Publié le 7 Août 2008

Résumé : A la toute jeune femme qui lui apporte le manuscrit de son premier roman, l’éditeur au bord de la faillite répond que les lecteurs préfèrent les enquêtes sur des faits divers bien sordides et surtout les confessions de vedettes, évoquant de préférence des drames de viol et d’inceste.
Elle voudrait lui laisser son manuscrit, il le refuse. « Je le lirai peut-être un jour, dit-il, si vous me faites un livre bref, avec repérage sur le terrain, sur un meurtre célèbre en Haute-Savoie. » Géraldine construit alors un piège. Oui, elle va faire une enquête, mais sur l’éditeur. Le centre de cette action clandestine sera Senlis, où celui-ci possède une vieille ferme transformée en forteresse. La jeune femme fait parler les voisins. Elle utilise la méthode conseillée par l’éditeur pour entrer dans un univers secret. Elle fait alors irruption dans un monde de ténèbres. Comprendra-t-elle à temps qu’il vaut mieux avoir la vie sauve qu’être publiée ?

                             

Mom humble avis : "Une rentrée littéraire", un sujet qui va très prochainement revenir sur le devant d'une certaine scène médiatique ! Alors, autant vous présenter ce livre maintenant ! Je l'ai lu il y a deux ans, aussi, mon commentaire sera succinct...
Aimantée par le titre une fois de plus, j'ai acheté ce roman par pur et réel intérêt pour le monde littéraire. Christine Arnothy nous offre ici un triller exceptionnel, absolument machiavélique. Son héroïne se prénomme Géraldine, comme moi, ce qui m'a encore plus aidée à m'identifier au personnage : elle est bornée, fonceuse, idéaliste et a le don pour se mettre dans le pétrin. Oui oui, c'est tout moi ! Sauf que son pétrin est on ne peut plus diabolique ! Au delà de son côté "thriller" tout à fait réussi, cette oeuvre est fascinante. En effet, dans cette histoire, on découvre une facette ignorée (ou soupçonnée) du monde de l'édition. Une facette cruelle faite de dessous de table, de chantages, d'alliances, de concurrence, de course aux prix littéraire, de déception, de surprises.
Bref, encore un livre à ajouter à votre PAL qui ne vous fera plus appréhender une rentrée littéraire de la même façon !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 7 Août 2008

Un peu plus loin sur ce blog, j'ai donné mon avis sur le recueil de nouvelles de Nicolas Ancion "Nous sommes tous des Playmobiles". Un avis personnel franc et honnête, sans complaisance.
Quelques jours plus tard, à savoir ce matin, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir sur mon blog un commentaire à modérer... Un commentaire de Nicolas Ancion lui même ! Attention blogueurs et blogueuses littéraires, les auteurs de nos lectures guettent sur le net !!! Ce commentaire a été le rayon de soleil de ma journée. Même s'il ne me fait pas changer d'avis sur "Nous sommes tous des playmobiles" (je suis incorruptible !!!!), je suis ravie que Nicolas Ancion ait pris à son tour le temps de me lire et de nous écrire, puisque la raison d'un blog est d'être lu par un plus grand nombre de personne possible !
Ce fameux commentaire, que je vous livre ci-dessous,  donne accès au blog de Nicolas Ancion. Voici le lien :
link
N'hésitez pas à aller faire plus ample connaissance avec cet auteur et son oeuvre.


  • Bonjour Géraldine,
    Merci pour ta lecture, tout d'abord, ça fait plaisir de lire tes commentaires, même s'ils ne sont pas strictement enthousiastes et laudatifs. ;-) Sérieusement, ça aide à comprendre ce qui fonctionne ou pas dans un texte, mêm si ça varie largement d'une lectrice à l'autre...
    Je me permets tout de même de répondre à ton idée que les éditeurs ne liraient pas les manuscrits. Si je confirme volontiers que les éditeurs ne lisent qu'une partie des manuscrits qui ne les séduisent pas, je peux t'assurer qu'ils lisent, relisent, font lire et relire, tous les textes qu'ils publient. Dans le cas de ce recueil, c'est avec l'éditeur original que la sélection des nouvelles s'est établie, que l'ordre a été choisi, de même que le quatrième de couverture.
    A ce sujet, d'ailleurs, c'est à chacun de voir quel genre d'information il souhaite trouver dans un titre et sur la couverture d'un livre. Pour ma part, j'aime les titres évocateurs et les résumés qui ne résument pas (vas-y pour résumer dix nouvelles en une demi page, c'est un exercice impossible). Le quatrième de couverture est un complément aux nouvelles qu'on trouve dans le bouquin. Une porte d'entrée possible ou une grille de lecture, comme on voudra.
    Une de mes couvertures de bouquin préférée reste celle de l'Automne à Pékin de Boris Vian, où le texte de présentation s'achève sur cette merveilleuse invitation : "Inutile d'ajouter que rien dans cette histoire ne concerne l'automne, ni Pékin."
    Après avoir lu cette phrase, j'ai dévoré le bouquin. C'est bien à ça que sert la présentation, à donner envie de lire l'intérieur. Est-ce de la publicité mensongère? Je pense que cette expression est un pléonasme, de toute façon, toutes les pubs mentent ;-) Mais un titre de livre ne ment pas, il sert à tant de choses (donner envie de lire, mais aussi associer le livre à une étiquette pour le stocker dans la mémoire, présenter en quelques mots l'univers, prévenir le lecteur qu'il y aura de l'humour....) qu'il serait un peu réducteur de le limiter à une annonce du contenu.
    Les nouvelles sont amusantes, j'esprère, surprenantes, parfois, le titre et la présentation du livre leur ressemblent, je crois...


Et sur ce blog, une interview exclusive de Nicolas Ancion

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #A propos de...

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Publié le 6 Août 2008

Résumé : (...) Ce récit d'un voyage au paradis des grands espaces australiens qui vire au cauchemar éveillé est un petit bijou. Nick, héros malgré lui de ce thriller féroce, n'avait rien contre ce pays avant d'écraser un kangourou par une nuit sans lune.
Sa rencontre avec la jeune et robuste Angie va le mener en plein cœur du bush. Au milieu de nulle part. Au sein d'un clan d'allumés coupés du monde, sans aucune route pour quitter ce traquenard. Nick, désormais, n'a qu'une seule obsession : comprendre ce qu'il fait là et sauver sa peau. Fuir alors que toute la communauté le surveille...






                                  
                                                     
Mon humble avis :L'Australie, terre d'infini... Les clichés de l'Australien surfeur, blond sable chaud.... Le bout du monde... Même si le billet d'avion coûte très cher et que plus de 24 heures  de vol sont nécessaires pour rejoindre ce pays continent.... L'Australie représente souvent un fantasme jusqu'à.... ce qu'on lise Cul de Sac de Kennedy. Comment dépenser 6 € pour en économiser 1200 hors surcharge carburant ! Je plaisante... presque pas. Car ce roman de Kennedy fusille ces clichés sur place !
Après des premières pages un peu "longuettes", ce thriller devient tout bonnement génialissime ! Très vite, un point commun se crée entre le lecteur et Nick, le héros. Il est prisonnier de cette bande de dégénérés du bush, et nous sommes otages de son histoire. Impossible d'abandonner ce pauvre routard Yankee à son triste sort, à son cauchemar. Quel issue à son enfer ?... je n'en dirais pas plus, vous lirez le livre !
Par contre, je me demande juste pourquoi Folio classe ce roman dans les policiers. Je suis d'accord pour attribuer le terme de thriller, tant il y a du suspens et une tension grandissante. Mais il n'y a pas l'ombre d'un policier, d'une enquête...Alors voilà, je m'interroge.
Conclusion N°1 : je ne mangerai plus de steak de kangourou
Conclusion N°2 : la lecture de ce 2ème roman de Kennedy me permet d'adopter cet auteur parmi mes écrivains à suivre de très près, et bientôt favoris !

Du même auteur sur ce blog : "Une relation dangeureuse"
                                                                                         
                                                                                                          

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 5 Août 2008

Les remixes musicaux, les reprises de vieilles chansons des années 60 par des jeunes chanteurs, voire apprentis chanteurs sont souvent critiqués. Les commentaires comme "pâles copies", "manque total d'imagination", "n'arrive pas à la cheville de...", "quelle prétention de vouloir se mesurer à", "impossible d'oublier l'original"...... (j'en passe et des meilleurs) sont monnaies courrantes. Alors, par deux articles, je vous propose d'écouter l'original et la reprise. Et je compte sur vous pour VOTER !!!!! La version qui attirera le plus de commentaires gagnera et sera conservée. Celle qui ne retiendra pas votre attention disparaîtra de ce blog dans 2 mois exactement. VOTEZ donc sans hésiter, votre avenir n'en dépend pas. VOTEZ en toute liberté, personne ne vous regarde !



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Rédigé par Géraldine

Publié dans #musique - chanson

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Publié le 3 Août 2008

Résumé : Des dizaines et dizaines de personnes ont disparu à New York dans des circonstances étranges. La moitié d'entre elles n'a pas été retrouvée. Julia, elle, l'a été. Elle est découverte vivante, scalpée dans un parc. Sa photo figure au milieu d'une soixantaine d'autres …

Jeune détective à Brooklyn, Annabel O'Donnel prend l'enquête en main, aidée par Joshua Brolin spécialiste des tueurs en série. Quel monstre se cache dans les rues enneigées de New York ? Et si Julia avait raison ? Si c'était le diable lui-même ?

 

 





 


MALEFICES

 Résumé : Portland est sous le choc. Un criminel s'introduit dans les maisons pour y déposer des araignées parmi les plus dangereuses au monde. Les unes après les autres, les familles comptent leurs blessés, leurs morts. Dans le même temps, on découvre dans la forêt des corps de femmes entièrement momifiés dans de la soie d'araignée. Les victimes sont vidées de leurs organes, comme aspirées. Les rumeurs les plus folles se propagent... Joshua Brolin et Annabel O'Donnel s'immiscent dans l'enquête. L'ex-profiler du FBI et la détective new-yorkaise vont entrer dans la toile et faire face à l'impensable. Quel est ce monstre, qu'on surnomme bientôt Arachné, et dont les empreintes sont celles de personnes disparues ? Comment fait-il pour entrer chez ses victimes sans jamais être vu, sans effraction, et enlever ses proies en pleine nuit au nez et à la barbe de toute la famille ? Peu à peu, on commence à murmurer le pire. Et s'il n'était pas humain ?  


                               

Mon humble avis :

Mon 2ème Chattam, et donc le dernier de la Trilogie. D'une efficacité tout aussi cruelle et redoutable !. Maxime Chattam nous tient en haleine jusqu'à la dernière page ! Par contre, si vous êtes arachnophobes, passez votre chemin !
Bref, j'ai découvert en Chattam un auteur de polars surdoué... Cette semaine je me suis acheté un autre de ses romans, qui rejoint ma pile impatiente !
Lisez Français, lisez Chattam !
Je pense que l'idéal est de poser une semaine de CP pour lire les 3 romans !
Enfin, amusez vous et retrouver l'atmosphère angoissante de notre Maxime sur son site.
Il est vraiment ludique et très aboutit. Un véritable labyrinthe en enfer !

Voici l'adresse :
www.maximechattam.com :
 C'est une tradition, mes étés sont souvent "polardisés" ! Et en l'été 2006....Wouaouh....
Juste un polar de plus  ? Certainement pas  ! J'ai découvert  Maxime Chattam par ce livre, In Tenebris. Aucun regret, sauf peut-être celui d'avoir commencé, par ignorance, la Trilogie par le 2ème tome ! En effet, le bon ordre est : "l'âme du mal", "In Tenebris" puis"Maléfices". Concernant l'intrigue, peu importe l'ordre dans lequel vous lisez ces livres. Mon demi regret est juste de ne pas suivre la love story dans le bon ordre, ce qui est absolument secondaire ! J'ai achevé In Tenebris à 3h du matin. Puis, après quelques heures de sommeils,  j'ai accouru m'acheter un 2ème Chattam ! Que du bonheur ! Que d'angoisse, que de suspens ! Attention tout de même : Ames sensibles s'abstenir. Maxime Chattam ne nous épargne en rien dans ses descriptions de l'horreur ! Une chose est sûre : Les bons auteurs de polars ne sont pas qu'aux USA ! Je me demande juste pourquoi nos auteurs écrivent des histoires qui se déroulent aux Etats Unis.... Pourquoi pas dans notre bonne vieille France.... un peu plus près de nous, pour que l'on puisse frissonner encore un peu plus !.... Heu... Votre fenêtre est bien fermée ????

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 31 Juillet 2008

Synopsis : Secondes chances
Marie-Jeanne et Robert Duval ont 3 enfants : Albert, Raphaël et Fleur. Le portrait de cette famille s'esquisse sur une douzaine d'années, mais seulement au travers de 5 journées particulières, 5 jours décisifs, plus importants que les autres, où plus rien ne sera jamais pareil le lendemain.
 
autre résumé : Le jour où l'on gagne son indépendance, le jour où l'on perd son innocence, le jour où l'on tombe amoureux, le jour où l'on accepte de vieillir, le jour où... Le premier jour du reste de ta vie, ou cinq jours décisifs dans la vie d'une famille de cinq personnes, cinq jours plus importants que d'autres où plus rien ne sera jamais pareil le lendemain.

Acteurs:
Jacques Gamblin (Robert), Zabou Breitman(Marie-Jeanne), Déborah François     (Fleur), Marc-André Grondin(Raphaël), Pio Marmaï(Albert)


                        

Mon humble avis :  Ce film n'est que du bonheur pour le coeur ! On rit beaucoup, on est ému et touché. On se retrouve, on se regarde de l'extérieur à un moment de notre vie, on se console.... Nous ne sommes pas les seuls à avoir une famille aussi particulière que banale. Où l'on se déchire en s'aimant. Chacun peut s'identifier à un personnage, dans ce qu'il a de bon, de mauvais, d'agaçant, d'adorable, de désespéré. Les acteurs, avec une justesse irréprochable, nous mènent du fou rire à d'intenses émotions, de l'échange à la pudeur, des non dit aux reproches. Les dialogues sont d'une finesse jubilatoire. Par exemple, j'ai adoré le moment où Raph, lassé de son indépendance, revient chez ses parents. Il réinstalle toute sa chambre d'enfant et d'ado et se souvient... que cette chambre était l'abri de l'insouciance. Ce film simple est profondément humain et sincère. De ces cinq journées dans une famille ordinaire, Rémi Bezançon réalise un film extraordinaire.... A voir sans attendre !


Gros coup de coeur pour moi,  énorme cadeau pour vous : le making off ! en exclu !!!!!



Et enfin, pour clore le sujet et méditer un peu, voici les paroles de la chanson titre d'Etienne Daho !

« Le premier jour (du reste de ta vie) »

Étienne Daho
_____________

Un matin comme tous les autres
Un nouveau pari
Rechercher un peu de magie
Dans cette inertie morose

Clopin clopan sous la pluie
Jouer le rôle de sa vie
Puis un soir le rideau tombe
C'est pareil pour tout l'monde

Rester debout mais à quel prix
Sacrifier son instinct et ses envies
Les plus essentielles

Mais tout peut changer aujourd'hui
Et le premier jour du reste de ta vie
Plus confidentiel

Pourquoi vouloir toujours plus beau
Plus loin plus haut
Et vouloir décrocher la lune
Quand on a les étoiles

Quand les certitudes s'effondrent
En quelques secondes
Sache que du berceau à la tombe
C'est dur pour tout l'monde

Rester debout mais à quel prix
Sacrifier son instinct et ses envies
Les plus confidentielles

Mais tout peut changer aujourd'hui
Et le premier jour du reste de ta vie
C'est providentiel

Debout peu importe le prix
Suivre son instinct et ses envies
Les plus essentielles

Tu peux exploser aujourd'hui
Et le premier jour du reste de ta vie
Non accidentel

Oui tout peut changer aujourd'hui
Et le premier jour du reste de ta vie
Plus confidentiel







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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 30 Juillet 2008

 Résumé : Bruxelles est une ville en plastique, comme le reste de la planète : on y voit courir des petits bonshommes dérisoires, emportés dans le courant de leur vie comme des bouteilles vides à la surface du canal. On rit, on se bat, on se débat, puis on se laisse aller et on se retrouve noyé dans la vase, sans avoir rien remarqué. À moins qu'un soubresaut ne change le cours des choses...
Dans ce recueil de nouvelles, il suffit de presque rien : une tache de sauce, un appareil photo, une agrafeuse, un abri de jardin ou un paquet de cigarettes pour qu'une vie banale bascule dans la grande aventure, pour que l'absurde redonne des couleurs à une existence terne.



                                              

Mon humble avis : Le titre est alléchant, attirant comme un titre de couverture de magazine de presse people. On s'attend à du sarcasme, du scandale, de la bousculade. Mais à l'intérieur, c'est un autre menu...
Pourtant, les deux premières nouvelles, comme des mises en bouche, sont prometteuses. Par contre, le coeur du livre est trop cuit, on du mal à l'avaler, on traîne... jusqu'au dessert. Une dernière histoire dont on reprendrait tout de même une petite part. Ce schéma de bons débuts et fins mais de mauvais centre confirmerait il la rumeur... Quelle rumeur ? Les éditeurs ne liraient que les premières et dernières pages des manuscrits pour s'en faire une idée... Ah bon ? Mais alors, c'est pour cela que ce recueil de nouvelles a été publié alors ??? La question reste ouverte.  
Le titre et le résumé des éditeurs restent un mystère. Nulle part dans ce livre il n'est question de playmobiles, ni de concept de ville en plastique... Y aurait-il ici de la publicité mensongère ?
En tout cas, l'avantage avec les nouvelles, c'est que si déception il y a, la page est vite tournée. Sujet suivant !

Sur ce blog,
Nicolas Ancion a posté son droit de réponse !

Egalement ici, interview exclusive de Nicolas Ancion !

L'avis bien plus détaillé de Fattorius
ICI

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 28 Juillet 2008

« Le seul moyen de savoir ce qui s'est passé dans le restaurant situé au 107e étage de la Tour Nord du World Trade Center, le 11 septembre 2001, entre 8 h 30 et 10 h 29, c’est de l'inventer. » FB

Résumé : Beigbeder retrace à la minute près le petit déjeuner au "Windows on the World" (d'où le titre du livre), restaurant du 107e étage de la tour Nord du World Trade Center, entre un père divorcé et ses deux fils. Pour se mettre en situation, l'auteur est monté au restaurant du 56e étage de la tour Montparnasse, "Le Ciel de Paris". De là vont se mêler le destin tragique de cette famille américaine (inventé, réinventé) et l'itinéraire affectif, familial et culturel de l'auteur.

                                     
Mon humble avis :  Et bien il est partagé !
C'est mon premier livre de Beigbeder. Le style est efficace et moderne. Il jongle entre émotions et sarcasmes. J'apprécie cela. Comme le culot de tirer de l'événement géopolitique le plus tragique des X dernières années un roman on ne peut plus réaliste. D'ailleurs, on a parfois l'impression de ne plus être dans un roman mais au plus profond de l'horreur de la réalité. L'atrocité vécue par les victimes du 11 septembre, on l'a certainement tous imaginée d'une façon ou d'une autre. Beigbeder y met des mots, et pas n'importe lesquels : des mots justes. C'est dur à lire. Mais nous lisons cela confortablement installé dans un canapé et on l'espère, à l'abri d'une telle folie meurtrière... Alors...
Par contre, les vas et viens entre le héros dans le World Trade Center et  l'auteur  au sommet de Montparnasse sont laborieux et à mon sens déplacés. Le roman en devient long. L'histoire de ce père et de ces deux enfants prisonniers de l'enfer aurait suffi à faire un roman prenant. Et je me demande : pourquoi mélanger une traumatisme mondial avec les petits problèmes de Frédéric himself ? Par provocation, pour remplir, par narcissisme.... A moins que quelque chose me soit passer par dessus la tête...J'ai fermé ce livre avec un certain scepticisme même si je le reconnais, l'écriture est percutante.


Les attentats du 11 septembre m'ont bouleversée comme vous tous j'imagine. Je m'attendais à ce que les artistes soient nombreux à évoquer ou à developper ce thème obsédant. Certes, les séries américaines y font quelques allusions au cours d'épisodes, des reportages sont diffusés régulièrement, Oliver Stone a réalisé un film. A ma connaissance, c'est à peu près tout. Sauf, sauf cette chanson duo Renaud / Axelle Red

MANHATTAN / KABOUL

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 26 Juillet 2008

J'adore lire des romans dont l'intrigue se déroule dans des coins que je connais. Cela me permet de m'imprégner encore plus de l'histoire et, par procuration, de retourner sur ces lieux, souvenirs en général de quelques vacances. En voici certains qui vous mèneront en Bretagne, comme les 2 articles suivants :

SABLES MOUVANTS A BENODET, de Serges LE GALL

Résumé : Bénodet, 4 heures du matin. Elle comprit tout a coup qu'elle allait mourir. Lorraine et Stéphanie quittent la piste de danse et la musique latino. Une dernière promenade les conduit au bord de la plage où se joue le drame de la vie et de la mort. Stéphanie surprend le geste fou, l'acte criminel. Là, sous leurs yeux, l'assassin transperce corps de sa victime d'un coup... de pied de parasol. Des rives de l'Odet, de Sainte-Marine à Bénodet en passant par les îles Glénan, la piste sanglante va les entraîner dans une course poursuite sur les traces d'un serial killer intelligent et redoutable. Le commissaire Landowski, chargé de mettre un terme au jeu de massacre, croise, une fois encore, la route des deux jeunes femmes bien décidées à résoudre l'énigme... avant qu'il ne soit trop tard. Trop tard pour qui ?

Mon humble avis : Un délicieux roman policier lu au retour d'un séjour dans le Finistère Sud, à quelques kilomètres de la célèbre station balnéaire de Bénodet. C'est donc avec plaisir que j'ai accompagné Lorraine et Stéphanie dans leur enquête que ce soit sur la plage même ou dans les environs. Nos deux héroïnes sont dynamiques, modernes, déterminées et ont le sens de la répartie. Malgré le crime commis, il règne dans ce polar une ambiance légère, une atmosphère de vacances iodées. Sans aucun doute, un très agréable divertissement !



TEMPETE SUR OUESSANT, de Michel HERUBEL  


Résume : À Ouessant, on ne connaît de tempêtes et d'orages que ceux de la mer, impétueuse et omniprésente. Il y a là une communauté bigarrée, constituée de purs Ouessantins, d'habitants venus du continent et de quelques personnages hauts en couleur. Tout paraît tranquille... jusqu'au matin où l'on découvre, gisant au pied d'une falaise, le corps de Fernand Bauer, riche homme d'affaires parisien. L'adjudant de gendarmerie Patricia Delamare et son adjoint Le Goff n'écartent aucune hypothèse. Facile à dire, lorsqu'il faut très vite exclure le vol, la vengeance, une affaire de mœurs, de drogue ou de secte, un instant envisagée. La solution viendrait-elle du large, où croisent tant de navires et de sous-marins étrangers ? Et pourquoi ces mystérieux signaux venus du phare de l'île ? Ouessant : un décor sauvage pour un suspense sans faille, par un grand romancier de la mer.



Mon humble avis :
J'ai lu ce livre il y a trop longtemps pour en garder un souvenir précis, sauf celui d'un bon polar divertissant. C'est une oeuvre supplémentaire qui prend l'île de Ouessant pour décors. Et cela se comprend. J'ai visité Ouessant il y a deux ans, par un beau week end de mai tout à fait brumeux.... Et je confirme. Il règne sur cette île isolée, désertée et battue par les vents un climat tout à fait propice aux histoires romanesques et ou criminelles !



LE DEMON DES BRUMES, de Michel HERUBEL

Résumé : Sabine est arrivée trop tard. Quel secret le docteur Renan, son père, voulait-il lui confier avant de mourir ? Pour l'heure, Sabine ne reconnaît plus Saint-Guildec, son village natal, un petit port endormi depuis des siècles, où les tragédies se succèdent à présent. Qui a tué Edmond Postel, le vieux journaliste local, ami de toujours ? Et pourquoi ce pauvre diable d'Antoine, un handicapé de l'asile, se serait-il pendu ?

Seule la vérité pourrait aider la jeune femme à surmonter ces jours de deuil. Elle décide alors de mener ses propres recherches. Peu à peu, une vérité ancienne et terrible se dévoile. C'était au temps où il se passait quelque chose à Saint-Guildec, quand l'occupant allemand terrorisait la population...





Mon humble avis : A nouveau, ce livre est une lecture trop ancienne pour me souvenir de détail. C'est un bon polar qui prend place lui aussi en Bretagne.



PLONGEE DE NUIT, de Godefroy HOFER


Résumé :S'agissait-il réellement de pilleurs d'épaves ? Pourquoi toutes ces morts ? A l'île d'Ouessant, tous se sentaient mal à l'aise...
L'immersion en mer, en zone à fort courant, apparaissait comme la solution la plus avantageuse... Mais fallait-il pour autant supprimer ces drôles de touristes avec leurs bi-bouteilles ?



Mon humble avis :Prix du Quai des Orfèvres 1989... Vous comprendrez bien que c'est une lecture bien trop ancienne pour en parler longuement. Par contre, plus loin sur ce blog, j'ai déjà évoqué ce prix littéraire qui fait des oeuvres récompensées des polars incontournables. Et celui vous emmène dans les eaux sombres qui entourent l'île de Ouessant !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 26 Juillet 2008

Résumé : En cet été 1886, Paul Gauguin se rend pour la première fois à Pont-Aven, célèbre village qui accueille depuis longtemps déjà des peintres de tous les horizons. C'est dans cette atmosphère d'émulation artistique que Clémence va passer ses vacances au manoir de Rosmadec. Mais le meurtre d'un jeune modèle de la région vient ternir son séjour, d'autant que le principal suspect se révèle être Gildas, son ami d'enfance. Éprise de justice et certaine de l'innocence de son ami, elle va mener sa propre enquête. La jeune peintre consacrera son temps à rechercher le coupable, mais profitera aussi de son été parmi les siens pour perfectionner son art aux côtés du maître.






                                                     

Mon humble avis :Une cuillère à soupe d'intrigue, quelques doses de meutres montées en neige, un moule beurré de Bretagne, 200 grammes de peintures et une pincée d'Histoire. Voilà les ingrédients qui m'ont guidée dans mon achat, qui avaient tout pour que je me régale !
Amoureuse que je suis de Pont Aven,  j'ai passé de doux moments de lecture qui me menaient presque au bord de l'Aven. Mais je ne me suis pas réellement régalée... Car à mon sens, certaines longueurs perçues n'apportent rien au roman. Rien, mise à part une certaine nonchalance sans doute voulue par l'auteur. Car l'intrigue de ce roman policier ce déroule surtout dans un manoir Breton où les membres réunis d'une même famille se retrouvent pour un été oisif. L'époque et les descriptions de la Bretagne d'alors accentuent aussi cette nonchalance. Mais je reconnais ne pas être fan, à l'origine, des livres qui portent sur des époques historiques. Donc cette critique n'est pas forcément fondée et dépend du goût de chacun !
Par contre, on trouve dans Yves Josso un auteur au service de ses personnages. Aucun d'entre eux n'est remisé dans des demis rôles sans importance. Yves Josso s'évertue à leur donner à chacun une personnalité propre et détaillée, même si parfois un peu caricaturale. A eux tous, ils forment une belle mosaïque de la nature humaine et deviennent très attachants au fil des pages.
Je salue sans hésitation le génie de Josso dans son idée d'inclure des personnalités historiques dans cette fiction. Quel plaisir ainsi de côtoyer un Paul Gauguin pas encore très reconnu, d'assister à sa rencontre avec Emile Bernard, avec qui il créera "L'école de Pont-Aven". Mais vous en saurez plus sur le sujet en lisant l'article suivant !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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