Publié le 31 Mai 2011

Synopsis :  Marius Vallois a douze ans et besoin d’un père.
Marie Vallois a un fils de douze ans, de lourdes responsabilités professionnelles, un amant à calmer, un poste à pourvoir, une soeur adorée, un cousin compliqué mais aucun père pour Marius.
Robert Pique a une centrale vapeur, toujours du linge en retard, un fantasme chinois, une voisine qu’il protège et cherche du boulot.
Monsieur Papa est l’histoire du curieux lien qui va se tisser entre ces trois personnages. Un lien qui leur donnera beaucoup de fil à retordre et des attaches pour la vie.

 

 

Comédie avec Kad Merad, Gaspard Meier Chaurand, Michèle Laroque, Vincent Perez

 

 

 

 

 

 

 

   

 

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Mon humble avis :Voilà déjà quelques semaines que j'ai assisté à la projection de ce film, en avant première. Je pensais me rafraîchir la mémoire et retrouver l'histoire du livre "Monsieur Papa" de Patrick Cauvin. Que nenni, rien de commun avec le roman, à part le titre emprunté avec l'autorisation de l'auteur défunt.

Néanmoins, j'ai trouvé dans ce film ce que je cherchais. Un agréable moment, une bonne soirée. Ce film semble conçu pour être regardé le sourire aux lèvres. Il fait rire aussi mais, mais sans présenter gags après gags. Monsieur Papa a provoqué en moi beaucoup plus de tendresse que d'émotions bouleversantes, et c'est tant mieux. Kad Merad ne tire pas sur nos larmes et ne cherche pas à déborder d'émotions. J'ai trouvé que ce film était mesuré, juste et touchant... comme les comédiens d'ailleurs. J'avoue que je suis plus adepte de la dimension émotionnelle de l'acteur Kad Mérad que par ces propensions comiques indéniables (attention, je classe les chti aussi dans l'émotion) Mais c'est dans les moments plus "dramatiques" que cet acteur me touche le plus. Michèle Laroque est comme d'habitude lumineuse et tellement réaliste. Le jeune Gaspard Meir Chaurand est mignon tout plein et vraiment dans le ton. Vincent Perez est devenu abject depuis notre mariage éclair !!!! Trêve de plaisanterie, il est excellent. Vous me direz si comme moi, dans une certaine scène, vous ne retrouvez pas l'allure et les gestes de Serge Gainsbourg ?!!!

J'ai particulièrement apprécié deux aspects du film que je tiens à évoquer ici, histoire de vous donner encore un peu plus envie... Le gardien d'immeuble et son ami sont tout bonnement succulents. Ils vous donneront la réponse à la question de mots croisés : tube rouge en 14 lettres ! Et puis... L'immeuble dans lequel vit Robert. Un immeuble où les gens se voient, se reconnaissent, s'approchent, s'observent sans que ce soit forcément par derrière le rideau. Certes, le métier de Robert n'est pas étranger à cet état de fait mais tout de même, ça me fait rêver. Dans mon immeuble, j'ai l'impression que mes voisins courent pour ne pas avoir à tenir la porte et à saluer un voisin. Si un bruit de clé retenti, l'autre voisin referme sa porte. bref, là ou je vis, un "bonjour" étonne, quand il n'agresse pas !

Revenons en au film... J'ai beaucoup aimé, j'y ai cru, son humanité et son optimisme m'ont fait du bien. Qui plus est, c'est un film résolument familial pour petits (je dirais à partir de 8 -10 ans) et grands.

 

 

L'avant première : Une excellente ambiance, très bonne communication entre le public et Kad Merad qui était présent avec Mme, scénariste du film. Au cas où l'on serait aveugle et sourd en voyant un film, ce genre d'événement permet de constater une nouvelle fois qu'être comédien et célèbre, c'est un double métier. Franchement, j'ai été épatée par l'aisance de Kad Merad en public (bon relativement normal me direz vous) mais surtout, par sa patience et sa gentillesse lors d'une interminable séance dédicaces et photos. C'est vraiment un métier et cela révèle aussi je pense une nature profondément humaine et sincère.

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 29 Mai 2011

  Synopsis : Dans cette histoire pleine d’action, où vérité, trahison, jeunesse éternelle et mort forment un cocktail explosif, le capitaine Jack Sparrow retrouve une femme qu’il a connue autrefois. Leurs liens sont-ils faits d’amour ou cette femme n’est-elle qu’une aventurière sans scrupules qui cherche à l’utiliser pour découvrir la légendaire Fontaine de Jouvence ? Lorsqu’elle l’oblige à embarquer à bord du Queen Anne’s Revenge, le bateau du terrible pirate Barbe-Noire, Jack ne sait plus ce qu’il doit craindre le plus : le redoutable maître du bateau ou cette femme surgie de son passé...

 

 

Film avec Johnny Deep, Penelope Cruz, Geoffrey Rush, Astrid Berge Frisbey (cocorico !!!)

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

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  Mon humble avis : 4ème épisode pour la saga Pirates des Caraïbes et la recette fonctionne une fois de plus ! Et dans une recette, on trouve des ingrédients (toujours les mêmes) savamment dosés pour une réussite certaine mais sans surprise. C'est un peu mon impression. Je n'ai pas boudé mon plaisir loin de là mais n'ai rien vu de nouveau. On reste sur une "variation sur le même thème". Cependant, mes yeux s'écarquillent devant l'ingéniosité des scénaristes, la réalisation des images de synthèse, l'humour des dialoguistes, l'imagination manifeste dans certaines scènes "dominos" (ex, la poursuite en fiacre dans les rue de Londres), les décors gigantesques.... Comme on reste impressionné devant la durée du générique de fin. Incroyable le nombre de personnes qui participent à un tel film, on est vraiment dans une super méga production, et ça se sent du début à la fin, on ne lésine pas sur les moyens. Y'a pas à dire, c'est bien fait, même si, et c'est là mon bémol majeur, il y a dans ce film quelques longueurs ou répétitions.

Mais quel bonheur de retrouver l'inénarrable et charismatique Jack Sparrow. Il est toujours aussi espiègle, vigoureux, joyeux, malicieux, rusé, gaffeur, drôle, fourbe, immortel, intrigant, habile, volubile ! Tout et son contraire ! Un véritable personnage de cinéma dont je ne me lasse pas et qui doit tout à son interprète : Un johnny Deep survolté et ô combien expressif rien qu'avec ses deux yeux. Je suis sûre qu'il nous captiverait et nous épaterait autant si on lui demandait de jouer le même rôle attaché solidement à une chaise par de lourdes cordes. C'est certain, le succès de pirates des caraïbes repose toujours sur ce superbe personnage, qui se moque de lui même !

Alors si vous aimez l'aventure et les personnages haut en couleur et facétieux, si vous n'avez rien contre l'humour qu'il soit potache ou délicat, si vous avez gardé une âme d'enfant mais ne craigniez pas les morts vivants and co, alors vous vous amuserez bien de cette séance de cinéma ! Spectaculaire !

 

PS : Générique à voir en entier, car surprise à la fin !!!

PS 2 : La 3 D apporte beaucoup moins au film qu'aux pubs qui le précèdent !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 27 Mai 2011

Roman - Edition Buchet Chastel - 240 pages -14.50 €

 

 

Parution en janvier 2011

 

 

L'histoire : L'auteur est écrivain mais surtout professeur d'Anglais. Depuis plus de 20 ans, il enseigne la langue de Shakespeare dans le même lycée de province, et surtout la même salle, la G 229. En 20 ans, des choses ont changé et d'autres non. Le téléphone portable sonne en classe, les élèves tombent toujours amoureux, des tours s'effondrent et le prof est toujours là. Ce n'était pas prévu. Le temps passe et Jean-Philippe Blondel raconte...

Les années se suivent, les élèves changent, le prof reste et aime ça !

 

 

Tentation : La blogo et surtout, passage de l'auteur à la Grande Librairie

Fournisseur : La bib'.

 

 

 

  

 

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Mon humble avis :Parfois, à la télévision, les auteurs vous paraissent si sympathiques, évoquent leur oeuvre avec des mots qui vous conviennent tant que lire leur roman vous devient urgent, comme une obsession. Ô joie, Ô chance, G229 était disponible à la bib le lendemain de la fameuse émission !

Que dire de cette lecture ? Que du bonheur ! L'écriture d'abord. Le style est vif et pêchu, les phrases souvent courtes, le rythme enlevé. Rien de pompant, tout est accessible et nous concerne. Nous sommes tous allés à l'école, au lycée. Nous avons tous eu des profs qui nous ont plus ou moins marqués. Sauf que moi, je n'ai jamais imaginé qu'un prof pouvait voir, deviner, remarquer, se souvenir autant dans une salle de classe. Je n'ai jamais envisagé non plus le lycée comme un lieu de vie. L'idée ne m'est pas venue alors que pourtant... c'est bien cela, je m'en rends maintenant compte à travers le regard (de l'intérieur) de Jean-Philippe Blondel. Un regard loin de la sinistrose médiatique mais si très lucide. Un regard réfléchi emprunt de tendresse, de recul, de nostalgie, d'amour, de passion, de dérision, d'auto dérision, qui questionne et qui répond aussi. Mais surtout, quel humour ! L'institution scolaire est parfois bien raillée à juste titre (ah, les consignes !!!) J'ai ri, j'ai souris, j'ai été émue, car derrière ce portrait d'une classe, c'est aussi plus de deux décennies qui défilent en arrière plan. La société change, les moeurs évoluent, il y a des catastrophes naturelles ou terroristes que personne n'oublie, qui marquent une époque ou des générations entières. Mais le coeur des élèves s'enflamme toujours de la même manière !

Chacun se retrouvera dans les interrogations personnelles du professeur... Et si j'avais fait autre chose, si j'avais réalisé mes projets de bout du monde, que et qui serais-je aujourd'hui ? Suis-je ce que je voulais être ?

Ce roman- très autobiographique- est passionnant et très agréable à lire. J'ai aimé partager le quotidien de ce prof d'Anglais, je me suis enrichie d'un regard que je ne possédais pas. Comprendre et discerner les motivations qui poussent vers un métier ou un autre, ça me passionne, comme tout ce qui me permet de découvrir l'autre.

Tout au long des pages, la notion du temps qui passe est bien présente. La fin rappelle que même si les années se succèdent, on a pas toujours tout son temps.

Quoiqu'il en soit, G 229 met vraiment de bonne humeur et m'a presque donné envie de retourner au lycée !

 

 

"c'est bizarre, des fois, comme c'est. On croirait pas quand on arrive qu'on va rester aussi longtemps. Et puis le temps passe et voilà."

 

" Le drame, c'est le fondement de l'adolescence. Le léger paraît trop léger. Le léger, c'est après qu'on en a besoin, quand les relations humaines deviennent compliquées et les problèmes du quotidien difficilement gérables."

 

" je me demande si un double de moi continue sa vie, à Cuenca. Je me demande comment vit celui que j'aurais pu être."

 

"...Copain d'avant, Facebook... Parce qu'on se rêve centre d'un réseau social alors qu'on est à la périphérie."

 

" Comment veux tu noter les idées après ? C'est comme ci tu notais la vie de l'autre".

  Extraits du livre "G229", de Jean Philippe Blondel.

 

 

L'avis d'Isa Liv-resse

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 25 Mai 2011

                                                                                       

Synopsis : 6 mai 2007, second tour de l'élection présidentielle. Alors que les Français s’apprêtent à élire leur nouveau Président, Nicolas Sarkozy, sûr de sa victoire, reste cloîtré chez lui, en peignoir, sombre et abattu. Toute la journée, il cherche à joindre Cécilia qui le fuit. Les cinq années qui viennent de s'écouler défilent: elles racontent l'irrésistible ascension de Sarkozy, semée de coups tordus, de coups de gueule et d'affrontements en coulisse. La conquête : L'histoire d'un homme qui gagne le pouvoir et perd sa femme.

 

 

 

Avec Denis Podalydes, Florence Pernel, Bernard Lecoq...

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Conquise par cette conquête !

 Je me suis régalée, captivée par ce film qui se regarde presque comme un thriller alors que tout le monde connait l'histoire, sa fin et la suite !

Ce film nous présente les hommes politiques tels qu'on ne les voit jamais : juste entre eux.... comme des loups ....devant le pouvoir... Même si on ne se fait pas ou plus d'illusion sur leurs motivations et la mascarade qu'est la scène politque, on réalise encore un peu plus à quel point ils ont tous un égo surdimensionné, une mégalomanie sans doute nécessaire pour parvenir à un tel niveau. Ils sont menés par une ambition et une détermination sans borne autant admirables que détestables. Comme quoi, personne n'est complètement blanc ou noir là dedans. Certains prennent les moyens de leurs ambitions, quels qu'en soient le prix, la manière et la légitimité. Tous autant qu'ils sont, issus du même camps. Ces deux heures passées dans les coulisses du pouvoir, sur le chemin de l'Elysée montrent à quel point tout n'est que stratégie, alliance, mépris, négociation, haine, peau de bananes, insulte, manipulation et coups bas...

 La conquête est une fiction très bien documentée et inspirée de faits réels. On observe ces protagonistes célèbres par le trou de la serrure et là, on jubile !!!! Bravo aux dialoguistes ! J'ignore ce qu'il y a de véridique dans ces dialogues, mais impossible de douter de leur réalisme. Ce sont des joutes verbales de haute voltige même si nos dirigeants les placent souvent sous la ceinture et sans gants, voire "avec des graviers" ! Mais franchement, certaines réparties sont jubliatoires, on sourit car on connait l'original. D'ailleurs, même si ce film s'achève en mai 2007, il ne manque pas de petits indices sur la suite ou de clins d'oeil prémonitoires.  Ainsi, dans le caractère de Nicolas Sarkozy, on découvre un homme qui, lorsqu'il lâche le chien de garde, peut se révéler colérique, instinctif, irascible.... Bref, derrière le rideau préélectoral, s'annonçaient déjà les futurs "casse toi pauvre con".

Et puis il y a Nicolas Sarkozy qui voit Cécilia s'éloigner et qui devient vulnérable, qui ne se sent plus si "tout puissant". Cette approche de l'homme brisé intimement est intéressante et filmée intelligemment.... En effet, lors d'une ultime discussion privée, sans témoins,entre les deux époux, le réalisateur a choisi de couvrir les paroles par la musique...

Le comportement et les réactions de Cécilia semblent assez aboutis dans ce film, restent respectueux. Ce personnage m'a touchée dans ses choix devant une situation qui la dépassait et qu'elle ne souhaitait pas. Quelque part, elle est restée droite et loyale, a accompli jusqu'au bout le mission qu'elle estimait sienne, sans se trahir elle même (le tout, dans une certaine limite !)

Pourquoi suis-je allée voir ce film ? Par curiosité ! Oui, pour le jeu des acteurs que je devinais bluffant par avance (bon, Ok, je ne nie pas une petite dose d'une autre curiosité, de nature plus.... euh... moins....). Et bien c'est encore plus que bluffant. Bernard Lecoq est Chirac, Samuel Labarthe est Villepin, Florence Pernel est Cecilia et là, méga Géraldine d'Or pour Denis Poladydes qui s'est glissé dans la peau d'un Sarkozy plus vrai que nature, avec un art du mimétisme sidérant ! De telles interprètations, c'est du pur bonheur.

Pour moi, La conquête est un film parfait, captivant et distrayant à souhait, qui a le mérite je pense d'être apolitque. Ce film n'est ni pro ni anti Sarkozy, il constate, c'est tout.Personne n'en sort grandi ou "diminué" réellement, à part peut-être Villepin qui m'a surprise... mais que l'on connait moins aussi... Et c'est un film qui me conforte dans mes désillusions envers ce milieu même si je suis restée fascinée pendant 2 heures !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 23 Mai 2011

 

 Synopsis :  Jack grandit entre un père autoritaire et une mère aimante, qui lui donne foi en la vie. La naissance de ses deux frères l'oblige bientôt à partager cet amour inconditionnel, alors qu'il affronte l'individualisme forcené d'un père obsédé par la réussite de ses enfants. Jusqu'au jour où un tragique événement vient troubler cet équilibre précaire...

 

Drame avec Brad Pitt, Sean Penn, Jessica Chastain

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Je ne m'endors jamais au cinéma, mais là, comme j'ai dû lutter devant ce film interminaaaaaaable ! Pourtant, les acteurs sont bons et esthétiquement le film est réussi. Esthétiquement et c'est tout (pour moi). L'histoire est inexistante et le montage semble avoir été fait dans l'urgence, car dans un désordre consternant. C'est simple, je n'ai rien compris à l'utilité de ce film, ni au message précis qu'il est sensé dispenser, ni au point de départ de la non histoire, ni à  l'issue. Plusieurs fois, j'ai cru le film terminé et poussais un ouf de soulagement avant de réaliser que non, nous étions repartis pour X minutes. Je suis même devenue claustrophobe, tant j'avais envie de quitter la salle, le film,  l' atmosphère oppressante de vide, de silence, de rien. Il n'y a quasiment pas de dialogues mais une voix off murmure sans cesse des "brother, brother;.." (cette voix va me hanter longtemps je crois, tant elle m'a exaspérée) et des niaiseries sensées nous faire réfléchir sur l'humanité, la vie, l'homme,la foi, la puissance de Dieu, l'origine, l'offrande de soi, de sa chaire. Sauf que ce film s'adresse je pense à des agrégés de philosophie ou des mystiques dernier degré ! L'ensemble est beaucoup trop complexe pour s'adresser à un large public.

Pour moi, c'est un film expérimental et mystique qui n'utilise que le symbolisme de haute voltige, pour intellectuels accomplis. Quelques scènes donnent un semblant de sens à l'histoire familiale qui se déroule sur la moitié du film mais qui n'aboutit à rien. Le film s'ouvre sur l'annonce du décès d'un enfant de 19 ans (si j'ai saisi au moins ça).On  s'imagine ce décès comme une issue qui sera approfondie et expliquée dans ce film qui remonte le temps.  J'ai espéré que le film me montre la genèse de cette mort... Non, rien... Certes, les images sont de toute beauté. Mais l'impression que ce film n'est qu'une suite d'images et de plans sans lien est assez forte. La moitié du film est très proche du documentaire. De splendides photos mais aussitôt interrompues par d'autres. Alors, on ne s'installe pas. Et ces photos, je pourrais les voir dans un planétarium, au Futurscope, dans Océan de Jacques Perrin, dans Ushuaïa nature.... Et même dans Jurassic Parc, puisque l'on se retrouve sur les berges d'une rivière en compagnie d'incongrus dinosaures (ou toutes autres espèces de la même époque). Mais comme personne n'est venu pour ça.... Bref, jai expérimenté l'énorme déception cinématographique par ce film expérimental... J'ai expérimenté l'ennui dans toute sa splendeur. J'en ai encore la tête qui bourdonne...

 

PS : Je n'ai même pas retrouvé le synopsis dans le film, c'est peu dire....

 

PS 2 : Depuis la rédaction de ce billet vendredi soir, cel film a remporté la Palme d'Or du Festival de Cannes 2011. Perplexe, je suis perplexe.

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 19 Mai 2011

Roman - Editions Point (Seuil) -373 pages - 7.50 €

 

 

 

  Parution d'origine en octobre 2009

 

 

L'histoire : Fredrick, 66 ans, vit seul depuis douze ans sur une île isolée de Suède. Sa seule activité quotidienne : un trou dans la glace et une baignade glaciale lui prouve qu'il est encore en vie.

Un jour sur la glace qui recouvre la mer, il aperçoit une vieille dame avec un déambulateur. Son passé resurgit et un avenir apparaît qui bouscule pas mal de choses dans la vie tranquille du reclus.

  

 

 

Tentation : La blogo (et surtout Clara) et la réputation de l'auteur.

Fournisseur : Un achat très compulsif à la F..C pour mon anniv !

 

 

 

 

 

  

 

 

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 Mon humble avis : Henning Mankell nous invite dans une autre dimension, hors du temps, sur une autre planète. C'est un peu l'impression que j'ai eue durant ma lecture. Les personnages surgissent comme venant de nulle part dans une atmosphère très étrange. Et pourtant, nous sommes bien sur terre, dans un monde épuré de tout superflus.Il semble que ce soit un choix de l'auteur,son point de départ,  jusque dans son écriture. Quand le superflus disparaît, c'est l'essentiel qui se révèle : l'immensité, le silence, la solitude, la douleur, l'amour.  Les saisons s'étendent avec langueur. Les personnages entrent en scènes chacun leur tour. Ils pourraient être improbables, on les trouve tout d'abord insolites pour les découvrir profondément humains au fil des pages.

Henning Mankell déterre le meilleur de l'homme enfoui sous une montagne de pire (où l'inverse) : peur, lâcheté, fuite, mensonge, erreur, regret, abandon, égoïsme. On dirait le travail d'un archéologue. Avec patience et délicatesse, couche par couche, au fur et à mesure que les glaces fondent, les personnages prennent forment. Et sous leurs blessures ou leur bienveillance, émergent leur bonté ou leurs impairs.

Et puis l'auteur montre que rien n'est immuable, que la vie réserve toujours des surprises. D'un désert de solitude, il crée une petite communauté d'hommes et de femmes qui se rencontrent, s'apprivoisent, apprennent à s'apprécier, à s'aimer, à se manquer, à se faire confiance, à se supporter tels qu'ils sont, dans toute leur vérité. Ces personnages finissent par ouvrir les portes de leur vie, accepter l'autre dans leur intime, dans leur apparente forteresse qui faussement et lâchement  les protégeait de tout : la solitude qu'ils avaient choisie. L'auteur incite à la réflexion sur ce sujet aussi : la crainte de l'invasion de l'autre dans notre espace au détriment de la construction du lien et la conséquence directe : la solitude, sujet principale oserais je dire de ce livre avec la normalité supposé des individus, la tolérance et... oups que de sujets abordés dans ce livre en fait.

Ce roman ressemble à une composition musicale. D'ailleurs, il se découpe en 4 mouvements aux rythmes différents. Le deuxième prend des allures de road moovie. Point de motards, mais deux sexagénaires et un déambulateur.

Enfin, l'auteur s'appuie sur une symbolique très forte dans cette histoire. Chacun verra sans doute ces symboles de façons différentes mais tout de même... Le trou dans la glace, l'île (isolement par excellence), la caravane (aucune racine), les chaussures italiennes... Qu'ont elles de si particulier dans ce livre? Elles sont minutieusement adaptées au pied de celui qui les portera sur mesure au milimètre près. Ce sont des pièces uniques dont le délais de fabrication est long et demandent de la patience. Un peu comme la vie en fait ! Une vie réussie c'est du grand art, comme ce livre magistralement conçu. 

 Extrait :

- "Pourquoi n'y a-t-il personne de normal ici ? Pourquoi tous ces gens sont ils si étranges ?

- Il n'y a pas de gens normaux. C'est une fausse idée du monde, une idée que les politiques veulent nous faire avaler. l'idée que nous ferions partie d'une masse infinie de gens ordinaires qui n'ont ni la possibilité ni la volonté d'affirmer leur différence. Le citoyen lambda, l'homme de la rue ça n'existe pas. C'est juste une excuse que se donnent nos dirigeants pour nous mépriser."

 

- Nous avons peur de nous même et de ce que nous percevons de nous chez les autres.

 

- Pourquoi étais-je devenu cet homme perpétuellement en quête de nouvelles cachettes plutôt que d'intimité ?"

H. Mankell

 

 

  

 

 

L'avis d'Antigone, de Clara, de Sandrine et Théoma

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 17 Mai 2011

BD - Editions Quadrants - 143 pages - 17 €

 

 

Parution en 2008

 

 

L'histoire :

Le petit garçon que nous avons connu à 5 ans, abandonné, trouvé sur un marché de Séoul et adopté par une famille belge dans la banlieue de Bruxelles(dans le tome 1) a maintenant 14 ans.
Il va lui falloir grandir, passer ce cap difficile de l'adolescence où l'enfant en devenir d'adulte se construit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon humble avis : Ce deuxième tome s'ouvre sur une belle métaphore, celle de l'arbre et de ses racines. En quelques planches, Jung resitue le sujet : le déracinement de l'adoption suite à un abandon sur un marché en Corée.

J'ai retrouvé avec un vif plaisir le recit et les dessins de Jung. L'enfant a maintenant grandi, il frôle l'adolescence et y entre de pleins pieds au fil des pages. Ce tome traite donc de l'adolescence, mais une adolescence exacerbée par les affres et les difficultés supplémentaires de statut d'enfant adopté. Il n'est déjà pas facile pour un ado dans son pays d'origine de savoir qu'il est et qui il veut être, alors pour un enfant du bout du monde, parachuté en Belgique...

Ce tome est, comme le premier, tout en franchise. De ce fait, des passages sont assez durs et donnent un ensemble plus grave que dans le premier tome. En effet, Jung peine ici à trouver sa place dans sa famille d'adoption, et recherche des signes d'affections qui ne viennent pas forcément. Il subit aussi le racisme des autres, de ses semblabes. D'ailleurs, lui même les fuit. Hors de question de sortir avec une coréenne par exemple ! Le regard que se portent les adolescents sont sans concession.

Jung découvre aussi sa passion du dessin, du Japon et commence ses premières planches de BD, sans savoir que cela deviendra son métier. Ce regard du professionnel sur ces premiers coups de crayons est touchant.

Yung aborde le sujet des motivations parfois contestables des adoptants et  le destin de certains de ses jeunes adoptés qui ne se trouveront jamais à leur place et préféreront mettre fin à leurs jours. Rien n'est contourné ni mis sous le tapis, comme l'envie de découvrir ses origines, la peur au moment de le faire, à moins que ce ne soit juste pas le bon moment. La mère biologique n'est finalement jamais très loin dans l'esprit de l'enfant....

Une très belle BD, très instructive. Le sujet est grave mais la lecture très agréable. Ces pages débordent effectivement d'humour, d'autodérision, de légèreté et il y souffle un sacré vent d'optimisme.Tout est en justesse.  J'attends avec impatience le tome 3 qui serait en cours et le film qui serait en préparation.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 15 Mai 2011

 

Roman - Editions Livre de Poche (Lattès) - 150 pages - 5.50 €

 

 

Parution Janvier 2005 et 2010 pour la version poche

 

 

L'histoire : Emma approche la trentaine. Trois hommes ont marqué sa jeune vie. Emma raconte ces trois relations où elle croit aimer des hommes qui ne se demandent même pas s'ils l'aiment vraiment... Ils sont avocats, écrivains, animateurs télé. Tous célèbres.... différemment.

Trois histoires où une jeune femme est prête à tout pour l'amour, même pour une illusion d'amour qui vaut mieux que rien mais qui peut mener loin, jusqu'à la folie.

 

 

 

Tentation : Mes 2 précédentes lectures de l'auteur

Fournisseur : Ma PAL !

 

 

 

 

  

 

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Mon humble avis :Deux fées se sont penchées sur ce livre. La première, c'est Delphine. Son don, c'est l'observation, la compréhension et l'empathie pour ces gens dépassés par l'extérieur ou par eux même. La deuxième, c'est de Vigan. Sa baguette magique est en fait une plume qui n'a pas son pareil pour trouver les mots justes. Son écriture est un fluide   très conducteur qui mène toujours à une belle rencontre du lecteur avec un personnage principal et souvent, avec une partie de lui même, même si c'est la plus obscure.

Bref, la magie de cette auteure a encore fonctionné à merveille sur moi

Le ton de ce roman est moins dramatique que celui des "heures souterraines" car la narration est à la première personne. C'est Emma qui raconte, Emma la fantasque, qui n'est pas dénuée d'humour, de cynisme et de sarcasme. Elle finit même par avoir une certaine lucidité sur la situation. Mais ne nous leurrons pas, le fond de ce livre est tout aussi tragique. C'est la solitude, la désertion de l'amour, le manque d'amour dans le coeur d'une femme que Delphine de Vigan met brillamment en scène ici. Le ressenti et les conséquences du vide affectif sont si bien décrits que forcément, cela remue. Vous vivez seule, vous vous sentirez compris. Vous vivez en couple, vous comprendrez enfin ce que votre soeur, votre fille, votre voisine, votre meilleure amie ou n'importe quelle anonyme crie en silence. Cette souffrance quotidienne qui mène à tout, à se déprécier, à se donner, à se brader, à s'oublier juste pour quelques grammes d'amour, juste pour une illusion d'amour.

Le premier récit est celui qui m'a le plus bluffée. On devine vite qu'Emma est en HP et s'adresse à son psy. On se demande où l'auteur veut en venir et au final, wouah, on n'a rien vu venir et pourtant, à bien y penser, il y avait bien quelques indices !

La deuxième histoire, celle où Emma aime un auteur célèbre m'a moins touchée même si elle démontre parfaitement l'abandon de soi quelque part.

Enfin, la 3ème relation, avec un animateur de télé, est assez drôle. Quelque part, notre chère Emma mène la danse, même si elle est dépassée par le rythme. Elle s'amuse et elle égratigne pour notre plus grand plaisir un certain milieu dominé par quelques égos surdimensionnés... On devine très bien de qui il pourrait être question et on jubile de cette description. Et puis Emma ouvre les yeux...

Bon, j'arrête là ce billet avec lequel je me débats depuis deux heures. Une chose est sûre, je ne serai jamais Delphine de Vigan mais toujours une de ces lectrices acquises je pense.

 

 

Des extraits qui m'ont beaucoup parlé et qui parleront du livre beaucoup mieux que moi :

 

" je suis toujours passée à côté des hommes. Je les ai aimés trop tôt, trop vite ou trop tard.... les hommes m'ont quittée parce que j'en demandais trop ou pas assez. Parce que je ne savais pas dissimuler le trouble ni la fragilité, ou parce qu'au contraire, je me tenais trop loin d'eux. Les hommes m'ont quittée parce que j'avais peur de les perdre ou parce que je m'en foutais. Les hommes ne m'ont jamais laissé le temps".

 

"L'alcool me rend bavarde, alors je parle en vrac et sans discernement (à jeun, c'est pareil, je n'ai jamais su trouver le bon registre)... Je parle parce que Ethan se tait, parce que son silence me fait peur".

 

"Non je ne joue pas. Je suis dans l'instant, dans l'inconscience de l'instant... incapable d'imaginer l'épaisseur du vide ni l'intensité du manque. Je n'ai jamais su me protéger, ça doit être une case qui me manque, dans l'hémisphère Nord du cerveau, ou un problème de connexion, il faut que je m'en occupe. En attendant, j'avance à découvert et je sais sourire en toutes circonstances."

 

"Combien de fois faut il rejouer la fable, pour être capable de s'en défaire ? Sommes nous condamnés à ça, à reproduire inlassablement la même illusion, le même désenchantement ?"

 

"Alors il m'a semblé que Milan comme les autres n'était qu'un leurre, et que ces choses n'arrivent que parce qu'on en a tellement envie ou besoin, qu'elles n'ont d'évidence ou de nécessité que celle qu'ont veut bien leur accorder, et finalement ne résistent jamais à l'épreuve des heures, et que vient toujours le moment où il faut prendre conscience de l'immense imposture qu'est la rencontre de l'Autre.

 

 

L'avis de Clara

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 13 Mai 2011

Synopsis :  Un jeune couple d’américains dont le mariage est prévu à l’automne se rend pour quelques jours à Paris. La magie de la capitale ne tarde pas à opérer, tout particulièrement sur le jeune homme amoureux de la Ville-lumière et qui aspire à une autre vie que la sienne.

 

 

Comédie, romance avec Owen Wilson, Rachel Mc Adams, Marion Cotillard, Adrian Brody et accésoirement, Carla Bruny

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Je ne suis pas une grande adepte de Woody Allen mais l'univers de ce nouveau film m'a particulièrement séduite, même si je n'y suis pas rentrée tête baissée. J'ai mis un peu de temps à m'y sentir à l'aise. Mais sitôt la nature profonde que prenaient les événements saisie, mon intérêt s'est épanoui. Non, je n'étais pas devant une ennième comédie romantique. J'étais devant un univers particulier, un délir que que s'offre un réalisateur qui embarque avec lui le spectateur vers une destination et une époque inconnue et pourtant intime.

Par magie ou en rêve (chacun son idée), le personnage principal remonte dans le temps. Il y fait des rencontres surprenantes et jubilatoires (Scott Fitzgerald et Zelda, Picasso, Hemingway...) C'est délicieux et parfois frustrant... L'on regrette de ne pas mieux connaître ses personnages historiques afin, peut-être de saisir quelques subtilités du scénario et des dialogues.

J'ai trouvé un petit côté Cendrillon à ce film. Sauf qu'il n'y a pas de princesse, ni de prince, juste de riches américains et des artistes surgis de l'histoire. Mais comme dans le conte, quand sonnent les 12 coups de minuits, c'est un monde qui s'ouvre et l'autre qui s'achève.

Woody Allen nous parle donc des fantasmes et de la quête de soit même à travers une certaine réalisation de nos propres fantasmes, notamment la rencontre (réelle ou non) avec les gens que nous admirons. "Ah, si j'avais vécu à cette époque..."...L'époque précédente était toujours mieux que la suivante"... "C'était mieux avant".

C'est donc un voyage onirique et temporel, frais et léger mais plein de sens, drôle et interrogateur à la fois. Les situations cocasses et décalées apportent de savoureux dialogues. Dommage qu'il y ait quelques longueurs.

Et les acteurs ? Il ne manque juste à Owen Wilson une paire de lunettes noires pour que l'on imagine Woody Allen à sa place 35 ans plus tôt. Marion Cotillard est fidèle à elle même et aux rôles américains qu'on lui propose. Quant à Mme La première dame de France... Hum, hum, y'a de gros progrès à faire pour prévoir une suite à ce balbutiement de carrière ciné !

C'est en tout cas un bel hommage à Paris, Paris d'hier et d'aujourd'hui, même si cet hommage est largement sponsorisé par de grandes marques (et moins grandes aussi) et par l'office de Tourisme.

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 11 Mai 2011

Polar - Editions Pascal Galodé - 335 pages - 18 €

 

 

Parution en janvier 2011

 

 

4ème de couv : Qui sème des corps, récolte des osselets. Lui, Maximilien Lachamp, le grand paléoanthropologue, le roi des fossiles, embringué dans une histoire de meurtre. Alors que la postérité retiendra son nom pour son travail sur Homo octavius, cette postérité sera entachée par un petit cadavre de rien du tout inhumé sous une couche de terreau mélangé de tourbe, de plantes décomposées, fossilisées, avec un soupçon d'argile. Non. Jamais ! Il fallait agir d'une façon non officielle. Et demander de l'aide. À qui ? Au commissaire Workan !... Erreur fatale !  Hugo Buan nous emmène avec verve et humour dans son nouveau roman au coeur d'une véritable guerre entre scientifiques.

 

Tentateur : L'auteur, présent au salon du livre de Rennes

Fournisseur : L'éditeur et l'auteur, merci pour l'envoi.

 

 

 

 

étoile2.5

 

Mon humble avis :J'étais passée à côté de "La nuit du tricheur".  Je m'étais régalée avec "Cezembre noire" qui avait entre autre comblé le trou béant de mon inculture sur l'île de Cezembre par le biais d'une intrigue policière en huit clos, un peu cousine des 10 petits nègres.

Avec cet oeil du singe, je suis à mi chemin.

Je suis toujours amusée que des personnages empruntent les mêmes routes, fréquentent les mêmes lieux que moi. Ici, Maximilien Lachamp habite le quartier de Maison Blanche, où je vivais encore l'an dernier, passe a deux pas de mon bureau et se restaure au même Mac Do !

Le point de départ de l'enquête est fichtrement original, on se demande où cela va nous mener, comment nos enquêteurs vont démêler tout cela et si c'est du lard ou du cochon, même si le cochon n'est jamais très loin, il faut parfois creuser pour le trouver. Là, j'arrive dans l'amphigouri, art rondement maitrisé par Hugo Buan qui en a fait un peu sa marque de fabrique. Définition de l'amphigourie : écrit ou discours confus, embrouillé.

 

"Workan avait érigé le double amphigouri au rang de philosophie propre à la police Rennaise : celui qui parlait de comprenait pas ce qu'il disait et celui qui l'écoutait était noyé dans un océan d'incertitudes"

 

Ainsi, certains passages et dialogues, que d'autres qualifieraient de dialogues de sourds sont assez jubilatoires.

En débutant ce roman, je savais cette fois-ci où je pénétrais. Je commence à connaître l'univers particulier, inimitable de l'auteur. Le ton est résolument décalé et l'humour maître de cérémonie. Mais j'ai toujours du mal à apprécier les méthodes irrévérencieuses et les réparties graveleuses du commissaire Workan qui distribue, entre autre, des mandales à tour de bras. Too much pour me conquérir sans réserve.

 

 

 

 

L'avis d'Alex , de Lystig

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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