Publié le 16 Février 2009

Résumé : "En un éclair Lady Slane sentit que le puzzle éclaté de ses souvenirs venait de se reconstituer... Elle se retrouva sur la terrasse de la villa indienne désertée... Elle appuyait ses bras sur le parapet brûlant, faisant pivoter lentement son ombrelle...
Cinquante ans plus tard... Le jour même de la mort de son mari Henri Holland, comte de Slane, ancien vice rois des Indes, ambassadeur et ministre, Lady Slane décide de vivre sa vie. Elle a quatre-vingt huit ans. Lady Slane surprend son entourage en se retirant à Hampstead. Dans sa nouvelle demeure, toute passion abolie par l'âge et le choix du détachement, Lady Slane de sent libre enfin de se souvenir et de rêver. Elle ne sera entourée que de quelques personnes de son choix : sa vieille dame de compagnie, son propriétaire, un plombier et une très vieille connaissance qui resurgit d'un passé enfoui.



                               

Mon humble avis :  C'est un récit à la troisième personne du singulier. Alors que Lady Slane veille son défunt mari, au rez de chaussée, ses enfants décident de son avenir et des questions financières en jetant la pierre à la soeur ou au frère aîné. Ce début donne lieu à une critique acide de ces familles aristocratiques anglaises qui, bien que plutôt désargentées, restent fières de leur titre et de leur rang. Mais Lady Slane a décidé, pour la première fois en 70 ans, de prendre sa vie en main, de choisir, de ne plus subir, sous le regard interloqué de son immonde descendance.

Elle emménage donc dans une simple demeure accompagnée de sa servante, bien décidée à profiter comme elle le souhaite du répit de vie qui lui est donné. Je m'attendais alors à plus de fantaisie de la part de l'héroïne dans cette liberté nouvelle. Et bien non. Lady Slane est d'un calme olympien et en paix avec elle même. Car alors, elle se souvient... Elle se souvient de son mariage qui, très jeune, l'a mise dans les bras de lord Holland, qui allait devenir vice président des Indes... Toute sa vie durant, elle remplira à merveille son rôle de Lady, admirée de tous,  et se pliera au protocole lié à la position de son mari. Elle sera mère aussi d'une ribambelle d'enfants. Ses rêveries sont tantôt teintées de mélancolie, de nostalgie, de peine, d'amour, de poésie, de regret (mais jamais de rancoeur), de frustration devant une vocation inaboutie, car son mariage a "aboli sa vocation".

C'est un récit tout en douceur et en pudeur (avec quelques toutes petites longueurs pour être honnête) , un style d'une élégance extrême qui ne trahit ni la position sociale de Lady Slane ni son immense humanité. Ce roman date des années 30. Aussi en tant que lectrice et femme du vingt et unième siècle, il m'apporte sujet à réflexion sur la condition des femmes de la haute société de ces époques qui, même si elles vivaient dans l'opulence, renonçait souvent en silence à être elles mêmes.

Mais en fait, pour être honnête, j'aurais préféré ne pas lire ce livre mais le vivre. Si l'occasion et la réalité m'en avaient donné l'occasion, j'aurais adoré passé un dimanche calme et serein, auprès de la cheminée avec une tasse de thé. A mes côtés, Lady Slane m'aurait fait ces confidences rien que pour moi. Elle m'aurait conté sa vie, son destin si riche et peu banale et son âme si simple et pure. Et je l'aurais écouté toute l'après midi, m'enrichissant de chacune de ses paroles, tant en faits historiques, qu'en leçons de sagesse et surtout, oui surtout, de liberté. La liberté, il n'est jamais trop tard pour en jouir. 

                                         livre lu dans le contexte :
                                                 
Les avis 
de
Lune de Pluie et de Fleur

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

Repost0

Publié le 15 Février 2009

Toujours dans notre découverte du monde littéraire et des mille fourmis qui y travaillent, c'est aujourd'hui sur le métier de traducteur - traductrice de romans étrangers sur lequel nous nous penchons.
Isabelle Saint Martin, qui a récemment traduit
Si tu m'abandonnes de Nora Roberts, a gentillement accepté de témoigner par les mots suivants :


En principe, un traducteur travaille pour plusieurs maisons d'éditions mais cela n'a rien de systématique. Nous sommes des gens indépendants et chacun se sent donc un cas spécial... J'en dirais de même pour le rythme de production. Certains passent une année sur le même roman à cause de sa longueur, de sa complexité ou de mille autres choses. D'autres enchaînent titre après titre, parfois dans des domaines très différents. Certains font du technique ou pas...
En général, c'est le livre qui vient vers moi, car les éditeurs savent que je correspondrai mieux à tel ou tel auteur. C'est une question d'affinités, je pense que la chose se vérifie dans bien des métiers.
Il est certain que je ne réagis pas de la même façon avec Nora Roberts ou avec Jack London, par exemple. Il s'agit avant tout de traduire la pensée de l'auteur mais je tâche aussi de me mettre à la place du lecteur français. Par exemple, un texte en langue anglaise contient beaucoup de répétitions, de précisions qui paraîtraient redondantes chez nous. En revanche, on doit parfois expliquer des références qui vont de soi pour le lecteur anglo-saxon alors qu'en France on voit les choses différemment ou... qu'on n'a pas les mêmes émissions de télévision ; il  faut également adapter les dialogues dans une langue souvent trop crue en américain. En français ça ne "passerait" pas.
Le reste, c'est du travail, pas toujours facile mais passionnant.
Voilà, j'espère avoir répondu à votre attente et je vous félicite pour votre blog très bien fait.
Isabelle St Martin

                                
Comme le dit Isabelle Saint Martin,  "indépendants, chacun se sent un cas spécial". Je suis donc ouverte à d'autres témoignages sur le même métier, et j'en attends d'autres d'ailleurs, n'est-ce pas Laure !!!

                                                  

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #A propos de...

Repost0

Publié le 14 Février 2009

Synopsis : LOL ? Ca veut dire Laughing Out Loud - mort de rire - en langage MSN.
C'est aussi comme ça que les amis de Lola l'appellent. Pourtant, le jour de sa rentrée, Lola n'a pas le coeur à rire. Arthur, son copain, la provoque en lui disant qu'il l'a trompée pendant l'été. Et sa bande de potes a le don pour tout compliquer. Tout comme sa mère, Anne, avec qui le dialogue est devenu impossible, et pas seulement parce qu'elle ignore ce que LOL signifie. Que ses parents aient divorcé est une chose. Qu'Anne traite son ado comme une enfant en lui mentant sur l'essentiel, par exemple sur le fait qu'elle revoit son ex en cachette ou qu'elle se fait draguer par un flic, en est une autre. De son côté, Anne se demande ce qui a bien pu arriver à sa douce petite fille. De la fusion à la confusion, les relations mères-filles bouillonnent d'amour et de LOL.

Comédie avec
Sophie Marceau, Christa Theret, Alexandre Astier


                                                 
Mon humble avis: Un ces temps moroses, pour se divertir, on peut aussi aller voir des films légers, sympathiques, drôles, juste divertissants et tout de même touchant tel que LOL. On rit de bon coeur, on ne se tort pas ni l'esprit pour comprendre, ni l'âme (devant tant d'horreurs, de difficultés à vivre).
Presque 30 ans après la Boum, on retrouve avec plaisir Sophie Marceau (qui a à peine changé !). Mais cette fois ci, elle a le rôle de mère. Ici, c'est elle qui se fait du soucis pour sa fille, qui ne la comprend pas toujours, qui essaie tout de même l'autorité, et qui est toute surprise de constater que sa fille est déjà si grande, qu'elle devient une femme, même si tout cela ne se fait pas sans douleurs et bleus à l'âme et au coeur.
Alors que dans la Boum les jeunes héros découvraient les premiers baisers, dans LOL, ils ont quelques années de plus. Leurs préoccupations ont donc changé et leur territoire de découvertes s'est élargit : coucher, pas le dire, pas coucher, mais le faire croire, la marijuana, l'alcool, la musique. Bref, c'est l'âge où l'on brave le plus d'interdits.
On se dit forcément : "c'était pareil de mon temps", "cette situation je l'ai vécue"... sauf que nos jeunes de maintenant n'ont plus les mêmes moyens technologiques pour communiquer. Ils sont tous dotés de leur PC et de leur portable. Ça marche donc à coup de SMS et MSN !
Le scénario est vraiment bien ficelé, les dialogues, jubilatoires, donnent lieu à d'innoubliables répliques. Quand aux acteurs, ils ont fait un excellent travail car on se dit vraiment en sortant de ce film : c'est vrai que l'adolescence n'est pas facile, qu'être parent doit l'être encore moins mais que l'essentiel est qu'il y ait de l'amour et du dialogue. Et cette relation mère fille disséquée dans ce film déborde d'amour et d'humour. Et ça, vraiment, ça fait du bien !

Et pour vous faire un petit peu de bien, une telle bande annonce ne fait jamais de mal !


Lol (bande annonce)


L'avis de Pomm'Rose

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 14 Février 2009

En ce jour de 14 février, fête de la Saint Vas t'en qu'un, pour les célibataires, cela va être un jour à ne pas mettre le nez dehors, à moins de ne regarder que les trottoirs.
Chaque restaurant dégoulinera d'amour entre chaque plat et refusera toute table supérieure à 2 places. "Mais vous êtes, mais vous êtes 3 (ouais, 3 copines qui voulons manger de bonnes galettes bretonnes). Mais c'est impossible. Ce soir, ce ne sont que des tables de deux. Vous ne me croyez pas, regardez par vous même."
En fait, ce n'est même pas des tables de deux. Rentabilité oblige, elles sont toutes tellement serrées qu'elles ressemblent à des tables de cantines. La pauvre nana du milieu contre le mur quand elle devra aller aux toilettes.... Ben déjà, elle devra passer devant tous les mecs avec ses fesses à la hauteur de leur visage.
Bref, à moins d'être très bien accompagné, ne pas sortir... Surtout pas dans les bois, c'est hyper romantique, y'en aura partout des amoureux. Dans les parcs, ils se bécoteront sur les bancs publics. Dans les bars, ils se feront du pied sous la table et se rouleront une pelle au dessus de la table donc toi, tu ne seras plus où regarder.
Dans les magasins, ce sera "Tu crois vraiment qu'elle me va cette jupe". "Évidemment, vu le prix, elle peut aller à tout le monde. Les bijouteries, évitez. Les fleuristes aussi d'ailleurs, toutes ses pauvres fleurs qui vont mourir, oubliées sur un siège de restaurant ou dans le métro, tellement l'amoureuse n'aura d'yeux que pour celui qui lui a acheter tout le bouquet que proposait la dame dans le restaurant. Seule solution : SOS Meetic dernière minute. Ouais boff. Dernière minute veut dire aussi derniers lourdauds dispos. Je préfère être seule que mal accompagnée.
Une solution que je vais tout de même tester ce soir... le cinéma. Déjà, il fait noir, on ne voit pas ce qui ce passe autour de nous. Ensuite, notre esprit est sensé être tellement captivé par l'action qui se déroule sur l'écran que vous en oubliez tout le reste, même le fait que vous êtes venue et repartirez seule aussi. Mais là, il faut bien choisir son film. Je déconseille Noces Rebelles à tout célibataire samedi. Un autre jour oui, mais pas samedi.
Dernier argument pour le ciné, c'est que logiquement, quand on est très amoureux, on a plein de choses à se dire, à projeter... Et manifestement, le cinéma n'est pas le lieu idéal pour cela.
Il se peut donc que samedi soir, il n'y ait que des célibataires au cinéma ou des couples en fin de vie, puisqu'ils n'ont plus grand chose à se dire. C'est peut-être le moment de guetter, il y a peut-être du recyclage possible, ou un petit papier discret avec un Numéro de téléphone à retrouver dans sa poche le soir en rentrant chez soi !

En attendant, je sais, cela va faire 2 chansons d'affilé sur ce blog, l'équilibre éditorial est donc rompu exceptionnellement. Mais je ne pouvais m'empêcher de vous offrir cette chanson qui déborde d'amour !


Anais - Mon coeur mon amour

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #musique - chanson

Repost0

Publié le 13 Février 2009

Encore une chanson qui ne date pas d'hier me direz vous... Une époque où les clips se ressemblaient tous et n'avaient rien à avoir avec le sujet de la chanson. C'est pas de ma gaute ! Oui mais, mais cette chanson, si vous en écoutez bien les paroles( donc allez au delà du visuel très limité du clip) est toujours d'actualité hélas. Depuis, devant notre notre TV, comme ci nous étions, nous avons vu les 2 tours jumelles du World Trade Center s'effondrer, Sadam Hussein être pendu, un tsunami qui a fait des centaines de milliers de morts, des GI américains torturer des Irakiens comme des chiens, un autre mur de la honte s'ériger entre Israël et la Palestine et tant d'autres tristes choses. Mais nous avons vu Nelson Mandela être libéré et devenir président, et aussi Barak Obama accéder au pouvoir d'un pays qui pratiquait la ségrégation raciale il n'y pas pas si longtemps. Espoir, réponds moi dans mon miroir...
N'hésitez pas, par vos commentaires, à allonger la liste des événements tristes ou joyeux, qui vous ont marqué,  dont la télé vous a rendu témoins depuis cette époque ! A vos comm' !!


Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #musique - chanson

Repost0

Publié le 12 Février 2009

Résumé : Le client, c'est Mark Sway, un jeune garçon de onze ans, audacieux, plein de ressources, un peu voyou, qui a bien besoin d'être protégé. Depuis qu'il a malencontreusement recueilli les confidences d'un avocat qui, avant de se suicider, lui a dit où se trouvait le corps du sénateur assassiné par la Mafia, la police et le FBI s'acharnent sur lui pour le faire parler. Mais Mark refuse de dire quoi que ce soit. Il a vu le film Le parrain. Il sait que " la Mafia n'oublie jamais " et qu'elle l'exécutera si elle le soupçonne d'être un peu trop bavard. Alors, pour se défendre, il engage une avocate au caractère fort et au coeur d'or qui, pour un dollar - toute sa fortune ! -, accepte de le représenter et de le suivre dans cette affaire terrifiante.



                                                  

Mon humble avis: C'est ce livre là que je choisis pour commencer à vous parler de John Grisham, auteur de thrillers best sellers aux Etats-Unis depuis une quinzaine d'années. J'ai lu une bonne dizaine de ses romans, en VO, donc en Anglais Américain si vous préférez à des époques où je vivais en pays anglophones puis plus tard, pour "improver my english" !... Je sais que nombreux sont les lecteurs qui aimeraient, mais n'osent pas ce lancer dans la lecture en langue originale. Et bien avec Grisham, lancez vous. Car Grisham ne brille pas par son style d'une simplicité déconcertante, ça se saurait. Il est donc très facile à lire en Anglais, malgré quelques mots de cours d'assise que vous aurez vite intégrés. Non, Grisham brille par ces intrigues qui captent irrémédiablement les lecteurs dès la cinquantième page (sur 600 en moyenne). Mais ce défaut est typique de tout roman, de tout thriller américain... Il faut poser le décors, présenter les personnages, tisser la toile. Et soudain, hop, la toile se referme sur vous et la seule solution pour s'en sortir est de lire chaque page jusqu'à la dernière. Et comme vous êtes consciencieux et humain, vous ne quitterez votre "client" que lorsque vous le saurez en sécurité, même si vous devez passer par les flammes de l'enfer pour cela. Grisham, c'est cela,  c'est aussi des thrillers où mieux vaut avoir du souffle,savoir courir plus vite que les autres, et être plus rusé que votre ennemi.

En, majeur partie les romans de Grisham ont été portés à l'écran. Peut-être en avez vous vu sans le savoir. Celui ci ne fait pas exception à la règle. En voici le teaser en VO avec la grandiose Suzanne Sharandon et l'inquiétant Tommy Lee Jones

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

Repost0

Publié le 11 Février 2009

Résumé : Blanche, sous l'emprise d'une mère indigne et d'un prince qui se veut charmant, travaille dans une entreprise agro-alimentaire dirigée par un ogre. Sa vie est morne, la solitude la ronge. Puis elle croise un chat, botté, et tout devient possible. Lorsque vous aurez lu ce court roman, vous ne porterez plus le même regard sur les chats en général, et le vôtre en particulier. Un conte cruel, écrit par une humoriste à l'anglaise mais d'une tendresse toute française, qui vous rappellera ce qui s'est toujours raconté depuis la nuit des temps: les hommes et les femmes s'aiment, mais ne savent ni le montrer ni le démontrer. Quant au bébé, sa cuisson reste une affaire bien délicate.






                                                                                      
                                                                                             


Mon humble avis :  C'est avec plaisir que j'ai retrouvé l'humour "so british" de Mary Dollinger. Ce roman court, comme le précédent ," Journal désespéré d'un écrivain raté", est édité dans dans la collection "En attendant le bus".
Ici, il s'agit d'un conte sans fée. De toute façon, maintenant que l'on a un peu grandit, on sait bien que les fées n'existent pas et que les contes sont de gros mensonges. En tout cas, ceux que l'on m'a lus dans ma jeunesse ne m'ont pas appris "à gérer mes sentiments" comme le dit l'éditeur dans la préface. Ils m'ont juste induite en erreur, me faisant croire que le prince charmant existait !
Dans ce conte, c'est un chat capricieux qui déclenche tout : l'arrivée d'un homme dans la vie d'une célibataire dédaignée par une mère "plus jeune qu'elle". Et avec cet homme, c'est l'amour qui passe le pas de la porte et qui transforme notre célibataire presque aigrie et transparente en une femme superbe et jeune cadre dynamique. Le conte dit vrai, je confirme, j'ai déjà vérifié pour vous... L'amour vous transforme physiquement, moralement, socialement. L'amour vous rend désirée alors que vous rêviez d'être désirable depuis si longtemps. Mais trop tard, vicieux mâteurs, je suis prise !! Fallait me regarder autrement avant !
Mais cet homme sera-t-il juste amour, prince, charmant ou tout à la fois. Et ce chat offert par la mère, une bénédiction du ciel ou un cadeau empoisonné ? Et bien pour le savoir, il faudra lire le livre !!
Vous l'aurez compris, c'est un conte différent, car il règle ses comptes avec la vérité. Surtout, il nous surprend jusqu'à la chute.  L'écriture est truculente et à certains moments très cruels. On rit de toutes les couleurs : rose, jaune et noir. Et on est contente : Enfin, on ne nous prend plus pour des idiotes avec des Cendrillons et des Blanche Neige !

De la même auteur sur ce blog : "
Journal désespéré d'un écrivain raté",  et une interview exclusive
Vous pouvez retrouver l'humour de Mary sur les billets de son blog

Et enfin vous trouvez l'avis d'Aifelle ICI , de Karine LA et de Midola ICI et LA
Continuons, Catherine donne aussi son avis

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 10 Février 2009

Je fais suite à mon coup de gueule concernant la grève en Guadeloupe, qui contenait le témoignage de personnes vivant là-bas et une description du massacre de l'économie de cette île. Cette grêve dure depuis plus de 3 semaines. Les magasins sont vides, il n'y a plus rien  à manger, plus de lait pour les enfants...Cette fois, ci, je fais suivre la pétition que ces mêmes personnes m'ont fait parvenir.

Tout d'abord, pour une information plus précise, je vous invite à aller sur le blog de Mary
qui pose les bonnes questions et donne la parole à des personnes de tous bords...

Que ceux qui sont d’accord avec ce qui est écrit :

 

 

Oui au droit de grève mais :

Oui au droit du travail
Oui à la libre circulation
Oui au droit à l'éducation de nos enfants
Non aux menaces envers les entreprises qui désirent travailler.
Non au blocage actuel de la livraison et de la distribution du carburant.
Oui aux négociations libres.

Nous demandons, Nous, la population silencieuse, la réouverture des stations services, la reprise de l'école, la réouverture des commerces et entreprises, la libre circulation des touristes.

NON au massacre actuel de l'économie en Guadeloupe

Il existe un site internet créé depuis peu : notreliberte.com

Alors signez cette pétition, cela prend 2 secondes


 

http://guadeloupe-lkp.webou.net/index.php?petition=2 ou cliquez ICI si l'autre lien de marche pas (car il semble que même les liens fassent grêve)





Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #A propos de...

Repost0

Publié le 10 Février 2009

Résumé : Au secours pardon raconte l’histoire d’un homme qui se croit libre comme la Russie, et qui va s’apercevoir que la liberté n’existe pas. « C’est l’année de mes quarante ans que je suis devenu complètement fou. » A Moscou, Octave Parango est chargé par une marque de cosmétiques de trouver la plus jolie femme du monde. Lena a la détermination boudeuse des jeunes filles et la beauté d’un ange démoniaque. On se damnerait pour la sauver ou se perdre avec elle. A Moscou, puis à Saint-Petersbourg, Octave fera les deux. Dans la cathédrale récemment reconstruite, il confesse ses turpitudes à un pope qui hoche la tête avec compassion. Lequel des deux sauvera l’autre ? Lequel des deux périra le premier ?


                                                  
                                     


Mon humble avis :  Houlala, je sens que faute de faire couler l'encre, un billet sur roman de Beigbder va faire cliqueter les claviers... Le livre commence par une préface de Marin de Viry, de la revue des deux mondes. Selon cette préface, en résumé, Frédéric Beigbeder serait conscient d'être ce qu'il est et de ne pas être ce qu'il n'est pas. Préface bidon, provoc ou pour clouer le bec aux détracteurs, je l'ignore.

Ensuite, le roman retranscrit le récit plus ou moins ordonné de la confession du narrateur auprès d'un pope orthodoxe Russe. Qui dit confession dit secret. Donc je me tais et j'arrête là cette chronique !

Mais non ! Je vais vous en dire un peu plus, peut être même vous ouvrir l'appétit. Car pour moi "Au secours Pardon" ressemble à une baguette de pain bien fraîche, tartinée de beurre salé et parsemée de carrés de chocolat amer...
Vous devez me croire aussi "givrée" que l'auteur... Laissez moi expliquer chacun des ingrédients de mon régal, car oui, je me suis régalée dans ma lecture.

La baguette bien fraîche : sa croûte  croustille sous vos dents et puis vous découvrez la mie et sa douceur. Là, c'est pareil. Beigbeder c'est le poids des mots et le choc des phrases croustillantes et percutantes à souhait. C'est curieux, on passe d'un paragraphe sarcastique à l'extrème, limite salace et vulgaire (car forcément, c'est du FB, donc on parle un peu de C.., de C......s, de Coke...), à trois pages d'une poésie formidable et d'envolées presque lyriques sur la beauté et les sentiments. Si si !

Le beurre salé : Et bien parce que le beurre aide parfois à faire passer bien des choses. Salé, parce que j'habite en Bretagne et que certaines phrases ou théories de FB sont sacrément salées... Mais comme c'est du beurre, ça finit toujours pas passer.

Le chocolat amer : Parce que quand vous mangez votre baguette, vous ignorez quelle sera la bouchée qui vous fera rencontrer un carré de chocolat. Dans Au secours Pardon, on a la même sensation. Le narrateur va-t-il disjoncter à nouveau ou pas ? Et puis le chocolat, ça peut fondre dans la bouche... et parfois, il faut mordre dedans pour l'avaler.  Et là, une fois de plus, FB va si loin dans le caustique qu'il faut parfois croquer pour avaler les énormes provocations, horreurs qu'ils distillent, presque innocemment, dans un bout de phrase.

Et pourquoi du chocolat amer en particulier ? Parce qu'il ressort de ce livre très fort une sensation d'amertume.
Frédéric Beigbeder a construit son roman sur quelques constats désenchantés : La décadence de notre monde qui ne s'attarde plus que sur la beauté physique, qui vit non plus une dans une société de consommation mais de tentation, et dont la déchéance le pousse à ne même pas réaliser qu'alors qu'il se croit libre, il vit sous le joug d'une nouvelle dictature , celle d'un effroyable besoin, celui de l'éternelle jeunesse. C'est pour cela que FB dérange, car il nous renvoie en pleine figure une multitude de vérités souvent attroces dans le concept. Et ces vérités, nous refusons souvent d'accepter qu'elles nous concernent également, chacun d'entre nous, mais dans diverses proportions. Et en plus, Beigbeder aime la cruauté tant dans les mots que dans les propos, pour mieux nous remuer, je suppose. Ou pour mieux nous déranger ? Après tout, un lecteur qui n'est pas dérangé ne finit-il pas par s'ennuyer ?

Et pour cela FG n'hésite pas à égratigner le monde de la pub, de la cosmétique (notamment une firme célèbre et son slogan international), de la mode et des dérives du mannequinat plus ou moins connues mais complètement ignorées. Il dresse un portrait peu complaisant mais réaliste d'une certaine Russie, qui depuis qu'elle n'est plus un empire emmurée dans un communisme terrifiant, s'embourbe dans un capitalisme mafieux et n'a pas vraiment libéré ses enfants.

Conclusion : Au secours Pardon fut pour moi une lecture jubilatoire. Je savais dès le début, qu'en entrant dans ces pages, je ne partais pas me promener à la campagne par un beau matin de printemps. Même si j'avoue m'être dit par moments "bon là, il exagère, c'est vraiment dégueu... je ne compte pas le nombre de croix que j'ai apposées dans la marge au crayon à papier. Ces croix, ce sont ce que j'appelle des citations, des phrases tantôt magnifiquement poétiques, tantôt ignobles, mais tellement vraies et bien écrites.

                                    livre lu dans le cadre de
                                                        
                                                                               
Belledenuits vous donne son avis  plus mitigé
ICI et celui relativement neutre de Fleur LA

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 9 Février 2009

Il pleut sur ma ville comme il pleut des tags sur la blogosphère. Comme dirait Keisha, qui m'a taguée, les tags sont de saison. Keisha tient le blog "en lisant - en voyageant". Inutile de préciser le contenu de son blog sous peine de vous prendre pour des idiots !

Le Tag, écrire 6 choses, tics ou habitudes sans importance sur moi même. Comme dirait un de mes amis "réfléchissement..."

- Aucun réveil ne fera ni tic ni tac pour que tu puisses t'endormir
- Pour t'endormir, d'abord se coucher sur la droite puis obligé, 5mn plus tard, de faire le terrible effort (qui rompt 'l'endormissement' en court !) pour te tourner sur la gauche ! (Là, j'ai livré de l'intime !!)

- Lire le journal tu ne pourras pas, tu ne supportes pas la matière...
- Tu te laveras les mains sitôt du blanc d'oeuf sur les mains. Pareil, histoire de matière !
(Là, c'est moins intime mais ça reste perso !!)

- Sans un livre dans ton sac tu n'iras nulle part !
- Sans ta dose annuelle de "Grand verre de cola avec glaçons (ou bon verre de vin suivant l'heure de la journée) + bouquin + terrasse (ou plage) au soleil tu ne survivras pas !


Réglement du tag un peu comme d'hab !
- Mettre le lien de la personne qui nous a tagué
- Mettre le règlement du tag sur ce blog
- Et mentionner ces 6 tic et toc !
Et bien sûr, faire suivre à 4 victimes....

Sur les tics de qui, bonne fée que je suis, vais-je me pencher ? 
                                                                   
Et bien... disons :
Belledenuits, Midola (qui doit être rentrée de vacances !), Schlabaya et Ys

Voili voilou, comme dirait Jacques Brel... Et au suivant !

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

Repost0