Publié le 6 Septembre 2012

Roman - Editions Points - 75 pages - 4.60 €

 

 

Parution chez Points en août 2010

                 aux Editions de l'Olivier en avril 2009

 

 

L'histoire : L'auteur évoque Bousia, son grand père, qui n'est en fait pas son grand père, mais le remplaçant. Le remplacement du grand père biologique qui n'est pas revenu des camps de concentrations. Ce grand père de remplacement, c'est le seul qu'elle ait connu. C'était aussi un conteur d'histoire...

 

 

 

Tentation : Curiosité

Fournisseur : la bib

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :A l'heure où je rédige ce billet, j'ignore encore quand je le publierai. Mais ce livre est pour moi une façon de préparer "ma" rentrée littéraire. Un nouveau roman de l'auteure est attendue lors de cette rentrée, une conférence est déjà annoncée à Rennes et je ne connais rien d'Agnès Désarthe. Lacune réparée !

J'ai adoré ce livre que j'ai dévoré ! Vous me direz "facile", il ne dépasse pas les 75 pages. Certes, mais tout de même... Et cependant, je ne parviens pas à en faire un coup de coeur car deux petites choses m'ont dérangée, alors autant les évoquer immédiatement pour susciter ensuite votre envie en citant les qualités indéniables de cet écrit...

Agnès Désarthe parle de ce grand père de remplacement comme d'un conteur... Dommage que c'est aspect là ne soit pas plus développé, il aurait permis alors un texte plus long et sans doute moins frustrant, plus envoûtant.

L'auteure avoue qu'à l'origine, le personnage central de ce livre ne devait pas être ce grand père remplaçant mais   "Janusz Korczak(1878-1942), écrivain, médecin et grand éducateur polonais" et aussi père remplaçant auprès des orphelins du ghetto juif de Varsovie pendant la 2ème Guerre Mondiale. Quelque part, l'auteure semble presque avouer un échec de plume en proposant finalement deux portraits d'hommes (au parallèle évident) mais qui me semblent du coup incomplets. Pourquoi un texte si court avec de tels hommes comme héros ? Et la "pirouette" qui introduit alors Janusz Korczak m'a paru comme... Comment dire... Comme si l'auteure n'avait pas assez de matière sur chacun des deux hommes pourtant exceptionnels et romanesques pour compléter son oeuvre. Je précise qu'il s'agit ici vraiment d'un ressenti personnel qui plus est pas très clair. Quoique, ça y'est, j'ai trouvé. J'ai eu l'impression que ce livre ne suivait aucune construction et ne choisissait pas vraiment son genre.

A part cela... L'écriture d'Agnès Désarthe se déguste. Le remplaçant est un hommage à Bouz, ou Boris, le 2ème mari de sa grand mère que certains trouvent médiocre mais que la jeune Agnès, puis l'adulte, adule. Car il se révèle un excellent papi, drôle et conteur entre autre. J'ai aimé le regard et les questions d'enfant de l'auteure sur l'histoire familiale, intimement liée à la religion juive, à l'émigration, à l'exil, à la persécution, aux disparitions, aux silences, aux secrets. Je me suis retrouvée notamment dans ces questionnements géographiques qui m'ont bien amusée lorsqu'il est question, dans la famille, des origines russes, roumaines, polonaise, moldave, de bessarabie... que l'enfant à du mal à différencier et à situer sur une carte (idem pour moi quand je suis confrontée à ces régions lors de mes lectures !) La bessarabie.... Des russes qui seraient devenu arabes et juifs ! Agnès Désarthe distille beaucoup d'humour dans son texte qui n'est pas juste amour, tendresse pour un homme qui a fait sienne une famille qui ne l'était pas. Le sujet des  filiations biologiques, affectives ou administratives est abordé de façon passionnante et touchante. Je l'ai en tout cas vu d'une manière qui ne m'avait jamais effleurée. Agnès Desarthe parle aussi de la douleur (que je connais) de ne pas être mère, d'être une mère sans enfant. Les souvenirs d'enfance de l'auteur, les visites chez les grands parents, l'attention portée sur certains objets et habitudes m'ont touchée et remémoré les miens. Surtout qu'à quelques années près, nos souvenirs remontent à la même époque. Enfin, le rapport de l'auteure à l'écriture et avec ses personnages fait bien sûr son apparition. Le tout, je le redis, avec une écriture élégante et sensible qui sait se partager entre émotion et malice. Une très très belle lecture si l'on attend pas un vrai roman... dont voici quelques extraits

 

" C'était cela la vraie douleur : être une mère sans enfants, un écrivain sans livres, un chanteur sans voix, un conteur sans histoire. Avoir le désir et l'envergure, l'ambition et les dispositions nécessaires, mais échouer malgré tout, par manque d'initiative, de chance, ou encore par hasard".

 

"Certains objets sont voués à nous échapper, à nous manquer, d'autres les remplacent. On veut écrire un livre et c'est un autre qui vient. On croit inventer un héros et il a la tête de notre voisin de palier. J'écris toujours l'histoire d'à côté, jamais celle que j'avais prévue"

 

"Bousia a fait office de grand-père pour des petits enfants qui n'étaient pas les siens, Janusz Korckzak a servi de substitut parental a des milliers d'orphelins. Ils furent tout deux des remplaçants. Je ne parviens toujours pas à cerner ce qui me touche dans ce statut. Le dévouement. La gratuité."

 

"Mais quand on ne les a pas mis au monde, qu'on est soit même un père ou une mère sans enfants et qu'on choisit néanmoins de les cotoyer, que se passe-t-il ?

On les regarde, délivré de l'obsession de se reconnaître ou pas en eux. On les observe, et on apprend."

 

 

L'avis de Noukette, de Sylire, de Gambadou

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 4 Septembre 2012

BD - Editions Delcourt - 64 pages - 13.95 €

 

 

Parution en 1998

 

L'histoire : Trémentines, petite ville de l'ouest de la France : sa gare menacée de fermeture, son SDF idéaliste vivant dans un hangar désaffecté, son usine en difficulté, et sa bande de petits voyous sans espoir. Alex, qui fait partie du groupe, a décidé de se sortir de cette situation minable en acceptant un gros contrat : exécuter un vieux monsieur inoffensif qui gêne les projets d'un gros industriel. Un coup facile qui devrait lui assurer de toucher un gros pactole.

  

 

Tentation : Juste envie de poursuivre la découverte de l'oeuvre de Davodeau

Fournisseur : La bib

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Le Réflexe de survie fait partie des premières BD de Davodeau. Et bien je dirais peut mieux faire, un début prometteur, fera bien mieux et a bien fait de persévérer !!!

Bref, je ne suis pas super enthousiasmée par cette BD, présentée par l'éditeur dans la catégorie Thriller / polar. Ah bon, où ça ? Oui, il y a bien un contrat sur une tête mais bon, cet aspect de l'histoire est bien secondaire, et on aurait presque pu s'en passer, pour ce concentrer sur l'essentiel et l'agréable : un petite ville de province, et une gare menacée de fermeture, alors que son gardien approche la retraite.

Cet aspect là est intéressant : l'attachement d'un homme envers son travail devenu inutile pour cause d'évolution technologique, la petite communauté formée matin et soir par les utilisateurs DU train... Communauté qui surmontera ses rancoeurs et différences pour s'unir pour la bonne cause : la préservation de la gare. Ça, Davodeau sait bien faire : décrire le quotidien, et le dessiner à merveille. Par contre, les visages des personnages m'ont posé quelques problèmes par leur ressemblance ou leur dissemblance suivant l'axe du dessin. Alors, il m'a fallu parfois retourner à la page précédente pour savoir si j'avais affaire à la petite frappe ou au fils du gardien de la gare.

Enfin, pour moi, le véritable message de cette BD, c'est méfiez vous de l'eau qui dort. Les plus grands révolutionnaires ou résistants au système ne sont pas ceux qui le crient le plus fort. Pour cette conclusion, Davodeau a créé un personnage attachant, mystérieux et surprenant.
Bref, le seul sujet de la fermeture de la gare suffisait à faire une belle BD. Dommage qu'il y ait cette histoire de contrat et de petite frappe.


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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 2 Septembre 2012

Roman - Edidions Gallimard - 361 pages - 21.50 €

 

 

Parution en avril 2012

 

 

 

L'histoire : A 15 ans, Al Kenner approche les 2.20 mètres et son QI frôle celui d'Einstein. Sans lien de cause à effet, le jour de l'assassinat de Kennedy en 1963, il tue ses deux grands parents d'une balle dans la nuque.

Cinq ans plus tard, il sort de l'hopital psychiatrique, considéré comme guéri. Combien de temps cet homme d'intelligence supérieure saura faire illusion auprès des autres et surtout, auprès de lui même. C'est l'un des nombreux sujets de ce roman qui nous emmène dans les tréfond de l'âme de ce criminel.

 

  

Tentation : L'auteur à la Grande Librairie + la blogo

Fournisseur : la bib

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Avertissement !!!! Marc Dugain s'étant inspiré d'un personnage réel pour écrire ce roman, inutile de d'en lire trop à son sujet avant d'entamer votre lecture, ou votre plaisir risque d'être entamé à mesure que votre surprise diminuera. Certains billets livrent d'entrée le nom du tueur de référence, et même si celui ci est livré par l'auteur en dernière page, je vous jure, moins vous au saurez et plus se livre vous captivera.

Malgré un début de lecture au ralenti, pour cause d'environnement "plage", Avenue des géants a par la suite vite fait de me captiver, au point d'opérer sur moi une attraction terrible, dont la seule issue fut d'en découdre au plus vite avec ce livre.

Les neuf dizièmes de la narration se font à la première personne du singulier. C'est Al qui raconte, commente, explique, détaille, raisonne, démontre, expie, avoue, s'amuse, critique, provoque, se vante, souffre, réfléchit, lutte contre son mal, se livre du plus profond de lui même. De ce qu'il a de pire en lui, comme le meilleur qu'il tente réellement d'atteindre. Le dizième restant est à la 3ème personne du singulier, c'est donc Marc Dugain qui reprend sa place. Nous sommes alors dans le parloir d'une prison, où Al est enfermé depuis des decennies et commence à écrire sa bio qui serait ce roman.... Alors, comme on sait rapidement qu'Al sort de HP cinq ans après le meurtre de ses grands parents, on se demande tout au long du livre quel autre crime ou carnage le mènera derrière les barreaux pour la vie entière. La tension monte alors petit à petit pour le lecteur, on s'attend à tout moment à ce qu'Al perde son sang froid.... le roman devient un page turner et pourtant, nous ne sommes pas dans un thriller. Nous sommes néamoins dans un désert de sentiment, comme l'est la vie du personnage... De ce fait, il y règne quelque part toujours comme une distance.

Nous sommes plutôt dans une étude psychologique, voire psychiatrique romancée d'un serial killer, le tout sous fond d'une Amérique qui fait le grand écart entre la guerre du Vietnam et la jeunesse qui prend la route et crée le mouvement libertaire hippy...

Cette histoire aurait pu aboutir à un roman classique, sauf que, pas du tout, en tout cas, pour ma part. Ce récit vous balotte, vous remue, vous met à mal dans les pensées qui se diffusent en vous. Le manichéisme est complètement absent de ce livre. Moi, pauvre lectrice, j'en suis venue à douter de ma définition du bien et du mal. En effet, Al, très intelligent et forcément manipulateur (comme le sont souvent les tueurs de son espèce), parvient à vous faire penser qu'il n'a pas tord, que son raisonnement tient plus que la route, même si celui ci est condamnable par les lois. Il faut dire qu'Al a un paquet d'excuse dans son histoire familiale... mais néanmoins, moi lectrice, je suis presque parvenue à le comprendre, à avoir de l'empathie pour lui qui n'en a jamais ressenti pour personne, à l'admirer pour la justesse de certaines réflexions, à apprécier son cynisme sur certaines situations sociales, à être ahurie face à sa lucidité mêlée de distance froide et pragmatique devant ses crimes.... Bref, je suis tombée dans le piège que tend souvent ce genre d'individu à ses victimes et à la société.

Si je devais rédiger une dissertation sur tous les sujets évoqués dans ce roman (le mal est il en nous dès la naissance, la rédemption est elle possible, qui est responsable (celui qui tient le fusil, ou celui qui a donné le fusil), le bienfondé ou non du mouvement hippy et ses multiples contradictions, un meurtre individuel dans un certain contexte est il plus condamnable qu'un meutre collectif dirigé par un gouvernement donc légalisé, peut on être réellement responsable de tels actes sans être dérangé du cerveau... etc...), bref, si je devais rendre une copie de philo là dessus, je serais bien incapble de distinguer la thèse de l'antithèse. Une synthèse serait encore plus impensable, tant les idées du personnage s'insinuait en moi au point que je ne parvenais plus à différencier les siennes des miennes. bref, j'ai vraiment été remuée par ce livre magistralement écrit (malgré quelques longueurs) par Marc Dugain (qui s'amuse d'ailleurs à affubler un personnage majeur d'un nom annagramme du sien). Si l'objectif de Marc Dugain d'éprouver son lecteur et de le faire osciller entre empathie, dégoût et une certaine fascination pour Al au point de se sentir mal à l'aise avec ses sentiments émergeants, je dois dire que l'objectif est grandement atteint.

Heureusement, le final glaçant de ce livre nous remet dans le droit chemin de nos idées et valeurs et nous permet de remettre une dimension manichéenne dans le monde, cette dimension qui sans doute, lui assure un relatif équilibre. Et de conclure : quel livre ! Chapeau Monsieur Marc Dugain.

 

 

" Mets toi dans la tête que la société te reconsidérara le jour  où tu sentiras coupable  de ce que tu as fait, que tu auras de l'empathie pour tes grands-parents. Sans culpabilité, pas de civilisation, Al, on redevient des animaux... et toi, un cas pathologique"

 

 

L'avis de Clara

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 31 Août 2012

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C'était le 26 août dernier, Gonzague Saint Bris organisait la 17ème Forêt des Livres à Chanceaux près Loches.

En villégiature dans les environs, impensable de ne pas y faire un grand saut comme deux ans auparavant. Pour la version 2010, Keisha et AGFE m'avaient accompagnée et avaient assisté au début de mon idylle avec l'acteur Vincent Pérez. Cette année, seule Keisha et moi étions de la partie, et une nouvelle idylle s'est sans doute installée. Elu en fin de billet, ne pas tricher !!!

 

En première partie de journée, c'est seule que j'ai arpenté les allées et les bouquinistes...

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Cette photo, je l'ai prise en pensant très fort à mon amie absente, AGFE, qui depuis quelque temps, voue une passion pour Dumas !

 

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J'ai fouillé, j'ai trouvé et suis repartie avec...

 

 

- Les secrets du volcan d'Anne Marie Catois (Objectif challenge livres et des îles avec la Réunion)

 

- Mrs Dolloway de Virginia Woolf (à ce prix là, ça ne coûte pas cher d'essayer !)

 

- Odette Toulemonde d'E.E Schmitt (une valeur sûre qui m'évite de faire un chèque de 2 € pour le livre précédent :)

 

- Code Zéro de Ken Follet (comme ça, mes copines de rando du lundi seront contentes que je tente du Follet !)

 

- Supplément au voyage de Bougainville de Diderot (il y est question de Tahiti, parfait pour mon challenge !)

 

- L'île des Chiens de Patricia Cornwell, idem, une ile au large de la Virginie, donc challenge !)

 

- Rêve d'amour de Laurence Tardieu, ben oui quand on en est réduite à rêver, autant lire !

 

- Les autres, d'Alice Ferney, pourquoi pas, et cela évite un autre chèque de 2 € avec le livre précédent !

 

- Pêcheur d'Islande, de Pierre Loti... Inutile de vous dire où je veux en venir...

 

- Les fleurs du silence, de Nathalie Rheims... L'auteure est présente ce jour, et je n'ai pas avec moi mon exemplaire de Laisser les cendres s'envoler.

 

 

Entre deux stands de bouquinistes, des objets qui nous ramènent dans un autre temps !

 

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Une bibliothèque tournante du 16ème siècle...

 

Au 21ème siècle, j'en ferais bien un présentoir de PAL urgente, que je ferais tourner un peu comme la Roue de a Fortune et prendrais le livre face à moi... Le choix de lecture dépendrait d'un certain  hasard !

 

 

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  Entre le pianiste et le château, il y a une foule de "forestiers livresques" qui pique-niquent... Je suis parmi eux, dans une ambiance bucolique... Ne me cherchez pas, je prends les photos !

 

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    Puis la foule s'amasse devant le chalet pour les discours relativement interminables et répétitifs de Gonzage Saint Bris, le maire de Chanceaux, Michel Rocard, la magnifique ministre Madame Marisol Touraine, et autres personnes non identifiées par moi, qui remercient tous le conseil régional etc... Et Victor Hugo pour son combat. Victor étant le héros de cette édition de la Forêt. De belles choses sont dites et ce sont celles ci que je retiendrai. Mais à mon humble avis, mieux vaudrait des discours plus courts et un temps de rencontre avec les auteurs plus longs...

 

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Comme prévu, à 15h et au milieu du pré à dédicaces, je retrouve Keisha. "Inphotographiable" tant son droit à l'image est cher, vous vous contenterez d'un Picasso !

  Et ensemble, nous faisons le tour des auteurs, des peoples, des célébrités, puisque la forêt des livres est un savoureux mélange bien équilibré de tous les genres afin que chacun y trouve compte et plaisir !

 

 

 

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Rencontre très forte avec Nathalie Rheims, très émue par mon billet sur "Laisser cendres s'envoler", roman paru le 22/08 dernier. Nathalie me dit connaitre mon billet par coeur, je la remercie pour l'émotion trouvée dans son roman, nous nous embrassons et je conviens d'une future interview avec l'attachée de presse.

Comme j'ai reçu un 2ème exemplaire de ce fameux roman, je le fais dédicacer pour L'Irrégulière, que je rencontre dans deux jours !

Derrière Nathalie Rheims, se trouve Gilles Paris, attaché de presse de l'événement ! Coucou !

 

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Romain Sardou, homme que je trouve très instruit et passionnant à écouter. Malheureusement, il écrit surtout des livres historiques et des pavés ( deux mauvaises raisons qui font que je ne l'ai pas lu). Mais en tout cas, le plaisir des yeux est là, en tout cas pour moi et je partage !

 

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Clémentine Célarier.... J'aurais beaucoup aimé la rencontrer, lui parler et acheter son livre paru récemment. J'aime cette femme pour son franc parler et son hyper émotivité qu'elle ne cache jamais. Malheureusement, la foule m'a fait dire "je reviendrai plus tard", et plus tard, il n'y avait plus ni foule ni Clémentine.

 

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Florian Zeller, un auteur qui a motivé mon déplacement.... Je voulais en faire mon amoureux de cette saison (pour remplacer Vincent Pérez.... Mais, même si je suis repartie avec un exemplaire dédicacé de son nouveau roman La jouissance et une adresse mail "même pas eu besoin de demander", vous ne le voyez sans doute pas, mais il y a tout de même encore une table entre nous !

 

 

 

 

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Janine Boissard, une discussion sympathique et là, je dénonce,

c'est Keisha qui sort son portefeuilles !  

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Suzanne Dracius ne met pas longtemps à me convaincre, c'est juste le choix qui est diffcile. Métisse martiniquaise (entre autre), ses oeuvres évoquent la Martinique... Allo challenge !

Mon choix se porte sur l'histoire d'un négropolitain qui rentre en Martinique, découvre et se confronte à sa cuture.

 

 

 

 

 

 

    

 

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Olivier Giscard d'Estaing qui, effectivement ressemble beaucoup à son frère qui s'est fait attendre, donc oublier (de moi !)

 

 

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 Brigitte Lahaye. Dommage, ses livres donnent des conseils uniquement pour qu'un couple dure etc... Mais elle ne dit pas comment rencontrer l'Homme. Sinon, j'aurais acheté !

 

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Photo purement expérimentale, pour voir si dans 20 ans, le modèle aura enfin pris quelques rides et si la pointe de ses chaussures bute dans son menton !

 

 

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Lorant Deutsch, une des "stars", si pas la star de cette Forêt ! Une foule devant lui !!!! D'ailleurs, pour cette photo, il a fallu être deux.... Moi, le bras en l'air avec mon appareil, qui demande au grand monsieur derrière moi si je vise bien ! Un peu plus à droite, oui, click !

 

 

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Jean Marie Rouard, de l'Académie Française... Heu, honte sur moi, je ne connaissais pas...

 

 

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Michel Rocard.... Je n'ai rien trouvé d'intelligent à aller lui dire, alors, je n'ai rien dit.... Si, si, ça m'arrive, ça devrait m'arriver plus souvent... Et pourtant, nous avons l'A.V.C en commun. Lors de son discours, j'ai senti que parfois les mots avaient du mal à venir ou à se terminer... Mais bon, on a pas le même âge, en fait, il a le double de moi...

 

 

 

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Francis Perrin. Quand il était jeune, il me faisait rire. Avec son âge qu'il porte bien, il me séduirait plutôt maintenant.

Trève de plaisanterie, Francis Perrin présentait ici un livre témoignage sur l'autisme, dont est atteint son fils. Titre de l'oeuvre : "Louis, pas à pas".

 

 

 

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Pour l'instant, on connaît plus sa mère que lui, son fils. Mais nous verrons ce que l'avenir lui réserve.

Denis Westhoff a écrit son portrait de sa mère dans son oeuvre "Sagan et fils". Euh, inutile de vous dire qui est sa mère ?

 

 

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Alain Mabanckou. Echanges sympatiques et joyeux, je repars avec " Le sangot de l'homme noir" dédicacé.

 

Enfin, je repars.... pas vraiment, dans l'euphorie du moment, j'oublie mon exemplaire dédicacé sur place. 20 mètres plus loin, j'entends la voix d'un homme essouffé crier mon nom ! Géraldine !!!

C'est Alain Mabanckou qui me court après pour me remettre mon exemplaire. C'est un signe non ?

Alors voilà mon couple de cette saison littéraire !!!

 

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  Et vous ?  

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Spectacles concerts théâtre salons

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Publié le 29 Août 2012

Roman - Editions J'ai lu - 89 pages -4.50 €

 

 

 

Parution en poche chez  J'ai lu en Mars 2012

 

 

 

 

L'histoire : Magdalena est la femme que l'on voit, de dos. Elle se confie a son  journal intime qui nous plonge dans le 17ème siècle en Hollande. Son enfance, son adolescence, son travail auprès de son père pour La compagnie des Indes Orientales, puis sa vie d'épouse et de mère. Ses joies, ses peines, ses angoisses, ses traumatismes.

Et surtout, on apprendra pourquoi elle a choisi de se faire peindre... de dos...

 

 

 

 

Tentation : Silvana des Editions J'ai lu

Fournisseur : Les editions J'ai lu, merci !

 

 

 

 

 

 

 

  

   

  étoile3etdemi 

 

 

Mon humble avis : Je vais très rarement vers les romans historiques, et j'avoue que le petit nombre de pages de celui est la raison qui a facilité l'entorse à mon orientation naturelle. Bien m'en a pris.

Orginalité de ce roman : L'auteur, Gaelle Josse, s'inspire du célèbre tableaux d'Emmanuel de Witte, "Intérieur avec une dame au virginal" pour créer son roman. Elle donne une vie à cette femme, qu'elle baptise Magdalena, une contemporaine du peintre.

C'est donc un journal intime que nous lisons, écrit jour après jour, en novembre 1667.

Au tout début, j'ai cru que le livre ma plairait énormément +++, Magdalena avouant pour la première fois un traumatisme lui venant de l'enfance : elle a été témoin d'un crime, s'est toujours tu et de ce fait, c'est une innocente qui est passé au bûcher. Ce début d'histoire me semblait très prometteur. Hélas, de cet aveux, il n'est plus question dans les pages suivantes... Et finalement, peu importe, car je me suis laissée emportée par les mots gracieux, doux, lucides, blessés, fiers, courageux, déçus de cette femme cultivée, attachante, qui malgré une intelligence et une position rare pour son époque, reste à sa place d'épouse. L'écriture de Gaëlle Josse est on ne peut plus fluide et délicate en même temps, et elle nous emmène dans un voyage dans le temps, un temps où à 36 ans une femme cachait déjà les veines saillantes de ses mains qui trahissaient sa vieillesse. Magdalena semble aussi une femme en avance sur son temps... Fille et épouse d'administrateurs de Compagnies des Indes Orientales (marine marchande)., elle se refuse à remplacer le commerce des épices périclitant par celui des esclaves.... Elle préférera miser sur le thé... Nul doute que son choix fut judicieux !

Ce roman a juste les petits défauts de m'avoir fait entrevoir une énigme policière et de s'achever un peu abruptement. Pour une fois, je reproche à ce livre d'être un peu court, car Magdalena est une femme très intéressante dans ces propos et ses questionnements.

Petit regret aussi... que la couverture poche ne montre pas le tableau dans sa totalité, comme l'a fait la version originale du livre... qui nous permet de mieux comprendre que l'on se trouve dans une chambre... un peu plus lumineuse...

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Les avis de Sylire, de Clara, de Chaplum, de Mango, de Livresse

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Rédigé par Géraldine

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Publié le 27 Août 2012

BD - Editions les requins marteaux - 134 pages - 16 €

 

 

Parution en Novembre 2002.

 

 

 

4ème de couv : Il y a, au Mexique, un village dont le nom a été oublié par les cartes de voyage. Les paysans qui l'habitent disent qu'il s'appelle Garduno, en temps de paix... et Zapata, en temps de guerre

 

 

 

Tentation : La 4ème de couv

Fournisseur : La bib

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Moi, je dis qu'il y a tromperie sur marchandise ! Non que cette BD soit inintéressante, bien au contraire, mais la quatrième de couv n'annonce pas du tout le contenu.... Puisqu'au Mexique, nous n'y passons que quelques pages, à la toute fin de l'album.

D'ailleurs, si j'avais eu connaissance du sujet réel de cette oeuvre, je ne l'aurais pas choisi dans les rayonnages de la bibliotèque, et pis encore, pas à ce moment là....

Ce n'est pas une blague, j'ai commencé cet album la veille du débat présidentiel (Hollande/Sarkozi) pour le finir le lendemain.

Déjà saturée de discours politiques et économiques, je suis passée complètement à côté de cet album pourtant extrêment bien documenté, chiffres à l'appuis, même s'ils ne datent pas d'hier. En effet, les références sont données en Francs.... Et pourtant, le sujet reste d'actualité. Dommage qu'il soit traité avec autant de dispersion. Je n'ai pas suivi pourquoi on se retrouvait en Yougoslavie etc...

Garduno, en temps de paix est en fait le récit d'un jeune homme révolté par le système, la mondialisation, le lavage de cerveaux dont tout le monde est victime, l'ultralibéralisme et ses dégâts, les manipulations du milieu financier envers les Etats, la manipulation des médias, les dettes du Sud qui ne sont qu'une part infime de la dette mondiale, des pays africains qui concentrent leur énergie à rembourser les intérêts de leur dette alors que leurs enfants meurent de malnutrition et qu'en même temps, le peuple n'a jamais vu la couleur de l'argent prêté, directement planqué sur un compte en Suisse.... Toutes les informations et réflexions développées ici ont plus de dix ans mais restent, hélas, cruellement d'actualité je pense.

L'auteur est révolté, il le dit, le dessine et agit aussi au sain d'ONG par exemple.

 Ah, par contre, défaut objectif je pense : la police d'écriture. Pas judicieuse, fatiguante parfois à décriptée, trop petite, lettres trop fines et parfois, on se demande si c'est un S ou un 4.... C'est le sens de la phrase qui donne la forme aux chiffres et les lettres ! Alors vous comprendrez que cette BD est pleine de qualités qu'aprécieront des lecteurs avisés du réel sujet et intéressés par l'économie mondiale.  Mais pour moi, ce n'était pas ce que je voulais lire, et encore moins le moment !

J'ai emprunté en même temps le tome 2. Vais-je le lire ou le rendre tel quel à la bib ???

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

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Publié le 25 Août 2012

 Synopsis : 

Rachel, 9 ans, est enfant unique. Dans la France provinciale du début des années 1980, cette petite fille effacée ne peut s'empêcher de dormir avec son cartable sur le dos, angoissée à l'idée de rater la rentrée scolaire. Affolée, sa mère (excellente Agnès Jaoui) la fait suivre par une psychiatre (Isabella Rossellini). Coincée entre une mère qui la surprotège, un père rêveur et passif, rescapé d'Auschwitz (Denis Podalydès, toujours juste), et une grand-mère facétieuse (Judith Magre), Rachel peine à exister par elle-même. Tout va changer lorsqu'elle rencontre l'intrépide Valérie, gamine fantasque, délurée et pleine de vie, qui l'entraîne hors du train-train quotidien étouffant de sa propre famille.

 

 

Avec Agnès Jaoui, Denis Podalydes, Isabelle Carré, Isabella Rossellini, Juliette Gombert, Anna Lemarchand

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis  : Quel film !  je n'ai aucun reproche à lui faire, du pur bonheur, et pourtant...

Du vent dans mes mollets, c'est une bonne dose d'ingrédients qui vous mènent du rire aux éclats aux larmes, à l'émotion, aux souvenirs, à la nostalgie.... Nostalgie de l'enfance, dans les années 80, celle que j'ai vécue, où je me suis retrouvée à 100%. Nostalgie et mélancolie aussi d'une époque qui se décline au passé, même si les angoisses enfantines et les affres des adultes se conjugent toujours au présent, comme à l'imparfait, et sans doute au futur. Il semble que finalement, rien ne change, mis à part les décors, les téléphones qui ont (ou pas des fils) etc, et le vent qui souffle toujours dans les mollets quand on fait du vélo... Les deux fillettes qui jouent Rachel et Valérie sont délicieuses de justesse, de malice et de naturel. Chacun pourra se retrouver dans l'enfant délurée ou dans l'autre, mal dans sa peau car différente, qui se révelera et découvrira le bonheur dans cette amitié avec une petite fille si dissemblable, mais pas tant en fait ! L'excellente surprise de ce film tient donc dans ces deux petites filles et leurs répliques cuisinées aux petits oignons, un scénario et des dialogues succulents... au point de mener une salle entière à rire.

Et puis il y a les adultes, qui surprennent moins car on connait leur talent qu'aucun film ne dément jamais. Ce couple qui s'oublie et se retrouve grâce au risque, au danger de l'adultère... ce couple qui va se dérider quand il constatera que leur petite fille peut être heureuse sans être ultra couvée. Car bien sûr, le sujet principal du film tourne autour de l'amitié, de l'enfance, et des parents qui, pensant bien faire, sont complètement à côté de leur plaque. Mention spéciale tout de même pour Agnès Jaoui, que l'on reconnait à peine, tant elle est empâtée et vêtue comme une mégère psychorigide, dans un rôle où l'on ne l'attend pas forcément.

Chaque personnage apporte sa dose d'émotion et de rire, jusqu'à un final que l'on attend pas et qui vous emprisonne dans votre fauteuil bien après que la lumière fut !

Pour moi, un sans faute sur toute la ligne : bravo à la réalisatrice, scénariste, à l'auteure dont est inspiré ce film et à l'équipe de comédiens qui a tout donné pour faire de ce film un cocktail de rire et d'émotions, un voyage dans le monde finalement merveilleux, même si pas toujours, de l'enfance. Un monde en tout cas où l'imagination n'a pas de limite ! Le vent dans les mollets et un vent de fraicheur dont il serait vraiment dommage de se priver.

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 23 Août 2012

Roman - Editions Albin Michel - 170 pages - 16.50 €

 

 Parution le 22 septembre 2012, RENTREE LITTERAIRE

 

 

L'histoire : Suite à une annonce dans la presse, Saturnine se présente pour devenir la colocataire d'un riche ermite Grand d'Espagne dans un hôtel particulier du beau Paris. Dans la salle d'attente, parmi une quinzaine de curieuses, Saturnine semble être la seule à ignorer que le 8 colocataires précédentes ont mystérieusement disparues. C'est elle que Don Elmirio Nibal y Milcar choisit pour partager son toit et ses dîners...

Où comment Amélie Nothomb revisite, à sa façon, le célèbre conte de Barbe Bleue.

 

 

  

Tentatrice : Moi même !!!!

Fournisseur : Abeline Majorel et  "les chroniques de la rentrée littéraire". Merci !

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : La la la la belle saison le Nothomb est là ! Un an d'attente joliment récompensé !

Vingt ans après son premier succès, "L'hygiènede l'assassin", Amélie Nothomb s'offre le plaisir d'écrire un nouveau roman ressemblant assez à son premier opus. Pour son plaisir et celui de ses fans, à n'en point douter !

Les détracteurs habituels de l'auteure retrouveront leur tracteur pour labourer ce roman. Les admirarateurs, où en tout cas les friands de notre belge préférée seront ravis de retrouver toute la verve, la folie, le décalé, l'humour, l'autodérison, la plume propre à l'auteur. Je fais indéniablement partie de cette deuxième catégorie mais jamais aveuglément. Je ne me suis pas gênée pour tacler ici même "La fait d'un prince" ou "Journal d'Hirondelle". Tout Amélie Nothomb se retrouve dans ce roman, le 21ème publié. Lors d'interviews, Amélie Nothomb ne cache pas qu'il lui est finalement plus aisé de parler d'elle dans les romans fictifs que dans ses oeuvres plus autobiographiques. Barbe Bleue est totalement fictif, même si inspiré d'un célèbre conte. Aussi, on a le plaisir de découvrir diverses facettes de la personnalité de l'auteure dans la peau du diable, de son avocat, et de son innocente et éventuelle prochaine victime. Innocente, Saturnine ne l'est pas tant que cela. Le personnage étrange de Don Almério et l'inquiétante rumeur qui l'entoure ne l'inquiète pas, bien au contraire. Tout cela  l'intrigue et emmène avec elle le lecteur, surpris de trouver autant de suspens dans un roman rédigé par une auteure qui ne s'estampille pas "ni polar, ni thriller". Ainsi, nous assistons avec autant de crainte que de jouissance à un nouveau huit clos entre Saturnine et Don Almirio. Chaque personnage semble aussi brillant l'un que l'autre, même si les idées de l'un sont largement contestables, détestables et pédantes. Mais quel bonheur de participer à cette joute verbale que se livrent les deux personnages de ce roman ! Car oui, le lecteur participe à ces échanges de hautes volées sur les sujets qui hantentnotre chère Amélie : l'amour, la mort, l'autre, la passion, le mystère, le droit qu'à chacun à sa zone de secret et les risques qui prend quiconque à s'y aventurera. Qui est coupable  ; celui qui délimite un secret ou celui qui dépasse ses limites ?  Serait-ce un avertissement de la part d'une romancière présente dans la presse à chaque rentrée littéraire, mais que les médias n'évoquent qu'à propos de son oeuvre ou de ses légendaires chapeaux, et rarement un millimètre de sa vie privée qu'elle n'aurait choisi de livrer en pature.

En tout cas, je suis ravie de constater que la planète Amélie Nothomb, si éloignée de notre système solaire, brille toujours autant d'originalité, de distinction, d'unicité, de flamboyance et d'intelligence. A l'aveugle, je pourrais reconnaître la galaxie d'Amélie Nothomb dès les 3 premières pages et ça, j'adore ! Je n'en  dirais pas plus sur ce roman, car lorsque l'on observe une voûte étoilée, un oeil averti et volontaire ne perçoit pas la même chose qu'un regard qui vise le lampadaire. A chacun le plaisir et l'envie de voir, de découvrir et de ressentir ce qu'il veut, ce qu'il est près à accueillir.

En tout cas, Amélie Nothomb, souvent raillée sur le faible nombre de pages de ses romans dit " Les bons romans sont toujours trop courts, les mauvais toujours trop longs". Pour moi, Amélie Nothomb reste la reine du bon et court roman, avec un style de plus en plus épuré qui va droit à l'essentiel, tout en laissant à chacun le choix (ou pas) de s'interroger sur les questions ouvertes dans ses pages, ou d'y voir une simple distraction.

Mon seul regret, ce n'est pas au champagne élevé au rang d'élixir dans ce roman que j'écris ce billet, mais au Gamay de Touraine. Mais ce n'est déjà pas mal, bien fruité, comme Barbe Bleue restera un bon millésime dans la bibliogaphie de la romancière.

A l'année prochaine, pour des nouvelles de la Galaxie Nothombienne littéraire.

 

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                                                                                   2/7

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 21 Août 2012

Roman - Editions Léo Scheer - 254 pages -19 €

 

 

Parution 22 août 2012 - RENTREE LITTERAIRE

 

 

L'histoire : La narratrice a perdu sa mère il y a dix ans.... Mais le lien était déjà brisé depuis plus d'une décennie. Elle était encore adolescente lorsque sa mère l'abandonna pour un jeune Artiste à qui elle sacrifiera tout. De cette blessure, nait un livre et ainsi, les cendres pourront enfin s'envoler.

 

 

 

Tentation : Le pitch

Fournisseur : Gilles Paris et les Editions Léo Scheer, merci pour l'envoi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis : Ainsi commence ce roman : "J'ai perdu ma mère. Elle a disparu il y a plus de dix ans. Ma mère est morte, je le sais. Mais lorsque j'y pense, je ne ressens aucun chagrin, pas la moindre émotion".

Le livre n'est pas épais, les marges importantes et la police de caractère assez grande. Je pensais ne faire qu'une bouchée de ce roman... Et bien non, car je me le suis pris de plein fouet, alors il m'a fallut autant déguster que digérer. Laisser les cendres s'envoler est un roman qui camouffle à peine une histoire pleinement autobiographique. Certes, les personnages ne sont jamais nommés autrement que par leur titre (mon père, ma mère, mon grand père, l'Artiste). Certes, les lieux sont modifiés (j'ai tapé sur Google Chateau de Gombière... pour aboutir sur une photo représentant une chambre de maison de retraite...) Bien sûr, on s'interroge sur les frontières romanesques et autobiographiques de l'oeuvre, ce qui est ajouté, édulcoré, romancé.... Mais en même temps, je n'ai cessé de me dire : cela sonne si vrai.

Nathalie Rheims appartient à une dynastie de richissime et reconnus banquiers instaurée depuis des générations et dotée d'une particule. Une famille où la bienséance, l'apparence et la réputation priment sur les sentiments, l'émotionnel et la vérité. Une famille carcan qui met le coeur en cage, et qui, comme les célèbres 3 singes, se cache les yeux, se bouche les oreilles et ferme la bouche... Une famille où le silence est roi !

C'est au sein de cette famille, dont elle se sent étrangère, que grandit la narratrice qui dit " A 9 ans, j'aimais encore ma mère. Quand ai-je perdu sa trace ?"Dans cette quête du "pourquoi un lien se rompt" , l'auteure se retourne sur sa vie, depuis sa tendre enfance familiale jusqu'à son âge adulte où, pour apparaitre et renaitre aux yeux des autres, elle décide de disparaitre dans l'anorexie. Ainsi, elle effacerait le trait posé sur elle en rétraicissant. Par tous les moyens, la narratrice cherche à retrouver sa mère. Parce que depuis des années, celle ci ne fait plus aucun cas d'elle et que l'Artiste, le nouveau mari de cette dernière, occupe toute la place. Il n'est pas ici question de jalousie, puisque cet Artiste évince complètement la jeune femme de leur existence. Au point qu'à la mort de sa mère, l'auteure ne récupèrera pas un objet et encore moins une fortune dilapidée. Il ne lui restera que de lointains souvenirs et des "pourquoi" ?

Il y a dans ce livre toute la souffrance de l'auteure, son désarroi, son incompréhension, son besoin d'amour maternel absent et les conséquences présentes de cette privation. Mais pas de pathos ou de larmoiement. Une écriture très travaillée et succulente, parfois jusqu'à l'extase. Comme j'ai aimé l'humour dont fait preuve l'auteur, et l'ironie, le cynisme élégant avec lequel elle dresse le portrait vritiolé de cette famille. Certes, je me suis parfois égarée dans certain lien familiaux, j'ai remarqué certaines redondances dans les propos, mais en même temps, certains m'ont parfois poussé jusqu'à l'effroi... Comment ont-ils pu aller jusque là ??? Ca, c'est pour la forme.

 Dans le fond, c'est un roman très intimiste, qui a reçu un nombre si incroyable de petites croix dans les marges que je ne lâchais plus mon crayon. C'est un roman sur le deuil.... Sur une page qui se tourne... Sur l'oubli ou plutôt la distance nécessaire pour renaître, ou naitre, même si c'est à 30 ans passés. Des sujets qui semblent cher à Nathalie Rheims, puisque je les avais relevés dans "Le chemin des sortilèges", autre roman de Nathalie Rheims.

Comme tout ce qui traite de l'intime, au delà de la qualité littéraire indéniable de ce roman, celui ci plaira à tout à chacun en fonction de son propre vécu. De mon côté, si cette lecture m'a pris autant de temps, c'est qu'au fil des pages, j'avais l'impression de me regarder dans un miroir, un miroir déformant et déformé certes car différent, mais un miroir. J'y ai trouvé les mots de mon silence. Car oui, l'essentiel de chacun est trop souvent dans le silence.

 

 

Exemple d'ironie : J'étais bien décidé à prendre le temps nécessaire pour commettre un meutre littéraire, un assassinat de papier. Mais les années passaient, et je devais me rendre à l'évidence : je n'étais pas la mieux armée pour ce genre d'homicide"

 

"Je découvre aujourd'hui que ce que je prenais à l'époque pour un carcan moral pesant sur cette famille était, en réalité, le véritable secret de la réussite. L'art de prévoir le pire, tel était le savoir faire à transmettre pour fabriquer ces princes de la finance..."

 

"Pouvoir faire des choix. Etre libre, même si ce n'était qu'une apparence. Je ne désobéissais jamais, de peur que l'on m'abandonne."

 

 

Une rentrée littéraire qui commence fort bien pour moi. En effet, livre lu dans le cadre du

                                          Chez Hérisson et Mimipinson

 

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 19 Août 2012

 Synopsis : 

 

Odile est une jeune femme indépendante et rationnelle à l'existence bien réglée. Pourtant, alors qu'elle prend possession de la maison de sa tante dont elle vient d'hériter en Bretagne, la réalité, petit à petit, commence à lui échapper… Est-ce l'endroit qui est hanté ? La mémoire d'Odile qui, en se réveillant, lui joue des tours ? Ou bien Loïc, son prétendu "ami d'enfance retrouvé", qui l'entraîne vers d'étranges chemins ? Dans les brouillards de cette Cornouaille mystérieuse, rien ne se passe comme Odile l'attendait...

 

 

Avec Vanessa Paradis, Samuel Le Bihan, Jonathan Zaccaï...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon humble avis :Cornouaille ne manquepas d'arguments.... Un Finister magistralement filmé, des paysages superbes, une atmosphère particulière et une actrice aussi magnétique qu'un pôle. Vanessa Paradis est effectivement "magnifique" dans le rôle de cette jeune femme perdue, en manque de repère, à un tournant important de sa vie. Je mets des guillemets à magnifique car en fait, ce que j'ai plus apprécié, c'est de voir Vanessa Paradis sans fard ni artifice, une femme commune en quelque sorte. Même si, au fil d'un film, son personnage retrouve une certaine paix intérieure et devient moins tourmentée, et là,on retrouve la Vanessa Paradis que l'on connaît, lumineuse physiquement.

Mais celle qui occupe les neuf dixièmes du film, c'est l'actrice aussi fragile que forte, une actrice au sommet de son art. Et ça, c'est du pure plaisir.

Le reste, et bien, l'histoire est agréable, intrigante, construite de façon assez originale. Cette maison isolée, inhabitée, pleine de souvenirs bon pour les uns, traumatisant pour les autres, et ces gens qui vivent là où la terre s'arrête, bref, tout ce quotidien tantôt battu par les vents, tantôt recouvert d'un généreux soleil, j'ai aimé.

La tournure surnaturelle que peut prendre le film suivant votre regard est intéressante, en effet, elle donne lieu à deux interprétations différentes du film.... et donc, à un "débat" entre copines.

Hélas, la langueur se transforme parfois en lenteur, la fin est attendue et , je ne saurais comment expliquer cela, mais il m'a manqué un zest de profondeur pour que ce film me bouleverse totalement.

Cornouaille reste un film qui mérite sa place dans le haut du panier, et un plaisir à ne pas bouder !

 

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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