Publié le 31 Octobre 2012

 

Roman – Edition Fleuve Noir – 250 pages – 18,90

 

 

Parution le 11 octobre 2012

 

 

 

L'histoire : La clope... Grâce elle, Stéphane et Norah se rencontrent sur le trottoir d'un bar. Coup de foudre ? Tout porte à le croire. Six mois plus tard, c'est ensemble qu'ils s'installent à Rennes. Leur amour de folie résiste à tout : les secrets, les mystères, la truanderie de Stéphane, la classe de Norah. Puisque 13 ans après, ils s'embrassent passionnément en partant au travail. Oui mais... Un jour, Stéphane a fouillé le passé de Norah... Et là, il s'est vu, lui, exactement le même visage, entourant des bras Norah, sur un lieu de vacances où il n'est jamais allé. Rien ne va changer, en apparence. Mais pour Stéphane, c'est une véritable descente aux enfers...

 

 

Tentateur : L'auteur

Fournisseur : L'auteur et l'éditeur, merci pour l'envoi

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :Voici une œuvre que je dirais inclassable et qui offre ainsi plusieurs livres en un ! Le deuxième homme s'ouvre comme un roman noir. Le style y est, une narration à la première personne du singulier et pas mal de zones d'ombre dans la vie du narrateur. Il y a même un flingue dans un coin. Puis Stéphane rencontre Norah et s'installe alors une fulgurante et romantique histoire d'amour, faite de fleurs, de surprises, de mots doux au téléphone, de séparations déchirantes sur des quais de gare, avant qu'un nid douillet ne se crée à Rennes. Cette partie là m'est parue longue, elle aurait presque pu me perdre car, toute à ma lecture tout de même, je ne remarquais même pas que l'auteur me manipulait déjà, juste par un changement de temps qui pourrait paraître pour une maladresse mais qui dans le dernier quart du livre, prend l'aspect d'un coup de maître.

 

Puis vient le moment où Stéphane découvre la photo où il se reconnaît , sauf qu'il sait parfaitement que ce n'est pas lui, puisqu'il n'est jamais allé... Cette montre à son poignet ne lui appartient et le paysage... il ne le connaît pas. Questionnement, enquête sur le passé de Norah et l'affreuse vérité pointe le bout de son nez. Une vérité à faire frémir, à remettre en cause un amour, une personnalité, une raison d'être. Alors le roman prend peu à peu des allures de thriller tant la tension devient palpable, présente à chaque page. On redoute la pire des vengeances. D'ailleurs, quelle serait elle, cette pire des vengeances ? Elle pourrait avoir tous les visages, mais Hervé Commère ne lui donne évidemment pas celui que l'on osait imaginer, et un visage plutôt inédit pour un amour aussi passionnel.

 

Hervé Commère, pour son 3ème roman, nous offre donc un livre qui, sous couvert du roman noir, étudie avec précision l'implosion d'un couple qu'un secret inavoué déchire de façon unilatérale... Un couple ou chacun ne s'aime pas pour les mêmes raisons, pour les bonnes raisons. Une histoire diabolique, un dénouement aussi émouvant que machiavélique, une véritable machination. J'aurais aimé un peu plus de pourquoi dans cette ressemblance qui ne paraît que le fruit du hasard, un style plus régulier dans sa qualité (en même temps, il s'agit d'un récit d'un gars plutôt truand, mais les envolées lyriques cotoyent trop souvent les banals « j'ai fait, je suis allé, j'ai vu, nous avons... »

 

Mais tout de même, sacrée histoire, construction romanesque manipulatrice à souhait : fallait y penser.

 

Dernier regret, Hervé Commère a quitté Rennes. Snif, Rennes pouvait se targuer d'abriter un bon auteur, à suivre, sans hésitation. J'espère que la capitale l'appréciera à sa juste valeur !

 

 

 

5ème livre lu dans le cadre du challenge 1% rentrée littéraire organisé par Hérisson et Mimipinson

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 29 Octobre 2012

Synopsis :  

Vincent et Antoine, deux fans des années 80, dirigent une petite société de spectacle qui fait tourner des sosies dans toute la France. Entre déboires sentimentaux et caprices de leurs pseudo vedettes, l’affaire finit par péricliter. A laveille du dépôt de bilan, ils retrouvent un carton de vieux 45 tours : Jeanne Mas, Jean-Luc Lahaye, Lio, Desireless, Peter & Sloane, François Feldman, Début de soirée, Images, Cookie Dingler, Sabrina, Gilbert Montagné... tous les tubes des années 80 ! Immédiatement, l’étincelle jaillit : pourquoi ne pas faire remonter sur scène les vraies Stars des années 80 ? Les deux producteurs partent alors en quête de ces vedettes oubliées, et montent une tournée de concerts qui débutera dans la galère avant de cartonner en province et

triompher… au Stade de France !

 

 

Avec Richard Anconina, Patrick Timsit, Désireless, Lio, Jean Luc Lahaye...

 

 

 

    

 

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Mon humble avis :  Que du bonheur, et aussi de  zeste d'émotion bienvenu !

Un conseil, pour voir ce film, placez vous au dernier rang ou sur les côtés de la salle, comme cela, si l'envie vous prend de vous lever, de chanter et de taper dans les mains, vous ne dérangerez personne.

Déjà, avec les deux copines autour de moi, on a chanté tout le temps ou presque. Et le générique vous invite à un karaoké, et là, c'est une bonne partie de la salle qui ne s'est pas gênée pour chanter et frapper des mains.

Bref, vous l'aurez compris, j'ai adoré ce film qui donne envie de chanter, fait la part belle à l'humour et à l'auto-dérision de pas mal de chanteur (bravo Jean Luc Lahaye, Sabrina, Lio, et même le producteur Valéry Zetun...) et à l'émotion, notamment quand Jeanne Mas pense que le public l'a oubliée et qu'elle monte sur scène avec un trac pas croyable. De même, le regard de petit garçon devant son rêve qui se réalise (à savoir Anconina devant Sabrina qui danse devant lui puis, plus tard, qui jaillit de l'eau avec un T.Shirt mouillé) fait passé de l'émotion à l'hilarité. On rit beaucoup, et l'on sent vraiment la joie et la bonne humeur qui ont du régner lors du tournage. Tous ces chanteurs (qui joue leur propre rôle) qui se sont croisés sur des plateaux télé il y a plus de 20 ans et qui ont eu manifestement beaucoup de plaisir à se retrouver sur le tournage.... Quelle nostalgie stimulante; mine de rien. Une époque où tout le monde connaissait les chansons par coeur, les chante encore 30 ans après. Je ne dis pas que ces chansons étaient délirantes de qualité, mais elles avaient au moins l'avantage de "réunir" tout le monde dans l'esprit de fête, de marquer des époques, des étés... Maintenant, plus personne n'achète de disque, chacun y va de ses petites (même si souvent excellentes trouvailles sur internet), mais il n'y a plus de tubes, plus aucune chanson des années 2010 sera scandée dans des salles de concert pleines à craquer dans 20 ans, et c'est dommage.

N'oublions pas qu'il s'agit d'une histoire vraie, de deux hommes à qui la vie n'épargnait pas grand chose et qui ont eu cette idée, réunir des anciennes stars des années 80 et de partir en tournée. Entre les difficultés financières, les salles presques vides et les égo déplacées, rien n'a été facile. Mais l'énergie de chacun a fini par payer, cela fait des années que stars 80 tournent dans toutes les villes de Frances à guichet fermé et avec une ambiance de folie (j'y fus d'ailleurs à Rennes il y a 3 ou 4 ans, génialissime !).

Bref, un film excellent, qui rebooste les batteries, qui met de bonne humeur, qui bénéficie d'une B.O stimulante, qui revient sur l'aventure d'un projet auquel seul deux personnes ont cru.... Et tu danses, et du chantes jusqu'au bout de la nuit ! Le film aurait pu durer une heure de plus, cela nous aurait bien plus ! A voir, voire même à revoir ! Une telle énergie positive fait du bien en ces temps et humeurs maussades. Une telle comédie ne se refuse pas !!!

 

 

   

 

 

   

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 27 Octobre 2012

Synopsis :

 

Pour contourner la malédiction qui anéantit tous les premiers mariages de sa famille, Isabelle a une stratégie pour épouser l'homme qu'elle aime : trouver un pigeon, le séduire, l’épouser et divorcer.
Un plan parfait si la cible n’était l'infernal Jean-Yves Berthier, rédacteur pour un guide touristique, qu'elle va suivre du Kilimandjaro à Moscou.
Un périple nuptial pour le meilleur et surtout pour le pire.

 

 

Avec Dany Boon, Diane Kruger, Alice Pol, Robert Plagnol

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :Allez, hop ! 4 étoiles ! Mon avis est il objectif ? Sans doute ni plus ni moins que d'habitude. Mais la présence de mon cher compatriote dans le film faisait de moi un public conquis d'avance. Qui dit conquis d'avance peut aussi signifier plus facilement décevable. Et bien non !

Cette comédie romantique remplit haut la main la contrat annoncé par la bande annonce, le pitch et l'affiche. Nous divertir, faire rire ! Oh oui, la salle a rit à gorge déployée !

Les ingrédients de la comédie sont bien là, à juste dose et la recette est savoureuse. On imagine plus ou moins la fin, mais pas un instant l'idée des multiples rebondissements ne nous est venue !

Que dire des superbes paysages qui jalonnent ce film et qui, pour le prix d'un ticket de cinéma, vous emmène aussi au bout du monde, en décors naturel : La réserve du Masaï Mara au Kenya, Moscou en Russie.

La mise en scène est originale. En effet, cette histoire est contée par Corinne, (la soeur d'ISabelle / Diane Kruger) par le biais des flash back. Lors d'un mémorable réveillon de Noël, avec une amie fraîchement divorcée et pleinement larmoyante, un beau père, une mère et un 2ème mari.... Bref, un repas de famille qui fait rêver.... Et bien oui, Corinne nous amuse et nous fait rêver en racontant les (mes)aventures de sa soeur à la rencontre urgente d'un premier mari.

Au milieu de tout cela, on ne compte pas les scènes hilarantes qui ne manquent pas d'arguments pour devenir culte.

Les ch'ti verront un court instant un clin d'oeil au sketch l'chiffonné d'l K.Way. Et Dany Boon s'illustrant dans une polka Russe, c'est délicieux. D'ailleurs, lors de l'avant première à laquelle j'ai assisté, j'ai demandé à Dany Boon s'il lui restait quelques pas en mémoire, celui ci nous a donc gratifié d'une démonstration en live de ces talents de danseur ! Excellent !

 

Photo : C'était tout à l'heure, au Gaumont, avec mo cht'i préféré ! Bon photo un peu floue, mais ce n'est pas moi qui l'ai prise !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 25 Octobre 2012

Thriller - Editions Belfond - 308 pages -  19.50 €

 

 

 

Parution le 6 octobre 2011

 

 

L'histoire : Yvan Sauvage, expert et art et commissaire-priseur, se retrouve fortuitement avec un dossierdans les mains, un dossier plein de mystère que lui lègue son défunt maitre. L'attend alors une véritable enquête, mêlée à une course poursuite, mais le tout, selon un itinéraire bien précis, un tracé depuis plus de 500 ans. Chambord, Fontainebleau... de code en code, où la salamandre conduira-t- elle notre historien et sa jeune, mais pas si naïve élève Marion ?

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : Les editions Belfond, merci pour l'envoi

 

 

 

 

 

 

 

   

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Mon humble avis : Code Salamandre. Voici un sympathique thriller, qui se lit avec plaisir et facilité. Malgré le terme thriller, il règne dans ce livre un certain dynamisme et un ton enjoué. Bien sûr, un gros pervers sadique rode dans les alentours mais nos deux personnages principaux nous embarquent avec joie et bonne humeur dans leur enquête. Je ne connaissais pas Yvan Sauvage (déjà apparu dans le roman précédent de l'auteur), qui est appelé à revenir dans d'autres aventures. Un personnage récurrent, chouette ! Car lorsqu'ils sont bien fouillés, ces personnages récurrents deviennent très vite attachants. C'est le cas de cet Yvan, intéressant par sa profession et ses fêlures personnelles. Bref, un personnage déjà bien consistant. Marion, son acolyte dans ce roman, n'a rien à lui envier. Un passé trouble, une étudiante hors du commun... Avec Yvan, elle forme un bon tandem et l'évolution de leur relation amène un peu de tendresse dans ce monde de brut. J'espère que l'on suivra ce duo dans d'autres intrigues.... Phrase parfaite pour assurer la liaison avec le paragraphe suivant....

Qu'en est-il de l'intrigue ? Savamment, très savamment construite. J'imagine que l'auteur a du s'arracher quelques cheveux pour relier et inventer chaque point et pour que l'ensemble tienne la route. Car c'est le cas. Le premier tiers du livre fait  penser à la présence de deux intrigues bien distinctes,même si l'on sait que le genre veut que celles se rejoignent à un moment ou un autre. Les questions de quand, comment, pourquoi restent entières jusqu'au dernières pages. Pas une minutes d'ennui, pas de temps morts. Mais, là viendra mon principal bémol, sans doute lié à mon "formatage" personnel... Je suis très peu formatée pour les intrigues où les clés du mystère se trouvent dans des chiffres, des symboles géométriques, mathématiques...  Et il en est assez question ici. De ce fait, j'ai survolé quelques unes des déductions de notre tandem car trop nébuleuses pour moi ou parfois, paraissant bénéficier de pas mal de coïncidences. A moins qu'elles n'aient pas été assez développées. C'est là est le mystère de l'équilibre d'un roman. En dire trop au risque de lasser et de perdre son lecteur, ou n'en dire pas assez et laisser parfois le lecteur dans un petit brouillard.

Il n'empêche que des esprits plus réceptifs à ce type d'indices et de recherche symbolique se régaleront ici. Comme se délecteront tous lecteurs volontaires pour une petite révision d'Histoire non négligeable et bien utile. Outre la plongée dans le domaine de l'art, ce roman nous entraîne dans les couloirs du temps jusqu'à la Renaissance, François 1er, Léonard de Vinci, Chambord, Fontainebleau, Villers Cotterêt, 1515... Bref, grâce à ce livre, je ressitue parfaitement François 1er dans l'histoire de France et ai appris moult détails sur l'art, l'architecture de la Renaissance. Le descriptif et la visite du château de Chambord sont un délice, et donne envie d'y retourner.  Car point fort non négligeable de ce livre qui est autant instructif que divertissant, il est extrêmement bien documenté, et met en valeur le patrimoine français et les mystères de l'Histoire...

 

 

 

Lu dans le cadre du Challenge thriller de Liliba 00001

                                                                                                            7/12

 

Je pense que ce livre peut également entrer dans le Challenge de Lystig

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 23 Octobre 2012

 Synopsis :  

50 avant Jésus Christ. César a soif de conquêtes. A la tête de ses glorieuses légions il décide d'envahir cette île située aux limites du monde connu, ce pays mystérieux appelé Brittania, la Bretagne.
La victoire est rapide et totale. Enfin... presque. Un petit village breton parvient à lui résister, mais ses forces faiblissent. Cordelia, la reine des Bretons, décide donc d’envoyer son plus fidèle officier, Jolitorax, chercher de l’aide en Gaule, auprès d’un autre petit village, connu pour son opiniâtre résistance aux Romains…
Dans le village gaulois en question, Astérix et Obélix sont déjà bien occupés. Le chef leur a en effet confié son neveu Goudurix, une jeune tête à claques fraîchement débarquée de Lutèce, dont ils sont censés faire un homme. Et c'est loin d'être gagné.
Quand Jolitorax arrive pour demander de l'aide, on décide de lui confier un tonneau de potion magique, et de le faire escorter par Astérix et Obélix, mais aussi Goudurix, car ce voyage semble une excellente occasion pour parfaire son éducation. Malheureusement, rien ne va se passer comme prévu...

 

Avec Gérard Depardieu, Edouard Baer, Fabrice Luchini, Catherine Deneuve

 

 

 

 

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Mon humble avis :  Allez, je vais être sympa, je vais mettre deux étoiles, parce que les intentions sont bonnes, même si le résultat est sans doute très éloigné de ces mêmes intentions. La distraction est là, accompagnée de longueurs. Et puis longueurs rime avec lourdeurs. Les quelques trouvailles et l'énergie que mettent la plus part des acteurs ne suffisent pas à proposer un film digne Gosciny qui, comme le montre une photo circulant sur Facebook, doit se retourner dans sa tombe.

Finalement, je préférais l'espèce de fougue de l'Asterix incarné par Christian Clavier à la placidité pseudo intellectuelle de la version Edouard Baer. Là se situe peut-être ma plus grande déception car j'adore autant l'acteur que l'homme, mais là, la potion magique ne prend pas.

Et, le pire dans cela, c'est cette espèce de mélange entre modernité et Histoire. Quel mauvais goût ! Jusque dans les costumes où l'on retrouve des pantalons slim genre H&M (à part le fameux rayé d'Obelix, aucun costume de fait ancien, usé, pré-médiéval car en 50 avant JC on est encore très loin de moyen âge) et le générique de fin où Goudurix se retrouve sur scène ave une guitare électrique à la place d'une cytare... L'anachronisme est constant et me fut désagréable.

 Alors mes deux étoiles vont pour les quelques bons moments (notamment avec Valérie Lemercier) et la 3 D, qui cette fois ci, se révèle enfin efficace depuis la pub jusqu'à la toute dernière image du film.

Astérix et Obelix sont peut être au service de sa majesté, mais cet opus caricatural dessert plutôt l'univers de nos gaulois nationaux (redondant non ?).
Alors, moi je dis, arrêtez là les frais ou alors, rendez nous Chabat !!!! 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 21 Octobre 2012

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Il y a quelques jours, Tahar Ben Jelloun venait à l'Espace Ouest France, invité par la librairie Le Failler. Un auteur que je connais très peu, que j'ai lu il y a trop longtemps pour en garder un souvenir précis.

Tahar Ben Jelloun, membre de l'Académie Goncourt, présentait son dernier roman, paru à l'occasion de cette rentrée littéraire : Le bonheur conjugal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur

Casablanca, début des années 2000. Un peintre, au sommet de sa gloire, se retrouve du jour au
lendemain cloué dans un fauteuil roulant, paralysé par une attaque cérébrale. Sa carrière est brisée et sa vie brillante, faite d’expositions, de voyages et de liberté, foudroyée. Muré dans la maladie, il rumine sa défaite persuadé que son mariage est seul et unique responsable de son effondrement. Aussi, décide-t-il, pour échapper à la dépression qui le guette, d’écrire en secret, avec l’aide d’un ami, un livre qui racontera l’enfer de son couple. Un travail d’autoanalyse qui l’aidera à trouver le courage de se délivrer d’une relation profondément perverse et destructrice.
Mais sa femme découvre le manuscrit dans un coffre de l’atelier et livre sa version des faits, répondant point par point aux accusations de son mari et relisant, à sa manière incisive et
percutante, leur histoire.
Qui a tort, qui a raison dans cette comédie cruelle que se jouent un homme et une femme ? Question épineuse dans une société où le mariage est une institution et une époque où le bonheur conjugal est un leurre.

 

 

 

 

 

 

L'intervenant : Pourquoi interroger le bonheur conjugal ?

TBJ : Je travaille sur la société Marocaine depuis longtemps à travers 

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 mes romans et nouvelles, afin de faire le portrait de ce pays très contrasté.

J'ai toujours été surpris par le décalage entre la manière dont les femmes vivent le pays, celles des hommes, et la manière dont les deux vivent la relation conjugale.

La femme au Maroc n'a pas beaucoup de droit donc cela fausse le rapport e force et non en négociation. L'homme a en plus le droit à la justice de son côté. Depuis quelques années, il y a une lutte des femmes pour gagner le respect.

Par exemple, au Maroc, l'avortement est interdit par les religieux, donc il se pratique dans le secret et des conditions sanitaires catastrophiques. Un bateau Européen est venu pour proposer l'avortement dans certains cas et de bonnes conditions. Il y avait forcément deux camps, les pour et les contres. Mais la femme est tout doucement en train de prendre du pouvoir au Maroc.

 

 

 

L'intervenant : On sent le désir d'émancipation de la femme dans le livre...

Et pourquoi avoir réuni des personnes si éloignées en tout ?

TBJ : Le mariage est un contrat social pour fonder une famille, mais contraire à la nature. A l'intérieur d'un couple, il y a deux libertés qui ne doivent pas devenir solitude.

Ils sont différents par l'âge, par le milieu d'origine, par l'environnement socioprofessionnel....

L'homme va se réveiller un jour en réalisant qu'il n'a pas uniquement épousé une femme mais une tribu, tribu qui va l'envahir dans son espace...  Ce n'est pas la personne mais la relation qui devient problématique. c'est donc un livre

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 très politique. Il faut que tout le monde s'entende dans un couple, comme dans un pays. Comment peut on vivre avec une personne qui ne se rend pas compte de l'importance qu'ont certaines choses ou personnes pour vous ? S'il n'y a pas cela, il n'y a pas d'harmonie, de complicité.

L'erreur dans l'époque moderne, c'est qu'on est plus ou moins obligés d'avoir un contrat. Pourquoi avoir un secret serait trahir le couple ? "Ta vie est à moi". Hum... La vie des artistes n'est pas souvent intéressante. Elle est souvent médiocre, même s'ils offrent des oeuvres d'art pour la postérité. Regardez Picasso qui consommait les femmes. L'amour ne dure pas forcément 3 ans, mais instinctivement, l'amour se fatigue. Un couple qui traverse toute une vie, c'est merveilleux, même si rien n'est facile.

 

 

 

 

L'intervenant : Pour vos personnages, le mariage est un peu un pari qui a mal tourné. Ils ont eu de l'espoir ?

TBJ : Spinoza disait qu'on ne change jamais. Dans la forme peut-être, mais pas dans le fond. Comment négocier avec ses propres angoisses ? Certains s'en sortent, d'autres non. Je ne suis pas d'accord  avec le peintre qui accuse sa femme de son propre AVC. Sa femme n''est pas un cholestérol. J'ai bien aimé le personnage de la femme. C'est marrant, je parle de mon livre comme si ce n'était pas moi qui l'avait écrit !

 

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L'intervenant : Il y a un certain goût de vengeance dans ce roman...

TBJ : Un être qui a été humilié, blessé, se venge toujours, même si je ne suis pas pour la vengeance. La femme de mon roman va se venger de quelqu'un qui est devenu dépendant d'elle pour tout. L'artiste de peut plus peindre à cause de son AVC. J'ai quelques amis à qui un AVC est arrivé... Il faut penser à ceux qui deviennent dépendant, qui avait une autre vie et qui ne peuvent plus bouger le petit doigt. Il ne faut pas non plus oublier les conséquences psychologiques. Le petit geste de chasser une mouche, de ne plus pouvoir le faire, c'est terrible.... C'est pour cela que j'aime la littérature. On imagine, on s'ouvre à la vie des autres.

 

Il y a l'infirmière et la kiné qui passent chez le peintre et le soulagent, ce qui amène un peu de tendresse et d'espoir dans ce livre. Jusqu'au bout, malgré le handicape, le peintre restera un séducteur. Comme quoi, on ne change jamais.

Le couple, c'est deux.

La fusion est dangereuse.

Une personne est un individu avant tout.

L'amour, c'est beau quand il y a des différences, une relation d'échanges. Quel intérêt d'être deux clones ?

 

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  Mon roman "Le bonheur conjugal" est une illustration du choc des cultures. C'est politique car apprendre à vivre ensemble est eminament politique, c'est une pédagogie que l'on doit apprendre à l'école.

 

Je n'ai pas introduit d'enfant dans l'histoire car je ne voulais pas en faire un roman familial.

 

Le couple est un projet qui n'est jamais terminé. L'usure dans un couple peut-être aussi jolie qu'un visage ridé. Le seul élément du visage qui ne change jamais, ce sont les yeux.

 

Le couple de ce roman est très marocain. Les personnages, on les crée et ensuite, on les habille avec beaucoup d'autres personnes que l'on connait. Un personnage de roman est presque une synthèses des connaissances plus ou moins proche d'un auteur.

 

 

 

 

 

Et pour poursuivre ma collection de photos "effets de mains d'auteurs"

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Auteurs : rencontres et conférences

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Publié le 19 Octobre 2012

Synopsis : Un garçon de 16 ans s'immisce dans la maison d'un élève de sa classe, et en fait le récit dans ses rédactions à son professeur de français. Ce dernier, face à cet élève doué et différent, reprend goût à l'enseignement, mais cette intrusion va déclencher une série d'événements incontrôlables.

 

 

Avec Fabrice Luchini, Ernst Umhauer, Kristin Scott-Thomas

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Fans de Luchini réveillez vous ! Agacés par Luchini, retournezvous coucher ! Quoique non ! Pour Ozon, ozez braver vos récalcitrances envers l'acteur à la diction théâtrale (bien tempérée par Ozon), vous en serez bien récompensés ! Et puis franchement, Luchini (à qui je suis toute acquise) est loin d'être le seul argument incontournable du film. Dans la maison est pour moi un film magistral, maîtrisé de bout en bout par un grand maître de l'atmosphère, de la manipulation : Ozon.

Parlons tout d'abord du personnage principal (qui n'est pas Luchini). Le jeune Claude, écrivain en herbe sous la houlette de son professeur. Il est incarné par un jeune acteur très très talentueux. J'ignore combien d'adolescents ont passé le casting, mais le choix  judicieux s'est porté sur ce comédien de 21 ans, afin d'assurer la maturité du personnage. Ernst Umhauer est très troublant : visage de chérubin, et sourire machiavélique...  Ce jeune homme est vraiment la surprise du film, car, et ce n'est pas un reproche, le talent de Luchini et la grâce et la justesse de Kristin Scott Thomas ne sont plus à prouver.

Le sujet maintenant... Le sujet, c'est la manipulation des uns et des autres, le voyeurisme, l'interprétation des choses et événements suivant l'axe de vision, le mensonge, la réalité, le fantasme, la fâcheuse manie qu'à notre époque de rentrer chez les gens de différentes manières (la presse, pas la meilleure, les émissions de télé, pas les plus culturelles). Ozon entremêle  tout ces ingrédients pour un film intéressant, qui devient captivant et évolue même vers une forme de thriller tant la tension monte et l'atmosphère devient irrespirable, voire malsaine. Le drame est annoncé, mais comment se manifestera-t-il ?
Ce qui sera très jubilatoire pour tout amoureux de la littérature et de l'écriture, ce sera les leçons d'écriture que Luchini donne à son élève. Comment captiver un lecteur etc... Et littéraires ou pas, vous prendrez votre pied dans ce jeu dangereux où vous invite Ozon. Car oui, le spectateur devient presque acteur de ce film. En fonction de son point de vue, il décidera, deveniera ou tentera de deviner où notre Claude se trouve dans la réalité, dans l'invention, dans la création. Manipulation je vous dis, c'est le mettre mot de ce film. On peut-même ignorer qui manipule le plus dans cette histoire : l'élève ou le prof.

Moi, j'ai mon idée sans doute très personnelle, qui ne spolie rien... Et si vous la partagez ou qu'elle ne vous parait pas complètement irrationnelle, faites le moi savoir  ! Et si tout était inventé pour aboutir à cette fin ???

Mais de toute façon, on est au cinéma, alors ! Ah oui, précision, on n'est pas dans n'importe quel cinéma, mais dans du grand cinéma !!!

Paris Match décrit ce film comme "littérorisant", et je suis tout à fait d'accord avec ce mot de poids !

 

    

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 17 Octobre 2012

Roman - Editions Autrement - 142 pages - 13 €

 

 

Parution le  7 mars 2012

 

 

L'histoire : François Vallier est un jeune pianiste célèbre. Un jour, un homme lui écrit un mail et évoque une jeune patiente qui n'écoute que des CD de François Vallier. Celui ci en détuit qu'il s'agit de Sophie, son unique et ancien amour, qu'il a abandonné dans d'étrange circonstane il y a quelques années. Depuis, Sophie vit donc internée et ferrée dans son mutisme. François va bousuler sa vie pour la retrouver.

 

 

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :Une chronique écrite une semaine après ma lecture. Que me reste-t-il de ce livre ? Un doux souvenir, une lecture agréable, une attraction livresque qui m'a fait lire ce roman d'une traite. Pourtant, au fil des pages, ma lecture se teintait d'une légère déception. J'attendais une histoire plus centrée sur la maladie de Sophie, sur les retrouvailles entre Sophie et François et les effets bénéfiques ou non de celles ci sur l'état de Sophie. En ce sens, le livre cesse presque là où j'aurais aimé qu'il commence. Que le livre s'étende moins sur les "lamentations" et l'autocritique trop tardives, et quelque part toujours égocentriques, de François. François, malgré son cheminement, ne m'est pas paru plus sympathique que cela.

Mais que mon impression ne vous éloigne pas de ce livre qui témoigne une fois de plus de l'extaordinaire talent de Gaëlle Josse, tant pour mettre en scène histoire et personnages, que pour l'écriture. Sa plume est merveilleuse, soignée, délicate, juste, empreinte de poésie (ce qui était déjà le cas dans Les heures silencieuses ). Ce texte ravira aussi les mélomanes, il y a souvent questions de musique, de piano, de grands compositeurs...

J'ai beaucoup aimé la façon dont Sophie et François se sont rencontrés, toute âme romantique se prend à y rêver bien sûr. Comme à ses deux âmes qui semblent si bien accordées et complémentaires mais qui, hélas, vont s'éloigner, sans forcément le réaliser tout de suite. Il y a l'égoïsme de l'un et son espoir que sa façon simpliste, détachée de voir et de vivre certains événements arrangera les choses. Et puis il y a l'isolement de l'autre, sa solitude, son effroi devant la solution que lui propose son âme soeur : oublier, passer à la suite. La littérature montre une fois de plus que dans un couple ou simplement dans la vie sociale, chacun ne porte pas en même temps le même regard sur une épreuve et ne se doute pas un instant des répercutions sur de regard désaccordé sur autrui

 

 

L'avis de Lucie, Audouchoc, Clara

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 15 Octobre 2012

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  C'était début octobre, à Rennes. Les Champs Libres et la Librairie Lefailler recevaient Olivier Adam qui est donc venu en voisin depuis St Malo. Et c'est devant une salle comble qu'il a présenté son nouveau roman : Les Lisières.

Une conférence très dense, très riche. C'est la première fois que j'assistais à une rencontre avec cet auteur. J'avoue qu'entre livres et interview que j'ai pu lire de lui, je m'attendais à une personne plus taciturne, de moins volubile. J'ai vraiment découvert un personnage... disons... bavard... du genre que l'on arrête plus une fois lancé ! Alors j'ai pris note de ce que j'ai pu. Et ces notes, les voici, plus ou moins remaniées, réorganisées... Midolla, qui était à côté de moi, vous donne aussi ses impressions sur son billet !

 

 

 

 

 

 

Les lisières est le 10 roman d'Olivier Adam depuis 2000, l'histoire d'un écrivain qui quitte sa Bretagne pour rejoindre sa banlieue parisienne d'origine, afin d'y soigner sa mère. Olivier Adam devient en France l'écrivain péri-urbain.

 

 

L'intervenant : Vous êtes vous documenté sur votre sujet ?

OA : La démarche de ce livre prend appuis sur ma propre culture et répond plus à un rapport sociologique ou psychanalytique qu'au philosophique. Au début de mon ambition de travail, il y a cette envie de transformer en littérature des sujets qui ne sont pas forcément littéraires. Ici, il s'agit de ce que j'avais à dire sur l'état du pays, de la prolifération des zones périurbaines. Ce livre résulte de mon vécu, de mon intuition et d'un peu de travail sur le terrain. Un écrivain est généraliste... On picore dans la presse, le cinéma etc... Je viens de ce périurbain, aussi, j'ai l'impression de le connaître de l'intérieur.

 

 

  

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  L'intervenant :Ce livre est très daté (campagne présidentielle et autre). Pourquoi écrire ce livre maintenant et en même temps que l'action ?

OA : Mes livres se déroulent toujours dans un contexte actuel, c'est un choix. L'histoire de personnage et le témoignage d'une époque ou de faits "divers". Pour mon premier roman, j'avais reçu deux refus pour deux raisons opposés : trop de "sentiments" ou "trop d'époque". Heureusement, grâce à La Dilettante, je n'ai pas du choisir.

Ensuite, les auteurs parlent souvent de ce qu'ils connaissent. Pour beaucoup d'entre eux, l'écriture est un moyen  de s'extraire d'une vie moyenne, conformiste. C'est pour cela que le plus souvent, les livres sur ce sujet sont ironiques et regardent la société française en disant "vous" et non "nous". Ils s'en extraient. Ce n'est pas ma démarche.

Il y a un véritable paradoxe : Le coeur de la population française, à savoir la classe moyenne, est de plus en plus déplacée en périphérie et non dans les centres. Elle est majoritaireet délaissée et se prend la crise en pleine poire. Pour la plupart des gens, tout ce qui résulte de la mondialisation c'est la délocalisation, la précarisassion, la compétitivité.

 

 

   

  

 

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Comment une société peut encore fonctionner quand le bien commun est détenue par une poignée de gens au pouvoir ? Il y a aussi un retour au vote extrémiste car il faut trouver des coupables à ses difficultés et celles de ses enfants. Il est intéressant de voir comment un climat politique peut effriter la population, avec toujours plus de distances prises par rapport aux autres. A notre époque, on se soucie plus souvent de l'affectif ou du psychologique et de l'effet du social. Hors, il y a un lien entre le social et l'intime, qui se rencontrent l'un et l'autre. Par exemple, avec l'ascenseur social, il y a souvent un sentiment de dépossession des parents quand l'enfant commence à afficher des goûts plus cultivés que leurs parents qui ont pourtant tant voulu que leurs enfants aillent à l'école et fassent des études.

 

     

 

 

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 Paul, mon personnage, se considère comme socialement construit "dans la moyenne" de par son origine sociale. Et pourtant, il n'est comme plus légitime dans son milieu. Il y a un sentiment d'abandon des siens car il est passé dans "l'autre camp". Il y a un mépris de classe inconscient qui transparaît (les petits pavillons, les petites villes...). Ses proches le considèrent même comme complice de la presse qui appuie bien sur tout cela dans les interviews.

 

 

 

 

 

  

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L'intervenant : Comment avez vous inventé le personnage de Paul (que l'on a déjà légèrement croisé dans "Les vents contraires") ? Quelles sont les ressemblances avec vous ?

OA : J'ai construit Paul dans une tradition littéraire plutôt anglais, celle du double fictif, donc en toute liberté. Oui, Paul est moi, il me ressemble physiquement, ou plutôt comme j'étais avant. Il a écrit mes bouquins etc... En France, on mélange autofiction et autobiographie. On voudrait un certificat de véracité. Hors, la mémoire est un allié sournois car on se ment à soi même, avec aussi le soucis de qui va nous lire, ce qui va en découler (reproches, crise familiale....).

Pour moi, un livre doit s'appuyer sur le vécu de l'auteur. Et pourtant, mon livre est fictionnel tout en prenant racine dans le réel.

Je ne suis pas là pour divertir les gens mais pour les faire entrer encore plus profondément dans le réel. La fiction me permet de tordre ma vie, mon itinéraire pour les faire correspondre avec un collectif, pour avoir une portée la plus universelle possible.

 

   

   

 

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  Je comprends le père de Paul qui considère son fils comme oisif, sans vrai métier, puisque je n'ai pas l'impression, moi non plus, d'avoir un vrai métier. Un écrivain qui remporte du succès a un rôle social mais est complètement protégé. Dans mes précédents livres, j'ai toujours invité des voix qui seraient comme un frère ou une soeur. Ici, Paul est ma voix. Malgré la fiction, c'est moi qui parle, il s'agit de mes préoccupations etc... C'est aussi pour cela que je ne voulais pas montrer que les bons côtés du personnages, et que j'ai écrit ce livre sans égards pour ceux qui le liront (famille, amis, milieu littéraire...). Il faut écrire un livre comme si l'on n'avait plus de parents afin de ne pas avoir comme quelqu'un qui vous relie par dessus l'épaule et vous impose une pudeur, qui empêche le portrait sans fard...

 

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  J'écris les livres que je dois et que je peux écrire, et non ceux que je veux écrire. Ceci, par fidélité au parcours de mes parents, grand-parents... Cela me donne un devoir de fidélité et mes origines et m'empêche de faire le malin (dandysme intellectuel, cynisme...). Comme il y a des chanteurs à voix (qui me saoulent) et des chanteurs à timbre, je ne me considère pas comme un écrivain à voixmais comme un écrivain à timbre. Bien sûr, j'aurais préféré être Sagan ou Modiano. J'aimerais l'élégance... Même si ses livres sont nuls, j'aimerais écrire les livres de Beigbeder.

 

 

 

L'intervenant : Est-ce que votre livre est lu dans cette France péri-urbaine ? 

OA : Même si la lecture de littérature contemporaine est par statistique l'apanage de certaines classes, étant donné que le prix des loyers déplacent ces classes en périphérie, oui, mes livres ne sont pas cantonnés à une petite caste. Même si la littérature contemporaine est plus élitiste dans la réception, maos pas dans la création, attention ! Mon lectorat est assez large, je suis là pour appuyer où ça fait mal. Mon seul repère, c'est moi. Je veux comprendre le monde dans lequel je vis. L'évasion ne m'intéresse pas.

 

    

 

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L'intervenant : A quoi rêve la France ?

OA : Mon personnage Paul a été ex-filtré de son milieu par la littérature et non par l'ascension sociale. La littérature vous met juste ailleurs. Maintenant, le CDI à temps plein, au lieu d'être le minimum devient le graal absolu, le tout dans une époque qui ne nous a jamais autant vendu et présenté de rêves personnels, d'objectif, de perfection, de bonheur de consommation. Aujourd'hui, la France rêve d'avoir un CDI à temps plein. 

 

 

 

Suite aux questions du public : La survie de la lecture contemporaine et sa capacité à aller vers les gens passe par la lecture au collège, au lycée... Moi, jusqu'à mes 18 ans, je n'avais pas compris qu'il pouvait y avoir des auteurs vivants... Je pensais que tout était poussiéreux. Je fais pas mal d'intervention scolaire et parfois, sur les salons, des jeunes viennent me remercier car il sont tombés sur un de mes livres au bac et qu'ils ont eu une bonne note ! A leur âge, j'aurais aussi voulu que les livres m'éclairent sur le monde.

Je n'ai pas envie d'appartenir à la haute sphère littéraire, c'est d'ailleurs pour cela que je me suis vite barré de Paris pour ne pas être contaminé ! Ma démarche est minoritaire, mais on ne peut pas m'empêcher de le faire.

 

Concernant son changement d'éditeur (Flammarion, et non plus les Editions de l'Olivier)... On fait des livres avec des gens, pas avec des marques. J'ai eu une rencontre intellectuelle, littéraire et humaine avec Alixe, mon éditrice, que j'ai donc suivi chez Flammarion. Avec Alixe, c'est comme trouver un ami qui ne vous passe rien ! En plus, le métier d'éditrice, avec le conseil, le suivi, les conversations sur les objectifs et les cohérences de la demande littéraire, ce métier se fait rare ! Et puis, je suis hanté par le spectre des charentaises. Des fois, il faut aussi prendre l'air ailleurs.

 

 

 

 

 

  Et pendant cette conférence, j'ai été gâtée pour poursuivre ma collection de photos : effets de mains d'auteurs ! 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Auteurs : rencontres et conférences

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Publié le 13 Octobre 2012

Roman - Editions J'ai Lu - 222 pages - 5.70 €

 

 

Parution en format poche en mars 2012

 

 

 

L'histoire : Dix huit chapitres, dix huit séances sur un divan de psy.... La vie de John Lennon, racontée par John himself mais sous la plume et l'appréciation de l'auteur, David Foekinos.

 

 

 

 

 

Tentation : 3 livres m'ont suffit pour adorer l'auteur

Fournisseur : Ma PAL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Je ne connaissais pas les Beatles, ni John Lennon

Mais si !  Je vous ai bien eus ! Je chante par coeur Help, et phonétiquement Let it be, Imagine, Lucy in the Sky, All you need is love....

Mais tout de même, j'avais une image quelque peu erronée et limitée du groupe mythique : 4 garçons dans le vent et plutôt peace and love.

Et bien c'est avec un talent extraordinaire que David Foekinos revient sur la carrière inouïe du groupe le plus célèbre de l'univers et de toutes les années lumières, et surtout sur chacun de ses membres.

David Foekinos prend la voix de John Lennon qui s'allonge sur le divan de son psy à intervalle régulier pendant 5 ans. Tout y est, où l'essentiel et pas mal de détails, depuis la naissance et l'enfance particulière de Lennon, en passant par ses rencontres progressives avec Paul Mc Cartney, George Harrisson et Ringo Star, par l'explosion délirante du groupe, jusqu'à son implosion et les balles tirées sur Lennon par un dégénéré en 1980. Les évènements relatés sont vrais, l'auteur s'est forcément documenté sur Lennon (magazines, livres, enregistrement TV, concerts, interviews). Donc bien des propos sont ceux de Lennon, d'autres sont l'interprétation, les réflexions et les réactions de l'homme écrivain.

L'ensemble est passionnant, même si ce livre ne changera pas ma vie, c'est pour cela qui je ne lui ai pas octroyé 4 étoiles complètes. Et puis John a parfois tendance à se répéter... Normal me direz vous, la vie des Beatles était finalement répétitive (disque - tournée - disque - tournée- disque...) et sur le divan d'un psy, on revient sur les sujets jusqu'à ce qu'ils soient digérés !

Mais tout de même, je suis effarée de la différence entre ma vision du groupe, et l'image que celui ci donnait à l'époque, et l'envers du décors...

Foekinos nous plonge dans l'Angleterre modeste de Liverpool des années 50... Lennon est jeune, rejetté par ses parents, déjà différent, persuadé qu'un grand avenir l'attend. L'égo de Lennon deborde très vite, même si après, cela s'explique... Forcément, ensuite, à force d'être attendu et reçu comme Dieu partout où vous allez, vous pouvez avoir la tête qui enfle. L'égo s'explique aussi car personne ne niera le génie musical des Beatles, qui ont révolutionné la musique et bousculé une époque. Dans le groupe, une amitié à la vie à la mort, mais aussi des conflits de euh... coqs ! Nous assistons à la montée en puissance de la Beatlesmania, et c'est vrai que c'est du délire ! Foekinos explique parfaitement comment ce phénomène s'installe, et quelles sont les conséquences sur les sujets idôlatrés et leurs familles, comme sur les fans, les gouvernements, la politique ! Quand on a 40 ans et que la seule "Mania" que l'on ait vécue en live fut la Bruelmania, et bien la Beatlesmania laisse pantoise. Je dirais presque que c'est l'intérêt principal du livre, un intérêt quasi sociologique pour le coup.

On y apprend aussi la genèse de quelques chansons, les chansons préférées de John et celles honnies (comme Let it be première version). Mais on y découvre surtout le malheur de John, son incapacité à apprécier et à sauvegarder le bon, son indifférence face à son premier fils. Et pour tous les Beatles et Yoko, la drogue, toutes les drogues, l'héro, le LSD, le shit, l'alcool, et les filles, des milliers de filles. J'avoue que cela fout un coup tout de même. Et l'on constate que le côté "Imagine" est venu assez tard dans la vie de Jonh Lennon, et qu'il s'est passé bien des choses avant...

Un livre passionnant, éclairant, servi par la délectable plume de Foenkinos, dans lequel j'ai coché plein de croix...
Allez, un petit Let It Be pour faire plaisir à John et  rendre hommage au plus grand groupe de tous les temps !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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