Publié le 7 Octobre 2011

Synopsis : Mars 1944. Alors que la planète est secouée par les soubresauts de la guerre mondiale, dans un petit coin d’une campagne française se joue une guerre de gosses… Car, depuis toujours, les gamins des villages voisins de Longeverne et Velrans s'affrontent sans merci. Mais, cette fois, leur guerre va prendre une tournure inattendue : tous les petits prisonniers se voient délestés des boutons de leurs vêtements, en sorte qu’ils repartent presque dénudés, vaincus et humiliés. Ce conflit porte désormais un nom : la "guerre des boutons". Et le village qui aura récolté le plus de boutons sera déclaré vainqueur… En marge de ce conflit, Violette, une jeune fille d'origine juive, fait battre le cœur de Lebrac, le chef des Longeverne. La véritable origine de Violette sera-t-elle dénoncée et découverte ?

 

Avec Laetitia Casta, Guillaume Canet, Kad Merad, Jean Texier, Clément Godefroy.

 

 

 

 

 

 

 

 

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 Mon humble avis : A l'origine, La guerre des boutons est un roman de Louis Pergaud, publié en 1912 et que je n'ai pas lu. Ensuite, il y eut en 1962 l'adaptation cinématographique d'Yves Robert, que j'ai vue... Et je me souviens de la fameuse réplique : "si j'aurais su, j'serais pas venu". Rien de plus. D'ailleurs, il parait que cette réplique ne figure pas dans le roman !

Et cette année, nos réalisateurs français nous offrent, comme par hasard et sans le faire exprès, deux nouvelles versions de ce mythe, deux versions qui sortent plus ou moins en même temps. Pour le générique et le nom des acteurs figurants sur l'affiche, j'ai choisi "La nouvelle guerre des boutons", de Christophe Barratier.

Christohe Barratier a situé sa guerre des boutons en 1944, pendant la guerre, manisfestement dans la zone à peu près libre mais où pas mal d'hommes sont partis aux combats.

Des gamins se battent pour une histoire de territoire, avec des armes en bois et comme trophées de guerre, des boutons. Jusqu' à ce que les choses dégénèrent et que les enfants reproduisent, à leur dimension, les horreurs des adultes.

J'ai aimé l'évolution des relations du jeune Lebrac avec  ses parents, ainsi que l'approche de la résistance discrète mais active qui est faite dans ce film, et l'image  différente que cette résistance donne des gens. Les répliques du Petit Gibus m'ont amusée un temps. J'ai souri, puis j'ai regardé. Je ne me suis pas ennuyée, mais l'extase et l'enthousiasme ne m'ont pas trop approchée.  C'est curieux, je n'ai rien de spécifique à reprocher à ce film bien réalisé, bien joué, avec de belles scènes et des paysages rafraîchissants. Mais je n'ai rien non plus pour l'encenser. J'ai eu la sensation de la présence de quelques poncifs. Et puis je n'ai pas été émue et je n'ai pas ri. Un film pas mauvais, mais qu'apporte -t-il de plus ??? je n'ai pas la réponse. Si, un aspect "remastérisé", terme très à la mode, et des couleurs sur la péloche !

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 5 Octobre 2011

Roman, Editions Gallimard, 201 pages , 16.90 €

 

 

 

Parution le 18 août 2011

 

RENTREE LITTERAIRE SEPT 2011

 

 

L'histoire : 1187... Pour s'affranchir d'un mariage imposé par son père, la jeune Esclarmonde décide de s'emmurer vivante et de consacrer sa vie à Christ et à la prière. Son père lui fait donc construire une cellule, munie d'une fenestrelle pour qu'Esclarmonde puisse être nourrie, attenante à la chapelle de son château : le domaine des murmures.

La solitude à laquelle Esclarmonde aspirait sera parsemée de surprises et d'embûches. Si vous tendez l'oreille, c'est la voix d'Esclarmonde que vous entendrez vous conter son histoire.

 

 

 

 

Tentation : Mon attente impatiente depuis "Le coeur cousu"

Fournisseur : Ma CB lors de la rencontre avec l'auteur à Rennes.

 

 

 

 

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Mon humble avis :Je ne lis jamais ou presque de roman historique. Même si une 4ème de couv évoque les années 39-45, c'est souvent suffisant pour me faire reposer un livre. Heureusement, il y a des valeurs sûres qui vous font aller à contre courant de vos goûts présumés ou de vos appréhensions. Carole Martinez est décidément une valeur sûre !

Ce livre aurait pu commencer par "Il était une fois" puisqu'il s'agit d'un conte. Un conte avec des personnages hauts en couleurs, effrayants et puissant, pauvres et simples, généreux ou égoïstes,gentils ou maléfiques, sains ou fou, malheureux ou heureux, aux destins imprévisibles, à qui l'on donne des pouvoirs mystiques. Tout tient du conte, depuis la construction, en passant par la narration, jusqu'à la description des lieux. Partout règne un certain mystère, comme une brume qui ne se lèverait pas. L'histoire se déroule sur une terre forte en légendes, celles des femmes enterrées vivantes et qui murmureraient la nuit par exemple, ou des destriers fantômes... Carole Martinez insère une autre légende, celle d'Esclarmonde qui, pour échapper à un mariage arrangé, préfère s'emmurer vivante à 15 ans et se destiner à Christ et la prière. Sa renommée va alors dépasser les frontières. Je m'inquiétais un peu du sujet, me demandant comment, d'une femme enfermée toute sa vie, on pouvait décliner un roman entier sans redondance, sans tourner en rond, en restant captivant... C'était sans compter sur l'imagination, l'illustre plume (qui rentrera aussi dans la légende) et le talent de Carole Martinez.  L'auteure, magicienne, est parvenue à glisser une dimension épique, tragique, romanesque, héroïque, historique pour faire de cette oeuvre un roman vraiment pittoresque. Le lecteur est suspendu au destin émouvant de la jeune Esclarmonde, qui découvre la vie et le monde depuis sa geôle volontaire. Elle devient un symbole et les pèlerins viennent la visiter sur leur chemin pour Rome ou St jacques de Compostelle. Esclarmonde devient sainte aux yeux du monde. Et pourtant au fure et à mesure de son évolution tant physique que psychologique, cette cellule devient trop petite. Mais Esclarmonde a promis. Que vaut une promesse d'une jeune fille de 15 ans ? Nous partageons avec Esclarmonde, nuit et jour, ses forces, ses joies, ses peines, ses détresses, et sa transformation.... je n'en dirais pas plus... il faut garder le mystère. Jusqu'où la foi peut-elle porter ? Ce roman traite d'ailleurs beaucoup plus du mysticisme que du religieux.

J'avoue m'être égarée quelques pages, les pages où, par l'esprit, Esclarmonde suit les pas de son père au fond de l'horreur des croisades en Terre Sainte. Par contre, ce voyage dans un temps que je connais mal, le Moyen Âge, voyage richement documenté apporte une dimension culturelle supplémentaire et non négligeable à cet ouvrage. La condition des femmes à cette époque est plutôt glaçante et je ne m'étais jamais imaginé les guerres Saintes comme de tels charniers...

Un conte, c'est atemporel. Il y a Barbe Bleu, les contes de Perrault, Cendrillon et Blanche Neige depuis plus ou moins longtemps et pour l'éternité, il y a dorénavant Esclarmonde. Et un conte a une moralité... Celui du Domaine des Murmures nous amène à nous interroger sur nos erreurs de jeunesse, les choix que l'on a fait à une époque sans posséder toutes les données en mains et sans en imaginer forcément toutes les conséquences.  Les choix qui ne sont toujours assez mûris et qui nous engagent sur une voie pour toute une vie... Des choix trop petits ou trop grands pour nous.

Personnellement, j'ai vu aussi dans ce conte une (éventuelle) parabole très contemporaine sur les enfants stars ou toutes ces personnes qui accèdent à la célébrité soudainement, au point que les admirateurs leur prêtent des pouvoirs auxquels les premiers intéressés finissent par croire aveuglément, et à en user sans modération... jusqu'à la chute. Que l'on soit en 1187 ou en 2011, les Hommes n'ont finalement pas tant changer que cela.

Un livre très riche, plein de surprises même pas évoquées dans ce billet... J'ai assisté à 3 conférences de l'auteur alors je pourrais vous en apprendre encore et encore sur ce livre aux richesses infinies, parfois cachés pour le profane. Comme dans tout livre, suivant notre culture générale (ou spécialiste), des détails nous échappent. Et les découvrir où se les voir révéler est une joie immense. Ce que je sais, c'est que je trouve ce deuxième roman plus facile à lire que "Le coeur cousu" et Esclarmonde, héroïne plus unique de ce roman, restera très très longtemps en moi.  Alors posez, vous, tournez les pages et écoutez les murmures d'Esclarmonde.

 

L'avis de Clara, Leiloona, Antigone et Stéphie

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 3 Octobre 2011

Il y a quelques jours, ma présence à Bordeaux (pour raison médicale) m'a permis d'assister à la rencontre littéraire, dans le salon de la librairie Mollat, de l'auteur Alexis Jenni.

Alexis Jenni publie cette année, pour la rentrée, son premier roman : L'art Français de la guerre...

Un premier roman qui le mène directement sur la première liste du prix Goncourt. A suivre donc...
Je sais que "l'art français de la guerre" n'est pas un livre pour moi... Trop épais, relativement historique....

Mais ce qui me passionne avant tout, c''est l'homme qui devient auteur, qui parle de son livre et de son processus de création. Et ça, je ne résiste pas à l'envie de le partage avec vous...

 

 

L'homme apparaît décontracté, dégage un capital sympathie non négligeable et fait preuve d'une culture historique qui me cloue sur place, comme d'habitude. Je ne sais pas si mon admiration est infinie et inaltérable, en tous cas, je ne cesse de l'attribuer à bon escient, et j'en trouve toujours au fond de moi.

 

 

Allez, compte rendu de cette rencontre !

 

 

Alexis Jenni est professeur de biologie au lycée. Comment un prof de science devient écrivain ???

AJ : "Je suis un grand maniaque très organisé dans une régularité qui finit par être productive. Cela fait une vingtaine d'années que j'essaie d'écrire quelque chose. Il y a 20 ans, en une matinée de libre, je n'arrivais à rien faire. Et maintenant, avec une discipline qui s'apprend, de 8h à 10 h, j'écris deux pages. J'écris vite et j'y pense tout le temps.

La littérature est ma passion profonde depuis toujours. Je ne suis pas prof de lettres car je ne suis pas technicien des lettres. Pour moi, la littérature se fait et se lit, mais je ne me vois pas l'enseigner."

 

Alexis Jenni a écrit d'autres choses avant, refusées partout," parce qu'elles étaient vraiment moins bien !" L'auteur était un peu désenchanté et a voulu écrire un livre pour lui, qui lui fasse plaisir, sans prêter attention à la contingence de la littérature contemporaine, mais avec un grand aspect romanesque.

Alexis Jenni souhaitait que son livre soit une aventure Française, genre trop souvent réservé à l'Amérique.

 

L'art français de la guerre...." Les histoires de ces époques (guerre d'Indochine, d'Algérie...) circulent toujours. Les gens qui l'ont vécu ou leurs descendants vivent toujours... Je voulais recoudre le temps, réparer le temps. Dans l'histoire de France, on ne sait pas bien raconter ces 50 dernières années. Il y avait donc un enjeu littéraire, impossible à faire, mais peu m'importait puisque ce livre ne pouvait pas marcher ! J'ai ramassé l'information là où elle se trouvait, chez les gens... je n'ai pas forcément écumé les bibliothèques..

 

Pourquoi un tel titre ?

AJ " L'art de la guerre est théorisé en France, on aurait inventé un art national, celui de l'échec.  Dans la violence sociale actuelle, c'est le même art qui est utilisé, celui de la force qui mène à l'échec, d'après le traité de Sun Tzu (l'art de la guerre) (lien wikipédia forcément très intéressant). La France aurait une passion romantique de l'échec.

Ce roman offre un regard sur la société occidentale d'aujourd'hui d'après le passé ainsi qu'un parcours militaire, dans deux histoires imbriquées, dans un jeu de miroir.

 

Comment écrit Alexis Jenni...

Au stylo plume puis sur ordinateur. "J'écris, j'accumule une matière, ça se structure au fur et à mesure, c'est une construction romanesque malgré l'usage de faits historiques. Parfois, l'exactitude historique a été un peu modifiée pour que la justesse humaine et romanesque fonctionne. Je suis très touché par l'amitié transgénérationnelle et par le fait de savoir ce qu'est une lignée d'hommes, ce que les hommes se racontent, sujet plutôt peu abordé par la littérature".

 

AJ : " Ce 'est pas forcément les gens qui ont vécu les choses qui la racontent le mieux. La littérature permet de raconter ce qui n'est pas là, ou de raconter l'histoire de gens qui ne peuvent pas ou ne savent pas la raconter de façon cohérente. La littérature,  c'est aussi raconter "pour" (à la place de) ceux qui ne peuvent pas raconter. Elle permet le saut impossible : raconter des choses que je n'ai pas vécues, des personnages que je n'ai pas connus".

 

Dans ce roman, il est aussi fortement question de dessin et de peinture...

AJ  : "J'aime beaucoup la peinture. J'en connais assez pour savoir ce que ce serait si je le faisais bien ! Le dessin sauve la vie et l'âme de mon personnage car le dessin, c'est aussi ne pas être là".

 

Ensuite, il a était question de guerres dysimétriques. Ce qui frappe l'auteur, c'est que les européens ont tous droit à leur mort individuelle quand dans les pays pauvres, le nombre de morts n'est même pas connu avec précision. C'est le fameux rapport 1 - 10. Dans "La chute du faucon noir", film de Ridley Scott qui a marqué Alexis Jenni, chaque mort américain a droit à 10 mn de plan de film, quand les décès ennemies sont groupés sous les tires d'une mitraillette qui dégommes tout.

 

Enfin, ce sont les mémoires du Général de Gaulle qui ont été évoquées. Pour Alexis Jenni, "il s'agit d'une leçon de stratégie littéraire talentueuse. De Gaulle est le plus grand menteur de tous les temps, comme un romancier. De Gaulle était un grand romancier, il a réussi à faire croire que la France faisait partie  des vainqueurs de la Guerre 39-45, il a réussi à ce que la France soit présente à Yalta alors qu'elle était occupée peu de temps avant...."

 

 

Ensuite, j'ai arrêté de prendre des notes. Pendant les dédicaces, j'ai traîné dans le coin pour poser quelques questions à Alexis Jenni. C'est ainsi que j'ai appris que ce roman avait été tout d'abord écrit au stylo plume avant d'être mis a propre sur ordi. Ce roman n'a été envoyé que chez Gallimard. Pourquoi Gallimard ? Parce ce que ce sont les meilleurs, dixit Alexis Jenni que je remercie pour  ce moment inoubliable et fort intéressant... d'où je suis sortie toute petite... J'ai suis vraiment nulle en histoire...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Auteurs : rencontres et conférences

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Publié le 1 Octobre 2011

Synopsis : Nathan Harper a toujours éprouvé la désagréable impression de mener une vie qui n’est pas la sienne. Lorsqu’il tombe par hasard sur une photo de lui, enfant, sur un site de personnes disparues, ses peurs les plus sombres deviennent brusquement réalité. Ses parents ne sont pas les siens, sa vie n’est qu’un mensonge soigneusement fabriqué pour cacher une vérité aussi mystérieuse que dangereuse... Alors qu’il commence à rassembler les pièces du puzzle, Nathan est pris pour cible par des tueurs. Il est obligé de fuir en compagnie de la seule personne en qui il ait confiance, sa voisine, Karen. Tandis que les deux jeunes gens s’efforcent d’échapper àune armée de tueurs et d’agents gouvernementaux, Nathan réalise que sa seule chance de survivre – et de résoudre le mystère de sa véritable identité – est d’affronter la situation à sa façon…

 

 

Thriller  avec Taylot Lautner, Lily Collins, Sigourney  Weaver, Michael Nykvist

 

 

  

 

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Mon humble avis :Aïe, j'ai pris un coup de vieux ce soir... Il était peut-être temps me direz vous, mais ça y'est, je ne crois plus à ce genre de films ! Il faut dire que tout y est réuni pour me rendre sceptique : poncifs, caricatures, coïncidences fortuites, clichés à la pelle. Même l'acteur, très beau gosse, m'a laissée de glace. Il faut dire que maintenant, ces types d'acteurs sur lesquels je fantasmais il y a quelques années (genre les Tom Cruise and co) , qui s'illustrent parfaitement dans des films d'actions, ont maintenant une nouvelle génération dont les composants pourraient être mes enfants... Donc leur belles dents blanches et les regards travaillés d'ado de 17 ans, ben non, ça me fait plus rien. Sans doute qu'avant je ne voyais que cela et point les aspects négatifs du film, les invraisemblances grosses comme une machine hollywoodienne. Le jeune Taylor Lautner, qui a du se composer un fan club féminin dans la saga Twilight, est body buildé comme un homme qui aurait passé 10 ans enfermé dans une salle de sport alors qu'il n'a pas 20 dans la réalité et 17 dans le film. Ok, dans le film, il joue le rôle d'un ado sur entraîné. Mais tout de même, quelques centimètres de moins au garrot, oups, pardon, aux biceps auraient rendu l'ensemble un peu plus crédible et un peu plus touchant. Car ce film est dénué de sentiments, exceptés quelques mièvreries d'adolescents et violons nécessaires à ce type de production formatée.

Je critique, je critique... Mais pourquoi suis-je allée voir ce film ? Je me suis trompée de salle voilà ! Non pas tout à fait, je reconnais que le rythme et l'action ne faiblissent pas, ce qui fait que le temps passe vite, que le moment n'est pas désagréable, malgré un scénario léger et des dialogues inconsistants. Mais mon plaisir fut de revoir la magnifique actrice Sigourney Weaver et aussi Michael Nyqvist. Vous ne voyez pas qui il est ? Mais si, il jouait le journaliste Mikael Blomkvist dans la trilogie Millénimum. Et bien ici, il tient le rôle du très méchant et, malgré ses stigmates de la petites véroles, me fait plus d'effet que le jeune Taylot qui a encore pas mal de boulot avant d'acquérir de l'épaisseur, ailleurs que dans sa musculature.

Un film distrayant qui, je pense, a beaucoup plus pour plaire à un public d'ados ou de post ados que de presque quadra...

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 29 Septembre 2011

Roman - Editions Vents d'Ailleurs - 190 pages - 16 €

 

 

 

Parution en mars 2007

 

 

L'histoire : Celle de Gara, teinturier et spécialiste du temps, dans un village reculé du Burkina Faso. Il n'a pas de père, ne peut donc pas prendre d'épouse, est toujours à part dans le village. Survient des évènements, puis une guerre et l'exil....

Une bonne vingtaine d'années plus tard, nous retrouvons sa fille, dans la capitale. Elle est "inépousable" selon la tradition, à cause des origines inconnues de son père....

Didier est amoureux et contournera, à sa façon,   tabous et traditions pour aimer Marguerite. Oui, pour ça, il est prêt à tout...

 

 

Tentation : L'auteur + Gambadou au salon de Rennes

Fournisseur : MA CB au salon de Rennes

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : "On"  m'a dit que je ne lisais pas beaucoup de littérature étrangère hormis celle anglosaxone.... Voilà l'exception qui confirme la règle, où la preuve qu'il suffit d'être patient(e!) Car ce roman, écrit par un burkinabé (donc du Burkina Faso, État du centre ouest de l'afrique)se déroule au Burkina Faso également. Au début, au fin fond de la brousse, dans un bled et à la capitale, dans la deuxième partie. Donc littérature 100% burkinabé (euh, est-ce bien comme ça qu'on dit ?)

 

Tout voyage nécessite un temps d'adaptation et ce livre est sans conteste une invitation à l'ailleurs, un ailleurs qui pourrait être intemporel, voire presque encore plus loin que là-bas, dans un pays presque imaginaire, tant les premières pages de ce roman ressemblent à un conte. Il m'a fallu du temps pour m'adapter à cet environnement si dépaysant, si inhabituel. Le temps.... Situer les personnages tant dans l'histoire que dans leur position hiérarchique au village. Ne pas les confondre... Et puis l'histoire a commencé et je me suis régalée.

 

Sous un soleil de plomb, assise dans le parc en bas de chez moi, j'étais au coeur d'une Afrique que je ne connaîtrais sans doute jamais. Une Afrique aux traditions ancestrales, l'Afrique des griots, l'Afrique où le village a un roi et des ministres, où il faut respecter les règles, où l'on se salue suivant un protocole interminable, où l'on veille à respecter son aîné dans la parole comme dans les gestes.L'Afrique où les coutumes assurent l'équilibre social. L'Afrique et l'art de la rhétorique, où finalement, rien n'est dit par hasard. Tout est dans la maîtrise de la parole.... Obtenir tout en ayant l'air de recevoir. Donner à l'autre l'impression d'être grand, intelligent.... quand celui ci est juste venu là où vous l'avez conduit à son insu par votre brillant discourt. C'est cette Afrique là que Sayouba Traoré nous raconte, celle où la famille vient de la mère et le clan vient du père.... Celle où l'on fait la guerre au village qui se trouve de l'autre côté de la rivière. Et de cette immersion dans cette Afrique atemporelle, on se délecte.

Et puis, il y a une deuxième partie, un bon dans le temps et dans l'espace. Nous voici en ville, avec la génération suivante. Il y a alors dans ce roman comme une ambiance "Aya de Yopougon". D'ailleurs, les bons dictons africains ne manquent pas.

On découvre avec intérêt  et attendrissement la tradition du naam, où un jeune garçon se voit déclaré "enfant roi" de son quartier (ce qui ne veut pas dire enfant gâté!)... Pendant un an, il devra se comporter comme un adulte, sous la surveillance de ses parents justement. Mais on voit là un bel apprentissage des responsabilités auprès de la jeunesse.....

Et puis il y a le quatrième quart de cette histoire, et là, l'auteur m'a laissée sur le carreau. Tout y devient militaire, politique, manoeuvre, corruption du pouvoir... Bref, Sayouba Traoré nous emmène alors dans la plus contemporaine Afrique, celle des dictateurs et des push qui les menacent. Pour moi, le charme s'est rompu car le déroulement de tout cela manque réellement de clareté (peut-être pour être au plus proche de la réalité d'ailleurs), mais j'étais perdue.... Surtout sur les motivations de ces insurrections.... que j'ai trouvé vraiment trop romanesques (je sais, c'est le comble quand on lit un roman - genre, je ne sais pas ce que je veux !)

 Malgré un début difficile et une fin déplaisante, je pense que ce livre ne manquent pas d'arguments. Culturellement et linguistiquement (très belle écriture), ce livre mérite vraiment votre intérêt.

 

 

"Quand le travail n'avance pas, on peut trouver deux explications. Soit l'artisan est incompétent. Soit les outils ne sont pas bons."

 

"Celui qui te conseille d'acheter un cheval ventru, celui là ne sera pas là quand il s'agira de le nourrir".

 

"On est en démocratie. On a donc le choix. S'exiler à l'intérieur de soi même ou quitter le pays".

 

"Le singe dit que le fruit qu'il ne peut atteindre est pourri".

 

"Il ne sert à rien d'agiter la langue quand la tête ne sait pas".

 

"Si la causerie était la preuve d'une mauvaise éducation, les hommes ne naîtraient pas avec une langue."

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 27 Septembre 2011

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Imaginez une telle soirée à deux pas de chez vous incontournables. Deux auteurs en un soir, en plus de auteurs qui figurent sur la liste du Goncourt, deux sacrément bonnes copines qui nous ont offert une soirée dynamique, drôle, pleine de bonne humeur, d'échange, de confidence, toujours sous le sceaux des livres et de l'amour de l'écriture.

Veronique Ovaldé qui publie son 7ème (?) roman, invite Carole Martinez, qui publie son 2 ème roman. Une soirée sous le signe de la complicité entre les deux femmes, qui a finalement laissé peu de place au conférencier... et je dirais tant mieux ! Du pur bonheur.... Extraits choisis (ceux que j'ai pu noter) pour vous !

 

 

Véronique Ovaldé face à la rentrée littéraire : "J'aime beaucoup ça en tant que lectrice... Que va t-til y avoir de nouveaux ?!!! Quand on en fait partie en tant qu'auteur, c'est excitant et compliqué... Si le roman tombe tout de suite au fond d'un trou, ce n'est pas très agréable. Puis avec le succès, il y a un enjeu et vient alors la pression des éditeurs, des gens...." Véronique Ovaldé travaille chez Albin Michel. A ce titre, elle s'occupe de Valentine Goby et de son roman Banquise qui attend aussi beaucoup d'elle.

" Tous les auteurs de la rentrée sont malheureux, il faut avoir le cuir épais. Ce n'est pas évident, mais c'est euphorisant".

 

Carole Martinez face à la rentrée littéraire : Pour Carole Martinez, c'est la première rentrée littéraire. Elle est ravie de ne pas avoir eu de rentrée littéraire pour Le coeur Cousu.

" Le coeur cousu est revenu comme un petit bouchon chez les libraires. Donc ce livre a eu une vie longue. Par transmission, d'une main à l'autre. Puis les invitations sont arrivées au fur et à mesure. Cette rentrée littéraire me laisse sur place, c'est incroyable."

Carole Martinez est très heureuse, ravie mais inquiète. Elle se demande où se trouve le mur. Elle navigue à vue.

 

 

Véronique Ovaldé face au Coeur Cousu : Véronique Ovaldé a été très enthousiaste suite à sa lecture du Coeur Cousu, livre qui lui fut conseillé par un ami libraire de Macon. "Un premier livre audacieux, flamboyant, un conte, qui n'est pas dans le naturalisme". Véronique Ovaldé a donc écrit à Carole Martinez. Pour Carole, ce fut le premier courrier d'un lecteur, un lecteur qui était aussi un auteur confirmé ! Imaginez vous ?!

 

Les deux auteurs se sont rencontrées lors d'une lecture croisée sur un salon puis ne se sont plus quittées.

"Nous partageons notre cuisine et notre angoisse d'écriture", même si, comme le fait remarquer Carole, Véronique écrit 2 fois plus vite !

 

 

 

Pour Véronique Ovaldé, "il ne faut pas trop penser à ses lecteurs et ce qu'ils ont aimé pendant l'écriture, pour ne pas être paralysée par leur attente par rapport à ce qui leur a plu dans le précédent roman."..." Avec Carole, on aime toutes les deux raconter de grandes histoires de libertés et d'émancipation."

 

Ce à quoi Carole répond : Tu ouvres la cage à tes personnages alors que j'encage mon personnage"

 

 

Pour Carole Martinez : "on a besoin d'une certaine distance pour parler de nos profondeurs. C'est plus facile quand on s'éloigne dans le temps ou en inventant un paysage (le roman de C.MArtinez se déroule au Moyen Age)/

 

Véronique Ovaldé : "C'est difficile d'écrire sur sa famille, pour ne pas blesser".

Carole Martinez : "Et puis nos familles ne sont peut-être pas intéressantes !"

 

Carole Martinez : "J'adore les personnages féminins. J'adore développer des portraits de femmes. J'avais envie,dans mon nouveau roman, de parler d'une femme contemporaine... Et puis, au fil de l'écriture, Esclarmonde et l'an 1187 se sont imposés !

 

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Alors que le conférencier évoque "des livres de femmes"... Véronique Ovaldé parle d'une scène essentielle de son roman qui n'a rien de féminin... "La scène de la chasse au bison, une scène très dure. C'est le coeur du roman sur la filiation et le rejet de ce que l'on veut vous imposer, sur le ressort que l'on a pour s'affranchir.

Les gens qui n'ont pas l'air d'être ce qu'ils sont, qui ont une une brisure m'intéressent. C'est plus facile d'être libre à 20 ans qu'à 40. Je suis toujours étonnée par les gens qui changent de vie, par ce sursaut d'une petite révolution possible".

 

Carole Martinez : "Alors que mon  personnage choisis de s'enfermer pour s'affranchir, elle rencontre plein de monde, dont les pélerins qui viennent voir cette femme qui commence à avoir la réputation d'une sainte. Esclarmonde accède alors aux autres, à l'humain. Au fur et à mesure qu'elle grandit dans tous les sens du terme, sa cellule devient trop petite.".

Au passage, Carole nous apprend que, comme lui a appris son professeur d'ancien français, le mot "Grand mère" n'existe pas en ancien français. Car à l'époque, soit les femmes étaient stériles, soit elles mourraient en couche à leur Xème accouchement, soit elle décédaient de "leur belle mort" avant d'avoir eu le temps de devenir grand mère.

 

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Pour Véronique Ovaldé,  ce qui est très présent dans ces livres," c'est la nécessité de s'émanciper, de rompre, de partir. Ce qui l'intéresse, c'est le cheminement qui mènent par exemple d'un milieu social à un autre, d'un lieu à un autre, d'une vie à une autre. Mais aussi la nécessité de réconciliation, d'un certain retour aux racines pour continuer son chemin en toute liberté. "Ce qui compte, ce n'est pas l'idée de se réinstaller dans le lieu mais de choisir son départ et non la fuite. J'aime l'histoire de la nécessité de l'autre qui va vous aider à vous réconcilier avec ce que vous étiez ou à devenir ce que vous n'êtes pas. Soit en amitié, soit en amour. Rencontrer quelqu'un pour se libérer de quelque chose.".

 

 

Quelques journalistes ont déjà demandé à Carole Martinez si elle voudrait s'enfermer comme son personnage : "Je suis déjà emmurée. L'écriture, c'est ma fenestrelle à moi. L'écriture, c'est génial pour s'achapper. Quand j'étais gamine, je passais 6h par jour à révasser éveillée. Chose que je me suis interdite à 17 ans. Tout ce temps "perdu" m'a permis d'écrire mes romans. Le roman est une clé ! On a accès à plein de choses !

 

 

Ensuite, j'étais trop captivée par ce que se déroulait devant moi que j'ai cessé de prendre mes notes, pour profiter  100% de mon privilège d'être là... Mais j'ai retenu tout de même les manies d"écriture de nos deux auteures...

Pour Véronique Ovaldé, c'est de nuit, dans mon mini bureau alors que la maison est endormie, avec de l'eau très froide, une lampe qui n'éclaire que le bureau et laisse le reste dans l'obscurité et une bonne réserve de chocolat....

 

Pour Carole Martinez... "Une fois un chapitre fini, je dois appeler quelqu'un (ami, père, mère...) quelque soit l'heure. Pour lui lire à haute voix mon chapitre. L'autre n'a qu'à écouter et dire que c'est bien !"

 

 

J'étais déjà une lectrice acquise pour Carole Martinez et le discours de Véroniqe Ovaldé m'a beaucoup parlé. Inutile de vous dire que je suis partie de là avec deux romans sous le bras !

 

Merci à ces deux charmantes auteures pour cette soirée exceptionnelle !... Et merci à ma collègue Julie d'avoir accepté d'échanger de planning pour me permettre d'assister à cette conférence !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Auteurs : rencontres et conférences

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Publié le 25 Septembre 2011

Roman - Editions Buchet Chastel - 213 pages - 17 €

 

 

Parution 18 août 2011

 

RENTREE LITTERAIRE SEPT 2011

 

 

 

L'histoire : Lisa, 41 ans, est en hôpital psychiatrique.  Elle entend une voix qui la poursuit dans ses moindres retranchements. Seules les pilules et les perfs lui promettent un échappatoire. Parfois, elle se maquille. Du rouge qui déborde de ses lèvres, pour son rendez vous hebdomadaire avec le psychiatre. C'est sur, il va l'aimer. Lui, il est devenu son obsession. Il faut qu'elle se souvienne... Pourquoi est elle là ? Pourquoi a-t-elle perdu la raison ? C'est page à page qu'on le découvre. Nos intuitions nous mènent à penser au pire... Mais c'est le mal qui l'emporte, même si le mal est parfois pire que le pire, même si le mal mériterait bien le pire.

  

 

Tentateur : Denis, de Libella

Fournisseur : L'editeur Buchet Chastel, libella, merci pour l'envoi

 

 

 

 

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Mon humble avis : C'est la 4ème de couv qui m'a attirée vers ce livre, même si je l'avais lue en diagonale et en fait de travers... tant mieux pour le "de travers", il m'a permis d'ajouter encore un peu plus de mystère à la lecture et donc de plaisir !

Et pourtant, suite à un avis "inquiétant" lu sur la blogo, j'avoue, je suis entrée dans ce livre à reculons. C'est vrai que le mode narratif est déroutant. Lisa est souvent interpellée par cette voix qui la tutoie (d'où le TU) et qui est la narratrice du livre. De ce fait, cette voix parle parfois en son nom, donc à la première personne du singulier, "je, moi". Et comme cette voix fait partie intégrante de Lisa, certains passages usent de la 3ème personne : On. Une fois saisi cela, j'ai effectué un virage à 180° et suis rentrée corps et âme dans ce roman pour me prendre une sacrée claque. C'est grandiose, magistral, passionnant et effrayant à la fois.

Je pense que cet imbroglio de "Je, tu, on" est voulu par l'auteur et nécessaire. Il amène directement le lecteur dans l'esprit confus de celle qui a perdu la raison, qui ne sait plus qui elle est. Au début, je pensais que cette voix est celle que nous avons tous parfois, notre démon intérieur contre lequel on se débat, qui nous fait ressentir de mauvaises pensées, qui nous provoque. Ensuite, j'ai imaginé que c'était l'autre voix, celle de la raison qui lutte pour nous garder à la surface et nous éviter le pire. Et finalement, c'est autre chose, c'est cette chose que nous avons toujours en nous et que souvent nous occultons quand elle est douloureuse et que nous entretenons quand elle est heureuse.

Pour Lisa, cette chose est malheureuse et biaisée depuis si longtemps. Aussi, on réalise bien vite que ce n'est pas une raison unique qui l'a conduite entre ces murs blancs, mais une succession de traumatismes (même s'ils peuvent paraitre insignifiants) qui a aboutit au trop plein. Au mot de trop. MAis surtout, au pas assez. Pas assez d'affection du père qui l'appelle "Le tas", une froideur de la mère qui a toujours raison et la tient coupable de beaucoup de choses, qui ne lui apprend pas l'amour des hommes, cet amour que Lisa va tellement mal chercher qu'elle ne trouvera jamais. La vie de Lisa est une recherche d'elle même à travers un désert affectif. On pense deviner la raison de sa présence en ce lieu, ce que le médecin veut lui faire dire semaine après semaine. J'ai imaginé le pire. J'avais tout faut. Il y a peut-être pire que le pire en fait. Alors oui, il y a aussi une forte place pour le suspens dans ce livre qui tient en haleine. Sans compter que l'on ignore qui est la vraie Lisa dans ce conflit intérieur, la voix ou Lisa ? Ou les deux ?

Ce texte noue la gorge et fascine en même temps, tant Sandrine Soimaud décrit à la perfection la vie en hopital psychiatrique, avec ses habitudes et ses répétitions (vue de la patiente, donc toujours plus ou moins dans un vague brouillard médicamenteux et une folie qui ronge). Je me suis dit, pour en parler aussi bien, il faut l'avoir vécu et s'en être sortie, alors là chapeau ! On peut aussi juste être très humain, très  l'écoute de la détresse d'autrui, très informée, très imaginative, excellent écrivain pour créer une telle histoire dans cette atmosphère et alors là, je tire encore plus mon chapeau.

La folie (et autres maladies mentales) est un monde inaccessible aux sensés qui ne peuvent pas la comprendre, ni en imaginer les conséquences faute de l'avoir vécue. Alors les sensés ferment les yeux et se bouchent les oreilles, tout cela, ils ne veulent pas l'entendre car ils ne le comprennent pas. Sandrine Soimaud vous offre l'opportunité de vivre la folie de l'intérieur, de l'expérimenter sans danger, et alors de comprendre un peu plus cet état dont personne, personne n'est à l'abris. Je pense que c'est l'une des seules choses sur terre devant laquelle nous sommes égaux, que l'on soit cravatté en Hermès et vêtu de haillons. 

Petite précision : J'ai lu quelque part "c'est un livre qui se lit vite". Je ne suis pas d'accord. C'est un livre qu'il faut prendre le temps de lire... Nuance.

Ma rentrée littéraire se passe à merveille !

 

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                                                                              6ème participation

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 23 Septembre 2011

 Synopsis :  Après la mort du Pape, le Conclave se réunit afin d’élire son successeur. Plusieurs votes sont nécessaires avant que ne s’élève la fumée blanche. Enfin, un cardinal est élu ! Mais les fidèles massés sur la place Saint-Pierre attendent en vain l’apparition au balcon du nouveau souverain pontife. Ce dernier ne semble pas prêt à supporter le poids d’une telle responsabilité. Angoisse ? Dépression ? Peur de ne pas se sentir à la hauteur ? Le monde entier est bientôt en proie à l’inquiétude tandis qu’au Vatican, on cherche des solutions pour surmonter la crise…

 

 

 

Film avec Nanni Moretti et Michel Piccoli

 

 

 

 

 

 

 

 

   

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Mon humble avis : Le monde est figé. Aussi bien la foule pieuse massée sur la place St Pierre de Rome que différents chefs d'Etats, tout le monde attend, inquiet : quand le nouveau pape va-t-il se présenter au balcon et entamer ainsi, officiellement, son pontificat. Sauf que le poids de ces responsabilités lui semblent trop lourd à porter, alors le souverain pontif prend quelques jours la poudre d'escampette.

Ce film est magnifique, extrêmement respectueux, intelligent, très touchant et souvent drôle... Ce sont bien sûr plus des rires affectueux qui fusent dans la salle que des éclats hilares qui seraient inappropriés.

Ce film se regarde avec sourire,tendresse et respect, quelque soit notre inclination religieuse. L'attente de millions de fidèles prend à la gorge, les doutes du pape remuent et permettent à chacun de s'interroger sur soi même où sur cet homme. Et surtout, on réalise à quel point ces charges sont immenses, tant en leader religieux qu'en chef d'Etat. La place et l'importance de l'Eglise dans notre monde politique est bien rendue.

Ce que j'ai particulièrement aimé, c'est la vulnérabilité manifeste de Michel Piccoli qui semble né pour jouer le souverain pontif tant il interprête ce rôle à merveille, avec pudeur, retenue. Le fait qu'un tel homme puisse douter est tellement rassurant. Sommes nous toujours à la hauteur des rôles pour lesquels nous sommes choisis. Il semble que dans ce cas, c'est l'humilité qui soit la meilleure qualité. Et manifestement, cette qualité n'est pas partagée équitablement au Vatican. Nanni Moretti s'amuse a apporter une touche d'humour bien venue en chatouillant un protocole parfois un peu trop étriqué et en humanisant tout ce petit monde : les cardinaux se révèlent pour certains rassurants, appaisés, d'autres prétentieux, mauvais joueurs et finalement, tous prêts à partager de bons moments avec une âme d'enfant. Quelques moments particulièrement jubilatoires : les échanges entre le psychiatre Nanni Morreti et le cardinal en chef à propos de la psychanalyse et de la dépression, l'Eglise, à priori, réfutant l'existance de la dépression, quelle soit papale ou non. Enfin, la première séance entre le pape et le psy, entourés de tous les cardinaux, quelle belle intimité incitant à la confession !!!

Outre l'intéressant cheminement du pape devant son trouble et son indécision, ce film a aussi l'avantage de nous inviter à une petite visite guidée du Vatican et de ses codes. Pour ceux qui ignorent comment se rédoule un conclave... et bien lisez aussi Anges et Démons de Dan Brown (dans un tout autre registre hein !).

Le seul petit reproche que je pourrais faire à ce film.... Le pourquoi des doutes du pape aurait pu être plus fouillé et exploité.

Mais sinon, je dis : Amen !

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 21 Septembre 2011

Roman - XO Editions (via MMC Book) - 426 pages - 19.90 €

 

 

 

Parution en juin 2011

 

Nouveauté

 

 

 

L'histoire : Max est un jeune étudiant en neurosciences, promis à un bel avenir. En tout cas, il en rêve... Et son rêve devient en quelques sortes réalité.

Un jour, il se réveille dans le corps d'un éminent chercheur, spécialiste de l'hypnose. The dream's come true, le voilà donc au sommet de la gloire professionnelle, reste à s'adapter à cette autre vie, et cette nouvelle enveloppe charnel pour que personne ne se rende compte de rien.

Mais bien vite, ce cadeau se révèle bien empoisonné ! C'est une cavale pleine d'embûches qui attend Max, une véritable course contre la montre pour enfin savoir qui il est : Max l'étudiant ou Philippe le chercheur... Ou pourquoi pas, encore quelqu'un d'autre. Et ce qu'il va découvrir dans sa quête dépassera tout ce qu'il avait pu imaginer !!!

 

 

Tentation : La 4ème de couv et le sujet

Fournisseur : XO Edition et My Major Compagny Book, merci pour l'envoi !

 

 

 

 

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Mon humble avis : Ce livre est relativement inclassable : roman distrayant, thriller, SF.... Un bon mélange de ces 3 ingrédients en fait.

Les neurosciences me fascinent et hélas, me concernent directement en qualité de "cas". Donc j'avais doublement envie de lire ce livre, même si je suis sceptique devant l'hypnose puisque mon corps n'y est pas du tout réceptif. Mais dès qu'on parle cerveaux, le mien émets des ondes et capte ce qui passe !

Commençons par l'aspect désagréable de la vie d'une chroniqueuse de livres libre et "objective envers elle même" ! J'émets des réserves sur la première partie du roman. Même s'il ne faut que quelques pages pour que l'intrigue vous accroche définitivement, j'ai trouvé quelques longueurs. Comme lors de ma lecture de "La vie d'une autre" de Frédérique Deghelt, qui prend aussi comme base "le sujet se réveille dix ans plus tard", les réactions du personnage ne me paraissent pas toujours appropriées, réalistes ou parfois, très raccourcies. Bref, le personnage est bien aidé par un auteur compatissant. Je me suis tout de même étonnée que Max, qui se réveille dans le corps de Philippe, ne se demande pas une seconde où a bien pu passer l'esprit du dit Philippe !

Néanmoins, cette première partie vulgarise agréablement le monde de la science, de la neurologie, de l'hypnose, de la recherche. Nul besoin d'être Docteur en Machin chose pour comprendre, l'auteur a su se mettre au niveau profane de son lecteur, rendre ce monde nébuleux accessible et fascinant, avec une lecture agréable et fluide.

Dans la deuxième partie, le roman prend une sacrée accélération et le lecteur passe à Mach 2, hypnotisé par un livre qu'il ne peut plus reposer. Ce que j'avais pris pour des maladresses dans les pages précédentes s'explique au fur et à mesure. On entre alors dans la partie thriller de l'histoire. Une cavale semée d'embuches et de rebondissements, un mystère qui s'épaissit un fil des pages et des fausses pistes pour s'achever dans un final, haletant grandiose, inattendu, bien trouvé, digne d'un bon roman SF je crois. Je me suis même fait des noeuds au cerveaux pour suivre le "qui est qui". Bon si c'est lui qui parle, alors il est l'autre, oui mais l'autre est mort..... Bref, très sympa.

La seule chose que je trouve un peu frustrante dans ce type de roman, c'est que l'on se demande où s'arrête la réalité et où commence la fiction, voire la science fiction. J'aimerais qu'en fin de livre, l'auteur écrive un petit mémo scientifique pour que le lecteur puisse savoir ce qu'il peut prendre pour argent comptant ou pas. Enfin, moi, j'aimerais savoir ce qui est vraiment vrai, histoire de ne pas me tourner en ridicule en soirée en disant : "si, si, je t'assure, je l'ai lu dans un livre !" Car si ça se trouve tout "cela" (le sujet du livre) est peut-être à l'étude, ou bien l'étude est terminée mais demeure secret d'état étant donné les conséquences possibles, ou encore, sera la réalité d'après demain puisque les neurosciences n'en sont qu'à leurs balbutiements.  Alors, je vais commencer à réfléchir... Si je devais me réveiller dans le corps d'une autre... Qui choisirais- je ? Allez, n'ayons peur de rien, Angélina Jolie. Je garde ma conscience et mes souvenirs, mais je gagne sa plastique, ses enfants tout faits, son compte en banque et surtout, Brad Pitt et des draps de soie, ça va de soit !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 19 Septembre 2011

Bendota, dernière étape du voyage au Sri Lanka, au Sud Ouest de l'île, à quelque 60 km de Colombo. Vaste complexte touristique disent certains guides. Certes, mais on reste au Sri Lankia, avec des touk touk sur la route et des plages qui vont vers l'infini. Nous sommes toujours au Sri Lanka, même si ici, dans la ville, les boutiques à touriste ne manquent pas et que les étrangers sont en maillots de bain et on abandonné leur  Guide à l'hôtel pour juste se poser, se mêler, apprendre, voir. N'ya-t-il il pas de français à Nice ou aux Sables de d'Olonne Et bien, c'est pareil, même au bout du monde.

Bendota, c'est une belle lagune qui donne sur une rivière, la Bendota, qui remonte loin dans les terres. Loin, il y a des crocos dans le fleuve. Aux abords de la côte et de l'eau, aucun danger , mise à part des moustiques vicieux.  J'aime l'atmosphère des stations balnéaires. Je ne suis pas encore chez moi mais reconnais certains codes. Il y a un ambiance festive, les néons attirent mon regard dans la nuit. Où se cache le bon petit resto ? Je me laisse aller....Et puis, il y a la mer...

 

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Sur la partie plage/lagune, des hôtels plutôt luxes ou en formule tout inclus. Pour nous non, nous sommes de l'autre côté, sur le "continent", dans une petite pension au confort très spartiate, il fait 50° dans certaines chambres, mais il y règne un accueil chaleureux inoubliable.

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Le soir de notre arrivée, une bande de jeunes sri lankais, moniteurs de plongée au club du coin... Chouette, 2 instruments de musique, ils chantent tous, même s'ils sont un peu alcoolisés. Musique traditionnelle, ambiance, nous prolongeons notre soirée à la Lion Bear, je m'essaie au Tam tam... Cet échange avec  des sri lankais dont nous rêvons tout au long du voyage et lors de chaque SRI-LANKA-3-026.JPGvoyage, c'est dans la zone balnéaire que nous la vivons. Certes, étant donné la profession des jeunes présents, la soirée est un peu sponsorisée Oxbow. Mais ils sont Sri Lankais, naturels, spontanés, joyeux. Pompettes, et c'est avec eux que nous plongeons le lendemain...

Plongée et baignade dans l'Océan Indien...

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages en Asie

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