Publié le 20 Mai 2010

 

Thriller - Editions Pocket - 551 pages - 7,80 €

 

 

Résumé : Célibataire parisienne sans histoires, Yael est loin de se douter qu'il existe des secrets qui mettent en danger ceux qui les découvrent. Le jour où des ombres apparaissent dans ses miroirs pour lui parler codes secrets et sectes millénaires, elle se croit folle ou possédée. Projetée dans un jeu de piste infernal, pourchassée par des tueurs, Yael se retrouve au cœur d'une lutte ancestrale. Des catacombes de Paris aux gorges hantées de Savoie, jusqu'au New York des milliardaires, la vérité ne doit pas survivre. Qui n'a jamais rêvé de tout savoir sur l'assassinat de JFK ? Sur le 11 septembre ? Et si l'histoire n'était que manipulation ? Quand le diable s'en mêle, la terreur ne fait que commencer...

 

 

 

 

 

 

 

  

              

 

 

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Mon humble avis :Même si je suis une Chattamiste pratiquante et convaincue, j'avoue que ce livre me divise en deux moi antinomiques ! Si si, c'est possible, surtout dans de tels arcanes. Pour info, voici la définition de ce mot peu usité, qui vous donnera une vision plus précise du sujet : "Arcane : n.m, opération secrète et mystérieuse".

Le premier moi s'est laissé embarqué dans l'histoire, bien décidé à savoir de quoi il en découdrait dans une fin magistrale, bluffante, étonnante. Comme dit plusieurs fois au fil de l'histoire, il faut se méfier des apparences et voir de l'autre côté du miroir... Pourtant prévenue, je n'ai rien vu venir. Chapeau Max ! (Oui, dans des arcanes inconnus de tous, même de l'intéressé, Chattam et moi, nous sommes intimes !) Ce même moi était aussi fasciné par les explications historiques et géopolitiques données par Max !

Le deuxième moi ne fut pas farouchement captivé par ce thriller, malgré l'intérêt bien éveillé. Je ne sais pas si vous saisissez la nuance. Pour vous faire comprendre, j'ai lu ce livre sur une semaine de vacances pluvieuses.... Mauvais signe. Pas la pluie (quoique), mais le temps qu'il m'a fallu pour en venir à bout. Habituellement, Chattam m'emmène au bout de la nuit tant ces autres romans sont palpitants. Non pas que celui ci soit mauvais mais tout de même. Fidèle de l'auteur et de ses prouesses, j'en attends peut-être plus que des autres. L'intrigue est assez abracadabrantesque. Et les renseignements géopolitiques distillés par l'auteur qui ont fasciné le premier moi ont fini par fatiguer le deuxième moi : ils se transformaient en cours magistraux beaucoup trop récurrents, même s'ils ne manquent pas de glacer le sang. Après, où s'arrête le romanesque et où reprend la réalité ? Bonne question, mais je n'avais pas internet à disposition pour faire quelques recherches google lorsque ma curiosité était attisée. Les multiples coïncidences qui font avancer l'intrigue m'ont agacée. Heureusement que la fin justifie souvent les moyens et donc ici, ces fameuses coïncidences. Mais lors de la lecture, on se dit c'est trop facile et cela gâche une partie du plaisir...

Enfin, certaines invraisemblances m'ont dérangée... Ainsi, l'héroïne qui ne semble pas avoir déjà pratiquée la plongée sous marine se retrouve à plonger de nuit dans un sombre lac alpin, presque aussi à l'aise que si elle pédalait sur un vélo. Hum hum...

Enfin, pour l'anecdote : une partie du livre se déroule en Haute Savoie, à quelques kilomètres de mon lieu de vacances... D'ailleurs, Maxime Chattam situe deux scènes dans un lieu pittoresque : Les gorges du Pont du Diable près de Morzine, que je me suis empressée d'aller visiter... Ce genre de visite convenant très bien à un climat pluvieux.

Bon, Max, je te retrouve l'année prochaine, j'espère que tu ne me décevras pas !

 

 

 

L'avis de Joelle 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 18 Mai 2010

Me voilà de retour, mais reprise en douceur de ce blog, le temps de me remettre de mes émotions ! En parlant d'émotions, voici le sujet de ce billet, sous une forme peu conventionnelle sur ce blog...

 

Un spot publicitaire, que j'ai vu au cinéma donc sur grand écran, que je partage ici avec vous avec les moyens du bord.

 

Cette pub est magnique, donne envie d'être terre ou mer, cheval ou oiseau....

Je vous laisse vous délecter et si vous souhaitez la voir sur grand écran, courrez au cinéma le plus proche de chez vous....

 

Il y a des gens qui sont doués tout de même, et qui méritent leur salaire... A condition qu'il soit raisonnable par rapport au mien !!!

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #A propos de...

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Publié le 9 Mai 2010

Ah la montagne, quand ça vous gagne !

 

  

 

C'est d'abord moi qui vais la gagner, pour dix jours de grand air, de repos, de balades, de lectures, de changement d'horizon et sans doute d'excursion : Je rêve de l'Aiguille du midi ! Et pourquoi pas un petit tour à Genève. A voir, en fonction de l'avis général. Car le tout avec 2 copines et chez un couple d'amis, qui tiennent une résidence de vacances là-bas.

Cette année, pas de Montbazillac dans mes bagages au retour mais du vin de Savoie, même si je serai dans la Haute, à Samoëns. Bref, dix jours pour faire ce que l'on veut, comme on veut, quand on veut.... Et de l'air pur surtout. J'espère que la météo sera avec nous et surtout que nous éviterons la neige !

 

Et puis point de vacances sans une once de gastronomie :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A bientôt ! 

 

Je pars avec un GR à zéro. Avec 85 abonnements, à combien sera-t-il à mon retour ??? Il n'y a rien a gagné, juste voir si vous avez du flair !!!

 

 

AVANT DE QUITTER CE BLOG, JE VOUS INVITE A ALLER LIRE LE BILLET PRECEDENT SUR UN LIVRE ADMIRABLE : D'OU JE SUIS JE VOIS LA LUNE

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 7 Mai 2010

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Roman - Editions Stocks - 304 pages - 18.50 €

 

Nouveauté

 

Résumé : Moon a choisi la rue parce qu’elle a décidé d’être « elle-même dans ce monde où les gens sont devenus des autres ». Elle ne fait pas la manche, elle vend des sourires, et observe avec malice le manège des gens pressés.
 « Je dis : Avec cinquante centimes d'euros, qu'est-ce qu'on achète à notre époque ? J'insiste, il accélère, petite pirouette : Non sans déc’, à ce prix, franchement, tu trouves des trucs intéressants à acheter ? Le type finit par s'arrêter, il se demande où je veux en venir, et c'est là que je sors le grand jeu, tutti et compagnie, je dis : Un sourire à ce prix-là, c’est pas cher payé ! Et j'attends pas qu'il accepte, je lui refourgue un petit sourire façon majorette à dentelles, épaules en arrière et tête haute. Le type soupire, il pense qu'il se fait avoir. Il n'a que dix centimes mais je lui fais quand même le sourire en entier. Je suis pas une radine.»

Autour d’elle, il y a Michou et Suzie avec leur Caddie, Boule, son crâne rasé et sa boule de billard à dégainer en cas de baston, les kepons migrateurs avec leurs crêtes de toutes les couleurs, et surtout, il y a Fidji et ses projets sur Paname. Pour lui, elle a décidé d’écrire un roman, un vrai. 
Et il y a Slam qui sort de prison, Slam qui aime les mots de Moon et a une certitude : un jour, elle décrochera la lune…

 

 

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Mon humble avis :Salut, c'est Moon. Géraldine me file sa place ce soir car elle est encore bouleversée par mon histoire. Faut voir, elle s'est encore pris un grand coup dans le ventre, dans le coeur, et c'est même remonté jusqu'au fin fond de son âme.

Faut dire, ma mère, Maud Lethielleux, sait y faire pour remuer les gens de la tête aux pieds, enfin, surtout dans la caboche. Sa recette ? J'l'ai observée quand elle m'a créée, autant avec ses tripes qu'avec son coeur, normal, pour mettre autant d'amour dans un livre. C'est que même si je suis SDF, j'suis vachement aimée par ma mère biologique, du coup, je crois bien que tout le monde finit par m'aimer aussi, ça fait du bien de savoir qu'à droite à gauche, des lecteurs s'attachent autant à moi. Ouais, bon, je vous parlais de sa recette... Et bien y'en a pas na ! C'est ce qu'on appelle du talent et en plus, le sien n'est pas conventionnel. Oui, parce que la petite Maud, elle écrit comme je parle, à moins que je ne parle comme elle écrit. Pas de chichis entre nous. Et puis, ca évite des froides distance entre nous. C'est sûr, au début, faut s'habituer mais au bout de quelques pages, vous restez assis près de moi sur le bitume et vous partagez mon quotidien, pour le meilleur et pour le pire jusqu'à la dernière page. C'est cool d'avoir Maud comme mère car avec elle, je suis pas obligée d'écrire des mots classes qui ne servent à rien, on se prend pas la tête avec la conjugaison et tout le reste. On parle normalement, comme ça, t'as l'impression d'être avec moi, de discuter, de me comprendre, de devenir mon pote. Mais ça n'empêche que Maud elle me met plein de belles phrases dans la tête ou dans la bouche, des phrases qui sont tristes ou drôles, mais toujours vraies, qui touchent en plein dans le mille. Et puis avec elle, des mots tout bêtes, que certains trouveraient peut-être même moches, deviennent des guirlandes de Noël ou des colliers de fleurs, suivant la saison. Géraldine avait déjà adoré le livre précédent de Maud "Dis oui Ninon". Mais elle a l'impression d'être encore plus touchée par mon personnage, peut-être parce qu'on partage certains points communs et puis que je suis un peu plus vieille que Ninon. D'ailleurs, pour ceux qui la connaisse, et bien vous la retrouverez en peu dans ce livre. Ninon fait des apparitions, avec son père. Géraldine m'a avoué tout à l'heure qu'elle adorait les personnages de Delphine De Vigan, pour qui il faut garder une place dans le coeur tellement ils sont touchants. Ben, pour elle, y'aura toujours une p'tite place pour moi dans son coeur, pareil. C'est cool, j'suis plus SFD alors. Fini le bitume !

 

 

 

"J'attendais quelqu'un, ce n'est pas donné à tout le monde ce genre de privilège".

 

'J'en ai marre d'être lucide et de me comporter comme une vieille qui regarde la vie depuis son balcon."

 

"Les fringues, c'est une façon déguisée de se trimballer à poils"

 

"J'avais bien raison d'être moi mêmen dans ce monde où les gens sont devenus des autres".

 

" Je dis : sortir de quoi, je suis jamais entrée dans rien"

 

"Les compliments, c'est jamais gratuit, c'est une sorte de crédit pour survivre et quand tu en as bien profité, tu paies encore."

 

"La vraie vie est emballée dans du papier cadeau. Quand tu l'ouvres, tu trouves une boîte, c'est comme les poupées russes, chaque boîte en contient une plus petite, l'espoir diminue au fur et à mesure quand tu les ouvres mais tu continues à espérer, tu revois tes projets et tes ambitions à la baisse."........................ et je pourrais continuer sur des pages, presque recopier le livre entier.

 

                                                                                                                   

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De la même auteur sur ce blog :Dis oui, Ninon et une interview exclusive

 

Je fais voyager ce livre. Si vous voulez partager un moment de la vie de Moon et que ce livre vienne chez vous, inscrivez vous par un commentaire. (conditions : tenir un blog que je connais ou que mes copines blogueuses connaissent !)

 

                                                                                      

 

Ce livre est déjà passé chez :  Karine. Il part chez Saxaoul ; Sylvie ; Lyiah, Pascale ; Alex ; Thais ; Marie ; Stéphie

 

 

 

 

Les avis de : Keisha, Sylire, Karine

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 6 Mai 2010

Synopsis : Ils sont cinq frères semblables et pourtant différents, élevés par une mère devenue veuve trop tôt. L'un d'eux s'était éloigné de la famille, lorsqu'il réapparaît, poursuivi par un gang de trafiquants, il se réfugie parmi les siens en leur révélant un secret. Les cinq, ensemble, vont trouver l'énergie de se défendre et le moyen de venger la mémoire de leur père assassiné...

 

 

 

Polar/thriller avec Patrick Bruel, Vincent Elbaz, Pascal Elbe, Eric Caravaca, Matthieu Delarive, Françoise Fabian, Michel Aumont.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :Je vais être moins drôle que sur ma chronique précédente puisque j'ai adoré ce film. J'avoue, quand je lis "film d'Alexandre Arcady", j'y vais les yeux fermés. Une fois de plus, Arcady m'a scotchée à mon fauteuil et a encore réussi à me surprendre... Le sujet du film est plutôt grave, mais Arcady et son équipe ont glissés dans les dialogues des répliques qui font mouche et qui font rire et détende l'ambiance, se moquant gentiment de ses personnages et de la religion que les unis plus ou moins : le judaïsme. Arcady n'a d'ailleurs pas son pareil pour décrire ce milieu, avec ses rites, ses ambigüités et ses forces. La force, on la ressent énormément dans cette famille, la force, l'amour, l'union, le un pour tous tous pour un. On admire la loyauté et le respect qui habite cette fratrie, que ce soit dans la sérénité ou dans l'adversité. Pour un peu, on se croirait presque faire partie de cette famille.

Le scénario est excellent. Il commence par la mise en place tranquille de l'atmosphère et de chacun des personnages... jusqu'au retour du fils "prodigue" pour les uns, "maudits" pour les autres. Là, tout bascule, plus aucun temps mort ni pour les acteurs, ni pour les spectateurs. L'intrigue captive et se dénoue de façon relativement inattendue. En passant, je cite une petite invraissemblance qui m'a dérangée au début.... Vincent Elbaz entre "par effraction" dans une maison manifestement abandonnée depuis presque deux décennies. Et comme par miracle, l'abonnement EDF assure toujours l'électricité et la télévision fonctionne toujours....

 Parlons des  et acteurs... Quel casting magnifique, harmonieux. Toute une équipe qui semble bien soudée comme les 5 doigts de la main, menée par un Patrick Bruel toujours aussi brillant dans ce genre de rôle, mais qui ne fait d'ombre à personne. Chaque acteur peut ici montrer son talent et ne s'en prive pas parce qu'ensemble, ils ne font qu'un !

Vous l'aurez donc compris, entre Iron Man 2 et Comme les 5 doigts de la main, le choix est vite fait. J'espère vous avoir un peu aidé dans votre choix cornélien du samedi soir !!!

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 4 Mai 2010

Synopsis : Le monde sait désormais que l'inventeur milliardaire Tony Stark et le super-héros Iron Man ne font qu'un. Malgré la pression du gouvernement, de la presse et du public pour qu'il partage sa technologie avec l'armée, Tony n'est pas disposé à divulguer les secrets de son armure, redoutant que l'information atterrisse dans de mauvaises mains. Avec Pepper Potts et James "Rhodey" Rhodes à ses côtés, Tony va forger de nouvelles alliances et affronter de nouvelles forces toutes-puissantes...

 

 

 

Science fiction avec Robert Downey Jr, Scarlett Johansson, Gwyneth Paltrow, Mickey Rourcke

 

 

 

 

 

 

  

  

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Mon humble avis :J'avais froid (en ce 3 mai !), je suis entrée dans une salle de cinéma au hasard pour me réchauffer.... Même pas vrai, je suis allée voir ce film de mon plein gré et sciemment, pour élargir ma culture et parce que j'adore les super héros ! Je suis donc responsable mais pas coupable. Car certes, je ne pouvais pas m'attendre au film du siècle mais à ce point là.... Le scénario est vide, le film abrutissant et bruyant. Heureusement, histoire de garantir la SMS (Satisfaction Minimum du Spectateur), la musique relève un peu l'ensemble si l'on ferme les yeux. Mais ne pas trop les fermer tout de même sinon mesdames, vous perdrez le plaisir d'admirer le visage et la plastique du beau Robert. Quand à vous, Messieurs, il serait dommage de passer à côté des silhouettes aussi irréprochables que les visages de Scarlett et Gwyneth.

Reste le cas de Mickey. Depuis que la rénovation de sa façade s'est avérée un désastre et qu'il assume sa défiguration, il cesse la figuration au ciné et retrouve des rôles à la hauteur de sa laideur : des rôles de méchants.

Alors résumons, c'est un film où les gentils sont beaux et les méchants moches. Et les uns combattent les autres...Original non ?

Allez, une étoile pour la copie et l'encre. Oups, on n'est pas à l'école.... Alors une étoile pour les bobines de films et les effets spéciaux qui sont la seule réelle réussite du film. Bon, je voulais voir, j'ai vu !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 3 Mai 2010

Nouvelles - Editions Folio - 114 pages - 2 €

 

Résumé : En vacances en Italie, le narrateur et sa femme font la connaissance du petit Guido, un enfant du village ; il ne sait ni lire ni écrire, mais est incroyablement doué pour la musique et les mathématiques. À six ans, il est capable de démontrer le théorème de Pythagore plus simplement qu'Euclide ! Aldous Huxley fait preuve d'un humour et d'une humanité qui placent ces deux nouvelles parmi les plus belles pages de l'auteur du Meilleur des mondes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :"Auteur de près de 50 livres, Huxley s'est imposé à la fois comme écrivain (Le meilleur des mondes) et comme l'un des plus grands penseurs du XXè siècle. Il a laissé une oeuvre qui allie profondeur mystique, humour et sens de la formule." La première phrase me laisse dubitative.... je n'avais jamais entendu parler de cet auteur.... que de lacunes dans ma culture littéraire, à moins que ce Monsieur ne soit pas si connu que cela. Ça me rassurerait !

Tout à fait d'accord avec la deuxième phrase.

Dans ce livre,  2 nouvelles... La première est effectivement d'un humour fin et discret fleurant le sarcasme, mais pas moins efficace. Une bigote qui essaie de se comporter comme une pauvre pour gagner en grandeur d'âme, tente d'élever ses enfants dans la même direction. Sa fille, excédée par la méthode éducative de ses parents, lui donne du fil à retordre. Jusqu'à ce que celle ci aille passer quelques mois chez sa tante... Une belle réflexion sur la façon de d'éduquer les enfants, sur les besoins de rempart, d'ordre et de liberté... je ne m'étendrai pas sur le sujet car comme je n'ai pas d'enfant, "je ne peux pas comprendre !"

La deuxième nouvelle, Le Jeune Archimède, m'a beaucoup plus touchée, malgré un début très "contemplatif". Ce début plaira à quiconque aime la Toscane ou s'essaie à la peindre. Il s'agit ici de la découverte du génie d'un enfant. Au début, l'on croit que le sujet de ce génie est la musique.... Mais le narrateur découvre qu'il s'agit des mathématiques.

De belles réflexions et formules sur le génie, la place qu'on lui laisse pour s'épanouir, les chances de devenir génie... Et une théorie non moins négligeable : un génie ne le serait pas forcément devenu s'il était né dans une autre époque. Mais aussi, une deuxième leçon sur l'écoute nécessaire de ce que l'enfant dit de lui même sans le savoir et l'aider à exploiter son don sans en faire une fierté ou un objectif personnel d'adulte.

 

Deux nouvelles qui ne manquent pas d'intérêt mais qui, hélas, s'embourbent un peu trop dans les détails durant les premières pages.... La lectrice que je suis a eu beaucoup de mal à entrer dans ces histoires, même si ensuite, elle n'a pas boudé son plaisir. Et puis un peu de culture vite lue ne peut nuire à la santé !

 

"Il est plus facile d'être  en colère que d'être triste, c'est moins douloureux"

 

"Cet enfant, pensai-je, a eu la chance de naître à une époque qui lui permettra de mettre ses dons à profit.... S'il était né quand se bâtissait Stonehenge, il aurait pu consacrer une vie entière à découvrir les rudiments de ce qu'il pourra maintenant avoir une chance de prouver"

 

"Beethoven né en Grèce aurait dû se contenter de jouer d'aigres mélodies sur la flûte ou la lyre.... il lui aurait été impossible  d'imaginer la nature de l'harmonie."

 

 

 

                                                

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 1 Mai 2010

 

Gipsy Paladini... Une auteur au parcours géographique atypique, qui nous a livré récemment son premier roman : un polar noir dans le New York des années 60 : Sang pour Sang

 

 

 

 

Ce livre, je l'ai lu. Il m'a captivée, surprise. Vous pouvez en relire ma chronique en cliquant sur le lien ci-dessus. D'ailleurs, ce polar, qui mérite d'être connu, je le fais voyager. Pour vous inscrire (conditions être blogueur connu par moi où mes amies blogueuses), même punition, cliquez sur le lien !

 

  

 

Pour mon plus grand plaisir et j'espère le vôtre, j'ai interrogé la jeune auteur... Et voici ses passionnantes réponses ! Je me suis moi même régalée en les découvrant. D'ailleurs, plus d'une de ces réponses éveillent en moi multitude d'autres questions... Mais bon, il faut savoir se limiter ! 

  

    

 

Bonjour Géraldine,  

 

 

Eh bien me voilà honorée, tout d’abord une très bonne critique du livre et maintenant une interview, je vais commencer à croire que mon livre n’est pas si mal finalement 

 

   

Comment décide t-on, un jour, de se mettre à écrire un livre et qui plus est un polar, qui relève d'un genre très spécifique ?   

GP : Je pense qu’il y a deux sortes de personnes, ceux qui écrivent par choix, qui ont donc besoin de cours, de direction, de temps, etc. et ceux pour qui écrire est naturel (louable dans les deux cas). Dans ma famille, je n’ai personne qui aurait pu m’inciter à écrire, et pourtant j’ai toujours écrit, partout. Des idées surgissaient (et continuent de le faire d’ailleurs) dans mon esprit à n’importe quel moment de la journée et de la nuit, et il fallait que je les écrive. J’écrivais sur des bouts de nappe, des étiquettes de bouteille, du papier toilette, ça m’est même arrivé de m’écrire sur le corps quand je n’avais pas d’autre support. Ca rendait fou mes parents. La nuit je dispose toujours un bloc note à mes côtés et parfois j’écris pendant une heure dans la nuit noire, du coup le lendemain je me mets dans tous mes états parce que je n’arrive plus à me relire !

 

Donc pour ma part, je n’ai jamais « décidé » d’écrire un livre, c’est venu naturellement, pourtant bien que je fusse particulièrement douée en orthographe, je n’avais pas de très bonnes notes en français. En fait les cours de mes professeurs me donnaient des idées, et du coup à la fin de ceux-ci, j’avais rempli toutes les marges de notes et presque rien sur le sujet de la leçon journalière. 

   

J’ai donc écrit deux livres vers la quinzaine, mais mon premier vrai roman (qui avait éveillé l’intérêt de Gallimard, ayant passé le cap des 4 lecteurs) je l’ai écrit à mes 21 ans.

    

Pour ce qui est du polar, à vrai dire, j’ai toujours été passionné des films noirs, les Bogard, Bacall, Tierney, les répliques à la Mae West, etc. J’aime la passion qui brille dans les yeux, les dialogues travaillés, la beauté des femmes, et bien que je ne pensais pas vraiment à m’orienter moi-même –tout du moins dans l’écriture- vers ce domaine, c’est venu naturellement. Maintenant que j’ai un pied dedans (encore chétif), je compte bien m’accrocher, et même si j’ai encore beaucoup à apprendre, je sens que je vais m’épanouir dans le genre. 

 

  

 

 

Quand vous avez commencé votre travail d'écriture, saviez vous déjà où vos personnages allaient vous mener ? Qui tenaient les rennes : vos personnages ou vous ? Combien de temps avez vous mis avant de poser le point final ?  

GP : Alors là…j’ai écrit le livre voici six ou sept ans donc je ne me souviens pas de toutes les circonstances. Ce dont je me souviens est qu’à l’époque, Harlan Coben venait de sortir en France ses deux premiers titres « ne le dis à personne » et « disparu à jamais », et même si mes goûts se sont corsés et que je préfère le roman plus noir (mon ami Claude Mespledes me tirerait les oreilles, car « noir » étant un genre, on ne dit pas « plus » noir, c’est comme dire « plus thriller » !! mais j’aime bien désobéir ), c’était la première fois que j’étais confrontée à cette mise en scène, ces chapitres rapides pleins de rebondissements, et c’est sur cette base que j’ai voulu écrire « Sang pour Sang », afin de donner une impression de course perpétuelle. 

   

Pour en revenir au contexte de l’histoire, pour ce livre en fait je n’avais que la fin du roman. Je la traînais depuis quelques années déjà et un jour j’ai décidé d’en faire un policier.

 

Pour ce qui est de mes personnages ou de l’histoire en elle-même, je ne fais pas parti des écrivains qui se laissent guider par leur inspiration sans savoir ce qu’il adviendra dans la page suivante. Personnellement je ne peux pas entamer l’écriture d’un roman si je n’ai pas le squelette et les articulations de l’histoire. Par contre il est vrai que les personnages m’ont surprise et se sont étoffés au fil de l’écriture, m’entraînant d’ailleurs du simple livre à suspense au polar.

 

Je pense que j’ai dû écrire le livre en sept ou huit mois. Par contre la correction a bien dû durer 5 ans (lol)…vous savez ce que c’est, on peut lire cent fois un livre, on y trouvera toujours à le corriger.

 

 

 

Votre roman se déroule dans le New York des années 60. Pourquoi justement cette ville et cette époque : une évidence, une envie, une passion pour la grosse pomme ?   

GP : Le choix de la date était évidente par rapport au contexte de l’histoire et à la situation de celle-ci. Comme je voulais en placer l’intrigue aux Etats-Unis et que le livre s’est de lui-même tourné vers le polar, New York m’est apparu elle aussi comme une évidence. La pluie, la grisaille, les impers mouillés, les phares des voitures dans la nuit, je ne vois aucune ville à la fois aussi fascinante et impitoyablement sombre  que New York. 

 

 

Pour coller au genre du polar, avez vous suivi des codes ou un canevas précis ou avez vous juste laissé votre inspiration faire le travail ?     

GP : Comme je l’ai mentionné en haut, mon initiative première était d’écrire un roman à suspense, avec une bonne dose de rebondissements (je pense d’ailleurs que certains polardeux avérés pourraient éventuellement me reprocher d’avoir un peu boudé certains codes du polar), néanmoins comme l’histoire se déroulait dans les années 60, les personnages se sont mis à parler et à agir d’une manière telle que le livre s’est tourné de lui-même vers le polar, à ma grande reconnaissance.  

Donc je n’ai pas vraiment suivi de codes, si ce n’est de faire évoluer l’histoire dans une noirceur parfois insoutenable, mais sans aucun doute ai-je été inspiré par les films noirs dont je raffole. 

 

   

 

Votre personnage principal, Al n'a pas des abords très sympathiques ; bourru et parfois bourré, misogyne. Pourquoi un tel choix ? On a l'impression que vous même ne l'aimez pas trop mais que vous êtes presque prête à lui donner une seconde chance ? Ne serait-ce pas plus agréable et / ou plus facile d'être amie et éprise du personnage que l'on crée ?     

GP : Détrompez-vous, je suis très éprise de Al, justement parce que c’est quelqu’un qui ne cherche pas à être aimé. Il vit dans un monde à part, un monde qu’il n’ouvre à personne, et peut-être ainsi ai-je l’impression que moi-même je ne le connais pas. C’est grisant pour un auteur d’être surprise –même désagréablement- par un de ses personnages.  

En même temps j’aime le fait qu’il essaie, même si ce n’est pas une évidence au début du roman, de se sortir de cette noirceur poisseuse, qu’il voit la lumière au bout du tunnel, mais à chaque fois qu’il s’en approche les ténèbres le ramènent irrémédiablement à eux.    

Par contre pourquoi j’ai pris plaisir à le rendre si désagréable, c’est un mystère même pour moi. D’autant que je suis plutôt féministe et que dans la réalité, j’aurais volontiers collé un pruneau dans le front (ou autre part d’ailleurs) d’un type pareil.

 

 

 

Sans trop dévoiler le dénouement de l'énigme, on peut dire que la clé se trouve dans une époque traumatisante de l'humanité où l'Homme faisait déjà preuve de grande inhumanité et d'extrême ingéniosité dans la torture. Vous donnez quelques descriptions et pas mal d'exemple, donnant même, à la fin du livre, les véritables noms de ces hommes tristement célèbres. Dans cette partie, où s'arrête le romanesque et où commence l'Histoire ?  

G.P C’est en effet une période qui me tient très à cœur et une source inépuisable d’inspiration. J’ai fait énormément de recherches sur cette période, et c’est vrai que c’est difficile de terminer la dernière ligne du roman, de tourner la page puis de passer à autre chose. Un peu de notre innocence et de notre foi restera toujours là-bas, au milieu des cadavres.  

La plupart des descriptions des sévices subis (voir toutes les descriptions, si je me souviens bien), sont réelles, et j’imagine qu’il y a eu pire, malheureusement j’ai dû faire un choix et n’en sélectionner que quelques unes.  

Les personnes dont je parle ont-elles aussi existées. Elles ont perpétré les horreurs que je leur impute.  

Pour moi il était important de ne pas faire qu’une banale histoire policière (bien que certains soient très doués pour ça), j’ai besoin de matière plus consistante, et j’aime soulever des questions graves, comme ici, à savoir : quel genre de personnes serions nous si l’horreur venait frapper à notre porte ? Que ferions-nous si on nous donnait les pleins pouvoirs ? Ce sont des questions auxquelles personne ne peut répondre tant qu’on n’a pas été confronté à certaines situations.

 

 

 

Pourquoi avoir justement choisi de dénoncer cette triste période de l'Histoire ?     

GP :  Comme je l’ai dit plus haut, cette période de l’Histoire m’horrifie tout comme elle me fascine parce que c’est une période si sombre de l’humanité, si incompréhensible. Comment en peut-on arriver là ? Le pire est qu’après avoir étudié le sujet, je me dis que malgré cet exemple du passé, on pourrait recommencer. La capacité qu’a l’homme de pouvoir oublier est à la fois un don et une malédiction, car il n’apprend jamais rien.

 

 

 

Prévoyez-vous d'autres aventures pour votre personnage Al ? Celui ci pourrait il devenir un personnage récurant ?    

GP : Figurez-vous que Al a effectivement ses fans, et en premier mon cher éditeur, Stéphane Berthomet, et donc bien que je n’aurais jamais pensé écrire une suite, je suis en ce moment même en train de lui faire des misères. Ce sera une occasion d’en apprendre davantage sur lui, et d’autres personnages qui sévissent dans le premier tome. Par contre ce ne sera pas une vraie suite, c'est-à-dire qu’on pourra lire les livres dans le désordre.

 

 

 

Vous semblez avoir la bougeotte... Vous avez vécu à Los Angeles, puis au Brésil. Vous voici revenue en France.... Des fourmis dans les jambes ? Envie de repartir ? Où ? Le pays de vos rêves ? Et vos prochaines vacances, où vous mèneront-elles ?   

GP :   Depuis que j’ai 13 ans je voulais partir aux Etats-Unis. Je n’étais pas très sociable, je vivais dans une bulle avec mes histoires, et je me sentais à l’étroit dans le quartier de l’est où je suis née. A seize ans j’ai commencé à sillonner les routes en stop, puis j’ai été en Afrique, en Asie avant de partir définitivement de la France à 19 ans. Là j’ai été en Autriche, où j’ai vécu deux ans au milieu des immigrés yougoslaves, là-bas je me suis passionnée pour la Yougoslavie, j’ai appris la langue et m’y suis même rendue seule durant un long voyage dans les Balkans. Durant cette période j’ai beaucoup voyagé : Cuba, Turquie, Roumanie, etc. puis je suis partie ensuite aux US avec 100$ en poche. J’ai atterri à San Francisco dans une auberge miteuse au milieu des junkies qui s’enfilaient des rai de coke en se gavant de « South Park », je fréquentais les bars chinois, discutais avec des membres de gangs mexicains, jouaient au billard avec des vétérans du Vietnam, puis je suis allée à Los Angeles…partout où j’allais j’aimais fréquenter les lieux et les gens « hors la loi », soit des gens qui ne correspondent pas au profil du parfait petit citoyen. Je pense que c’est dans les milieux sociaux défavorisés qu’on trouve le plus d’humanité, justement parce que généralement ce sont des gens qui n’ont pas eu la vie facile et qui savent que pour s’en sortir ici bas il faut se battre.     

J’aime les villes torturés, les gens déchirés, les vies bancales, ce sont sur ces existences imparfaites que j’ai envie d’écrire. La perfection m’horripile.

    

Prochaine destination de vacances ? Là où mes rêves voudront bien m’emporter…  

   

 

 

Quelle lectrice êtes-vous ? Quel auteur admirez-vous le plus ? Quels sont vos 3 derniers coups de coeur littéraires ?    

G.P : Généralement je ne lis pas quand j’écris parce que j’ai tendance à être inspirée par le type de livres que je lis (noir, sentimental, humoristique, etc.), mais bon en ce moment je déroge un peu à la règle puisqu’avec la promotion de « Sang pour Sang », je suis un peu désorientée)…j’avais coutume de lire environ trois livres par semaine. J’ai eu mes périodes populaires avec Gavalda, Coben, Kennedy, etc. (sans oublier Stephen King qui a été mon premier coup de foudre durant mes très jeunes années), qui m’ont fait à chaque fois découvrir un univers propre dans lequel, livre après livre, j’aimais me plonger, puis j’ai fait la connaissance du maître Japrisot  dont le ficelage des intrigues est incomparable…puis mes goûts se sont précisés…j’admire depuis toujours le grand aventurier Cizia Zykë, même si tous ses livres surtout dans ses derniers ne me plaisent pas, et puis il y a Dennis Lehanne qui sait si bien mêler le suspense aux sentiments, ses histoires étant toujours profondes, et aussi une auteure méconnue en France, Patricia Melo, une brésilienne, qui écrit à coups de mitraillette avec une critique très cynique de la société brésilienne, je l’adore…et depuis que j’ai publié mon livre et donc que je suis davantage orientée vers le polar j’ai découvert John Connolly ( pas Michael !) dont je suis folle du personnage, Charlie Parker, un homme cruellement saigné à vif, qui traîne la mort derrière lui comme une ombre emportant sur son passage les personnes qu’il aime.

 

En ce moment, afin de corriger mes potentielles lacunes polaresques, je me replonge aux sources en lisant : «  J’étais Dora Suarez » de Robin Cook et « Le grand Sommeil » de mon Chandler adoré, quelle perfection d’écriture, et les dialogues…un tel délice qu’on a l’impression en fermant le livre qu’on a pris trois kilos !   

 

Les trois derniers coups de cœur littéraires ? Ouah, c’est comme demander à Paris Hilton d’emporter sur une île déserte qu’une seule paire d’escarpins ! 

A défaut de citer les œuvres, je citerai les auteurs :

 

Patricia Melo (peut être pour « Enfer »)

 

Bukowski (pour son œuvre générale)

 

John Connoly (« l’ange noir »)

 

Dennis Lehanne (« Shutter Island » (the best surprising ending ever), « ténèbres, prenez moi la main »)

 

Raymond Chandler (« Le grand sommeil »)

 

James Ellroy (« Le Dahlia noir »…d’où j’ai tiré le prénom de ma fille)

 

Pour mes petits coups de cœur récents : « Chocolat » de Joanne Harris, « petit déjeuner avec Mike Jagger » de Kuperman et  Elite da Tropa, de Soares, Batista et Pimentel, livre document sur la BOPE, l'unité d'élite radicale de la police de Rio de Janeiro (apparemment la seule à ne pas se laisser bouffer par la gangrène de la corruption...mais à quel prix?). N’hésitez pas à sortir des conventions pour découvrir de nouveaux auteurs, c’est souvent comme ça qu’on se chope un coup de cœur (pas de souci, c’est un mal bien agréable à soigner…)  

 

Ah mince, ça fait déjà six…et des poussières   

Bon de toute manière Paris Hilton ne survivrait pas une nuit sur une île déserte, alors…

   

 

So long, Buddies…

 

  

                                                                                

                                                                                        

 

 

 

                                                                                  merci                            

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

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Publié le 30 Avril 2010

 

Policier - Editions Points - 328 pages - 7 €

 

Résumé : Un nouveau cadavre est retrouvé à Reykjavik. L'inspecteur Erlendur est de mauvaise humeur : encore un de ces meurtres typiquement islandais, un " truc bête et méchant "
qui fait perdre son temps à la police... Des photos pornographiques retrouvées chez la victime révèlent une affaire vieille de quarante ans. Et le conduisent tout droit à la " cité des Jarres ", une abominable collection de bocaux renfermant des organes...

 

 

 

 

 

 

                             

 

 

 

 

 

  

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Mon humble avis :   Ca y'est, j'ai enfin fait la connaissance de l'inspecteur Erlendur, qui sévit couvert d'éloges sur la blogosphère littéraire depuis quelque temps. Après les auteurs Scandinaves, il va falloir compter sur les auteurs de la trop volcanique Islande...

J'ai dévoré ce policier non pas d'une traite, mais de trois et la troisième m'a fait accélerer mon rythme de lecture tant je m'interrogeais sur le dénouement.

Erlendur est un flic un peu beaucoup bourru avec une vie personnelle proche du néant. Habituellement, je n'aime pas ce type de personnage. Mais ici, ces défauts ne sont pas remis sur le tapis à chaque début de chapitre. Et surtout, on s'attache à la relation qu'il essaie tant bien que mal de partager avec sa toxico de fille. Ce qui rend ces deux personnages touchants et donne envie de les suivre. Oui, car il existe d'autres aventures d'Erlendur et pour une fois, j'ai été bien inspirée : sans le savoir, j'ai acheté le premier épisode des enquêtes de ce flic...

L'atmosphère Islandaise est très bien décrite et l'intrigue tient on ne peut plus la route. On se demande vraiment comment la police va s'en sortir avec si peu d'indice et un cadavre qui ne côtoyait personne. Et finalement, tout se dénoue et nous conduit dans des conclusions bouleversantes. Je suis donc très enthousiaste envers ce roman. Alors pourquoi ne lui attribué-je que 3 étoiles ? Je vous laisse mener l'enquête !

Bon allez, je vais être sympa.... Voici deux indices : un élément du dénouement aurait mérité plus d'explications pour que mon humble petite personne le comprenne dans son intégralité au lieu de juste l'accepter.

Enfin, sadique comme je suis, je m'attendais à encore plus de noirceur et d'immonde concernant cette fameuse cité des jarres, et à une enquête un peu moins "plan plan".

Même s'il est de facture assez classique, ce policier est à lire tout de même, pour le plaisir, les pages qui se tournent toutes seules et pour la découverte d'un auteur et de personnages à suivre !

 

 

                                                    challenge ABC

                                                                I

 

Lecture commune avec Lilibook et Fersenette

 

 DAL PAL : 103 - 26

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 29 Avril 2010

Le mois dernier, s'est tenu à Paris le 30ème salon du livre... Nombreux sont les blogueurs et lecteurs à s'y être rendus. J'ai décidé de passer mon tour cette année mais attends avec impatience la version 2011. Le salon du livre reste un haut lieu de rencontre ou de rendez vous, que ce soit pour les passionnés du livre ou pourquoi pas, les lecteurs plus occasionnels.

 

Mais ce salon divise les professionnels et la polémique n'est pas loin concernant le prix exhorbitant des stands qui empêche les plus petits éditeurs de participer à cette manifestation. Même Hachette a divisé par 9 la surface de son stand, réalisant 600 000 € d'économie, et d'autres groupe ont carrément boycotté le salon.

 

"Dans la foulée, le groupe Bayard, spécialisé dans la jeunesse, a - pour des raisons d'économie et parce que le Salon international du livre de jeunesse de Bologne se tient en même temps (du 23 au 26 mars) - décidé de passer son tour. Quant au groupe La Martinière, qui détient les éditions du Seuil, les Editions de l'Olivier, Métailié, il a aussi décidé de réduire la voilure de 30 %." (Le monde du 18/03)

 

Voici quelques avis de professionnels recueillis dans la presse, qui vous aideront peut-être à faire le vôtre :

 

Dans Point de Vue du 24 mars :

 

POUR, Françoise Nyssen, présidente du directoir d'Actes Sud

- Que pensez vous de la décision d'Hachette ?

"C'est vrai que les stands coûtent cher, il y a un côté marchand. Mais il faut rester constructifs. Nous avons essayé de transformer ce Salon en une fête du livre avec la complicité de libraires à qui nous confions notre stand depuis toujours". (PDV)" Le salon  constitue un temps fort pour la médiatisation des livres". (le monde 18/03)

 

- A quoi ressemblerait le Salon idéal ?

" A chacun son boulot : c'est à l'organisateur d'y réfléchir. Peut-être faudrait il faire en sorte que tous les stands soient confiés à des libraires ?" (PDV)

 

- Que pensez vous d'un retour au Grand Palais ?

" Ce serait évidemment plus agréable ! Mais est-ce qu'on ne court pas le risque d'être plus élitiste ?(PDV)

  

  

POUR, Antoine Gallimard :  "il est essentiel de conserver une manifestion qui célèbre la magie du livre physique, au moment même où le numérique est sur toutes les lèvres". (Le monde)

 

 

POUR, Jean Delas qui dirige l'Ecole des loisirs, il considère que "le Salon du livre n'est pas parfait, mais a au moins le mérite d'exister". (le monde)

  

  

POUR,Henri Causse, directeur commercial chez Minuit

"Trop grand public? Le public est-il si stupide? Pas rentable? Il est absurde de vouloir vendre des livres afin de rembourser son stand: c'est un investissement qui doit être pris dans un budget promotionnel.Mais on participe d'une communauté, et le Salon de Paris est essentiel pour les éditeurs plus modestes ou récents, qui ont besoin de visibilité, ainsi que pour les libraires qui viennent les découvrir. Alors oui, on perd peut-être de l'argent, c'est fatigant, etc., mais on fait partie d'un tout. Une partie des bénéfices du Salon va au SNE: sans salon, les cotisations des membres augmenteraient sans doute.» (Le courrier)

 

 

POUR, Valérie Guiter, attachée de presse des Editions Métailié

" On n'en attend ni publicité ni reconnaissance particulière, mais il est important d'y participer en tant qu'éditeur: nous y avons des rendez-vous et une relation directe avec nos lecteurs.» (Le courrier)


                                  

 

CONTRE, Jean Marc Robert, gérant et directeur éditorial des éditions Stock (groupe Hachette)

- Que pensez vous de la décision d'Hachette ?

"S'il veut continuer, le Salon doit cesser de rançonner les éditeurs, de les contraindre à faire des choses contre nature, comme vider les librairies. Tout le temps du Salon, elles sont désertes. C'est quand même paradoxal ! L'argent doit être dépenser pour envoyer les auteurs dans les librairies, les faire voyager." (PDV)

 

- Quelle a été la réaction de vos auteurs privés de Salon cette année ?

"Personne ne s'est plaint. C'est plutôt un soulagement." (PDV)

 

- A quoi devrait ressembler le Salon ?

"Il n'aurait de sens que s'il était confié aux libraires. Chaque libraire pourrait par exemple accueillir sa librairie idéale." (PDV)

 

- Etes-vous pour un retour au Grand Palais ?

"Qu'ils le fasse sur un banc, s'ils le veulent. Ce sont les gens qui comptent, pas les lieux." (PDV)

Propos recueilli par B.L

 

 

 

CONTRE, Gérard Berréby, directeur d'Allia et son assistante :

«C'était un investissement énorme en termes d'argent, de temps, d'organisation...Et qui n'avait pas d'impact suffisant, ni pour l'éditeur ni pour les auteurs" (Le courrier).

 

 

 

CONTRE, Eugène Ebodé et écrivain français,

" ce Salon est à mes yeux le moins intéressant de France: on n'y rencontre pas vraiment le lecteur, mais le chaland. C'est le spectacle qui prime, non la littérature. Il faut être un écrivain exposé médiatiquement pour intéresser, avoir suffisamment dansé devant les lucarnes télévisuelles et cédé au spectaculaire. On est dans le registre promotionnel, pas dans celui des débats d'idées ou littéraires.» (Le courrier)

 

 

 

 

 

photo trouvée ICI 

 

ET VOUS, QUEL EST VOTRE AVIS ????

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #A propos de...

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