Publié le 18 Avril 2009

Comment, admiratrice sans faille comme je le suis de Jean Jacques Goldman, je n'ai pas encore parlé de ce grand maître de la chanson française.
Certes, depuis quelques années, il se fait plus discret, se concentrant chaque année sur le spectacle des Enfoirés pour les Restos du Coeur, dont il est la tête de file. Il écrit aussi pour les autres, parfois sous un pseudonyme... ce qui fait que si l'on est pas à l'affût et vigilant, on peut ignorer que le tube d'un tel est né sous les doigts de ce grand monsieur qui a su rester simple, discret malgré son immense talent. Ici donc un hommage à cet homme qui m'a valu et me vaut encore de nombreuses émotions musicales, en CD ou en concert, et surtout poétiques, tant ses textes me collent à la peau, semblent avoir été écrits pour moi ! (Je sais, c'est pas vrai, mais laissez moi rêver !)

Je vous propose "Envole moi". Elle n'est point l'une de ses plus récentes chansons, bien au contraire. Mais elles correspondent encore plus à ce que je vis actuellement. Et depuis à peu près 25 ans que j'écoute cette chanson, une de ses phrases reste l'une de mes devises : "A coup de livres je franchirais tous ces murs" !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #musique - chanson

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Publié le 17 Avril 2009

Résumé : (Nouvelles) Fatigué, déprimé ou un peu morose ?
Pourquoi ne pas ouvrir ce petit recueil de textes ? En quelques pages, vous retrouverez sourire et joie de vivre ! Découvrez le bonheur selon Alain, Gide, Le Clézio, Pirandello ou Voltaire... et chassez vos idées noires !
Mieux qu'une cure de vitamines, lisez 1, 2, 3... bonheur !








                                                


Mon humble avis : Ce livre vous invite comme à une dégustation de pots de confiture Bonne Maman mignatures. Vous êtes autorisés à y tremper un doigt dans chaque  et à le sucer, découvrant toujours  une nouvelle saveur : framboises, mûres, fraises, groseilles, abricots, marrmelade d'oranges.


Sauf qu'ici, c'est de nouvelles dont il s'git,  d'extraits ou d'écrits philosophiques à sujet unique : le bonheur ; sa quête, l'idée que nous nous en faisons et  des moments simples que certains ignorent ou dédaignent mais qui pourtant se nomment bonheur.  Des textes courts qui se suivent naturellement. Parfois, comme s'il y avait un grain ou un pépin de fruit coincé entre vos  dents, la lecture se fait moins facile.  Le grain peut -être un peu de vieux français, le pépin, une réelle leçon de philosophie à laquelle notre palais n'est plus habitué.

Dans ce recueil, nous nous délectons tour à tour d'un conte d'Andersen  ou d'Oscar Wilde, de la poésie de Victor Hugo, de l'esprit voyageur dde Voltaire et de Maupassant, de l'Evangile selon St Matthieu, de la philo d'Alain ou de Mme de Chatelet. Et c'est ainsi que je  fis mes premiers pas dans l'univers de Tolstoï et de Le Clézio. Que du bonheur et beaucoup de petites croix dans les  marges pour retrouver les magnifiques citations sur la  plus universelle des quêtes :  le bonheur !!!

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 16 Avril 2009

Résumé : Dans un palais de Venise, Schultz, éditeur-imprimeur au passé indécis de capitaine de marine, mène une existence désenchantée. Il découvre un jour, sur le haut d'une armoire, un manuscrit oublié. A la lecture de ce mémoire, il sera projeté dans une aventure frénétique se déroulant à Londres au début du XIXe siècle, pleine de la passion tragique d'un jeune lord, Jacob Flint, pour la belle Nina. Peu à peu, le lecteur du manuscrit et son héros se confondent...







                                       

Mon humble avis :  Le postulat de départ aurait pu être génial s'il avait été traité autrement. De ce fait, il en sort un roman original et soporifique en même temps.

 

Accrochez vous pour comprendre le descriptif de cette oeuvre : c'est l'histoire de la lecture d'un Lecteur nommé Schultz qui découvre chez lui un livre dont le contenu comporte des ressemblances trop nombreuses avec sa vie pour être hasardeuses, sachant que ce Lecteur est en même temps le futur rééditeur de ce livre sans auteur, le Lecteur en deviendra au fil de sa lecture auteur en partie, puisqu'il remplira les parties manquantes, entre autre la fin. Cette longue phrase vous est parue indigeste et incompréhensible ? Normal, elle est représentative de « La Taverne du doge Loredan ».

 

On peut trouver un intérêt quelconque dans le livre lu par le Lecteur Schultz : l'épopée romanesque d'un jeune homme Jacob, depuis Londres jusqu'à Venise, à la poursuite d'une femme Nina. C'est une intrigante insaisissable, dont il s'est entiché. Il n'a aucune idée du parcours de cette Nina, aussi, suit il sa boussole qui n'est autre « que le renflement d'entre ses cuisses qui se manifeste dès qu'il pense à sa maîtresse et leurs ébats passés » (texto) On se promène dans les rues de Londres et de Venise au 19è siècle, on souhaite savoir si Jacob va oui ou nous retrouver l'objet de son obsession, et le style littéraire est agréable.

 

Ce récit est donc interrompu par l'auteur, qui y glisse des pages de ce que pense, dit, fait, mange, imagine (....) le Lecteur Schultz durant ces pauses de lecture. Ces moments sont traités souvent sous forme de dialogues avec L'Autre, un personnage juste là pour soit disant dynamiser les pauses, et par l'apparition d'une multitudes de personnages qui m'a perdue. Ces paragraphes longs parfois de plusieurs pages sont écrits en plus petits caractères d'imprimerie, sans tiret ni guillemets entre les dialogues. Pour moi, ces passages ont été très laborieux à lire. Elles ont nécessité toute ma concentration à un point que je ne cherchais plus à comprendre qui était qui et qui disait quoi ni quand ni pourquoi... dans ce cafouillis où, en page 250/346, je fus rassurée sur un point : le Lecteur ne voyait pas clairement le rapport entre ce livre et sa vie. Ah ?! Moi non plus !!

 

Seule conclusion positive de ce livre qui aurait pu être bien : on comprend l'importance de faire des pauses lors de nos lectures. En effet, les pause permettent d'élargir les possibilité romanesques d'un livre par votre propre imagination. Puisque vous vous dites « Et si ceci, et si cela etc ». Mais méfiance ! J'ai bien failli faire une pause définitive et poser ce roman éternellement. Seuls mon rôle et ma conscience de jury du Prix des Lecteurs Livres de Poche m'en ont empêchée !

                                                                     Livre lu dans le contexte du

                                                                  
             

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 15 Avril 2009


Synopsis : Comme la goutte d'eau fait déborder le vase, Ann voit une nuit Thomas embrasser une autre, et elle décide de le quitter, de tout quitter.
Elle est musicienne, seule la musique la tient mais ne la retient pas. Elle ne tient qu'à la musique.
Avec l'amitié de Georges, surgi de son enfance, elle rompt et fuit, part à la rencontre de son origine et de son destin, trouve une île, là où est la Villa Amalia.



Avec Isabelle Huppert, Jean Hugues Anglade, Xavier Beauvois...


 


                              
                                                                                 

Mon humble avis :  Benoît Jacquot nous livre un film intimiste, délicat, sans fioriture. Rien de superflu ici. Même les dialogues sont minimalistes  et courts. Souvent suivis de silence, ils ont le temps de pénétrer au plus profond de vous même, pour vous  toucher, vous cchambouler, vous interroger. Même les images von droit au but, en moult gros plans.

 

Le réalisateur semble fasciné  par son actrice, Isabelle Huppert, qu'il caresse de sa caméra. Nous partageons cette fascination pour Ann la pianiste et la comédienne qui l'incarne dès le début. Sans fard, avec un naturel désarmant, Isabelle Huppert donne à cette femme une fragilité à fleur de peau et une force  de caractère  simultanée. Trompée par son compagnon, Ann décide de  partir. Elle se déshabille de sa vie, des différentes couches qui la composent et disparaît. Elle erre dans un panel d'émotions et dans différents pays jusqu'à trouver le lieu coup de coeur qui la verra se reconstruire, dans une solitude nécessaire à une  certaine sérénité. Pour notre plaisir, de magnifiques paysages scandinaves et italiens ponctuent le périple d'Isabelle Huppert. Pour être sûre de faire peau  neuve, elle se dépouille de ses sacs et vêtements à chaque frontière. Rien de son passé ne  doit l'encombrer. Son seul lien avec celui-ci est Georges, l'énigmatique personnage joué par le bien trop rare acteur Jean Hugues Anglades, sobre, pudique... parfait.

Ce film, inspiré du livre du même titre de Pascal Guignard, donne des éléments de réponse à chacun d'entre nous. En effet, qui n'a jamais eu le fantasme de tout plaquer pour recommencer ailleurs, persuadé que "ailleurs rime avec meilleur". Le voyage vers l'ailleurs  est-il une fuite futile ou utile ? Un  bonheur garanti ? Une quête ? Il me semble que c'est surtout une marche décidée, un grande odyssée vers soi même, un face à face avec notre moi réel. C'est en tout cas ce que j'ai saisi dans ce film magnifiquement juste et calme, et qui  confirme mes expériences personnelles...

Jugez par vous même avec la bande annonce qui devrait vous inciter à vous rendre dans une salle obscure...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 14 Avril 2009

 Littérature jeunesse, résumé : Comme les trois mousquetaires, les colombes du Roi-Soleil sont quatre et vivent dans l'immense pensionnat de la Maison royale de Saint-Louis, aux portes de Versailles, où elles reçoivent une éducation stricte et rigoureuse. La vie quotidienne comme les nombreuses aventures extraordinaires de Charlotte, Hortense, Isabeau et Louise nous entraînent loin, très loin sous les ors et les fastes de la cour du Roi-Soleil. Une passionnante série historique (dont c'est le premier volet) et un étonnant voyage dans le temps. (Flammarion, 8 tomes)


La littérature jeunesse était jusqu'à maintenant absente de ce blog. Aussi, j'ai décidé de combler cette absence et pour cela, je fais appel à mes neuveux et nièces qui nous donneront, 2 fois par mois dorénavant, leur humble avis. Car qui mieux que les ados pour parler de la littérature jeunesse !


L'humble avis de Camélia, 13 ans : Cette série raconte l'histoire de plusieurs jeunes filles éduquées à St Cyr, la maison Royal d'Education, sous le regard bienveillant de Madame de Maintenon, favorite puis épouse morganatique de Louis XIV, le Roi-Soleil. Ces demoiselles de la noblesse pauvre suivront leur destin. Chaque tome de la série nous fait vivre l'histoire particulière d'une pensionnaire qui est toujours admise à St Cyr lors d'une passe difficile pour leur famille, mais en ressort pour vivre une aventure personnelle. Le passage dans cette école peu commune transforme leur existence. 

Chacune des héroïne sort St Cyr avant ses 20 ans pour une raison comme : mariage avec un vieux baron, défunt dans une famille, demander pour devenir demoiselle de compagnie, ou même enfui ou enlevé ! Elle vivront ensuite une aventure ou elle risqueront de perdre leur honneur et parfois même leur vie  pour réaliser un rêve qui les menne, sans qu'elle le veuille dans des situations bien périlleuse. Mais elle sortiront toute saine et sauve de leur périple, heureuse, ayant réaliser leur rêve ou leur mission, et parfois même fillancé 
 
L'écriture d'Anne-Marie DESPLAT-DUC contribue à mettre le lecteur en haleine et à suivre facilement les demoiselles, qui raconte leur aventure, dans leur intimité. Ces livres nous apprennent aussi beaucoup sur des faits historiques  et le mode vie du début du 18ème siècle.
 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 13 Avril 2009

Il y a quelques jours, Thierry Cohen avouait le coup de coeur littéraire qu'il avait eu récemment pour le roman "Et le jour sera pour eux comme la nuit", d'Ariane Bois Heilborn, lors de l'interview exclusive qu'il m'avait accordée pour ce blog et que vous pouvez relire ICI.

Quelques temps plus tard, j'eus l'agréable surprise de recevoir un mail d'Ariane Bois Heilbronn, qui se portait directement volontaire pour répondre à l'une de mes interviews. Bien entendu, il n'a pas fallu me prier beaucoup pour que je lui envoie quelques questions auxquelles elle a répondu avec gentillesse et simplicité.


Bonjour Ariane; Vous êtes grand reporter. Etes vous en Free Lance où travaillez vous pour un journal ou une société particulière ?J'imagine que votre vie, c'est 2 jours à gauche, une semaine à droite et 1 nuit chez vous ! Me trompe-je ? Quel style de sujet couvrez vous ?
AB : Bonjour,  je suis grand reporter dans le groupe marie claire, ce qui est un titre. Ma fonction est celle de chef des informations au sein de la redaction avantages.  J' ai travaillé à la radio ( rfi ), à la tv ( la cinq première version ), pour des news ( l'express ). Je  travaille à 4/5, donc pas le mercredi pour m o'ccuper de mes enfants .Je couvre des sujets  de société ( le surendettement, les nouvelles valeurs qui sortent de la crise, le statutdes beaux parents,  le coaching parental ) ainsi que des   pages  news plus courtes, en fonction de l'actu . Je voyage plutôt en France désormais mais j'ai beaucoup bougé en  Europe. Enfin je collabore aux pages livres et je lis donc 6 à 8 romans par mois pour ces pages là .


Et dans ce tourbillon de la vie, un jour, vous vous êtes posée pour  écrire un roman.  Ce fut une envie soudaine, un besoin qui vous titillait  depuis un moment, où juste une évidence qui ne s'explique pas ?
AB : C'est une histoire que je portais en moi depuis 21 ans, il me fallait juste trouver le ton, le style, laisser passer le temps pour filtrer les émotions, trouver les personnages . Un jour, je n'ai pu faire autrement que me mettre à écrire . Je crois que l'on n'écrit que parce qu'on y est obligé, par une tension intérieure .


Pouvez vous nous présenter votre livre en quelques lignes ?
AB :  C'est l'histoire d'une famille bourgeoise parisienne confrontée au malheur absolu, le suicide d'un jeune de 20ans. Rien ne laissait présager un tel drame, et pour les parents Pierre et Laura, la soeur Diane, le petit frère Alexandre ainsi que la mamie, il va falloir vivre avec cette douleur, ces questions, cette culpabilité. Le silence va s'installer et la famille presque exploser. Il faudra la menace d'un autre drame pour que cette famille  arrive à se parler et à vivre de nouveau ensemble, différents à cause du deuil, mais ensemble quand même.


Le sujet est grave de votre livre est grave. Comment s'est il imposé à vous ? Je suppose qu'il vous touche particulièrement ?...
AB : j'ai perdu mon frère il y a 21 ans dans des circonstances  comparables, mais pas analogues et je voulais témoigner de l'après .Comment arriver à se reconstruire après un tel drame ? Qu'est ce qui fait une famille et peut on etre une famille après la perte de l'étre aimé ? Je voulais montrer que le deuil, quel qu'il soit, isole les  gens les uns des autres au lieu de les rassembler .C'est un voyage intérieur où chacun avance à son propre rythme.


Pour créer les personnages de votre roman, vous êtes vous inspirée de votre entourage ou ne sont ils issus que de votre imaginaire ?
AB :  J'ai inventé un petit garçon, frère de Denis, le jeune homme qui se défenestre, car il sert à faire avancer l'action, il place les parents devant leurs responsabilités : ils réalisent qu'ils ont, avec cet enfant, encore beaucoup à perdre. Je me suis inspirée de certains traits de caractére de ma famille, surtout ma grand mère qui était un personnage très romanesque ! En ce qui me concerne, j'étais à l'époque la fille et maintenant je suis  aussi la mère ( j'ai 5 enfants ), j'ai donc  plongé dans ces émotions  ressenties et imaginées aussi à l'époque du drame .

 
Combien de temps furent nécessaires pour l'écriture de se roman, puis pour  qu'il soit accepté par un éditeur. Avez vous eu des phases de découragement ?
AB : 
j'ai écrit le livre en 10 mois, ce qui est relativement rapide, mais après j'en ai fait 49 versions , ce qui a pris un an ! .J'ai  eu des contacts très fructueux avec des editeurs et j'ai failli signer avec deux grosses maisons. Cela ne s'est pas fait et je me suis un peu découragée,mais j'ai eu la chance d'avoir  des gens autour de moi  qui croyaient vraiment au texte. Quand ramsay m'a telephoné et dit qu'ils le prenaient tel quel,ce fut une grande joie ! 


Depuis la sortie de votre livre, les critiques professionnelles sont élogieuses et les lecteurs paraissent tout aussi enchantés par leur lecture. Une telle reconnaissance pour un premier livre, ça doit faire fichetrement plaisir ?!!
AB : oui, c'est une belle aventure ! Je savais au fond de moi que l'on pouvait aborder un thème grave si l'on se montrait sincère et si on ne rajoutait pas dans la dramatisation, la souffrance. Les  critiques comme celles de Pierre Assouline ont été capitales car elles ont fait connaître mon livre à un public large. Je recois des lettres bouleversantes et des courriels aussi d'anonymes. Je les rencontre au cours des 3 signatures que j'ai  menées et ils partagent avec moi leur vécu, leurs émotions. C'est très satisfaisant et aussi bouleversant !


Votre roman est elle la promesse d'une nouvelle carrière, d'une carrière  parallèle à la première, ou bien aviez vous juste envie d'écrire ce livre, > comme un coup d'essai ? En résumé, d'autre projet romanesque en tête ou en court ?
AB : C'est une très bonne question ! J'aime mon métier de journaliste et je ne me vois pas du tout arrêter, le rythme me manquerait je crois ! Mais j'ai envie de continuer à raconter des histoires et il me faut trouver le temps, entre ma vie privée et le boulot .J'ai plein d'idées qui courent dans ma tête en permanence, mais il faut qu'un peu de temps se passe .pour l'instant je suis encore dans cette histoire là, de deuil et de retour à la  vie.


Quelle genre de lectrice êtes vous ? Occasionnelle, régulière, passionnée ? Si vous deviez partir en reportage demain pour une semaine au japon, suivit de 3 semaines en sibérie, quels sont les 3 livres que vous emporteriez ?
AB :  Je lis enormement, environ  10 livres par mois en français et aussi en anglais car j'ai habité aux Usa pendant 5 ans et j'aime lire en VO. Ma valise en vacances comporte plus de livres que de vêtements !  J'emporterai avec moi  un ouvrage de Joyce carol Oates qui pour moi est une des meilleures écrivains américains et  aussi Philippe Roth. J'aime beaucoup Anne Marie Garat en France et je n'ai pas lu son dernier ( gros ) livre, je l'emporterai avec moi . Enfin j'aime la poésie et j'ai toujours une anthologie qui traine sur ma table de chevet: celle de Patrick Poivre d'Arvor,toute récente, est  très bien faite.


Enfin, on en revient au début... Vous êtes grand reporter. Si vous deviez réaliser un portrait d'un auteur (classique ou contemporain) pour un  reportage télé ou un magazine, lequel remporterait votre choix ? A qui
voudriez vous rendre hommage, ou qui rêveriez vous de rencontrer, d 'approfondir ?
AB : J'aimerai rencontrer Olivier Adam  que j'ai vu au salon du livre et dont j'ai beaucoup aimé le dernier titre, mais je n'ai pas osé m'approcher ! Sinon je serai ravie de prendre le thé avec Alice Ferney  dont le talent me sidère. Et j'ai eu la chance de découvrir  récemment Thierry Cohen,que vous avez recu  sur votre blog : nous ne nous  connaissions pas et pourtant nos livres ( son premier pour lui ) parlent des mêmes choses. Nous nous sommes reconnus et tout de suite apprécié.  C'est un maitre dans sa catégorie et un homme formidable



                                                   

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

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Publié le 12 Avril 2009

The Wall Est un film musical réalisé en 1982 par Alan Parker, basé sur le double album conceptuel du groupe anglais Pink Floyd.
Élaboré comme une gigantesque fresque, les séquences filmées alternent avec des séquences animées sur un rythme rapide faisant paraître le film comme un clip musical de longue durée.
Sentant sa personnalité défaillir, Pink, une star du rock, se fabrique un mur protecteur derrière lequel il croit d'abord trouver refuge. Mais ce mur finit par l'étouffer et le pousse, seul et malheureux, jusqu'aux portes de la folie. Il passe alors en revue les éléments importants de sa vie ; la mort de son père à la guerre, sa mère trop protectrice, les brimades de professeurs, puis l'échec de son mariage et la plongée dans la drogue, autant de briques dans le mur (Another Brick in the Wall), ou d'éléments qui en ont comblé les interstices (Empty Spaces). Cet examen de conscience le mène jusqu'à son auto-procès (The Trial)

Le film et l'album ont toujours été cultes pour moi aussi, je n'ai pas su me décidé pour un extrait. J'ai mis dans ce billet tous les clips que j'ai trouvé.  Ma K7 est usée, il serait temps que j'achète le CD. Et je devrais aussi acheter le DVD. Et depuis quelques semaines, ces chansons prennent une autre dimension pour moi. Car comme j'ai perdu l'élocution pour l'instant, c'est forcément un mur qui se construit autour, en face de moi. Ecoutez attentivemement si vous avez le moral. Sinon, écoutez juste les mélodies, les tempo. Car ce sont des chansons, des paroles et un film très durs.

We don't need no education
We dont need no thought control
No dark sarcasm in the classroom
Teachers leave them kids alone
Hey ! Teachers ! Leave them kids alone !
All in all it's just another brick in the wall.
All in all you're just another brick in the wall.

We don't need no education
We dont need no thought control
No dark sarcasm in the classroom

Teachers leave them kids alone
Hey ! Teachers ! Leave them kids alone !
All in all it's just another brick in the wall.
All in all you're just another brick in the wall.

"Wrong, Do it again !"
"If you don't eat yer meat, you can't have any pudding.
How can you have any pudding if you don't eat yer meat ?"




 


pink floyd - the trial
Cette video a été prise du film pink floyd "the wall" : Film Grandiose retracant l'histoire de Pink chanteur populaire qui suite a un succes trop rapide, au infidelité de sa femme, de son pere mort au combat, de sa mere surprotectrice pendant son enfance et de l'ecole qui faconnent les eleve, va peu a peu se construire un mur mentale entre lui et le reste du monde.
Il va peu a peu sombrer dans la folie, s'immaginer etre un dictateur d'un gouvernement fasciste avant d'etre mener a son auto-proces: ou le verdict sera sans appel :
"I sentence you to be exposed before your peers.
Tear down the wall!"
ou en francais :
Je vous condamne à être éxposé à vos pairs Abbatez le mur !!!

Cette video est donc l'auto procès de pink a la fin du film ;) tout est en animation magnifiquement realisé et on a du mal a croire que le film a deja 25 ans :o



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Rédigé par Géraldine

Publié dans #musique - chanson

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Publié le 11 Avril 2009

Résumé : La Première Dame des Etats-Unis, c'est l'épouse du Président. La seconde dame... Cela n'existe pas. Sauf si le K.G.B s'en mêle.
Voici en effet le plan le plus extraordinaire qu'aient jamais échafaudé les Services secrets soviétiques : substituer, purement et simplement, à la Première Dame des Etats-Unis un sosie à leur solde.
La préparation commence avant même l'élection d'Andrew Bradford à la présidence. Et la mise à exécution survient à la veille du Sommet de Londres dont l'enjeu n'est rien de moins que la suprématie - américaine ou soviétique - sur le continent africain. Le projet est si bien monté que le Président lui même ne doit se rendre compte de rien. Jusque dans les circonstances les plus intimes...





                                                    

Mon humble avis : Vous allez me haïr car je vous expose ici un roman d'un exceptionnel suspens, mais un roman à tirage épuisé. Votre seul espoir, le trouver d'occasion sur un site spécialisé, sur un quai parisien ou dans un vide grenier. Qui sait, peut-être aurez vous la chance de croiser ce livre dans une circonstance ou une autre. Dans ce cas là, n'hésitez pas une seconde. Sautez dessus avant que quelqu'un d'autre soit plus rapide que vous.

Certes, si vous avez lu le résumé, vous me direz que cette lecture date un peu. Effectivement, elle vous fera replonger à une époque où les mots Empire Soviétique et K.G.B existaient encore officiellement. Une époque ou, pour les américains, l'ennemie public numéro 1 était la Russie. Depuis quelques années, l'ennemi a changé de visage, est insaisissable et disséminé sur la planète entière. Il est apatride et se nomme Terrorisme.

Une femme de trop est donc un roman d'espionnage comme on n'en fait plus beaucoup. Il mêle habilement suspens, imagination sans borne, géopolitique internationale, humour, érotisme, action, tractacion et satire. C'est un thriller parfait, qui se lit d'une traite, qui vous fait trembler plus d'une fois, qui vous fait dire "ils sont gonflés tout de même". Vous vous demandez forcément si le plan va fonctionner et jusqu'à quand...
Et la cerise sur le gâteau se trouve dans la formation de la sosie. Elle doit être parfaite. Ce qui veut dire qu'il faut connaître le comportement sexuelle de la Première Dame et les habitudes du Président dans ce domaine. Forcément, les membres du KGB doivent redoubler d'audace.

Tout cela est parfaitement orchestré pour vous laisser un souvenir impérissable de cette lecture, si toutefois vous avez la chance de dégoter un exemplaire d'"Une femme de trop" quelque part !

                                        

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 10 Avril 2009

  Qui n'a pas eu sa "période Boris Vian". Je pense ne pas me tromper beaucoup en affirmant que toute personne aimant la lecture et ayant eu une époque un peu rebelle s'est retrouvée avec au moins un livre, voire plusieurs, de Boris Vian entre les mains.

Moi même, j'en ai lu un certain nombre lorsque j'étais au lycée. Rien de tel pour m'attirer que des titres comme "J'irai cracher sur vos tombes", "Les morts ont tous la même peau" pour attirer mon âme contestataire de lycéenne un peu paumée, qui cherchait à se démarquer et un échos à sa rébellion. C'était il y a 20 ans... Donc bien sûr, je ne garde qu'un souvenir vague de ses livres, qui figurent donc dans mon programme de "relecture  un jour quand j'aurais le temps".
Mais Boris Vian a assez marqué mon parcours de femme et de lectrice pour lui consacré un billet et lui tailler un petit portrait non exhaustif hélas !



Boris Vian naît en 1920. De santé cardiaque, il est néanmoins bon élève. Tellement brillant même qu'il obtient le baccalauréat latin grec à 15 ans, et un bac philosophie maths (tiens, le même que moi !) à 17 ans ! Un génie complet en somme... Il intègre l'Ecole Centrale à 19 ans et recontre Michèle Léglise lors d'une surprise partie. Leurs points communs artistiques sont flagrants, qu'il s'agisse de cinéma, de Jazz, de littérature. Ils se marient. Nous sommes en 1941 et Boris Vian commence à écrire cent sonnets.

Un an plus tard, le couple a un fils, et Boris est diplomé ingénieur de l'Ecole Centrale.
En 1944, Vian est logiquement très remué par l'assassinat de son père, dans des circonstances curieuses. Mais il continue à écrire. C'est en 1945 que Vian signe chez Gallimard pour Vercoquin et le plancton.Parallèlement, Boris Vian joue de la trompette Jazz dans un orchestre qui triomphe et il collabore avec le magazine Jazz Hot.


1946, c'est l'année où Vian écrit "L'Ecume des jours" (publié en 1947) et là vous vous dites, "Ah oui, ça y'est, ça me parle." C'est aussi "J'irais cracher sur vos tombes" publié sous le pseudonyme de Vernon Sullivan (ce roman sera suivi d'une plainte et d'une condamnation). A cette époque, Boris Vian fréquente Quene au et Jean Paul Sartre. Vian se consacre désormais uniquement aux arts multiples qu'il maîtrise si bien.

En 1948, naît sa fille pendant qu'il commence l'écriture de "L'herbe rouge". Il divorce d'avec Michèle en 1952 pour épouser Ursula Kübler en 1954. Entre temps, il est entré au collège de Pataphysique et a écrit "L'arrache coeur". Boris Vian se voit attribué le poste de directeur artistique chez Philips en 1955. Trois ans plus tard, il devient un plume du Canard Enchaîné.

En 1959, il devient acteur et tourne "Les liaisons dangereuses" de Vadim, passe directeur artistique chez Barclay... et décède le 23 juin durant la projection du film "J'irais cracher sur vos tombes". L'homme aux multiples talents est mort à, l'âge de 39 ans. Il a vécu vécu dans l'ombre et la discretion. Car son oeuvre ne devient un succès que 3 ans après son décès.

Comme le note Michel Rybalka qui publia sur lui un essai en 1969, le succès de Vian excède le cas de la littérature pour acquérir une dimension sociologique. Par son esprit de révolte, son refus de la morale, ses tribunes au vitriol, Boris Vian incarne à jamais l'esprit libre ayant fait fi des contraintes pour prôner la libération de l'esprit. D'où son succès énorme je pense auprès des lycéens.

On doit aussi à Boris Vian cette fameuse et sulfureuse chanson "Le déserteur".


Boris Vian - Le Déserteur -



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Rédigé par Géraldine

Publié dans #A propos de...

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Publié le 9 Avril 2009

Il y a quelques jours, j'étais au festival Rue des Livres à Rennes. Au cours de ma balade dans les allées, je me suis achetée "un p'tit ticket pour aller m'balader" comme dirait Téléphone, ou encore, un petit recueil de poèmes et de pensées pas plus grand qu'un ticket de métro, et pour le même tarif d'ailleurs : 1,5 € pour la version couleur d'environ 25 poétickets agrafés ensembles !

Le concept m'a amusée. Il est d'une telle simplicité que l'on se dit " pas bête, fallait y penser". L'association Brestoise An Amzer Poésie recueille les tickets de métros/bus que leur envoient à longueur d'année les usagers, à condition que l'une des faces de ces tickets soit recouverte d'une courte poésie ou d'une "pensée du moment" de votre propre création.

Chaque année, un thème différent est désigné et les tickets doivent être envoyés et reçus lors d'une période précise à cette adresse : An Amzer Poésies
                                                                            MPT de Bellevue
                                                                            1 rue de Quercy
                                                                             BP 23153 29284 Brest Cedex

Pour cette année, le concours est clos, mais je vous invite à vous rendre sur
le blog de l'association, toutes les informations y sont. Gardez l'adresse sous le coude pour l'année prochaine. Et surtout, gardez vos tickets de métro/bus et apposez y votre poésie ou votre humeur du jour. L'un des responsables de l'assoc, présent au festival, me confiait que, internet aidant, le jeu prenait de l'ampleur, puisque des tickets leur parviennent d'autres villes que Brest, mais aussi, d'autres pays. Le phénomène tend donc à devenir international et multiculturel !!!!
Et manifestement, le principe semble bien plus simple que le fameux Book Crossing dont je parlais
ici.

Voici deux trois exemples de ces fameux poétickets :

"L'homme marche sur l'oeil du monde. Il voyage dans le bleu de sa vie"

"Le phare de St Mathieu confiait à, l'île Molène, je suis si malheureux sans gardien, que de peine".

" Monsieur le bus, si tu pouvais aller plus loin et m'emmener à la plage à l'île de Ré".


Comme vous le voyez, sympa, simple, marrant, divertissant, à la portée de tous !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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