. Les gens ne veulent plus mourir. Alors ils volent la vie de leurs enfants. Ce sont des ogres "





                                         
Mon humble avis : C'est bien ce que je craignais, je viens d'en avoir confirmation, ce livre est autobiographique... Et bien je plains l'auteure... Elle est paumée, ne sait pas grandir, est entourée de personnes superficielles (qui se ressemble s'assemble non ?) et partage tout cela avec nous dans ce roman qui est aussi peu intéressant que la vie que Marion Ruggieri semble mener. Elle ne sait pas ce qu'elle veut au début du livre et n'en sait pas plus à la fin. Manifestement, elle ne sort pas grandie de cette aventure, tout comme nous de cette lecture. Alors à quoi bon raconter tout cela ?

Elle est pourtant ce qu'elle reproche à son père, une personne qui ne sait pas veillir et qui se dépètre dans son complexe d'Oedipe. Car tel est le sujet du livre : la confusion des âges et les grands écarts d'âge dans les couples. Il y avait là une bonne idée de départ, qui avec un tel titre et cette couverture, pouvait promettre de trucculents et cinglants moments de lectures. Mais Marion Ruggieri survole son sujet sans jamais l'approfondir et m'a paru préférer s'intéresser à sa propre personne, à ses expériences personnelles (permettant au passage d'assaisonner de quelques vulgarités prétextes). De ce fait, ce roman me donne une impression de nombrilisme.

L'histoire, où plutôt la scène, se déroule le soir d'anniversaire de son père. Et de là, on part de digressions en digressions fatiguantes qui n'apportent rien, si ce n'est qu'un peu plus de volume (au sens propre) à ce livre pourtant pas bien épais. C'est d'ailleurs son avantage : peu de pages, caractères d'imprimerie étonnament gros, c'est vite lu et heureusement. Certes, quelques phrases et formules font mouche et sont bien pensées. Extraits choisis :" La moitié sud de la terre est privée d'adolescence et la moitié nord en a à revendre"."Même si ces yeux, strabisme et alcool aidant, menacent de quitter la table chacun de leur côté" etc. Mais ces bons mots semblent n'être là que pour faire diversion, pour cacher le fait que derrière, il n'y a pas grand chose.



                                           livre lu dans le contexte
                                                   

Les avis de Fleur et de Belledenuit, guère plus enthousiastes que le mien mais complémentaires.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 6 Août 2009

Fin mai, j'avais pris la direction de St Malo pour le Festival des Etonnants voyageurs. Là se tient aussi un salon du livre. J'y ai croisé Moussa Ag Assari, le célèbre Touareg qui vit en France.

J'ai acheté son premier livre : Y'a pas d'embouteillage dans le désert". Vous pouvez en lire la chronique ICI

Moussa Ag Assari a accepté volontier de se prêter au jeu de l'interview exclusive. C'est avec plaisir que je la partage avec vous ici !












 
Votre livre "Y a pas d'embouteillage dans le désert" remporte un vif succès porté surtout par le bouche à oreille. Vous y attendiez vous et quelles satisfactions cela vous rapporte-t-il ?
Je ne m'attendais pas du tout à ce succès aujourd'hui mondial de mon premier livre qui a déjà été traduit en plusieurs langues: Espagnole, Italien, Coréen et sortira bientôt en Catalan et en Arabe. Pour moi c'est une histoire qui a changé ma vie car depuis qu'il est sorti je suis invité partout dans le monde pour en parler. Je suis très heureux de ce bon accueil des lecteurs qui me tutoient spontanément dès qu'ils l'ont lu. Je l'ai écris avec les larmes de mon coeur qui étaient à l'époque de joie et de tristesse mais depuis qu'il est sortit il ne reste plus que ceux de joie.
Le deuxième "Enfants des Sables" que j'ai coécris avec mon frère Ibrahim, suit le même chemin aussi.
 
Ce que vous ne dites pas dans votre livre, c'est ce qui vous a conduit à écrire ce livre et comment vous êtes parvenu à le faire éditer. Pouvez vous nous éclairer sur cette part obscure !!??
C'est une histoire toute singulière: j'ai écris une lettre à mon père dans laquelle je lui raconte le TGV et j'ai découvert que la SNCF (chemin de fer français) organisait un concours pour fêter le milliardième voyageur du TGV. J'ai participé avec ma lettre à mon père et j'ai été lauréat avec plus de 15 000 km. J'ai visité 7 pays limitrophes de la France et à mon retour j'ai rencontré par hansard (mais il n' y a pas de hasard) un homme avec lequel je discutte en lui faisant lire ma lettre à mon père et il m'apprend qu'il est éditeur et interessé par un livre à l'image de cette lettre. Tout est partit de là et vous connaissez la suite.
 
Si un seul mot devait vous qualifier, lequel choisiriez vous : Touareg ou Malien, et pourquoi ?
Je suis Touareg malien et citoyen du monde. Je suis né dans ce beau pays et ma famille y habite toujours. J'y suis très attaché avec ses tempêtes de sables et ses richesses culturelles.
 
Quel est le premier conseil que vous donneriez à l'un de vos frères touaregs qui viendrait comme vous étudier en France ?
Ouvre ton coeur au monde, apprend à en être acteur toi aussi et enrichis-toi du savoir, fréquente les bibliothèques, y un trésore est caché dédans. Mais n'oublie jamais d'où tu viens: ta famille et ta culture doivent rester tes fiertés. Préserves-les et ne cède pas aux tentations abusives du monde occidental.
 
Quand vous êtes en France, qu'est-ce qui vous manque le plus du Mali ? De même quand vous retournez au Mali, qu'est-ce qui vous manque le plus de la France ?
Ce qui me manque le plus du Mali en France: la chaleur humaine de ma famille, le lait de chèvre frais et les couchés de soleils sur les dunes. Et quand je suis au Mali ce qui manque le plus de la France:mes amis français, une tartine de Nuttela à 4 heure une glace à la vanille quand il est midi et qu'il fait 45 à 50°.
 
Les Touaregs sont nomades... Quel est le pays visité qui vous a le plus plu et quel est celui que vous rêveriez de visiter ?
J'ai beaucoup aimé l'Andalousie et ses plages mais je pense sincèrement je trouve que la France est belle et bien riche de toutes ses diversités pour l'avoir sillonner dans tous les sens et à toutes les saisons.
Je rêve de l'Australie et de ses dromadaires et Kangourous

 
Votre premier coup de coeur littéraire a été Le petit Prince. Quel est le dernier ?
Mon dernier coup de coeur est: "Les rêves de mon père" de Barak Obama
 
Quel genre de lecteur êtes vous : passionné, occasionnel, plutôt littérature française, plutôt polars... ?
Je suis surtout un lecteur passionné mais je lis aussi un peu de tout nottement les biographies et les recits d'aventure.
 
Vous repartez bientôt passer un mois au Mali. Quels sont les 3 livres que vous pensez amener avec vous ?
J'apporte avec moi un livre pour apprendre l'Espagne et "un monde sans pauvreté de Mohamad Younous, le prix nobel de la Paix 2006. Je dois écrire une partie de mon 3ème livre dont j'ai déjà signé le contrat avec les Presses de la Renaissance avec Nathalie Valera Gil sur la Caravane du Coeur et "comment aider les riche?"
 
Les touaregs sont réputés comme étant de grands conteurs... A quand un roman sorti de votre imagination ?
J'ai déjà commencé depuis 2005 l'écriture d'un roman inspiré de la réalité. C'est juste une histoire de temps
 
Je vous laisse le mot de la fin, si vous voulez nous parler un peu de votre association...
En France, je m'occupe avec des amis de deux associations Ennor France à Angers et Caravane du Coeur à Montpellier dont les objectifs sont le soutien de nomades du Nord du Mali dans les domaines de l'éducation, la santé et l'eau.
On les trouve facilement sur internet car elles ont des sites.
Je suis en train de créer une agence de voyages pour en organiser au désert du Mali et Tunisie. Elle s'appelle Tapsit Voyages.
Un film documentaire intitulé "L'Ecole des Sables" sur mon parcours vient de sortir, il est produit par Cinergie Production.

Ma dévise reste: Toujours m'adapter à la réalité sans jamais renoncer à l'idéal.


Bon été et à très bientôt.
Amicalement, Moussa



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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

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Publié le 5 Août 2009

Roman - Folioplus Classique - 97 pages - 6.00 €

Résumé : Le pasteur d'un petit pays du Jura Suisse, entreprend d'écrire un journal retraçant l'histoire d'une jeune aveugle, Gertrude, "âme pieuse" (page 11), qu'il avait recueilli deux ans et six mois auparavant. L'enfant s'éveille au langage, à la sensibilité, à l'intelligence, grâce au dévouement passionnel du pasteur qui la guide vers la voie spirituelle. A travers une audition de La Symphonie pastorale de Beethoven, elle imagine le monde réel. Mais en réalité, au fur et à mesure que la jeune fille grandit, l'amour que lui porte son "père adoptif" change. Celui-ci ne s'aperçoit pas d'un sentiment qu'ont deviné sa femme Amélie et son fils Jacques, qui est lui aussi amoureux de Gertrude....







L'avis des ados, celui d'Iris (15 ans)  Ce livre est écrit sous forme du journal intime d'un pasteur marié à Amélie. Il recueille Gertrude, une jeune aveugle orpheline. Au fil de l'histoire, le pasteur est partagé entre l'amour qu'il porte à sa femme et l'amour interdit qu'il développe pour Gertrude et son interprétation personnelle de la bible.
Ce récit est intéressant pour ses petites anecdotes, telle que la comparaison des couleurs avec les sons émis par les instruments lorsque Gertrude et le pasteur assistent à un concert où est joué la Symphonie Pastorale de Beethoven.
André Gide nous offre vraiment une belle palette d'émotions et des sentiments humains variés et réalistes. Par exemple, Amélie représente bien l'égoïsme car elle ne pense qu'à son bonheur et à celui des siens au détriment de celui de Gertrude qu'elle aimerait abandonner. On découvre aussi ce que les aveugles ne voient pas et comme il difficile de leur faire comprendre ce qui n'est pas palpable. Cette histoire bouleversante se lit très vite et est, je pense, un bon livre pour découvrir cet auteur. Vraiment une très belle oeuvre, très bien écrite.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 4 Août 2009

            

A 6 km de l'allée des Baobabs, nous croisons d'abord, sur la piste de Mangily, les Baobabs Amoureux ! Le symbole est bien visible et toute explication supplémentaire inutile ! Ah, un peu de romantisme ! Mada compte 7 espèces de Baobabs, contre une seule

                                                      
                                
espèce pour l'Afrique continentale. Attention, les baobabs ne sont pas des arbres mais des plantes... plantées à l'envers ! La légende voudrait que les dieux, vexes par cette création trop majestueuse leur faisant de l'ombre, ont voulu l'humilier en lui mettant la tête dans le sol et les racines dans le ciel ! Les baobabs dépassent souvent les quinze mètres et les centaines
d'années. Les baoboabs les plus répandus sur Mada sont les Adansonia Grandidieri, les plus photogéniques et les baobabs bouteilles (fony).

 


                                                            

Nous arrivons à l'Allée des Baobabs, à l'heure idéale,  avant le coucher de soleil. Instant magique que d'assister au coucher de l'astre sur ces Champs Elysées naturels. Certes, nous ne sommes pas les seuls touristes (mais nombres très raisonnable) et sommes vite assaillies par les enfants. Néanmoins, cet alignement de Za, d'Adansonia et de Fony est magistral. Les couleurs changent presque à chaque minute, au grès des rayons du couchant. Plus de mots, passons aux images avec la charrette et les zébus, le vieux camion ou Dame Nature... 
               

 




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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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Publié le 2 Août 2009

Synopsis : Basé sur l'histoire vraie de John Dillinger, un braqueur de banque hors pair qui a sévi à de nombreuses reprises dans l'Amérique des années 30. Avancé comme "l'ennemi public numéro 1" par le patron du FBI, John Edgar Hoover, Dillinger sera traqué sans relâche par Melvin Purvis, l'un des agents fédéraux des plus efficaces.


Avec : Johnny Deep, Christian Bale, Marion Cotillard...






                                          
Mon humble avis : Déçue, je suis déçue. La bande annonce me paraissait sympa et le sujet intéressant. Jusque là tout va bien sauf qu'après, rien ne va plus.
Les longueurs déjà, ou la longueur du film... Je me suis plusieurs fois surprise à penser : "j'aurais du regarder la durée du film, j'ignorais qu'il durait 3 heures". Et pour cause, il ne fait "que" deux heures mais parait en durer au moins trois. Que de répétitions dans les situations. On se dit "Encore !" plus d'une fois.

C'est un film de gangster qui utilise tous les clichés du genre, jusqu'au faciesse des personnages. Dès le début, avec le physique des gardiens de prisons et des prisonniers, je crains à bon escient de partir pour deux heures de clichés. Les personnages sont si nombreux et semblables qu'on ne sait plus qui est qui, qui est "bon" qui est "méchant", qui est mort et qui a tué ! Le film eut gagné en intérêt d'une épuration de ces personnages, ceux qui aurait permis de les approfondir un peu plus, de leur donner une épaisseur qui manque cruellement. Ils ont souvent l'air de ne faire que de la figuration, tant ils passent rapidement sur les écrans pour céder la place aux suivants. Les dialogues sont d'une pauvreté affligeante. Peut-être est-ce un choix du réalisateur de n'être que dans le récit des faits et non dans leur explications et analyse. Par contre, il y a aussi certains raccourcis inexpliqués... Les scènes de mitraillettes sont tellement nombreuses qu'elles résonnent encore dans mes oreilles comme des acouphènes. De plus, celles-ci ont tendance à se dérouler la nuit me semble-t-il. A part les éclairs jaunes, on n'y voit pas grand chose.

Heureusement, on s'accroche tout de même au destin assez captivant de ce personnage hors norme qu'est Johnny Dillinger. Côté acteurs... Marion Cotillard n'offre rien de nouveau. Heureusement, il y avait l'excellent Johnny Deep qui porte le film sur ces épaules pour parvenir à en faire un film qui se regarde.


Nous étions 7 à voir ce film et 7 à avoir le même avis...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 31 Juillet 2009

Récit de voyage / autobiographie - Livre de Poche - 507 pages - 6,95 €

Résumé : A trente et un ans, Elizabeth Gilbert possède tout ce dont une Américaine ambitieuse peut rêver : un mari dévoué, une belle maison, une carrière prometteuse.
Elle devrait nager dans le bonheur, pourtant elle est rongée par l'angoisse, le doute, l'insatisfaction... S'ensuivent un divorce, une dépression et une liaison désastreuse qui la laissent exsangue et encore plus désemparée. Elle décide de tout plaquer pour partir seule à travers le monde. À elle de se construire la vie qu'elle s'est choisie ! En Italie, elle goûte aux délices de la dolce vita et prend les "douze kilos les plus heureux de sa vie", en Inde, ashram et rigueur ascétique l'aident à discipliner son esprit (lever à 4 heures du matin, méditation et nettoyage des sols !) et en Indonésie, elle cherche à réconcilier son corps et son âme pour trouver l'équilibre qu'on appelle le bonheur... Et qui n'a jamais rêvé de changer de vie ?


                                 

Mon humble avis :Ce livre a un titre de chick lit', une couverture de chick lit', une quatrième de couv' de chick lit mais est tout sauf de la chick lit' !
Il s'agit du récit autobiograpraphique d'une année sabbatique prise par Elizabeth suite à son divorce. Au programme, goûter au bonheur de la vie (gastronomie et Dolcé Vita en Italie), prier (dans un monastère en Inde) et aimer en Indonésie. L'auteur évoque donc avec sincérité et humilité ses voyages si particuliers. Parce qu'elle reste de longs mois dans chaque pays, elle dépasse le stade de simple touriste. Elle vit le pays, elle le goûte, elle fait voeux de silence dans un ashram et parvient à s'abandonner dans la méditation, elle s'instruit auprès d'un sorcier indonésien. Et partout, elle rencontre des hommes et des femmes qui marqueront sa vie à tout jamais, pour des petits détails ou des grandes révélations. Oui, Elizabeth Gilbert nous parle de ces voyages où l'on se rencontre soit même pour rencontrer les autres, à moins que les autres ne vous permettent de vous rencontrer vous même et ainsi, parvenir à la paix intérieure et l'équilibre de soi par rapport au monde

Personnellement, j'ai lu ce livre avec un sourire béat presque tout du long. Il s'y dégage une telle sagesse que l'on ne peut qu'en tirer quelques leçons. Certains pourront y trouver des longueurs, ce ne fut pas mon cas. Mais c'est un livre qu'il faut lire quand on en a le temps, et quand on est disposé à accompagner l'auteure dans ce voyage intérieur qui peut devenir notre propre voyage. J'ai aussi vivement apprécier ses explications sur la pratique du yoga et sur la méditation, explications qui sortent de son coeur pour entrer directement dans le notre, en toute simplicité et accessibilité... Je pourrais disserter pendant des heures sur ce livre pour vous convaincre de vous en approcher... Une lecture magnifique. J'ai l'impression d'avoir passer de belles soirées à discuter avec une très bonne amie. Oui, je me suis sentie très proche de l'auteure dont j'ai envié la persévérance et la réussite dans le chemin vers la paix intérieure. Oui, j'aurais aimé être capable d'écrire ce livre...

                                             livre lu dans le contexte
                                                    

L'avis de Fleur

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 30 Juillet 2009

 Poursuivons notre découverte de la Blogosphère littéraire et intéressons nous ajourd'hui au blog de Marie...

                                     Les lectures pêle-mèle de Marie


 

Qui es tu ?
M : J’ai 38 ans et je vis dans le sud de la France. J’ai la chance d’évoluer dans un doux cocon tissé par mes deux filles (4 et 7 ans) et mon compagnon…

 

Ton blog est relativement récent. Qu'est-ce qui t'a soudainement ou pas à pas donner envie de tenir un blog ?
M : Au départ, c’est la curiosité et l’envie d’appréhender la technique des sites personnels qui m’ont motivée.

 

Qu'attends tu de ton blog et de la blogosphère ?
M : En fait, je n’ai aucune attente vraiment définie par rapport à la blogosphère, je découvre ! Au début, ma démarche était de faire des fiches de lecture afin d’obtenir une bibliothèque virtuelle, plus ordonnée que mes étagères réelles ! Je m’aperçois que je vais de belles découvertes en jolies surprises. Je découvre de plus en plus de blogs, de personnalités différentes, d’idées… Des dialogues très sympas m’enrichissent.

 

La lecture, tu es tombée dedans quand tu étais petite ou as tu découvert ce monde sans fin plus tard ?
M : J’ai toujours été fascinée par les livres, aussi loin que remontent mes souvenirs. J’ai cassé les pieds à ma mère et ma grande sœur pour qu’elles m’apprennent à lire, jusqu’à ce que j’obtienne gain de cause. A cinq ans, je pouvais enfin découvrir par moi-même mes premières histoires. L’imaginaire a toujours été ma cabane à bonheur et également mon refuge dans les moments difficiles…

 

Quel fut ton premier frisson littéraire et ton dernier ?
M : Mon premier frisson m’a été offert par les contes de fées…Un de mes plus beaux souvenirs est un magnifique cadeau, vers l’âge de 7 ans, d’amis de mes parents. Leurs cinq enfants, devenus adolescents et adultes, ne souhaitaient pas conserver leurs vieux livres. Un jour, ils sont arrivés avec plusieurs caisses pleines. Imaginez, environ 300 livres de bibliothèque rose et verte ! C’est sans aucun doute le plus beau trésor que j’ai eu dans mon enfance…

Je ne parviens pas à situer mes tous derniers frissons littéraires, c’est un bonheur qui se renouvelle régulièrement

 

 

Comment choisis tu tes livres ? En d'autres mots, comment composes-tu ta PAL ?
M : Pour l’instant, je n’ai plus le temps de passer de longs moments dans les librairies pour respirer les livres, déguster les couvertures, grapiller quelques mots ça et là au hasard des pages… Heureusement, les blogs me donnent plein d’idées !

 

 

L'URL de ton blog est "rêves de lecture"... Pour toi, quel serait le livre idéal qui n'existe pas encore ou que tu aimerais trouver demain dans une librairie ? (Je sais, elle est trop dure cette question ! lol !!!)
M : Les livres sont comme des êtres vivants, ils ont tous leur originalité, leur caractère. Certains me font rêver, d’autres me repoussent. L’idéal est ce vers quoi on tend, sans jamais l’atteindre… Je préfère les livres semblables à nous, humains : attachants, imparfaits, agaçants, touchants et rigolos.

 

 

Si on t'offrait de partager un diner avec l'auteur de ton choix (décédé ou vivant) ... Qui choisirais tu et où l'emmènerais-tu ?
M : Au risque de paraître ours, je n’ai aucune envie de partager un repas avec quelqu’un juste parce que c’est un auteur.

Si cela devait m’arriver, je serais paralysée de stress, en apnée, en état de stupeur idiote, dans l’incapacité de décrocher un mot… Y a-t-il des amateurs ?

 

A part la lecture, quelles sont tes autres passions ou passe-temps ?
M : Ma plus grande passion est sans doute la compagnie des personnes que j’aime : famille et amis.

Mes autres addictions sont les activités de plein air : j’adore l’escalade (même si je n’en fais plus que de manière épisodique par manque de temps). Pendant plus de dix ans, les falaises et parois de montagne ont accaparé mon temps et mes pensées de manière extravagante. Calcaire, granit… Chaque rocher recèle des pépites de bonheur et d’adrénaline ! J’aime beaucoup également les voyages et la randonnée…

 

 

Pars tu en vacances ? Et quels sont les 3 livres que tu emmènes avec toi ?

M : Trois livres seulement pour les vacances ? Pas envisageable ! Même lorsque nous partions à l’étranger avec sac à dos et duvet (avant d’avoir les enfants), je prenais le minimum de vêtements pour laisser plus de place aux bouquins. Et tant pis pour le poids sur le dos !

Maintenant, nous prévoyons carrément une valise pour les livres, nous sommes une famille de 4 Lecteurs Compulsifs Anonymes…

Je pars au mois d’août en Bretagne, dans les Côtes d’Armor, et ma liste de livres sera à peu près la suivante : Chinoises (Xniran), Le Grand Meaulnes (Alain Fournier), Itinéraires d’enfance (Duong Thu Huong), Les petites fées de New-York (Martin Millar), Des choses fragiles (Neil Gaiman), Comme un roman (Daniel Pennac), Tigre le dévoué (Chen), La tête en friche (Marie-Sabine Roger), La tournée d’automne (Jacques Poulin). Certains livres pourront se rajouter bien sûr…



                                                  

                                                     

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Focus sur un blog !

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Publié le 29 Juillet 2009

Roman de voyage - Pocket - 408 pages - 6.90 €

Résumé : Partir ! « Aujourd'hui, le paradis est à portée de carte bleue. »

En délicatesse avec sa fiancée, son travail, et une vie sans surprise, César décide de gagner l'Asie de tous ses fantasmes avec une idée folle : rapporter de Birmanie, ce pays coupé du monde, l'histoire qui changera sa vie.

De Rangoon la tropicale aux mirages de la Vallée des rubis, il plonge dans une réalité où la violence de la dictature cohabite avec la beauté la plus ensorcelante. Guidé par une jeune femme médecin, il s'enfonce dans le pays. Au cœur des ténèbres, le voyage du jeune Français va se transformer en formidable aventure. Vers une légendaire Femme-Tigre, réfugiée avec son peuple au cœur de la jungle du Triangle d'Or.



                                       

Mon humble avis :Je suis entrée tête baissée dans ce livre, persuadée qu'il serait de ceux qui sont "ma raison de lire". Il réunit tous les ingrédients pour me séduire : voyage, aventure, exotisme, culture, romanesque... L'histoire commence très vite et très fort. Quelques pages seulement suffisent à nous mener dans le vif du sujet. Et puis, très vite aussi, le récit s'est essoufflé pour me laisser un peu sur les rotules, avec une grande hâte d'en finir.

Mon plus grand reproche va à l'insupportable verbiage usé par l'auteur... Je ne compte pas les innombrables "tasse de thé fumante qui lui brûlait les lèvres"... Autres extraits choisis : "L'homme agenouillé était toujours agenouillé" (bof bof, une relecture supplémentaire n'aurait pas été du luxe)... Ou encore : "Je sens le plaisirn qui s'impose et jaillit tandis qu'elle libère un cri aigu dans la nuit pulvérisée d'étoiles" (A trop vouloir faire de poésie, on en tombe dans le ringard, trop de poésie nuit à la poésie, à ma humble avis ) Enfin, un dernier pour la route : " Trois formes s'étaient dessinées à l'horizon, noires, vibrantes, semblables à de gros frelons progressant dans l'éther sous l'impulsion de leurs élytres tournoyantes (Tout ça pour introduire des hélicoptères dans un récit !...)

Autre sujet de déception : Le personnage principal, César. Attachant et captivant au début, il en devient agaçant, transi d'amour et de jalousie obsessionnelle qu'il est après deux petites nuits avec sa dulcinée... Dommage, vraiment dommage que j'en sois parfois venue à me dire que parfois, romanesque rimait avec rocambolesque... Dommage aussi car l'auteur, extrêmement bien documenté et informé, parvient par des précisions presque journalistiques, à capter notre intérêt et notre fascination pour ce pays méconnu qu'est le Myanmar, alias la Birmanie.

Christophe Ono-Dit-Bio nous emmène au fin fond de la Birmanie. Face à nous, la Birmanie des cartes postales avec ses émouvantes et enivrantes cérémonies bouddhistes, ses temples et ses coutumes. Mais aussi la Birmanie que l'on ne montre pas : celle de la junte militaire et de la jet set, de la drogue et de la prostitution. Nous pénétrons aussi l'univers de l'humanitaire et des expats'. Dans tout cela, à travers les mots de l'auteur, nous réalisons pleinement ce qu'est vivre sous une dictature. Et l'on comprend pourquoi ce roman a remporté le prix Interallié. Et il reste que ce livre représente tout de même un magnifique voyage dans cette partie de l'Asie.


                                             

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 28 Juillet 2009

Le 25 mars dernier, je fêtais mon anniversaire. C'est aussi ce jour là que l'écrivaine Irène Frain a choisi pour venir dédicacer sa dernière oeuvre dans une grande enseigne rennaise. Bien entendu, j''y suis allée avec mon exemplaire des "Naufragés de l'ile de Traumelin", que j'avais reçu de "Chez les filles". Je n'avais pas encore lu ce livre, chose faite depuis, j'en ai d'ailleurs écrit une chronique élogieuse sur ce blog (que vous pourrais lire en cliquant sur le lien ci dessus).

Rencontre donc avec Irène Frain, qui présente d'abord son livre, l'histoire qui la fascine, le travail accompli, le séjour sur l'île maudite,  aidée par le support d'un reportage photo. De mon côté, je découvre une femme passionnée et captivante, qui maîtrise son sujet avec un tel enthousiasme qu'elle ne peut laisser indifférente. Je rechignais un peu à lire ce docu fiction jusqu'à lors, et je suis repartie du magasin convaincu par le sujet et par son auteure. Cette lecture m'a plus qu'emballée ce qui, par les temps qui court est assez rare pour le souligner...


Toujours est-il que, vous qui commencez à me connaitre, je n'ai pas résister à la tentation de demander à Irène Frain son adresse E.Mail dans la perspective d'une interview pour ce blog, interview que voici :




Vous considérez vous plus comme lectrice ou comme écrivaine, à moins que l'un n'aille pas sans l'autre ?
IF : Lire, c’est écrire. Et écrire, c’est lire. Et re-relire! Et réécrire!

Quel fut votre premier coup de coeur littéraire et quel est l'événement déclencheur qui vous a fait prendre la plume ?
IF : Alice au Pays des Merveilles, je pense. Dès lors , j’ai compris que l’écriture, comme la lecture, pouvaient réenchanter le monde. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres. Le passage à l’acte d’écrire obéit à des pulsions et cheminements extrêmement complexes et obscurs.

Venons en au livre qui nous réunit ici, "les naufragrés de l'île Tromelin". Qu'est-ce qui vous a décidée à écrire sur ce sujet ?
IF : La rencontre avec le sujet. L’intérêt des archives ( deux versions des mêmes faits et des scripteurs bien identifiés  suscpetibles de se transformer en héros ) Enfin le choc de l’île. Car j’y suis allée! Alors même qu’on me disait que c’était impossible!

Je vous ai senti très investie, passionnée et très documentée. Ce livre vous habite-t-il encore ?
IF: Il m’habitera toute ma vie. Comme chacun de mes livres. J’ai toujours l’impression d’avoir connu mes héros dans une autre vie, notamment le magnifique Castellan.

Comment vous y êtes vous prise pour travailler ? Avez vous dû faire preuve d'une rigueur et d'un ordre précis et spécifiques à cette écriture ?
IF : Méthode et inspiration. Raison et imaginaire. Investigation rationnelle des archives, interviews des spécialistes, puis abandon au romanesque. Ce livre est un équilibre entre documentaire et fiction, avec une cohérence entre les deux qui a séduit les lecteurs.

Quel est le plus fort souvenir que vous gardez de votre séjour sur l'île de Tromelin ?
IF : Mon arrivée. Le vent incessant. Le fracas permanent des déferlantes. La blancheur éblouissante des sables. L’ancre, ultime témoin du drame ( c’est la couverture du livre). Le petit désert de pierre. Je m’entends encore: “ Mais c’est la planète Mars!” le sentiment d’abandon quand l’avion, un Transal de l’armée, a disparu à l’horizon. (Toutes ces images sont sur le site http://www.lesnaufragesdeliletromelin.fr/ et irenefrain.com )

En lisant ce livre, on se demande ce qui tient de la réalité, de votre imagination ou de votre déduction. Pouvez vous nous éclairer un peu...
IF : Ce serait trop long et je m’en suis expliquée dans l’avant-propos. J’ai donné chair aux personnages, essentiellement. Et bâti une histoire en naviguant au plus près de ce que j’avais découvert dans les archives à force de les lire, relire et re-relire. J’ai reconstruit les ressorts humains. Ils sont universels. Pas besoin d’avoir des diplômes pour çà. Il suffit de ne pas avoir le coeur sec!

Vous avez une bibliographie impressionnante ! Laquelle de vos oeuvres préférez vous ?
IF : Comme les parents avec les enfants : toujours le petit dernier! Et je ne regarde jamais en arrière...Ce qui est écrit est écrit.

On dit que les Bretons sont voyageurs. Vous confirmez ?
IF : Oui, beaucoup d’entre eux. Mais ne généralisons pas. Certains sont aussi très sédentaires. Notre caractéritique première, néanmoins, c’est l’esprit d’aventure.

Si vous deviez échouer sur une île déserte, quels sont les 3 livres que vous aimeriez avoir avec vous ?
IF : Toute la littérature mondiale réunie sur un support électronique fonctionnant à l’énergie solaire! Je suis fille de tous les livres écrits, comment choisir? 


                                   

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

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Publié le 26 Juillet 2009

On appelle aussi Madagascar la Lémurie car elle abrite 90% des lémuriens du monde. Les autres ne sont pas très loin : Aux Comores, Au Sri Lanka, en Afrique... Certains voyageurs viennent sur Mada uniquement pour observer ces drôle d'animaux, qui ressemblent à des singes mais qui n'en sont pas ! Ce sont des prosimiens, un sous ordre des primates. Quoiqu'il en soit, ils sont tout aussi agiles que leurs cousins et prendre en

 photo relève parfois de l'exploit à moins d'avoir un après midi complet à y consacrer ! Ceux ci ont été aperçu depuis la piste qui relie le Parc Des Grands Tsingy à l'Allée des Baobabs. Il existe une multitude de lémuriens différents. La première classification consiste à séparer les lémuriens diurnes des noctures. Inutile de préciser lesquels figurent sur ce blog !


Ces animaux à l'apparence si inoffensive ont pourtant été victimes de nombreuses superstitions aux effets dévastateurs... En effet, en latin, "lémure" signifie "âme errante des morts", donc fantôme !
Certains lémuriens, comme les Aye Aye (nocturne), sont reconnus comme les mamifères les plus rares et les plus menacés de la planète. Donc ne vous attendez pas non plus à en voir à chaque coin de piste !



MADAGASCAR : CATASTROPHE ECOLOGIQUE ANNONCEE
Dernier instant au camping de Bekopaka sur les rives du Manambolo. Nous rebroussons chemins dans un premier temps. Ce soir, nous serons à Marondava. Mais en chemin, nous serons passées par L'allée des Baobabs. L'excitation nous habite. Le choix du visiter cette partie de Mada a été déterminée par l'envie de voir les Tsingy et l'Allée des Baobabs. Ce sont les baobabs les plus photographiés du monde. Ce n'est pas le côté

célébrité du site qui nous attire. Mais si c'est très photographié, cela doit être magnifique. Effectivement, nous ne serons pas déçues. Mais... tout d'abord, en chemin, on visualise, on réalise, on affronte la catastrophe écologique qui frappe Madagascar et on devine bien les dégâts irréversibles qui en découlent (ou vis et versa). A l'arrivée de l'homme sur l'île, la forêt recouvrait presque tout le territoire.


Il en reste moins de 15% et chaque année, la forêt recule encore d'une heure de marche. Feux de brousse et culture sur brûlis réduisent la forêt et les espèces (animales et végétales) qui l'habitent en cendres. L'abattage des arbres se poursuit pour obtenir de charbon de bois, pour la construction de l'habitat, pour l'artisanat. Il en découle une érosion terrible des sols. Chronique d'une catastrophe écologique annoncée. En même temps, quand on voyage de part le monde, on comprend que l'écologie est un luxe de pays riches. Les Malgaches, déjà très pauvres, ne peuvent s'offrir le luxe d'être préoccupés par leur forêt... Ils doivent manger, abriter leur famille.... C'est un cercle vicieux, comme beaucoup de monde ou de peuple sur le terre, ils scient la branche sur laquelle ils sont assis. Je sais, ce style de billet plombe un peu l'ambiance légère d'un voyage. Mais on ne peut pas ne pas en parler. La découverte et l'information, pour le meilleur et pour le pire...  Désolée de casser un peu l'ambiance mais bon... fallait en parler

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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