Publié le 9 Juillet 2011

Fraîchement licencié d’un poste qu’il occupait depuis des années, Larry Crowne décide de s’inscrire à l’Université pour reprendre ses études. Ce changement de vie professionnelle prend une tournure plus personnelle lorsqu’il tombe sous le charme de son professeur d’expression orale, Mme Tainot. Belle, cynique, désabusée par le niveau affligeant de ses étudiants et déçue par son mariage, elle est également à un tournant de sa vie… Auront-ils droit à une seconde chance ?
 
 
 
 
 
 
 
 
Comédie avec Tom Hanks et Juila Roberts
 
 
 
 
 
   
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Mon humble avis :Un film qui se regarde certes. On connaît l'effet Julia Roberts et l'actrice Gugu Mbatha Raw jouit d'un joli minois et d'un rôle sympathique. Certaines scènes sont sympas   (comme celle où tous les scooters se rejoignent avec l'effet bande) et quelques répliques font mouche et des rires timides résonnent dans la salle.
J'ai plutôt trouvé l'ensemble relativement ennuyeux, déjà vu, téléphoné, fade. Même la fameuse romance qui qualifie ce film de "comédie romantique de l'été" est à peine visible, exploitée dans le dernier quart d'heure, comme si le réalisateur s'était dit "j'ai oublié quelque chose". On ne verse pas une petite larme et le couple Hanks / Roberts ne m'a pas émue ni attendrie une seconde. Enfin, le personnage de Tom Hanks qui reprend ses études après un licenciement pour au final se retrouver à la case avant départ sans que l'on sente une impulsion vers autre chose... J'ai du manquer l'essentiel peut-être ?
Bref, comme je peux être très méchante, à moins que je sois de très mauvaise humeur... J'ai presque envie de dire.... Tom Hanks a coécrit le scénario. Comme il n'a trouvé aucun réalisateur pour tourner ce film, il s'est dévoué et s'est mis derrière la caméra. Et comme aucun acteur a accepté le rôle de Larry et le mélange de fadeur... Il s'est encore dévoué !!!! Ah quel bel esprit de sacrifice !!!
Un film donc guimauve. Le problème, c'est que ce que je j'aime dans la guimauve, c'est le chocolat qui l'entoure et là, point de chocolat. Mais en même temps, rien de méchant... et tout plein de bonne volonté ! Insuffisante !
 
 
 
 
 
 
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 5 Juillet 2011

Essai - Editions Audiolib - 1h10 d'écoute - 19 €

 

 

LU PAR FABRICE LUCHINI

 

 

 

Parution en janvier 2011

 

4ème de couv : Décrivant son projet pour Fragments d’un discours amoureux, Barthes précise que « tout est parti du principe qu'il fallait faire entendre la voix de l'amoureux ». D’où le choix d'une « méthode dramatique": ici, pas de théorisation de ce discours amoureux, mais sa seule expression. « C'est un portrait qui est proposé, mais ce portrait n'est pas psychologique » ; il se fait l’écho de « quelqu'un qui parle en lui-même, amoureusement, face à l'autre - l'objet aimé -, qui ne parle pas »
Un texte si juste qu’il retentit en chacun, longuement…

 

 

 

Tentateur : Thomas du Journal du Livre

Fournisseur : Audiolib, merci pour l'envoi

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Qu'il est doux ce moment où sous un ciel bleu immaculé et breton, ce qui n'est pas incompatible, je m'étends sur une chaise longue. Me voici offerte au soleil de cette fin d'après midi estivale. Mes yeux clos me rendent disponible tout entière pour un autre sens : L'écoute. Sur mes oreilles, deux écouteurs. Quelques notes de piano puis voici que s'invite la voix, reconnaissable entre mille, du comédien Fabrice Luchini.

Les premières minutes me surprennent. L'impression que les mots de ce texte pourraient être remplacés par un discours politique proféré par un président dodelinant m'amuse autant qu'elle me déçoit. Suis je de nouveau au lycée devant un homme qui, sur son estrade, excerce son métier de professeur de philosophie ? Me voici bien peu séduite avant que mon attention se fixe et que mon pauvre esprit remarque que ce texte me parle.Il détaille, explique et illustre, éclaire les réactions naturelles à diverses stades de l'état amoureux. Réaction lié au langage, qu'il soit verbal ou corporel. Rolan Barthes décrit les signes de l'amour. Je retrouve alors une gymnastique oubliée depuis des années : la dissertation de philosophie. L'envie me prend de libérer mes pensées pour aller plus loin dans le raisonnement. Dans l'étude d'un état. Innombrable sont les phrases qui m'inspirent alors le fameux shéma "thèse antithèse syntèse". Quelque part, je jubile. Mais mon esprit est partagé, car il souhaite aussi se régaler du texte qui défile trop vite dans mes écouteurs. Un texte manifique qui met évidence et mots sur l'inconscient amoureux, sur nos réflexes et les gestes que l'on voudrait naturels. Ici, point d'envol amoureux, mais une dissection presque distante de ce sentiment. Distante dans le texte, comme dans la voix d'un comédien que nous a habitué à plus d'exaltation, même si c'est un amoureux qui parle !. C'est un essai et non un roman; point de destin tragique d'un héros si ce n'est celui de chacun de nous dans nos expériences et tracas amoureux. Et une fois de plus, les richesses de cette magnifique langue française, qui constitue en partie mon identité, me redeviennent aussi évidentes que le bien être de ce moment.

17 courts chapitres évitent la lassitude et permettent une interruption aisée de la lecture. Certains m'ont fascinés plus que d'autres. L'altération, l'Annulation, Atopos, Casés, Conduite, Rencontre, Insupportable remportent sans doute ma préférence. Ensuite, il faut avouer que je ne possède pas (ou plus) la culture nécessaire pour appréhender complètement la "prolificité"* de cette oeuvre. Mais tant qu'il y a du plaisir... Et puis, je pourrai réécouter ce livre autant de fois que je le souhaite pour le maitriser de plus en plus. Et de cela, je ne m'en priverai pas, que ce soit sur une plage, au fond d'un lit ou auprès d'une cheminée.

 

*prolificité : très beau mot pour dire richesse, fécondité !!!

 

 

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Pour la culture et pour appréhender l'oeuvre de façon plus littéraire...

... Roland Barthes. Voilà un nom qui m'était bien inconnu. Après mon écoute, ma curiosité m'a menée sur  Wikipédia...

Roland Barthes, né le 12 novembre 1915 à Cherbourg et mort le 26 mars 1980 à Paris, est un écrivain et sémiologue français. Il fut l'un des principaux animateurs de l'aventure structuraliste et sémiotique française

 

Qu'est-ce que le mouvement littéraire le structuralisme ?

Le structuralisme, à l'origine hypothèse linguistique, a donné son nom à plusieurs courants de pensées dans des disciplines qui n'ont rien à voir avec la linguistique. Aujourd'hui le terme est très répandu et sa définition varie d'une discipline à l'autre.

D'une manière générale, la structure possède une organisation logique mais implicite, un fondement objectif en deçà de la conscience et de la pensée. En effet, tout structuralisme repose sur un double statut des structures, à la fois irréel (comme forme abstraite d'organisation) et réel (comme réalisation concrète). Par conséquent, le structuralisme vise à mettre en évidence ces structures inconscientes par la compréhension et l'explication de leurs réalisations.

 

Pour les structuralistes, les processus sociaux sont issus de structures fondamentales qui sont le plus souvent non conscientes. Ainsi, l'organisation sociale génère certaines pratiques et certaines croyances propres aux individus qui en dépendent.

Pour les structuralistes, les processus sociaux sont issus de structures fondamentales qui sont le plus souvent non conscientes. Ainsi, l'organisation sociale génère certaines pratiques et certaines croyances propres aux individus qui en dépendent.

 

Cette théorie s'appuie sur la linguistique, Ferdinand de Saussure ayant montré que toute langue constitue un système au sein duquel les signes se combinent et évoluent d'une façon qui s'impose à ceux qui la manient.

S'inspirant de cette méthode, le structuralisme cherche à expliquer un phénomène à partir de la place qu'il occupe dans un système, suivant des lois d'association et de dissociation

 

Claude Levy Strauss était aussi un structuraliste.

 

 

Qu'est-ce que la sémiologie : Pour  Ferdinand de Saussure, pour qui la sémiologie est « la science qui étudie la vie des signes au sein de la vie sociale ".La simiologie existe en cinéma, en géographie, en littérature, en musique etc...

 

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Avec ces informations, je comprends mieux à postériori la démarche littéraire de l'auteur et la structure même du texte. si j'ai bien compris, Roland Barthes, dans ces Fragments, d'un discours amoureux, éclaircit les conséquences réelles et logique de l'inconscient amoureux.

 

Je réécouterai donc ce livre forte de cet éclaircissement supplémentaire.

 

Et je remercie encore Audiolib pour ce partenariat qui se révèle très riche et qui attise ma curiosité au point de compléter autant de billet, bien au delà de mon simple avis de lectrice.

 

j'espère que tout cela vous sera utile et vous donnera envie de tenter l'enrichissante aventure qu'est l'écoute de ce texte.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 3 Juillet 2011

Thriller - Livre de poche - 408 pages - 6.95 €

 

 

1ere parution en 2006

 

 

L'histoire : Un horrible double meutre à Courbevoie. Un détail, comme une signature, qui rappel un autre crime non élucidé de Tremblay, puis encore un autre de Glasgow en Ecosse.

Un criminel particulièrement pervers qui s'inspirerait de certains romans célèbres. Le commandant Camille Verhoeven et son équipe mène l'enquête. Il n'est pas au bout de ses surpises, ni de ses peines.

 

 

 

Tentation : La blogo et mon adoration pour Robe de marié

Fournisseur : ma PAL via la F..C !

 

 

 

 

 Avertissement : âmes sensibles s'abstenir, descriptifs de scènes de crime qui dépassent l'inimaginable !

 

 

 

étoile2.5

Mon humble avis :Je vais être un peu dissonante comparé à l'enthousiasme général de la blogosphère pour ce roman qui, soit dit en passant, mérite bien le mot "thriller". Bon point.

Mais cela ne suffit pas pour me séduire et j'avoue que je suis mitigée par ma lecture de Travail Soigné. Même si, au final tout ou presque s'explique, même ma relative déception. Prenons les choses dans l'ordre....

Mes copines blogueuses avaient toutes prévenu qu'il ne fallait surtout pas lire la 4ème de couv qui en dit beaucoup trop. J'ai obéi, même si résister à un interdit, tout mineur soit il, relève de la torture !

Puis"Alex" (suite de Travail soigné avec le même flic), le dernier roman de Lemaitre est sorti et a été largement commenté sur la blogo.... Certains billets ont, sans doute à l'insu de leur plein gré, spoilé une partie du suspens de ce Travail soigné par une toute petite phrase sans doute anodine. Mon esprit alerté allié à de trop grosses évidences... J'ai vu le train venir de loin. Me restait à découvrir la locomotive de cette histoire, bref le coupable. Vous me direz que là est l'essentiel d'un thriller, découvrir un coupable. Oui, mais pas que ! Bon, j'accuse, j'accuse mais le problème vient peut-être de moi... Très friande de thrillers et polars, j'en ai lu un paquet. Et j'avoue que dans le domaine, il est de plus en plus difficile de me convaincre... soit parce que je commence à connaître ou repérer toutes ficelles du genre, soit parce que se cache en moi une sérialkilleuse psychotique anonyme !  Mais je m'égare.

Travail soigné se divise en 2 parties. La première, longue d'environ 340 pages m'a passablement ennuyée, en tout cas, pas captivée comme devrait le faire tout thriller. La preuve, je suis restée très sociale durant les 10 jours qu'a duré ma lecture. Un bon thriller, normalement, cela rend associal. On ne sort pas, on ne téléphone plus, on se porte pâle au travail, bref, on veut savoir.  Bref, je mentirais en ne m'avouant pas intriguée, mais ma lecture était lente, je trouvais le style plutôt mauvais, les lieux communs multiples, les répétitions répétitives et la lourdeur des dialogues policiers ne faisant pas avancer les choses écrasante. Je ne me suis pas vraiment attachée au personnage de Camille. Par contre, je ne dirai pas non à Louis, son assistant . Bref, pas ou peu de plaisir pendant 340 pages. C'est long tout de même.

Sauf qu'à la 341ème... on retrouve Lemaître. Le ton change, le temps change. Retournement de situation, virage à 180 degrés ! "Surprise, je vous ai bien eu" ricane sans doute l'auteur ! Car bien entendu, Pierre Lemaitre nous a encore bernés ! Et là, tout se justifie, les longueurs, les clichés, les évidences, le style pas terrible.... Et c'est tout de même génial !

Cette histoire est donc très judicieuse mais osée, car elle a vraiment failli me perdre en route. Je me suis tout de même presque ennuyée les trois quarts du temps et mon imagination ne m'avait pas trompée, même si le dénouement m'a bluffée.

Ce livre est certes un travail soigné, mais pas un coup de maître hahaha

 

 

Les avis de Clara; Sandrine; Alex les mots

 

 

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Rédigé par Graldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 1 Juillet 2011

Synopsis : Le 24 juin 1991, Ghislaine Marchal est retrouvée morte dans la cave de sa villa de Mougins. Des lettres de sang accusent : « Omar m’a tuer ». Quelques jours plus tard, Omar Raddad, son jardinier, est écroué à la prison de Grasse. Il parle peu, comprend mal le français, a la réputation d’être calme et sérieux. Dès lors, il est le coupable évident. Il n’en sortira que 7 ans plus tard, gracié, mais toujours coupable aux yeux de la justice. En 1994, révolté par le verdict, Pierre-Emmanuel Vaugrenard, écrivain convaincu de l’innocence d’Omar Raddad, s’installe à Nice pour mener sa propre enquête et rédiger un ouvrage sur l’affaire…

 

 

Avec Samy Bouajila, Denis Podalydes, Maurice Benichou

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : J'ai redécouvert avec ce film ce "fait divers" qui défrayait la chronique au début des années 90... et qui n'est légalement toujours pas solutionné malgré des évidences déconcertantes, révoltantes, aberrantes, écoeurantes (à voir dans le film, c'est stupéfiant). Omar Raddad, partiellement gracié par Jacques Chirac (donc libéré en 1998), n'a toujours pas été déclaré non coupable du meurtre de Ghislaine Marchal.

Ce film revient sur cette histoire enterrée par les médias, le temps, d'autres faits divers et par chacune de nos mémoires. Il nous reste tous, dans notre inconscient collectif, cette phrase " Omar m'a tuer", qui a même ses dérivés dans nos conversations toujours plus proches de la plaisanterie que de l'horreur et l'injustice que cet homme, Omar Raddad a vécu. Qu'avons nous su, à l'époque, nous "le grand public". Pas grand chose, je ne sais plus bien et puis lors du procès en 1994, je ne vivais pas en France...

Extrait d'Allociné : Le scénario d'Omar m'a tuer s'inspire de deux ouvrages. Le premier, Pourquoi moi ?, a été écrit par Omar Raddad lui-même. L'ex-jardinier y livre un témoignage personnel sur la terrible épreuve qu'il a vécu durant plusieurs années de procès et de captivité. Le second, Omar : la construction d'un coupable, est de Jean-Marie Rouart, essayiste, romancier et chroniqueur français. Il s'agit d'un livre-enquête qui dénonce l'énorme défaillance de la justice au moment de cette affaire criminelle, ainsi que le lynchage médiatique dont a été victime Raddad.

Pour préparer ce film, Roschdy Zem, le réalisateur, s'est aussi appuyé sur des rapports de tribunaux, des procès verbaux et de conclusions d'enquête jamais officialisées.

Le résultat est atterrant, et fait froid dans le dos. La France, pays des droits de l'homme qui donne des leçons au monde entier... La légèreté avec laquelle l'enquête a été menée ne relève plus de l'incompétence ou de la bavure, mais de l'intention, de la volonté réelle d'accuser un homme précis. Quand dans nos séries policières, les experts en tout genre remuent ciel et terre et un véritable arsenal de machine ultra sophistiqué pour résoudre un crime des plus tordus, ici, gendarmerie et experts et juges ne voient pas l'évidence qui nécessite juste un minimum de logique, de bon vouloir et d'expositions officielles des vrais faits...  Alors qui -a-t-il derrière cela ? Un complot, une personne politique à protéger ? Quoiqu'il en soit, la mauvaise foi de la justice est flagrante et nous permet de douter de l'efficacité et de l'indépendance de celle ci. C'est une mascarade, qui ressemble à une dictature judiciaire.

Au début, on peut penser qu'il y a une justice à deux vitesses, suivant la couleur de peau et la compétence des avocats que l'on peut s'offrir. Mais, au court du film, c'est le célèbre avocat Maitre Vergès qui vient (et qui à priori continue) assurer la défense d'Omar Raddad.

Quelques mots sur le réalisateur et sur Sami Bouajila, qui campe le rôle d'Omar Raddad : parfait, juste, bouleversant, magistraux. Chapeau, respect total. Encore un acteur qui fait oublier que ce métier existe.... et qui mériterait quelques récompenses en or...  Beaucoup d'émotions sans fioriture. Des faits, une spirale infernale, et une justice qui fait honte... On peut critiquer ensuite les Etats Unis et un certain DSK directeur du FMI... Ah, j'avais oublié, Omar Raddad n'était que simple jardinier maghrébin analphabète... Dernier mot capital quand on lit le titre de ce film... que vous irez voir parce que c'est important de savoir, de comprendre et de ne pas oublier... Pour que ce film puisse faire bouger les choses et permette de rendre justice à un homme. Car je pense que ce film, aux yeux du public, réhabilite l'homme et lui rend honneur. Reste à ce que la justice bouge... alors allez voir ce film. Il semble que le cinéma soit bien plus indépendant que les médias...

 

 

Encore une fois, mon billet est long... Mais qu'est-ce que 1 minute et demi de lecture devant plus de 7 ans de prison alors que l'on est innoncent...

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 29 Juin 2011

Depuis une quinzaine d'années, je voue une passion et une fascination pour les îles en générale. Peut-être parce que je suis née à Lille (ahah). Toujours est il que la vie m'a donné la chance d'en visiter une tripotée, parfois même d'y vivre pour la Guadeloupe. Bon, au passage, je confirme que certaines chances se provoquent et qu'il faut parfois surmonter quelques obstacles ou autres sacrifices avant qu'elles aient justement ce statut de chance !

La Guadeloupe, les Saintes, Marie Galante, la Désirade, la Dominique, la Martinique, les Grenadines, Saint Martin, St Barth, St Kitt's et Nevis, Antigua et Barbuda, Anguilla, St Eustache, Saba, Porto Rico, Key West, Cuba, La Republique Dominicaine, la Crète, l'Ile d'Yeu, l'ïle de Ré, Singapour,Ouessant, Bréat, Les Glénan, l'ïle Maurice, Madagascar, le Sri Lanka, Santorin, Paros, Koh Lanta koh Phi Phi et Krabi (Thailande), l'Irlande sont toutes des îles, tropicales ou non, où j'ai posé plus qu'un pied.... Sans jamais me lasser ni me blaser....

La preuve, je reviens d'une semaine sur Belle Ile en Mer.... et ce fut pour moi plus qu'un coup de coeur, une véribable révélation ! Alors que je "m'obstine" (de mon plein gré et avec envie et rêve) à prendre l'avion, à subir décalages horaires, virus en tout genre, effets secondaires très indésirables d'antipaludéens à la recherche d'ailleurs, de coin de paradis, de dépaysement, d'exotisme.... Voilà quà Belle Ile, je me suis sentie très proche du paradis.... L'impression de "Tout près le bout du monde" (pour reprendre le titre de ma chère Maud Letthielleux) n'a jamais été aussi forte ! (même si, aidée par une météo clémente.)

La preuve en quelques images... et en musique pour ceux qui le souhaitent !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

Arrivée au port du Palais

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                 Le port du Palais, de l'intérieur...

 

 

  

                       Du chemin cotier Nord Ouest...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Quelque part et partout...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le phare de la Pointe des Poulains... de près... à droite...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                 Le phare de la Pointe des Poulains... de près... a gauche !

 

                             Le phare de la Pointe des Poulais de loin...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelque part... Partout...

 

 

                             Le port de Sauzon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

  

Des mouettes, des goélands partout... Et souvent, ô bonheur, nous sommes au dessus d'eux et avons tout le loisir de les observer et d'étudier leur technique de vol !... Pas facile du tout à prendre en photo !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     

 

                A la pointe St Marc, tu trouves tes marques et si t'as un don, tu vois le Pouldon !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au Palais, tu retrouves les saveurs de ton palais (3ème dicton maison )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelque part, partout...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et je pourrais continuer ainsi une éternité.... Tous les 10 pas, c'est "oh" et tous les 100 mètres en voiture, c'est "comme c'est beau !" On appelle aussi Belle Ile "la bien nommée". Moi, si on m'avait demandé, je l'aurais nommée "Magnificat" !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyage en Bretagne

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Publié le 27 Juin 2011

Nouvelles - Livre de Poche - 186 pages - 3.50 €

 

 

 

4ème de couv : Parricides, ivrognes, enfants pervers, maris aveugles, ravissantes idiotes, bourgeois lâches et mesquins, paysans cruels et cupides, vous ne trouverez dans ces contes, de jour comme de nuit, que bourreaux ou victimes. Mais s'ils sont tous à tuer, ils tuent aussi beaucoup, ou se pendent, ou se tirent à la rigueur un coup de revolver dans la bouche par peur de la mort... Maupassant serait-il le grand ancêtre méconnu du néo-polar ?

 

 

 

 

Ce billet est rédigé par Quintilius, élève de 4ème d'un collège, dans le cadre d'un travail scolaire et avec l'encadrement de sa professeur de français, tant dans la préparation des références que dans la correction.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'avis de Quintilius : Maupassant est le maître du récit court, qu’on appelle au choix, conte ou nouvelle très en vogue au XIXème siècle avec  la révolution de l’imprimé,. Admirateur de l’analyse psychologique de Tourgueniev, chacun de ses contes – si l’on reprend l’intitulé du titre du recueil - est un témoignage de l’admiration qu’il porte au modèle. Evidemment chez Maupassant on est loin de la forêt et de la steppe. On  est en Normandie et parfois aussi à Paris. Et c’est en observant le monde paysan ou le monde des employés de bureau, en s'inspirant de faits réels, qu’il radiographie les petites et grandes misères des hommes de la ville ou de la campagne, et  nous livre l'homme dans tous ses « états »:  (Le Père, ……), la cruauté (Coco, Le Gueux) l’envie tragique des femmes modestes (La Parure),  la lâcheté des hommes  à tous les stades (l’amant, le mari, le père) et puis la bêtise voire même plus encore l’abrutissement d’une société abêtie par l’âpreté du gain (L’Aveu) ou par l’alcool (L’Ivrogne). Et quand la nouvelle échappe au réalisme et  se révèle fantastique, c’st pour mieux dénoncer la barbarie de l’esclavage. (La Main).

 

Ne cherchez pas de personnages heureux : il n’y en a pas. Maupassant, c’est Pialat en littérature. D’ailleurs, le propre du récit court est de forcer le trait, de précipiter le personnage là où il ne relèvera pas. Les personnages chutent dans ce récit condensé comme les fins de leur histoire. Car cette fameuse « chute » saisit à la fois le lecteur et relance notre réflexion et nous invite à une relecture : à lire trop vite Rose, on passerait devant l’une des plus irréfutables définitions du bonheur ; elle est placée dans la bouche d’un personnage secondaire et le lecteur serait bien inspiré de méditer : « Moi, je me sens heureuse tout à fait. Je n’ai besoin de rien ».

 

Disons le pour ceux qui sont intimidés par le « grantecrivain », l'écriture y est simple, de langage courant accessible à tous. Maupassant écrivait non pour être lu dans le confort des salons mais du train, pour le peuple qui lisait à l’époque les journaux, et des journaux qui se vendaient déjà en gare. Un  universitaire   qui a étudié le sujet de près lui a donné le nom de Lyon-Paris - Maupassant.

 

Pourquoi j’ai aimé lire les contes de Maupassant ? Parce que la lecture de chaque nouvelle amène à une réflexion, à une morale sur notre société car il s'inspire de faits  réels de l'époque mais la condition humaine n’a pas beaucoup changé et ses fêlures et ses abymes  sont toujours d'actualité. Aussi peut-on trouver dans ces textes  des réponses à bien des interrogations.

Ma nouvelle préférée est Le Vieux qui n’en finit pas de mourir au grand dam de sa famille qui avait ameuté, un peu tôt toute la famille pour son enterrement.  En revanche,  Le Gueux est un récit triste et cruel. Pour les naïfs et il les enseignera sur la banalité du mal, celle prodiguée à coups de violence et de coups de bâtons par de braves paysans et de gendarmes zélés.

On préfère prévenir le lecteur : Présente dans un conte sur deux, la mort peut déranger. On évitera de lire Maupassant avant de s’endormir.

Tenez,  lisez-le au grand jour, la tête à l’ombre, les pieds au soleil. C’est l’été.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 26 Juin 2011

 

Aujourd'hui, ce blog fête ses  3 ans !

 

 

 

Une troisième année très riche en surprises et émotions....

 

Un coup de fil pas comme les autres, celui d'Amélie Nothomb

 

Des interviews toujours plus enrichissantes

 

Et qui, quelque part sont autant défi que fierté

 

Et m'apportent une sacrée dose d'adrénaline

 

En autres, Amélie Nothomb, R.J Ellory

 

Richard Bohringer, Thierry Cohen

 

Philipp Grimbert, Delphine de Vigan

 

...

 

...

 

De nouveaux blogs découverts (et leurs auteurs par la même occasion)

  

Des vacances chez keisha avec AGFE

 

Un Week End Rennais avec AGFE

  

De sacrées bonnes lectures parmi quelques déceptions

 

Un abonnement mensuel souscrit au Gaumont....

 

Donc le ciné illimité dans un budget limité !

 

Une rencontre furtives de 2 maris potentiels !!!

 

Une inscription à la bibliothèque

 

Premiers pas dans l'univers infini de la BD 

 

L'achat d'un lecteur de musique MP3 (quel changement !)

 

.....

.....

 

Une année bien remplie

.....

 

Et des lecteurs toujours là

 

Depuis le début

 

Ou depuis quelques temps....

 

 

A TOUS QUI ETES MA MOTIVATION : MERCI !

 

 

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Une photo qui illustre parfaitement l'une des citations mises en accuei de ce blog...

 

"C'est le temps perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante" (Saint Exupéry)

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 25 Juin 2011

Synopsis : Le rêve de Po s'est réalisé. Il est devenu le Guerrier Dragon, qui protège la Vallée de la Paix avec ses amis les Cinq Cyclones : Tigresse, Grue, Mante, Vipère et Singe. Mais cette vie topissime est menacée par un nouvel ennemi, décidé à conquérir la Chine et anéantir le kung-fu à l'aide d'une arme secrète et indestructible. Comment Po pourra-t-il triompher d'une arme plus forte que le kung-fu ? Il devra se tourner vers son passé et découvrir le secret de ses mystérieuses origines. Alors seulement, il pourra libérer la force nécessaire pour vaincre.

 

 

Avec les voix de Tomer Sisley, Manu Payet, Marie Gillain, Pierre Arditi.

 

     

  Vu en 3 D

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Ce n'est que le 2ème film d'animation que je vois de toute ma longue vie(avec l'âge de glace 3) et je n'ai pas vu le premier Kung Fu Panda.  Mon avis est donc brut de pomme, ou plutôt de plaisir puisque je ne possède aucun élément de comparaison qui justifie mes 4 étoiles !

Je suis allée voir ce film pour répondre à l'énorme demande que je subis de la part d'une lectrice de ce blog qui m'a fait remarqué que je ne publie jamais sur les films d'animation . (ll y a de forte chance pour qu'elle se reconnaisse !!!). Non, trève de plaisanterie, la bande annonce m'avait bien amusée et mon besoin de divertissement est ces temps ci sans limite !

Et bien j'ai passé un réel bon moment ! Je pense que mes yeux d'enfant pétillaient devant le merveilleux et l'imagination des scénaristes, et mon regard d'adulte admirait la formidable technologie. Pour une fois, la trois D est aussi efficace et bienvenue que dans les publicités précédents la diffusion du film.

Les "dessins" et paysages sont magnifiques, le dépaysement est garanti au fin fond de cette Chine d'une autre époque. L'humour, tantôt niveau dessins animés, tantôt plus fin et référencé fait mouche pour tout le monde. Il me semble que ces films ont désormais l'avantage d'être conçus aussi bien pour les enfants que pour les adultes, qui de ce fait, prennent autant de plaisir que leur progéniture. (contrairement aux dessins animés d'antan... à moins que ce soit ma perception qui ait changé avec la sagesse)... A propos de sagesse, le scénario, qui tient vraiment la route, développe et met en scène une belle philosophie de vie, même si tout cela n'est pas si simple dans la vraie vie...

Enfin, les personnages sont très attachants... Et particulièrement Po le Panda. Le détail de sa fourrure et sa bonhomie vous rappelle vos peluches d'enfance et vous donne bien envie de vous serrer contre lui tout en le protégeant car la chance lui sourit parfois plus que la réelle habilité !

 

Un film tendresse avec de spectaculaires combats de kung fu ce qui donne un ensemble aussi mignon tout plein que pêchu, à consommer sans modération, pour petits et grands et où chacun comprendra ce qui lui est destiné !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 23 Juin 2011

Delphine de Vigan, une auteure qui n'a pas son pareil pour aller au coeur du non dit, du silence, de la solitude avec des mots et une émotion qui frappent le lecteur de plein fouet et l'accroche au livre puis à l'oeuvre tout entière. En quelques romans, Delphine de Vigan s'est déjà fait une jolie place dans le paysage littéraire Français. Et,comme pour de nombreux jeunes auteurs, fort est à parier que le meilleur reste à venir... D'ailleurs, la prochaine rentrée littéraire de septembre... mais shut....

 

 

   

Sur ce blog :Jours sans faim

Les jolis garçons

No et moi

  Les heures souterraines

 

 

 

 

  

 

La rentrée littéraire de septembre approche. Vous en ferez partie. Vos lecteurs vous attendent avec impatience... Une petite confidence pour patienter ? Un titre ? Ou le sujet général ? Ou le nom du personnage principal ? Ou mystère jusqu’à fin août ?

D.d.V : Le livre s’appelle « Rien ne s’oppose à la nuit » et c’est, de loin, mon livre le plus personnel. Je ne préfère pas en dire davantage pour l’instant. Le titre, vous l’aurez deviné, est directement inspiré d’une chanson d’Alain Bashung, chanteur j’adore et dont je continue d’écouter les albums en boucle.

  

Est-ce rassurant d’être attendue, de pouvoir se dire que quoiqu’il en soit, votre roman ne passera pas  “inaperçu” comme c’est le lot de certains ouvrages paraissant parmi ces 800 livres environ publiés à la rentrée ?

D.d.V : Bien-sûr que c’est rassurant. J’ai la chance de bénéficier d’une certaine attention. Ce livre est mon sixième roman, les choses se sont construites peu à peu.

  

En effet, les médias et journalistes vous solliciteront beaucoup, vous allez entrer dans un tourbillon. Prenez vous cela avec un certain recul, une décontraction ou est-ce une partie du métier d’auteur qui reste éprouvante pour vous ?  Considérez vous la Rentrée littéraire comme une véritable fête du livre, un passage obligé, un phénomène médiatique ? Quel est le roman que vous attendez avec impatience cette année ?

D.d.V : Il faut relativiser. La rentrée littéraire est un moment particulier où les livres occupent, plus qu’à d’autres moments de l’année, une large place médiatique. Je serai sans doute sollicitée, comme le sont d’autres auteurs, pour parler de mon livre. Mais personne ne nous oblige à quoi que ce soit ! Encore une fois, nous avons la chance d’être lus, attendus, on ne va quand-même pas s’en plaindre ! En tant qu’auteur, c’est à moi de décider ce que j’ai envie de faire ou de ne pas faire, ce sera sans doute encore plus vrai cette année, pour un livre dont il ne m’est pas si facile de parler.

Il y a plusieurs livres que je suis impatiente de lire, notamment ceux de Véronique Ovaldé, David Foenkinos, Philippe Lançon, qui sont, ou ont été, d’excellents compagnons de route !

 

  

  

 Si je reprenais mes pinceaux pour vous peindre alors que vous travaillez, à quoi ressemblerait ma toile ? Quels en seraient les détails qui pourraient attirer l’oeil de l’observateur ?

D.d.V : Je parle de Pierre Soulages dans mon roman, de ce noir intense dont les reflets produisent une forme de lumière et désignent un ailleurs. J’aime bien cette idée. Si vous deviez me peindre au travail, je pense qu’il vous faudrait pas mal de couleurs, à la fois sombres et claires.

  

 

 L’un des fils rouges de vos romans, outre la solitude, est la désillusion. Parlez-vous de la vôtre ou de celle que vous observez autour de vous. Sans verser dans l’indiscret, qu’est-ce qui vous a tant déçu Delphine ?

D.d.V : En effet, la solitude urbaine est l’un des thèmes que j’ai souvent abordés, de même que la désillusion. Jene pense pas parler de ma solitude, mais plutôt de la solitude essentielle que nous expérimentons tous, qui parfois nous submerge, même lorsque nous sommes entourés. Il me semble que l’époque et le monde dans lesquels nous vivons rendent cette solitude de plus en plus prégnante, et qu’il est de plus en plus difficile d’aller contre. Comme tout le monde, il m’est arrivé d’être déçue, de perdre en route quelques illusions, mais cela fait partie de ma construction et j’ai parfaitement conscience d’avoir, d’une manière générale, plutôt pas mal de chance.

 

 

 L’automne dernier Zabou Breitman a magnifiquement adapté votre roman No et moi à l’écran. Qu’avez vous ressenti lorsque vous avez vu cette mise en images de votre imagination ?

D.d.V :  J’ai beaucoup pleuré !

 

 

Depuis quelques années, vous avez abandonné votre premier métier pour vous consacrer à l’écriture. Quand l’écriture est un métier, le plaisir est il toujours le même ? Ne se laisse-t-il pas entacher par des notions de délais, de rentabilité, de succès ? L’inspiration personnelle comme matière première du travail et du revenu... n’est-ce pas une sacrée pression ? Un risque ? ... et après quelques années ainsi, ne regrettez vous pas le monde de l’entreprise, les collègues, les horaires ?!!! Travaillez vous à d’autres choses, peut-être moins médiatisées, qu’à vos romans ?

D.d.V : Pour moi l’écriture n’est pas un métier. C’est un état, une manière de vivre et d’être au monde. J’ai la chance de pouvoir vivre de l’écriture, et cela ne durera probablement pas. J’en profite pleinement. C’est pour moi un grand confort de vie, une immense liberté, et il ne se passe pas une journée sans que je mesure le privilège que cela représente. Le jour où j’écrirai parce que j’ai besoin d’argent, je m’empresserai de retrouver un travail. Pour l’instant, j’écris sans aucune pression, à mon rythme, ce qui me permet d’aborder des projets plus ambitieux que ceux que je pouvais mener quand j’écrivais la nuit après une journée de travail. Je ne regrette pas le monde de l’entreprise que je trouve de plus en plus violent, ni les horaires (j’ai une autodiscipline en bêton armé !), et je revois avec plaisir mes anciens collègues autour d’un verre de vin !

 

 

 Lorsque vous vous attelez pour écrire un nouveau roman, est-ce après une longue préparation ou de manière plutôt instinctive ? Ecartez vous plusieurs idées de livre pour n’en retenir et n’en développer qu’une ou le début du processus est il déclenché par l’évidence d’une idée, d’une unique histoire ?

D.d.V : Contrairement à d’autres auteurs, je n’enchaine jamais deux livre sans un temps de latence, de jachère, qui me permet de préparer, ou plutôt d’incuber, le livre suivant. En général, l’idée d’un livre vient au moment où je termine le précédent. S’ensuit ce long temps d’incubation où je prends des notes sur la construction, les personnages, mais sans entrer dans l’écriture à proprement parler. Ce temps m’est indispensable.

En ce qui concerne le livre à paraître en septembre, l’histoire est un peu différente. C’est un projet que je ne voulais pas écrire et dont j’ai longtemps refusé l’idée. Et puis un jour j’ai compris que si je n’écrivais pas ce livre je n’en écrirai pas d’autre, dans le sens où il ne laissait la place à aucun autre élan.

 

 

Y-a-t-il des sujets que vous pourriez vous interdire de traiter, où qui juste de vous inspireraient pas plus que cela ?

D.d.V : J’aime beaucoup la contrainte en écriture, par exemple j’accepte souvent les nouvelles qu’on me propose d’écrire sur un thème en particulier  pour des ouvrages collectifs ou pour la presse. Mais certains sujets ne m’inspirent pas plus que ça.

Pour mon propre travail, les choses sont différentes. Je ne raisonne pas en termes de sujets. Le livre s’envisage d’une manière à la fois beaucoup plus intime et plus confuse, et il faut parfois l’écrire pour savoir de quoi il parle !

 

 

Publiez vous tous les romans ce que vous écrivez ou, comme Amélie Nothomb, avez vous des tiroirs remplis d’inédits ? Dans ce cas, qui choisit le “prochain de Vigan”. Vous, ou votre éditeur ?

D.d.V : Un seul inédit dans mes tiroirs : un premier roman raté et trop ambitieux, ce qui lui donne déjà deux bonnes raisons d’y rester !

 

 

Vous êtes membre du jury du prix Françoise Sagan, qui récompense un auteur jamais récompensé ni sélectionné. Dans ce cadre, que doit avoir de plus que les autres le livre qui remporterait votre voix ?

D.d.V :  Ce n’est pas une question de critère (à part ceux énoncés par le règlement du prix). Un livre m’impressionne, me charme, m’émeut, me bouleverse, m’emporte, me hante… ou pas…

 

 

Je reprends un extrait d’une interview publiée sur site evene.fr http://www.evene.fr/livres/actualite/interview-delphine-de-vigan-no-et-moi-988.php :

“Vous dites ne pas vous considérer comme un écrivain, mais comme un auteur. Votre sélection au Goncourt et les critiques unanimes changent-ils votre point de vue ?
D.d.V Non, ça ne change pas. J'ai vraiment le sentiment d'être quelqu'un qui cherche et je n'ai pas envie de trouver tout de suite. Je n'ai pas envie de me dire : ça y est, je suis un écrivain, reconnu...”

Je crois comprendre que pour vous un écrivain serait quelqu’un qui aurait trouvé ? J’ai du mal à percevoir la nuance entre auteur et écrivain ?...

D.d.V : Non, ce n’est pas tout à fait ça. Pour moi un auteur est quelqu’un qui publie des livres et perçoit, éventuellement, des droits d’auteur. C’est objectif et c’est irréfutable !

Un écrivain invente une langue, écrit une œuvre, creuse un sillon, explore un univers. On peut publier des livres sans être un écrivain.

Bien-sûr, j’aimerais me dire un jour que je suis un écrivain, que mon travail est cohérent, qu’il constitue quelque chose qui se tient, qui fait écho. C’est sans doute trop tôt pour y penser !

 

 

Quels sont vos 3 derniers coups de coeur littéraires ? Quel livre emporteriez-vous sur la plage cet été ?

D.d.V :  « Le chagrin » de Lionel Duroy

« Olivier » de Jérôme Garcin

« Lambeaux » de Charles Julliet

 

Cet été, j’emporte Laura Kashischke, dont j’ai lu un seul roman (« Un oiseau dans le blizzard ») et que j’ai l’intention de découvrir dans sa totalité !

 

 

Blinkies merci

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

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Publié le 21 Juin 2011

 Roman - Edition J'ai lu (Grasset) - 125 pages - 5.60 €

 

 

Première parution en 2001, puis en 2009 

 

 

L'histoire : Laure a 19 ans, mesure 1.76 mètre et ne pèse que 38 kilos quand elle accepte enfin l'aide, l'hospitalisation. Il lui faut reprendre du poids non pour vivre mais pour survivre. Elle est anorexique. Elle entreprend alors le combat contre elle même avant de se battre pour elle même. Kilos après kilos, c'est une lente, difficile mais méritante résurrection que raconte ce livre.  

 

 

 

 

  Tentation : J'aime cette auteure + le sujet

Fournisseur : ma PAL

 

 

 

 

 

  

 

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  Mon humble avis : Jours sans faim est le premier roman de Delphine de Vigan, paru à l'époque sous un pseudonyme. Il est fortement autobiographique. Nulle descente aux enfers ici, mais un retour à la vie, même s'il est progressif, incertain fragile. Une reconstruction, malgré les moments de doute, de révolte, de dégoût. L'envie de vivre revient. Laure revient de loin.

L'anorexie. Là où toute publication médicale sur le sujet vous laisserait sur le quai, Delphine de Vigan emploie le roman et manie sa justesse des mots pour livrer ses clés de cette maladie.

Ce livre vous tiendra captif, le sort et le destin de Laure vous touchera, son combat vous bouleversera. La plume de Delphine de Vigan vous fera dire : Mais comment fait elle ?! Oui, si vous prenez ce livre en main, il vous parlera. Pourquoi le prendriez vous en main ? Après tout, l'anorexie ne vous concerne peut-être pas... Depuis quand faut il attendre d'être concerné pour s'intéresser, chercher à comprendre...

Lors d'un pique nique, alors que j'évoquais ma lecture, quelqu'un me demande : Pourquoi lis tu ce genre de livre ?

Parce que j'aime l'auteur !

Parce que les maladies psychiques, psychiatriques m'interpellent. Pourquoi, à un moment donné, le cerveau part dans la mauvaise direction ?

Parce que l'Autre me passionne, que ce soit dans ces joies, ses peines, ses passions et ses souffrances. Alors oui, je veux comprendre pourquoi on peut infliger de telles souffrances à son corps. Je veux appréhender ce qui me paraît irrationnel chez l'Autre, car pour l'Autre, c'est la vérité et la logique même.

Le regard de l'auteur affine le mien, voire ouvre mes yeux clos.

Ces romans, par quelques phrases qui me touchent tout particulièrement, me permettrent d'avancer dans ma propre problématique. Il y a dans ce livre des passages qui reflètent certains de mes maux et qui enfin y posent les mots appropriés, ces mots qui rendent évident, qui traduisent mon inexplicable. En apprenant sur l'autre, j'éclaircis mon ombre et dénoue quelques noeuds. Certains symptômes ou sentiments décrits dans ce livre ne s'attachent pas  qu'à l'anorexie...

Car j'aurais pu être Laure. A la différence que mon cerveau, à une époque, a décidé que je devais me taire et continuer à manger...

Parce que j'ai croisé des anorexiques durant mon cursus "médical". Hospitalisée pour des troubles du langage, j'ai sympathisé avec Amélie entre autre. Il y avait aussi Maria et Patou. L'une tirait sur sa cigarette, l'autre faisait le tour du parc à un rythme d'enfer avant chaque repas. L'une avait une sonde, l'autre pas. Alors que j'enflais à vue d'oeil grâce à mes "amis" les médocs, j'en venais stupidement parfois à envier leur silhouette. Alors que le coffre de ma chambre cachait ma réserve de chocolat et autres dérivés, les anorexiques flottaient dans leurs vêtements quand j'en débordais. Quand le repas était ma distraction tant attendue, il était le calvaire d'Amélie. Amélie se dissimulait sous son poncho noir, j'ignorais qu'elle avait froid alors que je bronzais au soleil. J'ai posé des questions en puzzlant (activité passionnante, surtout avec un puzzle de 1000 pièces noires et blanches). Je n'ai pas forcément posé les bonnes questions. Et même si j'ai eu des réponses, je n'ai pas tout compris. Dommage, j'aurais du lire ce livre avant. Cela m'aurait évité d'insiter, bêtement, devant Amélie en brandissant fièrement mon paquet de Mikado, persuadée que je la ferais fléchir. Cela m'aurait évité de lui dire "Allez, c'est pas grand chose un mikado, ce n'est pas une petite faiblesse qui te perdra".

Quand j'y pense, j'ai honte. Mais grâce à Jour sans faim, si d'aventure je rencontrais une autre Amélie, peut-être aurai-je le bon comportement.

Aussi, je vous invite à lire ce livre pour essayer de comprendre ce qui peut se passer dans un cerveau et un corps souffrants...  Lisez ce livre à titre préventif, vous serez plus prêts et moins maladroits le jour ou vous rencontrerez Laure ou Amélie ou toute autre personne souffrant de maladie psychiatrique. Et si vous les avez déjà rencontrées, si vous en connaissez, ce livre vous aidera à comprendre ce que l'autre ne sait pas dire et que vous êtes loin d'imaginer. 

 

 

 Et après demain, une interview exclusive de Delphine de Vigan ici ! 

  

 

L'avis de Gambadou, Esmeraldae, Cynthia, Mango

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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