Publié le 20 Décembre 2012

http://1.bp.blogspot.com/-45QrG9MmOEQ/UIUyCWVvF5I/AAAAAAAAaaY/i2tu6NN2OVE/s1600/front_cover.jpg     Thriller - Editions J'ai Lu - 180 pages - 6 €

 

 

Parution 19 octobre 2012

 

 

L'histoire : L'épisode 4 nous offrait un rai de lumière fragile sur les origines réelles d'Emilie...

Annabelle défendait de toute ses forces l'innocence de son étrange ami Draken...

Et les visions d'Emilie, qui nous paraissaient plutôt très symboliques voire fantasmagorique, se révélaient avoir un pied bien ancré dans la réalité, voire même dans le futur proche  .

L'histoire d'une amnésique agressée par balle en plein Ney York nous amenait dans des dimensions insoupçonnées : nationale (CIA, FBI) et même internationale. Les visions des zèbres et des rhinocéros prenaient tout leur sens dans une république centre-africaine....

 

 

 

Tentation : les 4 premiers épisode, impossible d'en rester là

Fournisseur : Les éditions J'ai lu, merci pour l'envoi ! 

 

 

 

 

 

 

 

 

étoile3etdemi Mon humble avis : Il semble que même les plus sceptiques dans cette histoire s'interrogent... Les visions d 'Emilie se réalisent... Les spécialistes en futurologie sont questionnés par le FBI...

L'enquête principale piétine et passe d'ailleurs au second plan dans cet épisode... Ici nous assistons à un coup d'état en République du Tumba, où les tribus des Zèbres renversent les rhinocéros du président alors en place... Coup d'état savamment orchestré, voire financé par un homme dont nous ne connaissons que l'ombre... que prolonge un chapeau. Qui est il ? Pour qui travaille -t-il, on l'ignore toujours, sauf que les raisons économiques sont clairement exposée : le coltan, un métal rare et précieux utile pour la fabrication de téléphones portables... Mais d'autres raison nous échappent encore, j'en suis sûr.

Autre événement majeur, la vie de Lola se trouve bien bousculée. Son frère disparaît. Tout cela nous mène outre-atlantique et éclaircit sacrément le mystère qu'entoure Chris et sur lequel Détroit se casse les dents, toujours à l'insu de sa chère et tendre collègue. Et puis, il y a même l'ex mari de Lola qui refait surface, et étant donné son sourire narquois, on peu imaginer que ses intentions ne sont pas des meilleurs.

Ce tome comporte moins de rebondissements, même s'il ne manque pas de moments bien stressants. Il met l'enquête centrale en retrait mais disperse pas mal de zone d'ombre. Bien sûr, on ne voit toujours pas où mes auteurs vont nous mener... Il leur reste un épisode pour relier tout cela, comment vont-ils s'y prendre. Le final risque d'être explosif et inlachâble ! Et surtout, dans quel camp se situeront Draken et Détroit, dont on est vraiment en droit de douter de l'intégrité, étant donnés les méthodes illégales ou impardonnables qu'ils utilisent. Vite, le lire, ça tombe bien, je l'ai sous la main.

Et comme tous les autres tomes, il y a de fortes chances pour que je le lise d'une traite, enfin, sur la journée !

Attention, ce tome 5 ne donne aucune indication, aucun apéritif sur le tome 6. La fin approche et parait il qu'il faudra compter sur notre mémoire. Si cela se trouve, la solution s'est déjà déroulée sous mes yeux sans que je l'aperçoive ?

J'adore cette série ! 

 

 

 

Challenge Thrillers et Polars

 

                                                                 8ème participation

 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

Repost0

Publié le 18 Décembre 2012

 http://fr.web.img2.acsta.net/medias/nmedia/18/94/18/92/20349906.jpg  Synopsis :  Quand Hélène Marchal et Joachim Fox se rencontrent, ils ont chacun des vies bien différentes. Hélène dirige la prestigieuse école de danse de l’Opéra Garnier, Joachim, lui, est employé d’un miroitier de province.
Mais une force étrange les unit. Au point que, sans qu’ils puissent comprendre ni comment, ni pourquoi, ils ne peuvent plus se séparer.
 
 
 
Avec Valérie Lemercier, Jérémie Elkaïm, Valérie Donzelli
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
étoile3etdemi 
Mon humble avis : Ce fut lors d'une avant première, épique du début à la fin !
Pour commencer, la bande son ne fonctionnait pas bien, les personnages parlaient d'une voix "héliumisée", de ce fait, nous avons vu 4 fois les 5 premières minutes du film, ce qui a déjà donné une ambiance de franche rigolade dans la salle. Ce film est réalisé et interprêté par la même équipe que "La guerre est déclarée". N'ayant pas vu ce film, cela ne m'a donc point avancée, mais si vous l'avez vu alors, vous voilà avancés et éclairés !
Malgré une idée de scénario qui frôle le burlesque (dont il faut accepter le postulat de départ et se laisser aller !), j'avoue que la bonne humeur de m'a pas quittée de la séance. Les scènes comiques, cocasses suivent d'autres plus touchantes, plus intimes, plus émouvantes. Un film en équilibre, mais qui penche plus sur la comédie, sans forcément oublier le sérieux. Car souvent, derrière des idées abracadabrantesques, se révèlent souvent des sujets qui nous touchent en plein coeur, même si ce n'est pas flagrant à première vue.
Le sujet du film ? Les relations fusionnelles, celles que nous entretenons pour nous protéger de l'extérieur et qui en fait, nous enferment dans notre propre prison. Relations fusionnelles, et exclusives, qu'elles soient amicales, amoureuses ou fraternelles. Exclusivité et fusion, tout comme addiction : attention, danger. Et puis que se passe-t-il lorsque une élément extrieur vient perturber cette fusion. C'est alors qu'apparaissent les mots jalousie, rejet, solitude...Mais tout cela est dit avec le sourire. Ce que le film nous rappelle également, c'est qu'il est très difficile de se faire comprendre lorsque l'on vit quelque chose d'extraordinaire, de peu courant, ou de dramatique. La différence vous éloignent des autres pour un replis sur vous même, quand elle ne fait pas fuir l'entourage.
Alors oui, on a bien rit, le support de la comédie est très subtil pour évoquer ces sujets... Et puis les rôles sont délicieusement et énergiquement portés par une Valérie Lemercier fidèle à elle même(  une drôle blessée) et par un Jérémie Elkaïm que je ne connaissais pas, mais que je n'oublierai pas !
En effet, suite à la diffusion du film, Jérémie Elkaïm et Valérie Donzelli sont venus dans la salle pour échanger avec le public. La comédie a continué, car les deux acteurs étaient déchaînés, complices et très drôles. Du pur bonheur !
Après quelques questions/réponses, Jérémie Elkaïm demande : "qui dans la salle, rêverait d'être applaudi par une foule pendant 1 minutes ? Nous sommes plusieurs à lever la main, et suis la seule à oser descendre dans la fosse... Où je me retrouve seule, face à une salle de 300 personnes débout, qui m'applaudissent. Ne sachant pas quoi faire, je me suis mis à applaudir aussi. Et puis, une minute, c'est long, surtout quand tous les regards sont tournés vers vous. Alors j'ai eu le temps de penser... De penser que même si ces personnes m'applaudissaient juste par jeu et parce qu'on leur demandait de le faire, j'avais au moins une raison intime de mériter ces applaudissements. J'ai ensuite remercier le "superbe public rennais"! et remercier Jéremie Elkaïm en lui disant : "merci de m'avoir offert ce moment là, car je ne le revivrais sans doute jamais. " Et à la sortie du Gaumont, il m'a demandé ce que j'en avais pensé, car c'était la première fois qu'il faisait ça. Je lui ai dit que j'avais beaucoup aimé, que c'était émouvant, que l'on sentait une réelle communion avec les gens. Et encore une fois, merci pour ce moment. Et lui de me répondre : vous savez, vous aviez mille raisons d'être applaudi.
Une ou deux me suffisent ! Maintenant, ce moment restera-t-il unique dans ma vie ou fera t-il office d'entrainement pour le jour où l'on me remettra le Prix Goncourt... Seul l'avenir le dira !!!
 
Petite photo souvenir de ma minute de célébrité avec Jérémie Elkaïm
  DSC00418.JPG
 
 
 
 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 16 Décembre 2012

 http://images.allocine.fr/medias/nmedia/18/88/96/27/20282842.jpg Synopsis :   Maxime est un chef d’entreprise qui fait des heures supplémentaires pour sauver sa compagnie d’ambulances au risque de sacrifier sa femme et ses enfants. Apprenant que sa mère est en garde à vue, il va la sortir de prison… et se le fait aussitôt reprocher. Olga, sa mère, est en effet une femme de caractère. Il apprend qu’elle s’est à nouveau disputée avec son père et décide de la ramener chez elle. C’est l’occasion pour Maxime de passer un week-end loin de ses responsabilités. Chez ses parents, deux sexagénaires qui, depuis quarante ans, s’aiment autant qu’ils s’engueulent. Cette parenthèse joyeuse dans une vie agitée est l’occasion pour le fils de se rappeler d’où il vient. La vie a beau être éphémère et injuste elle peut aussi être envisagée comme une suite de petits bonheurs.
D’autant plus qu’ils ont un invité…
 
 
 
Avec Josiane Balasko, Gérard Jugnot, Clovis Cornillac, Pierre Richard 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
-toile4.jpg 
 
Mon humble avis : Aie, les années passent ! Gérard Jugnot se met à jouer des "pépé" ! Mais cela lui va à ravir avec sa bonne bouille, donc il a encore de bons rôles devant lui !
Mes héros ! J'ignore si c'est le film de l'année, mais c'est un film qui fait tellement de bien que je lui accorde avec plaisir mes 4 étoiles.
C'est un film sur l'amour, le courage, la révolte. L'amour... Au premier abord, il semble que personne ne se supporte vraiment dans cette famille, certains personnages étant à priori plus acariâtre que d'autre. Et, au fil du film, l'amour entre et sort de partout, de toutes les fenêtres, de toutes les portes, même celle des toilettes... Oui, il s'avère qu'en fait, chacun aime l'autre malgré les petits ou les gros défauts, au point que l'autre soit toujours la raison de vivre. En fait, dans cette famille, chacun est le héros de l'autre et c'est formidable.
Le courage, c'est celui de Maxime qui se bat comme il peut pour sauver son entreprise... et peut-être son couple. Mais c'est surtout celui d'Olga qui accueille chez elle un enfant africain menacé d'expulsion. Son courage, que les autres considèrent de prime abord comme folie, va devenir cause commune et rapprocher tout ses êtres qui ont bien du mal à communiquer. Le courage est aussi le combat des sans papier, mais là, je laisse le film vous le raconter...
La révolte, c'est surtout Olga, que le Monde dégoûte à un point que l'on imagine pas, c'est Olga qui tient tête au monde, à la gendarmerie (Oh, la scène anthologique - même si bouleversante- de Balasko devant les deux gendarmes pantois !)
Mes héros parlent aussi des petits plaisir de la vie et de l'amitié, qui regroupe ici deux gais lurons retraités : Jugnot et Pierre Richard. Ils font vraiment plaisir à voir...
Comme tout le film d'ailleurs, qui prend presque l'aspect d'un conte, avec comme décors naturels une belle région, et surtout, une maison et un jardin où il fait bon vivre... Et quand Balasko décrète que cette année Noël sera en septembre parce que l'enfant qu'elle cache aime Noël, nous sommes ravis de profiter de cette féerie.
Un film qui parle d'amour sans être une histoire d'amour, c'est rare, et c'est beau. Et quand en plus, c'est drôle et touchant, pourquoi se priver ? Allez, joyeux Noël !
 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 14 Décembre 2012

http://images.allocine.fr/medias/nmedia/18/93/43/35/20273834.jpgSynopsis : Dans UN VOYAGE INATTENDU, Bilbon Sacquet cherche à reprendre le Royaume perdu des Nains d'Erebor, conquis par le redoutable dragon Smaug. Alors qu'il croise par hasard la route du magicien Gandalf le Gris, Bilbon rejoint une bande de 13 nains dont le chef n'est autre que le légendaire guerrier Thorin Écu-de-Chêne. Leur périple les conduit au cœur du Pays Sauvage, où ils devront affronter des Gobelins, des Orques, des Ouargues meurtriers, des Araignées géantes, des Métamorphes et des Sorciers…
Bien qu'ils se destinent à mettre le cap sur l'Est et les terres désertiques du Mont Solitaire, ils doivent d'abord échapper aux tunnels des Gobelins, où Bilbon rencontre la créature qui changera à jamais le cours de sa vie : Gollum.
C'est là qu'avec Gollum, sur les rives d'un lac souterrain, le modeste Bilbon Sacquet non seulement se surprend à faire preuve d'un courage et d'une intelligence inattendus, mais parvient à mettre la main sur le "précieux" anneau de Gollum qui recèle des pouvoirs cachés… Ce simple anneau d'or est lié au sort de la Terre du Milieu, sans que Bilbon s'en doute encore…
 
 
Avec Ian McKellen, Martin Freeman, Richard Armitage
 
 
 
 
 
étoile3etdemi 
 
  Mon humble avis : Voici le premier film consacré à Bilbon le Hobbit, sur une trilogie qui en comptera donc bien 3 si vous suivez (sorties prévues en 2013 et 2014), trilogie qui conte les origines d'une autre trilogie qui remonte maintenant à presque 10 ans : Le Seigneur des Anneaux. Six films donc pour rendre hommage à Tolkien, l'auteur des romans éponymes.
Le hobbit, écrit en premier par Tolkien, était destiné à l'origine à ses enfants, donc un jeune public, d'où une histoire plus simple, sans doute aussi plus drôle que dans la trilogie suivante. En effet, ce voyage inattendu donne pas mal d'occasion de rire et de sourire, ce qui est toujours bon à prendre.
Je n'ai pas lu les livres et j'ai vu les 3 premiers films sans être fan absolue. Aussi, je suis allée voir Le Hobbit par pure curiosité cinématographique (le film dure tout de même 2h45). Et finalement, quel bonheur ! J'ai vraiment eu l'impression de me trouver au coeur d'un conte et de légendes (ce qui est sans doute aussi le cas pour le Seigneur...), mais je l'ai pleinement ressenti ici. Ce film est avant tout un spectacle magnifique ! Les paysages, tout d'abord, que l'on sait sis en Nouvelle Zélande.... Dommage que ces terres du milieu soient si lointaines de notre vieille Europe !
Ensuite, les effets spéciaux : magistraux et époustouflants ! Ajoutez à cela une 3 D qui pour une fois fonctionne plutôt bien et se justifie, vous obtenez un vrai régal. La 3 D est par moment si efficace qu'à un moment, lorsque Gandalf et sa bande lance sur leurs ennemis des pommes de pins enflammées, j'ai cru m'en prendre une en pleine poire et me suis décalée pour l'éviter ! Les effets spéciaux, particulièrement bluffant lors de la fuite des nains et lors du passage des monstres de pierre. Je dis superbe, mais attention, si vous ne connaissez pas l'oeuvre, méfiez vous, car les monstres affreux et dégoulinants ne manquent pas non plus. Nous ne sommes pas dans blanche Neige et les 7 nains !
Pour ma part, je vais attendre les deux prochains opus, avant de me lancer dans une "revoyure" des 3 Seigneurs des Anneaux ! Ainsi, j'aurais vu toute l'histoire dans le bon ordre et ainsi, serais peut être un peu moins perdue dans toutes cette tripotée de "méchants" (trolls, gobelin, orques...)que j'ai eu tendance, ici, à confondre un peu... De même, comme nous avons affaire à quelques êtres immortels, la chronologie de l'histoire n'est pas tout fait limpide pour moi !  
La bande originale est aussi délicieuse que les paysages néozélandais et offre une belle atmosphère au film.
Vraiment, j'ai bien aimé ce personnage de Bilbon jeune naïf qui trouve sa place dans une troupe de guerrier nain. Forcément, on y trouve de belle leçon de philosophie, simpliste certes, mais qu'il est toujours bon de remettre en tête.
Le Hobbit : un voyage inattendu, mais aussi un film qui ravira les fans de Tolkien et de la trilogie, et qui accueillera les bras ouverts tout néophites en "Hobbiterie" !
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

Repost0

Publié le 12 Décembre 2012

http://www.actualitte.com/images/actualites/les_choix_secrets_herve_bel.jpgRoman - Editions JC. Lattès - 360 pages - 18.50 €

 

 

Parution en août 2012

 

Rentrée Littéraire sept 2012

 

 

L'histoire : La vie, au présent et au passé, de Marie. Les petits détails et les grands événements qui ont jalonné la vie de cette jeune fille qui, dans les années 30, vivait en indochine avec ses parents... Mais aimait déjà en France. Le quotidien de cette octogénaire, qui vit presque seule, isolée, autant respectée que détestée.... Le portrait d'une vie, d'une femme pas comme les autres...

 

 

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Abeline Majorel et les Chroniques de la Rentrée littéraire, merci pour l'envoi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

étoile3etdemi

 

 Mon humble avis : "Oh Marie, si vous saviez, tout le mal"... que vous avez fait, que je pense de vous...Vous êtes une femme monstrueuse, égoïste, jalouse, égocentrique, méchante, prétentieuse, capricieuse, odieuse et manipulatrice. Une vraie marâtre. Les gens qui ont partagé votre vie devraient être sanctifiés. Vos circonstances atténuantes ? Votre mère ? Vous étiez déjà ignoble. Vous vous plaignez toute votre vie durant de celle que vous n'avez pas eu... Et pourtant, vous l'avez choisi cette vie, j'en suis sûre, vous avez choisi l'homme qui avait le moins de caractère et qui vous laisserait exprimer le vôtre, si mauvais. Je ne vous ai jamais aimée, sauf dans votre prime jeunesse, celle où vous guettiez l'amour chaque jour au bout du chemin, avec la fraîcheur et la naïveté de la virginité de l'époque, les années 30.

Et puis Hervé Bel, votre créateur, nous conduit dans votre triste cuisine plus de 60 ans plus tard. Que vous est il arrivé pour que l'on vous retrouve ainsi si aigrie, si agacée par celui qui partage tristement votre vie, si avare, d'une avarice telle qu'elle vous coupe du monde et de vous même ? Est avare celui qui se prive de tout pour ne manquer de rien. Depuis votre jeunesse, vous ne pensez qu'à l'argent, que vous amassez et cachez au risque de vivre comme une pauvrette que le monde entier fuit... S'il n'était votre avarice, j'aurais alors eu quelque sentiment pour vous. De la pitié, le pire de tous. Celui que j'éprouve pour les personnes surpris par la vieillesse, la maladie, et qui n'en finissent pas de mourir. Cette même pitié qui m'étouffe lorsque j'écoute Les vieux de Brel et qui me fait avancer jusqu'à là chanson suivante.

Même votre père de papier se méfie de vous, à moins que vous ayez eu sur lui l'ascendant qui vous qualifie tout au long de votre histoire. Vous vous sentez supérieure. Alors est-ce l'auteur qui vous laisse la parole presque au beau milieu d'une phrase ou vous qui vous en saisissez pour être sûre d'établir votre vérité, celle qui vous fera passer pour une malheureuse, je l'ignore. Toute votre vie, vous avez rêvé d'être au milieu de la scène, la star qui brille, oh pardon, la Dame...

Vous avez de la chance, Hervé Bel vous a offert cette scène dans ce roman et vous a servi une prose magistrale.... Je vous connais, de là où vous êtes, vous devez penser qu'Hervé Bel n'a pas usé de sa plus belle plume pour vous faire plaisir, mais pour vous faire de l'ombre. Car le délice de ce roman est bien la plume de votre créateur, ajoutée à une construction romanesque judicieuse, originale et très adaptée au sujet. Désolée de vous décevoir Marie, mais je pense bien qu'Hervé Bel s'est servi de vous pour dresser le portrait d'une femme de votre époque et explorer dans les moindres détails les dégâts de la vieillesse, de l'usure du couple, d'une prédominence despotique dans une famille. Mais surtout, à travers vous, il fait de la jalousie le sujet principal de cette histoire. Une jalousie dévorante, dirigée vers tout et tout le monde, même ceux qui vous étiez sensé aimer, si ce mot a une signification pour vous.

Une chose m'étonne.... Devant une telle paranoïa pathologique, je ne comprends pas que l'on ne vous ait pas enfermée. Car votre malheur vient de là, vous l'avez construit toute seule, vous vous êtes laissée rongée par votre jalousie maladive.

Marie, vous avez peut-être gagné ce que vous cherchiez. Même si vous êtes le plus détestable personnage de roman rencontré depuis longtemps (même une certaine Tatie Danielle pourrait devenir une bonne copine à côté de vous) même si votre ignominie n'a d'égal, même si vous représentez l'idéal de l'antihéroïne,  vous êtes un spendide et formidable personnage romanesque ! Hervé Bel a réussi un tour de force. Nous scotcher à votre histoire, sans nous attacher à vous !

 

 

 Lu dans le cadre de 07_chronique_de_la_rentree_litteraire

 

 

 

 

 

                                                                                                   8/7                                                                                          

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 10 Décembre 2012

Roman - Editions Points - 189 pages - 6.30 €

 

 

Parution aux Points en avril 2012 (Olivier en mars 2011)

 

 

 

L'histoire : Saint Lunaire, à l'approche de la saison estivale... Noé et Marianne, couple de retraités résident dans la station balnéaire, reçoivent leur famille recomposée (dans la forme), mais assez décomposée, dans le fond. Un weekend en famille, avec son lot de non dits, de paroles blessantes, de jalousie, de fantôme, d'amour mal exprimé, d'avoeux, de décisions, de renoncements, de révélations...

 

 

 

Tentation ; Envie de découvrir cette auteure malouine depuis longtemps

Fournisseur : Ma PAL (livre gagné chez Clara, merci !)

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

-toile3.jpg

 

Mon humble avis : J'ai lu ce roman comme on conduit un diesel sans injection. Il a mis du temps à m'absorber et finalement à me plaire. En fait, je suis demeurée un moment extérieure à qui ce passait dans cette villa bourgeoise et familiale. Je suis plutôt restée sur la plage, plage que je connais très bien il faut dire, puisque c'est dans ce village de bord de mer (en hiver) et dans cette station (en été) qu'habite ma mère. Saint Lunaire, en Ile et Vilaine, donc en Bretagne ! Aussi, je me suis plu dans les descriptions de cette plage magnifique, et encore plus quand à marée basse... Mais, là, il s'agit d'un goût personnel...

Toujours est il que Karine Reysset ne n'a pas charmée autant que je m'y attendais. Dans le premier tiers, c'est même le style qui m'a dérangée. Ce livre est très bien écrit mais, ne connaissant la romancière que de réputation, je m'imaginais son écriture plus subtile quelque part, plus sophistiquée, plus littéraire. Bref, ce n'est pas ce qui m'a séduit dans cette lecture, même si je ne remets pas en cause la qualité. C'est juste qu'elle ne correspondait pas à mon attente.

J'ai aussi trouvé les personnages un peu trop caricaturaux. Une famille recomposée, c'est certes assez courant. Mais au niveau des enfants, chacun d'entre eux correspond à un stéréotype. Achille, l'ainé, du premier mariage, est riche, a très bien réussi sa vie professionnelle aux USA, et remplit son père de satisfaction, même si...

Lena, mère au foyer en pleine dépression, en crise d'identité... Merlin, le jeune père paumé qui  à l'ouest, a toujours été porté à bout de bras par ses parents.

Et enfin, Stella, la benjamine, homosexuelle à un moment charnière de sa vie de couple.

Sur 4 enfants, aucun n'est vraiment heureux. Cela fait beaucoup, même si je ne me fais aucune illusion sur le bonheur et celui qu'affiche unanimement certaines familles. Mais bon... Il y a aussi des conjoint(e)s, des petits enfants... Alors que je commençais à me perdre dans cette tribus, l'auteure a eu l'intelligence de placer dans le texte un arbre généalogique, tant à destination d'un des personnages qu'à ses lecteurs. Bonne idée ! Je l'ai consulté à plusieurs reprises.

Karine Reysset s'intéresse, par chapitre, à l'état d'esprit de chacun de ses personnages, pour aller vers l'un et revenir vers l'autre ensuite, et couvre ainsi quatre jours de weekend familiale. Bien sûr, il ne se passe pas grand chose. Le coeur du roman est dans ce qui est dit, pensé, tu ou non écouté... par manque de temps, par peur de ne pas aimer la réponse à une question, par différence d'idées ou de points de vue.

Et puis il y a Violette, dont je ne vous ai pas encore parlé.... Violette, la petite fille/soeur, morte à 6 ans... dans un accident. Le silence est d'or autour de Violette dont l'ombre plane au dessus de chacun, dans la vie et le coeur de cette fratrie qui s'aime, se déchire, se jalouse, apprend à se connaître, ou s'éloigne.

Au fil des pages, j'ai fini par m'attacher à certains personnages. C'est Lena qui m'a le plus touchée, puis Stella et Merlin, chacun pour leur raison.

Et puis j'ai réalisé que Karine Reysset me contait l'entre les murs d'une villa sans doute située à quelques centaines de mètres à peine de "ma" maison familiale. Et que ce qui se passe dans ces deux maisons, même si les protagonistes sont en tous points différents, se ressemble assez. C'est l'histoire d'une famille... ou certains ont tout ce qu'ils voulaient (mais qui, ici, ne savent pas quoi en faire), et d'autres n'ont pas grand chose de leur rêve d'enfants, et que l'on porte à bout de bras. Ceux là, un jour, n'ont pas pris le bon train... et le retour en arrière n'est pas facile, surtout quand il se fait à coup de rames et à contre courant. Et puis il y a ses silences, ces non dit, cette façade. Je suppose mes frère et soeur heureux, ils ont en tout cas de bons arguments pour l'être, même si la vie n'est facile pour personne et qu'elle amène forcément son lot de soucis. Mais, comme dans le livre, aucun sujet grave, aucune conversation intime avec eux. Je ne connais pas leurs craintes existentielles, et ils sont loin d'imaginer les miennes. L'intimité est refusée, rejetée, ignorée, refoulée, tabou...

Sommes nous une famille comme les autres ? Y a t-il deux familles identiques ? Le mot "Normal" peut-il s'accorder avec le mot  famille ?

Les yeux au ciel est finalement un roman bien construit sur une famille fissurée. Des portraits appronfondis d'êtres blessés par la vie et par la mort, la mort d'une enfant, qu'ils l'aient, ou non, connue.

L'objectif de la romancière est justement atteint même si je ne pense pas que ce roman soit extraordinaire.

(Dans le genre, j'ai nettement préféré Cet été là, de Véronique Olmi, même s'il s'agissait, non pas d'un weekend familial, mais de retrouvailles amicales en bord de mer)

 

 

 

 

 

lectures_communes

 

Lecture commune avec Enna, Sandrine et  Apropos des Livres

 

 

 

Ce livre entre dans le cadre du challenge de Lysting

Logo Lystig

                                                                 3

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 8 Décembre 2012

SAM_1008.JPG

 

Mieux vaut tard que jamais. Voici presque un mois et demi que je me suis rendue au 35ème Festival Quai des Bulles de St Malo, festival réputé consacré à la BD, au dessin, à l'image projetée. 32 000 visiteurs en 3 jours, dont moi !

Je me suis mise à la BD il y a environ deux ans. Auparavant, dans ce domaine, mes connaissances se limitaient presque à Tintin et Lucky Lucke... J'avance pas à pas et découvre un univers sans limite, sans horizon, avec une multitude de systèmes solaires (en fonction des genres, des thèmes, du public visé...). J'espérais la présence de "mes stars" de la BD, et fut tout de même récompensée en croisant l'une d'elle.

Par contre, j'ai découvert avec stupéfaction l'ampleur de phénomène BD, tant en diversités de production, qu'en business, qu'en "fanitude" des lecteurs sérieusement patients.

 

Dans un salon, quelle est la différence entre un lecteur de roman et un lecteur de BD ?

Le lecteur de roman va faire la queue 1h30 devant son auteur et obtiendra un autographe et quelques mots de lui, à moins qu'il ne récolte qu'un gribouillis illisible.

Le bédéphile va faire la queue presque aussi longtemps pour être "à l'heure". A une certaine heure, le stand du bédéiste distribue des tickets... parmis lesquels seuls dix seront gagnants.... Le bédephile obtiendra alors bien plus qu'un autographe : un dessin unique et inédit sur son propre album ou BD. Forcément, ces dessins uniques sont soignés, certains à l'aquarelle ou autre, cela prend du temps, d'où le nombre réduit de billets gagnants.

 

Quai des bulles, c'est un barnum sous lequel on regarde, achète, tate, saisit, repose, découvre un million de possibilités ! Les auteurs sont à leur stand, parfois regroupés par éditeurs.

Ensuite, dans le palais, ce sont conférences et expositions qui se suivent et ne se ressemblent pas.

Allez, zou, c'est parti pour une balade en image dans les allées de ce Quai des Bulles 2012.

 

Tout d'abord, retour en enfance :

 

SAM_1016.JPG02012-10-_DSC2093.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En petit et en grand format. Dommage, en grand format, les bras de Barbapapa sont trop courts pour fair eu câlin !

 

 

 

 

2012-10-_DSC2089.jpg

 

 

Comportement à ne pas imiter. Car si vous cassez, vous payez ! Et avec ma spontanéité légendaire, je me suis mise à m'amuser avec les ailes d'Astérix jusqu'à ce que le Monsieur du stand vienne me dire gentiment mais, plutôt sans appel, que je devrais être prudente.... Cet Astérix n'existe qu'à environ 10 exemplaire dans le monde et vaut près de 3 000 € ! Hum, hum, une femme avertie en vaut deux !

 

SAM_1019.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SAM_1018.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme vous pouvez le constater, César coûte moins cher mais est aussi beaucoup plus miniature !

 

Et quand tout ce beau monde est dans le coin, il y a bien sûr au moins un romain qui semble dire, voire penser :"quoi ma gueule, qu'est-ce qu'elle a ma gueule" !

 

SAM_1021.JPG

 

 

 

 

 

 

 

SAM_1022.JPG

 

 

 

 

 

 

Thorgal, j'ai lu, à une époque pour séduire le propriétaire de la BD. Méthode de drague complètement inefficace, il va s'en dire.

 

 

 

 

SAM_1020.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

Yoda, lui aussi coûte très cher, c'est un grand format du petit personnage sans doute le plus rentable de l'histoire du cinéma interplanétaire !!!!

 

SAM_1015.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien sûr, Tintin et sa bande sont là. Il y en a pour tous les prix en fonction de la taille, de la matière, du nombre d'exemplaires numérotés....

 

 

 

 

 

Allez, grandissons, passons aux "choses sérieuses" !

 

SAM_1024.JPG

 

 

C'est à ce stand là que j'ai appris qu'il fallait faire la queue pour ensuite avoir le droit de refaire la queue. Série entamée aussi à l'époque, dans la même campagne de séduction digne de Waterloo !

 

 

SAM_1010.JPG

 

La cousine Bretonne est là. En hauteur, emballée, on ne touche pas, pièces de collection... Donc surement d'un certain prix !

 

 

 

 

 

 

SAM_1030.JPG

 

Ma copine Aya, qui a rencontré tant de succès sur la blogo. D'ailleurs, Aya fait partie des premières BD chroniquées sur ce blog. Hélas, Marguerite Abouet, pourtant annoncée sur le programme, était absente...

 

SAM_1035.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Comics, les Marvel et les Super héros. J'adore leur transposition ciné. Je verrai si Wolverine me fait autant d'effet dans la version BD. J'ai acheté !

 

 

 

 SAM 1027

 SAM_1025.JPG

 

 

 La BD bretonne, celtique est très présente. Impressionnant le choix proposé !

SAM_1033.JPG

J'ignore qui et de qui est ce personnage, mais j'adore ce dessin !

 

 

Passons aux dédicaces ...

 

SAM_1028.JPG

 

 Stéphane Crety, si je ne me trompe pas. Je ne le connais pas, mails il y avait du monde alors j'en conclus que cela doit être un grand bédéiste !

 

SAM_1048.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Thomas Du Caju et Brice Bigonno. Pareil, je ne connais pas.

Dans sa BD les ignorants, Etienne Daveaudo explique que la motivation des "lecteurs" en quête d'autographe dessin n'est pas toujours louable... Parfois, le lendemain d'un salon, un bédéiste retrouve son oeuvre avec le dessin inédit de la veille revendus à un prix astronomique sur E.Bay...

 

SAM_1045.JPGSAM_1044.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne connais pas cet auteur, mais j'ai pris plaisir à le regarder "dédicasser" un exemplaire.

 

 

 

 

 

Et maintenant, les expos... celles en tout cas que j'ai parcourues

 

19.jpg

 

  Un côté de couloir consacré à une galerie de dessins sur le cinéma français d'une certaine époque.... Ici, Les tontons flingueurs !

L'autre côté du couloir, on retrouve les héros de la grande époque du Western et du western spaghetti, entre autre, puisque je n'ai pas tout pris en photo non plus, même Kevin Costner !

 

22.jpg

  SAM_1078.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Clint Eastwood et Sophia Loren

 

 

 

SAM_1081.JPGSAM_1079.JPG

 

 

Le bon

 

 

 

 

 

 

La brute

 

 

 

 

 

Et le truand, face à John Wayne

 

 

 

 

 

 

Un labyrinthe consacré aux différentes étapes de la création d'une BD....

 

SAM_1087.JPG

 

Une artiste en plein travail, respect...

SAM_1074.JPG

 

 

Les achats : J'ai délesté ma CB et lesté "mon" sac de :

 

http://2.bp.blogspot.com/-Bg7r4fhBvUA/Tqu-vvru9ZI/AAAAAAAAAFY/tJxQeVQrStw/s1600/war.gif   

 

  

Les rencontres...

 

2012-10-_DSC2107.jpg

 

 

 

 

 

 

Gordon Zola, déjà croisés deux fois à la Forêt des Livres de Loches !

 

 

 

SAM_1070.JPG 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                    Etienne Davodeau, le chouchou de la blogo !

 

 

 

SAM_1071.JPG

Etienne Davodeau et son compère vigneron desIgnorants, Richard Leroy

 

 

Et comme de bien entendu, une virée à St Malo ne peut s'achever sans un tour des remparts... ce qui, ce jour là, a donné ceci :

 

SAM_1115.JPG

 

SAM_1122.JPG

                          Ceci en regardant vers Dinard

                          en ceci en regardant en au pied des remparts...

SAM_1109.JPG

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Spectacles concerts théâtre salons

Repost0

Publié le 6 Décembre 2012

 Polar - Editions Alain Bargains - 254 pages - 8 €

 

 

Parution en Juin 2010

 

 

L'histoire : Elle commence en Argentine, ou Draner, journaliste Free Lance, enquête sur les vols de la mort perpétrés lors des tristement mémorables événement argentins 30 ans avant, ainsi que sur le placement des enfants des révolutionnaires assassinés par les militaires...

Une piste le mène rapidement à Belle île, où tout ira beaucoup trop vite... Le journaliste sera lui aussi assassiné quelques minutes après avoir posé le pied sur l'île.... Le commissaire Landowski étant dans les parages, il se mêle à l'enquête, comme qui dirait à l'insu de son plein gré.

 

 

Tentation : achat lors de mon séjour à Belle Île, histoire de se replonger dans l'atmosphère.

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-toile1.jpg

 

 

Mon humble avis : J'ai frétillé de plaisir à la lecture des premières pages qui me surprenaient agréablement. Un sujet intéressant, même si difficile : les enfants volés en Argentine il y a 30 ans, les "vols de la mort" et les mères de la place de Mai. Le tout, dans un style alerte et vif... Comme chez les plus grands.... Ces pages nous ramènent d'ailleurs à l'époque et nous rapprochent de quelques victimes etc.... Bref, tout promettait un chouette polar et un livre parfait pour m'accompagner en vacances à la Réunion. Faites vos jeux mais pas trop vite, car 15 pages plus tard, rien ne va plus, et l'on sombre jusqu'aux dernières qui cumulent tous les poncifs que le genre polar raté peut réunir...

Pourquoi un tel fiasco... en quelques point...

Belle île tout d'abord.... Certes, les trois quarts du livre s'y déroulent, mais il faut attendre la page 170 pour quitter Palais, la "ville principale", oser une petite balade sur le port de Sauzon et enfin, une "apothéose" finale au phare des Poulains.... l'auteur connaît Belle île. Pour preuve, on a le détail le  nom de chaque rue traversée.... ce qui a le don de m'énerver. Aux noms de rue, je préfère l'atmosphère qui hélas, a déserté ce livre.

L'intrigue ensuite... Au début, pourquoi pas. Mais tout devient soit trop limpide, téléphoné ou convenu... Ou alors, on reste dans un mystère.... Pourquoi et comment l'histoire se dénoue t-elle à Belle Ile si ce n'est parce que l'auteur en a décidé ainsi pour justifier son livre ? On ne sait pas. D'où sort cette Sylvia, sans qu'il n'en n'ait été une seule fois question dans les pages précédentes.... Bref, une intrigue à trous, qui aurait mérité plus ample développement, rebondissement et profondeur à la place des dialogues heu....  comment dire.... on en vient au troisième point...

Le style et l'écriture : désolée d'être brutale, mais c'est catastrophique, au point de ralentir la lecture, de la rendre interminable et de la lever au rang de corvée.... Allez, plus que 50 pages... On ne sait jamais... Je ne compte pas les extraits lus à ma compagne de voyage qui ne pouvait que déplorer tout comme moi cette lourdeur impensable dans un roman. Des adverbes dans presque toutes les phrases, parfois le même à deux phrases d'intervalle. Des répétitions. Des phrases interminables qui se terminent par, par exemple : "derrière le taxi qui venait de stationner, et d'où sortait une vieille dame qui revenait d'un rendez vous chez son médecin ou chez son dentiste.". Mais qu'est-ce qu'on s'en fiche  ! Surtout qu'à ce stade et pour des siècles des siècles, cette vieille dame n'est que pure figurante, comme on pourrait l'imaginer dans un film... le flic et là, le taxi arrive, la femme descend. Ça meuble le décors, ça remplit des pages, rien d'autre.
J'en passe et des meilleurs (dont des dialogues interminables et totalement digressifs entre le commissaire et ses potes) mais tout de même, je garde le meilleurs pour la fin.... Un commissaire qui pense.... et que pense -t-il ? Et bien que trouver le maillon manquant l'aiderait à résoudre l'enquête ! Trop fort non ?!!! Vite, un bon livre SVP !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

00001     

ILE-DESERTE2





                                                                                      Logo Lystig

 

 



Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

Repost0

Publié le 4 Décembre 2012

Synopsis :  

Dans les Landes, on arrange les mariages pour réunir les terrains et allier les familles. Thérèse Larroque devient Madame Desqueyroux ; mais cette jeune femme aux idées avant-gardistes ne respecte pas les conventions ancrées dans la région. Pour se libérer du destin qu’on lui impose, elle tentera tout pour vivre pleinement sa vie…

 

 

Avec Audrey Tautou, Gilles Lellouches, Anaïs Demoustier, Francis Perrin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

étoile3etdemi

 

Mon humble avis :Adaptation du livre éponyme de François Mauriac, un  classique de la littérature Française. Ce livre, je l'ai lu il y a, comment dire... longtemps. J'en ai gardé un souvenir bon mais vague, celui d'une atmosphère austère. Et effectivement, malgré des débuts ensoleillés par la jeunesse des personnage, l'austérité prend vite la place qui lui est du dans ce milieu, à cette époque. Néanmoins, l'on ne s'ennuie pas le moins du monde durant ce film, qui suit le fleuve de l'histoire qui, malgré les apparences, n'est pas si tranquille que cela.

Ce qui m'a tout d'abord frappé, c'est la beauté simple de certaines images, comme celle, par exemple, de la main qui, depuis une barque, vient caresser l'eau.

Sans en faire particulièrement un coup de coeur, car je ne le reverrai pas dix fois pour mon plaisir tout de même, je n'ai rien à reprocher à ce film parfaitement maîtrisé de bout en bout. Le réalisateur en est le non moins Claude Miller, qui tournait là son dernier film en luttant contre la maladie. Claude Miller est en effet décédé au printemps dernier.

Le choix des comédiens est judicieux, même si.... Audrey Tautou... Bien sûr qu'elle donne une empreinte, une identité, un timbre de voix au personnage de Thérèse, elle se donne complètement, comme d'habitude. Sauf qu'une fois de plus, j'ai presque l'impression que c'est Thérèse qui devient Audrey, tant l'actrice a un jeu et une diction bien à elle, reconnaissables entre mille. Gilles Lellouches, grandiose dans cet homme rigide, enfermé plus ou moins conscient dans le carcan familial. Formidable acteur parce qu'on l'oublie, pour ne retenir que le personnage alors qu'en Thérèse, je vois Audrey. Attention, je ne lui retire pas son mérite ! Car cette Thérèse Desqueyroux, avec son combat intérieur et contre son entourage, est très très bien interprété. En fait, Audrey Tautou est excellente pour donner du sens au silence de son personnage. Ce que ne dit pas Thérèse est aussi, voire plus important que ce qu'elle dit. Et le talent d'Audrey Tautou est de traduire parfaitement, d'un regard, d'une expression, le grand plein de ce vide apparent.

Quant au personnage de Thérèse, je l'ai redécouvert grâce à ce film ! Quel personnage ambigu ! Complexe même ! Une force apparente, des idées avant-gardistes, des envies de liberté, une distance qui parait implacable face aux événements. Un personnage qui semble agir à l'inverse de ses pensées. L'époque sans doute. Une femme qui se débat avec son désordre intérieur et qui espère trouver dans le mariage quelque apaisement. Que les choses rentrent dans l'ordre. Une femme qui sait ce qu'elle ne veut pas, mais qui ignore ce qu'elle veut semble-t-il. Une femme plus fragile qu'elle ne veut bien le laisser paraître. Hélas, rien ne lutte contre une nature profonde. Cette Thérèse, malgré son acte immonde et répréhensible par la loi, je ne suis pas parvenue à la juger, lui laissant son époque comme alibi pour ne pas lui reprocher une éventuelle lâcheté.  Une époque qui semble n'offrir à cette femme qu'une solution radicale pour qu'elle ait les moyens de ses ambitions. Cette femme, je ne suis pas parvenue à la détester. Non, je crois même que je l'ai aimé, qu'elle m'a touchée et que, toute proportion gardée, elle n'est pas si loin de moi.

En tout cas, encore un très beau film qui rend hommage et service à la littérature !

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 2 Décembre 2012

Synopsis : Printemps 1958. Rose Pamphyle, 21 ans, vit avec son père, veuf bourru qui tient le bazar d’un petit village normand. Elle doit épouser le fils du garagiste et est promise au destin d’une femme au foyer docile et appliquée. Mais Rose ne veut pas de cette vie. Elle part pour Lisieux où Louis Echard, 36 ans, patron charismatique d’un cabinet d’assurance, cherche une secrétaire. L’entretien d’embauche est un fiasco. Mais Rose a un don : elle tape à la machine à écrire à une vitesse vertigineuse. La jeune femme réveille malgré elle le sportif ambitieux qui sommeille en Louis… Si elle veut le poste, elle devra participer à des concours de vitesse dactylographique. Qu’importent les sacrifices qu’elle devra faire pour arriver au sommet, il s’improvise entraîneur et décrète qu’il fera d’elle la fille la plus rapide du pays, voire du monde ! Et l’amour du sport ne fait pas forcément bon ménage avec l’amour tout court…

 

 

Comédie ave Romain Duris, Deborah François, Bérénice Bejo, Nicolas Bedos, Miou Miou...

 

 

 

 

 

 

-toile4.jpg

 

Mon humble avis : Retour dans les salles obscures après 10 jours au soleil parfaitement réussi : un coup de coeur, tout de suite ! Chouette ! Quel film ! Un film qui fait du bien, que l'on regarde avec le sourire du début à la fin, un film enchanteur et euphorisant ! Populaire possède aussi un charme désuet qui n'est pas sans me rappeler le film "Les émotifs anonymes", tant dans les décors, que les rapports entre les personnages.

Populaire nous ramène à une époque, 1959, où pour les jeunes femmes, le rêve ultime était de devenir secrétaire.... Ensuite, il y a eu celui d'être hôtesse de l'air. Maintenant, les jeunes femmes n'ont plus de rêves collectifs puisqu'à priori et à quelques exceptions près, tout métier leur est accessible.

Le scénario est aussi audacieux que léger. Audacieux, car faire une film sur des concours de vitesse de dactylographie dans les années 50 n'est sans doute pas une idée qui viendrait à chacun au lever du lit. Léger, car l'histoire et la réalisation mettent en avant fraîcheur, humour et simplicité. Même si l'on peut éventuellement deviner où ce film nous mènera, notre plaisir n'en n'est pas diminuer, au contraire ! Et l'on en vient à être très stressée et excité lors des épreuves de vitesse, redoutant l'inévitable, comptant le nombre de page enfilées dans le rouleau par les concurrentes...

L'alchimie entre les deux acteurs principaux, Romain Duris et Deborah Francois, fonctionne à merveille. Lui dure au coeur tendre, elle fragile et maladroite dont le caractère s'affirme au fil du film. Dire que Déborah François a été choisie parmi 150 comédiennes auditionnées ! Mon petit doigt me dit qu'elle n'aura plus beaucoup d'audition à passer, mais que les propositions de scénario arriveront tous seuls dans sa boite aux lettres ! C'est en effet tout le mal que je lui souhaite !

Au delà de cet aspect de légèreté, le film s'attache à traiter le sujetdes conditions de femmes dans les années 50, mais surtout, celui du sport de compétition, du mental, de l'entraînement, et du rapport entre coach et sportif. Comment, j'entends que vous doutez que la vitesse dactylographique soit un sport ? Alors, allez voir ce film, et en courant, cela vous redonnera déjà quelques notions de base sur le sport, l'effort et l'endurance !

Lorsque le générique de fin est apparu, je me suis demandée....Et si, en 2012, on organisait encore ce genre de concours, qui gagnerait : une jeune secrétaire, vêtue d'un tailleur et coiffeur ou un geek, pâle de n'avoir vu le soleil depuis 3 mois mais ayant les doigts collés sur son clavier de PC depuis sa tendre enfance ???

Populaire, un comédie romantique délicieuse et rafraichissante, où l'on rit de bon coeur. Lors de ma séance, la salle s'est lancée à quelques applaudissements !

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0