Publié le 4 Avril 2011

Synopsis : Un écrivain en mal d'inspiration infiltre la vie d'une journaliste star de la télé et de sa fille danseuse étoile pour écrire à leur insu une biographie non autorisée. Pendant ce temps, en Bretagne, un garçon de 20 ans, Bruno, qui habite avec ses parents, ne sait pas encore les conséquences que toute cette histoire va avoir sur son existence...

 

 

 

Film avec Géraldine Pailhas, Catherine Deneuve, Nicolas Duchauvelle..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

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Mon humble avis :Une fois n'est pas coutume, je commencerais ce billet en parlant des acteurs qui sont le véritable atout de ce film, et quel atout ! Vraiment non négligeable. Y'a pas à dire, en France, on a vraiment de très bons acteurs. Catherine excelle dans le rôle de la mauvaise mère carriériste. Géraldine Pailhas est lumineuse, gracieuse et touchante de fragilité dans le rôle de danseuse étoile, à croire même qu'elle est née pour ça. Marina Foïs parvient, en quelques scènes, à donner une dimension très émouvante à son personnage de mère "qui a toujours eu peur de ce moment là". Jean Baptiste Lafarge est à sa place et nul doute que l'avenir lui sourira. Enfin, la véritable révélation de ce film, c'est Nicolas Duchauvelle, brillantissime d'ambiguïté. Il est tellement inquiétant que j'ai eu l'impression que c'était réellement lui qui l'était ! je me dis encore aujourd'hui que vraiment, je n'aimerais pas le croiser.... Je pense sincèrement que cela mérite un César. Oups, nous sommes fin mars et j'ai déjà attribué le césar féminin à Karin Viard et le césar masculin à Nicolas Duchauvelle....

Et le reste ? L'histoire tient franchement la route, j'ai été captivée, sentant le drame arriver, sans savoir quand il arriverait.... C'est tout l'intérêt d'un film me direz vous. Oui, ici, c'est un film dramatique qui a une atmosphère proche du thriller. "Encore" une histoire de manipulation (je dis encore car j'en vois beaucoup ces temps ci, mais ne m'en lasse pas !). Jusqu'où va cette manipulation, l'arroseur devient il l'arrosé ? On se pose vraiment la question. J'ai eu l'impression que le film dépassait les deux heures, et ce n'est pas le cas. En même temps, c'est un film d'atmosphère...

 Au passage... A quand des films non fumeur....  Cette cigarette qui n'apporte rien au scénario et qui envahit presque chaque scène... Qu'est-ce qu'ils fument dans ce film !

Le dernier quart d'heure du film accentue le doute et met relativement mal à l'aise. Quand à l'explication donnée par le personnage Matthieu à Maria.... Je me suis dit "Tout ça pour ça ?" J'espérais une révélation plus importante, plus dévastatrice quelque part. Et de ce fait, je suis un peu restée sur ma faim... Mais tout de même, ces acteurs, dieu qu'ils sont bons !

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 2 Avril 2011

De Mary Ann SHAFFER & Annie BARROWS

 

 

 

Roman - Editions NIL - 395 pages - 19 €

 

 

Parution en 2009, existe aussi en format poche chez 10/18

   

L'histoire : 1946, Juliet, auteur  londonnienne populaire, cherche un nouveau sujet de roman. Le hasard la mène dans des échanges épistolaires très riches avec des habitants de Guernesay qui, pendant l'occupation allemande, ont crée le Cercle Littéraire des amateurs de tourtes aux épluchures de patates. Chacun lui raconte un événement, une anecdote triste ou joyeuse, bref, un moment de la guerre. Une véritable amitié se crée entre Juliette et les îliens au point que Juliett décide, pour un temps, d'aller s'installer à Guernesay. Elle y est accueillie à bras ouverts par ces nouveaux amis. Sa vie s'en trouvera changée à jamais.

Juliett écritet reçoit des lettres, mais pas uniquement depuis Guernesay... Apparaissent au fil des pages sa meilleure amie sophie, son éditeur, son soupirant, bref une multitudes de personnages qui donnent à se recit dynamisme, rebondissements 

  

 

 

 

 

Tentation : La blogo et la réputation du livre

Fournisseur : Ma PAL

 

 

    

 

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Mon humble avis : Ce roman épistolaire est si riche et délicieux que je ne sais par quelle patate le prendre ! Epluchons en quelques unes qui ouvriront ou couperont l'appétit de lecture des membres amateurs d'un certain cercle littéraire que nous formons, suivant les goûts de chacun.

Il est des coins du monde que l'on oublie et des questions que l'on ne se pose jamais (en tout cas, pour moi !). Par exemple : comment la 2ème Guerre Mondiale a t-elle été vécue sur l'île anglonormande de Guernesay ? Ce roman épistolaire apporte la réponse, une réponse qui tantôt réchauffe le coeur, tantôt glace le sang. On y apprend les atrocités commises, mais on y découvre aussi une population très solidaire, capable du meilleur, même après la guerre, malgré le traumatisme.

Au fur et à mesure de ces échanges postaux menés tambour battant par la dynamiqueet sympathique Juliet, nous faisons la connaissance d'une multitude de personnages qui furent, par leur comportement et souvent à leur insu, de véritable héros anonymes de guerre. Ce roman rend brillamment hommage à ses gens qui, sans tambour ni trompette, ont aussi fait l'histoire, même sur un petit bout de monde.

Il règne dans ces pages drôlerie et gravité, mais pas de pathos. Le style est enjoué et l'atmosphère si chaleureuse et so british,que c'en est remarquable étant donné que les auteures sont américaines. On se régale de l'humour des uns, on est touché par l'humanité de tous, on voudrait faire partie de ce cercle littéraire pour partager de si belles amitiés, on est prêt à partir pour Guernesay avec, dans notre valise, de grands classiques de la littérature ou des livres de recettes. Car bien sûr, les mérites et les vertus de la lecture sont bien présents dans ces échanges de lettres.

Alors oui, je partage l'enthousiasme quasi général pour ce roman. Pourquoi pas 4 étoiles bien pleines alors  ?...

Parce que j'ai deux petits minuscules bémols a énoncer... Les personnages sont très nombreux, j'ai eu du mal a en distinguer certains... Et, comme me le faisait justement remarquer une amie, ces lettres sont écrites par différentes personnes, d'origines socio-culturelles variées et parfois éloignées de la littérature.... Et pourtant, d'une lettre à l'autre, le style d'écriture ne change pas ou si peu. Le timide fermier ilien use d'une écriture bien similaire à celle de la jeune et volubile auteure londonnienne. Dommage, une plume mouvante aurait pu les départager plus visiblement.

Enfin, même si je me suis régalée de cette lecture, que j'y ai appris beaucoup, que je me sentais bien parmi cette belle équipe, j'ai été contente de lire la dernière page. C'était très bien, mais plus long aurait été trop long.... pour moi. Certaines blogueuses auraient voulu que ce roman ne finisse jamais ! Et vous ? Épluchez donc ce roman, il a trop de qualités pour passer à côté !

 

 

  "Lire de bons livres vous gâchera le plaisir d'en lire de mauvais".

 

Les avis de Théoma; de Keisha; de Sylire, de Karine :)

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 31 Mars 2011

Nouvelles - Livres de poche - 250 pages - 5.50

 

 

 

 

L'histoire : Irène est une femme du monde, épanouie, épouse d'un célèbre et riche avocat. Le hasard de la vie lui fait rencontrer un musicien dont elle devient la maîtresse. Un jour, alors qu'Irène sort de l'antre de son amant, une femme la bouscule, parait la reconnaître. Commence alors pour Irène un véritable cauchemar, tant elle craint d'être dénoncée à son mari... Elle devient victime d'un odieux chantage. La peur la paralyse.

Nous devinons que nous sommes à Vienne entre les 2 guerres.

 

 

"Lu" en format Livre audio

 

Tentation : L'auteur et le livre audio

Fournisseur : La bib'

 

 

 

 

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  Mon humble avis : En novembre, j'avais découvert la prose de Zweig et le livre audio avec "Lettre d'une inconnue". Très enthousiaste sur l'ensemble, j'ai donc décidé de d'approfondir l'auteur et le format !

Cette fois ci, c'est l'actrice Fanny Ardant qui narre "La peur", de sa jolie voix reconnaissable entre toutes. Sur le CD figure juste cette nouvelle. L'écoute prend une heure quarante cinq. Si vous achetez le livre, y figureront 5 autres nouvelles.

J'ai encore une fois été subjuguée par la richesse du vocabulaire de Stefan Zweig, la fluidité et la musicalité de son style. Vraiment, en écoutant ses mots, je me dis que je ne serais jamais écrivain ! C'est très littéraire et en même temps si agréable, si accessible, si humble. Les mots sont là pour décrire un sentiment ou servir un personnage, pas pour mettre en scène un auteur qui reste en fait beaucoup en retrait. Rapidement, Zweig nous plonge dans une atmosphère et un sujet qu'il développe, détaille et décrit avec tant de justesse que le récit semble très complet et prend, à nos yeux, la forme d'un court roman. Zweig analyse ici l'adultère, le mensonge qui en découle, et ses conséquences emprisonnantes, dramatiques, asphyxiantes. Aucun jugement n'est porté sur Irène. Zweig constate et partage avec nous son sens de l'observation très perspicace, la finesse de sa psychologie. Le comportement humain est parfaitement rendu. Ici, c'est la peur qui est explorée jusqu'à son tréfonds, jusqu'à sa plus profonde vérité. Le rythme s'accélère, l'étau se ressert autour d'Irène. Elle est prisonnière, elle s'asphyxie et nous lecteur, retenons notre souffle jusqu'à ce que la fin, on ne peut plus insoupçonnée et subtile, nous coupe le souffle ! Zweig prouve avec talent que les ressources d'un couple sont souvent sousestimées. C'est superbe et cela nous donne à réfléchir sur les conséquences du mensonge, la peur qui nous paralyse autant que la vérité, ce qui nous empêche de nous délivrer de notre fardeau. En effet, qui ne s'est jamais noyé dans un mensonge ? Car la peur d'être découverte dans le secret d'un mensonge et de la faute est un fardeau. "La peur est pire que la punition". Dans la peur se cache la honte de la faute, de la mauvaise image que l'on pourrait donner de soi même. On a peur de l'autre aussi, de sa réaction que l'on imagine, que l'on surestime, que l'on minimise. Allez savoir. En tous cas, pas besoin d'emplifier les éloges sur la plume de Zweig, elle se défend, brille d'elle même.

  

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs, #Livres audio, lectures audio

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Publié le 29 Mars 2011

Synopsis : Sommes-nous maîtres de notre destin ? Ou sommes-nous manipulés par des forces invisibles ? David Norris entrevoit l'avenir que le Sort lui réserve et se rend compte qu'il aspire à une autre vie que celle qui lui a été tracée. Pour y parvenir, il va devoir poursuivre la femme, dont il est tombé follement amoureux, à travers les rues de New York et ses réseaux souterrains...

 

 

 

Thriller, romance, SF avec Matt Damon, Emily Blunt, Mickael Kelly

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

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Mon humble avis : L'agence ne se contente pas de se classer dans une catégorie de film. En effet, lui convienent les termes thriller, science fiction, romance, action, comédie. Chaque élément est savoureusement dosé pour que l'ensemble fonctionne à merveille et que tout le monde y trouve son compte.

Inspiréd'une nouvelle d'un grand maître de la SF (Philip K.Dick), le scénario est très vite intriguant, captivant et le suspens est maintenu jusqu'au bout. Que se passe-t-il, comment Matt va se sortir de là, est-ce du lard ou du cochon. Impossibe d'expliquer aux autres, ils le prendraient pour un fou... et s'il l'était. Et si, dans le doute, mieux valait s'abstenir...

Ce film aurait pu s'intituler "Le piège", "Libre arbitre", "Dilemme", "le plan"... et "l'agence" !!! Il s'interroge (et nous pousse à le faire aussi en passant bien sûr) sur notre libre arbitre dans la vie et sur les conséquences de nos choix dans notre vie, mais aussi, ce que nous sous-estimons souvent, dans celle des autres... (Il est pas mal question de la théorie du domino !). Notre vie est elle écrite, que se passe -t-il si l'on sort du rang, qui tire les ficelles, qui écrit le plan... Inutile d'en dire plus, tout est dans le film que vous irez voir bien sûr,  en vous demandant si vous y allez de votre propre initiative ou parce que... de derrière mon écran, je tire les ficelles, porte un chapeau et suis un membre de l'agence ( haha, je m'amuse !!!). Et puis imaginez une seconde les conséquences qui ne manqueront pas si vous n'allez pas voir ce film génial.... Messieurs, vous manqueriez une belle prestation d'Emily Blunt et Medames, vous ne tomberiez pas sous le charme inaltérable de Matt Damon. Oui inaltérable, quand on voit ce capital à peine entamé par les goûts de "ch.....s" avec lesquels il est encore vêtu ici.

Un bémol, l'agence me dicte de vous donnez quelques bémols.... L'horrible costume bleu de Matt, 2 phrases un peu niaises sur la fin et un message final à l'américaine un peu simpliste par rapport au reste du film.... Mais je choisis de dire que je me suis laissée clouée volontairement à mon siège par ce film... même s'il était écrit que je serais clouée. Vous pensez que je divague... Non, allez voir et vous verrez ! 

 

 

  

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 27 Mars 2011

Policier - Editions PLE - 152 pages - 14.90 €

 

 

Parution avril 2009

 

 

 

L'histoire : Un veille homme est retrouvé mort dans sa cave, à Bourges.

Meutre ou accident ?

Quel point commun entre cet homme et une détenue de la prison des femmes de Rennes.

Et avec Sophie et David, dont les parents ont été sauvagement assassinés 30 ans plus tôt...

Même si l'évidence est là, elle ne saute pas aux yeux. Aussi vrai qu'il ne faut pas se fier aux apparences.

 

 

 

 

 

 

Tentation : Présence de l'auteur à la Rue des livres de Rennes en 2010

FOurnisseur : Achat sur Salon + PAL

 

 

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Mon humble avis :  L'auteure est charmante, bretonne,  a répondu à une de mes interviews l'année dernière et le pitch de ce polars me garantissait un bon moment de lecture. Certes, je suis très vite entrée dans l'histoire, l'intrigue est savamment montée et la plupart des personnages sont très attachants dans les douleurs qu'ils soignent, notamment celui de Sophie qui m'a bien plu.

Je m'attendais à un diable plus diabolique même si l'épilogue est assez osée ( rien de choquant, mais culottée).

Je tournais les pages avec plaisir et puis,  des détails, des contradictions, des anachronismes m'ont freinée dans mon élan et m'ont dérangée. Etourderie, manque de relecture, coquilles ou mauvaise compréhension de ma part ?

Toujours est-il que les enquêteurs sont tantôt gendarmes tantôt policiers, qu'ils passent aussi bien à la gendarmerie qu'au commissariat, que des personnages semblent s'appeler Thérèse puis évelyne, qu'un héritage serait reçu 2 ans avant la mort de la défunte....Bref, je suis retournée plusieurs fois quelques pages en arrières histoire d'éclairer cette nébulosité... En vain. Autre exemple, le gendarme Drasse, enqêteur principale de cette histoire, est tout d'abord présenté les cheveux coupés courts... Quelques pages plus loin, lorsque ses cheveux frôlent les épaules de Sophie, il les rabats en arrière de sa main.... Des clichés empruntés à la suicidée alors qu'on ignore encore son suicide. Bref, des anachronismes qui m'ont pertubée...

Des sujets captivants sont évoquer ici, comme le deuil, ou la façon dont on se reconstruit, ou pas, après une drame affreux.

Enfin, l'intégration du surnaturel, du paranormal dans la résolution de l'intrigue ne m'a pas convaincue. J'ai eu l'impression que l'auteur disposait dans ce livre tout ce qui lui est cher, tant dans les lieux, que les idées, que les arts, sans que ce soit forcément à bon escient. Cela ne me paraissait pas forcément naturel...

Dommage, une bonne matière, une enquête intéressante et originale mais des maladresses qui ne m'ont pas permis une lecture fluide de ce roman.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 25 Mars 2011

Aujourd'hui, comme l'an dernier, j'ai un an de plus. Cela commence à devenir sérieux, voire flippant, c'est ma dernière année chez les trentenaires...

 

 

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Une vidéo qui n'a rien d'intelligent, ni de culturel, ni de littéraire, mais qui me fait mourir de rire. Et qui prouve que tout va très vite...

Attention, coeurs sensibles s'abstenir !!!!

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 24 Mars 2011

Synopsis :  France, ouvrière, vit dans le nord de la France, à Dunkerque avec ses trois filles.
Son ancienne usine a fermé et tous ses collègues se retrouvent comme elle au chômage. Elle décide de partir à Paris pour trouver un nouveau travail. Elle va trouver un stage pour devenir femme de ménage. Assez rapidement, elle se fait engager chez un homme qui vit dans un univers radicalement différent du sien. Cet homme, Steve est un trader qui a réussi, il travaille entre la City de Londres et le quartier de la Défense à Paris.

Les deux individus vont se côtoyer. Cette ouvrière va découvrir les gens qui vivent dans le luxe. Elle va finir par découvrir que cet homme, fort séduisant et sympathique, est en partie responsable de la faillite de son ancienne entreprise.

 

 

Avec Karin Viard, Gilles Lellouches, Audrey Lamy...

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Du grand Klapish ! Ma part du gâteau est un film comique et dramatique, social et divertissant, actuel et atemporel.

Superbe mise en scène de la théorie des dominos ou du battement d'ailes de papillon...

Au début, il y a le trader (Gilles Lellouches), maître du monde et maître dans l'art de la goujaterie, qui d'un click droit ou d'un click gauche, brasse des millions d'euros dans son immense plateau de jeu qu'est la finance internationale. D'un achat ou d'une vente, il "dézingue" une entreprise, sans que l'effleurent un instant les conséquences de son acte....

L'usine de France (Karin Viard) est délocalisée et après 20 ans de bons et loyaux services, France est licenciée sans imaginer un seul instant qu'à l'origine de son licenciement, il y a un trader... dont elle devient, toujours sans le savoir, la femme de ménage.

Gilles Lellouches croit être heureux parce qu'il a tout, des plus jolies filles à la vie de luxe. Mais c'est dame solitude qui lui tient finalement plus compagnie. Alors que Karin Viard, vit dans la chaleur modeste mais très humaine de sa famille et de ses amis.

Cedric Klapish fait donc se rencontrer les extrêmes, les opposés, les rapproche, les éloigne et met la lumière sur des contrastes saisissant, aussi bien matériels qu'affectifs. Qui va le plus évoluer au contact de l'autre ???

Dans cette histoire, on frôle autant la comédie que le drame, un drame personnel et collectif qui nous renvoie à ce qui nous menace tous plus ou moins à notre époque. Certes on rit tant les dialogues sont savoureux et certaines situations, pourtant bien réelles, semblent tellement insensées qu'on pourrait les croire absurdes (notamment celle liée au machisme primaire et à l'égoïsme sans nom de Lellouches). Mais l'émotion n'est jamais loin et nous fait dire que l'on regarde un film équilibré, intelligent, nécessaire et pourtant très divertissant aussi.( Par contre, il y a tant de subtilité dans ce film que je doute qu'un jeune public y trouve son compte...)

Klapish est un réalisateur à acteurs bien sûr. Il sait les choisir, leur être fidèle, leur offrir des rôles en or qu'ils ne trahissent pas, bien au contraire, qu'ils subliment !

Gilles Lellouches est excellent dans ce rôle qui lui va si bien (trop bien peut-être et trop souvent, attention....), celui du mec goujat, bourrin et abruti qui ne se pose pas de question.

On savait Karin Viard grande actrice, mais là, le mot grande ne lui suffit plus. Même grandiose semble trop limité pour décrire le talent dont elle fait preuve ici. Magnifique, tant en femme rustique et abîmée qu'en fausse Russe où on la confondrait presque avec Nicole Kidman. Karin Viard mérite un César. On verra l'an prochain si je suis médium...

La fin.... partage et fait débat... Pour ma part, je l'ai adorée et pour moi elle ne pouvait être autre. Le titre du film y prend tout son sens, même si l'expression "part du gâteau" est venue bien avant dans l'histoire. Sa signification réelle, elle vient là. Car ainsi, même s'il n'a pas la même saveur pour tous, chacun à sa part du gâteau. Karin Viard ason honneur, sa réussite, quel qu'en soit le prix. Et Lellouche a enfin une conscience quoique... Il a en tout cas tous les ingrédients en main pour en prendre (de la conscience !)

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 23 Mars 2011

Roman - Edition J'ai lu - 125 pages - 3.70 €

 

 

4ème de couv' : " J'étais, sans le savoir, un enfant heureux, relativement heureux, il est vrai. Mais ce n'était qu'une impression d'ensemble. Car ma vie, même alors, ne manquait pas de petits malheurs auxquels je n'arrivais pas à m'habituer. Il faut remonter à novembre 1944. J'avais treize ans. " Jeff porte sur la lèvre un petit bec-de-lièvre que tout le monde nomme la " cicatrice ". Une infirmité dont il ne connaît pas la cause et qui lui vaut moqueries et méchancetés de toutes sortes. Parce qu'il ne sait s'en défendre, il intériorise toute cette douleur, toutes ces blessures morales répétées. A cet âge si sensible, s'enfermant peu à peu, il souffre et fait souffrir ceux qui l'aiment sans réserve...

 

 

 

 

Billet publié dans la catégorie "L'avis des ados" donc... écrit par ma nièce.

 

 

 

 

 

 

 

L'avis de Camélia, 14 ans : Dans ce roman, un jeune américain garçon de treize ans, pendant la Seconde Guerre Mondiale raconte une période décisive de sa vie. Jeff porte sur la lèvre supérieur un bec de lièvre que ses parent lui ont toujours expliquer comme un accident lorsqu'il était petit. En cours d'année, il doit changer d'école. Là, il sera confronté à un milieu social aisé qui n'est pas le sien. Les enfants de sa classe le refusent dans leurs jeux et font souvent allusion à sa cicatrice en le surnommant "grosse lèvre". Finalement, Willie, un élève, invite Jeff à venir jouer avec eux et le prend sous son aile. Une amitié qui rempli de joie Jeff naît doucement entre les deux garçons.
 
Un soir, Willie invite Jeff pour lui présenter sa collection de timbres. Appelé au salon par sa mère il laisse son ami quelques minutes seul dans sa chambre. Pendant ce temps, Jeff lui vole ses plus beaux timbres et les fourre dans sa chemise. Lorsque Willie revient, il constate la disparition mais n'ose fouiller Jeff qui lui fait remarquer que, étant son ami, il pouvait lui faire confiance et que les timbres étaient sûrement tombés sous un lit ou avaient glissé entre deux feuillets. Puis, prétextant l'inquiétude de se parents il se retire chez lui.
 
Le lendemain, à l'école, Jeff qui commençait à s'intégrer dans la classe, se fait rejeter par ces camarades qui ont appris l'incident de la veille. Pour Jeff commence un interminable tourbillon qui l'emporte très loin. Commençant par voler son ami, il lui ment pour l'assurer de son innocence ainsi qu'a ses parents et Bubby son petit frère avec qui il s'entendait si bien. Se trouvant indigne de l'affection de sa famille, il la repousse en devenant méchant avec ses proches. Pourtant il ne peut se résigner à rendre ces timbres, trops heureux d'avoir quelque chose de Willie avec qui il a cassé toute amitié, celui qui un jour l'avait invité a jouer pendant la récréation.
 
J'ai beaucoup aimé se livre car il montre bien la difficulté de s'intégrer quand on est différent et tout l'engrenage du vol. Il est facile à lire et très bien écrit.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 21 Mars 2011

Synopsis allociné :  Leïla, après cinq années de prison, retrouve la liberté. Elle va rencontrer Yannick, un jeune athlète qui vient de perdre la vue dans un accident. La seule discipline que celui-ci peut pratiquer avec son handicap, c’est la course. Mais avec un guide, auquel il est attaché, par un fil, le temps de l’entraînement. Ce sera en l’occurrence, une guide : Leïla, elle-même athlète de haut niveau dans sa vie d’avant. Leïla se tait sur son passé. Yannick, étouffé par les marques de compassion de son entourage, va s’arranger de ce silence. L’entraînement, et puis les projets de compétition vont les aider à se reconstruire, l’un avec l’autre. Mais il y a des histoires passées qui ne vous lâchent pas, et des sentiments présents, des mouvements du cœur, qui bouleversent les trajectoires. Il faudra en passer par là pour un jour entrer dans la ligne droite.

 

 

Drame avec Rachida Brakini, Cyril Descours, Clémentine Célarié

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Ce film possède et développe de fortes qualités humaines, c'est pour cela que je lui octroie 3 étoiles, même si je suis plutôt mitigée.

Leila sort de prison et elle devient la guide sportive de Yannick, jeune athlète devenu aveugle récemment, dans un grave accident de la route. Les deux personnages doivent s'apprivoiser, se découvrir, se faire confiance, aller au même rythme, parvenir à mettre leur pas dans celui de l'autre. Ils se recontruisent ainsi chacun dans l'importance qu'ils trouvent au regard de l'autre et dans un objectif commun. Cela donne lieu à de très belles scènes d'entraînement sportif, d'efforts, de plaisir dans le surpassement de soi très bien filmées. La ténacité que met le jeune aveugle à vouloir courrir et surmonter son handicap est touchante. Sa révolte aussi contre l'injustice qu'il subit l'est tout autant.

J'ai aimé la double "lecture" possible de ce film. Car ici, il s'agit de la rencontre de deux athlètes, mais j'ai trouvé qu'il pourrait s'agir de deux personnes au bord de l'amour qui finalement est aussi un sport de haut niveau, une course de fond, il faut mettre son pas dans celui de l'autre, au même rythme...

Alors pourquoi suis-je mitigée ? Parce qu'il y a des longueurs, des dialogues peut-être un peu trop clichés ou trop forcés qui gâcheraient un peu l'émotion. Et puis les deux acteurs principaux ne m'ont pas convaincu. Surtout Cyril Descours qui n'est pas toujours juste, au point que jusqu'à ma visite sur Allociné, je le soupçonnais d'être un sportif devenu acteur pour l'occasion. Car les scènes sportives sont impeccables, mais quand on en sort, c'est limite limite.

Enfin, le sujet rencontre aveugle /guide n'est pas assez approfondi, parfois mis dans l'ombre par l'histoire personnelle de Leila qui fait que l'on s'éloigne du sujet.

Ce n'est donc pas le meilleur film de Régis Warnier, à qui l'on doit tout de même Indochine et une Femme Française.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 19 Mars 2011

Roman - Livre de poche - 256 pages -  5 €

 

 

Première parution du roman en 1951.

 

 

L'histoire : Holden Caulfield, 16 ans, est pour la énième fois renvoyé du collège de Pencey. Les vacances de Noël sont dans 3 jours. Alors, pour ne pas rentrer plus tôt chez lui et affronter l'ire parentale, il erre pendant 3 jours dans sa ville, New York. C'est cette brève odyssée qui est racontée ici.

 

 

 

Tentation : Mon inscription au challenge de Théoma + une conférence sur Salinger à laquelle j'ai assisté récemment et enfin, une grande envie de relire de livre culte.

 

Fournisseur : mes étagères.

 

 

 

 

 

 

Pour ceux qui ça intéresse... 

 

Présentation du livre :L'attrape-coeurs est un phénomène littéraire. Paru en 1951 aux USA, c'est un des livres les plus lus au XXème siècle. Il s'en est vendu plus de 60 millions d'exemplaires et il s'en vendrait encore près de 250 000 par an. C'est un classique enseigné dans les écoles américaines et canadiennes, même s'il est parfois controversé pour ses sujets et son style. La notion d'antihéro débute avec ce livre outre atlantique et choque le public. L'attrape coeur comporterait certains éléments autobiographiques.... L'échec scolaire, l'évocation de l'armée et de la 2ème Guerre Mondiale, l'évocation d'entrer dans un monastère. C'est un roman qu'il faut ancrer dans son époque : la fin des années 40, l'après guerre. Dans la question récurrente d'Holden " où vont les canards du lac de Central Parc quand le lac est gelé" ?... Il faudrait y voir une métaphore de la guerre et du retour des soldats...

 

Présentation de l'auteur :Né en 1919, Jérôme David Salinger est entouré d'un véritable mystère qu'il a plus ou moins entretenu toute sa vie durant en refusant toute apparition publique, toute interview ou nouvelle publication pendant plus de 40 ans. Il a vécu reclus dans un monastère. Il est décédé il y a un an, le 27 janvier 2010.  L’un des thèmes majeurs de Salinger est l'adolescence avec ses perturbations et son désenchantement devant la perte irrémédiable de l'innocence de l'enfance. Entre 1942 et 1945, Salinger est dans l'armée et il sera l'un des premiers à pénétrer dans les camps de concentration. Il en sera très affectée et en 1945, il est hospitalisé pour soigné un syndrome de Stress Post Traumatique.

Salinger n'a rien publié depuis 1963.

 

 

 

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Mon humble avis : (relecture) Je me souviens parfaitement, quand j'ai achevé ce livre en décembre 1990, j'étais bouleversée. Ce livre, c'était moi !!! Il y a 20 ans, j'avais dit à mes parents " il y a des livres qui vous transforment à vie, qui ne vous laissent pas intacte.". J'avais 18 ans....

Aujourd'hui, je suis bien plus nuancée et bien moins enthousiaste... Faut il relire ce livre ? Y a-t-il un âge idéal pour l'apprécier à sa juste valeur ? De l'avis de la conférencière écoutée il y a quelques semaines, oui, ce livre peut-être lu et relu, à n'importe quel âge, on y trouve toujours quelque de nouveau et de différent.

J'ai donc suivi à nouveau Holden, désabusé et paumé, dans son errance New Yorkais. J'ai assisté à sa solitude, sa révolte, son ivresse, son ennui, son instabilité, son humeur changeante, sa déprime en fait. Toute la vie d'Holden aboutit ici, et son avenir dépend de ses quelques jours.

Ce récit à la première personne nous dresse donc les activités du jeune homme dans l'ordre chronologique. Il ressort de tout cela la terrible douleur de l'adolescence, la perte de l'innocence, la peur et la difficulté du passage à l'âge adulte.

 J'avais oublié que "l'action" débute réellement au bout de premier tiers de l'oeuvre. Je me suis bien moins sentie concernée par le personnage, qui ne m'a touchée que dans les derniers chapitres. Sinon,  j' avoue que je n'ai pas été captivée par cette lecture, parfois ennuyeuse, même si je reconnais qu'il y a deci- delà quelques passages sarcastiques ou "initiatiques" qui remontent le niveaux d'un très moyen. Je me suis distraite en cherchant les indices autobiographiques et les éléments expliqués par ma conférencière,qui conseille vivement de lire ce livre dans sa version originale, en Anglais.... En effet...

Car c'est là je dirais que le bâts blesse le plus. Le style qui pour l'époque était peut-être révolutionnaire, mais qui pour 2011, est lourd et vraiment démodé. Familier, parlé, hâché, parfois vulgaire. Beaucoup d'argot, un vocabulaire plus que limité et très répétitif. D'ailleurs, le narrateur est souvent aussi répétitif dans le contenu de ses propos que dans les mots qu'il utilise. Bref, un style lassant et des propos souvent vides...

Alors peut-être que ce livre est un témoignage exceptionnel sur une époque, une ville et un style littéraire, mais je trouve qu'il n'a pas bien veilli, même si la rébellion et les angoisses des adolescents est toujours d'actualité, puisqu'atemporelle.

 

Autre hypothèse : le livre n'est pas plus vieux et "hors contexte" en 2011 qu'en 1990.... par rapport à sa publication en 1951... C'est peut-être juste moi qui me suis pris 20 ans dans la vue ???!!! C'est juste une hypothèse !!!

 

 

L'avis de Cynthia; de Chaplum; Esmeraldae; et de Karine :)

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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