Publié le 4 Novembre 2009

Roman - Editions Robert Laffont - 329 pages - 19 €

Rentrée Littéraire 2009

Le mot de l'éditeur : Hormis son job de présentatrice à la télévision, Manon a mis des barricades autour de tous ses rêves, fuyant une enfance dévastée par un père terrorisant et une mère terrorisée. Elle tient à distance l'amour, ce qui lui reste de famille, les souvenirs, et comme ça elle se croit heureuse, protégée par ses deux mères de substitution, Vic et Armelle, un couple aussi haut en couleur qu'attachant. Et puis arrive ce soir où, rentrant tranquillement chez elle, Manon trouve devant sa porte un tout petit garçon apeuré tandis que, sur son portable, une voix inconnue, masculine, la supplie : " Sauvez-le ! "... avant de raccrocher brutalement. Elle n'en a aucune envie. Mais l'enfant lève les yeux sur elle : ces yeux, d'un bleu rarissime, unique, ce sont ceux de sa propre soeur, il n'y a pas l'ombre d'un doute. Or cette dernière est morte quatre ans plus tôt dans un incendie, après avoir définitivement coupé les ponts avec Manon et leurs parents. Dès lors, Manon n'a plus le choix : cet enfant tombé du ciel comme un cadeau empoisonné va l'obliger à rouvrir les plaies du passé, à affronter tout ce qu'elle s'est évertuée à oblitérer pendant tant d'années. Et surtout à enquêter sur ce qui est réellement arrivé à sa soeur quatre ans plus tôt, devenant à son tour une cible de choix pour les responsables de cette mort tragique maquillée en accident. Heureusement, Manon n'est pas seule dans cette redoutable quête, dont l'amour va bientôt se mêler sous les traits de l'irrésistible Juan, baroudeur au grand coeur...



                                                      

Mon humble avis :  Jeune animatrice télé, Manon trouve un petit garçon abandonné devant sa porte. Il s'agirait du fils de sa soeur, décédée mystérieusement 4 ans plus tôt en Sicile. L'est il vraiment ? Pourquoi 4 ans après ? Pourquoi est il en danger ? Voilà beaucoup de question pour la jeune Manon. Elle sera aidée dans sa quête par ses amis : Vic et Armelle (ces anges gardiens), Maï, leur protégé Indonésien, Marc (ex de Manon et avocat) et enfin Juan (le charismatique enquêteur pour assurances).
C'est une sympathique histoire que nous livre ici la célèbre romancière Janine Boissard. C'est inéluctable, nous voici arrimés au destin peu ordinaire de Mano. Toutes les questions que l'on se pose à son sujet nous font garder le livre en mains. Les personnages, tous plus attachants les uns que les autres, riches en couleurs et forts en caractères assurent de la bonne humeur dans ce roman d'apparence légère... En apparence oui, car en profondeur, l'auteure étudie la force des relations fraternelles et les dégâts causés par une éducation tyrannique et injuste. Le style est limpide et le ton intimiste. En effet, dès les premières pages écrites à la première personne du singulier, le lecteur est chaleureusement invité dans cette histoire et dans ses dialogues. On a l'impression d'y être et de compter parmi les amis de Manon. Et avec elle, nous allons de rebondissement en rebondissement.
"Loup y es tu" renferme donc de belles qualités, mais aussi, hélas, certains défauts à mes yeux : quelques incohérences ou invraisemblances, un élément (pour moi majeur) qui ne s'explique pas et qui n'est même pas évoqué... peut-être ai-je mal lu certains passages... Enfin, mon dernier reproche concerne une romance un peu trop fleur bleue et qui s'installe un peu trop vite à mon goût. La vraie vie se passe hélas rarement ainsi ! Mais nous sommes ici dans un roman alors pourquoi pas, surtout que ce livre remplit parfaitement sa mission première : divertir.

 

 

Je remercie une nouvelle fois Gilles Paris pour cette lecture !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 3 Novembre 2009

LE HOGGAR, EFFETS DE SABLE !!!




























































HOGGAR ALGERIEN : DES DUNES !

 






































                                                                                                                                                                             



Le petit point blanc, nos 4X4 qui nous attendent... Notre lieu de bivouac !


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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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Publié le 2 Novembre 2009

Keisha m'a taguée par le dernier tag à la mode sur la blogosphère, celui d'Emma.
C'est vraiment le tag de la mort qui tue, la grippe H1N1 c'est rien à côté... Super dur, mais je vais m'y coller. Pas super super littéraire ce tag, mais qui peut résister à dame Keisha !
En fait, on m'a dit qu'il ne fallait pas hésiter à se lâcher, alors...et je vais faire avec les moyens du bord, ce qui me passe par la tête en un éclair !


1. Si on vous proposait d'écrire votre biographie, vous prendriez qui pour nègre ? (eh oui, tout le monde n'a pas un don pour la littérature)

Amélie Nothomb, car ça pourrait parfois sembler n'avoir ni queue ni tête, comme ma vie.
                                                
 

2. Vous êtes en train de lire le tout dernier chapitre d'un livre, celui qui vous a fait passer une nuit blanche, la fin qui vous fait saliver (notez le jeu de mots siouplé) depuis une centaines de pages... Lorsque survient un homme, torse nu. On va dire qu'il s'appelle... Daniel Craig. Il a l'air chagrin. Il a une petite douleur à l'épaule, et est persuadé qu'un petit massage lui ferait le plus grand bien. Que faites-vous ? (PS pour les garçons : à la place de Daniel Craig, merci de comprendre... Allez, soyons fous, Scarlett Johansson, mais en bikini, pas torse nu !)  

Daniel Graig non pas grand chose... Par contre, pour Brad Pitt, j'arrête tout. En effet, il faut s'avoir qu'un Brad Pitt ne repasse jamais deux fois. Le livre lui, sera encore là le lendemain !
                                                                                                                
Tout le monde est d'accord pour que je laisse la photo en Grand format ??!!!
                                         
 

3. C'est la fin du monde. Quel livre mettriez-vous dans la capsule qui sauvegardera une trace de l'humanité ? (voudriez-vous vraiment que ce soit Orgueil et Préjugés ?)

Un livre d'histoire... Puisqu'il paraît que l'histoire se répète... Autant prévenir le prochain monde de ce qu'il s'est passé chez son prédécesseur pour qu'il ne refasse pas les mêmes conneries.

 

4. Quelle est pour vous la pause lecture idéale ?

N'importe quelles 5 mn disponibles ! Si c'est moins, je vais sur un blog lire un billet et poster un petit commentaire !

 

5. Si vous aviez le pouvoir de trucider/effacer un personnage de roman, ce serait qui  ?

Les personnages des romans de Houellebecq ! Ils sont bien souvent plus que répugnants, des insultes à l'humanité !

 

6. Sauveriez-vous Voldemort, juste pour avoir un huitième tome ?

Non, je préfère sauver Willy !     
                                                  http://www.partirencroisiere.fr/excursions-norvege/lofoten/24-baignade-avec-les-orques.html

 

7. Jusqu'où êtes-vous allée pour un livre ?

Lorsque je vivais en Floride, je me suis fait envoyer un bouquin par la poste, Le prix du Quai des Orfèvres, que j'achète tous les ans depuis plus de 20 ans. Hors de question de manquer une année et à l'époque, internet n'existait pas ! Et dans le courrier, mes parents avaient glisser la petite faiblesse qui me perd : des mikado !    

                                                            

 


8. Si vous pouviez retourner dans le passé rencontrer un auteur. Ce serait qui ? Quelles seraient vos toutes premières paroles ?
  

Françoise Sagan et je lui dirais : "C'est fou ce que vous ressemblez à Sylvie Testud"
Balzac  pour lui dire : "Pourquoi tant de longueurs ?"
Maupassant : Je resterais sans voix !
 

9. Décrivez la bibliothèque (personnelle ou pas) de vos rêves.

Des livres sur tous les murs, des plantes tropicales, au moins deux palmiers pour faire tenir mon hamac, un perroquet muet pas loin, le bruit des grenouilles que l'on entend à la nuit tombée sous les tropiques... Et puis si la piscine à débordement peut être à 3 mètres, ce serait l'idéal !

                                                                  
10. Vous retournez dans le passé (décidément, bande de veinards !), en pleine 2ème guerre mondiale. Quel livre donneriez-vous à Hitler pour qu'il arrête de cramer des bouquins ?

N'importe quel livre qui aurait pu servir pour caler son lit bancale, ce qui fait son cerveau penchait constamment sur l"hémisphère de la connerie... Et puis il aurait vu qu'un livre peut toujours être utile...
Ou bien le sien... Narcissique comme il devait être, il n'aurait jamais osé cramer des bouquins !


Je repasse le bébé à Midola et  Marie ,

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 1 Novembre 2009

J'aime beaucoup Noirs Désirs. Pas toutes leurs chansons car je trouve certaines d'entre elles trop "Bruyante". Mais celle ci est magnifique. Elle nous emmène littéralement. Il s'en dégage autant de douceur que de tristesse, de rêve que de désespoir.



Je n'ai pas peur de la route
Faudrait voir, faut qu'on y goûte
Des méandres au creux des reins
Et tout ira bien là
Le vent nous portera

Ton message à la Grande Ourse
Et la trajectoire de la course
Un instantané de velours
Même s'il ne sert à rien va
Le vent l'emportera
Tout disparaîtra mais
Le vent nous portera

La caresse et la mitraille
Et cette plaie qui nous tiraille
Le palais des autres jours
D'hier et demain
Le vent les portera

Génetique en bandouillère
Des chromosomes dans l'atmosphère
Des taxis pour les galaxies
Et mon tapis volant dis ?
Le vent l'emportera
Tout disparaîtra mais
Le vent nous portera


Ce parfum de nos années mortes
Ce qui peut frapper à ta porte
Infinité de destins
On en pose un et qu'est-ce qu'on en retient?
Le vent l'emportera

Pendant que la marée monte
Et que chacun refait ses comptes
J'emmène au creux de mon ombre
Des poussières de toi
Le vent les portera
Tout disparaîtra mais
Le vent nous portera


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Rédigé par Géraldine

Publié dans #musique - chanson

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Publié le 30 Octobre 2009

Thriller - Livre de Poche - 437 pages - 6.95 €

Le mot de l'éditeur :

Léonie, achetée au Liberia, alors qu’elle n’était qu’une enfant, séquestrée, prostituée, s’enfuit à vingt ans de son enfer pour se retrouver clandestine et sans papiers dans les rues de Paris.
Edmé, un inspecteur de la Crim’, déprimé par les violences, la misère et le cynisme qu’il côtoie chaque jour, découvre un étrange charnier dans la Marne.
Cyrian, fils de famille en mal de raisons de vivre, se prête à un voyage expérimental d’un genre nouveau, pour trouver le frisson de l’extrême : le transfert de l’âme dans un corps d’emprunt...
Leur point commun ? Tous trois sont porteurs d’âmes, comme tous les êtres humains. Mais parfois les âmes ne sont pas où elles devraient être …
Polar, roman d’amour et d’anticipation : Pierre Bordage joue ici de tous les genres avec un art consommé…





                                                                                                                    
                                              

Mon humble avis :Dans ma vie de lectrice de thrillers Français, il y avait Jean Christophe Grangé, Maxime Chattam, il y a désormais aussi Pierre Bordage ! Les membres du jury de la section Thriller / Polars ne s'y sont pas trompés en élisant "Porteurs d'âmes" prix des lecteurs Livre De Poche 2009. C'est d'ailleurs pour cela que je l'ai reçu, pour me remercier de ma participation à la section littérature du même prix.
C'est un thriller polyphonique, mais aussi roman d'anticipation, genre que j'ai toujours boudé à tord vue l'exaltation qui fut mienne à la lecture de cette histoire inimaginable. Mais reprenons les choses dans l'ordre. Trois personnages évoluent séparément. On se doute qu'ils vont se rencontrer, reste à savoir où, quand, quoi, comment... Et là, avec eux nous allons de surprises en cauchemars au fin fond de l'enfer....
Tout d'abord Léonie, vendue par son père au Libéria et prostituée par sa tante à Paris pendant douze ans. Elle parvient à fuir, devient SDF et sans papier. Elle a besoin d'argent... Edmé est un flic un peu désabusé, content de voir la retraite (et pourquoi pas la mort) approcher. Il découvre des dizaines de cadavres noyés dans la Marne. Enfin, Cyrian, étudiant au compte bancaire bien fourni par Papa, prêt à TOUT pour intégrer la confrérie secrète des Titans de son école supérieure de science. Cette confrérie qui a inventé le translateur, machine diabolique et convoitée,  permettant des voyages extracorporels : votre âme s'invitant pendant quelques jours dans le corps d'un autre. Cyrian veut faire se voyage.
Pierre Bordage orchestre ces trois histoires d'une main de maître et nous tient réellement captifs chapitre après chapitre. Car pour savoir ce qui va arriver à Léonie, il faut lire d'abord les chapitres concernant Edmé et Cyrian, et ainsi de suite. Une écriture fluide sert un suspens à couper au couteau, surtout qu'il n'y a aucun temps mort. Par moment, on pense pouvoir se poser deux minutes mais non, nos héros sont forcés de fuir, de ruser, de se cacher de nouveau. C'est ce que l'on demande à un thriller non ?
Justement, il y a quelques temps, je me plaignais d'un livre qui se disait thriller sans en être un. Et bien "Porteurs d'âmes" est un vrai thriller et bien plus encore. J'ai déjà évoqué plus haut le côté "anticipation" qui donne à Pierre Bordage la liberté totale de nous emmener dans un univers bien à lui. Mais c'est aussi un magnifique roman d'amour et heureusement d'ailleurs. En effet, il y a dans ce livre des scènes d'une violence physique et psychologique terrible. Pierre Bordage ne nous épargne pas les horreurs dont l'Homme est capable. Mais la bonté et le romantisme qui pénètrent peu à peu l'histoire atténuent cette violence et nous permettent d'espérer, de fermer ce livre avec le coeur moins lourd que d'habitude lorsqu'on lit ce genre de livre. C'est aussi un roman qui veut nous remuer dans notre humanité. A travers le personnage très attachant de Léonie, Pierre Bordage nous interpelle sur le sort des sans papiers, le délis de facies (pour ne pas dire de couleur) en France, l'injustice en fonction de la naissance, le respect des différences. Il nous invite à nous mettre à la place d'autrui pour voir autrement et pourquoi pas, à donner une deuxième chance à quelqu'un de devenir aimable. Une très belle leçon de courage, de tolérance et d'humilité. Rare non dans un thriller ?
Vous l'aurez compris, même si les mots me manquent (et oui, n'est pas Pierre Bordage qui veut), ce livre justifie pleinement le nom de ce blog : les coups de coeur de Géraldine.


                                           

Les avis de
Sylire, de Sentinelle

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 29 Octobre 2009

Synopsis :Un film constitué des images des coulisses des dernières répétitions de Michael Jackson.

Documentaire musical...

Avec Mickael Jackson, ses musiciens, ses danseurs, ses techniciens...

Attention : Normalement, film à l'affiche que pour deux semaines... Ne trainez pas !
























                                                                                                            






        

Mon humble avis :  Magnifique ! Trente ans de ma culture musicale qui défilent sur un écran, menés par un homme de 50 ans. Comme sa musique, cet homme n'a pas pris une ride. Cela, on sait pourquoi. Mais il a la même forme, la même démarche, la même silhouette, la même souplesse, la même endurance, le même déhanché qu'il y a vingt ans.

Au début, cela fait bizarre de voir Michael Jackson non caché par un masque, ni entouré de dix gardes du corps entre deux portes, sans sourire figé sur le visage et l'éternel salut de la main. Et puis on s'habitue, on a l'impression d'être à L.A, d'avoir été invité aux répétitions du roi de la pop. On redécouvre avec un plaisir et une jubilation l'artiste prodigieux... et l'on discerne l'homme, presque ordinaire, très humain... Oui, Michael Jackson n'est pas l'extra terrestre que nous ont montré les médias depuis plus de 20. Dans ce film, on le découvre détendu, souriant, spontané, naturel, d'une gentillesse et d'une douceur rare avec son entourage, vêtu normalement voire presque débrayé et souvent sans lunettes de soleil. Avec un sens de l'humour, il se montre perfectionniste. On se doutait déjà qu'il l'était. On n'arrive pas au sommet de son art comme l'était MJ sans perfectionnisme. Manifestement, MJ maîtrise toutes les facettes de son art jusqu'au bout des doigts. On ressent beaucoup d'euphorie et de bonheur dans ce film. Michael Jackson s'éclate et ne s'en cache pas, ses musiciens vivent un rêve éveillé et ses danseurs, quand ils ne dansent pas, contemplent et applaudissent leur modèle depuis toujours, leur dieu.
Sa musique prend toute sa dimension et son talent toute sa démesure. On ne peut que se dire : son oeuvre est un temple musical, dont chaque chanson est une grand messe et ses chorégraphies légendaires une lithurgie : Billy Jean, Beat it, The way you make me feel... Dur de n'être que dans un cinéma et non dans un stade où l'on pourrait danser, crier, hurler. On aurait envie de taper dans les mains... mais en même temps, on ne veut rien manquer et tout entendre, car on sait qu'on ne revivra plus ce moment.
Et dire que ce ne sont que des extraits de répétitions : génialissimes. Les concerts auraient certainement été historiques !
Le film conclut par une citation du chanteur "L'amour est éternel". En tous cas, sa musique le sera, sans aucun doute !
Comme dans un concert, la séance dure deux heures, deux heures de bonnes vibrations et d'émotions. La différence, c'est qu'à la fin, quand toute la salle applaudit comme pour un rappel, le chanteur ne revient pas, et ne reviendra plus jamais.



                                        



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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 28 Octobre 2009

Nous poursuivons notre découverte de la blogosphère littéraire. Mais aujourd'hui, nous traversons l'Atlantique pour nous rendre là :

 

 

 

Là, c'est au Quebec où vit Karine du blog "Mon coin lecture"


Partons vite faire sa connaissance !

Avant d'être Karine la blogueuse, qui étais tu ?

K : J'étais la même que je suis maintenant, je crois!! Ca va avoir l'air bizarre, ce que je vais dire parce que j'ai rencontré des gens géniaux sur la blogo (dont des gens qui sont devenus vraiment importants pour moi) et que ça m'a fait me promener en France et en Angleterre (je ne pense pas que sans le blog, je me serais décidée!), mais le blog n'a pas "changé mon quotidien".   En fait, à part ma mère et 2-3 amis, presque aucune personne de mon entourage ne sait que j'ai un blog!!  Donc, avec les vieux amis, la famille, le travail, il n'y a absolument rien de changé !  Ceux à qui c'est venu à l'oreille ont rapidement oublié ce fait et ont sans doute considéré ça comme l'une de mes "lubies" de fille un peu hors-norme !!  Parce que oui, j'en ai plusieurs, de lubies, et je passe quelque fois pour une extra-terrestre... ok... souvent, pour ne pas dire tout le temps !!  J'ai toujours été lectrice boulimique... la nuit, vu que je ne dors presque pas. Ca n'a pas vraiment changé non plus!! 
J'ai toujours adoré la musique (en jouer et en écouter), la danse (en faire surtout), le théâtre, les arts en général.  Un autre côté de moi est une miss Plein Air qui vivrait dehors dans la nature et les montagnes dès qu'il fait beau.  Sportive aussi, je fais de la randonnée, de l'escalade, du volley, du tennis... Et finalement, je suis dans le domaine paramédical donc, scientifique pour le travail (être payée pour jouer avec des enfants, c'est considéré comme "scientifique"??)!!!   J'étais et je suis toujours du genre un peu exalté, très, très enthousiaste quand je découvre un truc!!! 
 

Qu'est-ce qui t'a décidé à te lancer dans l'aventure blogosphèrique ?
K :Je voulais garder une trace de mes lectures, tout simplement.  Je me suis cassé une main en 2007 et je ne pouvais plus écrire "à la mitaine" mes "carnets de lecture", que j'ai toujours tenus.  J'ai mis le tout sur un blog, à l'intention de moi, de ma mère et de 2-3 copains "qui lisent" et qui habitent l'autre bout du monde.  Jamais je n'aurais pensé qu'il y a d'autres gens qui finiraient par lire mes bizarreries, je ne savais pas du tout dans quoi je m'embarquais !  J'ai été la première surprise, surtout que les copains en question ne commentent presque jamais... et n'y vont presque jamais non plus !  Ils ont dû oublier!!   Il faut donc que je remercie une chute tête première dans un filet de volley ball (mais de façon soooo glamourous) pour l'existence de ce blog!!
 
Qui es tu depuis que tu es Karine la blogueuse ?
K : Ben... la même, comme je le disais! J'étais un peu bizarre et je le reste!  Sauf que j'ai une pile beauuuuucoup plus haute, des lectures plus variées, une folle envie de voir le monde - et le courage pour le faire - , des conversations hauuuuutement kulturelles et délirantes sur Facebook, un nouveau grand amour passionné, exclusif et fusionnel en la personne du Doctor Who (he's mine, au fait... ne l'oubliez pas!), des fantasmes sur un certain Ranger et sur son savon Bulgari(lui aussi, il est à moi) et quelques vrais amis supplémentaires !!!
 

Quel est tom meilleur souvenir de blogueuse ?
K :  Il y en a plusieurs... mais c'est sans doute les rencontres.  Les deux éditions de Books and the city sont de formidables souvenirs, hauts en couleur et très marquants et que dire des ballades dans Paris à discuter littérature et de l'accueil tellement, tellement généreux des blogueuses!  Cette générosité apparaît sans limite et m'étonne un peu plus chaque jour!  De plus, impossible de ne pas mentionner les visites des blogueuses chez moi (Pimpi et Yueyin... j'adoooore recevoir de la visite) et certaines ballades livresques dans Montréal, où le salon-bibliothèque de Pimpi est devenu ma résidence secondaire!!
 

L'hiver approche, il va être vigoureux chez toi au Québec. Comme certains animaux font des réserves de nourriture, fais tu des réserves de livres pour affronter l'hiver ?
K :  Ah mais il ne fait pas qu'approcher!!  C'est tout blanc, ici!!  En fait, je pense que je fais des réserves de livres à longueur d'année...  Je pense que j'ai de quoi lire pour 2 ans et demi dans ma pile qui menace d'envahir ma maison... et surtout de s'écrouler!!  Ca fait peur, hein!!!
 

Dans tes billets, tu racontes souvent tes achats de livres, qui semblent souvent une expédition. Comment, où et quand achètes tu tes livres ?
K :  Le problème, c'est justement que mon "quand" est tout à fait aléatoire!!!  Et je n'ai aucun, mais alors là aucun contrôle sur mon hémisphère droit (celui à qui le sens des mots "logique", "raison" et "économie" échappe).  Et le pire, c'est que je m'obstine véritablement avec moi-même dans une librairie... "Je veux ça - c'est trop cher - mais je le cherche depuis looooongtemps - mais tu as de la lecture pour 2 ans chez toi - oui mais il n'est pas cher... ça ne compte pas vraiment... une aubaine, non? - Plus de place toute façon - Bah... une nouvelle biblio, c'est pas si cher - Tu veux l'accrocher au plafond?  - Ben non, je vais jeter des meubles...".  ET ainsi de suite.  Et mon côté fou-fou gagne TOUJOURS!!!  Alors quand j'entre dans une librairie (je ne magasine que très rarement précisément des livres... j'arrive là par hasard et tout me saute dans les mains... c'est même pas ma faute!) avec quelqu'un d'autre, il a droit à ces réflexions.  Les deux hémisphères cérébraux!  Et j'espère fort fort que la personne me convainque d'acheter ou qu'elle se mette elle-même à dépenser... pour me sentir moins coupable!!! 
Quant au "où", j'achète en librairie anglophone, très souvent, en bouquinerie et aussi dans deux librairies indépendantes de ma région, que j'aime beaucoup mais où je dois tout commander, ou presque!!!  Bizarrement, acheter sur la toile en anglais, c'est hyper facile... en français, c'est l'enfer, ici!!!  Ne surtout pas me parler du site d'un certain magasin grande surface parce que je vais devenir méchante!!!

 
Dans tes lectures, quelle place prennent les livres québécois, français et internationaux ?
K : Bon, je vais faire un terrible aveu, je lis relativement peu de québécois.  C'est d'ailleurs un commentaire que je reçois souvent sur mon blog et comme j'ai l'esprit de contradiction très développé, ça fait pire que bien!! (Ah oui, je ne l'avais pas mentionné???  Je n'ai pas dépassé la phase du "non" et du "je veux", je crois... c'est l'influence des enfants de 2 ans que je côtoie tous les jours.  Suffit qu'on me fasse un peu la morale avec un truc pour que je fasse exactement le contraire... je déteste me faire faire la morale!).  Je lis beaucoup de littérature anglo-saxonne (j'aime l'anglais d'amour, pratiquement autant que le français... autre chose que je me fais reprocher au Québec, avec mon charmant "fran-glais"... je sais, c'est mal!) et je tente d'ouvrir de plus en plus aux autres types de littérature.  Je lis aussi beaucoup de jeunesse et les blogs m'ont fait découvrir la littérature française davantage!

 
Selon toi, quel est l'auteur Québécois peu connu qui mériterait une renommée internationale ?
K : Ok, je peux jouer mon joker???  C'est honteux comment je ne connais rien du Québec!!!  Vraiment!!!  Mes derniers coups de coeur ont été "Entheos", de Julie Gravel-Richard et "La route des petits matins" de Gilles Jobidon.  "Aliss", de Patrick Sénécal, vaut aussi le détour!!!
 

Si tu devais passer tout un hiver seule dans un chalet reculé dans le grand nord canadien, quels sont les trois livres que tu emporterais ?
K : Ok...
J'apporterais l'oeuvre intégrale de Dickens (oui oui, ça existe... j'espère juste qu'il y a l'électricité dans ce chalet du grand nord car c'est écrit tout tout tout petit!!!)  Autant en emporte le vent aussi, parce que ça a 1000 pages et que je peux y rêver des heures (Rhett, soupir***  Je jure que moi, je saurais l'aimer comme il le mérite!!) et la série Angélique, parce que je ne l'ai pas finie et que l'idée de certains personnages m'aiderait probablement à me réchauffer un peu (Joffrey, Philippe... je ne suis pas difficile!!)
 

Comme je suis gentille, durant tout cet hiver, je t'octroie la visite d'un auteur avec qui tu pourrais passer une journée. Qui inviterais tu à te rejoindre dans ce chalet ?

K : Charliiiiiiiie!!!!!  *love* J'aimerais vraiment discuter avec Dickens et qu'il me raconte son époque de vive voix, à sa manière que j'aime tant et avec le petit accent British que lui suppose!!  Il paraît que ses lectures étaient géniales.  Mais bon, comme je n'ai qu'à demander au Docteur de m'y amener en Tardis, ça ne compte pas vraiment (oui oui, j'ai une façon toute personnelle de comptabiliser les choses et de concevoir les règlements!).  Comme alternative, je choisirais Jasper Fforde... il me semble qu'avec son imagination débridée et son esprit complètement loufoque, on ne doit pas s'ennuyer!!!  Qui sait, il m'amènerait peut-être un dodo!!!  Je veux un dodo, modèle AVEC ailes!!!
 
Merci pour ces questions, Géraldine!  C'est très gentil de ta part de penser à moi!  J'espère que je n'ai pas trop dérapé!!!  Vilaine habitude, chez moi, que le dérapage!!



                                                  merci        

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Focus sur un blog !

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Publié le 25 Octobre 2009

Synopsis : Au cours de sa mission à Daisy Town, la ville qui l'a vu grandir, Lucky Luke, "l'homme qui tire plus vite que son ombre", va croiser Billy The Kid, Calamity Jane, Pat Poker, Jesse James et Belle...


Avec : Jean Dujardin, Mickaël Youn, Sylvie Testud, Alexandra Lamy, Daniel Prevost...







                                           
Mon humble avis : Ma culture BD est proche du néant,  mais tout de même, j'ai grandi avec les aventures de Lucky Luke.  Aussi, j'attendais avec impatience cette adaption cinématographique de cette cultissime BD. Avec impatience et sans doute aussi exigence très maigrement récompensées.
Certes les comédiens sont tous impeccables dans leur rôle. Manifestement, ils se sont tous bien amusés. J'ajouterai même une mention spéciale pour Mickaël Youn en Billy the Kid déjanté... et pourtant, je ne suis pas du tout cliente de cet acteur. Comme quoi, je sais tout de même rendre à César... Quant à Jean Dujardin, la démarche de cow boy lui va comme un gant.
Les paysages (sud américains voire Argentins) sont splendides et magnifiquement mis en valeur. La nonchalance, la chaleur de plomb et la langueur de l'ouest américain et des western est stupéfiante de réalisme. Voilà les quelques arguments qui m'ont fait attribuer deux étoiles indulgentes à ce film, car l'intention était bonne....
J'ai détourné votre attention et vais maintenant pouvoir vous prendre par surprise en dégainant plus vite que mon ombre. On va dire que j'ai un barillet de 6 balles !

Film passablement ennuyeux, des longueurs, hou des longueurs.... PAN 1
Un ensemble caricatural... PAN 2
Des gags qui n'atteignent pas souvent leur cible... PAN 3
Un scénario baclé avec un résultat confus... PAN 4
Un personnage de Lucky Luke qui manque de relief, bref un peu fade et léger... PAN 5

Mais où sont donc les Daltons et Rantamplan ???...PAN 6

 

Quand je m'approche de ma cible, j'en conclus que ce film plutôt vide est brillament portés par des acteurs qui ont fait ce qu'ils ont pu, bien aidés par les paysages grandioses... Ca se laisse donc regarder.

 


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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 24 Octobre 2009

Roman - Editions Points - 199 pages - 6 €

Résumé : Vivants ou morts, présents ou rêvés, Elie Wiesel rassemble des personnages au pied du Mur des lamentations et les ancre dans l´un des événements majeurs de l´histoire d´Israël: la guerre des Six Jours. Devant ce mur, les mendiants parlent, commentent et témoignent de la prise de Jérusalem. Aux histoires et légendes se mêlent les récits d´holocauste et des temps d´occupation.
Jérusalem est au centre des débats : ceux qui les écoutent repartent plus riche d´une foi et d´une histoire éternelle.






                

Mon humble avis :  Pourquoi, mais pourquoi suis-je allée vers ce livre ? Lors de la rentrée littéraire 2008, quelques émissions culturelles avaient consacré des reportages sur son auteur, Elie Wiesel. Cet homme m'a tout de suite intriguée et son discours captait mon attention. Qui plus est, Elie Wiesel, auteur américain de langue française, rescapé de la Soah, a été prix Nobel de la Paix en 1988. Aussi menu soit il, cet homme ne peut être qu'un grand monsieur.  Et, cerise sur le gâteau, ce roman a reçu le prix Médicis en 1968.
Un an et quelques 199 pages plus tard, je déchante. Non que je remette en cause la grandeur d'âme de l'auteur, loin de là. Par contre, je me questionne sur la dimension "tout public d'un tel ouvrage". C'est vrai, j'ai un peu honte de n'octroyer qu'une étoile à un prix Nobel de la paix... alors, je me dis que peut-être, ce livre volait dans une stratosphère si haute et inaccessible pour moi que je n'y a rien compris...et pas apprécié grand chose.
Il est question ici d'Israël, de la guerre des 6 jours, de la peur, du courage, de la délation, du judaïsme, de la force du rire, de la fraternité des soldats, des combats... Et cela se passe près du Mur des Lamentations. C'est en tout cas ce qu'il m'a semblé. Mais le tout est traité d'une façon si singulière, si vaporeuse, qu'il est impossible de savoir et de retenir qui est qui, et qui existe vraiment. Les personnages eux mêmes s'interrogent d'ailleurs sur l'existence de certains d'entre eux. De digressions en je "va-je-viens" dans le passé, le présent et l'avenir, on ne sait même plus où l'on est, ni dans quelle époque, ni dans quel sujet...
Hélas la curiosité culturelle n'est pas toujours récompensée et peut parfois devenir douloureuse. Il en fut ainsi avec ce livre. J'en suis sortie abrutie et saturée d'incompréhension (sensation qui ne m'est pas sans rappeler celle ressentie à la lecture du Rapport de Brodeck). Je me suis accrochée, mais ce livre était à deux pas de rejoindre la case (pourtant pas bien pleine), des abandons.

Heureusement, quelques belles citations et réflexions :

" La connaissance et la douleur vont de pair. Plus on sait, plus on désespère de sa condition. Plus on avance, plus on se heurte à l'immensité du mal".

" C'est qu'il est facile de s'aimer les uns les autres, il est même facile d'aimer nos ennemis ; plus facile que de s'aimer soit même".

                                             




DAL PAL : 86 - 8






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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 23 Octobre 2009

LE HOGGAR, DES FORMES SURPRENANTES !!

Même si la nature a bien des pouvoirs, il y a des moments où l'on se demande s'il n'y a pas de magie cachée tant les formes des roches sont parfois surprenantes. Elles laissent libre cours à notre imagination. On s'amuse ainsi souvent à comparer tel rocher avec tel animal. C'est splendide, il y a forcément un long travail d'artiste derrière cela ! Madame Erosion sans doute ? Monsieur Temps ?














































































































































                         Et une fois n'est pas coutume, une photo de moi !

                                                                    

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Afrique

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