Publié le 16 Octobre 2008

Résumé : " Depuis dix ans, j'ai trop vu, trop senti, trop admis et pas assez haï.
Depuis, je glisse vers l'obscurité et la réclusion. Entre l'obéissance à la vie et la démence des souvenirs, je suis vieux de plusieurs morts. Mes victoires sur moi-même débouchent sur le vide. " Homme de terrain avant tout, Paul-M Marchand s'est forgé une façon toute particulière d'appréhender le comportement de ses semblables. Témoin acharné des guerres et de ses fantaisies, il réfute jusqu'à l'idée que ces horreurs puissent rester lettre morte - ces horreurs dont personne ne semble être responsable, mais dont il faudra bien pourtant que quelques-uns répondent un jour, devant et au nom de l'humanité.
Sympathie pour le diable est ce récit de l'insoupçonnable, qui sonde nos consciences en répercutant sans concession ni voyeurisme ces taches de sang qui maculent l'Histoire.


                                           

Mon humble avis : Il ne peut que prendre encore quelques leçons d'humilité. Que dire de plus que le résumé pour attirer votre conscience.  Paul.M Marchand a passé dix ans de sa vie à Beyrouth et à Sarajevo en plein conflits, conflits assez peu relayés dans nos cultures faute de pétrole sans doute ?? Marchand a par ailleurs obtenu trois prix internationaux  de correspondant de guerre. Ce sont ces dix années de correspondance de guerre qu'il raconte ici, sans complaisance, sans voyeurisme et surtout sans censure. Ce récit, conçu comme un reportage est magnifique et terrifiant puisqu'il ne s'agit pas d'un roman mais de la réalité la plus atroce. Ce journaliste, nous le suivons pas à pas, dans ses peurs, ses doutes, sous les balles, chez les habitants blessés. Il est même des jours où il ne sait plus ce qu'il fait là, ni a quoi sert tout cela ? Il nous communique sa légitime détresse et nous offre une autre vision des conflits armés. Dans une guerre, il n'y a pas que des militaires... Il  a des civiles qui souffrent le martyre en silence, ignorés du monde. Marchand nous montre cela. Alors bien sûr des scènes sont très difficiles à lire. Mais on se force à les lire car sinon, comment peux t-on prétendre comprendre et partager la douleur des autres si on ne sait pas la lire, la voir ou l'imaginer. A ne pas mettre dans les mains de jeunes esprits fragiles mais à lire absolument et se dire ensuite : Plus jamais ça". A force, parviendrons nous a adoucir le monde ?

                                                                                                                                                                                  

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 14 Octobre 2008

Résumé : Salie vit en France. Son frère, Madické, rêve de l'y rejoindre et compte sur elle. Mais comment lui expliquer la face cachée de l'immigration, lui qui voit la France comme une terre promise où réussissent les footballeurs sénégalais, où vont se réfugier ceux qui, comme Sankèle, fuient leur destin tragique ? Comment empêcher Madické et ses camarades de laisser courir leur imagination, quand l'homme de Barbès, de retour au pays, gagne en notabilité, escamote sa véritable vie d'émigré et les abreuve de récits où la France passe pour la mythique Arcadie ? Les relations entre Madické et Salie nous dévoilent l'inconfortable situation des " venus de France ", écrasés par les attentes démesurées de ceux qui sont restés au pays et confrontés à la difficulté d'être l'autre partout.

                                  

Mon humble avis: Le ventre de l'Atlantique est est un roman que l'on peut deviner témoignage, qui pourrait l'être en tout cas. Il dénonce les deux côtés du miroir de l'immigration... Le point de vue de celui qui reste au pays, ici le Sénégal, mais qui ne rêve que d'une chose, c'est de partir. Partir comme les autres, pour aller mener une vie forcément merveilleuse en France, voire devenir footballer professionnel.  Mais surtout, Fatou Diome insiste sur le point de vue de celui qui est parti, qui vit en France souvent dans une minable chambre de bonne. L'émigré qui subit le racisme et qui peine à joindre les deux bouts en fin de mois. Car il faut aussi économiser pour rentrer de temps en temps au pays et ce retour, et bien, il ne doit pas se faire les mains vides. Personne ne comprendrait au pays qu'un des leurs puissent revenir en vacances sans avoir dans ses bagages au minimum une télé, un magnétoscope etc.... Celui qui est parti est forcément riche ! Et même s'il ne l'est pas, il partagera ses maigres ressources...
Ici l'héroine envoie de l'argent à son petit frère à condition que celui ci soit utilisé au Sénégal, pour ouvrir une épicerie par exemple.
Ce livre est très bien écrit, il affronte l'ambiguïté de vérités difficilement acceptables et dénonce la position peu enviable de ceux qui ont un pied de chaque côté d'une frontière.
Un beau livre donc, touchant,  mais qui traîne un peu trop en longueur à mon goût, malgré une écriture qui ne manque pas d'humour.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 13 Octobre 2008

Il y a quelques jours, Daniel Picouly évoquait la Villa Medicis dans son émission "Café Littéraire". Mais cette évocation est restée floue et ne m'a pas du tout éclairée à propos de cette Villa qui semblait importante et dont je n'avais jamais entendu parlé. Suis-je la seule ? Peut-être ! Dans ce cas là, honte sur moi ! Sinon, j'ai effectuer de rapides et succinctes recherches afin de combler mon ignorance. Si cela vous intéresse, voici une courte synthèse de ce que j'ai trouvé...


Majestueux palais romain chargé d'art et d'histoire et construit en 1666, la Villa Medicis est entourée de plusieurs hectares de jardins dominant Rome depuis les hauteurs du Pincio. Par son histoire, son architecture et ses jardins, la Villa compte parmi les joyaux du patrimoine français à l’étranger. Voici pour le bâtiment. Maintenant, voyons son contenu... La Villa Medicis abrite depuis 1 803 l'Accademie de France à Rome.Et depuis l'été 2008, celle-ci est dirigée depuis l'été 2008 par Frédéric Mittérand.

C'est ainsi que je réalise que la véritable question est : qu'est-ce que l'Académie de France à Rome ? Une institution !
L'Académie de France à Rome est parfois perçue comme un refuge d'artistes boursiers pour exercer leur talent hors de toute contingence matérielle. Ainsi, elle accueille actuellement 17 artistes pensionnaires, dont la plupart sont français ou francophones dans différentes disciplines, afin qu'ils se perfectionnent. La durée des stages va de 6 mois à 2 ans. Ce lieu est une opportunité pour les jeunes artistes, c'est un creuset  d'invention, de travail. Il leur permet aussi de rencontrer des artistes reconnus.

La Villa Médicis est ouverte aux professionnelles des onze disciplines suivantes : Architecture, Arts culinaires, Arts plastiques, (peinture, sculpture, gravure, pratiques artistiques mixtes), Composition musicale, Design, Ecriture d'un scénario pour le cinéma ou la télévision, Histoire de l'art, Littérature (roman, essai, poésie, théâtre), Photographie,Restauration des oeuvres d'art ou des monuments et Scénographie.

Pour postuler ? Les candidats doivent être âgés de plus de 20 ans et de moins de 45 ans au 31 décembre de l'année en cours. Ils doivent être francophones. Ils doivent de préférence avoir des notions de langue et de la culture italienne. Ces connaissances seront prises en compte par le jury. La sélection ne s'adresse pas à des étudiants mais à des personnes déjà engagées dans la vie professionnelle et recherchant à Rome un complément d'expérience. Enfin, il faut expliquer son projet dans une note dactylographiée de deux à dix pages en langue française. Bref, écrire une belle lettre de motivation !

L'autre mission de cette prestigieuse institution est aussi d'organiser des manifestations culturelles et artistiques.

On pourrait encore disserter des heures sur la Villa Medicis, tant le sujet est large. Mais mon objectif sur ce blog est d'éclairer, pas d'assommer !

Pour conclure, quelques noms de célébrités qui sont passées par là en pensionnaires ou en directeurs : Ingres, Malraux, Fragonard, Berlioz, Olivier Poivre d'Arvor, Mickaël Levinas, Marie N'Diaye, Balthus, Eric Tanguy...
 
                                                                              



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Rédigé par Géraldine

Publié dans #A propos de...

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Publié le 12 Octobre 2008

Résumé général:  Au Field de la nuit est la nouvelle émission culturelle de TF1. Chaque semaine, ce magazine de 52' sera le rendez-vous de toute l'actualité littéraire. C'est le livre dans tous ses états, romans, polars, BD, essais, biographies et aussi dans toutes ses déclinaisons, adaptations littéraires au théâtre, au cinéma et en chanson… Michel Field y recevra les auteurs qui font l'actualité, des chroniqueurs, mais aussi, chaque semaine, dans le public, des lycéens, qui auront lu les livres des invités et pourront ainsi participer au débat tout au long de l'émission.





Programme de cette première émission du mardi 7 octobre 2008

Invités: David Foenkinos, pour son livre «Nos séparations» (Gallimard); Michel Leeb, pour la pièce «Parle-moi d'amour»; Bernard Werber, pour son livre «Paradis sur mesure» (Albin Michel); Faïza Guène, pour son livre «Les Gens du Balto» (Hachette LIttératures); Laurent Gaudé, pour son livre «La Porte des Enfers» (Actes Sud); Valentine Goby, pour son livre «Qui touche à mon corps je le tue» (Gallimard).

Pour info : Au Field de la
nuit, c'est aussi un Blog qui permet aux téléspectateurs internautes de livrer leurs critiques, leurs notes de lecture. Les meilleurs d'entre eux pourront d'ailleurs être invités de temps en temps en plateau. http://aufielddelanuit.over-blog.com/

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Mon humble avis: Chouette, une nouvelle émission littéraire, hébdomadaire cette fois-ci, pour remplacer feu "Vol de Nuit" de PPDA ! Un Michel Field très cool aux commandes, voire même débonnaire "mais t'es sur TF1 mon pote" (phrase dite plusieurs fois pas Field aux auteurs au cours de la soirée.) Mais pourquoi pas, chacun son style... Michel Field n'est pas un bleu en matière de culture et l'émission semble innovante avec l'intervention de jeunes et anonymes lecteurs. Donc tout s'annonce pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Sauf que.... mon avis va s'arrêter là ou presque.... 23h50.... c'est l'heure du générique d'ouverture de l'émission. Par plaisir, passion et curiosité, on s'octroye une demie heure du programme. Mais le lendemain, le devoir (travail, enfants ou les 2 à la fois) nous appelle, donc on s'oblige à éteindre le poste de télévision.  Dans cette courte demie heure, Bernard Weber a tout de même eu le temps de me convaincre sur son dernier livre, le recueil de nouvelles "Paradis sur mesure", qui doit vraiment être sympa.
Maintenant, j'hésite à enregistrer ce billet sous la catégorie "Télévision" ou "Mes coups de Gueule", POUR L'HORAIRE BEAUCOUP TROP TARDIF DE LA DIFFUSION DE CETTE EXCELLENTE EMISSION !!!!

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 11 Octobre 2008

 Et oui, tout comme vous, je surfe sur le net pour prendre l'air... Plus précisément, je me balade sur les rives de la blogosphère littéraire. De cette promenade solitaire, je sors toujours plus riche de nouvelles découvertes : roman, auteurs, blogueurs et leur univers. Chaque jours, je suis surprise par l'imagination des uns, la culture des autres, l'humour des derniers, le talent et la passion de tous. Ce billet ce veut un vibrant hommage !


Hommage aux blogueurs : Oui, nous partageons la même passion des livres (les livres sont notre opium)... mais aussi certainement le rêve secret et parfois utopique oun réaliste de devenir bibliothécaire ou libraire, histoire de vivre entourés de livres, afin d'en parler toute la sainte journée ! Imaginez que notre rêve devienne réalité... Nous serions très nombreux à ouvrir notre librairie au coin de notre rue. Des librairies remplaceraient les pharmacies qui parsèment nos villes et places de village. Au lieu de prescrire du Prosac à la pelle, les médecins enverraient leurs patients dans la librairie la plus proche de chez eux avec une magnifique ordonnance : quelques poêmes de Lamartine, un bon thriller contre l'ennui, un pavé de Kennedy pour remplir le vide, un livre d'Orsenna pour redonner le sourire, "les tribulations d'une caissière" pour rire aux éclats... J'en passe et des meilleurs.... Et oui, utopie quand tu nous tiens !
 En commun, nous avons aussi l'amour des mots de l'écriture que nous pratiquons via nos blogs respectifs. Et comme chacun sait, tout auteur écrit dans l'intime espoir envie d'être lu, entendu, reconnu... 
Enfin, par la mise à jour régulière et soignée de notre blog, ne nous transformons nous pas en un journaliste qui s'appliquerait à la mise en page de son journal, mais aussi à en varier le contenu pour garder son lecteur, un journaliste qui chercherait "le livre INCONTOURNABLE" comme un scoop, à être au top de l'actualité ?!

Hommage aux lecteurs: Chers lecteurs, merci. Vous réalisez le rêve des blogeurs d'être lus. Vous êtes la sève de chaque blog. Un blog sans lecteurs meurt très vite, le  blogueur n'étant plus de motivé pour sa mise à jour s'il n'est point lu régulièrement. Blogueurs, blogs et lecteurs forment un tout indivisible. Les uns n'existent pas sans les autres !

Hommage aux auteurs des livres que nous décortiquons sur nos blogs : Et oui, que serions nous, nous blogueurs sans livres à disséquer. Merci à vos autres auteurs qui cultivaient notre passion par votre talent et votre diversité. Je suis toujours étonnée, lorsque je me balade dans une librairie ou dans la blogosphère, des infinies possibilités de lecture. Il y a tellement de livres, et de styles si différents que tous les goûts devraient trouver un ouvrage à la hauteur de son attente... et que je n'aurais jamais assez de toute ma vie pour lire toute ma PAL qui grandit chaque jours !

Hommage aux livres : Il y a quelques temps, j'ai été hospitalisée 3 semaines. Le temps est longs et les distractions peu nombreuses en milieu hospitalier. Certains patients avec qui je discutais se plaignait d'ennui. Je leur disais : " Pourquoi tu ne lis pas un bon bouquin"... à quoi ils répondaient " Je n'aime pas lire".
Comme je les plaignais. J'ai passé des heures à lire. La fenêtre de ma chambre d'hôpital donnait sur le parking.
Grâce aux livres, j'avais une fenêtre ouverte sur le monde !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Actions Réactions Humeur Humour

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Publié le 11 Octobre 2008

Résumé : Il y a ceux qui veulent gendarmer le langage et le mettre à leur botte, comme le terrible Nécrole, dictateur de l'archipel des Mots, et la revêche Mme Jargonos, l'inspectrice dont le seul idéal est d'« appliquer le programme ».
Et puis il y a ceux qui ne l'entendent pas de cette oreille, comme Jeanne et Thomas, bientôt traqués par la police comme de dangereux opposants... Leur fuite les conduira sur l'île des Subjonctifs. Une île de rebelles et d'insoumis. Car le subjonctif est le mode du désir, de l'attente, de l'imaginaire. Du monde tel qu'il devrait être...




                                    


Mon humble avis :"Les Chevaliers du subjonctif" est la suite de "
La grammaire est une chanson douce" .Avant d'entamer la "critique" sérieuse, je précise qu'il n'est pas nécessaire de d'avoir lu le premier tome pour apprécier le deuxième !

Alors, après la découverte de l'île des mots, Erik Orsenna nous emmène au grès des temps, donc de la conjugaison.
Dans l'archipel des mots, cette fois ci, nous séjournons sur  l'île du Subjonctif. Et c'est une nouvelle fois un véritable enchentement. Le sourire ne quitte pas nos lèvres de la première à la dernière page. Comme il est rare de lire ainsi le sourire aux lèvres. Nous retrouvons notre capacité à l'émerveillement comme lorsque nous étions enfant. D'ailleurs, ce livre est vraiment à mettre entre les mains de toute personne âgée de 7 à 97 ans (77 ans étant à notre époque une référence bien dépassée qu'il faut donc changer !).

Presque à chaque page de ce conte philosophique, ode à l'onirisme et à l'Amour, Erik Orsenna nous offre des phrases magnifiques, qui mériteraient de devenir des citations littéraires à elles seules. Dans "citations", j'entends une phrase superbement écrite, une définition qui crie la vérité d'un auteur et touche le lecteur en plein coeur. En voici un exemple : " Les subjonctifs sont les ennemis de l'ordre... Des insatisfaits perpétuels. Des rêveurs, c'est à dire des contestataires... Du matin jusqu'au soir, ils désirent et ils doutent."
"Le subjonctif est l'univers du doute, de l'attente, du désir, de l'espérance,de tous les possibles".

Alors, en disant " Je voudrais que le Monde soit meilleur", je deviens partisane du subjonctif. Oui, c'est avec honneur et plaisir que je me nomme "chevalière du désordre du Subjonctif" ! Allez, faites campagne avec moi pour le subjonctif, lisez ce livre ! Vous en reviendrez grandis et joyeux !
  

                                                    

                                                                                                             

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 10 Octobre 2008

Un peut musique pour clore sur ce blog le sujet Afrique du Sud (ou pour le commencer, tout dépend du sens dans lequel vous lisez les billets !)
C'était fin des années 80 début des années 90, le chanteur Johnny Clegg, surnommé le Zoulou Blanc, parcourrait la planète avec ses tubes et devenait ainsi un militant anti apartheid international. Sur les ondes de l'époque, on entendait surtout Asimbonanga (dédiée à Nelson Mandela) et Scatterlings of Africa.
En premier, la vidéo de Asimbonanga et en 2ème, celle de Scatterlings of Africa, puisque je n'ai pas su choisir !!!



Voici également un link si vous voulez voir la version livre de cette chanson, à Franckfort, en présence de Nelson Mandela sur scène
Maintenant, place aux paroles avec certaines phrases traduites en Français :
ASIMBONANGA (Mandela)

REFRAIN :

ASIMBONANGA
(Nous ne l’avons pas vu)
ASIMBONANG’ UMANDELA THINA
(Nous n’avons pas vu Mandela …)
LAPH’ EKHONA
(Dans le lieu où il est …)
LAPH’ EHLELI KHONA
(Dans le lieu où il est retenu)

Oh the sea is cold and the
Sky is grey
Look across the island
Into the bay
We are all Island’ till
Comes the day
We cross the burning water
--------------------------
REFRAIN
--------------------------
A seagull wing across
The sea
Broken silence is what I
Dream
Who has the words to
Close the distance
Between you and me
--------------------------
REFRAIN
--------------------------
ASIMBONANGA
(Nous ne l’avons pas vu)
ASIMBONANG’ UMFOWETHU
THINA
(Nous n’avons pas vu notre frère …)
LAPH’ EKHONA
(Dans le lieu où il est …)
LA WAFELA KHONA
(Dans le lieu où il mourut …)
HEY WENA
(Hey toi …)
HEY WENA NAWE
(Hey toi, et toi également …)
SIZOFIKA NINI LA’
SIYAKHONA
(Quand arriverons-nous à notre vraie destination ?)



Scatterlings of Africa, Johnny Clegg

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #musique - chanson

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Publié le 9 Octobre 2008

Un petit mémo sur le sujet, 3 billets de ce blog touchant à l'Afrique du Sud, donc à l'apartheid, pour vous rééclairer un peu...

"Entre 1948 et 1990, l’État sud-africain met en place un régime fondé sur la ségrégation raciale, le régime de l'apartheid. Une classification de la population en groupes raciaux existait depuis les premiers temps de la colonisation : elle est officiellement établie en 1950, avec la venue au pouvoir du Parti national unifié, un parti blanc d’inspiration raciste, dont le discours s’inspire du nazisme.

En refusant de donner aux Noirs (67 % de la population du pays en 1950) les mêmes droits qu’aux Blancs (21 %), l’apartheid transforme des différences en discriminiation. Les lois en vigueur en Afrique du Sud conditionnent lourdement la vie quotidienne des Noirs qui, considérés comme inférieurs, n’ont pas les mêmes droits que les Blancs.

Face à des lois de plus en plus ségrégationnistes, l’ANC (Congrès national africain, ex-Parti bantou), principale organisation de défense des Noirs en Afrique du Sud et son jeune dirigeant, Nelson Mandela, répondent tout d’abord par des campagnes non violentes de protestation (pétitions, manifestations… puis de désobéissance civile. Le 27 juin 1955, un Congrès du peuple  multiracial adopte la Charte de la liberté demandant l’abrogation de toute politique discriminatoire.
Mais le massacre de Sharpeville, en 1960, conduit le chef de l’ANC Mandela à adopter la lutte armée. Arrêté l’année suivante, en 1962, condamné à perpétuité, il poursuit son action depuis sa cellule, devenant le symbole du combat contre l’apartheid.

En 1989, Frederik De Klerk accède à la présidence en remplacement de Pieter Botha et confirme ses intentions réformistes. Après avoir négocié secrètement avec l’ANC, il peut annoncer au Parlement, en février 1990, entre autres réformes de grande ampleur, la légalisation de cette organisation et la libération de son chef historique, Nelson Mandela. Le 30 juin 1991, l'apartheid qui avait été systématisé par son propre parti, le Parti national, depuis 1948, est officiellement aboli

Interrogés par référendum l’année suivante, les Blancs se déclarent favorables à 68 % à un gouvernement multiracial. Une Constitution transitoire est mise en place afin d’assurer une passation progressive du pouvoir à la majorité noire. En 1993, Nelson Mandela, l’ex-« plus vieux détenu politique du monde », est récompensé pour son long combat et pour les actions menées de concert avec F. De Klerk en faveur de la démocratie  : tous deux reçoivent le prix Nobel de la paix.
Et le 9 mai 1994, Mandela est élu au suffrage universel premier président noir d’Afrique du sud ".

Je précise que je n'ai pas rédigé ce texte. J'ai sélectionné et régroupé différents paragraphes trouvés sur Internet afin de présenter ici une synthèse , très résumée, sur l'Aparatheid. Mais selon moi, pour être retenu, ces mémos ne doivent pas faire 10 pages. D'où le "très résumé" volontaire.


«Etre libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres.»
(Nelson Mandela)

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #A propos de...

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Publié le 8 Octobre 2008

Résumé : La vie de James Gregory, un Sud-Africain blanc, gardien de prison en charge de Nelson Mandela, de l'incarcération de ce dernier dans les années 60 à sa libération en 1990.
Pendant 25 ans, Gregory s'est occupé de Mandela jour après jour. Il a été son géôlier, son censeur mais aussi son confident, de Robben Island à Pollsmoor, et enfin jusqu'à Victor Verster d'où il fut libéré en 1990.
Le scénario de Goodbye Bafana est basé sur le livre Le Regard de l'antilope écrit par James Gregory lui même

Film réalisé par Bille AUGUST, avec Joseph Fiennes, Dennis Haysbert, Diane Kruger.


                              

Mon humble avis :J'ai vu ce film lors de sa sortie sur les écrans en 2007. J'en rédige ici un billet car il complète parfaitement le sujet ambiant actuel de ce blog, l'Afrique du Sud (via Afrika Trek 1, La Lionne Blanche, ici Goodbye  Bafana et un article sur l'Apartheid - à venir).  Je multiplie les supports d'informations pour tenter de comprendre la mosaïque Sud Africaine.
Goodbye Bafana est un film captivant et bouleversant. Il est doublement touchant car, comme tout le monde le sait, il s'agit d'une histoire trop vraie. Le début du film nous plonge dans la violence de l'Apartheid. Quelques scènes sont difficiles. Le réalisateur a la finesse de ne pas s'y attarder mais de les "affronter" tout de même. Il faut remettre en mémoire la signification et les conséquences réelles du mot "apartheid". Puis Nelson Mandela est arrêté et incacéré. Il restera enfermé pendant les trente années suivantes. Ce sont ces 30 années que ce film raconte, à travers le regard de son geôlier. Une relation de 30 ans entre un geôlier qui doute et évolue et un prisonnier que rien ne semble pouvoir ébranler. 30 ans derrière des barreaux, à poursuivre la lute pour la Liberté des opprimés,  sans violence.
Le jeu des acteurs est d'une justesse et d'une sobriété incroyable.  Les séquences sont filmées avec émotion et les dialogues, parfois réduits au minimum, nous mettent souvent un noeud dans la george. 
En résumé, Goodbye Bafana est un film historique qui décrypte pour nous une époque de l'Afrique du Sud, le combat de Mandela et qui nous livre un peu du mystère du personnage. Et surtout, ENFIN c'est un magnifique hommage à Mandela, devenu un véritable symbole de la liberté.
On sort de la salle de obscure en silence, comme par respect. Une sortie en silence comme on pourrait demander une minute de recueillement pour célébrer une triste cause, où l'avènement tant attendu d'une vérité, d'une victoire... celle de Mandela, d'un peuple, d'une cause !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 7 Octobre 2008

Résumé : Alors qu'en Afrique du Sud un groupe d'Afrikaners fanatiques commet un attentat, en suède le corps d'une jeune mère de famille, Louise Akerblom, est retrouvé au fond d'un puits. L'inspecteur Wallander enquête en vain. Jusqu'à ce qu'il découvre près du lieu du crime le doigt tranché d'un homme noir...
Y aurait-il un lien entre la réalité quotidienne de la province suédoise et la lutte sanglante qui se déchaîne à l'autre bout du monde ?

Une enquête particulièrement complexe pour l'inspecteur Wallander et surtout une superbe occasion pour le maître du polar suédois de concilier ses ambiances nordiques et son goût de l'Afrique où il vit une partie de l'année.


                               

Mon humble avis :  Assez de suspens dans le livre ! Je vous le dis tout de go, j'ai
ADORE !
Je ne suis pas allée vers ce livre, ce livre est venu vers moi, via Kitou, messagère très inspirée qui m'a offert cet excellent polar ! La quatrième de couv' m'a immédiatement interpellée... Afrique du Sud... Comme c'est curieux ! J'ai terminé récemment le premier tome d'Afrika Trek 1, par lequel j'ai accompagné les Poussins dans leur traversée de l'Afrique du Sud en 2003. Et La Lionne Blanche me catapulte à nouveau dans ce pays, mais 11 ans plus tôt, 2 ans après la libération de Mandela, 2 ans avant son accession au pouvoir (environ).

En peu de temps, deux livres de genres opposés (un récit et un polar) m'ont  poussée moi, lectrice, à me poser plus de questions  sur cette mosaïque complexe qu'est l'Afrique du Sud, à considérer son Histoire sous un autre angle... Bref, à m'interroger, à réfléchir, à chercher et à me dire que ce qu'il y a de terrible avec l'Histoire, c'est que si elle ne vous concerne pas directement, elle a parfois une fâcheuse tendance à glisser sur vous. Je suis une contemporaine le l'abolition de l
'Apartheid, de la libération de Mandela et plus tard de son accession au pouvoir, faits HISTORIQUES de premier ordre. Et pourtant, je n'en garde aucun souvenir, aucune "émotion médiatique". Comme le dit Zazie dans une chanson, j'étais là... et je ne m'en souviens pas. J'ignorais même toutes les ramifications que cela impliquait. Et pourtant, je me souviens parfaitement de la chute du Mur de Berlin, ou plus dérisoire, de l'aventure d'un président américain avec une stagiaire. Je sais exactement ce que je faisais et où je me trouvais lors de l'attentat du 11 septembre 2001. Mais la libération de Mandela...

Mais revenons en au sujet qui nous réunit ici... Le roman de Mankell
Si je me fie aux informations du site de la Fnac, La Lionne Blanche est la  septième enquête de commissaire Wallander, héros de Mankell, auteur Suédois prolifique à la renommée internationale ( 
Il a reçu les Prix Mystère de la Critique, prix Calibre 38, Trophée 813 en France --, sans parler des millions d'exemplaires vendus dans le monde.)
L'intrigue est remarquablement construite, nous menant en alternance en Suède ou en Afrique du Sud au fil de chapitre. Dès le début, le lecteur est captivée par cette enquête qui semble insoluble. Et pourtant, dès la centième page ou presque (sur 490), le lecteur connaît la fin, l'Histoire (celle avec un grand H !) étant ce qu'elle est ! Mais ce qui nous importe, nous lecteur, c'est la méthode qu'utilisera Mankell pour réunir deux bouts d'histoire et deux bouts du monde. Mais comment va-t-il faire ? Et puis, comment va-t-il empêcher l'impensable de se produire ? Mankell le fait en tenant son lecteur en haleine à chaque page ! Pas de temps mort dans ce jeu de chats et de souris où les souris deviennent chats, les chats se transforment à leur tour en souris... A moins que chaque protagoniste dans l'histoire soit chat, qu'il n'y ait pas de place dans ce monde pour les souris... Vous l'avez compris, polar de très bon cru. D'ailleurs, je me servirais bien un autre verre des aventures de Wallander ... même si ce millésime là a la réputation d'être le meilleur !!


                                        
                       

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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