Publié le 12 Février 2010

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Synopsis :  Alors qu'Alexandre Dumas et Auguste Maquet, son nègre littéraire, sont au sommet de leur collaboration, Maquet décide de se faire passer pour Dumas afin de séduire Charlotte, une admiratrice de l'illustre écrivain.
Entre les deux hommes, l'affrontement est inévitable. Dans Paris, la Révolution de 1848 se prépare...


Drame historique avec Gérard Depardieu, Benoît Poelvoorde, Mélanie Thierry, Dominique Blanc...















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Mon humbles avis :  Pourquoi quatre étoiles ? Parce que si j'avais du réaliser ce film, j'aurais fait le même, en toute modestie !!! Non, je ne m'y crois pas !!! Bon trêve de plaisanterie... Je n'ai rien lu de Dumas père, mais qui ne connaît pas les 3 mousquetaires... Je n'attendais pas ce film jusqu'à qu'un JT de 20H00 en parle et que je prête l'oreille. Comment, de tels écrivains avaient des nègres ? Impensable ! Du coup, il me fallait absolument voir ce film et "juger sur place"... Qu'un people prenne un nègre pour écrire un roman ou même son autobiographie, je conçois. Que Paul Loup Sulitzer n'ait jamais écrit une ligne, c'est quasiment de notoriété publique. Mais tout de même, Dumas.... Que tant de romans devenus des monuments de la littérature classique Française aient été écrits avec l'aide de nègre me déçoit et enlève pour moi une bonne dose de talent à ces auteurs... Et je me dis, en est il de même pour Stendhal, Victor Hugo, Balzac, Zola ???? Bref, me voilà ébranlée, déçue.
Mais pas par le film qui retrace parfaitement l'époque et cette relation entre Dumas et Auguste Maquet, qui se fait passer quelques instant pour Dumas lui même, sans mesurer les conséquences de son acte. Et quelles conséquences ! Mais les connaîtres, c'est dans les salles obscures que cela se passe...
Le nègre se prend donc pour son maître pour séduire, finit par être fatigués de faire dons de son talent pour rester dans l'ombre d'un homme impressionnant, et pour des payes qui traînent à venir. J'avoue que dans le film, on finit par ne plus savoir qui est le cerveau des ces romans à succès, qui possède le vrai talent. Jusqu'à se rendre compte que l'un sans l'autre ne vaut pas grand chose. L'un manque d'idée, l'autre a une prose banale... Le talent  et le génie vient donc de la somme de ces deux hommes qui sont donc... inséparables.
Dumas apparaît comme un homme disgracieux, prétentieux, égoïste, limite vulgaire et collectionneur de filles. Bref, un homme répugnant. Qui mieux que Depardieu pour interpréter un tel homme ? Je ne vois pas, même si je ne suis pas fan de l'acteur, j'avoue qu'il y a des rôles qui lui vont comme un gant.
Quant à Maquet, c'est Benoît Poelvoorde qui revêt son habit. Remarquablement, avec beaucoup de justesse, de retenue et de pudeur. Il mériterait une récompense pour une telle composition. Mélanie Thierry est toujours aussi lumineuse et j'ai été ravie de revoir sur grand écran l'actrice Dominique Blanc, très gracieuse.
Voilà un film qui ravira les amoureux de la littérature.Même si, au final, quelques uns de ses monuments tombent de leur pied d'estale, il demeure passionnant d'entrer dans la vie de ces auteurs.






Si vous voulez en savoir plus sur Dumas et Maquet.... Un peu de culture....



Petites infos non exhaustives sur Dumas et Maquet durant la période qui nous intéresse, celle du film. Infos glanées sur le net et très instructives (allo ciné et à la lettre)

Des ennemis intimes ?
La collaboration entre Auguste Maquet et Alexandre Dumas va s'échelonner de 1844 à 1851 et donner lieu à la parution de dix-sept romans parmi lesquels Les Trois mousquetaires, Le Comte de Monte Cristo, La Reine Margot, Le Vicomte de Bragelonne, Joseph Balsamo, Ange Pitou... Des chefs d'oeuvre tous signés de la main d'Alexandre Dumas dont Maquet, lors d'un procès qui aura lieu en 1858, revendiquera la paternité. Si le tribunal lui accorda 25% des droits d'auteur, il lui refusa en revanche la co-signature.

Réunis dans la vie, séparés dans la mort

C'est une petite et savoureuse ironie de l'Histoire. Alors qu'Alexandre Dumas et Auguste Maquet ont travaillé ensemble pendant de nombreuses années, leurs destins Post-Mortemne fut pas tout à fait le même. Auguste Maquet est enterré au cimetierre du Père-Lachaise, 54e division, chemin Montlouis. Sur sa pierre tombale, on peut lire : Les trois Mousquetaires, Le Comte de Monte-Cristo et "La reine Margot, comment si la paternité de ces trois oeuvres lui étaient attribuées, et non pas à Alexandre Dumas père. Quant à ce dernier, il repose au Panthéon depuis le 30 novembre 2002, célébrant également le bicentenaire de sa naissance. D'une certaine manière, même dans la mort, Maquet reste dans l'ombre du maître...

En Décembre 1838  Gérard de Nerval présente Auguste Maquet à Dumas. Ce jeune professeur d'histoire aidera Dumas à écrire ses premiers romans. A partir d'un canevas élaboré par Auguste Maquet ou en commun, Dumas y apporte son talent romanesque : il développe le récit en y ajoutant personnages secondaires et dialogues.

En 1844 Dumas publie Les trois Mousquetaires, le récit des aventures de d'Artagnan, Athos, Porthos et Aramis, unis par leur devise " Un pour Tous, tous pour un". Auguste Maquet a collaboré à ce travail, mais Alexandre Dumas signe seul ce roman.

En 1845 : Dumas publie Vingt ans après (avec les personnages des Mousquetaires), Le comte de Monte-Cristo, Une fille du régent, et La reine Margot (toujours en collaboration avec Auguste Maquet).

EN 1948 Maquet attaque Dumas en justice pour comptes en retard et pour recouvrer sa propriété sur les livres écrits en commun. Les deux auteurs trouvent un accord. Maquet cède tous ses droits sur les
romans écrits avec Dumas moyennant la somme de 145 200 F payables en onze ans.

 





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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 11 Février 2010

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/4/4/5/9782710331544.jpgRécit de voyage - Editions de la table ronde - 172 pages - 15.20 €


Rentrée littéraire Janvier 2010


Le mot de l'éditeur : Un jeune homme prend l'avion pour la première fois de sa vie et se lance dans un " audacieux voyage ", sans tabous ni clichés. Au gré de son humeur et de ses rencontres, il arpente New York, Boston, San Francisco... Les grands espaces, les marches éreintantes et puis aussi une fascination, un sourire, une lumière, qui rafraîchissent et donnent de l'élan... 




Ce blog a décidé de s'associer à un projet ambitieux : chroniquer l'ensemble des livres de la rentrée littéraire de janvier 2010 !  Vous retrouverez donc aussi cette chronique sur le site Chroniques de la rentrée littéraire qui regroupe l'ensemble des chroniques réalisées dans le cadre de l'opération. Pour en savoir plus c'est ici. Je remercie la 
 pour cette lecture. http://fr.ulike.net/William_Cliff






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Mon humble avis :  Je suis très friande des récits de voyage. Mais celui ci me laisse perplexe... Un jeune Belge de 25ans , qui admire par dessus tout les américains, part découvrir l'Amérique à une époque où le tourisme n'était pas démocratisé comme maintenant. Il embarque même dans un aéroplane pour la première fois. Je pensais pouvoir le suivre émotionnellement durant tout son périple. Alors certes, j'ai revécu avec lui l'excitation de l'arrivée à New York. J'ai vécu ce même événement il y a 17 ans, après 25 heures de bus et 5 mois passés en Floride. La grosse pomme va t-elle m'accepter, vais-je y trouver ma place, m'y faire engloutir ou en être rejetée... Ma lecture commençait sous de bons hospices. Et puis et puis, plus rien ou pas grand chose. D'une voix distante, l'auteur nous décrit certains quartiers du New York des années 70. Tout cela manque cruellement d'émotion et d'enthousiasme, au point que l'auteur en vient même à s'ennuyer à New York. Le pitch évoque des grands espaces et de longues marches que l'on ne trouve pas au fil des pages. Pourtant, les Etats -Unis sont le pays des grands espaces par excellence. Ce qui fait la richesse d'un voyage, ce sont d'une part les différences, les paysages grandioses, le dépaysement mais d'autre part et surtout , les rencontres humaines. Et dans ce livre, les seules rencontres que l'auteur mentionne sont des rencontres gay, purement sexuelles de surcroit. Même pas un peu d'échange culturel, et encore moins d'amour... Alors voilà, je suis incrédule et obligeante à la fois en octroyant deux étoiles à ce livre pour l'arrivée à New York et certains descriptifs de la mégalopole. Mais franchement, le sujet méritait un bien meilleur traitement. A moins que l'auteur ait choisi en toute connaissance de cause de nous conter la partie la moins intéressante de son voyage. Perplexe, je vous dis. Je suis perplexe.


Une seule jolie phrase relevée dans ce livre :

" Mais quelle doit être notre morale après qu'on ait fait d'aussi éloignés et beau voyages ? Devons vous rester arides comme si nous n'étions pas agrandis par ce que nous avons vu ? Et le sourire qui nous vient, ne doit il pas être plus lumineux, plus véridique ?"

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

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Publié le 9 Février 2010

Qui cette année, n'a pas lu un billet concernant Dis Oui Ninon de Maud Lethilleux. Qui n'a pas encore lu ce brillant premier livre qui a tout de suite connu un vif succès.


Maud n'a pas hésité à répondre à mon interview, que voici ! Celle ci vous incitera à lire ce livre si vous ne l'avez pas encore lu, ou encore à vous procurer ses deux prochaines parutions !





Pourrais tu commencer par nous rappeler ce qui t'a mené à prendre la plume pour écrire Dis oui Ninon, nous rappeler comment Ninon est né ? .

Dis oui, Ninon n’était pas un projet mûri à long terme, il s’est imposé. Je venais d’écrire deux romans (qui n’ont pas été publiés) et j’avais décidé de faire une petite pause au Maroc. Sur le trajet en voiture cette histoire est née. Elle s’est construite entre Casa et Essaouira, à mon insu ! En arrivant, je n’ai pas tenu plus de 5 minutes, j’ai ouvert mon ordi et j’ai commencé, comme poussée malgré moi. Je n’avais pas l’impression d’écrire cette histoire, mais plutôt qu’elle s’écrivait à travers moi. C’était très fort, un immense bonheur, mais j’ai beaucoup pleuré aussi, comme si mon enfance me sautait au visage.

Initialement, j’avais pris la plume quelques mois plus tôt. Suite à un souci de santé j’avais arrêté de travailler et écrire me permettait de continuer à créer, à mon rythme, en tenant compte de mes limites

 

.

Te souviens tu de ton ressenti lorsque tu as appris que tu allais être éditée par Stock ? 

Oui ! J’ai pensé que c’était une grosse blague, j’ai passé mon temps à essayer de deviner quel copain imitait la voix de Jean-Marc Roberts ! Mais quand il a parlé de Liliane Rodd, une autre éditrice, j’ai su que c’était bien lui.

Après, j’ai stressé ! Il devait me rappeler deux jours plus tard, il n’avait lu que les 100 premières pages. Et j’avais eu cette expérience avec Anne Carrière pour mon tout premier manuscrit, elle m’avait appelée, très excitée, sa lectrice en chef avait adoré et elle ne m’a jamais recontactée. Mais Jean-Marc m’a rappelée comme convenu le lundi matin à onze heures.

Après, j’ai stressé encore plus ! (je suis, comme qui dirait, d'un naturel anxieux !) J’étais heureuse bien sûr mais morte de trouille. J’avais peur de ne pas leur plaire, de n’être pas crédible, de les décevoir et qu’ à la finale, ils ne veuillent pas de moi 


 

 Dis Oui Ninon a remporté un énorme succès littéraire bien relégué aussi par la blogosphère. T'attendais tu à un tel succès ? Un an après, quel est ton point de vue sur cette époque ?

Je ne m’attendais à rien. Enfin, j’essayais de ne rien attendre !

Et ce n'était pas non plus un "énorme succès", mais un succès de librairie qui s'est fait tout doucement grace au bouche à oreilles (sous toutes ses formes), ce qui est vraiment très bien pour un premier roman et qui donne sa chance au prochain. Mais rien à voir avec les grands succès comme Les déferlantes, par exemple.

ça m'a fait immensément plaisir mais je ne l’ai pas pris pour moi, plutôt pour Ninon, et pour l’enfant que j’ai été. Comme une réconciliation.

J’avais vraiment l’impression que le livre était une entité à part entière.

Aujourd’hui, quand je repense à ce moment, je pense au stress, la peur qu’il ne vive pas, que personne ne le lise. Je me souviens être allée en librairie le jour de la sortie et avoir remarqué que personne ne l’achetait. J’étais en apnée, je me disais souvent : C’est fini, il va aller au pilon.

La joie est venue ensuite, quand j’ai commencé à rencontrer des lecteurs, quand des articles ont parus, quand j’ai lu les chroniques, quand j'ai su qu'il serait traduit et qu’il paraîtrait en poche. J’ai pris conscience que c’était réel et que j’avais une chance énorme. Que j’étais vraiment privilégiée.

Quand on écrit ainsi un premier livre qui rencontre ce succès, je suppose que l'éditeur "presse" l'auteur de se remettre au travail. Comment être sûr que l'alchimie va reprendre, que l'on va retrouver de l'inspiration et ne pas faire face à la feuille blanche ?

Mon éditeur ne m’a pas pressée, au contraire, il a repoussé la date de sortie de mon prochain pour laisser Dis oui, Ninon vivre encore un peu.

J’ai signé pour D’où je suis, je vois la lune avant la parution de Dis oui, Ninon en décembre 2008. J’en avais écrit les deux tiers que j’avais fait lire à mon éditeur. Je l’ai terminé en janvier 2009. L’attente était longue ! J’avais très peur de ne plus l’aimer quand il sortirait.

Ce deuxième a été douloureux à écrire, comme tout deuxième parait-il. Pas vraiment à écrire, en fait, mais à commencer. Je ne retrouvais plus la joie intense d’écrire, je comparais avec Ninon, je pensais qu’il serait refusé… J’ai écrit deux débuts avant celui-ci, sur d’autres sujets, et un matin, par hasard j’ai écrit cette phrase «  J’ai chouré un bloc-notes à la maison de la presse, un petit rectangle orange avec les pages qui s’arrachent, j’ai caressé le dessus comme ça pendant longtemps et j’ai senti le papier, c’était pas comme dans mes souvenirs avec l’odeur de poussière, ça sentait presque rien, une sorte de pétrole désaromatisé, le même que celui que Boule balançait l’hiver dernier sur les ordures pour se réchauffer. »

Et c’était parti. Mon roman venait de se dessiner. Initialement je pensais avoir 2 narrateurs mais très vite j’ai su que Moon allait prendre toute la place.

Je venais d’écrire 2 débuts de romans (50 pages chacun), et celui-ci s’imposait, j’ai tout de suite retrouvé l’énergie, la joie, mais sans comparer car ça touchait une autre part de moi, pas la petite fille.

Tout au long de l'écriture, je n’étais sûre de rien, l’alchimie est quelque chose de si fragile !  

Le plus difficile pour un deuxième, je trouve, c'est la peur terrible de décevoir, surtout après le succès que Dis oui, Ninon a rencontré sur les blogs, je redoute les premiers billets... Je pense que je n'allumerai pas l'ordi pendant quelques temps après la parution :)

 

Se pourrait il qu'un jour, il y ait une suite à Dis oui Ninon, qui nous apprendrais par exemple ce que devient Ninon à l'adolescence ?

J’y pense parfois. Mais souvent les suites sont décevantes, donc je n’y réfléchis pas plus que ça.

 

Les prochains mois vont être chargés pour toi puisque tu sors ton 2ème roman chez Stock "d'où je suis je vois la lune" le 9 mars... Que peux tu nous révéler sur ce livre.?
 

Je peux te donner la quatrième...

On vient de la finaliser, la voici :

 

Moon a choisi la rue parce qu’elle a décidé d’être « elle-même dans ce monde où les gens sont devenus des autres ». Elle ne fait pas la manche, elle vend des sourires, et observe avec malice le manège des gens pressés.

« Je dis : Avec cinquante centimes d'euros, qu'est-ce qu'on achète à notre époque? J'insiste, il accélère, petite pirouette : Non sans dec, à ce prix, franchement, tu trouves des trucs intéressants à acheter? Le type finit par s'arrêter, il se demande où je veux en venir, et c'est là que je sors le grand jeu, tutti et compagnie, je dis : Un sourire à ce prix-là, c'est pas cher payé! Et j'attends pas qu'il accepte, je lui refourgue un petit sourire façon majorette à dentelles, épaule en arrière et tête haute. Le type soupire, il pense qu'il se fait avoir. Il  n'a que dix centimes mais je lui fais quand même le sourire en entier. Je suis pas une radine. »

Autour d’elle, il y a Michou et Suzie avec leur caddie, Boule, son crâne rasé et sa boule de billard à dégainer en cas de baston, les kepons migrateurs avec leurs crêtes de toutes les couleurs et surtout, il y a Fidji et ses projets sur Paname. Pour lui, elle a décidé d’écrire un roman, un vrai.

Et il y Slam qui sort de prison, Slam qui aime les mots de Moon et a une certitude : un jour, elle décrochera la lune…

 

Ce que je peux révéler : C’est une histoire de mots, d’amour et d’amour des mots… ça se passe dans la rue, mais ce n’est pas triste

 

Il me semble qu'un autre écrit ait trouvé éditeur puisque paraît aussi, au mois de mai, chez Thierry Magnier, "J'ai 15 ans et je ne l'ai jamais fait". Comment présenterais tu ce bébé là ? 

C’est un roman pour grands ados mais qui est, je pense, tout à fait adapté aux adultes aussi. Je me suis beaucoup amusée, sans trop me demander à qui je l’enverrai, est-ce qu’il plairait, est-ce qu’il serait éditable… Je l’ai écrit pour retrouver confiance car j’avais complètement et à nouveau perdu confiance en moi, je n’avais pas réussi à écrire pendant 9 mois et la sortie de « D’où je suis… » venait d’être repoussée. J’ai pensé qu’il y avait urgence personnelle et je m’y suis mise.

« J’ai 15 ans et je ne l’ai jamais fait » est une histoire racontée par 2 narrateurs, Capucine qui n’a qu’une idée en tête : perde sa virginité, et Martin, un musicien très sensible.

Je l’ai envoyé par la poste…

Aujourd’hui j’en écris un nouveau qui me tient énormément à cœur. Je ne sais pas encore si je vais le proposer en jeunesse ou chez Stock. C’est l’histoire de 3 adolescents en rupture sociale qui se retrouvent ensemble dans une maison d’accueil à la campagne.

 

 

La sortie d'un livre, et à raison de plus de deux livres, signifie aussi un petit tour de France de salons Littéraires et de séances de dédicaces... Comment fait on par allier ce rythme effréné avec sa vie personnelle et sa vie professionnelle ?

 C’est très intense ! J’ai 2 enfants, un métier, un amoureux, un appartement que nous rénovons, et j’essaie de trouver le temps d’écrire… J’ai d’ailleurs arrêté le blog par manque de temps et d’énergie, et non par manque d’intérêt ni parce que je pensais en avoir fait le tour, mais parce que j'ai dû faire l’impasse sur certains projets.

C’est intense et très agréable, la rencontre avec les lecteurs donne beaucoup d’énergie et je pense que cette année je serai plus détendue. J’ai moins peur que la porte se referme aussi vite qu’elle s’est ouverte. Je sens que ma maison d’édition me fait confiance, et chez Thierry Magnier aussi, et j’ai moins peur de décevoir mes éditeurs. 


Tu as passé une grande partie de ta vie à voyager de par le monde ? N'aurais tu pas envie de temps en temps de reprendre la route ?

Je retourne au Maroc… et je voyage d’une autre façon qui aujourd’hui me comble. C’est drôle, pendant longtemps je ne pensais que je ne vivrais pas en France et il s’avère que j’écris en français et que donc c’est ici que j’ai le plus à faire (tant que l’inspiration sera au rendez-vous).

 

 Quelle lectrice es tu ? Quels sont tes 3 derniers coups de coeur littéraires ?

Je lis de tout, sans à priori. J’aime les écritures simples, limpides et la joie derrière les mots.                                                                                         
                                                                         

Mes derniers coups de cœur :

Slam de Nick Hornby (que la blogueuse Lutecewoman m’a conseillé) , j’aime cet auteur, l’humanité qui se dégage de ses livres, sa façon de nous faire entrer physiquement dans les personnages, l’amusement de l’auteur, sa simplicité.

Twist de Delphine Bertholon (nous avons fait une signature ensemble, on s’est envoyé nos livres) J’ai été bluffée par ce roman ambitieux et d’après moi très abouti. Elle a su faire d’un sujet douloureux un roman léger et gracieux.

En cage de Kalisha Buckhanon au Rouergue Doado, un roman épistolaire poignant qui touche un sujet auquel je suis très sensible : l'univers carcéral.

 

                                                                                        merci

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Interviews exclusives !

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Publié le 8 Février 2010

 

Synopsis : Filer à 10 noeuds au coeur d'un banc de thons en chasse, accompagner les dauphins dans leurs folles cavalcades, nager avec le grand requin blanc épaule contre nageoire... Le film Océans c'est être poisson parmi les poissons.
Après Himalaya et Le Peuple migrateur, Jacques Perrin nous entraîne, avec des moyens de tournage inédits, des banquises polaires aux tropiques, au coeur des océans et de ses tempêtes pour nous faire redécouvrir les créatures marines connues, méconnues, ignorées.
Océans s'interroge sur l'empreinte que l'homme impose à la vie sauvage et répond par l'image et l'émotion à la question : " L'Océan ? C'est quoi l'Océan ?

 

 

Documentaire avec Lancelot et Jacques Perrin.










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Mon humble avis :Pas besoin d'être écologiste pour voir et apprécier ce film, même si le message passe tout de même. Non, il faut juste vouloir découvrir un univers que l'on connaît à peine et savoir s'émerveiller, en avoir l'envie en tout cas. Ah la mer, l'océan, son infini, sa diversité... et ses occupants. Des créatures à la réputation de monstre marin qui n'en sont pas forcément, des espèces aux formes improbables, des races pleine de grâce et de couleurs presque surnaturelles, c'est tout ce monde là que nous montre Jacques Perrin. La qualité et la beauté extraordinaire des images sont inouïes. Il y a comme une impression de magie. Visuellement, ce film est sans conteste une véritable performance. Mille bravo à chaque personne qui a participé à ce titanesque projet. Grâce aux caméras qui s'approchent au plus près des animaux marins, nous découvrons les comportements de chacun, que cela soit pour s'amuser, manger ou survivre. Cela donne lieu à des scènes tantôt cocasses, tantôt majestueuses et étonnantes et tantôt brutales. Car oui, à vingt mille lieues sous les mers, c'est comme à la surface de la terre, manger ou se faire manger, c'est la nature comme on dit....
Et puis apparaît la main de l'homme, ou du moins sa trace et les dégâts qu'elle cause. Ainsi, dans des filets de pêches dérivant, requins, dauphins, lamantins et mille autres espèces viennent y mourir et qui plus est, pour rien la plus part du temps. Une scène de pêche au requin est difficile à supporter. Une autre, où l'on voit un phoque tourner dubitativement autour d'un chariot de supermarché attriste. Par contre, nombre de scène nous émeuvent, notamment celle du morse qui entraîne son petit dans l'eau entre ses nageoires.... L'apprentissage...
Un film plus que magnifique donc, qui fait une fois de plus prendre conscience des dégâts irrémédiables que nous causons à notre milieu naturel. Car la mer fait aussi partie de notre environnement... J'espère que, dorénavant, tous ceux qui auront vu ce film ne laisseront plus leurs canettes de bière sur la plage le soir, ou que croisiéristes et plaisanciers cesseront de jeter leurs déchets par dessus bord. J'espère juste que dans la salle, il n'y avait pas que des gens déjà sensibilisés à la cause marine.
PS : J'ai juste regretté que le nom des espèces ne figure pas en bas de l'écran afin de savoir à qui on avait affaire !!!


OCÉANS - BANDE-ANNONCE VF - de Jacques Perrin

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

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Publié le 6 Février 2010

Roman - Editions Folio - 159 pages - 5,32 €

Résumé : Mme Lure est une vieille femme comme on en croise sans les remarquer. Dans l'appartement de son mari disparu, elle maintient chaque chose à sa place, tranquille et pour toujours. Elle évite tout souvenir, mais rêve grâce aux brochures de voyages qu'elle étale sur la table de la cuisine. Yvonne Lure entre dans les photographies, y sourit, y vit.
Un jour, surprenant les doigts voleurs d'un jeune homme dans un grand magasin, elle se met à le suivre de façon irréfléchie jusqu'à son campement, sous l'arche d'un pont.
Qu'ont-il en commun, Yvonne, celle qui garde, et Vargas, l'errant ? 


 





 



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Mon humble avis :                   Je vous salue Jeanne Benameur, pleine de grâce,

                                           Le génie et la modestie sont avec vous,

                                           Vous êtes estimée entre tous les auteurs

                                           Et vos livres, fruitS de vos entrailles, sont enchanteurs.

 

                                           Chère Jeanne, mère "des demeurées" ou "des mains libres"

                                            Ecrivez pour nous vos chers lecteurs,

                                            Nous vous seront toujours reconnaissants.

 

                                            Merci.  

 Voilà déjà ce que m'a inspiré la lecture Des Mains libres. Dès les premières pages, j'étais comme en apesanteur et cette sensation ne m'a pas quittée jusqu'à la fin. La plume de Jeanne Benameur est toujours aussi gracieuse et pudique et spacieuse.
Madame Lure est une vieille dame "invisible", qui d'ailleurs ne voit pas les autres, ni les choses ni le monde. Elle vit d'habitude et depuis toujours veille à la bonne distance entre les objets. Elle n'a jamais regarder quelqu'un dans les yeux, ses mains n'ont jamais caressé... même si pourtant, Madame Lure a été mariée. Un jour, elle surprend Vargas un jeune gitan voler une plaque de chocolat. Elle le suit... Va alors s'installer entre eux une relation dont seule Jeanne Benameur a le secret : relation faite, de lectures, de silences, de respects, de dons. Chacun sera alors en mesure de partir à la découverte du monde selon sa propre dimension. Deux personnes que tout sépare se relie : Vargas l'homme de la route, Mme Lure qui n'a jamais quitté son appartement et son petit quartier.
J'ai tout de suite était touchée par le personnage de Mme Lure qui chaque semaine, prend une brochure de voyage avant de s'installer dans sa cuisine et de partir en voyage... Elle choisit ne photo, une plage, un homme noir portant quelque chose sur sa tête, un animal exotique... Et la voilà partie, les mains sur sa toile cirée et les pieds sur son carrelage qui fait office de sable chaud.
Ce livre est magnifique, d'une finesse remarquable et provoque des émotions assez rares... Oui, manifestement, il suffit parfois d'une improbable rencontre pour que tout change autour de vous, subrepticement... Et votre destin prend une autre direction.


"Elle donne vie parce qu'elle crée les images, les sons et les odeurs, parce qu'elle imagine. Maintenant, elle sait. C'est cela qui reposait dans le silence de la bibliothèque. Elle est vivante."

" Des questions. Elles n'en a jamais posé de sa vie. Soudain, elle se rend compte qu'il y en a tant que les branches d'un arbres. Où étaient elle tout ce temps ? Qu'en avait elle fait ? Est-ce que les questions vivent en nous sans que nous le sachions."

" Est-ce que le regard de celui qui lit et de celui qui ne lit pas est le même" ?

" Il y a dans le monde des jardiniers invisibles qui cultivent les rêves des autres".

" C'est celui qui se souvient qui vieillit le plus vite "?

" Est-ce que c'est dans les villes qu'on apprend à être semblables ?"


                                                         
                                                                    B

Ceci est une lecture commune avec Goelen et Stéphie !

Du même auteur sur ce blog : Les demeurées.
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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

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Publié le 5 Février 2010

EFFETS DE COULEURS


On a parfois du mal à imaginer que la nature soit capable d'autant de magie, de beauté, de géométrie aussi... naturellement ! Mais tout miracle de la nature à son explication : ces extraodinaires couleurs sont dues à la présence d'oxydes métalliques piègés dans les grés. Oxyde de fer pour la couleur rouge, , de cuivre pour le vert, de cobalt pour le bleu,  de souffre pour l'ocre etc...











 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



A propos des nabatéens... Ce peuple apparaît entre les VII et les IV siècles avant JC. Nomades originaires de la péninsule arabique, ils se sédentarisent peu à peu. Ils développent le commerce de l'encens, de la myrrhe et des épices. Ils utilisent la forteresse naturelle de Pétra comme entrepot pour leurs marchandises et assurent une position stratégique sur les voies caravanières.
Ils forment une société égalitaire, sans distinction de rang ou de fortune, et dépourvue d'esclaves. Le roi, au même titre que n'importe quel citoyen, se fait un devoir d'accomplir les tâches les plus quotidiennes. Il est également tenu de rendre des comptes sur ces activités et dépenses. Si seulement nos dirigeants pouvaient en prendre de la graine ! Poursuivons notre visite...

La rue des façades...comporte des tombeaux en enfilade...



 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les tombes royales et leur alignement en flanc de montagne. Celle de gauche, dite tombeau - palais, ressemble à une cathédrale. Avec ses 46 mètres de haut, elle représente la plus haute façade de Pétra avec le monastère, que nous verrons dans le prochain billet...

 


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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Voyages au Moyen Orient

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Publié le 3 Février 2010

Poursuivons la visite de ma galerie de peinture personnel. Aujourd'hui, c'est en Floride que ma peinture vous emmène. En effet, ce héron pêcheur, je l'ai pris tel quel en photo sur Sanibel Island en Floride.... Des années plus tard, avec mes pinceaux, voici le résultat...

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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Mes couleurs du monde

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Publié le 2 Février 2010

Thriller - Editions Michel Lafon - 374 pages - 19,50 €



Résumé : Les policiers du monde entier répartissent les criminels sur une échelle de 1 à 25, selon leur dangerosité. Un tueur échappe à cette classification. Cruel à l'extrême, insaisissable, sévissant sur tous les continents, il ne connaît aucune limite ni aucun mode opératoire de prédilection : c'est le niveau 26 et on le surnomme Sqweegel. Un seul homme peut l'arrêter. Il s'appelle Steve Dark, et depuis que ce monstre a massacré sa famille, il s'est juré de cesser de traquer les psychopathes. Mais bientôt, il n'aura plus le choix.







NOUVEAUTE....EVENEMENT !!!









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Mon humble avis :Captivant, fascinant, terrifiant., époustouflant... Bref, complètement thrillant ! Vous me direz, jusque là, rien de bien exceptionnel pour un thriller, puisque c'est ce que l'on demande à ce genre de littérature. Mais tout de même, Zuiker fait très fort, puisque j'ai avalé Level 26 en deux soirées... Et comme je lis à la vitesse d'un escargot, c'est vous dire...
L'intrigue est bien ficelée, le rythme est plus que soutenu et vous laisse à peine l'envie ou le temps de poser le livre ne serait-ce que pour passer à table ou autre. La pression monte, on a vraiment la trouille, surtout que le serial killel, Sqweegel est particulièrement effrayant. Il sévit depuis plus de 20 ans. Ce contorsionniste est rasé des pieds à la tête, porte une combinaison de latex intégrale et surtout, ne semble connaître ni limite ni pitié. Il n'a jamais été attrapé, tout juste un fois approché, par Steve Dark, qui l'a bien regretté par la suite puisque sa famille a été massacrée. Quelques années plus tard, il est obligé de repartir à la chasse et cette fois ci, il n'a pas droit à l'erreur. La tension monte très vite, et le lecteur en vient à frémir d'horreur.... Surtout que oh surprise, la fin nous fait comprendre que non ce n'est pas finit.... Ce volume n'est que le premier d'une trilogie. Aie, il va falloir attendre !!! Je n'ai donc rien à redire sur ce thriller qui a tenu pour moi toutes ses promesses, même plus.
Par contre, j'ai encore quelques précisions à ajouter... Cette lecture fut une expérience complètement inédite dans ma longue vie de dévoreuse de livres. En effet, Level 26 est le premier "DIGIROMAN". Qu'est-ce qu'un digi roman me direz vous ? Avant de commencer votre lecture, vous vous inscrivez sur le site du livre :
www.level26.com. (N'oubliez pas de choisir la version française !)  Ensuite environ tous les quatres chapitre, l'auteur vous donne un mot clé. Ce mot clé vous permet d'accéder à un extrait vidéo version film thriller. Pas d'inquiétude, les scènes sont plus suggestives que horribles. Mais pour moi, elles m'ont permis de visualiser et d'alourdir encore l'atmosphère, de mettre un visage ou une allure sur les personnages et franchement, de me faire frémir encore plus. Certains trouveront peut-être qu'il est dommage de diriger l'imagination du lecteur par ces vidéos. Quoiqu'il en soit, elles ne sont pas du tout impératives pour suivre l'intrigue. Pour moi c'était vraiment un plus.

Parlons rapidement de l'auteur. Anthony.E Zuiker.... Cela ne vous dit rien ? Mais si, c'est le créateur, producteur et scénariste Des Experts, la série la plus regardée au monde. Pour les fans, c'est le nom Zuiker est sans contest un label de qualité.
Pour les récalcitrants à cette série, rassurez vous, Level 26 n'a rien à voir avec les Experts et vous ne passerez pas votre temps dans un sombre labo à décortiquer un cadavre.
Le site Level26.com est très complet, il contient forum, explications, vidéo, possibilités d'échanger avec l'auteur (qui d'ailleurs m'a répondu !).... Une véritable communauté se crée. Mon seul petit reproche : la partie francophone n'y est pas assez développée.

Mais il est temps de conclure :  Level26 m'a menée à un niveau encore jamais atteint par la lecture de thriller. Une expérience vraiment inédite! J'attends avec une vive impatience les tomes suivants et leurs adaptations cinématographiques qui viendront bien un jour, je n'en doute pas. Car Level26 a tout pour créer le Buzz et devenir un succès, un phénomène international. En tout cas, moi, je suis déjà accro ! Comment ? Vous êtes encore là, vous n'êtes pas partis acheter ce thriller nouvelle génération ?!!! Allez, filez, oust !

                                                   
                                                                Z


Lecture commune avec Stéphie, Celsmoon, Karine, Cynthia et surtout l'initiatrice, Neph,



Un énorme merci à Silvana Bergonzi des Editions Michel Lafon pour cette lecture


Vidéo à ne regarder que si vous voulez... visualiser les personnages et .. the terrific atmosphere !






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Rédigé par Géraldine

Publié dans #thrillers polars étrangers

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Publié le 1 Février 2010

Lilibook, Edelwe et Latite m'ont très gentillement offert ceci :

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Cela m'a fait très plaisir! Merci à elles trois !  C'est gentil d'avoir pensé à moi!

Je serais sensée donner ce certificat à 7 autres personnes. Mais le choix est si difficile et ce tag a déjà tant tourné sur la blogosphère que je vais me "contenter" de délivrer ce certificat à chaque personne qui passe régulièrement ou occasionnellement sur ce blog !



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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Quizz - tags et vrac !

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Publié le 31 Janvier 2010

Synopsis : L'odyssée de Ryan Bingham, un spécialiste du licenciement à qui les entreprises font appel pour ne pas avoir à se salir les mains. Dans sa vie privée, celui-ci fuit tout engagement (mariage, propriété, famille) jusqu'à ce que sa rencontre avec deux femmes ne le ramène sur terre.
Ryan Bingham est un collectionneur compulsif de miles aériens cumulés lors de ses incessants voyages d'affaire. Misanthrope, il adore cette vie faite d'aéroports, de chambres d'hôtel et de voitures de location. Lui dont les besoins tiennent à l'intérieur d'une seule valise est même à deux doigts d'atteindre un des objectifs de sa vie : les 10 millions de miles.
Alors qu'il tombe amoureux d'une femme rencontrée lors d'un de ses nombreux voyages, il apprend par la voix de son patron que ses méthodes de travail vont devoir évoluer. Inspiré par une nouvelle jeune collaboratrice très ambitieuse, celui-ci décide que les licenciements vont pouvoir se faire de manière encore plus rentable, via... vidéo conférence. Ce qui risque évidemment de limiter ces voyages que Bingham affectionne tant...


Avec Georges Clooney, Anna Kendrick, Jason Bateman, Vera Farmiga.







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Mon humble avis :  Bien sûr, il y a Georges et son charmant sourire qui valent le déplacement. What else ? On découvre la vie de ces gens qui vivent dans les aéroports, à jongler entre les enregistrements, les décalages horaires, leurs nombreuses cartes de crédit, de fidélité, de client gold des grandes chaînes d'hôtel. Georges fait partie de ceux là, ne s'attache à personne et parcours le pays pour 2 choses : licencier des gens, c'est son métier et cumuler un maximum de miles pour obtenir la 7ème carte platinium de fidélité Américan Airlines. Ses rencontres sont aéroportuaires, le reste de sa vie semble un peu vide et sans amarres. Ce n'est qu'au fil du film qu'il commencera à s'en rendre compte. Parce qu'il est constamment entouré des foules d'aéroport, Georges ne se rend pas vraiment compte de sa solitude
Alors, le film oscille entre le drame : la crises amènent de nombreuses scènes de licenciement et la façon dont elles sont traitées n'est pas forcément drôle. On se demande même comment des hommes et des femmes peuvent en faire leur métier, un peu comme les huissiers de justice. On peut aussi se croire dans une comédie, car certaines situations et répliques provoquent des rires sincères.... Et cela déborde aussi dans le romantisme avec l'ébauche d'une histoire d'amour. Et bien sûr, la fin n'est pas forcément celle à laquelle on s'attend.
Au résultat, nous avons un film sympathique, un bon moment de cinéma qui se laisse bien regarder mais qui ne restera pas dans l'histoire. Quelques réflexions tout de même sur les relations humaines et le monde impitoyable du travail et le capitalisme. Mais quand on a Georges en gros plan pendant deux heures devant soi, que demander de plus. Un nespresso, what else ?
                                   

                             



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Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma d'ailleurs

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