Publié le 7 Décembre 2008

Synopsis : Agathe Cléry est une vraie working girldu XXIe siècle. Brillante directrice du marketing d'une ligne de cosmétiques spéciale "peaux claires", elle n'est néanmoins guère appréciée de ses collègues qui la trouvent dure, hautaine et la savent raciste.
Le jour où on lui annonce qu'elle est atteinte de la maladie d'Addison, maladie rarissime qui va la faire noircir, Agathe refuse de croire à une telle malédiction. Pourtant, un beau matin, elle se retrouve aussi noire que tous ceux qu'elle détestait jusqu'à maintenant.
Commence alors pour Agathe un long parcours initiatique durant lequel elle va subir moult trahisons, perdre tout ce qui lui était le plus cher, mais toutes ces humiliations vont petit à petit métamorphoser la " dure, hautaine et raciste " qu'elle était, et lui ouvrir les portes d'une nouvelle vie...

Avec Valerie Lemercier, Anthony Kavanagh, Isabelle Nanty, Dominique Lavanant, Jean Rochefort...

                                       

Mon humble avis : Etienne Chatillez est une valeur sûre et réputée du cinéma français. On lui doit entre autre les inoubliables "La vie est un long fleuve tranquille" et "Tanguy". On présume donc que l'on peut allez voir son dernier film, Agathe Clery, les yeux fermés. C'est ce que j'ai fait, me disant une fois de plus, comme ces derniers mois, que je voulais juste voir un film qui me fasse rire intelligemment. Objectif atteint, même si j'ai plus souri que franchement ri, j'ai passé un bon moment. Chatillez traite par l'humour des sujets sérieux et profonds. D'après la presse peu enthousiaste, le sujet du film serait "l'arroseur arrosé" - ici, la raciste qui devient noire. J'y ai vu autre chose... Une réflexion sur la fatalité (la maladie entre autre), sur ce qu'il en advient en fonction de la réaction de la victime, de son entourage et de la société.

Surprise ! Le film Agathe Cléry prend par moment des allures de comédies musicales. Chatillez y a glissé quelques scènes dansées et chantées (je regrette alors l'absence de sous titre car toutes les paroles ne sont pas compréhensibles). Ces scènes donnent lieu à des chorégraphies très drôles, déjantées, limite improbables de Valerie Lemercier (et de sa doublure ????, je me pose juste la question , tant c'est bien fait !).
Tous les acteurs de ce film sont à leur place et dans le bon ton. Mention spéciale évidemment pour Valérie Lemercier, toujours aussi bonne actrice, qu'elle soit blanche ou noire. On retrouve également avec un vif plaisir la délicieuse et touchante Isabelle Nanty, bien trop rare sur nos écrans.

Même si les rebondissements et la fin sont un peu convenus, je garde un bon souvenir de mes deux heures dans la salle obscure. Soyons franc, si la fin avait été moins convenue, je serais certainement sortie déprimée ! Pour nous plaire, les comédies doivent souvent suivre un certain schéma. J'ai été divertie et émue, les sujets m'ont touchée et me font réfléchir. Cependant, malgré mes éloges,  je ne pense pas que ce film deviendra aussi culte que ceux cités plus haut. Mais n'oublions pas que dans l'histoire, une chose est sûre c'est que personne n'est "tout blanc ni tout noir" !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 5 Décembre 2008

Youpi !!!! Ce soir m'attendait un mail des éditions Le Livre de Poche. Celui ci m'annonce que ma candidature a été retenue pour pour devenir membre du jury du Prix des Lecteurs 2009, section littérature !

Je suis bien entendu super contente de cette réponse que je n'espérais plus.

Ma PAL 2009 s'en trouvera donc bien chamboulée ! Car c'est quelques 23 livres que je vais recevoir dans l'année. Je vais être plongée corps et âme dans des histoires, des romans, des livres, des pages, du papier... et ce n'est pas pour me déplaire ! Début de ma collaboration à ce prix : Février. Il me reste donc un mois et demi pour lire ma PAL ! LOL !

 

 

 

Déroulement du PRIX DES LECTEURS 2009 - Livre de Poche

De février à juillet :
                   Pour Le Prix des Lecteurs Littérature
 : aux mois de février, avril et juin, le juré recevra la sélection des 3 ouvrages du mois. Aux mois de mars et de mai, il recevra la sélection des 4 ouvrages du mois. Au mois de juillet, il recevra 6 livres, soit 3 pour juillet et 3 pour août, soit un total de 23 livres, que le juré s’engage à lire.

 
Fin août/début septembre :

    • Le juré recevra par courrier électronique un lien hypertexte pour accéder au bulletin de vote final comprenant la liste des 7 livres retenus au cours des mois précédents. Il sélectionnera le livre auquel il attribue le Prix des Lecteurs Littérature 2009 et le Prix des Lecteurs Policier 2009. Après s’être identifié en indiquant ses nom, prénom et adresse e-mail, il accèdera au bulletin de vote et cochera la case correspondant au livre qu’il aura choisi le 2 septembre au plus tard.


    • Le Prix des Lecteurs du Livre de Poche Littérature 2009 et le Prix des Lecteurs du Livre de Poche Policier 2009 seront attribués aux deux auteurs ayant obtenus le plus grand nombre de votes. Ils seront remis aux auteurs lauréats au mois de septembre lors d’une cérémonie à Paris.

                                                

      Je persiste et signe, je suis vraiment ravie de participer à cet événement littéraire !

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 3 Décembre 2008

Un petit questionnaire trouvé chez Keisha, qui l'a elle même trouvé chez... et ainsi de suite opère la magie de la blogosphère, qui se répand comme une trainée de poudre....
Il suffit de copier-coller les questions et d'ajouter une question en plus à chaque fois. Allez, ne soyons pas timides ! Je m'y colle !







. Plutôt corne ou marque page? Plutôt marque page, carte postale, billet d'entrée, photo... En ce moment, j'utilise le marque page de Liza, à l'effigie de son blog Bibiliza ! Et parfois, quand j'entame un 2ème livre ou un guide touristique, il m'arrive, sacrilège, de corner discrètement un tout petit coin de page !

. As tu déjà reçu un livre en cadeau ? Oui heureusement, cela prouve que quelques personne me connaissent. En cadeau, 2 m'ont spécialement marquée. Il y a longtemps, pour mon anniv', une amie (Juliette) pas vue depuis plusieurs années m'a offert "Les rivières pourpres" de Grangé alors que je louchais dessus, bavais devant (etc...) à chacun de mes passages au Furet du Nord (mon libraire de l'époque !) mais me disait qu'il était plus raisonnable d'attendre, comme d'hab, la sortie en poche. Et, il y a 3 ans, une autre amie, Marie Hélène m'a envoyé par la poste, toujours pour mon anniv "Rien de Grave" de Justine Levy. Je me l'étais acheté la veille ! J'ai donc été échanger mon exemplaire !

. Lis tu dans ton bain? Je n'ai qu'une douche, donc difficile. Néanmoins, lors de mes récentes vacances en hôtel, un soir, je me suis dit : ce soir, c'est bain et bouquin. Et bien je ne trouve ça ni confortable, ni agréable.


. As tu déjà pensé à écrire un livre? Oui, j'en ai écrit 2, photocopiés chacun en 7 exemplaires. 2 dans mes tiroirs, les autres perdus chez des éditeurs de France et de Navarre !


. Que penses tu des séries de plusieurs tomes? J'évite car dans l'absolu, je n'aime pas les pavés. Donc si on superpose 3 tomes, on obtient un pavé !

 . As tu un livre culte? Un livre... Pas forcément... Là comme ça, je ne vois pas. Mais des auteurs cultes oui ! Maupassant, Nothomb... ou des prix, en l'occurance, "Le prix du Quai des Orfèvres". Ah oui, Le Da Vinci Code est culte pour moi dans son genre !

. Aimes tu relire? J'aimerais en prendre le temps car j'ai énormément de lectures si anciennes que je m'en souviens à peine. Je sais que j'ai beaucoup aimé  ces livres puisque je les ai gardé... Et puis depuis quelques temps, ce blog me motive un peu plus à la relecture. Ainsi, j'ai relu il y a quelques semaines "Attentat" de Nothomb

. Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livres qu'on a aimé? Oui j'en rêverais. Mais en même temps, je crains d'être intimidée donc muette ou maladroite devant mes auteurs favoris. Par contre, pour l'instant, je partage des échanges emails très enrichissants avec certains d'entre eux.

. Aimes tu parler de tes lectures? Oui beaucoup. D'où l'existence de ce blog d'ailleurs !

. Comment choisis tu tes livres? En fonction des auteurs que je connais, de la réputation d'un livre, de mes balades sur blog ou sites littéraires commerciaux. Ensuite, j'aime passer du temps dans les rayons. Là, c'est un titre qui m'attire, puis une photo de couverture... Enfin, la 4ème de couve termine de me convaincre. Mais quoiqu'il en soit, les livres que j'achète sont à 95% en format poche.

. Une lecture inavouable? Oui... Mais je l'avoue ici. Il m'est arrivé de lire quelques livres de la collection "Escale Romance". On les achète en hyper marché. Ce sont des Arlequins améliorés, mais qui se déroulent en pays étrangers. Des aventures extraodinaires qui se lisent très facilement !!! Quel scoop !

. Des endroits préférés pour lire? Partout, n'importe où. Mais avec une préférence pour mon canapé lit, ma terrasse ou soleil, la plage, le jardin de ma mère...

. Un livre idéal pour toi serait: Un livre que je lis sur la journée, où qui me fait veiller très tard malgré moi, et qui me ferait aussi trembler. Bref, un livre captivant et ou enrichissant culturellement !.


. Lire par dessus l'épaule? Pour voir le titre que les gens lisent. Si je connais le livre, essayer de deviner où il en sont


. Télé, jeux vidéos ou livre: Livre et télé uniquement le soir, si le programme est bon.


. Lire et manger? Oui mais uniquement mon programme TV qui tient bien a plat. Car qui parvient à manger avec un couteau et une fourchette tout en tenant un livre ouvert !

- Lecture en musique, en silence, peu importe?
Avec une musique pas trop forte, plutôt relaxante, souvent sans parole. Et quand je lis "en public", je ne peux échapper au bruit de l'entourage. Et certains livres imposent le silence...


- Lire un livre électronique ? Non, pas envie de m'exploser les yeux sur un écran. Et un livre reste un livre, avec une couverture, du papier, des pages qu'on tourne.

- Le livre vous tombe des mains : aller jusqu'au bout ou pas? Il m'arrive d'abandonner. Je dirais une dizaine d'abandon en 20 ans. C'est raisonnable ??!!!

Ma question en plus :

- Le livre que vous avez trouvé le plus répugnant : "Les particules élémentaires" de Houellebecq


Voili voilou ! A qui le tour ??!!!

                                                                             

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Les livres - mon blog et moi

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Publié le 30 Novembre 2008

Résumé : Un jour, il est parti.
Lui qui l'avait vue naître et accompagnée depuis toujours, il s'est retiré dans la solitude. Dix ans plus tard, elle retrouve sa trace et le rejoint pour comprendre ce qui s'est passé. Dans une maison aux apparences trompeuses commence un huis clos où les cauchemars se confondent avec le réel. Les souvenirs ressurgissent à travers les contes de fées qu'une main invisible dépose chaque soir à son chevet.
De l'éveil de La Belle au bois dormant au crépuscule de La Petite Marchande d'allumettes, elle franchit les étapes d'une étrange initiation qui la mène à un secret bouleversant. Aura-t-elle la force d'aller au bout de la vérité, de sa vérité. Sur le chemin des sortilèges, le destin attendait son heure.

 

                                    
 

Mon humble avis : Nathalie Rheims a écrit ici un très beau livre, aussi intime et boulversant que douloureux, avec une fin inattendue. Ce roman se lit dans un lieu confiné, au calme. Ainsi, on perçoit sa subtile caresse et l'on entend ce qu'il a à nous dire, ce qu'il nous murmure en douceur. Avec un style soigné et poétique, l'auteur nous prend par la main et par le coeur pour un voyage aux pays des songes. Elle utilise avec émotions quelques contes célèbres pour nous parler de sujets personnels qui peuvent tous nous concerner : l'abandon, les relations parentales, la recherche de la reconnaissance du père. Mais il me semble que le sujet principal soit le deuil en général... et en particulier, celui de notre enfance, de nos chimères, de nos actes manqués, de nos illusions, de nos chers disparus. De Cendrillon au Petit Poucet en passant par le Petit Chaperon rouge, l'héroine entraîne le lecteur à la lisière du rêve, du cauchemar et de la réalité, de la folie. L'histoire est celle d'un huit clos tantôt rassurant et réconfortant, parfois étouffant, toujours envoûtant. Le lecteur est pris dans ces sortilèges. C'est comme une thérapie qui  conduirait à affronter nos démons et à se confronter à la réalité, voire à l'accepter pour enfin tourner la page, à moins que...?  Le chemin des sortilèges, un premier pas pour un nouveau départ ?

 

Je remercie Suzanne de "chez-les-filles.com" et les éditions Léo Scheer de m'avoir permis de découvrir ainsi ce magnifique roman. (Blog des Editions Léo Scheer)

                                                               

L'avis de Julien ICI et de ThaïsLA

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 28 Novembre 2008

 

 

Résumé : En 2005, Julie et David partent à l’assaut du continent américain, sac au dos, guides en poche et l’innocence au cœur. :
De la banquise du détroit de Béring au grand désert d’Arizona, des plages des Caraïbes aux rudes terres des Andes, ils vont à la rencontre des peuples premiers.
À pied, à cheval, en auto-stop, deux années durant, ils rencontreront le cœur de l’Amérique indigène, partageant le quotidien des Amérindiens, tissant une relation de confiance grâce à laquelle ils peuvent photographier et filmer ces tribus.

 

Film réalisé par Julie Baudin et David Ducoin, en partenariat avec l'association "4 coins du Monde" de Chartres de Bretagne

 

 

Mon humble avis :Je suis allée voir ce cinédoc cette semaine à Rennes. Trois coups de coeurs : le lieu de projection de ce film, le film en lui même et ses réalisateurs.

J'ai découvert "La péniche spectacle" pour la première fois. Deux péniches, côte à côte, qui accueillent chaleureusement spectacles, concerts, expositions, ateliers artistiques, projections de documentaires de voyages et surtout soixante dix spectateurs dans une ambiance intime. En automne et en hiver, ces deux péniches se sédentarisent sur les quais rennais. Dès le printemps, elles reprennent leur vie nomade. Par les canaux bretons, elles effectuent une joyeuse tournée d'été dans différentes petites bourgades et vont ainsi à la rencontre des spectateurs.

 

L'Odyssée Améridienne... Avant la projection, on se demande comment nos deux voyageurs vont parvenir à résumé une formidable épopée initiatique de deux ans en un film d'une heure trente. Et bien ils relèvent le défi avec brio ! Néanmoins on imagine sans peine le crève coeur qu'à dû représenter l'épreuve de sélection des images choisies !

On suit donc avec plaisir, intérêt, émotions et surprises Julie Baudin et David Ducoin tout au long de leur périple, depuis le détroit de Boering jusqu'à la Terre de Feu. Dès le début, la colonne vertébrale de leur voyage est la rencontre des peuples autochtones et ainsi, de leur donner la parole. Nos deux aventuriers ont pris le temps de prendre le temps. Ainsi, les rencontres qu'ils racontent sont vraies, méritées et dénuées de toute notion d'images volées. Ils ont vécu avec leurs hôtes, ont travaillé avec eux, ont appris leurs gestes séculaires. Ensuite, ils ont pu sortir leur caméra et recueillir des témoignages poignants et troublants d'Amérindiens. Ils y a même parfois un aspect confidence lorsque ces hommes et ces femmes s'expriment devant cet oeil venu d'un autre monde.

Des sujets communs émergent de ces paroles : la recherche de l'identité, la sauvegarde de cette identité amérindienne, la spoliation des indigènes par l'homme blanc au fil des siècles, le respect et l'utilisation parcimonieuse de la nature, la survie des peuples. En dehors de ces appels de détresse, de ces colères, on retient surtout la joie de vivre et la formidable hospitalité de ces populations. Un film magnifique et bien trop court !

 

Julie Baudin et David  Ducoin, qui nous emmènent dans leur Odyssée, sont deux jeunes gens fascinants, courageux, obstinés, ouverts, joyeux et souriants. Deux ans de voyage sans confort, à partir à la rencontre des populations indigènes. Pour recevoir, ils ont tout d'abord donné et n'ont rien volé. Leurs images et leurs textes sont pointilleux, précis et emprunts de leurs émotions, de leur grandeur d'âme.  A travers le regard de la caméra, on devine aussi tout le respect et l'admiration qu'ils se vouent mutuellement. Cette impression ne gâche rien, bien au contraire. Tout deux étaient présents à la projection  et ont répondu vaillement aux questions du public. Chapeau bas !

 

De ce voyage est né aussi un livre : Odyssée Améridienne

 

David Ducoin et Julie Baudin sont cofondateurs de l’association «Enfances du monde».
Pour en savoir plus sur eux et leur association, consultez le site de "
Tribuducoin"

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #A propos de...

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Publié le 26 Novembre 2008

 Chers lecteurs, chères lectrices,

 

Dimanche, juste après avoir posté un billet sur le roman "J'aurais préféré vivre", j'envoyai un mail à Thierry Cohen et sollicitai ainsi une petite interview exclusive, pour le fun ! Accord de principe de l'auteur reçu dès le lendemain et 24 heures plus tard, les réponses à mes nombreuses questions arrivaient sur ma boîte mail. Des réponses sincères, drôles, spontanées, sympathiques, profondes. Une nouvelle fois, je suis ravie de ce contact avec un auteur, contact prétexte à des échanges enrichissant.

 

C'est donc avec joie que je publie ici cette interview avec l'autorisation du romancier !

Et bien entendu, je remercie vivement Monsieur Thierry Cohen pour sa disponibilité rapide, sa gentillesse et son talent.

 

Au plaisir de vous relire bientôt !

 

 

 

 Interview...

Dans votre roman, nous voyageons dans le temps et dans la part d'ombre et de lumière du héros. Je vous annonce que vous êtes le héros de cette interview. Allez, c'est parti !
 
Imaginons que, comme Jérémy, héros de votre roman, vous vous endormez ce soir et vous vous réveillez ...
 

1/ dans un an... Vous découvrez votre 2ème roman sur les étagères des libraires, vous peinez à en finir l'écriture ou vous ne l'avez pas commencé ?

TC : Mon 2èmeroman est terminé. Il sortira le 11 mars, édité par Flammarion (c’est presque un scoop que je vous annonce !). Donc dans un an… il sera chez les libraires depuis plusieurs mois et je serai stupéfait par son succès ! Je serai attablé derrière une pile de livres, faisant ds dédicaces aux centaines de personnes qui auront patienté des heures dans le froid. Pourquoi ces lectrices crient-elles mon prénom ? Pardon, vous êtes ? Géraldine  ? Connais pas… Du blog cdcoeurs ? Jamais entendu parler de ce blog… Circulez, il y a du monde derrière vous… N’insistez pas. Sécurité !


2/ le 8 mai 2055, vous regardez votre vie... Quelles fiertés et quelles déceptions risquez vous d'avoir ?

TC : En mai 2055 ? Ma plus grande fierté sera sans doute de savoir piloter ce fauteuil roulant tout neuf aux commandes sensorielles !

En fait mon regard se portera immédiatement sur ma femme et mes enfants. Ma femme… m’aime-t-elle encore ? Mes fils… sont-ils devenus des hommes biens ? Sont-ils heureux ? Quel regard portent-ils sur le père que j’ai été ? Et où sont mes petits-enfants ?

Mes parents… sont-ils partis sereinement ?

Mes amis… quels souvenirs partageons-nous ?

Mes fiertés ou mes déceptions ne viendront que des réponses à ces questions.



3/ Il y a quelques années, le jour où vous avez écrit les premiers mots de votre roman. Que se passe-t-il dans votre tête ? Vos doigts vous démangent ils ? Savez vous où vous allez ?

TC : J’hésite. Mes mains effleurent le clavier, mes yeux fixent l’écran lumineux. Je me sens partagé entre la peur et la passion.

« Un roman ! Pour qui te prends-tu Thierry (je m’appelle Thierry quand je me parle) ? Un auteur ? Tu n’as toujours écris que d’insignifiantes nouvelles ! Tu n’en viendras jamais à bout !

- Mais j’en ai tellement envie. Et je ne renonce jamais devant un projet…Et cette histoire est si belle, tellement douloureuse. J’ai besoin de la raconter ! Pas pour Eric. Pour lui, c’est trop tard. Pour moi. »

J’écris la première page. Ma vue se brouille, mes larmes coulent. J’écris, je pleure… je vis ! J’en suis maintenant certain, je finirai ce roman. Qui le liera ? Personne sans doute. D’ailleurs je ne le ferai lire à personne.



4/ Le 21 mars 2007, la veille de la sortie de "J'aurais préféré vivre" chez les libraires. Vous êtes anxieux ? Excité ? Zen, après tout, les dés sont jetés ?

TC : Je me sens peu concerné. Ce roman je l’ai écrit il y a quelques années déjà. Depuis plusieurs mois l’éditeur s’en occupe. Je n’ai plus d’emprise sur mon texte. Ce qu’il va devenir ? Aucune idée. Ma famille, mes amis se précipitent dans les librairies pour le voir. Pas moi, j’irai plus tard. J’ai envie d’écrire, de continuer à raconter cette nouvelle histoire pour laquelle je me passionne maintenant.

Bien entendu, je suis curieux de savoir ce que les lecteurs en diront (ce sont d’ailleurs eux qui, à travers leurs messages, reconstruiront mon lien avec le roman). Mais pas maintenant. Pas tout de suite. D’abord écrire.



5/ Le 8 mai 2007... Votre livre est sorti depuis plus d'un mois... Votre livre ne se serait vendu qu'à 3 exemplaires. Vous êtes déçu, vexé ou content. Après tout, vous avez réussi à écrire une histoire, à être publié et à intéresser 3 personnes, peut-être même le double si ces 3 personnes prêtent à des amis leur exemplaire de "J'aurais préféré vivre" !

TC : 3 lecteurs ? Impossible ! Vous ne connaissez pas ma famille ! Ils doivent au bas mot en avoir acheté 200 ! Qui m’a escroqué ?

En fait, depuis le premier appel d’un éditeur je me suis dit que tout ce qui adviendrait par la suite serait à prendre comme un supplément de bonheur.


6/ Dans la réalité, où "J'aurais préféré vivre" est un réel succès de librairies, où les témoignages de sympathie de vos lecteurs affluent, où les critiques vous encensent... Parfait, vous allez pouvoir profiter de cet élan ou au contraire, énorme pression pour la suite ?

TC : Je suis d’abord surpris de recevoir des emails de lecteurs. Leurs mots souvent me bouleversent. La plupart me disent attendre mon prochain roman. Je me dis tout d’abord que j’échapperai à la pression qu’implique ces demandes. Mais rapidement, j’ai peur de les décevoir. Certain(e)s investissent tellement de passion dans leurs témoignages. Mais rapidement je me raisonne. Je dois conserver la spontanéité de l’écriture de mon premier roman, rester vrai, écrire ce que j’ai envie d’écrire, ne pas me laisser influencer. Et j’y parviens.


 

7/ Dans un monde où les livres n'existent pas... Catastrophe ? Vite, combler le vide ? Tant pis, y'a la télé ?

TC : Comme j’ai gardé ma mémoire d’un monde avec des livres, je pars à la recherche des auteurs que j’ai aimés. Je les réunis et leur explique ce qu’est un roman. Je leur dis de quoi ils sont capables, le bonheur qu’ils ont procuré. Et aux plus suspicieux, je souffle les sujets des romans qu’ils doivent écrire.



8/ Dans un monde où John Mac Cain aurait été élu président des USA...

TC : Je cherche Obama et lui raconte ce à côté de quoi il est passé.


9/ Dans un monde où Spilberg vous appelle pour porter votre roman à l'écran... On s'approche de la réalité ou on est dans la pure fiction ?

TC : Un réalisateur m’a appelé. Il m’a dit vouloir acheter les droits de mon roman. C’est en train de se faire. Ce n’est pas Spielberg, mais c’est un bon réalisateur et, semble-t-il, quelqu’un de bien.

S’il s’était agi de Spielberg, je lui aurais dit qu’en plus des millions de dollars nécessaires à l’achat des droits (oui, avec les américains, il faut parler en millions), j’exigeais d’être invité chez lui avec ma famille. Pour qu’il me raconte sa vie, me parle de ses valeurs et surtout de cette mission qu’il s’est attribué de préserver la mémoire de la shoah. En fait, j’admire le réalisateur à travers l’homme.


10/ Dans un monde ou tout est possible d'un simple coup de baguette magique. Que faites vous en vous réveillant ?

TC : Je fais apparaître du café, du thé, des tartines, des pancakes, des Donuts et je casse la baguette. Quand l’homme a les pleins pouvoirs ou se prend pour Dieu, il devient con, dangereux ou schizophrène.


11/ En enfer, qui est votre voisin ?

TC : Mon ancien éditeur.

 

12/ Au paradis, à qui serrez vous la main ?

TC : Moïse. Le plus grand éditeur de toute l’histoire.


13/ Demain tout simplement...

TC : Demain… je me dirai « Mais espèce d’imbécile (Je me traite d’imbécile assez souvent), tu ne pouvais pas répondre sérieusement aux questions de Géraldine ? Pourquoi faut-il toujours que tu dissimules le sérieux de tes propos derrière un humour plus que douteux ? »

 

 

Mon billet sur "'j'aurais préféré vivre"

Le site du livre et de l'auteur

 

                                                                                              

 

 

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

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Publié le 24 Novembre 2008

Résumé : Alors que la rentrée littéraire approche, Christine Anxiot n'a toujours pas remis son manuscrit annuel. Son éditeur déclenche une enquête sur l'inexplicable disparition, mais les enlèvements d'écrivains continuent. Dans les milieux feutrés de l'édition s'engage alors une impitoyable chasse à l'homme de lettres…

Pour résoudre l'enquête, il a été fait appel aux plus grandes plumes de la littérature française : Denis-Henri Lévy, Christine Anxiot, Fred Wargas, Marc Levis® , Mélanie Notlong, Pascal Servan, Bernard Werbeux, Jean d'Ormissemon (de la française Académie), Jean-Christophe Rangé, Frédéric Beisbéger et Anna Galvauda.

 

 

 

                             

 

 

Mon humble avis : Drôlissime ! Tel est l' adjectif qui convienne à ce livre ! Comme j'ai ri, comme je me suis régalée à la lecture de ses moqueries burlesques de ces célèbres auteurs ! Dans chaque chapitre, Pascal Fioretto s'attaque à une nouvelle victime dont il imite le style... dans un style tout à fait bluffant. On reconnait ou on découvre les travers et  spécificités des tempéraments et plumes de chacun. Bien sûr Pascal Fioretto prend un plaisir manifeste à les exagérer mais juste ce qu'il faut pour que cela soit hilarant. On imagine aisément comme Fioretto a du s'amuser en décortiquant ainsi ces victimes et en posant le doigt sur leurs petits ou grands défauts qui les rendent tantôt attachants, tantôt agaçants. Sincères félicitations à Pascal Fioretto pour la gymnastique de passer d'un style à l'autre avec tant de brio. En effet, chaque pastiche est criante de vérité et plus drôle encore que la précédente. Je connais chacune des victimes de ce livre (Vargas exceptée) mais cela n'est pas nécessaire pour apprécier pleinement ce livre et s'éclater ! On dit qu'il faut rire 10 mn par jour pour être en forme. Lisez ce livre, vous prendrez une bonne avance pour les semaines à venir !

 

                                           

 

AGFH a aussi aimé et chroniqué ce livre. Son billet est excellent et je ne voudrais pas l'imiter. Alors cliquez !

Et ici, Catherine décortique pour vous chaque chapitre.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 23 Novembre 2008

 Résumé : Le 8 mai 2001, jour de ses vingt ans, Jeremy se suicide. Victoria, la femme qu'il aime, l'a rejeté.
Le 8 mai 2002, il se réveille près de Victoria, folle d'amour pour lui.
Est-il vraiment mort ?
Jeremy devient alors le spectateur d'une vie qui lui échappe. Une vie étrange, dans laquelle sa personnalité est différente, change, évolue, l'inquiète.
Au fil des jours et des réveils, Jeremy va dérouler le fil d'un destin qu'il n'a pas choisi... le sien.

 

 

 

 

                            

 

Mon humble avis : J'ai emmené ce livre dans ma valise lors de mon voyage au Moyen Orient... Ah ! Enfin une bonne lecture de vacances, captivante et divertissante à souhait dès les premières pages ! ( chose de plus en plus rare). J'ai réellement dévoré les quelques 200 pages de cette émouvante et éprouvante histoire d'amour absolu dans les couloirs du temps ! Le suspens y est papable et les rebondissements inattendus mais cohérents ... et pourtant, ce n'est pas un thriller, ni un polar. C'est juste une histoire de fou, rocambolesque ! En tout cas, telle était mon impression lors de ma lecture. Et c'est aussi ce que pense Jérémy, le pauvre héros à chacun de ses réveils... il a de quoi s'arracher les cheveux. Que se passe-t-il ? Comment Jérémy va-t-il s'en sortir ? Bien sûr, la réponse nous est donnée dans les dernières pages et elle n'est pas forcément celle que j'attendais. L'auteur aurait pu nous servir une fin ressemblant à "Ils vécurent heureux et eurent...." pour coller aux succès littéraires romantiques actuels. Il n'a pas cédé à cette "facilité" bien au contraire ! Mais je l'avoue, l'explication paranormalo / religioso / surnaturello m'a un peu déçue par sa "simplicité". Mon imagination débordante s'attendait à quelque chose de plus tordu, sans être pour autant capable de mettre des mots et une idée précise sur ce "quelque chose de plus tordu" ! Cette fin est donc en harmonie avec le corps du roman et le message sans doute souhaité par l'auteur. D'ailleurs, on peut tout à fait ne pas être d'accord avec ce message et garder un excellent souvenir de notre passage dans ces pages ! J'ai trouvé sur internet une bande annonce pour ce livre, comme s'il s'agissait d'un film. Curieux ! Prémonitoire ? Je l'espère ! Un tel roman serait une très bonne matière première pour le cinéma, à condition d'exploiter un max le côté suspens insensé de cette oeuvre ! En attendant, courrez acheter le bouquin car, on ne sait jamais, le temps pourrait presser !

 

 Bande annonce de "J'aurais préféré vivre", lauréat du Grand Prix Jean d'Ormesson 2007 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 8 Novembre 2008

Chers lecteurs ou lectrices, habitué(e)s, ou de passage...

Ce blog prend des vacances et son auteure part en voyage ! Direction la Syrie et la Jordanie ! Je vais enfin visiter la légendaire cité de Pétra, qui me fascine depuis une éternité... Deux semaines dans une atmosphère qui m'est pour l'instant inconnue : le Moyen Orient.

A mon retour, je reprendrai avec plaisir la rédaction de ce blog mais à un rythme moins effréné. Ces derniers temps, j'ai écrit de nombreux billets sur des lectures un peu plus anciennes mais dont je me souvenais parfaitement. Ce stock est épuisé. Dorénavant, pour partager avec vous les livres lus ces vingt dernières années, il me faudra les relire, et ce, sans abandonner ma PAL !

Et puis après mes vacances, je retournerai au travail à temps complet alors que depuis 2 mois, j'ai eu beaucoup de temps libre pour raisons médicales.

Forcément, j'aurais moins de temps pour lire... Mais pas moins de bonheur et de passion ! Et ami(e)s blogueurs, c'est avec plaisir que je reviendrai vous rendre visite.

Je vous souhaite à toutes et à tous deux bonnes semaines et de bonnes lectures !
Quant à moi, j'emmène 3 livres dans mes bagages !

A bientôt !
Géraldine
                                                                                                             

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 6 Novembre 2008

Résumé : Epiphane Otos serait-il condamné, par sa laideur, à vivre exclu de la société des hommes et interdit d'amour ? Tour à tour martyr et tortionnaire de ses contemporains, il sera ambassadeur de la monstruosité internationale, juré d'un concours de beauté au Japon, mais aussi et surtout, amoureux. Car que peut une âme sensible enfermée dans un corps disgracié, sinon vénérer l'absolu sous les traits d'une femme ?








                                          

Mon humble avis :Tout d'abord, je précise que ma première lecture de ce livre date de juin 2001. Pour en parler "en toute connaissance de cause", j'en achève tout juste ma relecture de ce "vieux Nothomb" de 1999.
Amélie Nothomb attire autant détracteurs que fans inconditionnels, alors je commence par satisfaire les premiers d'entre eux... Oui, j'ai trouvé quelques longueurs dans l'action d'"Attentat". Voilà !
Maintenant, en temps que fan inconditionnelle, j'encense !
Quel délice de renouer avec la plume singulière d'Amélie Nothomb : directe et efficace, elle ne perd pas le lecteur dans un dédale de détails gnangnans. Elle use d'un français toujours aussi bien maîtrisé, à tel point que lectrice, je découvre avec plaisir des mots qui me sont inconnus et aussitôt savoureux. Ces mots me mènent naturellement dans les pages de mon dictionnaire trop inusité.
Grâce à des personnages loufoques aux qualités et aux travers exagérés, l'auteure nous propose une vision non complaisante, mais autant cynique que réaliste de notre société. Sous les feux de la rampe de ce roman : l'amour et l'hypocrisie qui fait prétendre chacun que la beauté intérieure prime sur la beauté physique. Foutaise, il n'y a qu'à voir les modèles dont nous assomme la publicité ! Et quels traits résument notre description du prince charmant ? La laideur ? Certainement pas ! Bien entendu, on remarque des parcelles de nous même dans chaque personnage...Une fois de plus, Nothomb nous renvoie avec humour nos contradictions en pleine figure. Et là, qu'elle conforte ou qu'elle dérange, Amélie nous interpelle !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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