Publié le 26 Décembre 2008

Résumé : Marc et Marah. Ils s’étaient rencontrés à Vienne, près du tombeau des archiducs. Il l’avait entraînée jusqu’en Afrique où tout avait flambé avec le retour de Toramba, le dictateur déchu. L’Afrique où les destins s’entrecroisaient dans la folie des guerres, ceux des enfants assassins, des trafiquants, de Van Oben, de Kerando le sculpteur d’ébène, de Raynart le casque bleu, des foules entassées dans les camps, tous écrivant l’histoire la plus tragique de cette fin de siècle. Et au-dessus de ce brasier, la silhouette d’une fillette, Sowana, la Reine du monde.





                                            
Mon humble avis : Les librairres classent se livre dans les thrillers.... Soit. Ils en donnent cette quatrième de couv'... Soit encore... Il font de Sowana le personnage centrale du roman... Là, je ne suis plus d'accord
Dieu sait comme j'apprécie et respect Patrick Cauvin, pour cette oeuvre également. Mais attention, ce n'est pas un Cauvin habituel : on est ni dans le pur thriller, ni dans l'histoire fleur bleue. On est en fait dans l'histoire parallèle de 2 hommes. Des histoires de vengeances après la tristesse d'avoir tout perdu, quand vengeance et folie se frôlent. Mais on est surtout dans l'Histoire. L'histoire de ces coups d'états qui forge l'histoire d'un continent (ici l'Afrique), mais ma petite culture me fait dire que cela pourrait être en Amérique du Sud ou au Moyen Orient. Dans cette terrible aventure, Patrick Cauvin a le courage de dénoncer ce que l'on connaît déjà (les enfants soldats et la corruption) mais surtout, ce que l'on ne sait pas, ou ce que l'on préfère ignorer... A savoir, qui tire les ficelles de ces coups d'Etats, dans quels buts, d'où viennent les armes et les dollars. Et qui choisit, presque au hasard, dans un bureau parisien, qui seront les victimes collatérales inévitables, ou simplement, les 2 petites victimes nécessaires pour mettre le feu aux poudre, mine de rien, sans éveiller les soupçons internationaux. Que la faute soit une fois de plus sur ces tribus incapables de cohabiter.C'est un roman parfois difficile à suivre dans la diversité et la fonction des personnages. Il manque parfois un peu de rythme, mais ce livre est terrifiant de réalisme, et il dérange forcément. A moins qu'il ne s'agisse de réalité ?



Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

Repost0

Publié le 24 Décembre 2008

JOYEUX NOEL !!!



                                                                   

Je vous souhaite à tous et toutes un très joyeux Noël. Que sous le sapin vous touviez ce que vous cherchiez, de bonnes lectures certainement et du bonheur surtout !!
                                                              










Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

Repost0

Publié le 23 Décembre 2008

Résumé : Jamais le célèbre psychiatre Baumffel Girard n'aurait imaginé tomber sur un tel concentré de barjots en acceptant de se rendre en Touraine pour y évaluer l'état mental du comte Des Rancins. Mais comment dire non au président de la République qui songe à nommer ministre cet excentrique châtelain ?
Un comte faussement tranquille, une comtesse aux dents longues, une milliardaire qui communique avec l'au delà, la fille cachée de l'évêque d'Eveux, une femme de chambre qui veut devenir chanteuse, une cuisinière alcoolique, un neveu à priori désoeuvré sont les héros de cette comédie déjantée.




                                             


Mon humble avis :J'ai reçu ce livre par la poste, envoyé par Silvana Bergonzi, attachée de presse Des Editions du Rocher. J'étais flattée que Madame Begonzi me demande mes coordonnées postales afin de m'envoyer un livre dont j'ignorais tout ! Mais ma curiosité était piquée !!!
Lorsque j'ai découvert le titre et la quatrième de couverture, mon avis s'est divisé en 2 ! D'un côté, j'étais ravie de me lancer dans la découverte d'un livre qui se veut léger. De l'autre, comme je reste encore traumatisée par l'extrême nullité du film "Les Aristos" (avec De Turckeim...), je craignais de m'embourber dans le même marasme, le sujet de fond de "Petits Désordres au château" s'attaquant lui aussi aux aristocrates. Fort heureusement, la comparaison s'arrête ici !
J'ai vraiment passé un bon moment de lecture. C'est une bonne comédie, parfois loufoque, mais qui ne frise jamais le ridicule ni le vulgaire. Moqueur certes, mais méchant, jamais ! Et point majeur pour tenir tout lecteur entre ses pages, on se demande vraiment comment cela va se terminer.
Impossible de nier que Stéphanie Mesnier maîtrise bien le milieu, les manières, les codes, les coutumes, les petits travers, les convictions de l'aristocratie Française. Peut-être en vient elle ? Peut-être s'y est elle frottée  ? A moins qu'elle en  ait fait une longue étude. En tout cas, le rendu est parfait ! Le style, l'histoire et la morale sont très nobles, avec ou sans particule. D'ailleurs, les plus nobles de l'âme ne sont pas forcément à particules et certains titulaires de particule se moque éperdument de leur référence noblière. Nombreuses sont les  phrases et réparties qui, vraiment ciselées de pierres précieuses,  pourraient devenir symboles d'armoiries ou de devises familiales. Les personnages sont truculents et leur caricature flagrante les rend attachants, gaffeurs et bien sûr, amusants !. D'ailleurs, n'est pas psy qui croit, n'est pas ministre qui veut, et qu'est-ce qu'un comte sans comtesse. Ce roman regorge de malentendus, d'imbroglios, de rebondissements, de quiproquos jubilitatoires, de personnages qui se croient, se croisent et se décroisent, croissent et décroissent, et croassent au lieu de parler, oubliant qu'une mauvaise parole peut les transformer de comtesse en crapaud !!.
J'ai passé quelques journées sympathiques avec ces personnages divertissants, me télé portant par l'esprit dans ce château et son parc, dans lequel il doit faire bon flâner. J'aimerais y être invitée à boire le thé, je promets de bien me tenir !
Et, au fil des pages, une idée me trottait dans la tête... Qu'il serait plaisant de retrouver ces personnages et leurs mésaventures dans une bonne pièce de théâtre. Car vraiment, à mon goût, ce livre en contient tous les ingrédients.

                                                     

Je remercie encore Sylvana Bergonzi, Cécile Bourhis et les Editions du Rocher pour leur confiance.

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 21 Décembre 2008

Thalassa continue son chemin sur les sentiers du littoral et s’arrête aujourd’hui en Martinique. La France de l’Outre-mer offre des paysages grandioses et les rivages de la Martinique d’Ouest en Est allient la douceur de la Caraïbe à l’âpreté de l’Atlantique. Comme les ouragans récurrents dans cette zone, le volcan est un risque toujours présent, comme partout dans l’arc Caraïbe ; c’est pourquoi beaucoup de scientifiques sont au chevet de ces cônes en fureur. Sous l’eau, leur moindre frémissement donne l’alerte.

Au-delà de la carte postale inhérente à l’île aux fleurs, Thalassa se penche sur un dossier noir au parfum de scandale : l’usage d’un insecticide qui a pollué de façon définitive 20% des terres de Martinique.

C’est l’écrivain emblématique Patrick Chamoiseau, Prix Goncourt, qui nous entraîne sur ses chemins préférés où l’on croise l’histoire d’un pays et de son peuple.




(Crédit Photo : Géraldine BUSSON)

 

Mon humble avis :Cela faisait une éternité que je n'avais pas regardé Thalassa à la télévision. Il faut dire qu'en général, le vendredi soir, soit je travaille, soit je suis de sortie. Cette semaine, ma santé en a décidé autrement et le programme annoncé par l'émission m'a bien alléchée. La Martinique ! Dieu sait que j'adore cette région du monde, les Antilles. Avec une petite préférence pour la Guadeloupe où j'ai vécu presque 3ans. Mais revenons  à l'émission sur la Martinique. Elle était vraiment de qualité. Un tour complet et intérieur de l'île magnifique. Car les Antilles ne valent pas que pour leurs plages. Leur forêt tropicale, leurs traces, les cascades font de l'intérieur de ses îles une véritable boite au trésor !
J'ai apprécié les interventions de Patrick Chamoiseau, prix Goncourt avec Texaco. L'émission a également bien insisté sur la différence de toutes ces îles. Effectivement, j'ai eu la chance de visiter presque (donc pas toutes !) toutes les îles de l'arc des petites antilles et je peux vous dire qu'aucune ne se ressemble. Leurs points communs bien détaillés dans l'émission : leur origine volcanique, leurs volcans sous haute surveillance et leur fragilité face aux cyclones. En effet, le paradis peut se transformer en enfer et ça, l'homme ne peut rien y faire.
Par contre, là où l'homme tient son entière responsabilité, c'est dans le scandale qui entoure la culture de la bananes tant en Martinique qu'en Guadeloupe. Les médias semble découvrir horrible les dégâts horribles du chlordécone ! En 1976, la fabrication du chlordécone, insecticide, est interdite aux Etats-Unis, du fait de sa dangerosité tant au niveau humain qu’environnemental. Malgré cela, elle sera encore autorisée spécifiquement et uniquement dans les DOM.   
Après de longues années d'analyse et de recherches, il a été établit que le sol des antilles françaises est complètement pollué par les pesticides utilisés depuis trop longtemps dans les plantations de banane. Cette pollution ne s'arrêterait pas uniquement aux bananes, mais s'étendrait à l'eau et aux produits alimentaires des îles. Une catastrophe sanitaire que déplorent évidemment les békés, propriétaires puissants de l'économie des îles.
Déjà, on déplore un pourcentage inégalé de cancers de la prostate, de stérilité chez le femmes.

Un petit résumé :

Définition de Chlordecone :
Pesticide organochloré utilisé entre 1981 et 1993 employé pour le traitement des bananiers pour lutter contre le charançon. Appartient à la même famille que le DDT, le lindane, le mirex.
Le chlordecone est un polluant organique persistant, extrêmement rémanent dans l'environnement qui peut s'avérer très toxique.
A été classé comme cancérogène possible chez l'homme dès 1979 mais n'a été interdit qu'en 1993 et utilisé notamment aux Antilles. On savait, on a rien fait. Comme pour le sang contaminé sans doute, responsable mais pas coupable ???
Ce produit est à l'origine d'une pollution importante en Guadeloupe et en Martinique découverte en 1999. À certains endroits l'eau souterraine contient des taux de chlordecone 100 fois supérieurs à la norme.
Plus d'infos
Il semble que les pouvoirs publiques et sanitaires ne commencent vraiment à saisir l'ampleur de la catastrophe et à chercher des solutions.
Voilà, sans être une spécialiste du sujet, je voulais insister sur ce fait, une fois de plus, dans ces coins de paradis, le poison vient de l'homme. Et comme partout ailleurs, l'homme s'empoisonne lui même et ses propres enfants.


Loin de moi l'idée de vouloir plomber l'ambiance. L'émission Thalassa était très bien construite, la Martinique est une île magnifique et la banane est un fruit délicieux qui donne la banane !!!
            
                                                              
 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

Repost0

Publié le 19 Décembre 2008

Résumé : En Tasmanie, de 1975 à 1990.
Totalement dévouée à son travail de grand reporter, Stella Boyd mène une vie trépidante, voyageant d'un pays à l'autre, au gré des événements qu'elle couvre. Toujours entre deux avions, elle oublie qu'elle se sent parfois seule. Et surtout, elle oublie le drame qui a marqué sa jeunesse. Un jour, alors qu'elle est en reportage en Ethiopie, un fax lui parvient. Six mots qui vont faire voler en éclats le fragile équilibre de sa vie : « Ton père a disparu en mer. »Stella décide alors de prendre le premier avion pour la Tasmanie. Sur place, elle retrouve sa mère qu'elle n'a pas vue depuis quinze ans. Et tous les souvenirs qu'elle a voulu fuir : son père, pêcheur rugueux et tyrannique, qui faisait régner la terreur dans son foyer ; Zeph, jeune marin libre et intrépide, qui fut son seul amour ; et cet été fatidique où elle dut prendre la décision la plus douloureuse de sa jeune vie…

                                   

Mon humble avis : Le nom d'un auteur n'est hélas pas forcément gage de qualité. De katherine Scholes, j'avais dévoré l'extraodinaire aventure africaine de
"La reine des pluies". Aussi, étais-je impatiente de m'immerger dans "La femme du marin" et de "visiter" cette région si lointaine et méconnue qu'est la Tasmanie.
Mon enthousiasme fut de courte durée. Ce roman est un véritable mélo, prévisible à souhait... L'histoire d'une vie et d'un amour gâchés par des parents trop autoritaires. Ca c'est un résumé ! Par contre, si vous voulez des détailles indigestes, lisez ce livre, il en foisonne : les recettes de cake de tante machin, la vaisselle en porcelaine de la famille truck, le pull marin de feu bidule, la superbe nappe orange que Stella n'avait encore jamais vu. Quant à la Tasmanie, on en découvre quelques criques, un village perdu, rien d'autre. Bref, une bien triste histoire, avec juste quelques scènes bien écrites et poignantes mais une impression d'ensemble "culcul la praline" comme on dit chez moi. Mon impatiente à découvrir ce livre fut dépassée par celle de le finir au plus vite !


Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

Repost0

Publié le 17 Décembre 2008

Vous ne connaissez pas encore Anna SAM ?!!!
Vous habitez donc une autre planète. Réveillez vous !
Anna SAM est l'heureuse auteure de "
Les Tribulations d'une caissière"(chroniqué sur ce blog), qui dépasse les 100 000 exemplaires vendus. Ce livre n'est pas encore dans votre bibliothèque ? Profitez de Noël pour faire plaisir ou vous faire plaisir ! Excellent moment de divertissement et de lecture assuré !

En apéritif, vous pouvez vous balader sur le blog
d'Anna Sam, qui dépasse lui le million de visiteurs et qui fut, quelque part, la genèse de son livre : http://caissierenofutur.over-blog.com/.


Cocorico Breton en passant, c'est au Leclerc de Cleunay à Rennes, qu'Anna a terminé sa carrière de caissière.


Et pour vous, chers lecteurs et chères lectrices Des coups de coeur de Géraldine, une interview exclusive d'Anna Sam, et comme à mon habitude, personnalisée, en rapport avec son livre.

Bonjour Anna,

Imaginons que tu es dans un hypermarché, que tu pousses devant toi ton caddie et que tu fais tes courses au fil des rayons. Au rayon encadrement, tu achètes un joli cadre. Dedans, tu y mets une photo de toi déguisée en caissière pour ne pas oublier d'où tu viens, un article de journal proclamant le 100 000ème exemplaire vendu ton livre, ou une photo de tes dernières vacances ?
AS : Pour la photo déguisée en caissière, on va éviter... j'ai endossé la tenue 8 ans et je ne suis pas près de l'oublier... Pour l'article de journal, en fait, j'ai mis toutes les coupures de presse que j'ai pu récupérer dans une grande boîte et je ne suis pas encore trop narcissique, je ne les affiche pas partout dans l'appartement. J'aime autant mettre une photo de mes dernières vacances ou un dessin tiré d'une bande dessinée (il existe de bien belles lithographies).

- Au rayon papeterie, tu achètes un immense agenda 2009 pour y noter tous tes rendez vous ou un paquet de Post It collés sur la porte du réfrigérateur suffit pour gérer ta vie ?
AS :Le Post-It, j'ai abandonné depuis plusieurs mois... j'en perdais la moitié et oubliais une trop grande partie de rendez-vous. J'ai fini par opter pour un agenda (pas immense ! Il faut qu'il tienne dans mon sac) afin d'y mettre un certain nombre de rendez-vous... plutôt nombreux d'ailleurs.


- Toujours dans le même rayon, as tu besoin d'un nouveau répertoire pour y noter tout tes nouveaux amis, notamment dans l'édition ?

AS : Non, pas du tout... Mon téléphone portable fait office de répertoire pour les téléphones, pour les adresses postales, elles se comptent sur les doigts d'une main. Quant à tous mes « nouveaux amis », comme nous avons une vie plutôt rangée, il n'y a pas une horde de gens qui débarquent chez nous.

Les vrais amis sont là depuis longtemps... Par contre, il y a des jolies rencontres qui se transforment en amitié.


- Au rayon fromagerie, tu croises ton ancien patron qui sait maintenant parfaitement qui tu es. Il baisse les yeux, il t'ignore, il te snobe, te fusille du regard ou vient chaleureusement te serrer la main ?

AS : Chaleureusement ? C'est peut-être un peu beaucoup, mais il vient systématiquement me dire bonjour et avec le sourire... Je ne fais plus partie de l'entreprise depuis presque un an.

- Au rayon librairie achètes tu quelques livres ou attends tu demain, d'être dans une véritable librairie pour acheter tes livres ? Quoiqu'il en soit, quels seraient les 3 livres que tu achèterais ?

AS : Ça m'arrive de temps à autre de prendre un livre en grande surface, si c'est une grosse sortie et que le livre est partout, pourquoi s'en priver ? Après tout, pouvoir avoir accès à la culture même dans un rayon de supermarché, c'est plutôt un bien !

Mais comme je suis une grosse consommatrice de livres (autant BD que livres « sans images »), je vais assez régulièrement dans des librairies (spécialisées ou non d'ailleurs), j'y flâne facilement un certain temps, voir un temps certain.

Choisir 3 ouvrages, c'est toujours très difficile. Tout dépend de l'humeur du moment, de l'envie qui pointe au détour d'un rayon. Si je regarde mes trois derniers achats, ce sont : "Où va-t-on papa ?" de Jean-Louis Fournier, "La mémoire fantôme" de Franck Thilliez et un manga : le tome 5 des "gouttes de Dieu" d'Agi et Akimoto.

S'il y a un livre que j'ai vraiment adoré par contre, c'est : La terre des origines d'Orson Scott Card.


- Au rayon prêt à porté, une lectrice des tribulations et de ton blog de reconnait. Si elle te demande quel est ton métier maintenant, que lui réponds tu ?

AS : Il y en a deux en parallèle aujourd'hui.

D'abord, je continue à écrire (enfin, quand j'ai le temps...) parce que j'ai encore beaucoup de choses à raconter (pas forcément sur les caisses...). Ensuite, je suis devenue un peu conférencière. À terme par contre, je souhaite proposer ma compétences à la grande distribution pour aider à construire un environnement de travail le meilleur possible.


- Tu as un bon kdo de 300 euros pour Noël. Dans quels rayons les dépenses tu ?

AS : Sans hésiter dans le rayon livres... et je ferai moitié romans, moitié BD...



- Tu passes dans le rayon pâtisserie les yeux fermés pour ne rien voir ou tu t'arrêtes, après tout, ce gâteau là...

AS : ça va dépendre des jours et de mes résolutions du moment, mais généralement, ça va être, allez, juste celui-là au chocolat... ;o)



- Au rayon alcool, tu fais le plein de champagne. Que fêtes tu ? Le 100 000ème exemplaire des tribulations, le millionième visiteur sur ton blog ou la parution prochaine d'un 2ème livre, où l'anniversaire de ta grand tante ? Si c'est du livre dont il s'agit, quel en est son sujet et son style ?

AS : Joker, je n'aime pas le champagne... mais si fête il y a, ce serait pour fêter les 100 000 exemplaires, parce que mine de rien, c'est une beau chiffre et que je l'ai fêté en famille.



- Au rayon jouet, il y a une grande urne destinée à recevoir les lettres pour le Père Noël. Dans ta lettre, la liste est encore longue ou finalement, todo va bene, tu es comblée ?

AS : Je me trouve plutôt satisfaite de ma vie actuelle et je n'ai pas de besoin urgent ou nécessaire...



- Enfin, il faut bien passer à la caisse. A la caisse avec une caissière humaine, quinze personnes font déjà la queue avec des caddies surchargés. Par contre, vingt caisses automatiques désertent te tendent les bras. Où passes tu ?

AS : Est-ce que j'ai un caddie plein ou seulement deux articles ? Est-ce que je suis pressée par le temps (un rendez-vous dans 5 minutes ou pas) ? Est-ce que je suis seule ou avec un petit qui hurle parce qu'il a faim ? Est-ce que je connais la caissière ou pas ? Bref... beaucoup d'inconnues pour pouvoir prendre une décision. Mais si jusqu'à il y a quelques mois, j'étais farouchement opposée aux caisses automatiques, aujourd'hui j'ai un peu changé mon regard sur le sujet. Cette alternative s'est généralisée car le client demandait une autre solution que de devoir obligatoirement faire la queue à la caisse. Les magasins lui proposent ce choix, libre à lui d'y aller ou pas, libre à lui d'avoir affaire à une machine plutôt qu'à une employée.

Et j'ai tendance à dire aux hôtesses de caisse, si vous travaillez dans un magasin où l'on installe ces caisses automatiques, formez vous dessus pour être compétitive avec les autres. Votre avenir est là, qu'on le veuille ou non...


- Dans la galerie marchande, plein de monde te reconnaît, te congratule, te demande un autographe. Ces mêmes personnes passaient à ta caisse il n'y a pas si longtemps sans te considérer et parfois sans même te voir ? Quel chemin parcouru non ?!!

AS : Oui, mais en vrai, je te rassure, on ne suit pas pour me demander un autographe... ;o)

Ceci dit, voir des gens faire la démarche de venir me voir et me dire bonjour me satisfait beaucoup car ça veut dire que mon message est plutôt bien passé et qu'au final, client ou caissière, on est tous humains... C'est bien là l'essentiel non ?

                                               

                                       
Et bonne chance pour la suite !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

Repost0

Publié le 13 Décembre 2008

Résumé : En persan, Syngué sabour est le nom d'une pierre noire magique, une pierre de patience, qui accueille la détresse de ceux qui se confient à elle. Certains, dans ce livre en tout cas, disent même que c'est elle qui est à La Mecque, et autour de quoi tournent les millions de pèlerins. Le jour où elle explosera d'avoir ainsi reçu trop de malheur, ce sera l'Apocalypse.

Mais ici, la Syngué sabour, c'est un homme allongé, comme décérébré après qu'une balle se soit logée dans sa nuque sans pour autant le tuer. Sa femme est auprès de lui. Elle lui en veut de l'avoir sacrifiée à la guerre, de n'avoir jamais résisté à l'appel des armes, d'avoir été un héros, et pour ce résultat : n'être plus à la suite d'une rixe banale qu'un légume. Pourtant elle le soigne, et elle lui parle. Elle lui parle même de plus en plus. Tandis que dans les rues les factions s'affrontent, tandis que des soldats pillent et tuent alentour, elle parle, elle dévide sa litanie sans jamais savoir si son mari l'entend et la comprend. Et c'est une extraordinaire confession sans retenue par quoi elle se libère de l'oppression conjugale, sociale, religieuse, allant jusqu'à révéler d'impensables secrets dans le contexte d'un pays semblable à l'Afghanistan. A la fin du livre cette Syngué sabour explosera...

                        

Mon humble avis: Enfin un Prix Goncourt qui se lise vite, avec facilité, sans se faire mousser le cerveau...
Heureusement d'ailleurs, car je l'ai lu l'après midi précédent ma "brève rencontre" avec l'auteur (voir article précédent). Les médias ne m'avaient pas particulièrement donner l'envie de me plonger dans ce livre. Et pourtant, et pourtant... Vient maintenant pour moi le difficile exercice d'en parler ici.
Ce livre est un bijou qui brille par lui même, comme un diamant brut ! Sans fioriture de style, sans décors grandiloquents, sans une foule de personnages inutiles. Un seul décor, une chambre spartiate par temps de guerre. Quelques personnages interviennent pour nous rappeler que, pendant ce huit clos entre deux personnes dans cette chambre vide, dehors, la vie et la  guerre continuent.
Au début, les phrases suivent le rythme de la respiration du mourant. Des phrases courtes, sèches, presque brutales. Il faut dire que ce souffle est l'obsession de la femme, qui vieille sur ce corps inerte. Elle y calque ses mouvements, ses prières, ses marmonnements. Puis, la femme commence à se confier à l'homme comateux qui devient ainsi sa Singue Sabour, sa pierre de patience. Ses confidences paraissent "générales" et peu surprenantes au début. Crainte, peur, amour... Puis elles deviennent colères, vengeances, provocations pour finir par l'aveu de l'inavouable.... Et le style s'en ressent. Un flot de phrases qui s'allongent, qui se déverse avec fluidité, qui quitte son lit étroit pour trouver la plénitude, la paix intérieure, la victoire sur un monde oppressant.
Tout est bouleversant dans ce livre. Pour moi, Singué Sabour est un hymne à la femme. La femme qui aime et qui déteste en même temps, la femme de devoir, dévouée qui soigne quoiqu'il en soit, la femme qui subit mais qui, en cachette, avec courage, se défend, tente de survivre et bafoue un ordre injuste. La femme qui n'a aucun droit mais qui a le devoir d'obéissance, le devoir de ne pas décevoir, mais qu'il ne faut surtout pas sous-estimer ! Et Atiq Rahimi réussit tantôt avec pudeur, tantôt avec cruauté et crudité, à nous toucher sur le destin de ses femmes d'Afghanistan ou d'ailleurs (comme spécifié sur la première page du roman). C'est comme s'il leur avait donné un stylo, du papier et une entière liberté pour se dire.
D'ailleurs, lorsque j'ai demandé à Atiq Rahimi pourquoi aucun des personnages n'étaient jamais prénommés, il m'a répondu que c'était pour respecter l'universalité recherchée dans ce roman. La femme pourrait donc s'appeler Fatima, Martine, Kelly, Coumba, Tatiana, Paloma... Elle est femme, avec ses craintes et ses forces. Cette justice rendue à la femme opprimée, venant d'un écrivain masculin et Afghan est tout à fait inattendue et sublimissime...
Enfin, ce livre m'a touchée d'une façon très personnelle également. Car, dans ces moments difficiles que je vis depuis janvier, j'aurais tant besoin d'une Singué Sabour...

Caminade et Midolla ont écrit un très beau billet sur ce livre.

                                                 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

Repost0

Publié le 12 Décembre 2008

Le Goncourt des Lycéens est organisé par la Fnac et le Ministère de l’Education nationale, de l'enseignement supérieur et de la Recherche, avec l’accord de l’académie Goncourt.

Les rencontres Goncourt des lycéens de Rennes sont organisées avec le soutien de la Ville de Rennes, de la Drac Bretagne, du Rectorat de Rennes et du Conseil régional de Bretagne.

 

L’association Rennaise Bruit de Lire est mandatée par l’Education nationale pour mettre en oeuvre la coordination du Prix Goncourt des Lycéens.

Dans ce cadre, l’association organise, depuis 1991, les Rencontres Goncourt des lycéens de Rennes.


C'est dans ce cadre que j'ai pu assister hier, avec Midola à la soirée "Une présence dans la ville." Une grande soirée autour de la littérature : Edmonde Charles-Roux et Didier Decoin, membres de l'Académie Goncourt, Catherine Cusset,Prix Goncourt des Lycéens 2008, et Atiq Rahimi, Prix Goncourt 2008, parlent de leurs livres et de leur passion pour la littérature.Cette rencontre se tenait dans la salle de conférence des Champs Libres.

Mais tout d'abord, la petite histoire... Les conférences aux Champs Libres sont gratuites et en accès libre. Mais il faut réserver ses places, l'amphithéâtre n'étant pas non plus Bercy ! Et nous nous y sommes prises trop tard. "C'est complet" m'a t-on répondu lors de mon appel. Ô rage, ô désespoir !  Une relation me propose une place, puis se rétracte. Alors, n'ayant plus rien à perdre, j'ai écrit un mail dimanche, aux éditions P.O.L, à l'attention de Monsieur Atiq Rahimi, prix Gongourt 2008 ! Je ne sais si c'est lui ou le web master qui a pris connaissance de ce mail... Toujours est il que 3 jours plus tard, l'association Rennaise Bruit de Lire me proposait le sésame ! J'en profite pour remercier vivement tous ces intermédiaires, et notamment Jean- Paul Hirsh de P.O.L qui a transmis mon mail à qui de droit. La morale de l'histoire... ne pas hésiter parfois à s'adresser à Dieu plutôt qu'à... !!!


 La soirée, animée par un journaliste du monde me semble -t-il, s'est déroulée dans une atmosphère détendue, bon enfant. Deux lycéennes ayant participé au Goncourt des Lycéens étaient présentes sur le plateau, ont partagé leurs sentiments sur les oeuvres des lauréats présents, ont lu les 2 critiques littéraires qui ont gagné le concours de critiques organisé parallèlement au Goncourt des Lycéens.
Les académiciens Didier Decoin et Edmonde Charles-Roux sont intervenus à plusieurs reprises et toujours avec une sacrée dose d'humour pour Madame Charles Roux.

Catherine Cusset et Atiq Rahimi ont évoqué la genèse de leurs romans couronnés.
Et surtout, il a été question de langue ! En effet, Atiq Rahimi est afghan, vit en France et reçoit le Goncourt pour sa première oeuvre écrite en Français. Catherine Cusset est française et vit aux Etats-Unis. Son roman "Un brillant avenir" a d'abord été écrit en anglais !

Ensuite, pour clore cette soirée littéraire, une petite séance dédicace était incontournable... et a forcément allongé ma PAL !




 













  Atiq Rahimi, prix Goncourt avec "Syngué Sabour"       Catherine Cusset,  Goncourt des Lycéens, avec.....                                                                                                  " Un brillant avenir"

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Auteurs : rencontres et conférences

Repost0

Publié le 10 Décembre 2008

A l'origine, il y avait Jules (1830/1870) et Edmond (1822/1896) de Goncourt. Deux frères, d'une sensibilité extrême, qui prônaient le style "artiste" de l'écriture, en d'autres mots : exprimer l'inexprimable. Ils s'étaient forgé un prénom collectif : Juledmond. Tous les grands du monde des lettres de la mi 19ème siècle fréquentèrent les deux frères et subirent leur influence.

Les Goncourt voulaient remettre à la mode l'ambiance des salon et bredîners littéraires du siècle précédent.A la mort de Jules, Edmond créa la "Société Littéraire". Celle-ci devint "Académie", par provocation face à l'académie Française qui avait refusé entre autres Maupassant et Zola.
Suite au décès d'Edmond en 1896, son notaire lut le testament de ce dernier à Alphonse Daudet et Léon Hénnique :
 

«Je nomme pour exécuteur testamentaire mon ami Alphonse Daudet, à la charge pour lui de constituer dans l'année de mon décès, à perpétuité, une société littéraire dont la fondation a été, tout le temps de notre vie d'hommes de lettres, la pensée de mon frère et la mienne, et qui a pour objet la création d'un prix de 5000 F destiné à un ouvrage d'imagination en prose paru dans l'année, d'une rente annuelle de 6000 francs au profit de chacun des membres de la société.»

Il est précisé que les dix membres désignés se réuniront pendant les mois de novembre, de décembre, janvier, février, mars, avril, mai et que le prix sera décerné «dans le dîner de décembre.»

Pour de multiples raison, la première Académie Goncourt ne put se réunir qu'en 1903 et les dates de fonctionnement modifiées.

Comme prévu par Edmond de Goncourt, les académiciens sont au nombre de 10. Le départ ou le décès de l'un d'entre eux donne lieu à la désignation de son successeur quelques mois plus tard par cooptation des académiciens. Le nouvel élu (obligatoirement écrivain de langue française) s'engage donc bénévolement pour la littérature. Aucune rénumération ni note de frais. Il hérite, chez Drouant (restaurant non loin de l'Opéra de Paris), du couvert de son prédécesseur, dont la fourchette et le couteau sont en vermeil gravés des noms de leurs anciens détenteurs. Le premier  mardi de chaque mois, excepté en été, les 10 académiciens se retrouvent dans le salon Goncourt du premier étage.

Le Prix Goncourt est décerné chaque année début novembre. La récompense officielle est de 10 € ! Mais n'oublions pas la publicité,  le grand tirage et les ventes exponentielles pour l'auteur lauréat !

Les 10 académiciens actuels sont : Robert Sabatier, Françoise Mallet-Joris, Didier Decoin, Edmonde Charles-Roux, Jorge Semprun, Michel Tournier, Bernard Pivot, Tahar ben Jelloun, Françoise Chandernagor et Patrick Rambaud.

Quelques prix Goncourt : "Les Champs d'Honneur" (Jean Rouaud 1990), Texaco (Patrick Chamoiseau 1992), "L'expostion Coloniale" (Erik Orsenna 1988), "L'amant" (Marguerite Duras 1984), "Le chasseur zéro" (Pascale Roze 1996), "Un aller simple (Didier Van Cauwelaeart 1994), "Les noces barbares" (Yann Quéffelec, 1985) et enfin, cette année, "Syngué Sabour. Pierre de Patience" de Atiq Rahimi (2008)

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #A propos de...

Repost0

Publié le 9 Décembre 2008

Résumé : Un matin, la cantatrice Sophia Siméonidis découvre, dans son jardin, un arbre qu'elle ne connaît pas. Un hêtre. Qui l'a planté là ? Pourquoi ? Pierre, son mari, n'en a que faire. Mais la cantatrice, elle, s'inquiète, en perd le sommeil, finit par demander à ses voisins, trois jeunes types un peu déjantés, de creuser sous l'arbre, pour voir si... Quelques semaines plus tard, Sophia disparaît tandis qu'on découvre un cadavre calciné. Est-ce le sien ? La police enquête. Les voisins aussi. Sophia, ils l'aimaient bien. L'étrange apparition du hêtre n'en devient que plus énigmatique...





                                                     

Mon humble avis :Ouf ! Débarassée ! Enfin terminé.... Tout ça pour ça... Mouais...

Je m'explique : Presque 3 semaines, c'est le temps qu'il m'a fallu pour me dépêtrer de ce livre. 3 semaines pour un polar d'à peine 300 pages ! Face à mon énorme déception, je note là une anomalie et matière à ouvrir une enquête ! Devant l'engouement général (ou en tout cas médiatique) pour l'auteure, j'ai ouvert ce livre pleine d'espoir et d'impatience de découvrir enfin l'univers Vargas. Donc à priori, j'étais pleine de bonnes intentions. Aucun indice ne pouvait présager ce qui allait suivre. Et pourtant, très vite, j'ai trouvé l'histoire très longue ! Je me suis engluée dans ses pages et l'interminable mise en place des personnages, des décors et de l'action. Action, vous avez dit action ??. En fait, l'intrigue ne m'a jamais captivée et de ce fait, je me suis montrée infidèle. Je suis coupable d'adultère envers ma lecture. Certains soirs, je lui ai préférée la rediffusion d'épisodes de série TV. Aie ! Pas bon signe tout ça... Même si les 4 personnages principaux se montrent loufoques, voire fantaisistes, leurs descriptions et réparties se font trop redondantes, fatiguantes, lassantes et pire encore, même pas drôles. Bref, lourdingues les héros... Une fois ça va, deux f...J'ai lu plus rapidement les cinquante dernières pages. Par intérêt pour leur contenu ? Par l'énergie du désespoir pour me sortir de ce livre ? J'espérais une écriture et une intrigue super pêchue de la part de Vargas. En fait, j''accuse ce livre de porter un titre présomptueux. Car loin de réveiller les morts, ce polar risque plus de tuer d'ennui  les vivants !
Pour moi, rencontre ratée avec" Vargas, son univers imptoyaable... " (à chanter sur l'air d'une célèbre série Américaine ! lol ) A moins que des initiés me démontrent que je n'ai pas choisi  le meilleur Vargas, je pense que je ne renouvellerai pas l'expérience.

                                                                

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

Repost0