Publié le 23 Janvier 2011

Synopsis : Au-delà est l'histoire de trois personnages hantés par la mort et les interrogations qu'elle soulève. George est un Américain d'origine modeste, affecté d'un "don" de voyance qui pèse sur lui comme une malédiction. Marie, journaliste française, est confrontée à une expérience de mort imminente, et en a été durablement bouleversée. Et quand Marcus, un jeune garçon de Londres, perd l'être qui lui était le plus cher et le plus indispensable, il se met désespérément en quête de réponses à ses interrogations. George, Marie et Marcus sont guidés par le même besoin de savoir, la même quête. Leurs destinées vont fi nir par se croiser pour tenter de répondre au mystère de l'Au-delà.

 

 

Drame, fantastique avec Matt Damon, Cécile de France, Thierry Neuvic, George et Frankie McLaren

 

  

 

 étoile2.5

 

 

Mon humble avis : Le sujet du film : qui a t-il après la mort ? Je n'ai pas d'avis sur la question que je ne me pose pas vraiment non plus. Par contre : comment un cinéaste aussi hors pair que Clint Eastwood traite ce thème, voilà qui m'intéressait beaucoup plus.... Avec la quasi certitude de voir un film irréprochable (comme la route de madison, Invictus, Million dollar baby, gran torino... ) Sauf que ce film est long (pas forcément trop, mais + de 2H) et lent et que j'ai eu le temps de déceler nombre de défauts visuels,d'invraissemblances comportementales, d'images au rendu trop synthétique, de petits anachronismes ou de gros clichés.  Certes, tous ces points sont au niveau du détail, mais je les ai remarqués sur le moment, les ai retenus...Peut -être parce que je n'ai pas été complètement captivée par ces destins croisés.

Pourtant, le film commence par 10 mn de grand silence dans la salle. Nous sommes en Indonésie et le tsunami est très bien reconstitué. Nous revivons de l'intérieur via le personnage de Marie cette catastrophe, innoubliable d'horreur , bien présente dans le conscient collectif. 

J'ai tout de même bien apprécié l'oeil de la caméra de Clint Eastwood., au service de ses personnages. Il y a de beaux plans, de bons plans aussi. Pas mal de suggestions et le cinéaste ne cherche pas à nous bourrer le crâne de plein de leçon de moral ou d'idées préconcues sur le sujet. Au contraire, il dénonce celles ci ( et les charlantans du business post mortem...) et laisse l'interrogation entière. Pas de réponse imposée. Les personnages sont attachants, on s'intéresse à leur destinée. Clint Eastwood a su choisir ses acteurs aussi ! Bon Matt Damon a déja fait ses preuves auprès du réalisateur, Cécile de France verra sans doute les portes d'Hollywood s'ouvrir bien grand.  Celui qui m'a le plus épatée en 2 secondes, c'est Matthieu Neuvic, qui lors de la 2ème scène au restaurant, met tellement de culpabilité juste dans son regard que je me suis dit : 'il faut être sacrément bon acteur ou sacrément coupable pour jouer ce sentiment avec une telle force !'. La fin m'a laissée aussi sur ma faim. J'ai presque eu l'impression que tout s'arrêtait au moment où tout aurait pu commencer, au moment où l'on allait approndir un sujet effleuré jusque là.... 

Non, ce n'est pas le cas. L'émotion n'est pas montée en moi au fil du film, elle ne m'a pas non plus submergée d'un seul coup (sauf lors de la scène du Tsunami et de la mort du Jeune Jason).

Bref, le film n'est pas mauvais, mais de la part d'un réalisteur tel que Clint Eastwood, j'en attendais plus, ou mieux.

 

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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Publié le 21 Janvier 2011

Comment cloturer ce magnifique voyage en Jordanie sans évoquer les Bédouins...

 

Le nombre de Bédouins ne cesse de diminuer du fait de la politique de sédentarisation entreprise depuis 30 ans par le gouvernement jordanien. Bien souvent, la tente noire en poil de chèvre est installée à côté d'une maison en dur et sert d'entrepôt. Mais il y a encore en Jordanie des irréductibles.  Quelques dizaines de milliers de Bédouins nomadisent toujours et vivent 'encore de l'élevage et du commerce, bien qu'ils aient dû abandonné leur 3ème source traditionnelle de revenus : le pillage.

Malgré leur grande fierté, les bédouins sont très hospitaliers.

 





En signe de bienvenue, ils vous offriront le thé bien sur, mais aussi le café. La plupart des Jordaniens descendent des Bédouins, comme en témoignent les traditions ancestrales. Tous vouent une grande admiration à ceux qui dorment encore dehors, même au plus froid de l'hiver.
A Pétra, alors que les Bédouins vivaient encore dans la ville antique, ils se sont vu contraints à s'exiler dans une ville nouvelle, en dure, spécialement construite pour eux... on parle de ghetto...

 

 

 

 

 

 

 

 

















Les bouteilles de sable...  Un homme doué de ces 10 doigts, un fin entonnoir, des sables naturels multicolores , minimum une heure de travail et l'on obtient ses magnifique bouteilles de sable, que l'on trouve à peu près partout. Elles sont décorées de motifs exotiques (palmiers, chameaux...) et sont nées à Pétra. Ceci, en raison de la diversité des sables issus de l'effritement des roches de gré qu'on y trouve : du blanc, du noir, de l'ocre, de l'orangé, du rouge, du jaune... Certaines couleurs, comme le bleu, peuvent être artificiel. C'est un véritable artisanat local à prix assez modique !

LES MOSAIQUES ET LES CERAMIQUES...
C'est une spécialité de la ville de Madaba. Elles sont vendues dans des boutiques à souvenirs sous forme de petits ou grands tableaux, de dessous de plat... A l'époque bizantine, Madaba fut une véritable école de mosaïstes. Les archéologues, par leur travail, révèlent un véritable musée à ciel ouvert... Et moi, j'ai été plus qu'admirative du talent et de la patience de toutes ces petites mains.





















La mosaïque de gauche a été prise dans l'Eglise Saint Georges de Madaba.









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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages au Moyen Orient

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Publié le 19 Janvier 2011

Policier - Editions Fayard - 358 pages - 8.90

 

 

Parution en novembre 2011

 

 

L'histoire : En plein hiver, dans le Jura... Le grand patron d'une usine qui travaille le bois est retrouvé mort dans les locaux, la tête et les mains écrasées par une presse. L'enquête préliminaire de la gendarmerie conclut à un accident... Jusqu'à ce qu'une lettre anonyme soit reçue et remette cette conclusion en doute. Le commissaire Gardenne et le lieutenant Bruchet, de la PJ de Besançon, vont sur place mener l'enquête...

 

 

 

 

Tentature : lecture traditionnelle chez moi

Fournisseur :

 

 

 

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Mon humble avis :Depuis plus de 25 ans (hum hum...), ma première lecture de l'année est tranditionnellement un polar, le nouveau Prix du Quai des Orfèvres. Le jury de ce prix, présidé par le directeur de la PJ est composé de personnalités travaillant ou ayant travaillé dans la Police et son environnement, ce qui garantit un certain réalisme policier dans l'enquête.... Normalement...  Sauf que là, la crédibilité, bof, bof.... A moins que le lecteur, nourri aux super thrillers et séries policières en tous genres ne sache plus trop où se situe le réalisme...

 

L'intrigue de ce roman tient bien la route et par la même occasion, le lecteur en haleine. La lecture se passe et l'on écarte, un temps, les défauts par intérêt pour l'enquête. Mais dommage que l'ensemble soit mené de cette manière qui m'a agacée, qui a usé parfois de ma patience pour enfin me faire rire tant je trouvais le comportement des protagonistes  grotesque dans une fin plausible et inattendue certes, mais digne d'un navet de série B dans son déroulement. En effet, nos policiers reçoivent un nouvel indice décisif. Le lecteur comprend tout de suite ce qui en découle. Le jeune lieutenant a une petite idée qu'il n'a pas le temps de partager avec son vieux commissaire et son collègue proche de la retraite, bref, deux flics chevronnés et expérimentés. Le jeune part donc tout seul dans la forêt, montagne enneigée, alors que la nuit approche, tout seul comme un grand, en ski de fond avec des lampes de poches, mais sans son flingue ni son portable pour arrêter le méchant !!!! Hahaha comme j'ai ri d'autant de ridicule, surtout que pendant ce temps et cette vingtaine de pages, le commissaire n'a toujours pas compris la déduction imparable liée à ce nouvel indice... Pas besoin d'avoir vu toutes les saisons des Experts ou de Navarro, ni d'avoir lu tous les Agatha Christie pour comprendre.... Mais nos flics en fin de carrière, "ben non, y voient pas !"

J'ai été aussi agacée par les pages et les dialogues consacrées à la grippe de Monsieur le commissaire. J'appelle cela du blabla remplissage, c'est inintéressant tant pour le lecteur que pour l'enquête.

 

Enfin, l'auteur est ingénieur dans l'industrie de transformation du bois... L'histoire du roman se déroule donc dans un milieu bien connu de celui ci, trop peut-être. Des détails techniques sur cette industrie et la fabrication de panneaux de bois avec telle ou telle colle... tout en longueur.... Franchement, je ne sais pas si cela passionnera beaucoup de lecteurs. Bon, au moins l'auteur s'est fait plaisir. De même, plutôt que "des pages" pour décrire la fameuse presse, arme du crime, qui ne nous aident pas franchement à visualiser, pourquoi l'auteur ne nous fait pas un bon vieux croquis ? Enfin, un ton irréaliste pas souvent adapté à la situation, une petite guirlande de poncifs, des incohérences ou invraisemblances qui servent trop facilement une enquête couronnée par une belle leçon de morale bien lourdement écrite...

Dommage, dommage, le canevas de cette enquête intéressante aurait pu donner un très bon livre, ce n'est, à mon humble avis; pas le cas ici. L'idée est bonne, mais la forme... Au secours !

 

 

Miss Alfie est encore moins tendre que moi !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français

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Publié le 17 Janvier 2011

Synopsis : Julien Monnier a un sérieux problème. Il a beau être un conseiller conjugal brillant, il n'arrive pas à garder une femme dans sa vie plus de deux semaines.
Et pour cause, depuis son plus jeune âge, Julien porte la poisse à toutes les femmes qui s'éprennent de lui. Julien est à proprement parler un vrai chat noir pour les femmes.
Joanna Sorini va vite l'apprendre à ses dépens le jour où elle le croise.
Une carrière en plein décollage, une vie amoureuse qui semblait enfin prendre un bon tournant, tout cela risque de bien changer...

 

 

Comédie avec Virginie Efira, François Xavier Demaison, Armelle Deutsch, Francis Perrin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

étoile3etdemi

 

Mon humble avis : Dans sa catégorie, la comédie romantique légère, voici un film excellent qui remplit son rôle à merveille : divertir, changer les idées. Certes, le scénario n'est pas d'une originalité redoutable mais l'ensemble est réussi. Il émane de ce film un dynamisme, une bonne ambiance, une atmosphère joyeuse, même si la poisse règne en maître ! Les acteurs ne sont pas étrangers à cet agréable ressenti. Virginie Efira en tête, qui joue sans se la jouer, qui dégage un véritable capital sympathie et un naturel étonnant. Elle se prend gadins, portes et déconvenues avec un stoïcisme et un sourire déconcertant ! Charmante, pétillante et douée. Demaison est touchant et crédible dans sa gaucherie et sa crainte de porter la poisse. Les seconds rôles sont tout aussi excellents. j'ai adoré celui du médecin, par contre, j'émets quelques réserves sur Elie Semoun qui fait du... Elie Semoun. La réalisation est originale, surtout dans les flashs back ou sa façon  de résumer les événèments de quelques semaines par des séries de photos plutôt parlantes et vraiment amusantes. Le générique de fin, mode dessins animés réduits à sa plus simple expression sort de l'ordinaire.

Sinon, que dire d'autre à part que j'ai ri, mais j'ai ri de cet enchaînement de catastrophes (ben oui, c'est forcément drôle quand c'est chez les autres ) ! Certes, on voit arriver certains gags et quiproquos de loin. Mais rien que de les supposer, on pouffe de rire, mais à les voir se réaliser, on éclate encore de rire. Double rire en un, je prends ! Sans bouder mon plaisir.  Je suis peut-être bon public, mais quand je vais voir une comédie et que je ris de bon coeur, j'ai eu ce que je voulais, j'en ai eu pour mon argent et je me suis sentie bien pendant deux heures, sans une minute d'ennui. C'est peut-être pas la chance de ma vie, mais une chance que je peux m'offrir dans la vie. Et vous ?

 

Pour une fois, je ne mets pas la bande annonce, car elle en dit beaucoup trop, et donne la chute d'un paquet de gags et gacherait une partie de votre plaisir lors de la séance !

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 15 Janvier 2011

Roman - Editions Actes Sud - 198 pages - 18 €

 

 

Parution : Janvier 2011 - Nouveauté

 

 

 

L'histoire : Antoine, la quarantaine, retourne vivre chez ses parents. Il est en rupture amoureuse et en RTT forcées. Ouvrier dans la sidérurgie, comme son père. Il s'interroge sur sa vie et celle de ses parents, sur son usine, son militantisme syndical et les autres, au bout du monde, qui lui prennent son travail pour moins cher... Alors, il va aller à leur rencontre, comprendre, et tisser un lien. Au fil des pages, nous assistons à un réveil, à une renaissance, à une insurrection singlière, parmi d'autres...

 

 

 

Tentation : La qualité de la plume de Jeanne Benameur

Fournisseur : Et bien Jeanne Bennameur elle même, avec une gentille dédicace. Merci pour ce merveilleux cadeaux de Noël !

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Voilà un livre que j'aurais pu (aimé) écrire si j'en avais le talent et la dimension...

Jeanne Benameur s'installe dans la peau d'Antoine pour observer, nommer, comprendre, dénoncer les maux de notre société à l'époque de la mondialisation. Elle s'intéresse aux conséquences autant sociales qu'intimes, locales ou internationales, de ce mot qui pourrait donner envie pour la grandeur qu'il évoque et qui, pourtant , résonne comme une menace. L'écriture de Jeanne Benameur est un travail d'orfèvre, minutieux, soigné, riche, travaillé, précis, intime et intense. Elle suit un rythme, une forme, une courbe, une musique, un corps, une poésie.  Comme une robe de Haute Couture, elle est au service de la beauté qu'elle révèle, qu'elle met en valeur. Les mots s'ajustent parfaitement à chaque instant de l'histoire. L'impression de sur mesure est là. Collection à modèle unique. Ici, c'est la beauté de chacun. Jeanne Benameur transforme le banal en singulier, l'actuel en intemporel. Et tout de suite, la dimension change.

 

Jeanne Benameur ne séduit pas au fil des pages comme lors d'une danse nuptiale. Elle plait tout de suite, dès les premières pages. Il suffit d'un mot, d'une expression bien placée, une phrase qui vous pénètre en plein coeur et vous devinez ce que va être le livre : ce que vous êtes précisemment venus y chercher. Une expérience de lecteur rare, unique. Et cette impression ne vous quitte plus jusqu'à la dernière page. C'est un livre qui se savoure et qui se réfléchit. On ne le traverse pas comme ça. Jeanne Benameur pose des questions, invite qui veut à y répondre. Alors, avant de poursuivre votre lecture, vous revisionnez le film de votre vie et trouvez vos réponses intérieures, sans biaiser, honnêtement, même si celles-ci n'appartiennent qu'à vous. Et d'un seul coup, vous êtes fiers ou déçus, mais vous savez, vous avez compris vous aussi. Chez Jeanne Benameur, on est fier de ressembler à un personnage. Ou alors, on est un peu rassuré que celui ci nous ressemble. On se sent alors moins seul. On comprend des choses. On ne se regarde pas le nombril mais l'intérieur, ce qu'il faut pour avancer. Comme Antoine, le lecteur est incité à se placer dans LA vie et dans SA vie. Il y a quelques auteurs qui ont le talent pour mettre les mots adéquats sur votre vie, sans vous connaître, en parlant d'un personnage qui serait à priori votre opposé. Jeanne Benameur fait partie de ces magiciens. Je ne détaillerai pas la multitude et la justesse des sujets abordés dans ce roman d'une force incroyable ni la chronologie de l'histoire, vous êtes assez grands et curieux pour découvrir cela par vous même. Rappelez vous qu'il y a beaucoup de réponses dans les livres, et pas seulement à la question "qui a tué Roger Ackroyd" ? !

 

J'aimerais vous écrire quelques passages, issus de "mes petites croix" dans la marge. Mes petites croix sont trop nombreuses, plusieurs par pages, alors comment choisir ?

 

"Parce que les révolutions sont d'abord intérieures. Et parce qu'on n'a pas l'éternité devant nous. Juste la vie".

 

 

Jeanne Benameur est intervenue sur ce blog en avril dernier, et elle a évoqué ce futur livre devenu bien réel.

Pour relire ce billet, cliquez ici

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 13 Janvier 2011

 

Synopsis : Jean-René, patron d’une fabrique de chocolat, et Angélique, chocolatière de talent, sont deux grands émotifs.
C’est leur passion commune pour le chocolat qui les rapproche. Ils tombent amoureux l’un de l’autre sans oser se l’avouer. Hélas, leur timidité maladive tend à les éloigner.
Mais ils surmonteront leur manque de confiance en eux, au risque de dévoiler leurs sentiments.

 

 

Comédie avec Isabelle Carré, Benoît Pooelvoorde, Lorella Cravotta

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Désuet et pourtant si frais, c'est ainsi que m'est paru ce film. Désuet pour l'atmosphère, les couleurs, les décors, les costumes, qui ne sont pas loin de rappeler une certaine Amélie Poulain. D'ailleurs, s'il n'y avait les détails d'une Web Cam et des nouvelles plaques d'immatriculation sur les voitures, on serait bien en peine de dire à quelle période se déroule cette histoire. Désuet aussi parce le scénario s'intéresse à des personnages qui n'ont plus vraiment place dans notre société : les très émotifs. Oui, car au 21ème siècle, il faut être rapide, efficace, sûr de soi, dans le moule, ou en tout cas en avoir l'air. Une caméra qui utilise des angles particulier, des scènes parfois d'un comique rétro. Un désuet bien agréable. Et la fraîcheur ? Elle est partout ! Dans la maladresse des personnages, leurs hésitations, dans la pureté des émotions, dans le joli minois Isabelle Carré, dans des dialogues succulents (dans tous les sens du terme, ah, les descriptions des saveurs du chocolat miam miam !),  dans l'authenticité de l'amour. Pas l'ombre d'une vulgarité dans ce film. Les acteurs semblent nés pour ce film tant ils sont comme en état de grâce, d'une justesse inouïe, d'un raffinement rare. Carré et Pooelvoorde, un nouveau couple de cinéma bien assorti, comme évident. A eux deux, ils rendent bien compte des difficultés qu'ont les handicapés de la vie et des sentiments à s'unir malgré leurs points communs flagrant. Ils se laissent noyer, anéantir, immobiliser par leur émotionnel. Ce film touchera surtout les émotifs et grands timides. Il montrera aussi aux autres que le quotidien affectif ou relationnel de certains relève du cauchemard et ceci, souvent même malgré les apparences. Quoiqu'il en soit, les ingrédients comiques sont là, sans abus, juste assez pour que chacun trouve son compte dans ce film, entre rire et émotion, sans verser dans le ridicule. Un film intelligent et divertissant. Un film drôle parfois, mais touchant du début à la fin. Les émotifs anonymes font du bien, au moins autant que les meilleurs chocolats ! Bravo, mon année ciné 2011 commence (enfin) sous de bons hospices ! Mon seul regret est que le Gaumont n'organise pas une dégustation des chocolats vus durant le film !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 11 Janvier 2011

Road Book, Editions JC Lattès - 14 €

 

 

Parution en novembre 2010

 

Road book d'une tournée d'Indochine

 

4ème de couv : « Pour sans doute m'occuper à ne pas trop réfléchir, j'écrirai tous les jours, toutes les nuits, des petites notes et je prendrai des photos de tout et de rien. Mais oui, cette tournée part, elle va survoler, éclater partout, faire passion commune à une vitesse folle comme un météore.

C'est bien, c'est risqué et ça me va... 

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Tentateur : ma "fanitude" inaltérable pour le groupe INDOCHINE

Fournisseur :  

 

 

 

 

Mon humble avis : L'année 2011 sera aussi Indochine ! Et oui, cette année, le groupe de rock fête ses 30 ans et la fin d'une tournée gigantesque, historique : Le météor Tour !  800 000 spectateurs en 2009 et 2010, des concerts joués à guichets fermés, des dates, parfois plusieurs, dans toutes les villes de France et en Belgique. Et une apothéose : un concert au stade de france, devant 80 000 fans, en juin dernier. J'ai du me contenter du concert de Rennes, mais quel concert, une ambiance du tonnerre et de la musique qui pulse !!! Qui a dit qu'Indochine s'était has been  ? Ouvrez vos oreilles ! 30 ans donc... Un livre officiel paru en novembre (on en reparlera ici plus tard, quand j'aurais fini de lire cette grosse bible du groupe), des CD, DVD, blue ray and co de la tournée et du stade de france (Putain de stade) sortent ces jours ci... On en reparlera aussi... Et ces petites notes du Météor Tour.

Quand les lumières d'un concert s'éteignent, quand le groupe rejoint les loges et nous notre voiture... on se demande ce qui se passe après... Réponse dans ce livre. Une centaine de photos prises sur le vif par Nicola Sirkis avec son téléphone sur scène, à l’hôtel, dans l’intimité, avec ses fans, dans les coulisses, en train de composer, de répéter… et commentées par le leader d’Indochine. On découvre ce qui se passe avant, pendant, après un concert. Entre deux concerts aussi. On découvre le stress d'un chanteur, les blessures physiques qu'il faut soigner ou oublier. On découvre qu'être Indochine en tournée, c'est aussi préparer un stade de France, négocier, tourner des clips, gérer des aléas financiers, climatiques, humains. C'est aussi un rythme effrénant, hallucinant, une hygiène de vie, une vie de saltimbanque loin de sa famille, et des milliers des kilomètres avalés. C'est des milliers de visages différents et heureux chaque soir. C'est des salles adaptées ou non à des concerts. C'est des souvenirs d'une tournée précédente... C'est des décisions à prendre (annuler ou pas un concert). C'est surtout monter sur scène et prendre son pied à chaque fois ! De l'émotion pure

Tout ça, c'est dans ce livre. Alors certes, les photos sont prises d'un portable donc qualité pas toujours tip top. Mais c'est toujours sur le vif, même si je me suis dis que Nicola Sirkis est bien meilleur  auteur compositeur chanteur que photographe, je me suis régalée avec ce livre qui m'a emmenée comme dans un rêve, dans les coulisses et dans la vie d'un groupe que j'admire et suis depuis ... 24 ans pour moi !

Ce livre ravira tous les fans d'Indochine. Si vous en connaissez qui n'en sont pas encore équipés, n'hésitez pas à leur faire plaisir !

 

Le stade de france, ça donne ça : Géant non ! Quelle émotion, un stade entier qui prend le relais et chante !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Livres autres - divers

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Publié le 9 Janvier 2011

Roman - Editions Points (de l'Olivier) - 181 pages -  €

 

 

Présentation de l'éditeur : Theo Griepenkerl est un universitaire sans envergure à l’ego démesuré. Dans les décombres d’un musée à Bagdad, il découvre un trésor inestimable : les mémoires de Malchus, témoin des derniers jours de Jésus. Il ramène secrètement les neuf rouleaux de papyrus au Canada et s’empresse de les traduire. Publié par une obscure maison d’édition, son Cinquième Évangile est un immense succès. Mais Theo est dépassé par le scandale que provoquent les révélations de Malchus…

Drôle, irrévérencieux, palpitant, Le Cinquième Évangile tourne en dérision cette mode des textes anciens, censés révéler au monde « la » vérité. Ce roman à la loufoquerie très british est aussi une satire cinglante des mœurs de l’édition et de la culture de masse.

 

 

Tentateur : Pourquoi pas, la 4ème à la F..C !

Fournisseur : Ma CB à la F..C !

 

 

 

  

étoile2.5

 

 

Mon humble avis : A droite à gauche, je lis sur ce livre " cinglant, burlesque, corrosif et irrévérencieux". Je confirme le dernier adjectif. Aussi, ceux qui se sont révoltés d'être bousculés dans leurs croyances catholiques dans le Da Vinci Code se passeront de cette lecture. Je suis athée et pourtant, ici, des passages m'ont mise mal à l'aise, notamment dans les descriptions sur la crucifixion. Vous voilà prévenus, n'allez donc pas vous faire du mal et réclamer ensuite !

Et sinon ?

Voici un livre, qui même s'il se moque des grands, veut jouer aux grands sans en avoir l'envergure.

Un personnage dit "Je crois qu'on peut dépasser le Da Vinci Code. Avec le temps".

Avec un bon bout de temps alors. Et puis en ayant pris un peu plus de temps pour l'écriture aussi. Cela aurait évité les raccourcis qui rendent cette histoire peu crédible. Cela tombe bien me dira-t-on, puisque ce livre se veut une farce ? Et alors, cela n'empêche pas la crédibilité, cela aurait même rendu ce livre plus intéressant. En effet, Théo découvre ces fameux rouleaux qui contiennent un nouvel Evangile.... Cela devient un best seller et on ne s'intéresse pas à la valeur historique de ses fameux rouleaux. Alors que leur place serait dans un musée, ils restent dans l'appartement du jeune homme qui prend juste garde à ne pas renverser de café dessus... Peut-être encore est-ce le côté farce ? Mais cela ne doit pas tout excuser, comme cette fin qui est pour le moins baclée. Il y avait là un bon potentiel... qui n'a pas été exploité.

Mais il y a du bon tout de même dans ce livre. Le style est efficace, la lecture est facile et rapide. Et le parcours fulgurant de l'illustre inconnu qui devient du jour au lendemain un auteur de best seller  est jouissif. Les travers du monde éditorial et de la célébrité sont passés à la moulinette sans doute bien réaliste et font bien rire... mais moins que la réaction des lecteurs qui ont parfois du mal à saisir qu'il ne s'agit que d'un livre... Pas la peine de se mettre en colère et de crier au blasphème. L'auteur est il responsable des réactions de ses lecteurs ? Bonne question évoquée dans ces pages. D'ailleurs, notre héro ne semble pas bien comprendre que le sort de la Palestine pourrait être entre ses mains ! Voici l'once de burlesque vendu en 4ème de couv' qui est presque aux abonnés absents.

De bons passages dans ce livre, une dose non négligeable de distraction, mais pas de génie dans ce roman, farce ou pas ! C'est rare que je le dise, mais une bonne centaine de pages supplémentaires n'aurait pas nuit à la qualité du livre, bien au contraire. Il y aurait eu de la profondeur là où il n'y a que du survol.

 

 

" Pourtant, il était conscient que les nouveautés sont souvent lancées dans le brouillard d'un battage assourdissant qui, une fois dissipé, révèle de nombreuses déconvenues. Les rayons de solderie ou les caisses d'invendus sont pleins de "succès assurés" et de "prochains gros coup".

 

"Si vous voulez lire ce livre, lisez le mais ne risquez pas votre vie pour cela. Rappelez vous, ce n'est qu'un livre".

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 7 Janvier 2011

Roman jeunesse - EditioN Folio Junior - 216 pages - 6 €

 

 

 

 

L'histoire : Pour avoir aidé le directeur du chantier archéologique de Sakkara à retrouver le trésor d'Hor Hotep volé par un dangereux trafiquant, Rami et Hammouda vont étudier ans un prestigieux collège du Caire.
Mais le bandit est évadé et réclame vengeance. Le directeur prend Rami sous sa protection. Ensemble ils tentent de déchiffrer des papyrus aux étranges pouvoirs. Quels mystérieux secrets vont-ils livrer ?

 

 

 

 

Pour la littérature Jeunesse, j'embauche mes nièces. Aujourd'hui, c'est Camélia

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'avis de Camélia, 14 ans : Ce livre est le deuxième tome de la série sortilège du Nil.
L'histoire tourne autour d'un trésors retrouvé près des rives du Nil et très convoité par les collectionneurs. Mais il appartient avant tout au musée du célèbre archéologue français Alain Dupré travaillant au Caire. Depuis que le trésors d'Hor Hotep est entre ses mains le professeur essaye de décrypter les papyrus qui se trouvaient avec. Il prend avec lui le jeune Rami, qui l'a beaucoup aidé dans son aventure précédente, afin de l'initier dans ce domaine. Lorsqu'ils déplient les papyrus un gaz provenant sûrement du précédent millénaire se répand autour d'eux. Les deux héros sont comme en transe, projetés dans l'étrange monde qu'est l'Egypte ancienne... Rami est demandé par les dieux pour sauver une ville tourmentée par les forces du mal.
 
Pendant ce temps la, le trésors est volé par un trafiquant très perfectionné. Le musée doit ouvrir dans une semaine et la pièce principale se retrouvera vide... Heureusement, un jeune garçon d'un prestigieux collège trouve l'entrée d'un souterrain dont la superficie est à peu près la même que celle du Caire. Les bandit s'y étant réfugiés, il met en pratique les nombreuses prises de judo qu'il connaît ! Après de maint retournements de situation, le trésor sera à sa place pour l'ouverture du musée et Alain Dupré et Rami revenu de leur péripétie dans le temps.
 
Ce livre est très bien pour découvrir l'Egypte aussi bien ancienne qu'actuelle, de plus il contient un lexique très complet sur le vocabulaire égyptien utilisé dans le texte.

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 5 Janvier 2011

Roman - Edition Flammarion - 509 pages - 10 €

 

 

Parution en novembre 2010

 

 

Résumé  : Trois adolescents sont envoyés dans un "lieu de vie", "le bout du monde" chez Marlène, une éducatrice dont la méthode consiste à leur faire écrire une page par jour. Il y a Malo, 11 ans, qui est encore un enfant. Djoule, l'anorexique, qui a 17 ans et Solam, le révolté, à peu près du même âge.

 

Tentation : Ma sympathie et mon admiration pour l'auteure

Fournisseur : Flammarion Jeunesseet Brigitte Gautrand, merci pour l'envoi

 

 

 

 

 

étoile3etdemi

 

Mon humble avis :  Trois témoignages, 3 écritures, 3 polices de caractère qui se succèdent en alternance. Comme ces jeunes, il m'a fallu du temps pour m'adapter à ce nouvel environnement, une centaine de pages. Sans doute parce que le lisais à droite à gauche, sans pouvoir vraiment  m'installer. Et puis Solam a tout d'abord des mots très durs et violents qui me heurtaient. Mais, au fil des pages, les personnages évoluent, se redressent à leur façon, font tomber les barrières. Il y a leur réalité derrière les apparences. Un voile se lève sur leur secret, la raison de leur présence "au bout du monde" au fure et à mesure, discrètement. Je me suis alors sentie très bien, presque au chaud dans un cocon. Je me suis attachée très fort à à ces personnages abîmés Malo, Djoule, Solam et Marlène, qui même si elle ne s'exprime pas,  se découvre dans les mots des autres. Je me serais bien installée avec eux au bord de la table pour écrire sur un cahier. C'est l'évolution de Solam qui m'a le plus touchée alors que j'étais plutôt réfractaire à son égard. L'émotion est montée très fort en moi jusqu'aux larmes, alors que je n'ai pas la larme facile en lecture.

 

Même si le fond de ce livre est dur mais optimiste, j'en sors émerveillée une nouvelle fois devant tant de talent. Maud Lethielleux est vraiment douée pour créer un lieu qui semble autant tenir de l'imaginaire que de la réalité, un univers que l'on retrouve par touches au file de ses romans (Ne croise-t-on pas ici la jeune SDF Moon en train de vendre ses sourires). Il y a tant de justesse dans ces pages que l'on se demande si l'auteure n'aurait pas vécu tout cela. Non, bien sûr, nous sommes dans un roman et ça ferait beaucoup pour une seule âme.  Je suis admirative aussi devant la maestria avec laquelle Maud Lethielleux se glisse dans la plume, le style, le corps de 3 personnages si différents. Comme elle connaît, comme elle aime ses personnages ! Enfin, ce qui m'épate le plus, en dehors de l'imagination incroyable de l'auteure,  c'est l'harmonie qui ressort de ce mélange de délicatesse, de poésie, d'innocence, d'humour et de violence qui déborde d'amour. La maîtrise et l'originalité des symboles utilisés sont remarquables et touchants. La construction du roman est très judicieuse. Subtile idée que de ne dévoiler qu'au fur et à mesure, par petite touche, par des non-dits et des suggestions les épreuves de la vie qu'ont traversées les personnages. Mais tout n'est pas expliqué, j'avoue, j'aurais aimé en savoir un peu plus sur les personnages qui n'apparaissent pas dans le livre... J'espère qu'il  y aura une suite...

 

Respect aussi pour la capacité de l'auteure à faire de grandes choses avec des petits riens, à colorer le noir,  à réchauffer le froid, à mettre tout dans un détail en gardant une simplicité malgré un gigantesque sens de l'observation, de l'attention à l'autre. L'attention à l'autre, voilà sans doute le message principal de ce roman, en tout cas, c'est ainsi que je l'ai perçu.

Je relis mes mots et les trouvent bien pauvres et ternes pour parler de "Tout près le bout du monde". Sans doute parce que c'est un livre qu'il faut lire, entendre, recevoir en soit et surtout ressentir. Vraiment pas facile de retranscrire autant d'émotions dans un roman hors normes, trop riche pour être réellement décrit. Merci Maud, et encore une fois, bravo !

 

 

L'avis de Keisha, de Saxaoul qui le fait voyager et Clara

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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