Publié le 11 Octobre 2012

 

Synopsis :Plaquée par son petit ami, Pauline se laisse entraîner par sa sœur dans un palace de la riviera italienne. Au lieu de savourer les joies du farniente, elle se persuade qu’un crime a été commis dans l’hôtel et s’improvise détective, embarquant dans ses investigations un séduisant maître-nageur…

 

 

Avec Sandrine Kiberlain, Audrey Lamy, Claudio Santamaria, Antoine Chappey

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

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 Mon humble avis :Ce soir là, au cinéma, j'ai vu deux films à la suite : Les seigneurs que j'ai adoré et celui ci qui, du coup, m'est paru bien pâle en comparaison. Oui, presque terne et pourtant, les couleurs ne manquent pas, tant dans les tenues de Sandrine Kiberlain, que dans le ciel bien bleu, les palmiers bien verts et le rouge à lèvre très rouge... Certes, le film joue avec un aspect un peu désuet et rétro dans le scénario (la miss qui s'improvise détective mais qui est réellement gaffeuse). Il y a un côté Imogène Mc Carthery dans cette Pauline détective. Hélas, Pauline n'arrive pas à la cheville d'Imogene. Les situations sont vite répétitives, le personnage de Sandrine Kiberlain ne m'est pas paru plus sympathique que cela. Certes, la fin montre un aspect touchant que l'on n'imaginait pas chez certains personnages, et la dernière image nous laisse dans une situation inattendue. Mais cela ne suffit pas pour rendre cette Pauline détective incontournable, même si l'ensemble ne mérite pas non plus l'adjectif déplaisant. Divertissant, voilà qui convient.

Au fait, les filles, questions, quand vous prenez un bain seule (oui, je précise seule, car le fait d'être à deux pourrait justifier la chose) : vous appliquez vous une bonne couche de rouge à lèvres pour vous séduire vous mêmes ??? Voilà, c'est le genre de détails qui m'énervent , que je remarque et sur lesquels je bloque quand le film ne m'embarque pas et me laisse dans mon confortable fauteuil.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 9 Octobre 2012

B.D - Editions Futuropolis - 267 pages - 24.90 €

 

 

Parution en octobre 2011

 

 

L'histoire : Richard Leroy est vigneron en Anjou. Il n'a quasiment jamais lu de bande dessinée.

Etienne Davodeau est auteur de bande dessinée. Il ne sait pas grand chose du monde viticole.

Chacun est l'ignorant de l'autre. Et durant une année chacun va être l'éclaireur de l'autre dans son domaine.

Les ignorants... Récit d'une initiation croisée

 

  

 

 

Tentation : La blogo

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

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Mon humble avis :Quel magnifique album ! Il devrait être mis dans toutes les mains des ignorants comme des initiés dans les deux domaines dont il est question ici : la BD et la viticulture. Pour apprécier cet album, il s'agit juste d'être curieux, d'aimer les jolies choses et d'être touché et fasciné par les hommes passionnés par leur métier. Plus encore, c'est de l'amour, de la dévotion pour ces activités qui, au delà d'être leur gagne pain, sont leur âme, le coeur, leur sang, leur tout. Qu'ils soient bédéistes ou vignerons, tout ce qui compte pour eux, c'est l'amour du travail bien fait, le détail et l'objectif... Faire un très bon vin qui plaira, dessiner une BD qui touchera pour x raisons. Ici, l'arme de nos deux personnages réels (Davodeau se met lui  même en scène), c'est la sincérité, l'authenticité. Parler à l'autre que ce soit par le goût d'un vin ou par une BD.

Richard Leroy est un vigneron que l'on pourrait qualifier d'artisan. Aucun pesticide, peu ou pas de machine. Des heures et des kilomètres à arpenter sa vigne, à la tailler, à la soigner, à lui parler. Grâce aux fabuleux dessins et les joyeuses bulles, Davodeau nous dresse le portrait de cet homme et nous décrit son métier sur toute une année. Il y exprime aussi ses propres surprises, étonnement ou réticences envers certains procédés. Le tout avec bon humeur et humour, les deux hommes s'entendant comme larrons en foire. Et ils nous emmènent en voyage dans quelques coins de France à la rencontre d'autres vignerons qui produisent des vins aux saveurs toujours différentes. Je ne sais pas combien de bouteilles on ouvre dans cet album, mais en tout cas, on déguste, et on regrette juste d'être dans son canapé et non au fond d'une cave ! Vraiment, c'est passionnant de vivre cette année auprès de ces hommes aussi attachés à leur terre, à leur vigne. Qu'est-ce qu'on apprend ! Très intéressant aussi de découvrir que nombre de ces hommes sont arrivés dans le métier sur le tard, au fil d'une reconversion guidée par la passion et le défi.

Etienne Davodeau entraîne également son ami dans le monde de la BD : imprimeurs, éditeurs, salons de la BD, dédicaces, rencontres avec d'autres auteurs. Les réactions de Richard Leroy sont souvent très drôle, car très directes et décidées. On en apprend moins sur la BD que sur le vin (enfin, pour ma part) car dans ces pages, ils est plus question de messages, d'objectifs ect que de techniques même de dessins, de mise en page, de scénarisation, d'inspiration.... Mais le plus important, c'est que les protagonistes de cet album, à chaque fois qu'ils se rencontrent, discutent, échangent leurs impressions, leurs rituels, leurs certitudes, leur savoir et leurs doutes et que chacun est prêt à recevoir et se retrouve enrichi d'un savoir inestimable. Il est question de débat sur le bio affiché ou juste respecté, sur l'importance d'un label tel AOC, de la biodynamie... Impossible de choisir ne serait-ce qu'un passage de cet album tant chaque page a sa richesse humaine et culturelle. Les ignorants vous emmènent au delà des préjugés, en haut d'un coteau ou au fond d'une cave, dans une imprimerie ou un atelier de dessin. Là, avant de conclure, un mot me vient à l'esprit : phénoménale. Un très beau cadeau à offrir à qui y sera sensible.  Y'a pas à dire, les passionnés sont passionnants ! Ils nous ouvrent les yeux et affinent notre goût.

 

"La proximité physique et mentale du vigneron avec son travail... pense à ça quand tu bois du vin".

 

 

Pour en savoir plus sur Richard Leroy : http://www.cave-spirituelle.com/cave-vin/loire/domaine-richard-leroy.html

Et pour info... Savez vous la différence entre un vigneron et un viticulteur.... Le vigneron fait son vin de A à Z et possède ses vignes alors que le viticulteur ne les possède pas.

 

 

Bon, c'est pas tout, mais on se l'ouvre cette bouteille ?!

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 7 Octobre 2012

Synopsis :  

Patrick Orbéra, la cinquantaine, est une ancienne gloire du football qui a totalement raté sa reconversion. Sans emploi, alcoolique et ruiné, il n’a même plus le droit de voir sa fille Laura. Contraint par un juge de retrouver un emploi stable, il n’a d’autre choix que de partir sur une petite île bretonne, pour entraîner l’équipe de foot locale. Si ils gagnent les 3 prochains matchs, ils réuniront assez d’argent pour sauver la conserverie de l’île, placée en redressement judiciaire, et qui emploie la moitié des habitants. Patrick Orbéra est immédiatement confronté à un obstacle majeur : transformer des pêcheurs en footballeurs quasi-professionnels. Il décide alors de faire appel à ses anciens coéquipiers pour l’aider à hisser le petit club breton parmi les grands…

  

Avec José Garcia, Omar Sy, Jean Pierre Marielle, Gad Elmaleh

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Excellente surprise que ce film, surtout que j'y suis allée par pure curiosité, limites avec une bonne dose d'aprioris. J'espérais rire mais craignais le lourdingue.

Et bien j'ai ri, de bon coeur et toute la salle avec moi. Lors du générique de fin, une partie de la salle s'est même aventurée à lancer quelques applaudissements. En même temps, nous sommes à Rennes, et le film se déroule sur l'île de Molène dans le Finistère...

Le dicton dit : "Qui voit Molène voit sa peine" et bien moi je dis, qui voit "Les Seigneurs rit de bon coeur !"

Certes, comme le veulent les rouages de la franche comédie, les personnages sont parfois caricaturaux (poussés dans leur extrêmes) et de-ci-delà, quelques clichés régionaux fleurissent. Mais, mais, ils servent bien l'histoire et le rythme.

Il se dégage de ce film une bonne humeur contagieuse, on sent vraiment que les acteurs se sont bien amusés à tourner ce film. Certaines réparties ou quelques monologues (notamment ceux d'un Gad complètement à l'ouest) sont hilarants.

Mais le film de s'en tient pas à la rigolade, et c'est aussi une de ses forces. Ils est question d'une île isolée, et d'une conserverie de sardines sous la menace des huissiers. Cette conserverie, c'est le poumon économique de l'île. Le maire, les habitants et cette nouvelle équipe de foot plutôt improbable vont tous s'unir pour sauver cette entreprise. Certains ont tout à perdre, d'autres, tout à retrouver, comme un objectif de vie, un honneur... Alors, entre les lignes, on décèle une émotion vraie et sincère.

Évidemment, ce film se moque des stars du foot blindées de fric mais dépourvues de valeur morales et débordant d'égo et de malheur... forcément...

Alors, on en vient à rêver... A rêver que le sport de haut niveau retrouverait ses valeurs.... Que les footballeurs coureraient après un ballon pour une bonne cause, une cause qui à priori ne serait pas la leur, mais pour laquelle ils auraient envie de se battre.

En tous cas, de mon côté, je n'avais pas autant vibré devant un match de foot depuis 1998 !!!!

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 5 Octobre 2012

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 Dans le cadre des Rencontres de la rentrée littéraire, la romancière américaine est venue à Rennes, aux Champs Libres, pour une conférence.

Le sujet de celle ci était plus tourné sur l'identité (Louise Erdrich est en effet amérindienne par sa mère). Son dernier roman, le jeu des ombres, a tout juste été évoqué mais cela n'a pas empêché cette conférence d'être très enrichissante !

 

 

 Le jeu des ombres

 

 

 

 

 

 

   

La mère de Louise Erdrich est une Ojibwa (famille des Chippewa), donc amérindienne, et son père est germano-américain. Louise Erdrich grandit dans le Dakota du Nord, où ses parents travaillaient au Bureau des Affaires Indiennes. Elle vit désormais dans le Minnesota avec ses filles et est la propriétaire d'une petite librairie indépendante appelée Birchbark Books, "birchbark" signifiant "écorce de bouleau" en anglais.

L'objectif de cette conférence était de distinguer comment la notion d'identité traverse son oeuvre sans réduire celle ci à cette seule notion.

 

 

Intervenante : Louise Erdrich, quelle a été votre vie, quel parcours avez vous suivi ?

L.E : Voulez vous que je commence à l'époque où j'étais bébé ?! C'est une longue histoire. Mais d'abord, merci à tous ceux qui sont venus ce soir. Ma mère est Obijwa et mon père est allemand. J'ai grandi entre une réserve et l'Allemagne. J'ai donc reçu 2 héritages. C'est douloureux mais aussi extrêmement enrichissant. Ma vie a vraiment été une culture mixte car jai aussi vécu dans une communauté germanophone.

 

 

Intervenante : Où se trouvent les Ojibwés ?

L.E : Les Ojibwés ont rencontré les Français au début de la colonisation, à l'époque où l'Homme commence d'Est en Ouest une longue migration. Puis la communauté s'est divisée entre le Canada et le Dakota du Nord, là où vit ma famille qui a des origines bien plus au Nord, au Canada. Les deux langues se sont rapprochées. Ma famille sont des gens qui ont fait du commerce avec des voyageurs français. A l'époque, souvent, pour progresser dans les affaires, pour des raisons de commerces, des Français épousaient des Amérindiennes, plus que l'inverse.

 

 

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 Intervenante : Comment avez vous intégré l'idée que vous étiez d'origine amérindienne ?

L.E : J'ai eu une mère très forte qui m'a appris les valeurs de la nation Ojibwé : bonté, générosité, mais surtout, se tenir debout. Elle était mon modèle. Mais j'étais aussi autodestructrice.

 

 

Intervenante : On dit souvent que la femme amérindienne est une femme forte, créative, matriarcale.... Est-ce un cliché ou y a-t-il un courage qu'ont mieux assumé les femmes ?

L.E : Le dicton dit : " Un peuple n'est jamais brisé tant que l'on a pas brisé le coeur de ses femmes". Je ne peux pas dire que les femmes soient plus fortes, car il y a aussi tant d'hommes forts. Mon grand-père a combattu de toutes ses forces aux Congrès de Washington DC pour qu'un traité qui reconnaissait certains droits aux Améridiens soit respecté par les deux parties. J'ai des exemples de sacrifices des deux côtés.

 

 

Intervenante : Avec l'éducation, est que le regard sur notre société change en consultant les anciens et en créant des oeuvres ? Quelles sont les valeurs de votre communauté que vous voudriez nous montrer ?

L.E : Vous voulez dire par rapport à la société blanche ? Comme vous le dites, l'une de nos plus grande valeur est la bonté. Chez nous, personne n'est jamais abandonné sur le bas côté de la route. Mais cela va plus loin dans un sens plus universel... Si l'on regarde loin derrière, les gens qui vivaient près de cet esprit dépendaient de la nature et ne la détruisaient pas. Il faudrait que le monde entier retrouve cette valeur avant que tout soit détruit. Notre place sur terre devrait être très humble. Même notre communauté a perdu cette valeur. Un dicton dit que la septième génération sera contrainte de revenir à cette valeur sinon la race humaine de disparaître. La terre se débarassera de nous.

 

 

  

 

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Intervenante :  La dépossession des biens et des terres amérindiens a été facilité par le nomadisme, puisqu'un peuple nomade n'a pas de titre de propriété, d'où la lutte territoriale. Votre travail d'écrivain est il traversé par un sentiment d'amertume ?

L.E : Pas d'amertume, mais de profonde injustice oui. Mon oeuvre témoigne aussi de mon énergie pour que ma communauté comprenne l'injustice qu'elle a subi. Mon objectif est de mettre la réalité humaine comme une langue universelle pour que nous puissions tous partager les erreurs.

Mon écriture est aussi un couteau sans lame et sans manche pour combattre le désespoir. Mais il y a aussi beaucoup d'humour ! Si je vous racontais nos réunions de famille ! C'est plein de rire et d'autodérision. C'est un rire culturel de liberté. On est loin de l'image de l'indien stoïque. Quand vous pouvez rire, il y a une culture de la liberté.

 

 

Intervenante : L'humour est il un outil littéraire ?

L.E : Je dois écrire du drôle sous peine de m'effondrer, même si c'est difficile. Sans le rire, la vérité ne serait pas là puisqu'il y a tant d'humour dans notre culture. J'en ai besoin et serais très triste si je ne faisais pas rire.

 

 

Intervenante : La vanité est elle très malvenue dans les communautés amérindiennes ?

L.E : Effectivement, les vaniteux sont les gens qui, à leur insu, deviennent les plus drôles, tout le monde se moque d'eux. Mais chez nous, cela remonte à loin, même dans nos contes ancestraux. Chez nous, le trickster (le corbeau, le renard...) est le "Nadabaju" (orthographe très incertaine, phonétique...) et il prend plein de formes différentes : une vache, un coyote, un corbeau, ou même une condition climatique comme le vent. Il est trop grand pour être contenu dans une seule forme car les gens qui se vantent puis qui s'effondrent regroupent toute la nature humaine. C'est aussi un grand éducateur et un soigneur qui apportent différents remèdes aux maux des hommes.

 

Intervenante : Vous retrouvez vous dans le label littéraire "realist magic" ?

L.E : Je n'en avais pas conscience quand j'ai commencé à écrire. J'écrivais juste la vérité. Au fil du temps, je me suis rendue compte que l'on me mettait cette étiquette qui remonte pour moi à Faulkner. La vérité que je pensais incroyable est l'Histoire qui s'est vraiment passée... même si parfois, la vérité est aussi magique.

Parfois j'écris, et par moment j'ai l'impression de traduire quelqu'un, le personnage en fait.

 

 

Intervenante : A l'époque où l'on est immergés sous les images, la littérature et la langue ne sont elles pas les moyens les plus vrais pour communiquer et échanger ?

L.E : Tout le monde dit que les romans sont mourants et pourtant, ils rejoingnent toujours les gens. La littérature me touche dans mon être. Ce sont l'écriture et la littérature qui sont venues me chercher. Un roman est un concentré d'énergie qui n'en nécessite pas. Nul besoin d'électricité ou autre... Un roman s'écrit et se lit partout...où l'on veut !

 

 

 

 

  Et je reprends ma collection de photos d'effets de mains !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Auteurs : rencontres et conférences

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Publié le 4 Octobre 2012

Je n'y connais pas grand chose en fleur, je ne suis pas botaniste, j'ai tout sauf les mains vertes, mais partout où je vais, je m'éverveille devant de nouvelles fleurs que je ne connais pas. Et même si certaines ne sont pas inédites, elles ne manquent jamais de de m'abasourdir de temps de  beauté, de magie, de couleur, de nature...

 

Voici donc un petit herbier Sri Lankais ! SRI-LANKA-1-071.JPG

Une fleur que je suis toujours ravie de retrouver sous des latitudes autres que mes latitudes bretonnes : celle de l'hibiscus !

 

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 Celui de gauche, je le connais bien, il s'agit du balisier retombant, dont le nom scientifique est : Héliconia Rostrata.

 

 

 

 

 

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Et maintenant, issues du jardin botanique près de Kandy, les Orchidées, toujours aussi fascinantes, tellement fascinantes que je ne choisis pas, je les mets toutes :

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Asie

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Publié le 3 Octobre 2012

Thriller - Editions J'ai lu - 216 pages - 6 €

   

Parution le 26 septembre 2012

   

 

L'histoire : Dans l'épisode 3, nous avions laissé Annabel dans une facheuse posture, avec un flingue sous la tempe.

Draken, coupable, innoncent ou victime ? Notre fliquette se fiera à son flair et ses intuitions... et sur ce qui la rend humaine et vulnérable... ses sentiments...

Elle ne ménage pas ses efforts pour innocenter son ami, ce qui ne le met pas pour autant hors de danger...

Surtout quand l'histoire d'une amnésique trouvée dans parc avec une balle dans la tête, prend des proportions inimaginables au début : locale, puis nationale et secret d'état avec la CIA et le FBI... Et internationales maintenant....

Pendant qu'au commissariat la vie contitnue, entre confiance et trahison ? Qui pourrait le dire ? C'est encore trop tôt !!!

 

 

Tentation : les premiers épisodes

Fournisseur : Silvana de chez J'ai lu, merci !

 

 

 

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 Mon humble avis : Le suspens est toujours au rendez vous, les pages se tournent et le livre est lu dans la soirée, quitte à la prolonger à l'insu de son plein gré ! Comme cela fait du bien d'être happée ainsi. Je ne vous étonnerais pas à disant que le mystère s'épaissit au fur et à mesure que des pans de l'histoire s'éclaircissent. On apprend enfin la véritable identité d'Emilie, même si deux tomes seront encore nécessaires je pense pour que l'on sache pourquoi et comment elle est entrée dans cette incroyable histoire. Est elle médium ? Comment ses visions, plutôt imaginées, sous hypnose, peuvent se révéler vraies et si précise, des semaines plus tard ? Tout le monde se cogne sous cette énigme, FBI, flics et lecteur en premier !

Dans cet épisode, chaque personnage parait toujours plus innocent, coupable ouvictime potentielle ! J'en suis même venue à douter des kidnappés, je doute encore d'ailleurs, seul le tome 5 pourra me libérer de cette terrible suspicion. Quand à la dimension internationale que prend l'affaire, puisqu'elle nous mène au fond d'un Etat Africain, est elle une diversion de la part des auteurs ?

Bref bref, même si depuis le début, le style n'est pas l'objectif premier, j'ai trouvé ici quelques facilités et relâchement. Mais peut m'importait en fait, car les pages, je les tournais, je les tournais, je ne regardais même plus l'heure.

Cette série est toujours aussi diaboliquement efficace, distrayante et construite de façon à nous rendre adictes, ça ce n'est plus un mystère. J'ai d'ailleurs amené quelques copines dans cette adiction.

Dans un mois, la suite !!!! Et que ça saute !

 

 

Lu dans le cadre du challenge de Liliba  

 

 

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                                                                                                         6/12

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 2 Octobre 2012

Me voici presque atteinte de challengite aigue, mois qui rechigne toujours à m'inscrire à ce genre de défi de lecture car certains, par le passé, m'ont traumatisée

Ce nouveau challenge, que j'ai trouvé via le blog de Catherine, est lancé par Helran et nous propose, en huit ans () de faire un tour du monde littéraire, via des auteurs du monde entier !

Fan de littérature française, je me suis d'abord dit que ce challenge n'était pas pour moi. Et puis 8 ans !!! Je ne sais pas pas si ce blog existera encore !!! Mais bon... A savoir que ce challenge est rétroactif.... et qu'un petit bilan des lectures étrangères chroniquées sur ce blog sont déjà signées d'auteurs de 26 nationalités différentes !

Et puis à savoir aussi... On est sur la blogo, c'est pour le fun, le plaisir et la culture.... Je ne suis pas à la banque en train d'emprunter 300 000 € sur 8 ans hein ....  Là, en 2020, si je n'ai pas rempli mon contrat, l'huissier ne débarquera pas chez moi !

 

Voici les modalités du challenge et surtout, son magnifque logo qui a été le déclencheur, celui qui a attiré mon attention :

 

 

 

 

Nom : Le tour du monde en 8 ans !

But : Lire au moins 1 auteur de chaque pays. Evidemment, ce challenge est rétroactif, donc les lectures précédentes comptent.

 

Inscription : En faisant un article de présentation du challenge avec le lien vers cet article sur votre blog et me prévenir en commentaire de cet article . Ensuite, vous avez juste à me signaler vos livres lus avec leur critique pour être comptabilisé. Je ferais un récapitulatif au fur et à mesure.

 

Temps impartie : 8 ans (c’est plus chaud en 80 jours) donc rendez-vous en Août 2020.

 

 Hors d’après l’ONU, il  y a 193 pays membre de l’ONU + un pays observateur permanent qui est le Vatican. Liste à laquelle on peut inclure les 12 pays à la souveraineté est contesté mais reconnu par au moins un état appartement de l’ONU. Bref, pas de géopolitique ici mais voici la liste des 206 pays sur wikipedia.

Du coup, si une nationalité de votre auteur n’est pas disponible dans la liste des pays de Livraddict, vous avez juste à le préciser dans votre tableau récapitulatif ou sur ce blog ou le topic livraddict du challenge.

 

Voici les 5 grades du challenge :

30 pays : Touriste

70 pays : Routard

100 pays / la carte livraddict remplie à 100% : Voyageur / Voyageur livraddictien

193 pays (ou 194 si Vatican) : Globe-trotter

206 pays : Bourlingueur intrépide

 

 

De mon côté, je me lance pour le grade Routard, puisque mes lectures rétroactives me placent déjà presque au niveau touriste... Dans ma PAL, je sais que se trouve un auteur argentin, un seychellois... Le reste, et bien on verra où les méandres de la littérature me mènent !

 

Voici déjà mes 26 lectures préalables qui entrent dans ce challenge. Pour le suite, je suis entrain de créer une page où je mettrais à jour les différents récap de mes challenges, puisque celui ci est le 5ème.

 

- Afganistan : Singué Sabour, d'Atiq Rahimi

- Afrique du Sud : L'église des pas perdus, de Rosamund Haden

- Algérie : L'écrivain de Yasmina Khadra

- Allemagne : Le parfum, de Patrick Süskind

- Angleterre : L'ïle des oubliés de Vitoria Hislop

- Australie :La reine des pluies, de Katherine Scholes

- Autriche :La peur, de Stefan Zweig

- Belgique : L'homme qui valait 3 milliards, de Nicolas Ancion

- Burkinafaso : Les moustaches du chat, de Sayouba Traoré

- Canada : Comme si de rien n'était, de Maxime Collins

- Chili : La cité des dieux sauvages, d'Isabel Allende

- Congo :Tais toi et meurs d'Alain Mabanckou

- Espagne : L'artiste des dames, d'Eduardo Mendoza

- Etats- Unis : Cosmopolis, de Don de Lillo

- Grèce : L'odyssée, de Homer

- Haïti : Tout bouge autour de moi, de Dany Laferrière

- Iran : Je ne suis pas celle que je suis, de Chadortt Djavann

- Irlande : Room, d'Emma Donoghue

- Islande : La femme en vert, d'Arnaldur Indridason

- Italie : La taverne du lodge Loredan, d'Alberto Ongaro

- Mali : Il n'y a pas d'ambouteillages dans le désert, de Moussa Ag Assarid

- Suède : Le mec de la tombe d'à côté de Katarina Mazetti

- Suisse : Mars, de Fritz Zorn

- Tibet : Au loin la liberté, de Sa Sainteté le 14ème Dalaï Lama

- Ukraine : Le pingoin, d'Andreï Kourkov

- Vietnam : Itinéraire d'enfance, de Duong Thu Huong

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 1 Octobre 2012

Synopsis :

 

Hortense Laborie est une cuisinière réputée qui vit dans le Périgord. A sa grande surprise, le Président de la République la nomme responsable de ses repas personnels au Palais de l'Élysée. Malgré les jalousies des chefs de la cuisine centrale, Hortense s’impose avec son caractère bien trempé. L’authenticité de sa cuisine séduira rapidement le Président, mais dans les coulisses du pouvoir, les obstacles sont nombreux…

 

 

Avec Catherine Frot, Jean D'Ormesson, Hyppolite Girardot...

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

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Mon humble avis : Encore un film où il manque un petit ingrédient que l'on ne saurait nommer pour qu'il soit parfait.. Mais outre ce petit ingrédient manquant, on peut jouer aussi au jeu de "chercher l'intrus"... L'intrus est dans l'erreur de casting.... Jean D'Ormesson... Que fait il là, mise à part réaliser un vieux rêve de jouer à l'acteur ?... Malgré tout le respect que j'ai pour cet homme, et bien j'ai vraiment déploré sa présence : il fait du D'Ormesson et joue plus le rôle d'un vieillard dépassé que d'un président en activité.... Vraiment dommage, la France ne manque pas d'acteurs possédant la carrure pour incarner un président...

Mais à part ces désagréments, le film est on ne peut plus savoureux dans tous les sens du terme, et drôle par moment aussi.  Bien entendu, Catherine Frot n'est pas innocente dans l'aspect gustatif de ce film. Elle est brillante, comme d'habitude. Aussi bien en femme forte en caractère qui se bat contre le protocole et s'amuse dans sa cuisine... Que dans la femme qui s'est retirée au bout du monde, sur une île de l'océan antarctique, dans un univers rude et masculin mais bien plus chaleureux qu'au 55 rue du Faubourg Saint Honoré. J'ai beaucoup aimé cette alternance entre le passé élyséen d'Hortense et son présent sur cette île où elle régale ces hommes isolés d'une cuisine extraordinaire, devenant presque un peu leur mère à tous.

Mais revenant au palais de l'Elysée : La découverte des couloirs, du protocole, des us et coutumes par Hortense est assez jubilatoire. Les égo des uns et des autres débordent, notamment dans une gué-guerre que mène la cuisine centrale à la cuisine privée, où Hortense veut juste appliquer son art, faire la meilleure cuisine qui soit pour le Président, avec des mets raffinés et d'origine du terroir, une cuisine personnalisée, savoureux mélange de la cuisine de nos grand-mères et du raffinement qu'impose le lieu. Et là, on se régale, rien qu'avec les noms des plats et menus qui sont une réelle invitation au voyage gustatif... Quand aux scènes et aux images de cuisine, de coulis, de gâteaux, de choux farcis au saumon, de boeuf en croûte... Elles sont magnifiquement filmées, terriblement frustrantes, ont l'avantage de ne pas faire grossir, mais invite tout de même à filer au resto aussitôt sorti de la salle de ciné !

Ce film est avant tout une ode à la bonne cuisine française, élevée ici au rang d'art, de passion, de créativité, d'amour de la perfection et de l'expression de la personnalité. Cet objectif du film est parfaitement rempli !

 

  

  

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 29 Septembre 2012

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J'adore les îles. Ici, si vous êtes un peun fidèles, vous constaterez que ce n'est plus un secret pour personne. J'aime toutes les îles, des plus tropicales et réputées (comme les Seychelles, billets à venir), comme celle plus proche de moi. Nul besoin de palmiers et d'eau à 30° pour me séduire systématiquement (même si ce sont des + + + je l'avoue. C'est curieux... Il y a un peu plus de 20 ans, lorsque j'étais en BTS tourisme, seule les destinations à forte propension culturelles m'attiraient (comme le Pérou, le Cambodge...) C'est destination m'émantent toujours autant. Mais à mes envies parfois déraisonnables, ce sont ajoutées toutes les îles du monde, ce qui fait que ce même monde s'est, au fil des années, considérablement agrandi. Plus je visite, plus je vais loin, plus j'ai envie de découvrir encore plus et encore plus loin... Mais le juste à côté me fascine aussi.... Et si, par le passé, j'ai commis l'erreur de me dire "je le garde pour plus tard (genre Amsterdam quand j'habitais Lille), maintentant que je suis devenue Bretonne, je profite de mon entourage !!!! Aussi, le 15 août dernier, j'ai eu la chance d'étendre mes connaissances aux îles Chausey... Archipel à une heure  de bateau de Granville, en Normandie. Certes, lorsque l'on est sur le bateau et que l'on compare notre positionà celle du Mont Saint Michel, on a plutôt l'impression de se trouver en Bretagne. Mais les îles Chausey sont bien normandes (malgré mon classement de catégorie bloguesque). Peut importe, ma Bretagne n'est pas en manque d'îles !!! Visites en quelques photos maisons.SAM 0553

 

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 Les photos n'ont pas été prises au même moment de la journée, d'où la différence de luminosité.... Matinée grise, midi pluvieux, après midi ensoleillé !

 

 

 

 

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Les îles Chausey, c'est 50 iles et ilots à marée hautes, et plus de 350 à marée très basse, lors des grandes marée. En passant presque une journée complète sur place, nous avons eu la chance de voir le paysage se modifier au fil des heures....  La preuve....

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  Chausey, c'est...

Le plus grand archipel d'Europe, lessivé deux fois par jour par les plus fortes marées  du Vieux Continent.

Une Grande Ile longue d'à peine un mille.

Une nature magnifique et un site classé, donc protégé.

Un rude exercice de navigation.

Des îles normandes – pas anglo-normandes –, ancrées à neuf milles de Granville.

Chausey, c'est… tout sauf un lieu commun

 

 

 

 

 

 

 

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  En hiver, à peine 10 habitants... Le gardien de phare est parti en 2008...

En été, 400 habitants (résidences secondaires) et quelques 200 000 touristes par an visitent l'archipel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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L'archipel de Chausey est constitué d'une île principale, la Grande-Île, qui est certainement celle qui a donné son nom (jadis Calsoi basé sur le germanique augia « île ») à tout l'archipel, qui fait environ 1,5 km sur 0,5 km pour ses dimensions les plus larges (environ 45 hectares), et de 365 îlots à marée basse contre environ 52 îles à marée haute. De quelques dizaines d'hectares de terres émergées à marée haute, l'archipel passe à environ 2 000 hectares d'estran à marée basse dans un rectangle d'environ 6,5 km de largeur et 12 km de hauteur[1].  

 

 

 

 

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   La Grande Île n'est appelée ainsi que pour la distinguer des autres îles, car en fait Chausey désigne à la fois l'archipel et la Grande Île, qui est la seule habitée.

L'île est constituée d'une formation géologique granitique soumise à l'érosion de la mer et du vent. Des grèves de sables et cordons relient plusieurs parties de Chausey. Les marées y sont les plus fortes d'Europe (jusqu'à 14 mètres de marnage lors des marées d'équinoxe). Les hauteurs d'eau variables nécessitent donc de bonnes ancres pour tous les bateaux au mouillage et un certain talent de marin et de navigation !

 

 

 

     

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 SAM_0469.JPG Je suis comme ce bateau, j'attends que la mer monte !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en France et ses îles

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Publié le 27 Septembre 2012

En août, je lisais mon tout premier roman de la rentrée littéraire 2012 : "Laisser les cendres s'envoler" de Nathalie Rheims. Et je dois dire qu'avec ce livre qui m'a bien remuée, cette rentrée s'est annoncée sous les meileurs hospices.

Quelques jours plus tard, j'ai eu la chance de rencontrer Nathalie Rheims à La forêt des livres de Loches (37). Nous avons pu discuter du roman, mais vous le savez sans doute, ces moments sont toujours trop courts.

Mais il fut convenu d'une de mes interviews maison par internet

Et la voici ...

 

 

 

 

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

 

 Laisser les cendres s'envoler, est-ce la meilleure solution pour « renaître de ses cendres » ?

NR- Je ne le formulerai pas comme ça. Je dirais plutôt que écrire est le seul moyen d’avancer, l’écriture est forcément cicatricielle. Elle permet de faire le point et de tendre un miroir aux autres pour mieux comprendre les événements de leur vie.

 

 

 Manifestement, vous n'êtes pas d'accord avec la sagesse asiatique prônée par les 3 singes... De ces 3 singes, celui qui se cache les yeux, qui se bouche les oreilles ou qui se cache la bouche pour se taire, de ces 3 singes, lequel détestez vous le plus ?

NR- Je n’en déteste aucun. Je dis juste que garder les lèvres closes, les yeux fermés, ne pas entendre ce qui nous entoure peut sembler plus facile, mais un jour, le réel prend le dessus et vous assigne à faire face aux événements. Je préfère souffrir mais être consciente.

 

 

Ce sont les illusions perdues qui clos l'enfance ? Ce ne sont pas le corps qui évolue, les responsabilités qui s'imposent, l'indépendance financière et matérielle qui permettraient le passage à l'âge adulte ? Un adulte avec des illusions serait il encore un enfant ?

NR - Bien sûr que non. Rêver que tout est encore possible n’est pas le signe d’un quelconque infantilisme. Si le rêve s’arrête où trouver l’énergie d’avancer ? Ce que je préfère chez les adultes, c’est la part d’enfance qui reste en eux.

 

 

 Faut il avoir vécu la blessure pour l'écrire et la décrire ?

NR - Ça dépend de qui on est. Mozart ou ses équivalents certainement pas, mais je pense qu’à partir du moment où on n’est pas un génie, il vaut mieux avoir vécu avant d’écrire, car décrire ce qu’on n’a pas ressenti est un exercice bien dangereux. C’est comme l’amour, comment écrire sur ce sujet, si on ne l’a jamais éprouvé.

 

 

Lors de notre rencontre, vous m'avez confié avoir ressenti assez peu d'émotions à l'écriture de ce livre. Alors quelle est la recette pour en provoquer autant chez le lecteur tout en en ressentant si peu ? Est-ce juste le don de l'écrivain où y a-t-il autre chose ???

NR - Ce n’est pas parce que je n’ai pas ressenti d’émotion en écrivant que je n’ai pas pu faire appel à mes souvenirs et aux infinis chagrins de mon adolescence. Il me suffisait alors de faire appel à ces souvenirs pour pouvoir les écrire avec l’émotion que j’avais ressentie à l’époque.

 

 

Votre CV est impressionnant et dans de multiples domaines.... A celui qui ne vous connaît pas et qui vous demande votre profession, que répondez vous ? Et si vous ne deviez garder qu'une casquette, quelle serait elle ?

NR - Écrivain sans hésiter. Toutes mes expériences passées m’ont conduites à ça. Si je ne devais faire qu’une chose, ce serait écrire et puis c’est la seule activité qu’on peut faire sur une île déserte ce qui convient très bien à ma nature.

 

 

 

Quel regard portez vous sur le phénomène « rentrée littéraire », tant en qualité d'auteure que de lectrice ?

NR - C’est un moment formidable pour les écrivains et les éditeurs, en fait pour tous les gens qui travaillent dans le milieu littéraire, car beaucoup de place est faite aux livres dans de nombreux médias. Il y a une réelle émulation et les gens vont dans les librairies. Et puis, il y a les prix littéraires, tout écrivain rêve d’en recevoir un, un jour.

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

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