Publié le 22 Octobre 2008

Résume : « Quand deux pères célibataires réinventent la vie en s’installant sous un même toit, ils s’imposent deux règles, pas de baby-sitter et pas de présence féminine dans la maison… Dans le Village français, au cœur de Londres, une histoire d’amitié, des histoires d’amour, des destins qui se croisent au fil d’une comédie tendre et enlevée."








                      

Mon humble avis :Il n'est jamais plaisant de dire du mal d'un livre car cela signifie aussi que l'on a pas passé un bon moment de lecture, à moins d'être passé à côté du livre lui même. Qui plus est, j'aime beaucoup Marc Levy qui d'habitude me distrait joyeusement avec ses romans ou m'émeut (avec "Les enfants de la Liberté".) Je prends l'oeuvre de Marc Levy pour ce qu'elle - des histoires agréables, originales et distrayantes - est et n'en n'attends pas autre chose. Mais là, pour ce sixième roman, mauvaise note !

La platitude de l'histoire, la transparence des personnages, les longueurs, les rebondissements à l'eau de ... guimauve ! Du romantisme à 1.50 € et du "je t'aime moi non plus" en veux tu en voilà. Ce roman est vraiment trop convenu, et les disputes et scènes de jalousie entre les deux protagonistes masculins en deviennent ridicules et horripilantes ! Seul point positif dans l'histoire : the London Way Of Life ! Ce qui nous fera considérer ce livre avec un flegme so british : ce livre n'est pas bon, rien de grave. Le précédent l'était et le prochain le sera. Tout le monde  a droit à l'erreur. Tout cela pour dire que si vous ne connaissez pas encore Levy, lisez n'importe lequel de ces livres sauf celui ci et vous passerez de joyeuses heures de lecture. Pire, vous en redemanderez



                                                                             

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 21 Octobre 2008

Résumé : Magali est étudiante en " ethno " quand elle rejoint sa famille en Guyane et convainc un jeune Indien acculturé, Arakoya, de la conduire dans son village pour assister au rite de passage de son frère. De là ils vont s'enfoncer dans la forêt et rencontrer les Malalyaliana, les hommes feuilles, qui vivent comme aux premiers jours du monde, aux confins de la Guyane, du Surinam et du Brésil. Auprès d'eux elle va apprendre à vivre au rythme de la nature, de la façon la plus primitive puisqu'il s'agit de groupes amérindiens non contactés (ils ni connaissent ne le métal ni le hamac). Mère d'une petite fille qu'elle a eue avec le chaman, elle sera, malgré elle, enlevée à la tribu dont elle partageait désormais la vie simple et préservée.



                                          

Mon humble avis : Il est des livres qui ne croisent pas votre vie par hasard. "La femme feuille" est de ceci, je l'ai pourtant acheté sans le chercher sur un étal de marché.
L'histoire commence presque par la fin. Magali vit misérablement à Paris dans une mansarde, et elle élève seule sa fille métisse, Kulilu. Celle-ci la presse de questions à propos de son père. En guise de réponse, Magali s'enfouit dans la rédaction d'un manuscrit. Ainsi, elle retourne mentalement dans la forêt guyanaise, dans sa tribu. Et elle nous conte sa vie, les aventures et mésaventures qui l'ont amenée à partager la vie des Hommes Feuilles, l'une des dernières tribus non contactées.

Ce livre est passionnant et captivant ! Le personnage de Magali est purement romanesque mais les innombrables informations données sur les peuples amérindiens sont véridiques. Ainsi, l'on apprend qu'au XXème siècle, une tribu par an était décimée en Amazonie. Sans aucun doute, l'auteur a volontairement écrit un magnifique plaidoyer pour la survie et le droit à l'intégrité des Indiens, menacés entre autre par le recul de la forêt.

"La femme feuille" est donc un de ces romans initiatiques que j'affectionne particulièrement. Nous vivons ainsi des mois au fin fond de l'Amazonie, nous partageons les émotions de Magali. Elle est tout d'abord en colère d'être ainsi prisonnière de la forêt, puis elle évolue, jusqu'à être absorbée par son entourage, jusqu'à l'absorber elle même, l'accepter. Elle reçoit "Son Chant", cette espèce de révélation personnelle qui vous fait vivre en adéquation avec la nature et vous même. Ce que nous devrions chercher, nous occidentaux trop obnubilés par notre confort matériel.

 Ce roman est aussi l'occasion de belles réflexions sur le sens réel de la liberté, de la notion de choix,  la quête du bonheur, l'écologie, le respect de la Terre et la triste utilisation que nous en faisons, l'acceptation des différences, la remise en question intime, l'évolution sans doute inévitable de l'humanité... La liste est longue alors je vous invite à lire ce livre... Au delà de sa grandeur romanesque, vous y trouverez un intérêt culturel, géographique, et spirituel. Vous en ressortirez sereins et grandis en votre âme et conscience !




                                                                           


PS : "La femme Feuille" participe au combat pour la survie des tribus Amérindienne. Pour plus d'informations,
http://www.survivalfrance.org/

 

 

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 20 Octobre 2008

Ce midi, j'étais dans ma voiture lorsque la radio a annoncé le décès de Soeur Emmanuelle, à l'aube de son centième anniversaire. Ca "m'a fichu un coup"... Ils partent tous ces grands qui ne s'occupaient que des autres et qui dégageait autant de rage de vivre que de sagesse...  Ces symboles dont l'existence nous rassure, car ils font tout ce que nous n'avons pas le temps, ne prenons pas le temps de faire... Parfois aussi manquons nous de force... de caractère. Mère Térésa, l'Abbé Pierre et maintenant Soeur Emmanuelle. Qui les remplacera ? Il semble que les "grands" de maintenant soient ceux qui se battent pour la survie de notre mère la Terre. Le combat se serait déplacé alors que la victoire de Mère Téresa et Soeur Emmanuelle n'était pas encore gagnée...


Extrait de news de mon portail internet :
"Soeur Emmanuelle, religieuse franco-belge ayant dédié sa vie aux plus pauvres, est décédée dans la nuit de dimanche à lundi moins d'un mois avant de devenir centenaire, a annoncé dans un communiqué Trao Nguyen, président d'Asmae-Association Soeur Emmanuelle.

Soeur Emmanuelle, de son vrai nom Madeleine Cinquin, s'est éteinte "dans son sommeil" dans la nuit de dimanche à lundi à l'âge de 99 ans dans la maison de retraite de Callian (Var) où elle vivait depuis 1993.

"Fatiguée", mais ne souffrant "d'aucune maladie particulière" selon la même source, Soeur Emmanuelle, connue pour son franc-parler, sa silhouette humble et son visage malicieux qui hantaient les plateaux de télévision et les bureaux des puissants, allait célébrer son centième anniversaire le 16 novembre.

Soeur Emmanuelle n'a jamais hésité à médiatiser ses «révoltes» en faveur des plus pauvres en France ou à l'étranger devenant auprès du grand public, un alter ego de l'Abbé Pierre, décédé début 2007. Les Français gardent le souvenir des nombreuses apparitions à la télévision de cette petite femme tassée par l'âge mais le regard toujours malicieux derrière ses grosses lunettes, portant un voile blanc. Dans le dernier classement des personnalités préférées des Français,  Soeur Emmanuelle était classée 6e. La religieuse avait été distinguée par la Légion d'honneur en 2002.


Voici un court souvenir de l'un de ses passages TV :


 

Extrait du Figaro : "Soeur Emmanuelle, qui ne se voulait «ni de droite ni de gauche», a publié plusieurs livres, notamment «Richesse de la pauvreté» (2001), «Secrets de vie» (2000), «Yalla les jeunes» (1997), «Le paradis, c'est les autres» (1995). Elle avait publié en août dernier un livre entretien «J'ai cent ans et je voudrais vous dire», dans lequel elle tire les leçons du siècle qu'elle a traversé. La religieuse disait qu'elle n'était pas «une sainte», se décrivait comme «vindicative», «coléreuse» et «un peu féministe». Elle se déclarait une nouvelle fois «pour le mariage des prêtres à 100%», soulignait les vertus de la pilule, dénonçait un monde «triste» car «axé sur le matériel» et révélait avoir été «amoureuse» d'un homme à qui elle a préféré «l'Absolu»."


 Extrait du Figaro : Diplômée de sciences philosophiques et religieuses, elle prononce ses voeux de religieuse à la congrégation de Notre-Dame de Sion en 1931, renonçant à la vie confortable qui l'attendait. Un an plus tard, Soeur Emmanuelle quitte l'Europe pour enseigner dans les missions des pays de la Méditerranée. Elle découvre la Turquie, la Tunisie et en 1965, l'Egypte. En 1971, à l'âge de 63 ans, elle s'installe dans le bidonville d'Ezbet el-Nakhl, parmi les chiffonniers du Caire. Elle consacre alors toute son énergie à faire construire des écoles, des jardins d'enfants, des dispensaires et oeuvre pour le dialogue avec les juifs et les musulmans. 


La religieuse, petite silhouette en blouse grise et baskets, a fondé en 1980 l'association Asmae-association Soeur Emmanuelle qui aide des milliers d'enfants dans le monde de l'Egypte au Soudan, du Liban aux Philippines, de l'Inde au Burkina Faso.


En 1993, à 85 ans, sur ordre de sa hiérarchie, Soeur Emmanuelle quitte l'Egypte et ses «amis les chiffonniers» pour prendre sa retraite en France. La religieuse, qui aurait préféré mourir dans son bidonville du Caire, s'établit dans une communauté de Notre-Dame de Sion dans le Var. Elle consacre désormais l'essentiel de son temps à la prière et à la méditation mais lutte aussi pour venir en aide aux sans-abris et aux sans-papiers.


Soeur Emmanuelle, qui avait partagé pendant plus de 20 ans la vie des chiffonniers du Caire, a mené une lutte acharnée contre la pauvreté avec une vitalité qui lui a valu une popularité durable. "

Soeur Emmanuelle avait une association humanitaire : http://www.asmae.fr/. N'hésitez pas à lui rendre visite

Il y a quelques années, le chanteur Calogero lui avait rendu hommage par le biais d'une chanson, YALLA

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 19 Octobre 2008

Résumé : Les particules élémentaires est la chronique du déclin d'une civilisation - la nôtre - qu'illustre l'existence plate et morose de deux demi-frères, Michel et Bruno, confrontés à leur misérable condition.
Car tandis que Bruno s'abîme dans une quête désespérée du plaisir sexuel, la vie amoureuse de Michel continue d'être un pitoyable désastre. Ni résigné, ni satisfait, ce dernier, chercheur en biologie, reste persuadé que ses travaux seront déterminants pour l'avènement d'une nouvelle espèce, asexuée et immortelle, et la disparition - enfin ! - de l'humanité.





                                      

Mon humble avis : En cette rentrée littéraire, Houllebecq fait encore parler de lui... Mais comme s'il ne suffisait plus à attirer les foules (pardons les lecteurs), il partage la couv' avec son "ennemi" BHL.
Donc pour ne pas être en reste, quelques mots sur " Les Particules Élémentaires" que j'ai lu, péniblement il y a quelques années. Par bonheur, j'étais à l'époque en vacances à la montagne. Le gigantisme et la beauté de ce qui m'entourait compensait la petitesse et la laideur ambiante de ce livre. Ce roman est glauque, trash, limite gore. Il déborde de vulgarité gratuite. Ne parlons pas des longueurs... La neige a eu le temps de fondre ! Certes, ce livre traite, si ma mémoire est bonne, de l'ennui de personnes qui se complaisent ou se débattent maladroitement dans une vie morose. Mais le talent aurait été de rendre cet ennui fascinant ou du moins captivant. Or, là il est répugnant... A moins que je ne sois passée à côté du truc, (car le mot oeuvre me semble immérité pour ce livre) voilà l'impression qui me reste quelques années après ma lecture : Répulsion Élémentaire...


                                                                                        


                                          

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 17 Octobre 2008

Résumé : Afrika Trek est le récit de cette extraordinaire odyssée : armés de leur seule caméra DV, sans équipe d’assistance ni sponsors, les Poussin nous invitent à marcher avec eux, du Cap de Bonne Espérance jusqu'en Israël, à hauteur d’homme, pour découvrir les richesses inépuisables d’un continent trop souvent caricaturé. Une aventure hors du commun, ponctué de rencontres inoubliables, d’humour et d’émotions fortes à travers des paysages somptueux.







                                 

Mon très très humble avis : Ne peut être qu'excellent évidemment !

Hier soir, une médiathèque Rennaise (de la Bellangerais), diffusait sur grand écran le film Afrika Trek, en présence d'Alexandre Poussin himself ! Bien entendu, je n'aurais manqué cela pour rien au monde. Qui plus est, j'avais terminé la lecture du premier tome de leur aventure (Afrika Trek 1) quelques semaines plus tôt.  (critique de ce livre en cliquant ici !)

Inutile donc de répéter mes propos sur le livre.
Le film est tout simplement magnifique, émouvant (j'ai encore lutté contre les larmes !) et parfois très drôle, nos deux aventuriers ne manquant pas d'humour loin de là. C'est donc un film très gai, qui met de bonne humeur ! L'étape centrale du film montre nos deux héros lors d'une méharées... Et chacun leur tour, par des flash back ils se souviennent de moments, plus importants que d'autre de leur périple, qui est maintenant plus derrière que devant eux ! Tantôt Sonia commente, tantôt c'est Alexandre qui si colle !
J'étais ravie de pouvoir mettre des sons, des voix, des intonations, des mouvements, des expressions sur des visages qui ont ponctué ma lecture d'Afrika Trek 1. Certes, j'avais visualisé pas mal de chose par mon imagination. Mais l'imagination est bien loin de la réalité !
N'ayant pas encore lu Afrika Trek 2, je craignais que le film ne dévoile trop d'anecdotes, de mystères et de surprises de ce deuxième tome... Crainte inutile ! Impossible de tout raconter dans un film, j'aurais donc forcément de belles suprises ou découvertes quand je parcourrais ses pages. Et les images vues sur la portion "Kilimanjaro/Israël" n'ont fait qu'attiser ma curiosité et décupler mon envie de poursuivre ce périple en lecture.
On peut aussi voir le film sans avoir lu les livres ! Mais les uns vous donneront l'envie de l'autre, et vis et versa !

Quel plaisir ensuite d'avoir cette bonne heure pour converser avec Alexandre Poussin, qui a répondu avec plaisir, passion, énergie et humour aux nombreuses et très diverses questions du public. Conclusion : Alexandre Poussin est très bavard ! Mais nous aussi on l'aurait écouté toute la nuit... Hélas, toute bonne chose a une fin... mais mène heureusement à d'autres choses : une séance d'achat et/ou dédicace des livres, des DVD... Et l'occasion d'un petit échange personnel avec Alexandre Poussin. Déjà propriétaire d'Afika Trek 1 et 2, je me suis laissée tenter par la "Marche du Ciel" récit de la traversée de l'Himalaya d'A. Poussin et S. Tesson. J'y retrouverais sans doute quelques émotions vécue lors de mon voyage au Népal ! J'ai donc encore de très belles et dépaysantes lectures en perspective !

Vous devinerez que j'ai passé une soirée inoubliable ! Seul bémol bien sûr, l'absence de Sonia Poussin !
Il reste quelques dates de cette dernière tournée Française. Vous les trouverez sur le blog Afrika Trek ! Si les Poussin passent près de chez vous, courrez et vous marcherez avec eux !

Enfin, je n'ai pas résisté à l'envie de jouer à la midinette admirative... Bref, de la fan !



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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Octobre 2008

Résumé : Ni Dieu ni Diable, Moïra, dans la mythologie grecque, représente la destinée. Et c'est elle qui dans ce roman, observe, commente, juge et parfois intervient dans la vie des personnages. Amoureuse de l'existence terrestre qu'elle ne connaîtra jamais, elle s'attache à faire advenir l'improbable chez ses protégés en brouillant les cartes quand elle les juge mal distribuées.
Ainsi Marion, qui s'est mariée en espérant former un couple moderne, respectueux de la liberté de l'autre, découvrira qu'on souffre comme au temps de Racine même si on a signé le contrat de Sartre et Beauvoir. Mais Moïra veille et lui fera vivre, en marge, une liaison passionnée et inattendue avec un Irlandais un peu fou, un peu poète, comme les Celtes le sont si souvent.
Sa mère Alice, 80 ans, journaliste féministe de choc, grand-mère indigne et pourtant tendre, s'est juré de ne pas se laisser déborder par la vieillesse. Un défi osé, que Moïra invisible et présente, l'aidera à relever avec panache. Alice affrontera son âge avec une lucidité impitoyable et un humour décapant, dans un monde où le jeunisme est érigé en valeur et où "vieillir est un délit". Jusqu'au jour où...
Chacun vit au rythme d'un métronome dont la cadence s'accélère à mesure qu'on se rapproche de la fin. Mais Moïra, cherchant toujours à saisir ce qui rend la vie des humains si désirable, si riche, si tragique parfois va réussir à infléchir le destin des créatures qu'elle s'est choisies.

                           

Mon humble avis :  La touche étoile est aussi un livre du hasard, que l'on m'a prêté à une époque où je n'avais rien à lire (livres en container !)  Qui plus est, ce livre avait été oublié chez l'amie à qui je l'empruntais. Comme c'est curieux, un livre qui passe de mains en mains juste par hasard... J'avais découvert Benoîte Groult,  cette grande féministe de 88 ans qui en apparaît 20 de moins (à priori naturellement) dans l'ancienne émission de Guillaume Durand (Esprits Libres).  La passion et les moultes anecdotes avec lesquelles elle racontait son combat pour l'évolution des droits de la femmes ces 50 dernières années m'avait fascinée. Donc j'étais déjà un peu acquise en ouvrant ce livre... dont lecture ma conquise ! C'est bien écrit, avec légèreté et profondeur, beaucoup d'humour et de dérision. Quelques un des thèmes du livre : vieillir et rester en contact  avec les siens, évoluer avec son temps même si notre époque et notre éducation ne nous ont pas préparé à de tels changements (qu'ils soient informatiques ou sociaux), vieillir en couple, les relations mères/filles et surtout, grand mère/petite fille. Tout ces sujets donnent lieu à des passages touchants, émouvants ou alors, tout à fait cocasses. On se prends à sourire, à se trouver, à y trouver nos grands parents défunts... Bref, un très beau livre ( je pense assez autobiographique) sur les relations humaines, qui se lit en douceur ! Et comme chacun sait, un peu de douceur dans ce monde de brute...

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 16 Octobre 2008

Résumé : " Depuis dix ans, j'ai trop vu, trop senti, trop admis et pas assez haï.
Depuis, je glisse vers l'obscurité et la réclusion. Entre l'obéissance à la vie et la démence des souvenirs, je suis vieux de plusieurs morts. Mes victoires sur moi-même débouchent sur le vide. " Homme de terrain avant tout, Paul-M Marchand s'est forgé une façon toute particulière d'appréhender le comportement de ses semblables. Témoin acharné des guerres et de ses fantaisies, il réfute jusqu'à l'idée que ces horreurs puissent rester lettre morte - ces horreurs dont personne ne semble être responsable, mais dont il faudra bien pourtant que quelques-uns répondent un jour, devant et au nom de l'humanité.
Sympathie pour le diable est ce récit de l'insoupçonnable, qui sonde nos consciences en répercutant sans concession ni voyeurisme ces taches de sang qui maculent l'Histoire.


                                           

Mon humble avis : Il ne peut que prendre encore quelques leçons d'humilité. Que dire de plus que le résumé pour attirer votre conscience.  Paul.M Marchand a passé dix ans de sa vie à Beyrouth et à Sarajevo en plein conflits, conflits assez peu relayés dans nos cultures faute de pétrole sans doute ?? Marchand a par ailleurs obtenu trois prix internationaux  de correspondant de guerre. Ce sont ces dix années de correspondance de guerre qu'il raconte ici, sans complaisance, sans voyeurisme et surtout sans censure. Ce récit, conçu comme un reportage est magnifique et terrifiant puisqu'il ne s'agit pas d'un roman mais de la réalité la plus atroce. Ce journaliste, nous le suivons pas à pas, dans ses peurs, ses doutes, sous les balles, chez les habitants blessés. Il est même des jours où il ne sait plus ce qu'il fait là, ni a quoi sert tout cela ? Il nous communique sa légitime détresse et nous offre une autre vision des conflits armés. Dans une guerre, il n'y a pas que des militaires... Il  a des civiles qui souffrent le martyre en silence, ignorés du monde. Marchand nous montre cela. Alors bien sûr des scènes sont très difficiles à lire. Mais on se force à les lire car sinon, comment peux t-on prétendre comprendre et partager la douleur des autres si on ne sait pas la lire, la voir ou l'imaginer. A ne pas mettre dans les mains de jeunes esprits fragiles mais à lire absolument et se dire ensuite : Plus jamais ça". A force, parviendrons nous a adoucir le monde ?

                                                                                                                                                                                  

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 14 Octobre 2008

Résumé : Salie vit en France. Son frère, Madické, rêve de l'y rejoindre et compte sur elle. Mais comment lui expliquer la face cachée de l'immigration, lui qui voit la France comme une terre promise où réussissent les footballeurs sénégalais, où vont se réfugier ceux qui, comme Sankèle, fuient leur destin tragique ? Comment empêcher Madické et ses camarades de laisser courir leur imagination, quand l'homme de Barbès, de retour au pays, gagne en notabilité, escamote sa véritable vie d'émigré et les abreuve de récits où la France passe pour la mythique Arcadie ? Les relations entre Madické et Salie nous dévoilent l'inconfortable situation des " venus de France ", écrasés par les attentes démesurées de ceux qui sont restés au pays et confrontés à la difficulté d'être l'autre partout.

                                  

Mon humble avis: Le ventre de l'Atlantique est est un roman que l'on peut deviner témoignage, qui pourrait l'être en tout cas. Il dénonce les deux côtés du miroir de l'immigration... Le point de vue de celui qui reste au pays, ici le Sénégal, mais qui ne rêve que d'une chose, c'est de partir. Partir comme les autres, pour aller mener une vie forcément merveilleuse en France, voire devenir footballer professionnel.  Mais surtout, Fatou Diome insiste sur le point de vue de celui qui est parti, qui vit en France souvent dans une minable chambre de bonne. L'émigré qui subit le racisme et qui peine à joindre les deux bouts en fin de mois. Car il faut aussi économiser pour rentrer de temps en temps au pays et ce retour, et bien, il ne doit pas se faire les mains vides. Personne ne comprendrait au pays qu'un des leurs puissent revenir en vacances sans avoir dans ses bagages au minimum une télé, un magnétoscope etc.... Celui qui est parti est forcément riche ! Et même s'il ne l'est pas, il partagera ses maigres ressources...
Ici l'héroine envoie de l'argent à son petit frère à condition que celui ci soit utilisé au Sénégal, pour ouvrir une épicerie par exemple.
Ce livre est très bien écrit, il affronte l'ambiguïté de vérités difficilement acceptables et dénonce la position peu enviable de ceux qui ont un pied de chaque côté d'une frontière.
Un beau livre donc, touchant,  mais qui traîne un peu trop en longueur à mon goût, malgré une écriture qui ne manque pas d'humour.

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 13 Octobre 2008

Il y a quelques jours, Daniel Picouly évoquait la Villa Medicis dans son émission "Café Littéraire". Mais cette évocation est restée floue et ne m'a pas du tout éclairée à propos de cette Villa qui semblait importante et dont je n'avais jamais entendu parlé. Suis-je la seule ? Peut-être ! Dans ce cas là, honte sur moi ! Sinon, j'ai effectuer de rapides et succinctes recherches afin de combler mon ignorance. Si cela vous intéresse, voici une courte synthèse de ce que j'ai trouvé...


Majestueux palais romain chargé d'art et d'histoire et construit en 1666, la Villa Medicis est entourée de plusieurs hectares de jardins dominant Rome depuis les hauteurs du Pincio. Par son histoire, son architecture et ses jardins, la Villa compte parmi les joyaux du patrimoine français à l’étranger. Voici pour le bâtiment. Maintenant, voyons son contenu... La Villa Medicis abrite depuis 1 803 l'Accademie de France à Rome.Et depuis l'été 2008, celle-ci est dirigée depuis l'été 2008 par Frédéric Mittérand.

C'est ainsi que je réalise que la véritable question est : qu'est-ce que l'Académie de France à Rome ? Une institution !
L'Académie de France à Rome est parfois perçue comme un refuge d'artistes boursiers pour exercer leur talent hors de toute contingence matérielle. Ainsi, elle accueille actuellement 17 artistes pensionnaires, dont la plupart sont français ou francophones dans différentes disciplines, afin qu'ils se perfectionnent. La durée des stages va de 6 mois à 2 ans. Ce lieu est une opportunité pour les jeunes artistes, c'est un creuset  d'invention, de travail. Il leur permet aussi de rencontrer des artistes reconnus.

La Villa Médicis est ouverte aux professionnelles des onze disciplines suivantes : Architecture, Arts culinaires, Arts plastiques, (peinture, sculpture, gravure, pratiques artistiques mixtes), Composition musicale, Design, Ecriture d'un scénario pour le cinéma ou la télévision, Histoire de l'art, Littérature (roman, essai, poésie, théâtre), Photographie,Restauration des oeuvres d'art ou des monuments et Scénographie.

Pour postuler ? Les candidats doivent être âgés de plus de 20 ans et de moins de 45 ans au 31 décembre de l'année en cours. Ils doivent être francophones. Ils doivent de préférence avoir des notions de langue et de la culture italienne. Ces connaissances seront prises en compte par le jury. La sélection ne s'adresse pas à des étudiants mais à des personnes déjà engagées dans la vie professionnelle et recherchant à Rome un complément d'expérience. Enfin, il faut expliquer son projet dans une note dactylographiée de deux à dix pages en langue française. Bref, écrire une belle lettre de motivation !

L'autre mission de cette prestigieuse institution est aussi d'organiser des manifestations culturelles et artistiques.

On pourrait encore disserter des heures sur la Villa Medicis, tant le sujet est large. Mais mon objectif sur ce blog est d'éclairer, pas d'assommer !

Pour conclure, quelques noms de célébrités qui sont passées par là en pensionnaires ou en directeurs : Ingres, Malraux, Fragonard, Berlioz, Olivier Poivre d'Arvor, Mickaël Levinas, Marie N'Diaye, Balthus, Eric Tanguy...
 
                                                                              



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Rédigé par Géraldine

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Publié le 12 Octobre 2008

Résumé général:  Au Field de la nuit est la nouvelle émission culturelle de TF1. Chaque semaine, ce magazine de 52' sera le rendez-vous de toute l'actualité littéraire. C'est le livre dans tous ses états, romans, polars, BD, essais, biographies et aussi dans toutes ses déclinaisons, adaptations littéraires au théâtre, au cinéma et en chanson… Michel Field y recevra les auteurs qui font l'actualité, des chroniqueurs, mais aussi, chaque semaine, dans le public, des lycéens, qui auront lu les livres des invités et pourront ainsi participer au débat tout au long de l'émission.





Programme de cette première émission du mardi 7 octobre 2008

Invités: David Foenkinos, pour son livre «Nos séparations» (Gallimard); Michel Leeb, pour la pièce «Parle-moi d'amour»; Bernard Werber, pour son livre «Paradis sur mesure» (Albin Michel); Faïza Guène, pour son livre «Les Gens du Balto» (Hachette LIttératures); Laurent Gaudé, pour son livre «La Porte des Enfers» (Actes Sud); Valentine Goby, pour son livre «Qui touche à mon corps je le tue» (Gallimard).

Pour info : Au Field de la
nuit, c'est aussi un Blog qui permet aux téléspectateurs internautes de livrer leurs critiques, leurs notes de lecture. Les meilleurs d'entre eux pourront d'ailleurs être invités de temps en temps en plateau. http://aufielddelanuit.over-blog.com/

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Mon humble avis: Chouette, une nouvelle émission littéraire, hébdomadaire cette fois-ci, pour remplacer feu "Vol de Nuit" de PPDA ! Un Michel Field très cool aux commandes, voire même débonnaire "mais t'es sur TF1 mon pote" (phrase dite plusieurs fois pas Field aux auteurs au cours de la soirée.) Mais pourquoi pas, chacun son style... Michel Field n'est pas un bleu en matière de culture et l'émission semble innovante avec l'intervention de jeunes et anonymes lecteurs. Donc tout s'annonce pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Sauf que.... mon avis va s'arrêter là ou presque.... 23h50.... c'est l'heure du générique d'ouverture de l'émission. Par plaisir, passion et curiosité, on s'octroye une demie heure du programme. Mais le lendemain, le devoir (travail, enfants ou les 2 à la fois) nous appelle, donc on s'oblige à éteindre le poste de télévision.  Dans cette courte demie heure, Bernard Weber a tout de même eu le temps de me convaincre sur son dernier livre, le recueil de nouvelles "Paradis sur mesure", qui doit vraiment être sympa.
Maintenant, j'hésite à enregistrer ce billet sous la catégorie "Télévision" ou "Mes coups de Gueule", POUR L'HORAIRE BEAUCOUP TROP TARDIF DE LA DIFFUSION DE CETTE EXCELLENTE EMISSION !!!!

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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