Publié le 14 Janvier 2009

Film de HALL BARTLETT

Synopsis : Jonathan le goeland n'a qu'un rêve: voler. Voler toujours plus, toujours plus haut, toujours plus vite au grand dam des membres de son clan qui ne comprennent pas ses multiples experiences de plus en plus dangereuses. Jonathan decouvre bientot qu'il peut aussi voler la nuit. Tout heureux, il vient l'annoncer a ses pairs et pour toute recompense, il est banni. Mais ses aventures ne font que commener dans le vaste monde des airs et de la connaissance. L'errance et l'aventure deviennent ses seuls compagnons jusqu'à ce qu'il rencontre Chiang, l'ancien d'un autre clan, qui a beaucoup à lui apprendre

Casting ; Le premier rôle est tenu par Jonathan le Goeland. Et des centaines d'autres goélands tiennent les seconds rôles !!!







                                        


Mon humble avis :  Je ne vous parle pas ici de n'importe quel film ! Jonathan Linvingston est un film produit dans en 1975, qui a été nominé aux Oscars, et qui fait partie de ma PFV (Pile de Films à Voir) depuis plus d'un an. Ca y'est, je l'a regardé hier, tout en regrettant de ne pas l'avoir fait plus tôt, tout en me promettant également de le regarder de nouveau pour mieux voir, mieux entendre certains messages. (les voix off prêtées aux Goélands).
En fait, nous suivons les aventures de Jonathan depuis ses essais scabreux de vol de plus en plus haut, jusqu'à son bannissement de son groupe, puis dans son errance de part le monde et enfin, dans sa rencontre avec un ancien qui lui apprend bien des choses, entre autre la sagesse. Cela donne lieu a des images superbes d'océan, de désert, de montagnes, de vols de ses géants des mers.
Ce film est à voir par toutes les personnes éprises de : grands espaces, d'océan, de désert, de mer, d'oiseaux marins, de liberté, d'apprentissage, de perfection, de philosophie, de voyage, de rencontres, d'un grain de folie et d'un peu de sagesse.
Je conseille ce film aussi aux personnes qui ont un peu de mal à avancer en ce moment. C'est un film plein de sagesse, qui évoque les grands sentiments qui nous émeuvent, nous préoccupent ou nous ravagent : le courage, la peur, l'amour, la persévérance, l'orgueil, le pouvoir,  la liberté, le choix d'être différent, la tolérance, la possibilité de l'échec.
Par contre, les cartésiens ou fans de cinéma d'aventure et d'effets spéciaux s'abstiendront !! Car il s'agit d'un chef d'oeuvre certes, mais avant tout d'un film initiatique, d'un songe, d'un rêve, d'une superbe leçon de vie !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 14 Janvier 2009

Résumé : Jonathan est un goéland singulier. Il refuse de voler uniquement pour se nourrir. Il veut voler pour le plaisir : toujours plus vite, toujours plus haut. Il finira pas être chassé de son clan, condamné à une vie solitaire jusqu'au jour où il rencontrera d'autres adeptes du vol libre... L'auteur, un passionné d'aviation, traduit ainsi l'histoire de Jonathan : "Exigez la liberté comme un droit, soyez ce que vous voulez être. Découvrez ce que vous aimeriez faire et faites tout votre possible pour y parvenir."







                                       

Mon humble avis :Avant d'être un film, Jonathan Livingston le Goéland fut tout d'abord un livre initiatique magnifique que j'ai lu il y a 19 ans.... avant de lire l'Alchimiste que j'ai trouvé bien pâle en comparaison.
Entrez dans l'esprit du goéland, devenez goéland et partez la découverte du monde qui vous entoure, de vous même, de vos limites, de vos capacités inimaginées, de votre humanité. Ce livre, est, comme le film, une formidable leçon de vie, de tolérance, de persévérance, de courage, d'humilité.
"Exigez la liberté la liberté comme un droit, soyez ce que vous voulez être", tel est le fabuleux message de ce goéland pas comme les autres mais qui ressemble un peu à chacun d'entre nous !




                                      
                           

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #récits ou romans de voyages

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Publié le 13 Janvier 2009

Une jonque qui transporte une troupe de comédiens accoste un jour dans l’île où vivent nos amis Jeanne, son frère Thomas, M. Henri… Le soir-même, ils jouent "Roméo et Juliette", faisant rêver d’amour tous les habitants de l’île. Le lendemain, stupeur ! la jonque est partie. Elle a emporté avec elle les accents et les épices. L’île découvre alors comme la vie est morne sans eux. Comment avaler, jour après jour, du riz sans safran ? Comment s’émouvoir ou s’émerveiller s’il n’y a plus d’accent aigu sur le e ? Jeanne décide de partir à leur recherche, d’autant plus que son frère s’est embarqué avec la troupe pour travailler comme souffleur. Son périple va la mener jusqu’en Inde, dans une vallée magique où se réunissent chaque année des comédiens du monde entier pour un festival secret de théâtre et d’épices. Ne viendraient-ils pas là pour se faire épicer ?
Mais les accents se sont installés plus haut, sur les contreforts de l’Himalaya. Elle a retrouvé Thomas, qui mènera l’expédition jusqu’à la villégiature des accents, où se rassemblent régulièrement tous les accents du monde. Sur ces hauteurs, Jeanne va commencer à découvrir ce que c’est qu’aimer : accentuer sa vie.

                                         

Mon humble avis :3ème et dernier (me semble-t-il) livre de la trilogie d'Erik Orsenna consacrée à la langue Française. Cette trilogie est vraiment à mettre dans toutes les mains de 10 à 100 ans.  Qui n'aime pas la grammaire, les mots, la conjugaison les découvrira magique et apprendra à les aimer ! Ce volume là est, comme les autres, truffés de superbes jolies phrases si douces, si vraies, si poétiques que l'on a envie de les recopier dans notre cahier de citation... En tout cas, elles donnent lieu à de nombreuses croix dans les marges !!!

On retrouve avec plaisir Jeanne, notre fouineuse préférée qui cette avoir découvert l'île de la grammaire et des mots, l'île du Subjonctif, part ici à la recherche des accents qui ont déserté son île.

Et l'on retourne dans notre enfance tant l'histoire nous est une fois de plus contée dans le style : "Il était une fois", et les pages sont parsemées de belles illustrations, comme lorsqu'on lisait des "livres avec des images" ! On s'évade dans ce pays imaginaire, par mésaventure, on réalise combien la vie a besoin de saveur, d'accentuation ! Nos repas seraient bien terne sans épices, notre langue française monotone sans accent et notre vie, bien morne sans amour.
Encore une fois, la recette d'Erik Orsenna fonctionne parfaitement pour nous rendre léger comme un accent circonflexe qui prendrait son envol. Par contre, suffira-t-elle à m'empêcher toutes fautes d'orthographe à l'avenir, j'ai des doutes. Ça relèverait plus du miracle !!!


Du même auteur sur ce blog : "La grammaire est une chanson douce" et "Les chevaliers du subjonctif

L'avis de Liza sur la Révolte des accents ICI
L'avis de leiloona sur La Grammaire est une chanson douce ICI

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 12 Janvier 2009

Baton Rouge, Louisiane. 230 000 habitants, ancien comptoir français sur le Mississippi… Plaque tournante de tous les trafics, c'est la ville des États-Unis qui compte le plus grand nombre de crimes par habitant. C'est aussi là que Kay Scarpetta a rendez-vous avec son destin, car les frères Chandonne ne l'ont pas oubliée. La mort est tapie au fin fond du bayou et frappe en série.





                       

Mon humble avis : Il a y une bonne dizaine d'années, les aventures de la plus célèbre médecin légiste américaine Kay Scarpetta m'avait captivée. Et puis, j'étais passée à d'autres lectures. L'année dernière, étant dé-livrée (comprenez livres en container pour cause déménagement outre atlantique), une amie me propose ce livre. Je me dis pourquoi, ça fait un moment que je n'ai pas suivi les histoires de Scarpetta. Et puis Baton Rouge, capitale économique de la Louisiane et les bayous, j'ai visité, cela me rappellera certainement de bons souvenirs.
Stop ! Mon enthousiasme s'arrête là. Ce pavet lourd mais vide ne m'a pas du tout distraite de l'ennui de mon travail d'alors. Quelle lassitude devant les personnages gnangnans, devant le flic qui accompagne la légiste dans ses galères. Encore un flic plus ou moins alcoolo, vieux, désabusé, bourru.... Pourtant, à la télévision, on nous montre des flics bien plus jeunes, dynamiques, de bon esprit, enthousiastes, même si leur vie n'est pas drôle tous les jours.... Même Navarro a pris sa retraite. Bon, je suis d'accord, le commissaire Cordier s'accroche encore... mais plus pour longtemps j'espère...
Vous l'aurez compris, je n'ai pris aucun plaisir à cette enquête que j'ai trouvée lente, molle, vieux jeux... Il faut dire que depuis 10 ans, les Experts sont passés par là et nous ont habitués à un peu plus de mystère, de modernité, de jeunesse, de frissons... Et si l'on veut comparer ce qui est comparable, d'autres auteurs de Thrillers nous emporte bien plus haut, et bien plus vite dans des sensations térrifiantes ! C'est ce qu'on demande à un thriller non ???

                                                                

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 10 Janvier 2009

Résumé : Les boires et les déboires de Marc Marronnier. Déçu par la vie, par l'amour, par ses amis... par le monde, il ne peut supporter l'idée de divorcer d'une femme qu'il n'aimait plus vraiment et se doit chaque jour se battre pour trouver un sens à son existence.
«La troisième année, il y a une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle : dégoûtée, votre femme vous quitte. La mauvaise nouvelle : vous commencez un nouveau livre.»






                                      

Mon humble avis :C'est un constat presque statistique, l'amour dure 3 ans, même si, dès les premiers jours, chaque protagoniste veut croire qu'il durera pour l'éternité. L'amour serait il le plus grand mensonge de tous les temps... en tout cas, c'est ce que semble penser le personnage principal, aussi touchant qu'irritant.
J'ai lu ce livre sous les tropiques,  il y a un an et demi. J'en garde un excellent souvenir, surtout celui d'avoir dévoré la fin, quitte à bacler les quelques clients qui se présenter sur mon lieu de travail !
Ici, Beigbeder nous explique avec justesse, nous dévoile le mécanisme de l'éloignement, du refroidissement, de l'indifférence, voire de la haine qui guette les couples. Il nous dévoile les pièges et les illusions de l'amour dans lesquels nous tombons tous pour la plupart d'entre nous.La théorie de Beigbeder est que l'amour dure 3 ans. Moi je dirais s'il pouvait au moins durer 3 ans. Mais bon, c'est un autre sujet !!!
Ce  "couple mode d'emploi" se lit très vite, même s'il est parfois,très souvent d'ailleurs, il est  cruel de s'y reconnaître,  de retrouver des souvenirs difficiles vécus. Mais rassurez vous, on sourit, voire on rit aussi beaucoup de situations cocasses ou des maladresses mignonnes que l'on s'attribue. Malgré une légèreté d'apparence, ce roman offre une véritable réflexion sur les sentiments. Vraiment, ce fut une lecture plus que plaisante, légère dans le sens positif du terme, pleine d'ironie et d'humour, de bons mots ou de belles citations sur l'amour, le bonheur. J'ai lu quelque part que ce livre est "une hsitoire simple sur le plus compliqué des sentiments.". Ah l'amour, qu'il dure 3 jours, 3 ans ou toute la vie ou qu'il brille par son absence, quel vaste sujet !


Sébastien a écrit un billet intéressant sur "le cas beigbeder"! en se penchant sur plusieurs de ces oeuvres dans le même article.

L'avis de Mademoiselle Swan

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 9 Janvier 2009

Résumé : Automne 2005.
Marion doit fuir Paris dans l'urgence. Il y va de sa vie. Des hommes de la DST la déposent au Mont-Saint-Michel, où l'accueille une communauté religieuse. Très vite, Marion se sent espionnée...
Mars 1928.
Au Caire, des enfants disparaissent en pleine nuit, on retrouve leurs corps meurtris dans les nécropoles environnantes. Une rumeur se propage : le monstre des Mille et Une Nuits, la terrible Goule, serait de retour. Le détective Matheson n'y croit pas...
Deux intrigues sans rapport apparent, et pourtant liées de manière inextricable. Entre un Nom de la rose moderne et un Seven historique, un thriller envoûtant, avec un dénouement où vous vous trouverez impliqués malgré vous !

                                          

Mon humble avis :  Je ne m'étais pas glissée dans l'antre chattamiste depuis plus de deux ans, aussi, j'avais hâte de pénétrer dans le secret de ce roman, dans le mystère du sang du temps.
Curieusement, dans les premières pages, l'auteur nous donne quelques conseils de musicaux pour accompagner notre lecture. Ca surprend, juste avant que l'intrigue nous prenne au piège. La magie Chattam fonctionne une fois de plus, la lectrice que je suis,convertie au chattamisme,  a bien entendu été captivée par cette histoire.... Où Maxime va-t-il nous emmener ? Mais pas comme d'habitude. Les deux autres fois, je tournais les pages, peu m'importait l'heure qu'affichait mon réveil ou qu'un chapitre ce termine. Cette fois ci, Maxime Chattam nous transporte dans une époque différente à chaque chapitre. Une fois nous sommes au Caire en 1928, et le chapitre suivant nous ramène en 2005 sur le Mont Saint Michel. Pour moi, ce choix de l'auteur a brisé l'harmonie du livre, d'autant qu'il me semble qu'il utilise un style d'écriture différent pour chaque époque. Par moment, on parcourt même quelques trop longs paragraphes qui tombent dans une mièvrerie amoureuse déconcertante (à moins que cela ne serve la psychologie du personnage que l'on découvre à la fin). Quand aux liens qui réunissent les 2 intrigues (point d'orgue captivant de la 4ème de couv'), je les ai trouvés légers, légers. Quoi qu'il en soit, ces allers et retours dans le temps, à mon sens, ralentissent considérablement l'enquête et le rythme de lecture. Même si l'intrigue est excellente, les moments sur le Mont St Michel mystérieux et délicieux, ce livre ne m'a pas procuré la même frénésie de lecture des précédents Chattam que j'ai lus. Conclusion : un bon livre certes, mais aurait  franchement pu mieux faire !

Pascale a lu ce livre quelques jours avant moi. Son avis.
Du même auteur sur ce blog :In Ténébris et Maléfices

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 7 Janvier 2009

Cher(e)s lecteurs et lectrices,
Il y a quelques semaines, je découvrais l'excellent et très amusant roman "
Petits Désordres au Château".
Son auteure, Stéphanie Mesnier, qui collabore aussi au Canard Enchainé, à très vite acceptée ma demande d'interview et y a répondu encore plus vite. Qu'elle en soit sincèrement remercier. Alors, comme d'habitude, voici une interview personnalisée, en fonction du sujet du livre.... La vie de château !!!
Crédit photo Philippe Matsas, Agence Opale

- Si vous deviez vous introduire dans un château, ce serait en tant que Comtesse, journaliste historicoculturelle, réfugiée politique ou écrivain à la recherche d'un havre de paix pour écrire le roman du siècle ?
S.M Le roman du siècle, comme vous y allez ! Si j'avais besoin de mener une petite enquête avant d'écrire (j'aime savoir de quoi je parle), je ne me présenterais certes pas aux portes d'un château en tant que romancière ou que journaliste. Il serait plus prudent, et plus amusant, de m'imaginer en inspectrice des bâtiments historiques (bien sûr, je porterais des lunettes), ou en lointaine cousine d'une branche cadette d'Ecosse, perchée sur son arbre généalogique. Mais bien sûr, si vous connaissez de sympathiques châtelains disposés à m'accueillir  dans l'aile gauche, ou même dans l'aile droite, de leur demeure, merci de me transmettre l'adresse !

Imaginons que ce château soit le votre...
 S.M : Avec plaisir...

- Dans ce château, où installeriez vous votre bureau pour écrire votre prochain roman : dans le jardin d'hiver, dans le salon près de la cheminée histoire d'avoir de la vie autour de vous ou dans le grenier : rester tranquille surtout ! A propos de prochain roman... Une idée, commencé, terminé, à l'impression ou... aucune idée !!
S.M : Un endroit à soi ("une chambre à soi", disait Virginia Woolf) me semble essentiel pour réfléchir et travailler. Alors imaginons un grand bureau clair, avec une cheminée et la vue sur un parc délicieux où cabrioleraient des écureuils. Pas trop loin de la cuisine, pour que le thé n'ait pas le temps de refroidir. Et, le soir, dans la salle à manger, mes amis réclameraient avec force que je leur lise le résultat de mes fructueuses séances de travail (elles ne pourraient être que fructueuses, dans un tel environnement !

- Dans la grande bibliothèque peuplée de livres aussi vieux que les murs.... Quels serait les trois auteurs incontournables ?
Et quitte à dépareiller un peu, si vous deviez ajouter quelques livres contemporains, quels seraient ils ?
S.M : Balzac, Proust et Alexandre Dumas pourraient déjà, à eux trois, tapisser quelques murs. Ce sont des auteurs que j'admire particulièrement, et que je relis souvent. J'aime aussi beaucoup les mémoires, et je placerai en bonne place les "Historiettes" d'un mémorialiste injustement méconnu : Gédéon Tallemant Des Réaux. Ce contemporain de Saint Simon et de Mme de Sévigné a vécu dans un château qui porte son nom, non loin de Chinon, et qui m'a servi de modèle pour décrire le château de mon roman.Chez les auteurs modernes, les anglosaxons ont ma préférence : Evelyn Waugh, Tom Sharpe, ou Nick Hornby. Les dernières lectures qui m'ont enthousiasmée sont "Swap", d'Anthony Moore (éd. Liana Levi), ou "Pensée magique", d''Augusten Burroughs (éd. Héloïse d'Ormesson).

 

Mais à mon sens, une bibliothèque de château se doit d'être surannée, incomplète, et de réserver des surprises, des curiosités, au hasard des vieux volumes que l'on y découvre.

- Pour lire, l'idéal serait votre chambre, une salle avec cheminée, le parc du château sous le chêne centenaire ou n'importe où ?
S.M :J'ai toujours un livre avec moi. Même la nuit, si je ne dors pas, j'écoute un livre audio sur mon ipod. L'idéal, pour répondre à votre question, c'est quand il pleut dehors et que l'on est au chaud et en sécurité chez soi. La pluie sied merveilleusement à la lecture. Mais quand il fait beau, sur l'herbe, au pied d'un arbre, ça n'est pas mal non plus.

- Dans les escaliers en marbre des châteaux, il y a toujours des portraits d'illustres personnages. Quels sont les 4 portraits que vous accorcheriez ?
S.M : Le portrait d'Alice au pays des merveilles (elle est charmante), celui de d'Artagnan en grande tenue, la duchesse de Guermantes en robe de bal et, pourquoi pas, car c'est un illustre à sa manière, un portrait de mon chat.

- Qui jetteriez vous par contre dans le sous sol, vous savez le labyrinthe secret sans issue et dont personne n'est jamais sorti d'ailleurs ? On appelle cela les oubliettes je crois !
 
S.M :  Mieux vaut que je garde les noms pour moi ! 
 

- Qui serait votre majord'homme et confident idéal ?
 
S.M : 
Je ne suis pas sûre que je ferais de mon majordome un confident. Mais j'embaucherais Jeeves, of course. Il a d'excellentes références.

- Les codes de l'aristocratie, voire de la Noblesse, pour vous c'est une habitude séculaire, dépassée, ridicule, une certaine sauvegarde d'un certain patrimoine français, ou une façon de se démarquer et de ne pas se "mélanger" au "peuple" ?
  
S.M : L'aristocratie incarne une mémoire vivante, c'est en cela qu'elle est intéressante. C'est une mémoire en mouvement, aux contours flous, qui s'oppose à   l'historiographie officielle et figée. Les codes, le langage, les bibliothèques des aristocrates, sont un patrimoine vivant. Le parler des aristocrates, avec ses évolutions, nous en apprend aussi long que l'analyse du langage du peuple, par exemple. 

- Dans votre roman Petits désordres au château, est-ce que toute ressemblance avec des personnes existantes est pur fruit du hasard ou vous êtes vous inspirée d'un entourage quelconque ?
S.M : Vous avez compris que le Président Bernedac n'est pas sans rapport avec l'un de nos anciens présidents, et qu'Alexandre de Charmieux entretient un certain cousinage avec un ex-Premier ministre... D'autre part, j'ai grandi en Touraine, et mon parcours personnel m'a amené à fréquenter le milieu d'Ysambart Des Rancins.
Mon travail de journaliste m'amène a rencontrer des responsables politiques, des diplomates ou des hommes d'affaires, et mes observations déteignent parfois sur l'écriture d'un roman. Ces deux métiers de romancière et de journaliste, bien que très différents, ont des points communs : l'observation, la psychologie, et aussi la rigueur. Cela peut sembler étonnant, mais écrire une comédie, même pleine de fantaisie, exige de la rigueur.

- Quel est le personnage du livre qui vous a le plus amusé à constituer ? Et quel est celui pour lequel vous avez le plus d'affection ?
S.M : J'affectionne bien sûr le comte Ysambart, le châtelain-jardinier. J'aime son parcours et je le trouve doté d'une certaine sagesse. Mais j'ai aussi un faible pour le personnage du Dr Baumffel-Girard, as de la psychiatrie et expert en repassage des pantalons. En fait, j'ai de la tendresse pour tous mes personnages. je les aime bien, et j'espère qu'ils me le rendent un peu.

- Quitte à vivre la vie de Palais, vous seriez plus à l'aise à Versailles ou à l'Elysée ?
 S.M : Ni l'un ni l'autre !

- Etes vous une journaliste écrivaine ou une écrivaine journaliste ?
  
S.M :   
Une romancière d'abord, une journaliste ensuite. Mais attention ! J'aime mon travail de journaliste. Et ça n'est pas la façon la plus déshonorante de se nourrir !

- Que votre livre soit adaptée en pièce de théâtre ou en film comédie. C'est un rêve ou une possibilité ? Si c'est une possibilité qui rencontre un vif succès, ça pourrait vous permettre de mener la vie de château !?
 
S.M : Mener la vie de château n'est pas un rêve. J'aimerais juste pouvoir écrie tranquillement, sans souci d'intendance !

- Mais au fait, la vie de château, en rêvez vous ? Non ? Quel est donc votre rêve "publiable", donc pas intime !!
S.M : Des vacances ! Mais pour un écrivain, ça n'existe pas vraiment. Comme disait Colette, partir en vacances, c'est travailler ailleurs.


                                        

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

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Publié le 6 Janvier 2009

Edouard Baer chez les DOGONS

 

Au cœur de l’Afrique de l’Ouest se cache un autre monde : le pays Dogon.
Suspendu au-dessus du désert malien, c’est dans un univers minéral que vivent les Dogon, un peuple qui a toujours fasciné les ethnologues et les voyageurs.
Spectaculaires, mystérieux, énigmatiques… Des fantasmes qui, aujourd’hui encore, se mêlent à la réalité pour décrire une culture complexe.
Comment aller au-delà des clichés ? Et que veut dire être Dogon au XXIème siècle ? C’est ce qu’Édouard Baer et Frédéric Lopez ont tenté de comprendre en allant à leur rencontre et en vivant avec eux pendant 2 semaines…

Il y a plus de 600 ans, les Dogon ont trouvé refuge sur un site extraordinaire : la falaise de Bandiagara. Cette corniche haute de 200 mètres s’étire sur plus de 200 kilomètres au beau milieu du Sahel. C’est là, dans les éboulis, que les Dogon ont creusé la roche et bâti de véritables citadelles. Mais vivre ici relève de l’exploit. Brûlée par les vents du Sahara, sous des températures frôlant les 45°C, la terre des Dogon a tout d’un enfer. Pour survivre, ils ont dû composer avec ces conditions extrêmes.
Depuis plusieurs années, les conditions de vie au pays Dogon sont en effet de plus en plus difficiles. Nombreux sont les jeunes qui partent dans les grandes villes du Mali ou jusqu’en Côte d’Ivoire pour trouver un emploi et gagner l’argent qui aidera leur famille restée au pays. Temporaire il y a quelques années, cet exode est aujourd’hui souvent définitif. Le plateau et les éboulis de la falaise de Bandiagara se dépeuplent et les 700 000 Dogon se dispersent peu à peu.

Cette situation complexe, les 300 000 touristes qui viennent au pays Dogon chaque année l’ignorent. Ils viennent ici en quête de l’exotisme et de l’authenticité tant vantés par les écrits de certains ethnologues et les nombreuses agences de voyage. Pourtant, la culture Dogon ne cesse d’évoluer. Au contact des étrangers et des autres cultures qu’ils côtoient au quotidien, de plus en plus de jeunes délaissent les croyances et les valeurs traditionnelles. L’avenir du peuple Dogon est entre les mains de cette génération. C’est à elle de relever un nouveau défi, celui d’améliorer le sort de tout un peuple, sans le renier…

Mon humble avis :   Je sais, 2 articles le même jour, ça fait beaucoup. Mais après avoir vu une telle émission, je n'ai pas pu m'en empêcher. Je ne reviendrais pas sur la qualité tant humaine, que visuelle et documentaire de ce programme télévisé trop rare.  Edouard Baer a fait preuve d'humilité, de discrétion, de bonne mesure et bien sûr, d'émotion pudique.
Mais de cet épisode, je retiens des témoignages qui m'ont bouleversée...
Ce vieil homme, chef du village qui a mis 5 ans pour creuser un puits, sans être sûr de trouver de l'eau au fond. Et au fond, il y a eu un mince filet d'eau, avec lequel il cultive ses champs et nourrit sa famille. Mais il faut se mettre à la recherche d'un autre puits au cas où...
Ce jeune homme de 37 ans pour qui, le plus beau jour de sa vie, fut l'année - alors qu'il était trs jeune-  où la récolte de mil était excellente.... Se souvient on, sous nos latitudes, des bonnes et mauvaises années agricoles ???
Ce même jeune homme, lorsqu'il a eu l'occasion d'aller travailler à la ville et de découvrir la télévision. Il ne parlait pas la langue de diffusion mais voyait parfaitement. Ce n'est pas l'opulence, la richesse, les voitures, le confort, l'apparente facilité de vie occidentale qu'il a retenu. Non, ce qui l'a frappé, c'est qu'ailleurs que chez lui, il existe des endroits avec beaucoup plus de verdure...
Enfin, cet homme confiait à la caméra sa souffrance de ne savoir ni lire ni écrire. Car, lorsqu'il reçoit une lettre, il doit demander à un lettré de lui lire cette lettre qui connait alors ses secrets avant lui...

Je vous laisse sur ces bonnes paroles ? Réflexions ? Je ne trouve pas le mot.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 5 Janvier 2009

J'ai pourtant acheté le magnifique album de ROSE mais cette chanson m'avait échappée (c'est soit disant une chanson cachée de l'album... pourtant mon album est ACHETE légalement, avec la vrai pochette, les paroles et tout..) J'ai découvert cette chanson sur le blog de Schlabaya. Elle me  me colle tant à l'âme et au coeur que je me permets de la mettre aujourd'hui sur mon blog, même si les quelques jours d'écart entre Schlabaya et moi font un peu redondance. C'est peut-être le risque avec le bon goût ?!!


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Rédigé par Géraldine

Publié dans #musique - chanson

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Publié le 4 Janvier 2009

En me baladant sur la blogosphère, donc les blogs des copains et surtout des copines, je le suis rendue compte que fleurissaient les billets sur l'année passée et celle à venir. Des billets bilan ou grandes résolution. Donc comme je sais aussi planter les choux à la mode de chez nous, je m'y colle !

Alors en 2008...


J'ai globalement subi de gros problèmes de santé (résumés sur l'une des pages de ce blog). Ce qui ne m'a pas empêchée de :

- découvrir le site de sorties entre amis OVS
onvasortir.com 
Cela m'a permis de diversifier et tester plein d''activités et de multiplier les rencontres amicales. Vous êtes seules, en rupture, vous venez de déménager dans une nouvelle ville, vos amis se marient et font des enfants.... Ce site est pour vous ! Avec OVS, plus aucune excuse pour rester seule le samedi soir à regarder Arthur à la télé !

- J'ai découvert la blogosphère via le blog de
liza.

En touriste d'abord, puis je me suis dit "pourquoi pas moi". Et c'est ainsi que ce blog fête ses 6 mois, ses 160 articles publiés, ses 3200 visiteurs (que je remercie) et ses 400 commentaires déposés. Bref, un blog vivant dont je suis fière.

- J'ai lu 40 livres cette année dont jaillissent certains super coups de coeur :
                                  -- Les leçons de grammaire d'Erik Orsenna

                                  -- Cul de Sac de Douglas Kennedy (et relation dangereuse)
                                  -- Le fils de l'Himalaya de Lanzmann
                                  -- Anges et démons de Dan Brown
                                  -- Les demeurées de Jeannes Benameur
                                  -- Afrika Trek 1 des Poussins
                                  -- Message des hommes vrais... de Marlo Morgan
                                  -- La femme feuille de Charle Hervé Gruyer
                                  -- Et si c'était niais ? de Fioretto
                                  -- J'aurais préféré vivre de Thierry Cohen
                                  -- Singué Sabour d'Atiq Rahimi

Dans ces 40 livres, il y a eu d'énormes déceptions :
                                   -- Journal d'Hirondelle d'Amélie Nothomb
                                   -- L'artiste des dames d'Eduardo Mendoza
                                   -- Debout les morts de Fred Vargas...

J'ai aussi obtenu 3 interviews exclusives d'auteurs. Ce n'est qu'un début bien sûr !!!
Il y a eu aussi les rapides rencontres avec Alexandre Poussin et Atiq Rahini.
Et tout dernièrement, ma candidature a été retenue par les éditions Livres de Poches pour être jury du prix des lecteurs 2009 section littérature !

                                                                                                 

Et la musique alors : c'est pas compliqué, mes coups de coeur 2008 sont Raphael, Aaron et Amy Macdonald, Rose, Amy Winehouse et Amandine de la Nouvelle Star (si si !!). Y'en a eu d'autres, mais je n'ai pas acheté leurs albums donc...

Et surtout, l'élection d'Obama à la présidence Américaine. Ca c'est l'info de l'année, le reste, c'est broutilles !


Passons à 2009....

Il y aura j'espère tout d'abord un rétablissement.

Ensuite, mes bonnes résolutions sont :
                                    -- Avancer dans ma PAL
                                    -- Obtenir d'autres interviews
                                    -- Respecter mon engagement de jury(lire les 23 poches envoyés)
                                    -- Continuer à lire et à rédiger ce blog avec autant de plaisir
                                    -- Sans doute aller au salon du livre de Paris
                                  -- Ne pas acheter de livres en 2009 (incompatible avec ci dessus !)
                                    -- Et rendre visite aux blogs des autres toujours régulièrement.
                                                                           
                                                                                
Voili voilou !
Et puis, pour le plaisir des yeux et des fantasmes, je ne peux résister à l'envie d'ajouter, rien que pour vous Mesdames, Mesdemoiselles, cette photo : 
                                                                            

                                                                             

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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