Publié le 27 Octobre 2008

Résumé :Quelques jours avant son mariage, Julia reçoit un coup de fil du secrétaire particulier de son père. Comme elle l’avait pressenti, Anthony Walsh – homme d’affaires brillant, mais père distant – ne pourra pas assister à la cérémonie.
Pour une fois, Julia reconnaît qu’il a une excuse irréprochable. Il est mort.
Julia ne peut s’empêcher de voir là un dernier clin d’œil de son père, qui a toujours eu un don très particulier pour disparaître soudainement et faire basculer le cours de sa vie. Le lendemain de l’enterrement, Julia découvre que son père lui réserve une autre surprise. Sans doute le voyage le plus extraordinaire de sa vie… et peut-être pour eux l’occasion de se dire, enfin, toutes les choses qu’ils ne se sont pas dites.



                                                 

Mon humble avis : Tout comme moi, il est partagé...
Comme j'ai perdu mon père assez jeune sans avoir le temps de régler certains conflits, je craignais de me plonger dans ce roman. J'avais peur qu'il soit douloureux à lire. Non, de ce côté là, aucune tristesse dans ce livre ! 
Sans hésitation, j'ai trouvé ici ce que l'on cherche chez Levy. L'histoire est mignonne, parfois cocasse, même si improbable. Et selon la recette de Marc Levy, on nage dans un mélange calculé de romantisme et de fantastique. J'ai revécu aussi avec émois un grand événement historique : la Chute du Mur de Berlin... C'était il n'y a pas si longtemps...  Alors pourquoi ne suis-je pas si enthousiaste que cela ? Les longueurs dans le recit ne doivent pas être étrangères à mes sentiments. J'ai l'impression que Levy veut s'américaniser à tout prix - donc écrire des pavés d'au moins 400 pages ! Comme le sujet de "Toutes ces choses..." n'était pas inépuisable sous peine de se répéter, la seule solution était sans doute de rallonger les phrases. Et le résultat est parfois d'une lourdeur pathétique. Exemple : "Viens, le bagagiste retient les portes de l'ascenseur et nous ne sommes pas les seuls à vouloir nous déplacer dans cet hôtel". Cette phrase est tirée d'un dialogue on ne peut plus irréaliste car une personne sensée dirait sans doute : "Dépêche toi, le bagagiste nous attend. On est pas seul au monde.". Bref, les exemples de ce type de lourdeurs sont pléthores. Et que dire des réparties cinglantes et systématiques des personnages qui ne font en rien avancer l'histoire (mais par contre, qu'est-ce qu'elles l'allongent !) ? Ces réparties composent la moitié des dialogues et ne servent à rien, sauf à m'agacer.
Que ce passe-t-il ? Je garde pourtant un excellent souvenir des 5 premiers romans (et du 7ème) de Levy. Il utilise - et c'est bien connu - une recette efficace. Alors pourquoi un avis si mitigé ? Une lassitude du style d'un auteur lu pour la huitième fois ? J'ai pourtant lu des dizaines d'Agatha Christie sans ressentir cela... Non, je crois juste que l'on évolue. Ce qui nous captive à 30 ans peut nous laisser de marbre six ans plus tard. Nos goûts changent, même s'il s'agit de littérature !
Alors, plutôt que de critiquer Levy, je ne le lirai plus et passerai à d'autres auteurs !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 25 Octobre 2008


Sujet : Chaque jeudi soir sur France 5, François Busnel recoit quelques invités qui participent à l'actualité littéraire. Un dialogue s'installe entre l'auteur et le journaliste.

Mon humble avis :  Je revis depuis que Catherine et son
blog m'ont appris que je pouvais regarder cette émission en différé sur le site de France 5. Je vous invite d'ailleurs à visiter son blog sur lequel elle décortique pour vous cette émission chaque semaine. Moi, je vous présente juste l'émission une fois et vous avoue le bien que j'en pense. Pour plus de détails, c'est chez  Catherine que cela se passe !

"La Grande Librairie" est une émission littéraire classique, assez sûre de sa formule pour ne pas se perdre dans des fioritures. Le décor tout d'abord. Chaleureux, on s'y sent bien. Il est de dominante noir. Des spots éclairent les invités et derrière eux,  des piles géantes de livres colorés ! Une pile orange, jeune, rouge, bleu, vert... Un arc en ciel en piles de livres ! Le rêve non ?Le présentateur : Juste à tous points de vue. Enthousiaste mais calme. Et cultivé forcément !

La formule : Pas plus de 4 ou 5 invités par émissions. Avant de s'entretenir avec chacun d'entre eux, François Busnel diffuse un reportage portrait des auteurs. Il est en effet utile de (re)situer l'auteur dans son oeuvre ou sa carrière et vis et versa ! C'est ainsi que l'on se trouve souvent à se murmurer..."Ah, c'est lui qui a écrit ça !". Les invités assistent à toute l'émission et peuvent intervenir. Néanmoins, personne n'interrompt personne. Grand soulagement, on évite le désagrément et les joutes verbales irrespectueuses que l'on trouve dans le débat de "Café Littéraire". C'est pour moi un point non négligeable ! Je ne vais pas vers la littérature pour écouter des gens "se pourrir la gueule", si vous me permettez l'expression...

Enfin, chaque semaine, le Top 5 des meilleures ventes de livres en France est communiqué. D'ailleurs, cette semaine, Amélie Nothomb est détrônée au profit de...ô surprise, Jean Marie Gustave Le Clezio, tout récent Prix Nobel de Littérature. Dans la chronique "Le choix des libraires", un libraire de Paris ou de province nous présente son coup de coeur de moment. Bien entendu, ces préférences sont pour aider un livre à se faire connaître alors je ne pense pas qu'on nous y présentera le dernier Musso !

Pour conclure, je confirme : "La Grande Librairie" est une très bonne émission littéraire, une heure apaisante dans la semaine, un lieu où il fait bon vivre..oups, où il fait bon lire !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 24 Octobre 2008

Résumé : Forts d'un tour du monde à vélo et d'un travail humanitaire en Afghanistan, Bertrand Gonnet et Cyrille Moleux relisent leur aventure, avec ses richesses et ses manques, nous livrant ainsi les clés pour réussir cette expérience unique et enrichissante que représente une année pour soi... et pour les autres.


Année sabbatique. Deux mots qui font rêver. Qui, en effet, n'a jamais eu envie de prendre le large ? Pourtant, tout n'est pas si idyllique qu'il y paraît. Pour que l'expérience soit à la hauteur des espérances, une véritable réflexion sur les motivations et une préparation exigeante s'avèrent nécessaires avant de passer à l'acte. A quelle période de sa vie partir ? Quelle expérience choisir ? Voyage ? Engagement dans l'humanitaire ? Service national volontaire ? Reconversion ? Comment s'organiser ? Et aussi, comment gérer le retour à la vie " normale"?

                                    

Mon humble avis :  J'ai acheté ce livre (et quelques autres) au Festival des Etonnants Voyageurs de St Malo il y a 3 ans... en présence des auteurs qui ne se sont pas fait prier pour me signer une belle dédicace ! Ai-je aimé le livre ? !... Comment pourrait -il en être autrement ? Un livre qui me conseille de réaliser mes rêves les plus fous et me conte la réalisation de ceux des autres ne peut que me passionner ! Bien sûr, les rêves tournent autour du voyage et de l'humanitaire. (comme les miens, ça tombe bien !) "Une année pour soi" donne en fait les clés pour s'ouvrir au monde, aux différences, aux autres, mais pas forcément pour se regarder le nombril ! Il regorge d'anecdotes parfois drôles, souvent émouvantes, de témoignages, d'exemples et enfin de véritables conseils pour ceux qui veulent faire "le grand saut". Les dernières pages comportent un guide pratique avec adresses, sites internet...  Ah oui, je précise : pas l'utopie dans ces lignes, mais de la lucidité et un esprit critique et réaliste !

Lisez ce livre ! Même si vous n'avez pas de projet de cette envergure, il vous emmènera sur les chemins du monde, vous prouvera que certains rêves sont réalisables avec un peu de patience et de courage ! Tout ce que vous risquez, ce sont quelques heures d'évasion, à moins que ce bouquin débloque quelque chose en vous et vous donne l'envie, à vous aussi, de larguer les amarres ?!!
                                                                                               



                                                                                                             

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 22 Octobre 2008


Chers lecteurs,

Sur ce blog, j'ai fait la critique de "
Nous sommes tous des Playmobiles", recueil de nouvelles de Nicolas Ancion.
A ma grande surprise et pour mon grand plaisir, Nicolas Ancion est passé sur mon blog et y a déposé un commentaire. J'ai publié celui ci pour plus de visibilité dans l'article "
A propos de Nicolas Ancion".
Quelques temps plus tard, l'auteur m'a donné un accord de principe pour une "interview exclusive pour le fun" via internet.
Dimanche dernier, j'ai donc envoyé un mail à Nicolas Ancion avec quelques questions préparées. Sa réponse m'est parvenue mercredi et c'est avec son accord que je la publie ici. Mais avant tout, je tiens à remercier Nicolas Ancion pour le temps et la confiance qu'il m'a accordé !




Bonjour Géraldine,
Quelle belle liste de questions ! Je n'en dis pas plus, je réponds tout de go, comme ça vient.
Et zou, c'est parti...


 

Moi- D'habitude, l'auteur attend le journaliste dans un endroit feutré et discret, souvent le bar d'un palace Parisien ou Bruxellois... Là, je suis dans mon studio Rennais de 28 m², assise sur un fauteuil de plage, derrière moi, Agnès Jaoui chante en espagnol et je bois un grand verre de grenadine.
 
Moi - Et toi, tu es où ?
NA - Dans la cuisine, au rez-de-chaussée d'une vieille bâtisse en pierre, sur la place d'un village à un jet de catapulte de la Cité de Carcassonne. Le seul bruit de fond est celui du moteur du frigo, sur lequel les touches de mon pc ajoutent leur cliquetis trépidant.
 
Moi - Mon premier souvenir de lecture, c'est "Oui Oui par en voyage", j'avais 7 ans.
 
Moi - Quel est ton premier souvenir de lecture ?
NA - Mes premiers souvenirs, ce sont les lectures qu'on me faisait, plutôt que les livres que je feuilletais : "The Cat in The Hat" du docteur Seuss ("Le chat au chapeau" en français) ou les légendes d'Ardenne comme "La capote du pendu", qui me terrifiait à chaque fois que mon père nous la racontais. Puis il y a eu Petzi, "Oui Oui", des tas de BD et de livres de la Collection Rose puis Verte (Fantômette, le Club des Cinq, Alice, Michel...)
 
Moi - Depuis l'école primaire, j'ai toujours écrit des poèmes, que j'appelle parfois pompeusement chanson. Puis durant la révision de mon bac Français, j'ai pris la plume pour plusieurs années pour écrire un premier roman.
 
Moi - Te souviens tu de la 1ère fois où tu as pris un stylo pour écrire en te disant que cette fois-ci, c'est pour de bon, pour plusieurs pages, pour un roman même ! Si oui, qu'est-il advenu de ce premier manuscrit ?
NA - J'ai commencé par écrire du théâtre, des textes pour mon théâtre de marionnettes. J'ai un manuscrit rédigé quand j'avais huit ans, qui compte cinq ou six pages et, en triant ses vieux papiers, mon frère est tombé sur une pièce que j'ai écrite et dactylographiée à la même époque. Elle ne fait qu'une page, mais il en a deux versions différentes... A la machine à écrire, ça représente du boulot ! Je ne me souviens pas du tout de ce travail-là, j'étais plus minutieux à l'époque, j'imagine...
 
Moi - Mon premier roman terminé, je l'ai imprimé, relié et envoyé à moults éditeurs... sans succès... puis j'ai abondonné.
 
Moi - Combien d'années, combien d'envois avant de recevoir une lettre différente des autres, voire peut-être même un coup de téléphone d'un éditeur. Te souviens tu de tes pensées et émotions à ce moment là ?
NA- Mon histoire est assez atypique, je n'ai pas envoyé de manuscrit aux éditeurs. J'avais remporté un concours d'écriture à 17 ans, puis un autre, en Suisse, à 19 ans. Je suis, du coup, allé à Genève chercher le prix que ma pièce de théâtre avait remporté. J'ai rencontré des Suisses très sympa, dont un jeune gars, Jean-Philippe Ayer, qui était éditeur. Quelques années plus tard, il a lu un long poème que j'avais écrit, il a voulu le publier en indiquant "roman" sur la couverture. J'étais surpris, avant tout, je n'aurais jamais imaginé envoyer ce texte intime à un éditeur. Je n'aurais jamais imaginé que ce texte pourrait plaire au public. Mais l'éditeur connaissait mieux son métier que moi...

Moi -Quelques années plus tard , mon 2ème manuscrit n'a pas eu plus de chance. Toi, tu as publié plusieurs oeuvres, dont certaines sont en "tirages épuisés".
 
Moi - Après la publication de 4 romans (ou recueil de nouvelles) et d'oeuvre destinées à un public ado ou enfant, tu dois commencer à bien connaitre le monde de l'édition. Ce monde est il conforme à l'idée que tu t'en faisais avant ? N'est-ce pas agaçant par exemple de ne pas être consulté à propos des couvertures de livres (tu dis en effet sur ton blog avoir découvert la couv' poche de "Nous sommes tous des playmobiles" sur le site de la F...C !
NA - Je pense que chacun doit faire son métier : l'auteur écrit des textes, l'éditeur fabrique et vend des livres. Les aspects commerciaux, la présentation du livre, la couverture, la mise en page, ne sont pas du ressort de l'auteur, si ce n'est dans l'édition à très petit tirage, comme les livres d'artistes. Dans l'édition professionnelle, on travaille avec des professionnels, qui connaissent, la plupart du temps, bien leur métier. Je ne suis pas toujours d'accord avec leurs choix mais ils ne sont sans doute pas toujours d'accord avec mes choix d'écriture non plus. Ils préféreraient sans doute que j'écrive du Marc Lévy ou du Guillaume Musso, pour en vendre plus ;-)
 
Moi - Ma culture des bulles se limite à Tintin, Lucky Luke, Les Schtroumpfs, XIII, Torghal, Largo Winch et le cola (pour ne pas citer de marque ) sous toutes coutures.
 
Moi - Tu es passionné par la BD au point d'en faire un blog et d'intervenir sur celui du Nouvel Obs. Tu es écrivain alors pourquoi ne te lancerais tu pas dans la BD en qualité de scénariste (au cas où tu me répondrais que tu ne sais pas dessiner !)
NA - J'ai un projet en cours avec le dessinateur Nicolas Vadot, mais c'est très lent, on en parle depuis un an, on y travaillera sérieusement dans six mois, et l'album pourrait paraître dans deux ans ! C'est la difficulté avec la BD, entre les idées et leur concrétisation, il y a énormément de travail. Il faut avoir d'excellentes idées pour croire au projet aussi longtemps sans faiblir et sans changer d'avis.
 
Moi - Quand je réfléchis, je me dis que la lecture est la passion (parmis une multitude d'autres) dont je ne pourrais pas me passer. Un monde ou ma vie sans livre serait inconcevable.
 
Moi - Si demain tu es condamné pour perpet' à vivre sur une ile déserte, tu emmènes une bibliothèque de 200 livres au choix où 200 ramettes de papier et autant de stylo pour écrire ? (Le PC est hors sujet car pas d'électricité sur une île déserte) !
NA - Là, je n'hésite pas, c'est le papier sans hésitation. J'adore lire, mais le papier blanc c'est la liberté. Je repeuplerais l'île de personnages et de villes imaginaires pour occuper mon temps et, surtout, mon esprit ! au pire, je pourrais toujours écrire des bêtises dans le sable... Comme il n'y a pas de lecteurs, ce n'est pas grave si ce qu'on écrit s'efface.

Moi - Les idées de manuscrit ne me manquent pas. J'ai d'ailleurs entamé l'écriture d'une multitude de bouquins. Mais comme je manque de talents et peut-être aussi suite dans les idées, je m'essouffle souvent au bout de quelques pages (quand tout va bien).
 
Moi - Sur ton Blog, tu parles de ta PAE, Pile à Ecrire. Avance -t-elle cette PAE en ce moment ? Y a-til des oeuvres inachevées ?  Peut on avoir un petit scoop sur le contenu de son prochain 'enfentement' ?
NA - Ma pile à écrire contient deux longs métrages en chantier (bon, je ne suis pas très loin, mais ça m'occupe une partie du cerveau en permanence), un roman que j'achève et qui s'appellera "L'homme qui valait 45 milliards", un projet de BD avec un dessinateur formidable, Nicolas Vadot (http://www.nicolasvadot.com), plusieurs romans pour enfants auxquels je travaille en ce moment, une pièce de théâtre adaptée d'un livre pour enfants... Et je cherche toujours le titre d'un recueil poétique consacré aux années d'université... Je n'ai toujours pas toruvé la bonne idée, qui me plaise et qui convienne à l'Université de Liège, qui m'a commandé les textes...
 
Moi - Pour gagner ma vie et vivre mes passions, je travaille en qualité d'agent de voyages, métier qui est aussi une passion pour moi.
 
Moi - Ton métier d'écrivain (et toutes ses ramifications) te suffit il pour vivre ? Si oui pas d'autre question, si non, quel est ton métier de l'ombre ?
NA - J'ai eu pas mal de boulot différents (enseignant, rédacteur commercial, éditeur, commercial, responsable de projets culturels...) mais depuis un an, je ne fais plus qu'écrire. Ça se passe bien parce que je bosse beaucoup, que j'écris vite pour certains projets, ce qui compense le fait que je suis en retard sur d'autres...

Moi - Je passe un temps fou sur internet et sur la Blogsophère. En tant qu'auteure de blog et surfeuse sur les blog des autres, le tien entre autres !
 
Moi - Sur ton blog, tu as écrit (le 17/10)un billet très drôle sur les illogismes statisticiennes des rêquêtes sur Google. (je dis cela pour inviter les lecteurs à remettre ma question dans son contexte , lien pour ton blog sur mon blog!) . Tu y dis : "A se demander pourquoi on perd son temps dans la blogosphère. Le bon goût, comme la vraie vie, est ailleurs..."... Penses tu que ce qui touche à la blogophère soit inutile car peut-être éphémère ? Penses tu que la blogosphère soit si éloignée de la vraie vie ? Et puis, tu passes tout de même du temps sur cette blogoshère... Tu es même arrivé jusqu'à mon petit blog tout neuf ! D'ailleurs, pourquoi tiens tu un blog ??
NA - Ah, je ne pense pas en tout cas que ce qui est éphémère est inutile, au contraire, je pense que l'essentiel est périssable et passager. L,immortalité, la permanence, c'est un leurre, c'est juste quelques trucs qui durent un peu plus longtemps que les autres. Même Leonard de Vinci, à l'échelle de l'histoire de l'humanité, c'est éphémère et localisé, guère plus durable que le succès de Silvester Stallone, à l'échelle de la planète. Tout est éphémère et localisé et c'est très bien ainsi. Mais la vraie vie apporte d'autres choses qui sont indispensables : des vitamines, du soleil, des sourires, le grain de la peau, la nourriture, les livres... Heureusement qu'il y a le monde réel pour nourrir un peu le monde virtuel. On peut facilement se perdre dans l'illusion que les choses prennent de l'importance en ligne. Quand on passe de dix visiteurs par jour à quarante, sur son blog, on a l'impression d'avoir une mission divine vis-à-vis de ses lecteurs. Le silence, la réflexion et la maturation de la pensée avant de s'exprimer sont aussi de très bons moteurs, pour dire des choses intéressantes... enfin, je m'égare. Mon point de vue, en tout cas, c'est que la vie est comme une part de lasagne : les couches se superposent et se complètent, une tranche de blog, une tranche de bouquin, une bonne bd, tous les repas en famille, des rencontres... Il faut le tout pour faire une lasagne, pas juste une couche de béchamel, même super épaisse ;-)
 
Moi - Je ne cesse de lire et pourtant ma PAL est en constante augmentation.  Ma prochaine lecture sera le dernier Marc LEVY que l'on m'a prêté.
 
Moi - Comment se porte ta PAL, qu'y trouve t-on tout en haut ?
- En tout cas, certainement pas Marc Lévy, qui me tombe des mains parce que sa formule est la même que celle des romans-photos de "Nous deux" que je nelis que pour rigoler un bon coup. C'est une question de gout, bien sûr. Ma pile à lire, c'est avant tout des BD, une ou deux chaque jour, notamment pour mon blog "Bain à bulles" que j'anime sur le site Bibliobs. Rayon bouquins sans images, je voudrais lire un bouquin de Thomas Paris, Pissenlits et petits oignons, chez Pocket, dans la même collection que "Nous sommes tous des playmobiles" et je voudrais relire "325000 francs" de Roger Vailland parce que c'est un livre coup de poing que j'ai adoré il y a quelques qnnées et que je voudrais relire de plus près pour voir comment le récit se construit...

Moi - J'adore le Salon du Livre qui se tient à Paris porte de Versailles. Je suis sûre à 99% d'y aller au printempts 2009
 
Moi - Seras tu présent au salon du livre de Paris au printemps prochains ? Si oui, en qualité d'auteur ou de lecteur ? Et si on buvait un verre ensemble ?
NA - Si je viens, j'accepte volontiers l'invitation. J'espère être présent pour la sortie de mon nouveau roman ou pour la republication chez Pocket de mon recueil "Les ours n'ont pas de problème de parking". Mais je ne sais pas si les dates coïncident. Dès que j'en sais plus, je te fais signe. Bonne continuation d'ici-là ! Bon blog et bonne écriture !



Le blog de Nicolas Ancion : http://ancion.hautetfort.com/
Le site de Nicolas Vadot http://www.nicolasvadot.com

                                                               
                                                                                                                
                                                                                                      

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

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Publié le 22 Octobre 2008

Résume : « Quand deux pères célibataires réinventent la vie en s’installant sous un même toit, ils s’imposent deux règles, pas de baby-sitter et pas de présence féminine dans la maison… Dans le Village français, au cœur de Londres, une histoire d’amitié, des histoires d’amour, des destins qui se croisent au fil d’une comédie tendre et enlevée."








                      

Mon humble avis :Il n'est jamais plaisant de dire du mal d'un livre car cela signifie aussi que l'on a pas passé un bon moment de lecture, à moins d'être passé à côté du livre lui même. Qui plus est, j'aime beaucoup Marc Levy qui d'habitude me distrait joyeusement avec ses romans ou m'émeut (avec "Les enfants de la Liberté".) Je prends l'oeuvre de Marc Levy pour ce qu'elle - des histoires agréables, originales et distrayantes - est et n'en n'attends pas autre chose. Mais là, pour ce sixième roman, mauvaise note !

La platitude de l'histoire, la transparence des personnages, les longueurs, les rebondissements à l'eau de ... guimauve ! Du romantisme à 1.50 € et du "je t'aime moi non plus" en veux tu en voilà. Ce roman est vraiment trop convenu, et les disputes et scènes de jalousie entre les deux protagonistes masculins en deviennent ridicules et horripilantes ! Seul point positif dans l'histoire : the London Way Of Life ! Ce qui nous fera considérer ce livre avec un flegme so british : ce livre n'est pas bon, rien de grave. Le précédent l'était et le prochain le sera. Tout le monde  a droit à l'erreur. Tout cela pour dire que si vous ne connaissez pas encore Levy, lisez n'importe lequel de ces livres sauf celui ci et vous passerez de joyeuses heures de lecture. Pire, vous en redemanderez



                                                                             

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 21 Octobre 2008

Résumé : Magali est étudiante en " ethno " quand elle rejoint sa famille en Guyane et convainc un jeune Indien acculturé, Arakoya, de la conduire dans son village pour assister au rite de passage de son frère. De là ils vont s'enfoncer dans la forêt et rencontrer les Malalyaliana, les hommes feuilles, qui vivent comme aux premiers jours du monde, aux confins de la Guyane, du Surinam et du Brésil. Auprès d'eux elle va apprendre à vivre au rythme de la nature, de la façon la plus primitive puisqu'il s'agit de groupes amérindiens non contactés (ils ni connaissent ne le métal ni le hamac). Mère d'une petite fille qu'elle a eue avec le chaman, elle sera, malgré elle, enlevée à la tribu dont elle partageait désormais la vie simple et préservée.



                                          

Mon humble avis : Il est des livres qui ne croisent pas votre vie par hasard. "La femme feuille" est de ceci, je l'ai pourtant acheté sans le chercher sur un étal de marché.
L'histoire commence presque par la fin. Magali vit misérablement à Paris dans une mansarde, et elle élève seule sa fille métisse, Kulilu. Celle-ci la presse de questions à propos de son père. En guise de réponse, Magali s'enfouit dans la rédaction d'un manuscrit. Ainsi, elle retourne mentalement dans la forêt guyanaise, dans sa tribu. Et elle nous conte sa vie, les aventures et mésaventures qui l'ont amenée à partager la vie des Hommes Feuilles, l'une des dernières tribus non contactées.

Ce livre est passionnant et captivant ! Le personnage de Magali est purement romanesque mais les innombrables informations données sur les peuples amérindiens sont véridiques. Ainsi, l'on apprend qu'au XXème siècle, une tribu par an était décimée en Amazonie. Sans aucun doute, l'auteur a volontairement écrit un magnifique plaidoyer pour la survie et le droit à l'intégrité des Indiens, menacés entre autre par le recul de la forêt.

"La femme feuille" est donc un de ces romans initiatiques que j'affectionne particulièrement. Nous vivons ainsi des mois au fin fond de l'Amazonie, nous partageons les émotions de Magali. Elle est tout d'abord en colère d'être ainsi prisonnière de la forêt, puis elle évolue, jusqu'à être absorbée par son entourage, jusqu'à l'absorber elle même, l'accepter. Elle reçoit "Son Chant", cette espèce de révélation personnelle qui vous fait vivre en adéquation avec la nature et vous même. Ce que nous devrions chercher, nous occidentaux trop obnubilés par notre confort matériel.

 Ce roman est aussi l'occasion de belles réflexions sur le sens réel de la liberté, de la notion de choix,  la quête du bonheur, l'écologie, le respect de la Terre et la triste utilisation que nous en faisons, l'acceptation des différences, la remise en question intime, l'évolution sans doute inévitable de l'humanité... La liste est longue alors je vous invite à lire ce livre... Au delà de sa grandeur romanesque, vous y trouverez un intérêt culturel, géographique, et spirituel. Vous en ressortirez sereins et grandis en votre âme et conscience !




                                                                           


PS : "La femme Feuille" participe au combat pour la survie des tribus Amérindienne. Pour plus d'informations,
http://www.survivalfrance.org/

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 20 Octobre 2008

Ce midi, j'étais dans ma voiture lorsque la radio a annoncé le décès de Soeur Emmanuelle, à l'aube de son centième anniversaire. Ca "m'a fichu un coup"... Ils partent tous ces grands qui ne s'occupaient que des autres et qui dégageait autant de rage de vivre que de sagesse...  Ces symboles dont l'existence nous rassure, car ils font tout ce que nous n'avons pas le temps, ne prenons pas le temps de faire... Parfois aussi manquons nous de force... de caractère. Mère Térésa, l'Abbé Pierre et maintenant Soeur Emmanuelle. Qui les remplacera ? Il semble que les "grands" de maintenant soient ceux qui se battent pour la survie de notre mère la Terre. Le combat se serait déplacé alors que la victoire de Mère Téresa et Soeur Emmanuelle n'était pas encore gagnée...


Extrait de news de mon portail internet :
"Soeur Emmanuelle, religieuse franco-belge ayant dédié sa vie aux plus pauvres, est décédée dans la nuit de dimanche à lundi moins d'un mois avant de devenir centenaire, a annoncé dans un communiqué Trao Nguyen, président d'Asmae-Association Soeur Emmanuelle.

Soeur Emmanuelle, de son vrai nom Madeleine Cinquin, s'est éteinte "dans son sommeil" dans la nuit de dimanche à lundi à l'âge de 99 ans dans la maison de retraite de Callian (Var) où elle vivait depuis 1993.

"Fatiguée", mais ne souffrant "d'aucune maladie particulière" selon la même source, Soeur Emmanuelle, connue pour son franc-parler, sa silhouette humble et son visage malicieux qui hantaient les plateaux de télévision et les bureaux des puissants, allait célébrer son centième anniversaire le 16 novembre.

Soeur Emmanuelle n'a jamais hésité à médiatiser ses «révoltes» en faveur des plus pauvres en France ou à l'étranger devenant auprès du grand public, un alter ego de l'Abbé Pierre, décédé début 2007. Les Français gardent le souvenir des nombreuses apparitions à la télévision de cette petite femme tassée par l'âge mais le regard toujours malicieux derrière ses grosses lunettes, portant un voile blanc. Dans le dernier classement des personnalités préférées des Français,  Soeur Emmanuelle était classée 6e. La religieuse avait été distinguée par la Légion d'honneur en 2002.


Voici un court souvenir de l'un de ses passages TV :


 

Extrait du Figaro : "Soeur Emmanuelle, qui ne se voulait «ni de droite ni de gauche», a publié plusieurs livres, notamment «Richesse de la pauvreté» (2001), «Secrets de vie» (2000), «Yalla les jeunes» (1997), «Le paradis, c'est les autres» (1995). Elle avait publié en août dernier un livre entretien «J'ai cent ans et je voudrais vous dire», dans lequel elle tire les leçons du siècle qu'elle a traversé. La religieuse disait qu'elle n'était pas «une sainte», se décrivait comme «vindicative», «coléreuse» et «un peu féministe». Elle se déclarait une nouvelle fois «pour le mariage des prêtres à 100%», soulignait les vertus de la pilule, dénonçait un monde «triste» car «axé sur le matériel» et révélait avoir été «amoureuse» d'un homme à qui elle a préféré «l'Absolu»."


 Extrait du Figaro : Diplômée de sciences philosophiques et religieuses, elle prononce ses voeux de religieuse à la congrégation de Notre-Dame de Sion en 1931, renonçant à la vie confortable qui l'attendait. Un an plus tard, Soeur Emmanuelle quitte l'Europe pour enseigner dans les missions des pays de la Méditerranée. Elle découvre la Turquie, la Tunisie et en 1965, l'Egypte. En 1971, à l'âge de 63 ans, elle s'installe dans le bidonville d'Ezbet el-Nakhl, parmi les chiffonniers du Caire. Elle consacre alors toute son énergie à faire construire des écoles, des jardins d'enfants, des dispensaires et oeuvre pour le dialogue avec les juifs et les musulmans. 


La religieuse, petite silhouette en blouse grise et baskets, a fondé en 1980 l'association Asmae-association Soeur Emmanuelle qui aide des milliers d'enfants dans le monde de l'Egypte au Soudan, du Liban aux Philippines, de l'Inde au Burkina Faso.


En 1993, à 85 ans, sur ordre de sa hiérarchie, Soeur Emmanuelle quitte l'Egypte et ses «amis les chiffonniers» pour prendre sa retraite en France. La religieuse, qui aurait préféré mourir dans son bidonville du Caire, s'établit dans une communauté de Notre-Dame de Sion dans le Var. Elle consacre désormais l'essentiel de son temps à la prière et à la méditation mais lutte aussi pour venir en aide aux sans-abris et aux sans-papiers.


Soeur Emmanuelle, qui avait partagé pendant plus de 20 ans la vie des chiffonniers du Caire, a mené une lutte acharnée contre la pauvreté avec une vitalité qui lui a valu une popularité durable. "

Soeur Emmanuelle avait une association humanitaire : http://www.asmae.fr/. N'hésitez pas à lui rendre visite

Il y a quelques années, le chanteur Calogero lui avait rendu hommage par le biais d'une chanson, YALLA

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 19 Octobre 2008

Résumé : Les particules élémentaires est la chronique du déclin d'une civilisation - la nôtre - qu'illustre l'existence plate et morose de deux demi-frères, Michel et Bruno, confrontés à leur misérable condition.
Car tandis que Bruno s'abîme dans une quête désespérée du plaisir sexuel, la vie amoureuse de Michel continue d'être un pitoyable désastre. Ni résigné, ni satisfait, ce dernier, chercheur en biologie, reste persuadé que ses travaux seront déterminants pour l'avènement d'une nouvelle espèce, asexuée et immortelle, et la disparition - enfin ! - de l'humanité.





                                      

Mon humble avis : En cette rentrée littéraire, Houllebecq fait encore parler de lui... Mais comme s'il ne suffisait plus à attirer les foules (pardons les lecteurs), il partage la couv' avec son "ennemi" BHL.
Donc pour ne pas être en reste, quelques mots sur " Les Particules Élémentaires" que j'ai lu, péniblement il y a quelques années. Par bonheur, j'étais à l'époque en vacances à la montagne. Le gigantisme et la beauté de ce qui m'entourait compensait la petitesse et la laideur ambiante de ce livre. Ce roman est glauque, trash, limite gore. Il déborde de vulgarité gratuite. Ne parlons pas des longueurs... La neige a eu le temps de fondre ! Certes, ce livre traite, si ma mémoire est bonne, de l'ennui de personnes qui se complaisent ou se débattent maladroitement dans une vie morose. Mais le talent aurait été de rendre cet ennui fascinant ou du moins captivant. Or, là il est répugnant... A moins que je ne sois passée à côté du truc, (car le mot oeuvre me semble immérité pour ce livre) voilà l'impression qui me reste quelques années après ma lecture : Répulsion Élémentaire...


                                                                                        


                                          

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 17 Octobre 2008

Résumé : Afrika Trek est le récit de cette extraordinaire odyssée : armés de leur seule caméra DV, sans équipe d’assistance ni sponsors, les Poussin nous invitent à marcher avec eux, du Cap de Bonne Espérance jusqu'en Israël, à hauteur d’homme, pour découvrir les richesses inépuisables d’un continent trop souvent caricaturé. Une aventure hors du commun, ponctué de rencontres inoubliables, d’humour et d’émotions fortes à travers des paysages somptueux.







                                 

Mon très très humble avis : Ne peut être qu'excellent évidemment !

Hier soir, une médiathèque Rennaise (de la Bellangerais), diffusait sur grand écran le film Afrika Trek, en présence d'Alexandre Poussin himself ! Bien entendu, je n'aurais manqué cela pour rien au monde. Qui plus est, j'avais terminé la lecture du premier tome de leur aventure (Afrika Trek 1) quelques semaines plus tôt.  (critique de ce livre en cliquant ici !)

Inutile donc de répéter mes propos sur le livre.
Le film est tout simplement magnifique, émouvant (j'ai encore lutté contre les larmes !) et parfois très drôle, nos deux aventuriers ne manquant pas d'humour loin de là. C'est donc un film très gai, qui met de bonne humeur ! L'étape centrale du film montre nos deux héros lors d'une méharées... Et chacun leur tour, par des flash back ils se souviennent de moments, plus importants que d'autre de leur périple, qui est maintenant plus derrière que devant eux ! Tantôt Sonia commente, tantôt c'est Alexandre qui si colle !
J'étais ravie de pouvoir mettre des sons, des voix, des intonations, des mouvements, des expressions sur des visages qui ont ponctué ma lecture d'Afrika Trek 1. Certes, j'avais visualisé pas mal de chose par mon imagination. Mais l'imagination est bien loin de la réalité !
N'ayant pas encore lu Afrika Trek 2, je craignais que le film ne dévoile trop d'anecdotes, de mystères et de surprises de ce deuxième tome... Crainte inutile ! Impossible de tout raconter dans un film, j'aurais donc forcément de belles suprises ou découvertes quand je parcourrais ses pages. Et les images vues sur la portion "Kilimanjaro/Israël" n'ont fait qu'attiser ma curiosité et décupler mon envie de poursuivre ce périple en lecture.
On peut aussi voir le film sans avoir lu les livres ! Mais les uns vous donneront l'envie de l'autre, et vis et versa !

Quel plaisir ensuite d'avoir cette bonne heure pour converser avec Alexandre Poussin, qui a répondu avec plaisir, passion, énergie et humour aux nombreuses et très diverses questions du public. Conclusion : Alexandre Poussin est très bavard ! Mais nous aussi on l'aurait écouté toute la nuit... Hélas, toute bonne chose a une fin... mais mène heureusement à d'autres choses : une séance d'achat et/ou dédicace des livres, des DVD... Et l'occasion d'un petit échange personnel avec Alexandre Poussin. Déjà propriétaire d'Afika Trek 1 et 2, je me suis laissée tenter par la "Marche du Ciel" récit de la traversée de l'Himalaya d'A. Poussin et S. Tesson. J'y retrouverais sans doute quelques émotions vécue lors de mon voyage au Népal ! J'ai donc encore de très belles et dépaysantes lectures en perspective !

Vous devinerez que j'ai passé une soirée inoubliable ! Seul bémol bien sûr, l'absence de Sonia Poussin !
Il reste quelques dates de cette dernière tournée Française. Vous les trouverez sur le blog Afrika Trek ! Si les Poussin passent près de chez vous, courrez et vous marcherez avec eux !

Enfin, je n'ai pas résisté à l'envie de jouer à la midinette admirative... Bref, de la fan !



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Rédigé par Géraldine

Publié dans #A propos de...

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Publié le 16 Octobre 2008

Résumé : Ni Dieu ni Diable, Moïra, dans la mythologie grecque, représente la destinée. Et c'est elle qui dans ce roman, observe, commente, juge et parfois intervient dans la vie des personnages. Amoureuse de l'existence terrestre qu'elle ne connaîtra jamais, elle s'attache à faire advenir l'improbable chez ses protégés en brouillant les cartes quand elle les juge mal distribuées.
Ainsi Marion, qui s'est mariée en espérant former un couple moderne, respectueux de la liberté de l'autre, découvrira qu'on souffre comme au temps de Racine même si on a signé le contrat de Sartre et Beauvoir. Mais Moïra veille et lui fera vivre, en marge, une liaison passionnée et inattendue avec un Irlandais un peu fou, un peu poète, comme les Celtes le sont si souvent.
Sa mère Alice, 80 ans, journaliste féministe de choc, grand-mère indigne et pourtant tendre, s'est juré de ne pas se laisser déborder par la vieillesse. Un défi osé, que Moïra invisible et présente, l'aidera à relever avec panache. Alice affrontera son âge avec une lucidité impitoyable et un humour décapant, dans un monde où le jeunisme est érigé en valeur et où "vieillir est un délit". Jusqu'au jour où...
Chacun vit au rythme d'un métronome dont la cadence s'accélère à mesure qu'on se rapproche de la fin. Mais Moïra, cherchant toujours à saisir ce qui rend la vie des humains si désirable, si riche, si tragique parfois va réussir à infléchir le destin des créatures qu'elle s'est choisies.

                           

Mon humble avis :  La touche étoile est aussi un livre du hasard, que l'on m'a prêté à une époque où je n'avais rien à lire (livres en container !)  Qui plus est, ce livre avait été oublié chez l'amie à qui je l'empruntais. Comme c'est curieux, un livre qui passe de mains en mains juste par hasard... J'avais découvert Benoîte Groult,  cette grande féministe de 88 ans qui en apparaît 20 de moins (à priori naturellement) dans l'ancienne émission de Guillaume Durand (Esprits Libres).  La passion et les moultes anecdotes avec lesquelles elle racontait son combat pour l'évolution des droits de la femmes ces 50 dernières années m'avait fascinée. Donc j'étais déjà un peu acquise en ouvrant ce livre... dont lecture ma conquise ! C'est bien écrit, avec légèreté et profondeur, beaucoup d'humour et de dérision. Quelques un des thèmes du livre : vieillir et rester en contact  avec les siens, évoluer avec son temps même si notre époque et notre éducation ne nous ont pas préparé à de tels changements (qu'ils soient informatiques ou sociaux), vieillir en couple, les relations mères/filles et surtout, grand mère/petite fille. Tout ces sujets donnent lieu à des passages touchants, émouvants ou alors, tout à fait cocasses. On se prends à sourire, à se trouver, à y trouver nos grands parents défunts... Bref, un très beau livre ( je pense assez autobiographique) sur les relations humaines, qui se lit en douceur ! Et comme chacun sait, un peu de douceur dans ce monde de brute...

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Rédigé par Géraldine

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