Publié le 4 Juillet 2012

Nous voici à Galles, sur la côte Sud Ouest du Sri Lanka. Une ville en deux parties : une nouvelle ville sans intérêt, et la cité ancienne, entourée de rempart hollandais et classée patrimoine mondiale de l'UNESCO depuis 1 992

Galles se prononce "Gaulle" en anglais et Gallé en cingalais.
Nous retrouvons avec plaisir l'élagance des femmes en Saris.

 

 

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  A voir cette ville plutôt léthargique et dans un état relativement délabrée dans certains quartiers, on a du mal a imaginer Galles, villes stratégique sur la route de la Soie.  

  

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  Hollandais et portugais se disputèrent farouchement cette rade abritée des passes dangereuses redoutées des navigateurs.

Le port de galles déclina à la construction de celui de Columbo.

 

 

  

  

 

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  On pénètre dans la vieille ville par de vieilles portes surmontées du blason de de la compagnie des Indes orientales Unies.

L'ancienne ville est habitée principalement par une population musulmane.

Voici ici la bibliothèque, qui sent bon le vieux livre, passage incontourable.

 

     

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 En flanant dans les rues, on se demande parfois où passe l'argent versé l'UNESCO pour rénovation de la vieille ville....

 

   

 

 

 

 

 

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                         Voici la Pointe Ultrech, avec son phare blanc, construit au début de la seconde Guerre Mondiale.

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  En 1640, après deux semaines de sièges, les hollandais s'emparèrent de la place et construisirent des remparts, que l'on voit encore aujourd'hui. Un ballade bucolique de 2 km nous mène d'un phare à l'autre.   Pour info, les Hollandais seront chassés de la ville au XVIIIème siècle.

  

 

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  Quelques batisses hollandaise, plus ou moins à l'abandon.

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                               La clock Tower    

 

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  En guettant bien, les stupas ne sont jamais loin...

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  Une vue qui n'est pas sans me rappeler la ville de Trinidad à Cuba, avec tout ces toits en tuile. Sauf que Trinidad de Cuba est en bien meilleur état. Etape sympathique mais pas primordiale, selon moi, lors d'un circuit au Sri Lanka.

SRI-LANKA-3-004.JPG  Nous reprenons la route pour Bentota, pour deux jours de séjour blanéaire. En route, bien sûr, des bouddhas, mais surtout, le long de la côte, une multitudes de tombes, un monuments en souvenirs des victimes du Tsunami de 2004... Car ne l'oublions pas le Sri Lanka fut sévèrement touché par cette immonde catastrophe. D'ailleurs, dans la ville de Bentota, ces panneaux "fleurissent" un peu partout. En espérant juste qu'ils ne soient plus jamais utiles.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Asie

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Publié le 3 Juillet 2012

Il y a quelque temps, je vous présentais ICI mon avis sur le nouveau sérial thriller des Editions J'ai Lu. Pourquoi Sérial Thriller ? Par ce que cette histoire se découpe pour l'instant en plusieurs épisodes (tomes) et ensuite, en plusieurs saisons.

Un thriller français écrit sous le mode américain qui fait le succès des séries policières américaines... et qui vous rend addicte dès le premier tome. Je suis en cours de lecture du 2ème épisode, le 3ème m'attend, et les 3 autres de la saison 1 sortiront d'ici novembre.

 

 

En attendant, les éditions J'ai lu organise un événement national, et sans doute inédit, autour de ce phénomène littéraire. Un bookcrossing géant, au niveau national. En quelques jours, plus de 600 exemplaires vont être déposés à droite à gauche dans les lieux publics les grandes villes de France et de Navarre. Le but du jeu... lâcher des livres... qui sont pris par les passants, qui à leur tour lisent le livre et le redépose quelque part pour un lecteur suivant sans visage, celui qui passe part là et s'en saisira et ainsi de suite. Il a déjà été vu, dans ce principe, des livres qui ont fait des sacrés voyages, qui ont traversés la France, pris l'avion...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Et oui, en cette période de vacances qui approchent, un gros danger règne... L'ennui de ceux qui n'ont pas la chance de partir... ou le désarrois des chanceux qui ne savent pas quel livre emporter en vacances... 

J'ai été l'agent secret qui, il y a quelques jours, a déposé le Sérum dans les rues de Rennes.

 

10 exemplaires de Sérum à déposer dans des lieux publics. Guettez la réactions des gens, s'amuser à mettre ses livres dans des lieux que l'on  espère insolite ou qui, en photo, mettrons aussi en valeur la ville que l'on aime et que l'on représente...

Des exemplaires de Sérum sont en ce moment libérés dans toute la france, dans les trains. Alors levez les yeux quand vous marchez. Au dessus du trottoir et au delà de votre téléphone portable, un autre monde vous attend....

 

 

Et voici quelques photos des 10 exemplaires que j'ai lâché sur Rennes...

Le ciel paraît pas très lumineux... Non, en fait, c'est de la brume de chaleur ! Hum ! Hum

 

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Sur la place du parlement de Bretagne....

 

 

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Avec des affiches prédisposées....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rennes République !

 

  

THE manège, place mairie Rennes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur The Manège de la place de la Mairie !

 

 

 

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Sur le quai Chateaubriand

 

 

 

 

 

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 Dans le parc du Thabor....

 

 

Les éditions J’ai Lu et iDTGV s’associent de nouveau et vous proposent d’expérimenter le bookcrossing !

Rendez-vous le 27 juin en voiture bar, où une trentaine de livres seront mis à votre disposition.

 Le principe est simple :
-    Lisez le livre et plongez dans l’univers « Serum »
-    Faites le découvrir en le déposant dans un lieu public.
Attention ! Il faut le laisser dans un autre endroit que celui où vous l’avez découvert (merci de laisser le flyer avec le livre dans le sachet plastique pour le protéger).

-    Connectez-vous sur :

http://www.facebook.com/Serumonline

ou flashez le code ci-dessous :

Laissez vos commentaires et surtout…  indiquez l’endroit où vous avez abandonné le livre ! Vous pouvez agrémenter ce commentaire de photos (pour aider vos copains à trouver le livre).

Serum, une série d’Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza.
« Du Hitchcock remasterisé à la sauce 24 heures Chrono ! » Le Point.
Sérum n’est pas un roman comme les autres !
Avant tout, il s’agit d’un roman-série : l’histoire est divisée en six épisodes.
Ensuite, Sérum vous propose – vous n’y êtes pas obligé – d’approfondir l’expérience de lecture en l’agrémentant de musiques, de vidéos, de documents externes qui vous seront offerts au fur et à mesure de l’histoire.
Pour écouter la musique composée pour Sérum, vous pouvez soit utiliser les flashcodes imprimés dans le livre, soit télécharger gratuitement les sur le site.

Les épisodes 1 et 2 sont déjà disponibles. Le 3e épisode sortira le 27 juin.
À paraître :
Sérum, saison 1, épisode 4 : 26 septembre 2012
Sérum, saison 1, épisode 5 : 31 octobre 2012
Sérum, saison 1, épisode 6 : 28 novembre 2012

Pour prolonger l’expérience, visitez le site et découvrez une expérience unique !

ON PEUT EFFACER VOTRE MEMOIRE, PAS VOTRE PASSÉ.
1773 : MESMER INVENTE L’HYPNOSE
1886 : FREUD INVENTE LA PSYCHANALYSE
2012 : DRAKEN INVENTE LE SERUM

Une injection.
Sept minutes pour accéder au subconscient profond d’Emily Scott.
Un carnet pour décrypter ses visions fantasmagoriques.
Quelques jours pour empêcher le pire.
Mais quand les morts suspectes se multiplient, le NYPD se pose une question : Arthur Draken est-il un psychiatre de génie ou un dangereux criminel ?

Plus d’infos sur Facebook et Twitter.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #A propos de...

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Publié le 1 Juillet 2012

Thriller - Editions HarperCollins (VO) - 327 pages - 10 €

  

  Parution en janvier 2010

  

L'histoire : Fin fond du Colorado ou sur la côte ouest américaine, certaines personnes sont témoins  d'événements extraordinaires qui influencent tout et tout le monde, humain comme animaux. Des apparitions inédites qui pourraient changer le cours du monde.... Au point que le Gouvernement Américain met toute la batterie en marche, au grand dam de Cammy (la vétérinaire) et Grady, qui resteraient bien tranquillement avec ces créatures... même si le danger est sans doute plus près qu'ils ne l'imaginent.

 

 

Tentation : le pitch

Fournisseur : Ma PAL

  

Lecture en V.O (Américain)

 

   

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Mon humble avis : A lecture en VO, billet bilingue ! Well, heu....

Breathless, le titre, signifie essouflé, à bout de souffle.  La couv says "When wonder turns to fear..." (quand la merveille devient peur). Pour être honest, j'ai été breasthless pendant 20 pages. 20 pages out of 326, it is not beaucoup et même not pas peur. En fait, comme titre, j'aurais mis endless, tant cette lecture m'est parue sans fin. Chapters very courts qui vous mènent d'un personnage to another one, ce qui fait que the action n'avance pas a lot. And on expect very beaucoup the moment when tout le monde va se relier. 30 pages before the end, je me suis dit, dis donc, pour débloquer et relier everything in 30 pages, the final va être formidable et breathless. Et bien not at all, même pas récompensée au point que je pourrais intituler ce livre pointless (sans intérêt). La idea de départ n'est pas bad, mais trop de personnages, dont some of them apparaissent au 2/3 du livre et qui n'ont finalement aucun rôle dans the principal histoire. Leur rôle est donc de rajouter des pages, de détourner your attention du manque d'arguments of the autor to developpe son sujet ?. What about the history de l'avocat et de son killer à gage, du gars à la gueule cassée ? Aucune.

Faut dire que the americans are very forts sur leurs books pour attirer le chalant... "The international bestseller", "psychologically complex, masterly and satisfaying" dit The Guardian et le Whashington post ajoute " Dean Koontz writes page-turners, touches your hearts and tingles ours spines". Not on me. Mon coeur n'a pas été touché et je n'ai frémis d'aucun frisson.

Il y a aussi ce personnage "terrifying" qui kill son frère jumeau et sa belle soeur. On espère en lui the real serial killer qui offrira le terme thriller au book. Même pas.

L'auteur se répète beaucoup. Je n'ai pas compté le nombre de descriptions de sunset et de sunrise, de chadows of the trees on the meadow (l'ombre des arbres sur le pré).... It was all so long !

So maybe (peut-être), je lis l'anglais assez courament pour comprendre l'histoire, ce qui se passe etc, mais maybe pas assez pour apprécier la qualité d'une écriture, d'un style. Mais en même temps, je suis sûre de n'avoir lu ni du Dickens ni du Shakespear.

To bad, dommage, I'am very upset, with the idea, it could have been a great book. Avec cette idée, il y a avait de quoi écrire un chouette bouquin. But I confirme, Brethless was for me endless and pointless.

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 29 Juin 2012

Synopsis :

 

Sacha aime ses amis, son piano, la fête.
La nuit, il joue dans un club de jazz et séduit des jolies filles.
Il vit dans l’instant, pour le plaisir. Sans réveil-matin, sans alliance, sans impôt.
Charlotte a trois enfants, deux ex-maris et une carrière professionnelle à gérer.
Elle n’a aucune place pour une histoire d’amour.
Tout les oppose. Ils n’ont rien à faire ensemble…
Ils sont faits l’un pour l’autre.

 

 

Avec Sophie Marceau, Gad Elmaleh, Maurice Barthélemy, François Berléant...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Mais oui, on sait, le bonheur n'arrive jamais seul, jamais où et quand on l'attend... Il n'empêche que je l'ai trouvé deux heures durant au cinéma, et manifestement, à en juger par l'hilarité partagée par la salle, je n'étais pas seule. Comme j'ai ri, de bon coeur, joyeusement (sans arrière pensée ni méchanceté). Je n'ai pas ri autant depuis Intouchable. Certes, il y a eu par exemple Le prénom qui a bien musclé nos zygomatiques, mais dans le Prénom, on rit surtout du cynisme des scènes et le cynisme cache souvent des vérités douloureuses. Dans le bonheur n'arrive jamais seul, on est dans la pure comédie romantique comme il en existe des centaines. Et cette fois, les ingrédients ont été savamment dosés, mixés, malaxés pour que la sauce prenne immédiatement et indubitablement.

Sophie Marceau est toujours aussi délicieuse et naturelle, Gad Elmaleh est touchant et charmant. Le duo fonctionne à merveille. Dans les interviews, Gad Elmaleh ne cache pas que pour lui, embrasser Sophie Marceau était un fantasme inassouvi, enfin assouvi. Et on sent très bien cette admiration dans son regard, ce qui fait dire que l'acteur n'a pas du faire beaucoup d'effort pour simuler une fascination amoureuse pour sa partenaire !

Le coup de foudre est immédiat, les gags s'enchaînent, Sophie Marceau se casse la figure et se prend des flaques d'eau dans la figure mais n'en perd pas sa superbe. Le film démarre sur des chapeaux de roues, pour ensuite faire un tour dans l'émotion amoureuse pure et le désarroi de deux êtres que tout semble séparer. Ce film n'a rien  extrêmement original, quelques éléments du scénario restent obscures (pourquoi la fille de Sophie appelle Gad "Sushi" par exemple). Mais peu importe. Ce film se moque gentiment des clichés reconnue des comédie romantique. Résultat :  on rit à s'en faire mal au ventre, on est ému par ce joli couple et on ne s'ennuie pas une seconde. Le bonheur n'arrive jamais seul donne envie de retrouver ce bonheur d'être aimé et de rendre aussi beau et touchant celui ou celle qui nous aime. Un énorme coup de coeur, une bouffée d'air frais, un excellent divertissement... pour moi ! A vous de voir si vous vous laisserez contaminer par ce bonheur accompagné !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 27 Juin 2012

Roman - Editions Albin Michel - 455 pages - 22.30€

 

 

Parution en août 2011 - Rentrée litt septembre 2011

 

 

L'histoire : Anne vit à Bruges au temps de la Renaissance, Hanna dans la Vienne impériale de Sigmund Freud, Anny à Hollywood de nos jours. Toutes trois se sentent différentes de leurs contemporaines; refusant le rôle que leur imposent les hommes, elles cherchent à se rendre maîtresses de leur destin. Trois époques, trois femmes: et si c'était la même?

 

 

Tentation : La conférence de l'auteur à laquelle j'ai assisté

Fournisseur : La bib

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Ce billet risque d'être court car ma lecture remonte à fin février et la vie fait que je ne le rédige que mi mai, soit 3 mois plus tard. Ce sera donc plus un billet souvenir et ressenti.

Je sais que j'ai adoré ce livre, que j'en ai fait un livre hérisson plein de petits post it avec des citations que j'ai recopiées. L'écriture d'Eric Emmanuel Schmitt m'a une fois de plus été douce,naturelle et soignée, poétique et imagée. Bref, une écriture qui me plait et me touche beaucoup.

Le livre m'a bouleversée à plusieurs reprises, tant je me suis sentie proche de ces 3 femmes, malgré nos différences sociales, culturelles et séculères certaines. Toutes 3 se posent des questions existencielles sur l'amour, la mort, la vie, leur devoir conjugal, la maternité, le regard et les attentes du monde sur elles. Alors, chacune va, à sa manière, tenter de prendre les choses en main pour rester maitresse de sa vie quitte a bousculer l'ordre préconçue ou même sa petite vie tranquille.

Anne, dans le Bruges de la Renaissance, est celle qui m'est la plus lointaine par son mysticisme qui par moment m'a dépassée. Hanna dans le Vienne de Freud, m'a fascinée avec sa découverte de la psychanalise et de son bien fait. Anny m'a émue, car elle vit dans mon époque. Nos difficultés ne sont pas les mêmes, mes les résultats se rapprochent, même si je ne suis pas une star Hollywoodienne, je partage certain de ses démons finalement.

Eric Emmanuel Schmitt, par ce livre, voulait montrer à quel point être une femme libre était dur, quelque soit la période, sachant que chaque époque a proposé ou propose, face au mal être, à la révolte ou à une certaine "hérésie", son remède : la religion à la Renaissance, la psychanalyse au 20ème siècle, et les solutions chimiques, légales ou non, au 21ème siècle.

Et moi, femme de mon époque, et bien j'avoue user des deux derniers remèdes, suite à une overdose du premier !

Schmitt admire la femme dans ce livre et lui offre un miroir à travers l'Histoire (qu'aurai-je été en ces temps là), et chaque époque est extrêmement bien décrites. Le cynisme et l'humour qui décrivent l'univers impitoyable d'Hollywood apportent des moments truculents.

Chacun des personnages devient bien plus complexes qu'aux premiers abords. Les 3 femmes prennent la parole, à leur façon, à tour de rôle au fil des chapitres, ce qui est parfois cruelle pour le lectrice que je suis et qui aurait bien lu l'histoire d'Hanna d'une traite, sans l'interrompre par le destin des deux autres. Mais, bien sûr, le destin des 3 se rejoindra... Surprise et fin sympatique, bien trouvée.

C'est un livre aussi passionnant qu'émouvant à lire. Et puis derrière chaque livre de Schmitt, il y a une bonne dose de philosophie qui donne toujours à réfléchir à son propre niveau. Une philosophie universelle, accessible à tous. Le chemin vers soi est long, est pas toujours confortable. Par contre, cette lecture est délicieuse et enrichissante, je ne peux donc que vous la conseiller.

 

 

 

 

 

« Oui, celle qui rédige ces pages ne sait plus quoi penser. Je crains d'être différente. Affreusement différente. Pourquoi ne puis-je me contenter de ce qui enthousiasmerait une autre ? » Hanna

 

« je ne sais pas être la femme que notre époque exige. Je peine à m'intéresser aux sujets de notre sexe, les hommes, les enfants, les bijoux, la mode, le foyer, le cuisine et... ma petite personne. Car la féminité ordonne qu'on porte un culte à soi, à son visage, à sa ligne, à ses cheveux, à son apparence. » Hanna

 

« Simple fillette égarée au pays des femmes et contrainte à mimer l'adulte, je vis dans l'imposture. » Hanna



 « Plus le prodige se reproduisait, moins il l'intriguait. La rareté crée le miracle, la répétition l'efface. » Anne.

 

« Pourtant, je comprends bien : une part de moi souffre. J'ai l'impression d'être une erreur. Une erreur complète. En fait, je ne me hisse à la hauteur de rien, ni de ce que la vie m'offre, ni de ce qu'elle attend de moi ». Hanna

 

«  Anny, le public t'adore pour l'histoire que tu lui racontes. Pas pour ce que tu es. » Anny



 « je suis gaie, oui, mais je ne suis pas heureuse. Les autres me considèrent comme une fille marrante, une fêtarde sans complexes, mais cette agitation cache ma vérité. Un maquillage. En général, les gens qui se badigeonnent de fond de teint dissimulent une vilaine peau. » Anny.

 

« Je crois que ma tristesse a un rapport avec l'amour. J'ai besoin d'aimer, d'aimer plus, d'aimer vraiment. J'ai l'impression que je n'y suis pas arrivée. » Anny


 « Avec le recul, il explique pourquoi Hanna ne s'accordait ni avec elle même ni avec les autres. Elle s'estimait toujours en situation d'imposture. Elle se voyait à distance, se blâmait, se condamnait »

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 26 Juin 2012

 

Aujourd'hui, j'ai 4 ans ! Si si, déjà ! Et en plus, c'est peut-être la seule fois de ma vie que je suis 10 fois plus jeune que ma mère créatrice Géraldine. Ce qui veut que Géraldine a vécu 9 dizièmes de sa vie sans moi, je me demande comment elle faisait ! Je sens qu'elle m'aime vraiment beaucoup parce qu'elle prend vachement soin de moi. Elle me nourrit bien, avec des menus variés et équilibrés. J'ai pas à me plaindre ! Dès fois, elle aimerait que j'apprenne à rouler sans petites roues et à m'habiller tout seul, mais moi, je veux pas ! Du coup, cette année, on fête nos noces de cire ! Yes sir ! Ben voui, je peux faire des blagues débiles, j'ai quatre ans ! Pas encore l'âge de raison où faut tout le temps être sage et bien propre !

Bon, je suis content, cette année, j'ai bien grandi au compteur de visites, mais faudrait que ça continue hein, parce que depuis quelques semaines, ma croissance ralentit ! Je compte sur vous ! Comme y disent à la télé, mobilisez vous !!! Parce que sans lecteurs, y'a plus de blog !

Cette année, ça a été super sympa, on a rencontré plein d'auteurs et de sacrées pointures ont répondu à nos interviews maisons. Et puis, y'a eu des rencontres très très fortes et de super découvertes ! Ca fait un moment aussi qu'on vous balade un peu partout au Sri Lanka. Encore un petit peu et puis on vous emmènera découvrir le paradis vrai : les Seychelles ! D'ailleurs, ces temps ci, Géraldine est très occupée à créer un bel super mega top album photos des Seychelles, c'est pour ça qu'elle m'a laissé me débrouiller tout seul pour écrire ce billet en me disant : carte blanche !

Bien sûr, à l'appart, y'a toujours plus de livres qui nous attendent. Là, la pile déborde des étagères et commence à envahir le sol !

Mais tant qu'il y aura des livres à lire, des films à voir et des voyages à faire, et surtout tant qu'il y aura cette notion de partage et de plaisir, nous continuerons d'exister !

 

 

Image empruntée au blog http://www.bab-la-bricoleuse.net/2010/02/et-un-an-de-plus/

 

 

 

 

 

Image empruntée au blog http://oasis54.blogspace.fr/2760019/Un-grand-merci-a-vous-tous/

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 25 Juin 2012

Synopsis :

 

Mémé is dead. Berthe n'est plus. Armand avait "un peu" oublié sa grand-mère… Pharmacien, il travaille avec sa femme Hélène à Chatou. Dans un tiroir de médicaments, Armand cache ses accessoires de magie car il prépare en secret un tour pour l'anniversaire de la fille… de son amante Alix. Et mémé dans tout ça ? On l'enterre ou on l'incinère ? Qui était Berthe ?

 

 

 

 

 

 

 

Comédie avec Valérie Lemercier, Denis Podalydès, Isabelle Candelier, Pierre Arditi

 

 

 

 

  

 

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Mon humble avis :Ah, on rage souvent contre les 4ème de couv des livres qui en raconte trop ou pas assez.... On pourrait peut-être former un club similaire contre les synopsis pas très fidèle, trop frileux, ou pas centrés, voire mensonger.

Bref, si vous lisez celui ci, la question que l'on imagine primordiale est : "Qui était Berthe", réponse qui n'occupe qu'une partie assez infime du film.

La situation des personnages n'est pas très claire au début qui traîne à se préciser. Certes, ce film est truffé de bon mots, de répliques hilarantes qui nous font rire à gorge déployée et de bon coeur, et distille un aspect burlesque et décalé assez plaisant. Le problème, c'est qu'à l'imagine du personnage interprété par Denis Podalydes, il y règne une certaine nonchalance qui nous oublie dans l'ennuie jusqu'à ce qu'un dialogue percutant récupère notre attention. Bref, une lenteur, un manque de rythme, sans doute revendiqué et recherché par le réalisateur, mais qui ne pas convaincu plus que ça. Finalement, très peu d'émotiondans Adieu Berthe. Avec une copine, on a calculé : 4.5 secondes d'émotions réelles qui, si elles avaient duré, aurait pu donner un tournant inattendu au film, mais non, la diatribe du personnage est reparti dans le farfelu, un personnage qui arrive à son point de départ, et nous avec. La boucle est bouclée, on se demande ce que tire Armand de cette histoire et ce que nous retiendrons de ce film... Juste des dialogues truculents et des situations cocasses, avec des trous d'airs entre les deux.... Avis en demi teinte donc ! Et oui, rire au cinéma ne suffit pas toujours ! Ah, je deviens difficile !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 23 Juin 2012

Je suis très honorée de partager avec vous mon interview exclusive de l'auteur, scénariste, auteur de pièce de théâtre,  réalisateur et maître de conférence Philippe Claudel !

C'est la première fois que l'interviewe un césarisé !

PhilippeClaudel l'auteur, c'est Les âmes grises, Le rapport de Brodeck, La petite fille de Monsieur Linh, J'abandonne, L'enquête etc... et de nombreux prix littéraires.

Au cinéma, Philippe Claudel c'est "Il y a longtemps que je t'aime", César 2009 du premier film, Tous les soleils...

Au théâtre, c'est La Paquet, joué par Gérard Jugnot etc...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Monsieur Linh aurait il pu exister sans sa petite fille ? Quel personnage vous est venu en tête en premier : la petite fille ou le grand père ? Il me semble vous avoir entendu dire à la Grande Librairie que lorsque vous commenciez à écrire un roman, vous n’en connaissiez pas forcément la fin ? Est-ce exact aussi pour le roman “La petite fille de Monsieur Linh” ?

P.C : J’ai voulu écrire un livre sur la fragilité, l’exil, la perte et l’espoir qu’engendre l’amitié. Oui, c’était un livre porté par le sentiment, rare dans le monde, d’amitié. Je souviens que la silhouette de Monsieur Linh a été importante. Il me semblait que je voyais, comme dans une scène de la vie, une scène de cinéma, ce vieil homme avec le nouveau-né dans ses bras. Je l’ai suivi. C’est tout. C’est toujours comme cela. On suit.

  

  

  

 “C’est dur de n’avoir que sa vie quand elle est vide de tout mais coupante comme un éclat de verre”  C’est Gérard Jugnot qui déclame cette phrase dans votre pièce de théâtre le Paquet. Une vie vide serait donc plus lourde à porter qu’une vie bien pleine.... Ca semble contradictoire non ? En tous cas, dans les mots ! Les mots mentent ils donc parfois ? Et dans le Paquet de Philippe Claudel, qui a t-il ? Dans cette pièce, vous vous montrez cynique (donc forcément drôle aussi) envers notre nation et ses dirigeants, envers notre monde qui s’est effondré et notre culture calcinée ? Pessimisme  ? Réalisme ? Ces derniers mois vous ont ils rendus un peu d’optimisme ?

PC :   Je crois avoir tout dit, de ce que vous me demandez, dans cette pièce. Il suffit de la lire et les réponses se révèlent, comme dans L’Enquête, comme dans J’abandonne. Ces trois textes écrits durant ces dix ou douze dernières années, témoignent d’un désarroi face à la dureté et à la complexité du monde. D’une souffrance face à la progression du vulgaire, de la toute puissante de l’argent, face à l’effondrement de la considération portée à l’autre, du respect. Nos voix aujourd’hui crient et se perdent dans le vide, la surdité des autres. Le monde nous écharpe. Peu de choses nous pansent/pensent. La littérature le tente.

 

 

 “J’abandonne”, un roman qui traite du moment, de l’instant où un homme pourrait lâcher prise et sombrer. Je suppose qu’il y a pas mal de Philippe Claudel dans les choses qui agacent à l’extrême le narrateur : qu’est-ce qui vous insupporte le plus et qu’est-ce qui pourrait vous amener à baisser les bras dans les objectifs que vous vous fixez ?

PC :  Parler de moi n’a aucune importance et je ne le fais jamais ouvertement. En créant, on devient réceptacle et chambre d’écho. C’est tout. Je suis un être très ordinaire dont l’avis /la vie n’intéresse personne. Aussi je les préserve.

 

 

Comment l’auteur que vous êtes écrit il ? Des rituels, dans des lieux précis, dans des périodes calmes et isolé ou plutôt dans des périodes où la vie se fait inspirante, de petites notes et des post it ou direct, sur la feuille ? bref, à quoi ressemblez vous quand vous écrivez un roman ?

PC : J’écris quand je ressens le besoin d’écrire. Le plus souvent j’écris dans le ciel ou sur des rails, car je passe une grande partie de mon existence dans des avions et des trains. Dans les chambres d’hôtel aussi. C’est vide. C’est bien.

 

 

 Avez vous des méthodes de travail différentes pour l’écriture d’un scénario. Qu’est-ce qui différencie réellement l’écriture d’un roman de celle d’un scénario ? Est-ce que tout auteur pourrait potentiellement être scénariste et vis et versa ?

PC :  Ce sont deux activités radicalement différentes. Il se trouve que je les ai menées de front depuis mon adolescence ce qui conduit sans doute à une schizophrénie artistique, mais dans laquelle je trouve mon équilibre entre images et mots. Le scénario est un moment transitoire et périssable car la seule œuvre est le film. L’écriture romanesque est sa propre finalité, voilà déjà une différence essentielle.

 

 

Depuis la sortie de l’Enquête (rentrée litt 2010) et de Tous les soleils au cinéma en mars 2011, vous êtes discret. En général, dans ces métiers, discret veut dire actif. Que nous préparez- vous pour les mois avenir ?

PC : Deux livres vont sortir : l’un fin juin, Autoportrait en miettes, éd. Nicolas Chaudun, une promenade très personnelle parmi mes œuvres préférées du Musée des Beaux-Arts de Nancy – j’ai d’ailleurs enregistré un audioguide avec des extraits de ces textes que les visiteurs pourront écouter. L’autre mi septembre, Parfums aux éditions Stock : une sorte de voyage dans ma vie par le biais des odeurs et parfums que j’aime.

Je suis en pleine préparation d’un nouveau film, Avant l’hiver, que je vais tourner cet automne et qui réunira Daniel Auteuil, Kristin Scott Thomas et Leila Bekhti.

 

 

Comment fait on, lorsque l’on est écrivain, maître de conférence à l’université, scénariste, réalisateur, et humain pour avoir le temps de dormir et pour prendre le temps de répondre à cette interview ?

PC : On le fait.

 

 

Vous avez intégré cette année l’Académie Goncourt. Etait ce un souhait ou vous a-t-on sollicité ? Qu’est-ce que cela représente pour vous ? Etes vous déjà plongés dans vos “devoirs” de vacances ?

PC :  Je ne sollicite jamais rien. Je décline systématiquement toute forme officielle de reconnaissance (Arts et lettres, Légion d’honneur, etc). J’ai toujours accepté les prix littéraires qui m’ont été décernés, mais n’ai jamais rêvé de les obtenir ni n’ai rien fait pour. L’Académie française ne m’intéresse pas et je n’ai pas donné suite à certains appels de pied. Par contre, quand les membres de l’Académie Goncourt m’ont invité à les rejoindre, après réflexion j’ai accepté en me disant que je pourrais, en son sein, faire entendre ma voix et mettre l’éclairage sur des auteurs, des éditeurs, dont on parle peut-être moins que certains autres.

 

 

Comment l’écrivain que vous êtes perçoit il le phénomène de la rentrée littéraire ? Qu’attendez vous de cette rentrée qui commence déjà à se préparer chez les éditeurs ? Un auteur en particulier ?

PC : Phénomène typiquement français, la rentrée littéraire est un moment excitant à vivre comme lecteur, comme auteur aussi quand on a la chance, comme je l’ai eue jadis, de pouvoir ne pas être noyé dans cette marée d’équinoxe… Beaucoup de livres : des univers qui se confirment, d’autres qui apparaissent. Des grands textes qui ne parviennent ni à trouver leur place, ni à trouver leur public ; des romans médiocres dont on parle trop. Fausse monnaie et trésors véritables s’y côtoient. C’est un curieux mélange. J’attends avec impatience les nouveaux livres de Patrick Deville, de Vassilis Alexakis, d’Agnès Desarthe, et je viens de lire le premier roman de Yassaman Montazami, Le meilleur des jours, à paraître en septembre chez Sabine Wespieser qui a été un moment précieux de lecture. Tout comme la lecture de La Survivance de Claudie Hunziger, à paraître chez Grasset : un livre merveilleux.

 

 

Quand vous regardez votre oeuvre, pour quel livre ou quel film avez vous une affection particulière ?

PC : Les prochains. Je ne regarde jamais en arrière. J’ai cassé tous les rétroviseurs.

 

 

 Quels sont vos 3 derniers coups de coeur littéraires ?

PC : Je vous en ai déjà cité deux. On peut rajouter Il faudrait s’arracher le cœur, de Dominique Fabre, chez L’Olivier, que j’ai lu il y a deux ou trois mois, mais qui demeure en moi.

  

 

 

 

 

 

  

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

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Publié le 22 Juin 2012

Thriller - Edtion J'ai Lu - 189 pages - 6 €

 

 

Parution le 28 mars 2012

 

  

L'histoire du tome 1 :Une jeune femme court affolée dans Brooklyn, prend le bus, descend, entre dans un musée, adresse un message à une caméra de surveillance avant de déclencher volontairement l'alarme du musée. Au même instant, un balle ricoche sur une statue et la manque de peu. La course infernale se terminera dans un parc, avec pour notre jeune femme, une balle dans la tête. Lorsque le dédective Lola Gallagher arrive sur place, le poul de l'inconnue bat encore.... Mais c'est amnésique qu'elle se réveillera, et manifestement, ses poursuivants ne semblent pas lâcher prise... Une enquête palpitante, mais un vrai sac de noeuds pour notre flic au caractère irlandais bien trempé...

 

Tentatrice : Silvana de chez J'ai Lu

Fournisseur : Editions J'ai Lu, merci.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Vous êtes addictes aux séries américaines (policières ou autres), mais vous vous sentez honteux de passer des heures devant votre télé, télé que de surcroît vous ne pouvez emmener sur la plage. Non vous n'êtes pas seuls et oui, j'ai la solution. Je vous prescris une bonne dose de Serum !

J'ignore si c'est un genre nouveau ou pas, mais cette intrigue très bien ficelée et déjà captivante dès le premier volume va se dérouler en 6 épisodes. Deux déjà sortis, le 3ème arrive fin juin et la saison 1 sera bouclée en novembre. Donc sortie très rapprochée de chaque tome, ce qui rend l'attente relativement supportable et même très excitante. J'imagine que l'enquête se conclura dans le tome 6, et que la saison 2 nous réservera d'autres aventures du détective Lola Gallagher.

En tout cas, j'adooore, je dévooore, et j'en veux à Silvana (). Alors que je lui dis ne pas aimer les pavés, la malicieuse me glisse deux tomes de Serum dans les mains. Et comme je suis déjà captivée et qu'il est hors de question que je ne termine pas cette saison, me voici avec un bon pavé à l'horizon, même si découpé en morceaux !

Bon le livre maintenant.... Tout est centré sur l'action, l'énigme, le rythme. Rien ne ralentit la lecture, même l'écriture qui est plutôt simple mais très vive. Peu de longs passages descriptifs, on est ici dans l'efficacité. Au premier abord, l'intrigue semble insolvable mais ce n'est pas pour autant que les auteurs nous submergent de détails que l'on oublierait entre deux tomes et nous donnerait la sensation d'être perdu. C'est en tout cas mon impression actuelle.

Cette histoire est presque écrite comme un scénario, très "cinégénique" ou en tout cas télégénique. Oui, nous avons bien une série à l'américaine écrite par des Français.

Les personnages sont déjà attachants et je ne sais pas, mais quelque part, Lola Gallagher me fait penser à l'Annabel de la trilogie du Mal de Chattam. Sauf qu'ici, point de glauque et de gore, juste du bon polar, du pur thriller, qui se lit d'une traite.

Si vous n'êtes pas addictes aux séries télé mais que vous aimez être captivés par un bon thriller, je vous prescrisaussi cette saison 1 de Serum. Je ne pense pas que cela nuira à votre santé, au contraire... Votre cerveau fourmillera entre deux épisodes, surtout qu'à la fin de chaque, les auteurs excitent nos papilles en nous livrant le menu du tome suivant ! Que j'ai donc déjà en mains !

 

 

Challenge Thriller

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 21 Juin 2012

Synopsis :

 

Fayza, Seba et Nelly, trois femmes d’aujourd’hui, aux vies totalement différentes, s’unissent pour combattre le machisme impuni qui sévit au Caire dans les rues, dans les bus et dans leurs maisons. Déterminées, elles vont dorénavant humilier ceux qui les humiliaient. Devant l’ampleur du mouvement, l’atypique inspecteur Essam mène l’enquête. Qui sont ces mystérieuses femmes qui ébranlent une société basée sur la suprématie de l’homme ?

 

 

 

 

Drame égyptien avec : Nahed El Sebaï, Bushra Rozza, Nelly Karim

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : J'arrive un peu après tout le monde avec ce film sorti déjà depuis un moment (lors de mes vacances), mais je suis très contente d'être parvenue à le glisser dans mon emploi du temps avant qu'il ne soit trop tard. Guettez le programme de votre salle obscure et si vous y lisez encore ce titre, précipitez vous.

Plus informatif que distrayant,c'est un film qui a le courage, le mérite, l'urgence d'exister. Il est tiré de faits réels, donc pourrait presque s'approcher du documentaire ou d'un genre autofiction... mais sans édulcorant. C'est un film fait avec des matériaux bruts. La vérité qui est brutale, outrageante, révoltante, écoeurante. En ça, je trouve le pitch bien tiède qui évoque le machisme impuni des hommes égyptiens. A ce niveau là, il ne s'agit plus de machisme mais de harcèlement et de violence sexuels. Les italiens passent souvent pour machistes, ce n'est pas pour autant qu'ils inspireraient un tel film. Dommage donc qu'un pitch soit frileux là où un film abat les murs !

Trois femmes, toutes différentes. Seba, la trentaine, vit à l'occidentale. Nelly, la vingtaine, vit la jeunesse et les traditions religieuses en même. Et enfin, Fayza, mère soumise à son mari et de condition très modeste. Chacun va subir une agression sexuelle, en pleine rue, en pleine foule, ou dans un bus bondé. Pour Faiza, c'est tous les jours, car c'est tous les jours qu'elle prend le bus pour se rendre à son travail et que les hommes, mine de rien, viennent faire frotti frotta contre elle. Chez toutes les 3, on sent la souillure, la blessure, la colère,le dégoût, la rage, la révolte, la haine, ou tout à la fois. Car personne ne fait rien. Ce film dénonce l'hypocrisie d'une société (les familles font têtes basses pour protéger la réputation), des hommes (qui sont ici d'une lâcheté déconcertante), du pouvoir en place (jusqu'en 2009, l'agression sexuelle n'était même pas un délit en Egypte) et surtout, de la religion Musulmane (l'acte sexuel étant interdit avant le mariage, la vie de plus en plus dure et chère en Egypte, les hommes tardent à pouvoir prendre épouse faute de logement et de travail dignes.... alors, il se passe cela, viols et agressions sexuelles pour assouvir les besoins et les fantasmes de ces messieurs). Je critique ici l'hypocrisie de la religion musulmane, mais on pourrait en dire presque autant sur les conséquences de la religion catholique dans un autre domaine. Bref, les religions rétrogrades amènent leurs plus grands pratiquants au crime pour ne pas se défausser envers leurs traditions. Cela me dégoûte et m'horripile.

Bref, ces 3 femmes vont se rencontrer et s'unir dans une lutte qui sera tellement dure qu'elle les séparera. Ce film n'est pas un thriller, et pourtant, c'est le noeud dans la gorge et la boule au ventre que l'on pénètre chaque jour dans le bus avec Faiza. Ces scènes sont extrêmement bien filmées. La jeune Nelly subit les pressions de sa famille et de son fiancé pour retirer sa plainte. Seba a quitté son millionnaire médecin de mari qui après l'agression, a eu besoin de réfléchir.... C'est Seba le cerveau de cette équipe.... Et au vu des conséquences, elle finira par douter de la légitimité de son combat et d'elle même. C'est atroce... Dans ce film, dans cette réalité qui date de deux ans (une loi interdit l'agression sexuelle maintenant en Egypte mais comme le sujet et tabou, très peu de femmes portent plainte...) la victime est présumée coupable à l'avance et le coupable devient la victime... Ceci se passe en Egypte, au Caire, dans l'une des plus grandes villes du monde. Cela se passe certainement dans d'autres villes de pays où la femme n'a quasiment aucun droit et est une quantité négligeable dressée à se taire et à subir. Et pendant ce temps, je suis allée en vacances seule sans me faire harceler, j'ai pu me mettre en petite tenue légère sans me faire traiter de fille de rien par les hommes ni d'allumeuse responsable par mes consoeurs les autres femmes. Et pendant ce temps aussi, au boulot, je continue à vendre des séjours balnéaires soleil maillots de bain en Egypte. Personne ne se pose de question. Tout le monde est content : j'ai fait une vente, une famille prépare ses vacances, alors qu'une Faiza se fait agresser au Caire malgré son voile et ses épaisseurs de vêtements...

Heureusement, Mohamed Diab remet les pendules à l'heure avec ce film et prouve par la même occasion que tous les hommes ne sont pas des obsédés sexuels et se sentent même on ne peut plus concernés par la cause des femmes. Chapeau bas à lui !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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