Publié le 22 Juin 2009

Durant cette dernière journée de pirogue, nous avons mis pieds à terre pour visiter un village assez important dont, hélas, je ne me rappelle plus le nom. Comme quoi, on devrait toujours noter ce qui risque de nous échapper. Dans ce village, les zébus, les cochons, les chiens, les poules vivent dans les rues, sans barrière.




Le zébu est bien entendu le mode de transport local.






Léo nous a guidé et "insérées" dans chaque partie du village. Et partout, nous avons été accueillies chaleureusement, c'est à dire par de sourires, des gestes timides, de la  curiosité et des rires d'enfants.












La communication n'est pas facile mais Léo joue son rôle de lien entre deux cultures et traduits les propos des unes et des autres.
J'écris volontairement "unes" car c'est surtout par les femmes que nous sommes interpellees. Les hommes restent plus en retrait et les enfants foncent, sans se poser de question semble-t-il.


Cette jeune femme nous a demandé de trouver un prénom pour sa petite fille. J'ai proposé Marie. Personne ne parvenait à le répéter. Pas plus de chance avec Juliette. Quand j'ai prononcé "Géraldine", tout le monde l'a repris en coeur et parfaitement d'un point de vue phonétique. C'est ainsi que nous avons baptisée une petite fille de mon prénom au fin fond de Madasgascar !

C'était très émouvant. J'ai pris la petite Géraldine dans mes bras, et elle m'a à son tour baptisée ! Puis nous avons orthographié le prénom sur un papier et avons noté sa date de naissance. Pour cela, nous avons fait avec les moyens du bord. La petite était née un jeudi 2 semaines plus tôt. Enfin équipée de ce papier, sa mère pouvait aller déclarer sa fille.



Nous avons quitté le village et repris notre navigation. Quelques heures plus tard, nous avons croisé des piroguiers qui, une fois leurs clients  déposés à destination, remontaient le fleuve en sens inverse, à force des bras et parfois du vent, pour notre plus grand plaisir visuel !




Avant le coucher du soleil, nous atteignons notre dernier lieu de bivouac, une village que compose une poignée de cases.





Très vite, nous sommes entourées des femmes et des enfants. On prend des photos, on filme, on montre les résultats qui provoquent toujours l'hilarité générale. Une chose est sûre, l'air du Numérique facilite les rapports humains quand les différences linguitiques les compliquent.

 

 

 

 

 

 

 







Et comme toute bonne chose a une fin, nous assistons à notre dernier coucher de soleil sur le fleuve Tsirinbihine. Demain, nous accostons pour de bon et partons sur les pistes malgaches.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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Publié le 21 Juin 2009

En ce jour de fête de la musique, j'ai choisi de la célébrer avec le Bolero de Ravel, cette musique envoutante, qui monte qui monte, dans laquelle les instruments semblent se répondre. Une musique classique en général aimée de tous. En tous cas, moi elle me fascine et à chaque fois que je l'écoute, elle me prend aux trippes.
Je n'ai su me décider entre deux extraits. Aussi je vous laisse choisir celui qui vous convient le mieux et vous laisse me dire en commentaire à quel extrait va votre préférence. En attendant, bonne fête de la musique à toutes et à tous !

Extrait avec les musiciens



Ou extrait chorégraphié par Maurice Bejart

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #musique - chanson

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Publié le 19 Juin 2009

Synopsis : Famille : Groupe de personnes réunies par des liens de parenté et un fort sentiment de solidarité morale et matérielle. Quand Alain a épousé Nathalie, il ne savait pas qu'il épouserait aussi sa famille. Ce samedi, comme toutes les semaines, ils sont invités à dîner chez son beau-frère, Jean-Pierre à Créteil. Mais ce soir, plus que d'habitude, Alain est à bloc, il bout comme une cocotte prête à exploser. Il en a marre, marre de se planter à chaque fois sur le chemin pour aller à Créteil, marre de se taper les petits conseils de vie de Jean-Pierre et de sa femme Catherine qui élève ses enfants comme des chevaux, marre d'attendre de dîner l'estomac vide en regardant les spectacles soporifiques de leur fille Gaëlle, marre de regarder pour la énième fois la vidéo de leur mariage, marre aussi de son autre belle-soeur Roxane, qui, affolée par son horloge biologique, a jeté son dévolu sur Bruno, jeune interne en médecine qui se demande un peu comment il a atterri à ce dîner. C'est vrai, Alain en a marre de ces dîners familiaux, mais il ne sait pas encore ce qui l'attend véritablement ce soir-là... Ni les jours qui suivent...



Avec Vincent Elbarz, Isabelle Carré, François Xavier Demaison, Omar Sy


                                     


Mon humble avis : Certains voient dans ce film une comédie ultra speed. Il commence un peu ainsi. Mais attention à ne pas s'y m'éprendre... Même si la bande annonce et le pitch semble présenter ce film comme une farce familiale, ce ne sont pas du tout ces termes qui qualifieraient le film. Certes, pas mal de scènes, de gags et de dialogues prêtent à rire et font de ce film une excellente satyre sociale. Les réalisateurs ont pris le parti d'évoquer des sujets profonds et sérieux avec une apparente légèreté, simulée. Car ce film drôle et grave, tendre et amer vous parle de vous et des petits et gros travers familiaux. Il évoque aussi la difficulté à gérer un enfant hyper actif, à construire un couple, à s'entendre avec sa famille et sa belle famille. Et puis surtout, il est sujet ici d'adultes qui vivent dans le mensonge et l'apparence. Omar Sy ( le Omar de "Omar et Fred) est très convaincant dans son rôle d'interne en médecine sans cesse rabaissé pour cause de couleur de peau. Et là on se dit que le cinéma peut faire des miracles : et oui, il n'y a qu'au cinéma qu'un homme trempé et en K.Way bleu peut atteindre une telle sensualité !
Vincent Elbaz est très touchant dans le rôle d'un père de famille qui peine à passer dans l'âge adulte, qui défend bec et ongles sa jeunesse perdue.
Au final, un film vraiment bien équilibré entre émotions et rires et qui pourrait peut-être vous faire changer d'avis. En effet, et si, quelque part, on finissait par choisir sa famille ???!!!

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 18 Juin 2009

 


Habituellement Babelio distribue des livres. Mais jusqu'au 31 juillet 2009, Babelio récolte des livres... pour les bibliothèques haïtiennes ! Participez !

Où, quand, quoi, comment ? Réponse ici !

Babelio s’associe à l’O.N.G.
Bibliothèques Sans Frontières (BSF) et aux éditeurs de La Martinière Groupe pour collecter vos livres pour les bibliothèques de Haïti. Les filières du livre au Sud sont confrontées à de nombreux obstacles qui rendent difficile et couteux l’accès aux livres pour la majeure partie des populations, c’est à ce problème que répond depuis plusieurs années BSF.

BSF s’engage sur 3 ans pour un appui en profondeur à l’ensemble du réseau de lecture haïtien. Par la dotation en ouvrages de près de 200 bibliothèques et la formation à l’animation et à la conservation des collections, ce programme représente un investissement durable pour l’éducation et l’accès à l’information dans ce pays. Pour en savoir plus :
le programme 200 bibliothèques pour tous en Haïti

Vous pouvez les aider en nous envoyant les livres que vous avez déjà lus. Nous en ferons une tour de livres
que vous verrez grandir ici

La Martinière Groupe s’associe aux dons des lecteurs en offrant des livres de son catalogue aux bibliothèques haïtiennes.


Comment participer ?



1- Sélectionnez les livres que vous pouvez donner en fonction des besoins de BSF

Pour cela, respectez bien le guide du don : lisible ici , les livres ne correspondant pas aux besoins des bibliothèques ne pourront être envoyés. Nous rappelons par ailleurs que la collecte, le tri et l’envoi de livres a un coût de 1€ par livre. A ce titre vous pouvez aussi soutenir financièrement BSF en téléchargeant le bulletin d’adhésion
ici.

2 – Envoyez nous jusqu’au 31 juillet vos livres à l’adresse suivante :

Babelio – Des Livres pour Haïti
Guillaume Teisseire
36, rue Saint Sébastien
75011 PARIS


3- Babelio se charge de la collecte et BSF de l’envoi

Les livres seront envoyés par container à Port-au-Prince et répartis entre les différentes bibliothèques avec lesquelles travaille BSF.

On compte sur vous !

Soutenez l’opération
Vous avez un blog ou un site ? Aidez-nous à réunir plus de livres en affichant l’opération auprès de vos lecteurs.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 17 Juin 2009

Témoignage broché - Editions Presses de la Renaissance - 232 pages - 17,50 €

Résumé : Moussa Ag Assarid a le voyage dans le sang. Né an nord du Mali vers 1975, de parents nomades, aîné d'une famille de treize enfants, le jeune Touareg part pour la France un jour de 1999, et troque les dromadaires de son enfance pour le TGV et le métro. Toujours en vadrouille, à la rencontre des autres, il raconte dans cet ouvrage sa découverte à la fois émerveillée et étonnée de la France, de sa nature, de ses habitants, de ses habitudes, de tout ce que nous ne voyons plus à force de le côtoyer, d'en user ou d'en abuser. Cocasses et attendrissantes (son lit d'hôtel si grand que tous les enfants de la tente auraient pu y dormir, le miracle de l'eau coulant des robinets, la magie des escalators et portes automatiques...), mais aussi plus lucides voire désabusées (le manque de temps, d'humanité et de chaleur des gens...), ses anecdotes et réflexions, constamment imprégnées de sa culture et de l'art de vivre du désert, sont, pour les Occidentaux que nous sommes, l'occasion de sourire de nous-mêmes et de méditer sur nos choix de vie. 


                                   

Mon humble avis : Ce livre est le témoigne d'un jeune touareg qui s'installe en France pour y étudier. Il découvre alors l'occident et sa civilisation, la société de consommation, le modernisme, les moeurs françaises. Il découvre, s'interroge et compare notre mentalité avec celle des Touaregs.

 

Il en résulte un récit fait de courts chapitres de 2 ou 3 pages chacun sur une sujet bien précis. C'est un excellent moyen de mieux connaître la philosophie et le mode de vie du peuple touareg.
Moussa Ag Assari porte un regard lucide sur les différences qui séparent les deux mondes. Lucide et parfois étonnant, enthousiaste, émouvant. Mais agaçant aussi. Par moment, il me semblait qu'il dressait une critique systématique de notre mode de vie. Il m'est arrivée de me sentir un peu vexée par ses propos sur la vie que je mène ou que je subis. Mais soyons honnête, il n'y a que la vérité qui blesse. Il n'empêche qu'à lire le portrait qu'il dresse de notre pays, je me suis quelques fois demandé ce qui lui plaisait en France, même s'il se dit fier d'y vivre.

Il n'en reste pas moins que ce livre est aussi une magnifique leçon de vie et de sagesse, une incitation à un retour à l'essentiel. Quelques belles citations pour la route :

"Voyager, c'est aller de soi à soi en passant par les autres"

"Si les pays pauvres semblent plus joyeux, c'est peut-être parce qu'ils savent être heureux plus simplement".

" Je pense surtout que le monde ne suffira jamais à ceux qui n'ont pas de rêve"...

Au fil des pages, vous en découvrirez beaucoup d'autres, toutes aussi belles, toutes aussi vraies.
Moussa Ag Assari s'investit dans son association humanitaire
La caravane du coeur, qui soutient la cause touareg et crée des écoles dans le désert.

                                                       



Sur ce blog, une interview exclusive de Moussa Ag Assari ICI

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 16 Juin 2009

Oyé Oyé ! Il existe la théorie de l'arroseur arrosé. Aujourd'hui se vérifie celle de l'intervieuweuse interviewée !

Et oui, c'est aujourd'hui que Miss Alfie publie mon questionnaire, par lequel elle poursuit sa découverte de la blogosphère. Mes réponses datent d'avant les quelques changement de mon blog, notamment avant la nouvelle bannière et avant l'intégration de mes carnets de voyages.

Pour lire cette interview, cela se passe chez Miss Alfie,
ICI

Bonne lecture !

                                         

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 15 Juin 2009

Synopsis : Six destinées qui vont, l'espace d'un instant, dans un aéroport grouillant de vie, se bousculer, se séparer et se retrouver. Et si ces personnages étaient en train de vivre, sans le savoir, le moment le plus important de leur vie.
Olivier et Lila... Va-t-il rater l'amour ou va-t-elle rater l'avion ?
Julia et Marcel... Va-t-elle rater sa mort ou va-t-il rater sa vie ?
Fanny et Max... Va-t-elle manquer de courage ou va-til manquer de chance ?

Comédie Romance avec : Carole Bouquet, Pierre Arditi, Anne Marivin, Mélanie Thierry


                                   


Mon humble avis :  Un film écrit et réalisé par une écrivaine, une bonne distribution, un scénario qui paraît sympathique, une bande annonce alléchante... Tous les ingrédients qui me mènent habituellement dans une salle de cinéma étaient réunis.

Oui mais voilà, encore faut il les doser correctement pour aboutir à un plat succulent. Ce film se veut (enfin je pense) doux amer. Mais soit il est trop sucré, soit trop salé. Il hésite trop entre le drame pseudo intellectuel et la comédie, sans vraiment prendre position, ce qui m'a laissée dubitative. J'espérais que la bande annonce ne soit qu'un apéritif. Hélas, il se révèle un peu comme le plat principal contenant toutes les bonnes réparties. Je ne n'éterniserai pas sur les longueurs du film. Je préfère parler du personnage du flic complètement déjanté qui semble s'être trompé de film. Autant les autres personnages sont crédibles autant celui ci semble être là pour donner un ton de comédie de série B. La succession de scénettes casse une certaine magie qui aurait pu éclairer ce film. A peine rentre t-on dans une histoire et s'attache-t-on à ce que vivent les personnages, que l'on passe à une histoire différente, ce qui ne nous laisse pas le temps de déguster et de digérer.

Heureusement, il y a quelques passages qui prêtent à sourire ou à s'émouvoir et un casting sans faute.
Je répète qu'il ne s'agit que de mon humble avis. En effet, nombre des personnes avec qui je suis allée voir ce film sont sorties très touchée, au point d'avoir les yeux rougis !


 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 14 Juin 2009


Troisième jour de descente en pirogue. Ce matin là, ce sont les cris des perroquets qui nous ont réveillées. Le rêve non ?! Comme la sonnerie stridente et électronique du réveil matin est loin !







Petit déjeuner sur la plage déserte, il est 6 heure du mat'. Mais peu importe, durant notre descente, nous n'avons vu aucun occidental à des kilomètres à la ronde. C'est ce que l'on appelle "immersion totale" !






Nous glissons toujours sur l'eau en silence et traversons des gorges au son des perroquets que nous tentons d'apercevoir dans les arbres. C'était vraiment un moment magique !





Nous sommes toujours seuls au monde. Qui s'en plaindrait ? Pas nous en tout cas.
Puis la vie locale s'anime...




Et les villageois riverains vaquent à leurs occupations, quelque soit leur âge.







Il rame, je rame, nous ramons... Tout le monde rame !




Les paysages nous surprennent à chaque courbe du fleuve. Tant de beauté, des couleurs inédites, une telle impression de fond du monde...

 



Sur les rives, des jacinthes d'eau ajoutent du mauve, du violet et du vert bien vif, qui tranchent avec les eaux du fleuve.





Tant de beautés ne doit pas faire oublier que le danger n'est pas loin... A l'abri sous la roche, un croco de quelques mètres de long. Vous comprendrez bien que nous ne nous soyons pas approchés plus pour la photo !


Bon Ok, j'avoue, on y voit pas grand chose !
Mais je vous jure qu'il est là.
Peu importe ! La photo suivante pourrait peut-être à elle seule résumer cette descente du fleuve en pirogue, riche en rencontres, en émotion... D'ailleurs, l'article suivant portera sur la visite d'un village riverain.
Le peuple malgache, ses sourires, ses rires, ses enfants, ses regards...


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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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Publié le 13 Juin 2009


Roman adolescent - Le livre de poche jeunesse -  218 pages - 5,23 €

Résumé : Au début de l'été 1469, Guillemette, qui vient de perdre son père, rejoint son grand-père à Rennes. Celui-ci ignore son existence et lui réserve un étrange accueil. Il lui demande de ne révéler à personne son identité. Guillemette doit alors se faire appeler Philippa et supporter bien des médisances.









L'humble avis de Camélia (13 ans) :
Le livre raconte une histoire qui se passe en 1469, à Rennes. Le personnage principale est une fille de treize ans,Guillemette,  élevée comme un garçon dans un château de caractère qui peut-être sensible mais aussi déterminée. Après voir perdu son père dans un meurtre elle part chez son Grand-père, dont elle connaissait vaguement l'existence qui restait sa seule famille. 
 
L'homme, qui est miseur de la ville et mercier, l'accepte dans sa maison mais lui demande de bien vouloir porterun autre prénom. Elle choisira de s'appeler Philippa. Lorsqu'elle arrive elle apprend que son grand-père ignorait son existence. Etonnée par l'étrange accueilque lui réserve son grand -père et les rumeurs qui courent dans son quartier Philippa aimerait bien en savoir un peu plus sur le mystère de sa naissance et pourquoi le miseur lui a-t'il demandé de changer de prénom et de ne donner à personne sa véritable identité.
 
Ce livre est intéressant car on apprend beaucoup de choses sur la vie à Rennes au 15ème siècle. Son organisation, mais aussi les dangers à vivre dans une ville aussi grande. J'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire car l'action met du temps à venir.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 12 Juin 2009

Roman broché - Editions Michel Laffon- 371 pages - 20 €

Résumé : En 1761, un navire français s’échoue sur un îlot perdu de l’océan Indien. Il transporte cent soixante esclaves. Pour survivre, rescapés blancs et noirs doivent cohabiter. Un officier veut construire une chaloupe. Les marins refusent de l’aider. Les esclaves acceptent. Leur dignité force le respect des Blancs. Mais au moment du départ, on ne les embarque pas. Quinze ans plus tard, quand le bruit de ce forfait a couru tous les ports, on revient les chercher. Il ne reste que sept femmes et un enfant. À partir des archives maritimes, des fouilles archéologiques et d’un séjour sur l’île, Irène Frain raconte ce chapitre méconnu des droits de l’Homme, qui a conduit les consciences à l’abolition de l’esclavage.

http://www.lesnaufragesdeliletromelin


                                      

Mon humble avis :Je suis entrée dans ce livre un peu à contre courant, tant j'avais parcouru de billets sur la blogosphère à son sujet, suite à son envoi massif par Chez les filles. Je m'attendais à ce que cela soit très historique... Ça l'est aussi dans un sens, mais narré avec un tel brio ! Oui, je me suis laissée embarquée par ce roman vrai ! J'ai quelque part aussi échouer sur cette île inhumaine, j'ai suivi avec fascination le combat de ces naufragés contre la nature hostile, leur obstination à survivre, j'ai ragé devant tant d'injustice...

Irène Frain transforme cette épopée historique en un récit captivant et haletant. Même si l'on connaît l'issue de cette honteuse tragédie, l'écrivaine parvient à y distiller un suspens implacable. Au fil des portraits d'un criant réalisme, on se demande ce qui tient du réel et ce qui tient de la déduction d'Irène Frain qui redonne vie à ces personnages. Quel plaisir de sentir une auteure aussi passionnée et investie par son sujet, et aussi minutieusement documentée. Irene Frain insuffle vie, doutes, passion, folie, détermination, regrets et remords à de vrais personnages morts depuis 250 ans, et pourtant si vivants dans ce livre. Et surtout, par ce vibrant hommage à ces esclaves abandonnés, Irène Frain tire ces grands hommes de l'oubli pour les poser dans une postérité posthume. Les conséquences  de cette abomination, qui mènent à une première abolition de l'esclavage, sont expliquées de façon limpide. On ne peut que se révolter devant le terme "Première"(abolition de l'esclavage). Pourquoi un retour en arrière par la suite ? L'homme est vraiment capable d'ignominie atroce.

Et que dire de l'écriture d'Irène Frain ? Que du bien. Soignée et élégante. Irène Frain nous prouve que l'on a raison de lire et d'aimer notre belle langue française. Une belle et intéressante lecture, une histoire hélas trop vraie mais qui n'a pas besoin d'effets romanesques ou d'effets spéciaux pour convaincre !

                                                                                               

Voici une photo de l'île de Traumelin, où les esclaves sont donc restés
naufragés durant 15 ans. Rien de paradisiaque vous en conviendrez...

Pour l'avis des autres, je vous dirais bien "Allez sur tous les blogs" et sans doute sur le votre si vous êtes blogueurs, tant ce livre a été largement envoyé. Mais je vais tout de même vous aiguiller sur quelques avis précis :
Celui de
Keisha; de Laetitia La Liseuse ; Karine et Leiloona


Je remercie Suzanne de  ................et les Editions Michel Lafon pour cette historique et captivante lecture.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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